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26 avril 2018

Espagne : Un photographe accusé de viols par 13 ex-modèles, l'instruction traîne en longueur

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On se rappelle de l’affaire David Hamilton, ce photographe qui aimait mettre des adolescentes prépubères dans des poses suggestives, et en agressait une partie. Les anglais ont eu le leur, Graham Ovenden, et il semble que les espagnols en aient un aussi, qui serait même selon plusieurs victimes, au cœur d’un réseau de production de pédopornographie. Dans lequel on retrouverait aussi des politiques, des entrepreneurs et autre membres du gratin local.

 

Une instruction a démarré il y a 5 ans, mais elle semble au point mort.

Ledit Kote Cabezudo, spécialisé dans les photos « érotiques », est accusé par plusieurs de ses anciens modèles de les avoir violées. Il est sous le coup d’une investigation depuis 2012, suite aux dénonciations de neuf femmes qui l’accusent notamment d’abus sexuels, de pédophilie et de production de pédopornographie. C’est grâce à une enquête menée durant 18 mois par une équipe de journalistes que l’affaire a pu enfin être prise au sérieux par la justice.

Il aurait donc commis ces viols en Espagne et au Sénégal, où plusieurs autres victimes évoquent les mêmes faits. Des vidéos de lui en train de violer des filles, dont des mineures, seraient accessibles sur le net pour la modique somme de 14, 95 €. Etrangement, la justice refuse de faire retirer ces vidéos.

Aujourd’hui, le type serait accusé par 13 femmes, dont huit ont pris le même avocat, Mario Diez, qui a diffusé le 8 mars une vidéo expliquant l’affaire et les cinq longues années d’instruction. 11 fois de suite, la justice a refusé de le mettre en prison le temps d’instruire. D’ailleurs, plusieurs plaintes ont été déposées contre la magistrate chargée de l’affaire.

Une des victimes, surnommée Nahia, déclare que Kote Cabezudo l’a violée de ses 15 à ses 18 ans. Il l’a menacée de diffuser les photos de nu qu’il avait faites d’elle si elle refusait de céder. Il a filmé les viols et certaines vidéos circulent sur le web.

Une autre serait tombée entre les mains de Kote Cabezudo à l’âge de 12 ans, et les viols auraient duré des années, souvent filmés et diffusés.

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Certains, dont l’avocat Mario Diez et des journalistes qui ont travaillé sur cette affaire, pensent que l’impunité de fait dont bénéficie Kote Cabezudo est liée à l’existence d’un réseau d’abus de mineurs à San Sebastian, la capitale du Pays Basque, où vit le photographe. Melchor Miralles, un journaliste, a même déclaré que des politiques, des entrepreneurs, des banquiers, des juges, des journalistes et des avocats étaient impliqués dans ce réseau, citant même parmi les coupables l’ex maire de San Sebastian de 1991 à 2011, le socialiste Odon Elorza. Il a publiquement nié en bloc et réclame 100.000 € de dommages et intérêts.

Kote Cabezudo serait donc un membre du réseau, probablement spécialisé dans la production et la diffusion de pédopornographie. Un réseau actif dans toute la province du Guipúzcoa au Pays Basque, resté impuni à ce jour. On ne parle pas que des 40 types attrapés en février pour avoir téléchargé de la porno infantile, mais bien d’un réseau avec des gens de pouvoir.

Miralles cite également les noms du patron de l’antenne locale de l’agence de mannequins First Models, Iñigo O. (qui a démenti), et du journaliste basque Ignacio M.. Selon le journaliste, c’était Kote Cabezudo qui était à la tête du réseau, l’organisateur du système qui visait à capter des proies, filles ou garçons, dans les mailles du réseau. L’agence de mannequins servait de vivier dans lequel Kote Cabezudo pouvait puiser.

Des dirigeants des deux grands partis locaux, l’incontournable Parti Populaire (très à droite, ultralibéral) et le Parti National Basque, un magistrat et plusieurs grands patrons d’entreprises de la région de San Sebastian sont impliqués.

Sur Twitter, on entend parler d’un notaire de la ville, Eduardo C.

La liste des membres de ce réseau est entre les mains de la justice depuis un moment, selon Mario Diez.

Caso Kote Cabezudo: Mario Díez le acusa de abusar de 13 jóvenes en San Sebastián

 

Par ailleurs…

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Indépendemment de cette histoire, le juge anticorruption de San Sabstien José Grinda Gonzalez est accusé par un autre juge, Ignacio Pelaez, d’actes pédophiles. Il aurait ainsi envoyé un contenu porno sur Twitter à une mineure, la mère a porté plainte, la plainte a été classée sans suite. Et ce juge était aussi l’un des types impliqués dans les échanges de contenus pédopornos, dont 40 ont été interpellés en février 2018.

En ce qui concerne l’Espagne, on a déjà parlé de l’affaire Alcacer (quatre adolescentes massacrées, soi-disant par deux petits délinquants toxicos, l’enquête a été totalement bidonnée, et moult pistes remontent vers du gratin local), de l’affaire du Bar Espana dans laquelle des pontes de la politique Catalans sont impliqués dans un réseau de pédopornographie, de pédophilie et même de snuff movies, et dans lequel les témoignages de victimes et de repentis du réseau se recoupent.

Récemment, une jeune femme a publié une vidéo dans laquelle elle dit avoir vu l’actuel 1er ministre, du parti ultra corrompu de droite (Parti Populaire) violer devant elle une fillette de 11 ans, alors qu'elle même était mineure. Cette jeune femme a été placée dans une famille où l’on a abusé d’elle. Elle dit à Rajoy qu’il n’a qu’à porter plainte contre elle et les autres filles qui étaient présentes ce jour-là s’il veut nier les faits. 

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Il est assez clair qu’il se passe la même chose en Espagne qu’en Belgique, en Angleterre, au Pays-Bas, en France et ailleurs, c’est-à-dire qu’il y a bien des groupes de pédophiles qui s’organisent, et constituent donc des « réseaux », et que parmi ces groupes, certains sont composés de personnages en vue, au moins au niveau local. Il se passe également, comme toujours, que les victimes n’ont d’autre moyen de se faire entendre que de passer par la voie médiatique ou désormais par le web.

La justice traîne lourdement du pied, en tout cas, et il est normal de se demander pourquoi cette instruction dure aussi longtemps, et pourquoi Kote Cabezudo a été relâché après quelques jours de préventive.

Il y a cependant fort à parier que rien ne se passera, et que si condamnation il y a, elle sera minime et ne concernera que ce photographe et pas ses amis.

 

23 avril 2018

La lutte des classes, remise au goût du jour par la micronie triomphante

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Il n’y a pas que Notre-Dame-des-Landes et la Syrie qui sont en feu : en réalité, la quasi-totalité de la classe populaire et une bonne partie de la classe moyenne sont près du point de rupture. Peut-être que l’arrogance et le mépris du micron sont une chance pour ce pays, une chance de passer à autre chose et de faire cesser les politiques qui n’enrichissent que les riches.

Il est temps de faire des ponts entre nous et de s'organiser pour faire évoluer ce pays. 

 

 

Avant de commencer, posons-nous deux secondes sur cette phrase de Montesquieu, qhélas parfaitement d'actualité :

 

"Il n'y a pas de plus cruelle tyrannie que celle que l'on exerce

à l'ombre des lois  et avec les couleurs de la justice"

 

 

La lutte des classes n'est pas un mythe

On aurait pensé cela impossible il y a encore 6 mois, mais micron l’a fait. Il a mis dans la rue le même jour les retraités, les personnels des EPAD et les étudiants. Dans la foulée, les personnels de Carrefour, puis la fonction publique (500.000 personnes dans la rue quand-même), Air France, la SNCF, les avocats, la Poste, et j’en oublie, s’opposent la loi travail et à l’ensemble de la politique micronienne, qui se résume à la feuille de route du medef.

Moult autres grèves, parfois générales, sont prévues. Et que vient dire jupiter , assis sur sa chaise de maternelle, devant un Pernaut fidèle à lui-même ? Qu’il continue comme il a décidé, point barre. Ce type élu avec 15% de l’électorat au premier tour fait comme s’il était seul dans ce pays, comme s’il était « le président de tous les français ». Quelle blague, d’ailleurs personne n’y croit, même pas mes riches, et encore moins les pauvres.

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Que se passe-t-il ? Eh bien le couvercle de la marmite saute, et pour une bonne partie des catégories sociales en même temps.

Parce que micron est assez prétentieux pour croire qu’il peut imposer n’importe quoi à tout le monde en même temps. Les vieux sont solidaires de leurs petits enfants dont l’avenir est compromis, les parents sont solidaires de leurs parents dont ils se demandent comment ils parviendront à leur venir en aide jusqu’au bout vu le prix des maisons de retraite et le niveau déplorable des retraites, les travailleurs sont solidaires des chômeurs et des cheminots parce que même en travaillant on passe pour des « riens », et aujourd’hui seuls quelques privilégiés, ou qui pensent pouvoir le devenir, espèrent encore que le micron fera du bien à ce pays.

La violence de ce type est impressionnante. Ses mots quand il parle des français, de la population, sont violents. Ses actes le sont aussi, dès lors qu’il court-circuite le processus démocratique avec ses ordonnances, et refuse de négocier ses « réformes ». On frise même le terrorisme d’Etat à Notre-Dame-des-Landes, où il n’hésite pas à envoyer 2.500 gendarmes et des blindés, des robocop équipés de grenades dispersantes, qui détruisent tout sur leur passage.

Mais que veulent-ils détruire, au fait? Pas seulement des cabanes en bois et des potagers, évidemment. Ils veulent détruire une alternative, des alternatives, qui se sont développées depuis bientôt 20 ans sur cet espace promis à la destruction.

Malgré l'opération militaire en cours depuis une semaine, la ZAD ne sera pas détruite aussi facilement, parce que justement, il ne s’agit pas seulement de détruire des cabanes. On gaze aussi les manifestations de soutien, on interdit aux journalistes d’accéder au site (mais on envoie 200 caméramans de la gendarmerie filmer la version officielle, « objective » selon Collomb), on fait de la « pédagogie » dans les médias. En vain.

 

A la mi avril, on comptait 250 blessés parmi les manifestants et militants de la ZAD. Pas moins de 11.000 grenades ont été déversées, et on estime au bas mot que l'opération militaire sur la ZAD coûte 300.000 € par jour.

Dans les universités, le ministère a demandé aux dirigeants de faire appel aux robocops pour déloger les étudiants. C'est en effet possible depuis ... 2010 (ils le faisaient déjà avant mais c'était illégal). Reste que, stratégiquement, cela ne fait que souligner l'illégitimité d'un gouvernement forcé de recourir, une fois de plus, à la violence, pour tenter de faire taire les oppositions. Quitte, comme en 68, à laisser faire des groupes de chemises brunes cagoulées agresser les étudiants dans l'enceinte des universités. Le 20 avril, les flics ont fait trois blessés graves lors de l'assaut sur la fac de Tolbiac, lancé à 5 h du matin...

A gauche on le sait bien: les fachos violents ont toujours été le bras armé ultra violent des "forces de l'ordre" [1], et cela de manière plus ou moins officieuse. Les lycéens s'y mettent aussi, on n'attendait plus qu'eux, et il n'y a plus qu'à espérer que le mouvement de blocage se poursuivra jusqu'au retrait des "reformes" incriminées, toutes plus aberrantes les unes que les autres, et dont le seul but est d'en tirer une rentabilité pour les entreprises.

Samedi 14 avril, plus de 40 personnes ont été placées en garde-à-vue, et 17 y étaient encore dimanche, lors d'une manif à Montpellier contre le gouvernement. A Bure, comme à Notre-Dame-des-Landes, la police réprime tout ce qui ressemble à un manifestant. Idem lors des déplacements de jupiter: pas question qu'il y ait des sifflets ou des huées lors qu'on évoque les exploits de son altesse au JT de 20h. 

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La pression est très forte car la redistribution des richesses, en france comme dans le monde entier, va toujours de la poche du public vers celle des détenteurs du capital. Et plus ces gens accumulent, plus la part de la richesse mondiale qu'ils touchent chaque année est énorme. Les autres n'ont plus que les miettes, et ce n'est pas une métaphore. Si à l'école, on nous explique que la lutte des classes est une idée ancienne voir démodée, il en va autrement parmi nos élites qui, elles, ont une parfaite conscience de classe, et se battent pour conquérir de nouveaux droits toujours plus iniques.

Quelques chiffres, pour mieux comprendre de quoi on parle:

 

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Bref, la situation est intenable, et les gens n'ont aucune perspective d'amélioration à l'horizon. Bien au contraire, micron enfonce encore le clou, sans débat aucun, pour imposer des "réformes" tellement similaires à celles de Thatcher ou Reagan que personne n'a envie de s'infliger le désastre social annoncé. Ni pour nous, ni pour les générations futures, ni pour les générations précédentes. Et il y en a marre parce que plein de gens savent comment fonctionne la politique, comment les multinationales font les lois, comment la démocratie est dévoyée, comment les médias sont massivement à côté de la plaque quand ils ne font pas simplement de la propagande, et comment il n'y a rien à attendre du monde politique ni des syndicats. 

 

 

Les luttes ont pris d'autres formes, et depuis bien longtemps. A Notre-Dame-des-Landes, dans les villes où des gens plantent des potagers, organisent des ateliers de permaculture et des circuits-courts avec les producteurs locaux, le combat n'est pas seulement pour une alimentation de qualité: c'est aussi prôner un autre système économique, loin de l'intensif, de l'industriel, de la bourse et des dérives de l'agro industrie, c'est aussi se battre pour la préservation de l'environnement, recréer du lien social, rouvrir des débats, des réflexions, favoriser des rencontres. 

Ce n'est pas en mettant un bulletin de vote dans une urne qu'on fait de la politique aujourd'hui, c'est en agissant chacun à son niveau, avec ses moyens, de la manière la plus constructive possible. 

On parle de convergence des luttes depuis un moment, mais aujourd'hui le constat est évident: les luttes convergent d'elles-mêmes dès lors qu'elles sont ouvertes, débattues, organisées dans l'intérêt collectif et non partisanes. 

 

Violence et esprit totalitaire

Je pense qu'il y a une dérive totalitaire chez micron. La démocratie n'est pour lui qu'un moyen, même s'il a fallu jouer des coudes et bénéficier de tout le poids des milliardaires propriétaires de médias pour parvenir sur le trône. D'ailleurs un amendement d'un sénateur en marche réclame déjà que jupiter puisse faire trois mandats consécutifs. Il ne veut pas lâcher le pouvoir, parce qu'il vise déjà une seconde partie de carrière chez les puissants des puissants. 

Cela fait bientôt 20 ans que je suis la vie politique et sociale de ce pays, que j'ai déjà vu craquer. Mais jamais à ce point, et jamais avec une telle solidarité entre les luttes. Comme si les gens avaient compris, enfin, qui était notre ennemi. 

Il faut dire qu'il y est allé fort, l'autre, dans sa tour dorée de l'Elysée. Comme s'il était pilote d'un avion sans passagers, comme s'il pilotait pour lui même et ses copains de 1ère classe, les autres n'existant pas. Ils ne "sont rien", comme l'a aimablement rappelé le micron. 

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Plus il est violent, moins il est légitime. Et moins il est légitime, plus il est obligé de recourir à la violence. Micron est entré dans un cercle vicieux, et il lui reste -il nous reste- quatre ans à tirer. Autant dire que c'est impensable pour beaucoup d'entre nous.

Après un an de mandat, micron, qui n'a récolté que 8, 5 millions de voix au 1er tour des élections (même pas 1 million de moins que Le Pen), sait qu'il ne pourra gouverner que par la violence. Ce n'est pas pour rien qu'une des premières choses qu'il a faites, c'est de commander pour quatre ans de bombes lacrymos, de bombes assourdissantes et de fumigènes d'un seul coup, pour un montant de 22 millions d'euros.

Tout le monde a compris qu'il n'y a rien à attendre de ses "réformes", au goût de XIXe siècle. Tout le monde a vu que le pouvoir d'achat reste en berne, que les services publics ne seront bientôt plus qu'un souvenir, et que les seuls qui tirent à eux une partie des richesses sont les plus riches, ceux à qui micron a offert 4 milliards par an avec la suppression de l'ISF sur la spéculation.

Par sa volonté de détruire les structures sociales existantes, en premier lieu les syndicats et la fonction publique, il dévoile une des caractéristiques des régimes totalitaires. En passant outre le parlement, en faisant comme si les ministres n'étaient que ses porte-plumes, en se ménageant régulièrement les Unes de Paris Match et autres médias commerciaux, il nous refait le coup du leader charismatique, seul apte à décider. 

Pour arriver au pouvoir, il s'est appuyé sur "la masse", celle des centristes de droite, ceux qui n'assument pas et ceux qui assument. Une masse de 8, 5 millions d'électeurs [2] qui s'est vite rendue compte qu'on l'a prise pour un pigeon, mais qui a permis de donner à cette candidature un semblant de légitimité populaire.

Ses quatre heures de discours, entre des Pernaut, Plenel et Bourdin tous plus à côté de la plaque les uns que les autres, n'ont servi qu'à excéder les gens [3]. On en retire qu'on bossera une journée de plus gratuitement, par "solidarité" avec les retraités, à qui il a demandé d'être "solidaires" avec les actifs pour faire passer la baisse des retraites. On dirait qu'il joue en bento avec l'argent public: je mets ici, j'enlève là, je remets un peu ici et je reprends là, puis je prends encore un coup ici et je donne beaucoup là (4 milliards de suppression d'ISF). C'est un jeu auquel on perd vite patience.

Pour cette journée gratos, on sera contents quand il nous dira solenellement "merci", sur une petite chaise, dans une des dernières écoles de campagne à 100 kilomètres à la ronde. On retient aussi son arrogance, ses nombreux mensonges, sa rhétorique à la sarkoléon, binaire, notamment sur les zadistes, mais sur tout en général.

2018-04-17 00_30_53-Cagnotte _ Solidarité avec les cheminots grévistes - Leetchi

Sa pédagogie restera impuissante face à la colère qui remplace petit à petit le désespoir. La cagnotte Leetchi grimpe encore, presque 860.000 € le 20 avril au soir (si on met 40 ça permet aux cheminots les moins payés de toucher presque tout leur salaire journalier, la moyenne des dons est de 36 euros).

Bref, jupiter et ses troupes auront beau répéter leurs mantras, nous ne serons toujours pas d'accord. Il le sait et pour avoir plus de chances de nous "convaincre", c'est-à-dire de nous lobotomiser avec une propagande répétitive, il veut interdire l'accès aux sources dissidentes, aux informations relatant d'autres points de vue que le sien et celui de ses amis Trump, May ou Merkel.

Sa lutte contre ce qu'il qualifie de "fake news" n'est qu'une manière de sélectionner les informations auxquelles les citoyens peuvent avoir accès [4]. Comme si on était des enfants incapables de comprendre et de faire la part des choses, comme s'il était le seul à pouvoir décider ce qu'on lit, entend, voit ou pas. Pour qui se prend ce type?

Sa loi sur le secret des affaires, qu'il avait déjà tenté de faire passer sous Flamby, n'est encore qu'un moyen de faire taire les journalistes et les lanceurs d'aletre, tellement le cadre de ce "secret" sera large. "Le problème, selon les Sociétés de journalistes, c'est que n'importe quelle information interne à une entreprise pourra être classée "secret d'affaires" et entraîner une sanction pénale contre les journalistes. Avec cette loi, les signataires estiment que des scandales comme celui du Mediator ou des Panama papers ne seraient jamais sortis. Ils ne croient pas aux garanties qui sont données par le gouvernement".

Au chapitre de la censure, n'oublions pas non plus les procédures menées contre les contestataires. Même un retraité a été mis en garde-à-vue pour avoir fait un simple doigt d'honneur à celui qui ose encore se dire "le président de tous". Il est convoqué au tribunal et risque 6 mois de prison et une amende. 

 

Le programme de destruction de la micronie

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On sait que la plupart des élus microniens sont stupides et gavés d'idéologie individualiste, ultra libérale, et même "start-upeuse", si j'ose dire. Autrement dit: ces gens sont incapables de réfléchir.

Du coup, ils acceptent toutes les "réformes", en réalité des régressions sociales et démocratiques. Il faut dire que la moindre voix dissidente doit être écartée, comme ce député qui a osé voter contre la "réforme" de la loi sur l'immigration et qui a du quitter les rangs d'"En Marche arrière!" car il n'y a pas de place pour le débat dans les rangs du parti quasi unique.

Ce qu'il veut, comme on l'a déjà vu, c'est vendre ce qu'il reste à vendre aux spéculateurs. Histoire de faire rentrer un peu d'argent dans les caisses, à court terme, et le redistribuer au 1%. Ou aux 2% pour être plus exact, puisque les 2% les plus riches sont ceux qui bénéficient le plus des "réformes" du micron.

Il n'a pas de programme: il fait du Thatcher. Il lui reste donc à privatiser les côtés rentables de l'hôpital, de la retraite, de la sécurité sociale, de la police, de la justice, de l'école et de l'université (quoi que cela soit déjà fait en ce qui concerne la recherche), et l'ensemble des services publics liés à l'environnement, aux routes, à l'aménagement du territoire, à la gestion des risques, des sols, de la pollution, à la distribution du courrier etc.

"Réforme" après "réforme", cet individu à la pensée aussi binaire que sarkoléon s'arrange pour couper les financements à ces piliers du service public, qui ont permis jusque là à ce pays d'être parmi les plus compétitifs. La sécu va encore perdre un demi milliard avec la suppression du forfait social, les collectivités locales (vos villes, villages, départements, régions) se font dépouiller, la fonction publique continue à se faire décimer.

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Qui veut tuer son chien dit qu'il a la rage. Là, on inocule carrément la rage en coupant les financements.

Quant au marché du travail, il est toujours question de "flexibiliser", de réduire les droits des travailleurs, d'aller toujours plus loin dans le délire ultra libéral. Or, on sait que les CDD n'ont pas créé d'emplois. Que l'intérim n'a pas créé d'emplois. Qu'aucune des mesures de destruction du droit du travail, ni de flicage des chômeurs, n'ont créé d'emplois.

On sait aussi qu'aucune politique d'austérité n'a réduit la dette puisque celle-ci ne cesse d'augmenter. Toutes ces théories défendues par micron et ses amis, comme la théorie du ruissèllement utilisée pour justifier les 4 milliards d'euros donnés chaque année aux plus riches avec la fin de l'ISF sur la spéculation, et bien d'autres absurdités dignes de Reagan ou sakoléon, ne sont que de l'idéologie.

Une idéologie qui a montré concrètement ses limites, mais qui perdure car elle arrange les plus puissants, ceux qui ont accumulé le plus de capital et qui tiennent les manettes du tout-puissant système financier. Par là, ils tiennent les banques, les fonds spéculatifs et les bourses, qui dictent la loi à des gouvernements composé de mini élites acquises à leur cause.  

 

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Nos ancêtres savaient bien que la démocratie n'était qu'un leurre, et qu'il fallait garantir les droits du peuple même contre un pouvoir inique. C'est écrit dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen:

  • Article 34: " Il y a oppression contre le corps social lorsqu'un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé".
  • Article 35: "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs".

Je conseille de relire ce texte, aux cityens et aussi au roitelet de l'Elysée. Car on en est là. La majorté de la population est écrasée et n'a aucun moyen de se faire entendre ou d'infléchir des décisions prises unilatéralement. La pression monte au même rythme que le pouvoir d'achat s'effrite, que le micron enfonce le clou, que la répression s'abat sur les mouvements de contestation. Aujourd'hui on l'a compris: on est tous dans le même bateau et notre ennemi, c'est peut-être la finance mais ce sont d'abord ses sbires.

 


[1] Voir les affaires du SAC, du SDECE, voir aussi le circuit de fourniture d'armes à Coulibaly, via le facho Claude Hermant et la gendarmerie de Lille, voir aussi les mouvements Occident et Ordre Nouveau, la Maison Flamande, etc.

[2] Ceux qui ont voté pour lui dès le premier tour, dont on peut considérer que le micron était un choix. Je n'ose dire "éclairé". 

[3] Sur BFM, où son discours devant Plenel et Bourdin était diffusé le 15 avril au soir, micron a fait moins d'audience que le film Taxi qui passait sur TF1, avec à peu près 4 millions de spectateurs.

[4] Il se plaint des fake news Russes, mais "Plus de 30.000 comptes français diffusant de fausses informations ont été supprimés durant la campagne pour les élections présidentielles et législatives", nous apprennent Les EchosEn 2017, les médias nous ont dit que facebook avait supprimé 30.000 "faux comptes", soi-disant liés à la Russie, mais qui avaient surtout une fâcheuse tendance à critiquer le futur roi soleil. En réalité, Facebook a admis avoir supprimé 70.000 comptes facebook pendant la campagne électorale. 

[5] Selon Alternatives Economiques, cette "réforme" permettra encore de faire échapper une partie de la rémunération des salariés aux cotisations sociales versées à la sécu: "En théorie, l’épargne salariale est un moyen de faire bénéficier aux salariés d’une partie des résultats de l’entreprise dans laquelle ils travaillent. En pratique, ces dispositifs permettent surtout aux employeurs de rémunérer leur salarié.e.s à bon compte, en contournant le financement normal des assurances sociales. Pour employer une expression imagée, tout se passe comme si une partie de la rémunération était « au black » (quasiment pas de cotisations, et pas de droits ouverts pour les salariés), mais légale. La réforme proposée (suppression du forfait social) vient encore renforcer ce dispositif. On le comprend, ces dispositifs de contournement du salaire coûtent cher au financement des assurances sociales. Au total, c’est 9 % de la masse salariale du privé qui ne contribue pas normalement. Cela génère un manque à gagner de l’ordre de 12 milliards d’euros par an pour la Sécurité sociale et 29 milliards pour l’ensemble des assurances sociales"

 

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18 avril 2018

BREVE: la soeur aînée de Mariah Carey parle d'abus rituels subis dans l'enfance

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Une interview de la sœur de Mariah Carey fait jaser sur le web : en effet, elle raconte son enfance, et les abus qu’elle a subis de la part d’une espèce de culte satanique. Il y a quelque temps, c’est le frère, Morgan, qui avait évoqué une enfance assez compliquée, quant à Mariah, elle vient de déclarer publiquement qu’elle se soigne pour des troubles bipolaires.

 

Cette interview, diffusée le 29 mars par The Sun, est passée inaperçue dans les médias commerciaux. Cette femme, qui a 6 ans de plus que Mariah, raconte qu'elle était emmenée de nuit dans des rituels, où elle et d'autres enfants étaient violés, parfois même tués, par des tarés déguisés.

Alison Carey vit depuis toujours dans le dénuement, et dit qu'elle pense que Mariah a vécu la même chose qu'elle, même si elle n'y a pas assisté personnellement. Alison Carey ambitionne depuis quelque temps d'écrire un livre sur son enfance.

Leur frère Morgan a confirmé que lui aussi a été emmené dans ces "réunions" nocturnes, mais a refusé d'en dire davantage. Selon Alison, c'est un proche de leur famille qui était le leader du "culte" et l'emmenait peu avant 2 h du matin, pour les rituels qui duraient de 2 à 4 h du matin, "pas toutes les semaines" précise-t-elle, "Tout le monde portait de longues robes à capuche noire et marchait par deux". Le groupe, une vingtaine de personnes environ dont enfants, chantait dans une langue étrangère, probablement du latin selon elle, étalés en cercle autour d'un autel.

Alison raconte que là, elle subissait des tortures et viols, et qu'on la menaçait de tuer sa soeur si elle ne se laissait pas faire. Les abus auraient commencé quand elle avait 6 ans et auraient duré comme cela durant quelques années.

Elle ne voit plus Mariah depuis longtemps: même quand elle a failli mourir il y a 2 ans suite à une agression à son domicile par un individu armé d'une batte de base ball, ni Mariah ni leur mère Patricia ne lui ont rendu visite. Leur mère qui, selon Alison, était très versée dans l'occulte.

En février déjà, Alison avait évoqué cette histoire. Elle a même expliqué que la justice et la police n'ont rien fait quand elle a porté plainte pour ces faits, car certains fonctionnaires étaient des membres du culte. 

Justement, depuis quelques jours, les médias, comme le souligne le site Mk-Polis, sont obnubilés par la "révélation" de Mariah Carey comme quoi elle doit se soigner pour un trouble bipolaire, et sont occupés à lister les frasques de la star qui pourraient être liées à ce handicap.

Morgan, devenu prof de fitness puis agent d'un chanteur de reggae, puis paysagiste, a déclaré de son côté qu'ils avaient eu une enfance difficile et que leur mère, généralement célibataire, vivait des tickets alimentaires et des aides sociales.

La soeur de Mariah Carey balance sur le pédo-satanisme intrafamilial - Alison Carey - Interview "The Sun"

Une autre interview d'Alison, qui est finalement plutot habituée à figurer dans les tabloïds, dans laquelle elle raconte son agression à la batte de base ball, son passé de prostituée, ses galères, son addiction à la drogue. Elle s'épanche tellement qu'on peut se demander si elle ne vend pas certaines de ses "révélations" glauques sur sa vie. Cependant, aucun gros titre dans la presse à scandales sur cette histoire de réseau satanique.

Alison Carey Interview 

 

 

04 avril 2018

Chroniques de Micronie : En Marche vers le XIXe siècle !

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Un peu en retard, je vous souhaite une bonne année 2018. Ceci dit, cette année sera une année de combat, et cela sur tous les fronts. Nous sommes aujourd'hui dirigés par une bande lobbyistes sans culture, qui croient dans les théories économiques traditionnelles comme des enfants croient au Père Noël, et qui ne voient pas qu'en réalité, c'est vers le totalitarisme qu'ils nous mènent. Quant au micron, on l'a vu il n'est que l'instrument du Medef, des multinationales, des financiers. Il fera ce pour quoi il a été mis en place, financé, adulé dans des médias subventionnés.

 

Je vais tenter dans cet article qui sera mis à jour au fil de l'eau de suivre les régressions, sociales et économiques surtout, que micron1er et sa clique vont nous imposer. Histoire de garder une trace écrite, qu'on ne s'étonne pas quand, dans quatre ans, on se retrouvera dans un cloaque géant. Quand la précarité absolue sera la norme, et que nos élus assumeront sans complexe de n'être là que pour favoriser la caste des puissants.

Au titre de mes voeux pour 2018, je vous souhaite évidemment le meilleur, mais je vous souhaite surtout d'être combatifs et solidaire. 

De ne pas vous laisser influencer par la propagande, qui pousse à l'abrutissement, au manichéisme, à la paresse intellectuelle. Autant d'armes utilisées contre les peuples, depuis des siècles, et avec une terrible efficacité. 

Je l'ai déjà dit et je continuerai à le dire: il faut se réveiller, sortir de la léthargie dans laquelle on nous plonge depuis l'école maternelle, comprendre et enfin agir. Surtout ceux qui ont des enfants, d'ailleurs, car le monde qui les attend est pire que celui qu'on connait aujourd'hui, et cela absolument sur tous les plans. C'est donc à notre génération de se battre, maintenant.

Il ne devrait pas être bien compliqué de trouver un combat crucial à mener: vaccins obligatoires, appauvrissement des pauvres, enrichissement des riches, volonté de destruction de l'alternative à Notre-Dame-des-Landes, attaques contre la liberté d'expression, destruction de la protection sociale, destruction du syndicalisme (qui certes est moribond, parce que les leaders ont tout laissé passer), élections dignes d'une République bananière, politique environnementale nulle, GPA...

Depuis quelques années, nombreux sont ceux qui ouvrent les yeux. Qui cherchent à comprendre et qui comprennent, tant bien que mal, entre propagande médiatique et officielle, sites fachos et orientés, fake news (issues essentiellement de la droite US). Cela inquiète la micronie et les autres gouvernements aussi, qui ont comme priorité depuis un an environ de contrôler et restreindre la diffusion des informations qui ne leur conviennent pas. On aura l'occasion d'y revenir dans cette chronique.

Bref, pour 2018 restez vigilantes et  vigilants, parlez autour de vous, organisez vous.

 

"Le nazisme d’Hitler, et le fascisme en général, sont une manifestation du capitalisme - et le capitalisme pourrait très bien engendrer à nouveau des formes de fascisme"

   

                                                                                                                                    Jacques Pauwels, "Big business et Hitler".

 

Les chroniques de Micronie:

 

JANVIER 2018:

  • 118677038_oLe 1er janvier: ça y est, les bébés doivent recevoir 11 vaccins, avec les rappels, si les parents veulent les mettre à la crèche ou à l'école. Tous les médias commerciaux ne cessent de nous servir la propagande habituelle, comme quoi les vaccins sont sûrs ("aucune étude" ne montre de lien entre les maladies des victimes et les vaccins, évidemment [1]), qu'en fait il y a très peu d'effets secondaires, que ça sauve des vies, et que vraiment, les français sont trop rétifs et complotistes (cf. pseudo sondage du 08/01 comme quoi les français croient à n'importe quelle théorie du complot). Cette propagande ne fonctionne pas, les gens ne veulent pas des vaccins à l'aluminimum et aux nano particules de métaux lourds, et il ne veulent pas que l'Etat les oblige à vacciner au-delà du raisonnable et sans principe de précaution.

Il faut dire qu'une semaine plus tôt, le Canard enchaîné annonçait les grandes lignes des sanctions envisagées, suite à quoi un autre obscur député LREM a déclaré : "Il faut une pénalisation plus importante" des chômeurs, ajoutant que "Nous sommes dans une situation de profonde mutation économique. Nous avons été élus, et Emmanuel Macron a été élu, pour transformer économiquement aussi le pays. Et dans cette politique, nous avons toujours dit qu'il y aurait des efforts à faire pour l'ensemvble des Français, il y aurait des droits et des devoirs". Sauf que, comme on l'a vu, ce sont toujours les mêmes qui paient, c'est-à-dire les classes moyennes et populaires.

  • Le 5 janvier: micron veut aussi une loi sur les "fake news" en période électorale. Au sujet de la notion aberrante de "fake news", voir mon article "Les fake news, ou le procès en sorcellerie du XXIe siècle". Car micron ose se plaindre d'avoir été victime de fausses informations sur les réseaux sociaux pendant la campagne. Sans blague? Certes, les réseaux sociaux ne lui ont pas léché le c.. pendant des mois, et n'ont pas oublié, comme l'avaient fait les médias commerciaux classiques, de parler des assistants parlementaires du Modem, de l'illégalité de sa candidature, de l'excès de buzz médiatique autour de ce pantin et j'en passe. Ca lui plait pas, ça, au micron.

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Pourtant, la censure bat son plein en france: "Plus de 30.000 comptes français diffusant de fausses informations ont été supprimés durant la campagne pour les élections présidentielles et législatives, selon le géant internet", nous apprennent Les Echos [2]. Et cela, sans les "lois" de censure que prévoit le roitelet de l'Elysée. J'apprécierais de savoir QUI décide si une info est bidon ou pas, puisque cela ne pasee PAS par des décisions de justice. Reviendrait-on à la censure de l'Ancien Régime?

En 2015 la france était championne mondiale des contenus facebook supprimés, avec près de 38.000 pages supprimées à la demande du gouvernement. L'Inde (plus d'1 milliard d'habitants)  arrivait 2e avec 30.000 contenus supprimés. Turquie 3e avec 6.500 contenus supprimés. Et qui va donner des leçons de démocratie au monde entier?

En 2016, la france a demandé la suppression de 1.430 comptes Twitter (la france est 2e derrière la Turquie cette fois).

En 2017, les médias nous ont dit que facebook avait supprimé 30.000 "faux comptes", soi-disant liés à la Russie, mais qui avaient surtout une fâcheuse tendance à critiquer le futur roi soleil. En réalité, Facebook a admis avoir supprimé 70.000 comptes facebook pendant la campagne électorale. 

Avec sa nouvelle loi, micron veut donc aller plus loin. Mais il reste flou: "En cas de propagation d'une fausse nouvelle, cette législation permettrait, selon le président de la République, "de saisir le juge dans une action en référé, pour faire supprimer le contenu, déréférencer le site, fermer le compte utilisateur concerné, voire bloquer l'accès au site internet". Quel intérêt puisqu'ils le font déjà sans décision d'un juge? Même pour le déréférencement: tapez par exemple "donde vamos" sur Google, regardez les résultats, puis essayez "donde vamos" et "pédophilie" ou "pédocriminalité" ou "réseaux pédophiles". Eh bien vous ne verrez plus rien car on a déréférencé ces mots-clés. Je ne sais pas qui ni pourquoi, mais ça date d'il y a au moins 2 ou 3 ans.

On va quand-même avoir un problème parce qu'à un moment il faudra bien définir ce qu'est une "fake news", ce qui promet des débats animés. On ose espérer que ce ne seront pas micron et sa clique qui seront les seuls à décréter ce qu'est une vraie info et une fausse info. Question bête: quand l'Etat annonce aux citoyens que le nuage de Tchernobyl s'est arrêté à la frontière, c'est quoi? Parce que dans le délire actuel, toute info officielle est considérée d'emblée comme vraie, et toute contestation de cette parole officielle est considérée comme de la "fake news".

Micron veut que ce nouveau caprice soit applicable pour la campagne des européennes, en juin 2019.

A regarder: comment l'austérité imposée en Grèce par l'Europe et le FMI ressemble aux "réformes" micron:

Comment la France va subir le même sort que la Grèce: Troïka inside

 

  • 11 janvier : où l'on apprend que finalement, la taxe d'habitation ne va pas disparaître, elle sera seulement transformée en un autre impôt. Mais, "plus juste" celui-là! Remarquez, c'était une évidence qu'il allait falloir compenser cette taxe, qui profitait aux collectivités, dont micron et ses amis réduisent les moyens. "« Il faut parler de réforme fiscale et d'impôt plus juste », a ainsi déclaré la ministre lors de l'émission Questions d'info LCP-Franceinfo-Le Monde-AFP. La disparition de la taxe d'habitation étant prévue sur trois ans, « il y aura bien évidemment besoin de ressources pour les collectivités locales ».
  • 118772320_o12 janvier : toujours occupé à contrôler au maximum les médias et la parole contracditoire, micron 1er planche aussi sur une nouvelle mouture du temps d'accès aux médias, dans le cadre des campagnes électorales. Il vise la durée des spots de campagne. Les européennes se profilent, et si le plan actuel est maintenu, le grand gagnant sera évidement le parti de micron, et les Insoumis seraient même quasiment effacés des ondes.  L'hebdo Marianne a fait le compte: " Selon nos calculs, LREM, allié au MoDem, passerait ainsi de 20 minutes à… 51 minutes de temps de propagande dans l’audiovisuel public. Soit une augmentation de temps de propagande de 155%, grâce à leurs 382 parlementaires. La bonne affaire ! Les Républicains passeraient eux de 20 à 32 minutes d’antenne. Jean-Luc Mélenchon devrait en revanche hurler : avec cette réforme, le temps d’antenne des Insoumis via ces spots passerait de 20 minutes… à 2 minutes. Maigre consolation, la future loi prévoit d’octroyer 2 minutes supplémentaires… pour toutes les listes".

Ledit budget contient "des mesures fiscales et budgétaires générant de multiples transferts au sein de l'économie. Ces transferts sont marqués par le choix de la réduction de la fiscalité du capital, de la poursuite de la baisse de la fiscalité des entreprises et de la hausse de la fiscalité indirecte". Je rappelle que la "fiscalité indirecte", c'est en premier lieu la TVA, mais aussi les taxes sur l'essence, le tabac, les véhicules polluants... En gros, la suppression de l'ISF pour les spéculateurs (déjà promise par sarkoléon qui l'avait bien réduit) et la baisse accrue des taxtes sur les entreprises, avec en parallèle une baisse des cotisations sociales (salaires indirects) et une augmentation de la fiscalité indirecte, donc, revient à transférer de l'argent de la poche des classes moyennes et populaires, pour le mettre dans celle des plus riches, qui en outre ne produisent rien en spéculant. On sait même aujourd'hui que la spéculation nuit à l'économie.

Mieux encore: toujours selon l'OFCE, cette politique budgétaire amènera une baisse du PIB de 0,2 % en 2018 et 0,1 % en 2019, mais les mesures prises par flamby permettront de ne pas avoir de croissance négative, c'est-à-dire un début de récession.

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Poursuivons la lecture de ce rapport, qui confirme ce que je disais dans l'article précédent sur l'impact des "réformes" de micron 1er: "En ce qui concerne l’impact redistributif des mesures nouvelles pour les ménages, celles-ci devraient être en 2018 largement au bénéfice des 2 % de ménages du haut de la distribution qui sont ceux qui détiennent le capital mobilier le plus important. A contrario, pour les ménages du bas de la distribution, les revalorisations en fin d’année des minimas sociaux ne compenseront pas le relèvement de la fiscalité indirecte pour les ménages qui le subissent.". 

Quant aux autres, "Pour les "classes moyennes", ces mesures devraient avoir un impact net nul. Enfin, Les ménages situés au-dessus des "classes moyennes" mais en-dessous des 2 % les plus aisés verraient eux leur niveau de vie se réduire sous l'effet des mesures nouvelles".

Bref, alors que depuis des siècles, on s'attache à redistribuer l'argent au bénéfice des plus pauvres, c'est-à-dire ceux qui en ont besoin, micron 1er n'hésite pas à faire l'inverse, et cela de manière ostensible (car le processus est en cours depuis les années 80, mais par petites touches).

Mais, micron ne s'arrête pas là : il réduit aussi les dépenses publiques, en baissant le nombre de fonctionnaires, mais aussi les budgets de la santé, de l'environnement, des collectivités locales... Et tout cela va plomber encore un peu plus le PIB (et sans "croissance", pas de création d'emplois) :  "les mesures structurelles visant à réduire les dépenses publiques (hors investissement public) seraient un frein à la croissance. En 2018, elles représenteraient -0,4 point de PIB, sous l’effet principalement de la contraction de la masse salariale non marchande (principalement la réduction du nombre des emplois aidés et le gel de l’indice de la fonction publique) et de la réduction de certains transferts sociaux en nature et des prestations sociales (politique du logement principalement)"

En gros, micron joue aux vases communicants, prenant par-ci pour mettre par-là afin d'équilibrer les comptes. Mais au final, les cadeaux sont pour les riches (notamment avec les 3 milliards liés à ka suppression de l'ISF chaque année) et les entreprises, au détriment des autres.

  • 20 janvier : on apprend qu'un cabinet d'audit a calculé qu'en 7 mois, micron 1er nous a créé 8 nouveaux impôts et taxes.
  • 118852233_o21 janvier : Micron et Merkel veulent "renforcer la coopération franco allemande". Comprendre: aligner le droit du travail français sur le droit du travail allemand, avec ses jobs à 1 euro de l'heure (et même à 80 centimes pour les réfugiés [3]). Officiellement, il s'agit de pousser vers une "Europe prospère" (sic.), en définissant des "des positions communes sur les questions européennes et internationales majeures". Aïe. 

  • 21 janvier : amusant, ce titre du Figaro, fan du micron: "Première baisse de popularité de macron depuis octobre". Deux choses: il baisse, donc. Mais c'est la "Première fois", mais seulement depuis octobre, donc. Et on oublie de rappeler qu'il est parti de tellement bas qu'il eut été difficile de baisser encore. Il a d'ailleurs été élu avec le moins d'électeurs de toute la 5e République, ce qui n'est pas rien. Il a même fait moins que flamby, avec 8,5 millions de voix au premier tour, soit 1,7 million de moins que son prédécesseur en 2012.

Toutefois, il est interpellant de lire que la moitié des français ont une opinion favorable de micron et son sbire Philippe : où sont-ils ? Qui sont ces gens ? Comment s'informent-ils ? Trouvent-il un intérêt personnel dans cette politique ?

  • 22 janvier: grand raout à huis-clos de micron 1er à ... Versailles, devant 140 PDG de multinationales. L'objectif était de vanter les mérites de ses réformes, qui feraient de la france un pays super compétitif dans lequel il faut investir. Devinez combien de créations d'emploi ont promis ces patrons, malgré une destruction quasi totale du code du travail et un pilonnage des acquis sociaux ? 2.200. Et 3 milliards d'investissements

 

FEVRIER 2018

  • 119013157_o2 février : nouvelle annonce de micron 1er avec la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires, avec des incitations à quitter la fonction publique pour le privé. Ce truc ne peut pas marcher vu la situation du marché de l'emploi dans le privé: les fonctionnaires n'ont rien à y gagner. Sauf dans les métiers les plus tendus... et encore : Il fera comment, si 30.000 infirmières, 20.000 profs, 10.000 flics, ou même 1.000 greffiers ou magistrats épuisés décident de se tirer? 

  • 4 février: un article intéressant sur les réseaux de micron, dans Challenges. L'article évoque un petit comité, "Cap 22", qui planche sur les réductions de budget de la fonction publique et le dépeçage de la bête. Dans ce groupuscule, 34 "personnalités" aux profils de jeunes cadres dynamiques à l'ultralibéralisme décomplexé., généralement fans inconditionnels du roitelet de l'Elysée. L'un d'eux est l'increvable Jean Pisani-Ferry [4] ou Laurent Bigorgne qui dirige l'Institut Montaigne, un lobby ultra libéral financé par des banques et autres multinationales, et qui a hébergé le mouvement "En marche" à son domicile en 2016. Bref, n'attendons rien de nouveau avec ce comité, on peut même parier que plus de 80% des propositions auront déjà mentionnées par la "commission pour la libération de la croissance", mise en place sous sarkoléon, et dirigée par Attali qui avait été chercher le futur micron 1er pour l'assister à l'époque.
  • 6 février: la police privée est en route. Selon gérard Collomb, il faut donner à des sociétés privées le pouvoir d' "assurer la sécurité", et même d'être armées et d' "assurer la protection des français", comme nous l'a dit l'autre ab... de Anne Sophie Lapix, une fana des théories ultralibérales, considérées comme des évolutions. En Espagne, un pays au bord de la ruine, les sociétés privées peuvent aujourd'hui procéder à des interpellations. Cela, sans aucun diplome ni concours évidemment. Avec accès à tous les fichiers judiciaires et policiers. Quand l'Etat en est à privatiser un pouvoir régalien comme celui de faire la police, il y a clairement de quoi s'inquiéter. 

On n'en est qu'au début du processus, mais l'Etat commence à préparer l'opinion à accepter l'inacceptable. Ce n'est pas que j'aime la police, loin, loin de là. Il y a trop de débiles dedans. Mais confier à des entreprises privées, qui ont comme seul objectif celui de la rentabilité à court terme, le pouvoir de contrôler la population, puis de la fliquer, de lui tirer dessus, de la réprimer en général (car c'est ce qu'il va se passer) nous garantit des dérives encore bien pires. 

Car évidemment, ce sera la politique du chiffre. Comment évaluer l'action de ces sociétés autrement? Avec du qualitatif? Certainement pas. De plus, le seul but de micron et sa clique est de faire des économies sur le dos des services publics, pour filer leurs 3 ou 4 milliards annuels à ses copains autrefois assujettis à l'ISF...

  • 20 février: on apprend que le micron veut privatiser le rail, suite à un rapport sur le démantèlement du service public du rail, qui préconise les vieilles recettes déjà appliquées à EDF, France Telecom, La Poste, et aujourd'hui la santé: privatisation du rail et du réseau (dont on se demande avec quel argent il pourra être entrenu), fin des lignes non rentables, fin du statut de cheminot... Même si on connaît le désastre de la privatisation du rail en Angleterre vers 1990, on applique les mêmes recettes thatchériennes. Aujourd'hui en Angleterre, les trains sont tellement en retard, le réseau mal entretenu, les salariés ont été tellement licenciés et les prix ont tellement augmenté que les usagers et les salariés restants cherchent à reprendre en main ce qui doit rester un service public, et réclament la renationalisation du rail. Car il faut savoir que même aux mains d'entreprises privées, les contribuables devront continuer à payer pour des trains rarement à l'heure.

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Extrait de Bastamag, sur le cas consternant du pays de Thatcher: "Tout récemment, Virgin Trains et le groupe de transport Stagecoach, les deux entreprises privées qui ont obtenu la gestion de l’East coast main line – partie du réseau reliant Londres à Édimbourg en longeant la côte Est – ont annoncé qu’elles abandonneraient leur concession trois ans avant la fin du contrat. Et qu’elles ne payeront pas les redevances qu’elles devaient verser à l’État. Apparemment, la concession n’était pas aussi profitable que ces entreprises l’avaient espéré.

Cet abandon représente un manque-à-gagner de plus de 2 milliards de livres (2,25 milliards d’euros) pour le trésor public britannique. Ironie de l’histoire : l’East coast main line a été gérée directement par le gouvernement de 2009 à 2014 suite à la défaillance successive de deux prestataires privés. Elle a été re-privatisée en 2015. Ces événements n’ont pas empêché le ministère britannique des Transports de confier – et sans mise en concurrence – le contrat de concession d’une autre ligne ferroviaire, InterCity west coast, aux deux mêmes entreprises, Virgin et Stagecoach".

Le 21 février, le journal Les Echos dit que le micron veut faire passer ce nouveau délire par ordonnances. C'est à se demander pourquoi des types ont inventé le Parlement, la séparation des pouvoirs et des trucs comme ça. On nous dit qu'il "pourrait" faire passer la loi par ordonnances, mais en réalité c'est une certitude, il commence juste se propagande pour qu'on accepte encore une fois ses pratiques totalitaires.

Enfin, pour comprendre l'impact des fameux "partenariats public-privé" en matière ferroviaire, lisez cet article qui détaille comment est financée la 1ère ligne confiée au privé, le TGV Paris-Bordeaux. En gros: Lisea, le concessionnaire, financera moins d'un tiers des frais, mais engrangera avec ses actionnaires la totalité des bénéfices, pendant que la SNCF épongera les pertes avec notre argent. Une redite de l'affaire des autoroutes et de la santé...

 

MARS 2018

  • 2018-03-02 20_55_16-À l'Élysée, Emmanuel Macron joue les comédiens - Le Point2 mars: la fameuse "réforme de lassurance chômage" promise par micron, vous savez: votre boîte vous vire quand elle veut mais "en même temps", vous avez des sous quand vous démissionnez... Eh bien ça ne va pas se passer comme ça: on va bien se faire virer sans besoin de motif valable, avec des limitations des procédures et des indemnités aux prud'hommes, mais par contre pour les sous quand on démissionne, y'a intérêt à remplir toutes les cases. Au final, au maximum 30.000 personnes par an seraient concernées (mais je suis mauvaise langue et je parie qu'on peut au moins diviser ce chiffre par quatre ou cinq). Vous vous y attendiez? Moi aussi!

Au final, l'assurance chômage ne sera pas "universelle" comme promis. Selon Le Monde, "la liste des critères érigée dans l'accord avec les partenaires sociaux, conclu le 22 février, validée ensuite par Muriel Pénicaud, est particulièrement restrictive. Voici les principales conditions que les salariés démissionnaires devront respecter pour être éligibles :

  • avoir été affilié à l’assurance-chômage de manière "ininterrompue" pendant au moins 5 ans (les partenaires en voulaient sept mais la ministre a préféré maintenir la durée de cinq ans promise par Emmanuel Macron) ;
  • avoir un "projet d’évolution professionnelle" qui soit une reconversion nécessitant de nouvelles formations ;
  • ce projet doit avoir été jugé comme "réel et sérieux" avant la démission par la commission paritaire régionale compétente. Pour cela, il doit notamment répondre "raisonnablement aux besoins du marché du travail". "Etc.

Par ailleurs, pénicaud a annoncé le "renforcement du contrôle des chômeurs", avec un triplement des effectifs des contrôleurs. Une mesure stupide, car elle ne crééra pas d'emploi: il y aura toujours autant de chômeurs pour une offre d'emploi.

 

 

2018-03-02 21_08_19-Brigitte Macron s’engage contre le harcèlement scolaireLe Monde, au comble du ridicule:

Après un article inepte sur le court passage du micron au lycée Henri IV, un autre article sur sa "pensée politique"! Car oui, le micron pense. Il ne fait pas qu'appliquer les desideratas du Medef.

D'ailleurs il paraît qu'il a même une "pensée complexe"

Vu de loin, avec un minium de recul historique, je vois une filiation directe avec Reagan et Thatcher. Mais pas Le Monde...

"Analyser la généalogie politique et même philosophique d’Emmanuel Macron et du macronisme n’est pas une chose facile. En dehors même de la complexité de toute trajectoire politique, faite de choix et d’affirmations mais aussi de hasard et de circonstances, plusieurs risques existent : l’anachronisme en premier lieu, plaquer artificiellement sur une trajectoire politique du XXIe siècle une grille de lecture issue d’une autre expérience historique, ou encore forcer le trait en obligeant Emmanuel Macron, son parcours ou sa vision politique, à ne rentrer que dans une seule case".

Et pendant ce temps-là, Brigitte a toujours sa rubrique dans Paris Match, et nous apprenons qu'elle "s'engage contre le harcèlement scolaire".

 

Bref, micron et ses amis appliquent les mêmes mesures que sarkoléon, et elles auront le même "succès", c'est-à-dire une augmentation du déficit et de la dette nationale. 

  • ECH22449071_17 mars : Aéroports de Paris : Micron 1er veut privatiser Aéroports de Paris, qui appartient encore majoritairement à l'Etat (50,6 % soit une valorisation à 8,2 milliards d'euros, c'est-à-dire à peine deux années de cadeau d'ISF). Ensuite, ce sera très certainement La Française des jeux (véritable poule aux oeufs d'or pour l'Etat). Une "loi" est en préparation pour permettre à l'Etat de passer en-dessous de la barre des 50% de parts de l'entreprise, sans aucune limitation. "Le français Vinci fait figure de favori, d’autant qu’il détient déjà 8 % d’ADP. L’italien Atlantia, déjà propriétaire de l’aéroport de Nice, ou l’espagnol Ferrovial pourraient aussi être de la partie", a expliqué BFM. 

Bien que la privatisation de l'aéroport de Toulouse [5], décidée par lui, au profit d'un groupe chinois, s'avère désastreuse, micron 1er semble pressé de faire profiter ces copains de ce bien national stratégique. Rappelons que ce sont par les aéroports qu'arrivent la plupart des "valises diplomatiques" au contenu souvent douteux, par exemple, mais aussi quelques tonnes de drogues, d'armes, de personnes en fuite, ainsi que moult exportations illégales.

L'ensemble des actifs de l'Etat dans des entreprises (EDF, Engie, Airbus, PSA, Renault, Orange, Air France, Safran, Areva, RATP, Française des Jeux, SNCF, La Poste...) s'élevait en avril 2016 à environ 90 milliards d'euros (et 68,2 milliards selon Les Echos en mai 2017), et micron veut en vendre au moins 10%. Au final, il ne restera probablement que les entreprises déficitaires comme EDF et Areva à la charge des contribuables, tandis que les participations rentables seront revendues les unes après les autres.

  • 12 mars : Fake News : Micron 1er, toujours aussi pressé de lutter contre ce qu'il qualifie de "fake news" (en général des critiques ou points de vue dissidents), cherche un prête nom pour porter sa loi. Le texte devrait être déposé sous une dizaine de jours par un député "En Marche" (sic.).
  • 13 mars : "Réforme" institutionnelle : Comme souvent avec ce type de "réforme" fourre-tout, le diable est dans le détail. Il y a quelques propositions phares, mises en avant, comme la réduction du nombre de députés ou la limitation du nombre de mandats dans le temps. Evidemment, "les français", cette masse informe qui ne vit que dans les sondages, y est largement favorable. Mais il y a aussi la restriction du droit d'amendement des parlementaires, pour éviter que le débat ne s'éternise sur les lois voulues par le Pouvoir. Il y a même la possibilité de faire passer une loi sans aucun amendement possible. Certains dénoncent un affaiblissement de la réprensation des français, car ladite "réforme" ferait de la france l'un des pays ayant le moins de députés par habitants. 
  • 17 mars : "Réforme" de la carte scolaire:   un blog de Médiapart nous apprend la fermeture de près de 1.100 classes dans des écoles rurales, contrairement à sa promesse de campagne qui était donc une "fake news" de plus. "Les chiffres, ce sont les données déjà collectées par le SNUipp-FSU dans 90 départements où les instances décisionnaires en matière de carte scolaire se sont déjà tenues. En ont été retirés les départements uniquement urbains, 75, 92... Au total : 1097 fermetures dans les écoles rurales pour seulement 289 ouvertures, soit un différentiel de 808 postes supprimés", peut-on lire.

On note encore pas mal de violences policières dans ces manifs.

 

  • 26 mars : fort discrètement l'Assemblée a "discuté" du texte de loi sur le secret des affaires. Il s'agit d'une loi inspirée par la Commission Européenne (plus particulièrement par Michel Barnier, commissaire au marché intérieur) et avalisée par le Parlement [6], qui vise à interdire d'enquêter sur les magouilles internes des entreprises, ainsi qu'à renforcer l'arsenal contre les sources, les fameux "lanceurs d'alerte". Micron a quand-même opté pour aller au-delà des demandes de Bruxelles. En effet, ce qui doit être "protégé" n'étant pas précisé dans ce texte qui viserait soi-disant le "pillage industriel", tout ce qui est suscpetible d'être considéré comme une atteinte au "secret des affaires" pourrait justifier des poursuites, contre n'importe qui et dans n'importe quel contexte. 

2018-03-27 22_32_41-Le projet de loi sur le secret des affaires, une menace pour la liberté d'inform

"Le problème, selon les Sociétés de journalistes, c'est que n'importe quelle information interne à une entreprise pourra être classée "secret d'affaires" et entraîner une sanction pénale contre les journalistes. Avec cette loi, les signataires estiment que des scandales comme celui du Mediator ou des Panama papers ne seraient jamais sortis. Ils ne croient pas aux garanties qui sont données par le gouvernement"

Micron ne s'affiche pas sur cette "réforme" mais c'est une de ses vieilles marottes. Déjà quand il était au gouvernement de Flamby, en 2015, il a inclus un amendement dans sa loi pour "la croissance", visant à punir par des peines de prison ceux qui portaient atteinte au "secret des affaires":

Le texte "posait le principe général de l'interdiction de violer le secret des affaires, reprenant les termes d'une proposition de loi PS. Il prévoyait de punir quiconque prend connaissance, révèle sans autorisation ou détourne toute information protégée à ce titre d'une peine de trois ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende. La peine aurait pu être portée à sept ans et 750 000 euros d'amende en cas d'atteinte à la sécurité ou aux intérêts économiques essentiels de la France".  Suite au tollé dans le monde journalistique, cet amendement a été retiré in extremis à la demande de l'Elysée.

  • 27 mars : Micron et ses amis rendent l'école obligatoire dès 3 ans. Selon Jupiter, "Dans notre mythologie républicaine, l’école maternelle n’occupe pas toute la place qu’elle pourrait occuper. Elle est et sera davantage à l’avenir un moment fondamental de notre parcours scolaire". L'embrigadement des enfants dans une école désormais consacrée ostensiblement à produire des employés jetables et maléables aura donc lieu dès qu'ils apprennent à parler. Rien de grave, si on lit Libération, car "Cette annonce n’aura (...) de conséquence que pour (...) 26 000 enfants au total. Et encore : rien n’obligera les parents à mettre leurs enfants à l’école". Non, mais le jour où l'école sera obligatoire, on pourra incriminer les parents dès les 3 ans de l'enfant.
  • 28 mars : "Bercy", c'est-à-dire le suppôt de micron Bruno Le Maire, donne les grandes lignes de sa "réforme" de l'assurance vie et de l'épargne retraite. L'objectif, selon Challenges, est de "faciliter le financement des entreprises en fonds propres", c'est-à-dire leur permettre d'avoir davantage de cash, quitte à pousser les français à miser sur des produits spéculatifs peu attractifs, voir sans intérêt ou même risqués.

Il s'agit d'une partie d'une future loi, la "loi "Pacte" (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises), visant à favoriser le financement des entreprise, et dont une partie pourra passer par ordonnances, sans aucun débat au Parlement :

> Les entreprises pourront être financées via les fonds de l'épargne retraite soit une somme de 200 milliards d'euros (évidemment, en cas de crack boursier rien ne garantit les remboursements).

> "La réforme permettra également de faciliter le paiement des contrats d’assurance vie en titres ou en parts de fonds de capital-risque, pour favoriser le développement de ces investissements par les assureurs, et d'élargir la liste des fonds éligibles, notamment les fonds de capital-investissement", autrement dit: les assureurs vous inciteront à placer votre retraite dans n'importe quel produit spéculatif, y compris des titres risqués.

 

AVRIL 

  • 29595423_1619178204826552_3572925523994114294_n3 avril : Trois mandats pour micron? Le chef des sénateurs du parti micronien, François Patriat, veut que le président puisse faire trois mandats consécutifs, et il compte faire passer ce truc à la hussarde, dans la "réforme" constitutionnelle à venir. La loi qui limitait à 2 le nombre de mandats aura donc tenu à peine 10 ans. "Réforme" après "réforme", on glisse vers des manières dignes des despotes du siècle dernier. Ils nous assomment avec leurs "réformes", dont on prend des salves durant plusieurs semaines d'affilée, dans tous les sens et sur tous les sujets, de manière à nous empêcher de prendre du recul et à paralyser la réflexion. Mais derrière ces "réformes", il y a un fil conducteur qu'on connaît bien, qui est ce paroxysme de capitalisme, ce mépris des classes populaires qui le lui rendent bien et elles ont raison, accompagnés des mantras du libéralisme économique. 

  • Du côté des gèves, après la grande grève des services publics le 22 mars, c'était la cata à la SNCF, le mouvement ce 3 avril a été bien suivi (près de 34% des cheminots d'après la direction, chiffre contesté par les syndicats) et a été rejoint par les étudiants, qui bloquent 9 facs au moins dans le pays. L'impression générale est que la grève de la SNCF va se poursuivre, peut-être jusqu'à la fin juin comme prévu, et qu'il est très probable que d'autres corps de métiers se mobiliseront à nouveau. Une grève générale semble même envisageable, et nombreux sont ceux qui proposent de mettre en place des blocages au lieu de faire de "simples" manifestations. Il faut dire que mincron est le premier à avoir réussi le tour de force de mettre dans la rue le même jour les retraités et les étudiants, ainsi que les personnels des maisons de retraite, ce qui est assez symbolique.
  • 830x532_mannequin-effigie-macron-pendu-lors-manifestation-nantes9 avril: micron, ce @-#!§ù* (je m'autocensure car ce type porte plainte pour diffamation et injures dans tous les sens et mon mépris pour cette racl...   n'a pas de limite), s'attaque à la "réforme" des retraites: les boites privées se frottent déjà les mains de pouvoir accéder à une manne de plusieurs milliards. La destruction prévue du système de retraites va transférer des milliards dans la poche du privé, avec le risque de se faire enfler à la première crise économique. On nous dira, comme ça a été le cas aux USA et ailleurs, que la banque ou la boite d'assurances a tout perdu à force de spéculer n'importe comment, et après que les actionnaires se seront gavés on dira aux braves gens qu'il n'y a plus un euro pour leur retraite. Cette sous m... commence les pseudos "concertations" alors que 10 à 20 facs sont bloquées, que la SNCF continue à bloquer, que moult corps de métiers veulent le dégager, que les zadistes viennet de se faire défoncer comme jamais à Notre-Dame-des-Landes, et cela avec sa fourberie habituelle.

  • jean-pierre-pernaut-interview-emmanuel-macron-jeudi-avril_square500x50012 avril : alors qu'il ne veut pas discuter avec les cheminots, les EPAD, les étudiants, les retraités, qu'il vire les zadistes à coups de blindés et de grenades à effet de souffle, micron 1er a fait un show chez Jean-Pierre Pernaut. Il n'a strictement rien dit d'intéressant (puisqu'il maintient ses "réformes" telles quelles), mais on a eu un scoop international! Micron, en effet, a dit qu'il avait "les preuves" que Assad aurait utilisé des armes chimiques contre son peuple (ça fait juste 4 ou 5 fois qu'ils essaient de nous faire gober ça), alors que le même jour Trump disait qu'il les attendait encore, ces preuves. Micron le va-t-en-guerre? Si il a ces preuves, ben qu'il nous les donne car on est très  très sceptiques. Et il est hors de question que la france bombarde la Syrie sans preuves de cela.

  • 13 avril: l'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes à coups de blindés et de lacrymos se poursuit, malgré un fort soutien local et militant, et malgré que de nombreux Zadistes avaient déposé des projets de fermes à la péfecture. Pour être certain qu'aucune version dissidente ne circulera dans les médias, micron 1er et ses amis ont interdit l'accès de la zone aux journalistes, les gendarmes fournissant leurs propres images "objectives" (sic.) grâce à 200 caméras sur place.
  • 1527636-visees-avec-differents-types-bombes14 avril : il l'a fait! micron a ordonné des bombardements sur la Syrie dans la nuit du 13 au 14 avril! Soi-disant à cause d'une attaque d'Assad aux armes chimiques! Sans preuve! Juste pour remonter de deux ou trois points dans les sondages. C'est misérable. Même BHL appelait à faire la guerre,  comme Trump, et micron suit comme un ersatz qu'il est. Et pourquoi il n'a pas fait cela quand Daesh risquait encore de remporter la guerre? Pourquoi il n'a pas bombardé les islamistes? Ecoeurement.

  • 18 avril : le Sénat a voté la "loi" sur le secret des affaires tellement voulue par Jupiter. "Pour éviter les procédures dites «baillons», les grands groupes multipliant les plaintes contre quiconque oserait contester leur imperium, les députés avaient glissé un amendement visant d’éventuelles procédures abusives, les journalistes, lanceurs d’alerte ou militants associatifs pouvant obtenir des dommages et intérêts - quoique limités à 20 % des sommes parfois colossales réclamées par les entreprises. Les sénateurs l’ont tout simplement trappé, sous couvert d’inconstitutionnalité." , précise Libération.
  • 2018-04-20 22_18_52-À Notre-Dame-des-Landes, avec les marginaux de la Zad, ceux qu’on n’entend jamai19 avril : on nous refait le coup de "l'ultra gauche", en gros la suite de la version "anarcho autonome" qui a fait un bide avec les relaxes des accuses de l'affaire Tarnac, accusés par sarkoléon et ses copains d'avoir fomenté un attentat terroriste. Une procédure montée de toutes pièces, mais cette histoire de vilains gauchistes prêts à tout casser et surtout la propriété privée est bien pratique pour faire flipper les fans de Pernaut, de Lapix, et de la floppée d'éditorialistes français. C'est aussi pratique parce que ça pourrait laisser croire que le mouvement dans les facs, qui serait, donc, "infiltré" par "l'utra-gauche", ne concerne qu'une "petite minorité" comme ils aiment bien le dire, et en plus des excités. A Notre-Dame-des-Landes également, les médias et le gouvernement répètent qu'il y a une "minorité" de "marginaux" qui pousseraient à la violence. La blague. Le seul but de ces accusations sans fondement est de faire croire que les alternatives sont dangereuses car potentiellement violentes, et que rien ne vaut le bon vieil ordre établi, et chacun devant sa télé.

  • 25 avril : Marianne rappelle que la loi sur l'inénigibilité des politiques condamnés pour corruption ou trafic d'influence n'est pas pour demain.
  • 26 avril : alors que les étudiants et les lycées sont dans la rue, la micronie sort une nouvelle idée de génie: la suppression des CIO, vous savez, les "centres d'information et d'orientation", là où il y avait tous ces classeurs avec des fiches ésotériques. Les CIO étaient sous la coupe de l'Etat jusqu'à présent, et il est question de faire un nouveau machin destiné à l'orientation scolaire et professionnelle des jeunes, mais géré par les régions. Régions qui ont très à coeur le développement économique de leur territoire, et auront une oreille très sensibles aux différentes demandes des entreprises en matière de formation. Or les études, surtout à l'université, ne sont pas destinées à répondre à un besoin à court terme des entreprises, au contraire, elles sont destinées à permettre à un pays de s'adapter, de rebondir et d'évoluer dans l'intérêt de tous. 
  • DbJw-8SW4AA1uYV27 avril : ah tiens, la "croissance" se limite à 0,3% au premier trimestre, selon l'INSEE. Elle a donc "ralenti", si on peut encore appeler cela de la croissance (et sachat comment elle est calculée), sachant qu'en outre la minuscule "croissance" jusqu'à présent (0,7% au trimestre précédent) était due au mandat de flamby. C'est surtout l'explication qui est intéressante: cette "croissance" ridicule est liée à la faible consommation des ménages (malgré une forte consommation en énergie à cause du froid cet hiver), dont le pouvoir d'achat a pris une sacré claque [7]. parce que oui: les travailleurs sont aussi des consommateurs. Et même s'il nous reste peu d'industrie grâce à 30 ans de libéralisme effréné, on produit encore dans ce pays. " D'après l'Insee, cette décélération - qui intervient après cinq trimestres consécutifs de croissance supérieure ou égale à 0,5% - s'explique par le faible dynamisme des dépenses des ménages, qualifiées "d'atones (...) Dans ce contexte, la production totale de biens et services a nettement ralenti, avec une croissance de 0,3% contre +0,9% au trimestre précédent, avec un repli marqué dans le secteur manufacturier (-1,1 % après +1,5%).", explique Europe 1. Pour résumer: on est mal barrés. 

  • 29 avril: on apprend que la société d'évenementiel GL Events, dont le patron Olivier Ginon est très proche de Gérard Collomb, a fait des "ristournes" allant parfois jusqu'à 100% sur certains frais, au candidat micron. Pour se défendre la société dit que ce des ristournes "habituelles", c'est-à-dire qu'elles devraient bénéficier aussi aux autres candidats, ce qui n'est pas le cas. Par ailleurs, une entreprise n'a pas le droit de faire des cadeaux à un candidat, c'est la loi. Mais en france, les comptes de campagne sont toujours validés pour les gros candidats, même quand ils explosent les plafonds, même quand il y a une affaire Bygmalion. Le conseil constitutionnel, composé d'anciens présidents notamment, valide toujours les comptes, quitte à faire pression pour qu'ils rentrent en apparence dans les clous [8].

 

MAI

  • https_%2F%2Fblogs-images2 mai : les banderolles des manifs du 1er mai sont à peine posées que micron 1er nous balance (dans le magazine économique US Forbes dont il fait même la Une, pas à Jean-Pierre Pernaut comme par hasard, c'est même à se demander à qui il s'adresse et pour qui il fait ses "réformes") sa dernière invention, à savoir la suppression de l' "exit tax", taxant les entreprises qui délocalisent. Le motif? Eh bien selon cet individu, le fait de taxer les entreprises qui quittent la france va les freiner dans leur envie de s'installer en france.

Autrement dit: "la guerre, c'est la paix". Ou la nuit c'est le jour. C'est le même argument que celui qui est utilisé pour détruire le droit du travail, en fait selon cette idéologie toute norme, toute taxe, est un frein à la libre entreprise, credo adapté depuis peu en "la régulation est un frein à 1) l'investissement 2) l'emploi. Cela fera 800 millions d'euros de moins dans les caisses (mais le gouvernement parle de ...70 millions!), à ajouter aux 4 à 6 milliards de la suppression de l'ISF sur la spéculation, et concernera... une centaine de contribuables. Combien parmi ses donateurs? 

Dans cette interview digne d'un Reagan en campagne, micron revendique une approche de la société et de la politique qui soit "business friendly", mais dit aussi qu'il faut "investir massivement dans l'éducation" (pourtant là il ferme plutôt des dizaines de classes et freine l'accès aux études supérieures), puis explique que sa "réforme" du "marché du travail" avait pour objectif de "supprimer de nombreuses normes créées par la loi au niveau national pour créer davantage de flexibilité et faire passer un grand nombre de choses au niveau du secteur ou au niveau de l'entreprise" [9].

Puis il se félicite de sa réforme de la SNCF, nous ressort le bon vieux TINA de Thatcher (There Is No Alternative à l'ultra libéralisme), revient sur son délire de start-ups, explique comment il impose ses choix - c'est le "no choice" man) partout et à tout le monde, enfin bref, il a clairement pris le melon, et après sa prestation ridicule avec Laurel... pardon avec Trump, on peut se demander s'il touche encore terre, ou si nous l'avons définitivement perdu.

 

 


[1] La Cour de justice de l'Union européenne vient pourtant de reconnaître le lien entre sclérose en plaques et vaccin contre l'hépatite B (qui a été imposé dans les lycées dans les années 90, suite à une vaste campagne de propagande). Sur les effets secondaires des vaccins, moult études et documentaires permettent de se faire une idée, notamment celui-ci, Vaxxed, ou encore "Silence on vaccine". On a aussi trouvé la présence de nano et micro particules de métaux lourds dans 2/3 des vaccins (étude italienne universitaire).

[2] Par ailleurs, "Facebook applique des sanctions financières aux groupes et pages propageant des informations fausses, les privant alors de publicité et vient également d'embaucher 10.000 personnes supplémentaires pour accroître ce contrôle".

[3] C'est parce que l'immigration permet de faire baisser les salaires que le patronat a toujours été favorable à l'arrivée de ces travailleurs moins chers, qui en plus ne revendiquent pas. Le Medef a toujours été un militant  de l'immigration. On peut d'ailleurs s'interroger quand Gattaz dit que "les migrants sont un atout pour la france", alors que de l'autre côté il ne cesse de taper sur les travailleurs pas assez productifs, qu'il décrit en permanence comme des "coûts".

[4] Pisani Ferry, un fan de micron, s'est rendu en 2009 au Bilderberg, et a dirirgé ou été membre de divers groupuscules ultralibéraux et atlantistes.

[5] Micron a d'ailleurs répandu une "fake news" au sujet de la participation publique dans l'aéroport de Toulouse, affirmant qu'elle restait au-delà de 50,01 %. Médiapart a montré qu'en réalité, il a donné les pleins pouvoirs aux actionnaires privés: "Au passage, l’État donne aussi les pleins pouvoirs aux investisseurs chinois, sans le moindre garde-fou, pour qu’ils pratiquent la politique de rémunération qu’ils souhaitent au profit de ceux qui dirigeront la société". 

[6] D'ailleurs, ce sont principalement des députés français du FN et des "Républicains" qui ont voté en faveur de ce texte. 

[7] "Selon l'Insee, le pouvoir d'achat devrait ralentir au cours du premier trimestre en raison de la hausse de la fiscalité indirecte sur le tabac et les produits énergétiques. L'économiste de l'OFCE Pierre Madec explique que la politique fiscale du gouvernement pourrait freiner sérieusement le pouvoir d'achat de certaines catégories au cours de cette année", expliquait La Tribune du 28 mars 2018. Tout cela est d'une telle évidence qu'on peut se demander si Monsieur Rothschild a vraiment mené "réformes" sans connaître leurs conséquences. En gros, le pouvoir d'achat va être amputé de 5 milliards sur l'année (tiens, justement le cadeau aux riches de la suppression de l'ISF sur la spéculation). 

Heureusement que "Les importations à bas coûts ont amélioré le pouvoir d'achat de 1.000 euros par ménage", selon Les Echos du 17 avril. Il s'agit en fait du cercle vicieux qui mène à l'endettement des ménages, qui a mené aux Etats-Unis à la crise des subprime. En gros: les salaires sont très bas chez nous, donc on ne peut consommer que des produits pas chers fabriqués en Chine et en tout cas à l'étranger, donc nos usines ne tiennent pas le coup, donc le chômage augmente chez nous et les salaires baissent. Ca a l'air un peu bête mais c'est exactement le cycle dans lequel nous sommes entrés depuis le tournant libéral de Mitterrand en 83. Et aujourd'hui on peut dire qu'on tourne en vitesse essorrage.

[8] Sur les comptes de campagne, il y a un passage très intéressant de ce documentaire sur l'affaire Karachi (très bon docu), où des conseillers du conseil constitutionnel expliquent avoir validé les comptes de Chirac et de Balladur alors qu'ils étaient hors des clous. (Lien du docu, c'est vers 15 mn)

[9] Le fait de permettre aux accords d'entreprise d'avoir une force réglementaire, même quand ils sont moins avantageux que les accords passés au niveau national ou au niveau de la branche d'activité est une vieille réclamation du patronat. En effet, les travailleurs ont beaucoup moins de poids lorsqu'ils négocient au niveau de leur propre entreprise, directement avec la direction. Les accords d'entreprise sont presque toujours plus défavorables aux salariés que les accords nationaux et même les accords de branche.

 

31 mars 2018

Protection des mineurs : l'Etat français veut décriminaliser la pédophilie - un cas d'école

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Depuis le temps, rien n'a changé: les parents protecteurs, quasi exclusivement des mères, se voient couper de tout lien avec leurs enfants dès lors qu'elles dénoncent des maltraitances, et en premier lieu des abus sexuels. Chaque jour ou presque, j'apprends qu'un juge a encore décidé, généralement sur la base d'expertises esotériques, de placer un enfant chez celui qu'il dénonce. Même en cherchant à se mettre dans la tête d'un juge stupide, cela n'explique pas l'ampleur, dramatique, du phénomène.

 

La punition contre ceux qui dénoncent

Aujourd'hui, je vais aborder un peu plus en détail une affaire à la fois tristement banale, mais qui pourrait fortement déranger certaines personnes. 

Il s'agit cette fois d'une maman, que nous appellerons "Alice", dont les deux fils, X (10 ans) et Y (7 ans), ont été placés chez leur père il y a quelques mois, et à qui un tribunal lyonnais vient tout juste de retirer l'autorité parentale. Alice, comme beaucoup de mamans, vient ainsi d'être punie -et ses enfants aussi - parce qu'elle a porté plainte contre le père en dénonçant des abus sexuels commis sur ses enfants.

Cette affaire est symptomatique: après avoir étudié 11 dossiers d'abus sexuels, dont 9 pour abus graves commis en réseau, j'ai constaté que:

  1. Dans un premier temps, en général, lors de la séparation, c'est à la mère que la garde est confiée quand il n'est pas question d'abus sexuels.
  2. Quand l'enfant parle d'abus sexuels et que la mère ou le parent protecteur porte plainte, la justice peut réagir de 2 manières: soit elle place directement les enfants en foyer ou chez l'abuseur, soit elle le laisse chez la mère le temps de l'instruction (expertise bidon, auditions à charge contre la mère, absence d'enquête, examens médicaux superficiels souvent ordonné très tard ...)
  3. Ensuite, le seul moyen d'inverser la vapeur est de cesser de dénoncer les abus en général, et les abus sexuels en particulier.

Alice s'est retrouvée exactement dans cette spirale, bien que comme souvent dans ces dossiers, il y ait des éléments plus que préoccupants concernant les enfants, laissant soupçonner des abus paternels.

Plusieurs études, dont celle-ci, expliquent pourquoi le raisonnement de "la justice" et des juges est biaisé et inadapté, et comment ce raisonnement entraîne des situations dramatiques. Etrangement, ainsi que je le disais plus haut, rien ne change. L'impression est même plutôt que l'on régresse car la rapidité avec laquelle cette "justice" éloigne les enfants qui dénoncent des parents protecteurs est de plus en plus grande.

 

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Affaires lyonnaises 

Reprenons quelques étapes dans l'histoire d'Alice:

En 2014 elle se sépare du père, négligent, agressif et violent, suite à des soupçons qu'il l'empoisonnait. Elle obtient la garde, les enfants voient leur père quand il le souhaite. Les deux enfants manifestent leur peur de leur père, suite à ses comportements agressifs et violents.

Décembre 2014 : Alice apprend par les services sociaux qu'elle est accusée de dérive sectaire par un ami du père qu'elle n'a pas vu depuis 2 ans.

Début 2015, les choses tournent mal : les enfants parlent de menaces de mort de la part de leur père et ses amis, et les services sociaux semblent prendre parti pour ce dernier. Puis ils évoquent des agressions sexuelles, et Alice porte plainte à nouveau début 2016. Elle se met en tort par rapport à la justice en refusant de présenter les enfants au père, qui dépose plusieurs plaintes pour non représentation d'enfants.

Elle a droit à une "expertise psychiatrique", par le Dr L., connu aux quatre coins de la région pour prendre pour argent comptant la parole des agresseurs, ne pas écouter les enfants et attaquer systématiquement aux mères. En juin, la plainte pour les agressions sexuelles est classée sans suite pour "absence d'infraction".

Le père réclame l'hébergement des enfants, mais l'AEMO (suivi par les services sociaux qui se rendent au domicile) conclut qu'ils sont bien chez leur mère mais on trouve qu'ils sont impactés par les "inquiétudes" de leur mère à l'encontre du père, qui lui est "investi dans son rôle". En gros, un copier coller des rapports des services sociaux qu'on peut avoir dans ces affaires. Pour d'autres on dira que la mère est "trop fusionnelle", avant c'était systématiquement le "syndrôme d'aliénation parentale", désormais interdit dans les tribunaux...

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Alice reprend 1 an d'AEMO et un suivi psychologique.

Dans le PV de synthèse de la gendarmerie, on lit que les examens médicaux ne sont pas concluants mais que X "maintient que leur père leur caresse le sexe avant qu’ils ne se mettent au lit et affirme qu’il leur envoie ‘des douleurs à l’intérieur’" et Y raconte à peu près la même chose.

Plusieurs médecins voient X et concluent à un trouble de la personnalité. On ne va pas rentrer dans les détails, mais c'est heureusement rare pour un enfant de cet âge. Trois d'entre eux recommandent un suivi, qui n'est toujours pas effectif à ce jour. D'ailleurs, selon les services sociaux il va très bien chez son père. Un autre médecin a même envisagé une hospitalisation du gamin.

Début 2017, un Juge aux Affaires Familiales confie les enfants au père, à plusieurs centaines de kilomètres. Le père a coupé tous les liens avec la mère et depuis cet été elle n'a plus de contact avec ses enfants suite à une "suspension" de ses droits de visite par l'organisme chargé du suivi. Aucun mode de visite n'a été mis en place par la justice, laissant donc les choses au bon vouloir du père.

En mars 2018, donc, Alice vient même de se voir retirer l'autorité parentale. Comme si elle avait commis un crime et qu'elle était à ce point destructrice pour ses enfants. Alice peut dire ce qu'elle veut, ses enfants et les médecins qui les examinent aussi, c'est comme si la seule pièce du dossier était cette expertise ubuesque du "Dr L".

 

Une affaire explosive?

L'affaire d'Alice pourrait être compliquée par le fait qu'un autre enfant, qui connaissait X et Y ainsi que leur père, a dénoncé des faits concordants avec ce que les enfants d'Alice ont décrit lors des rares occasions où elle a pu les voir depuis un an. 

Cet autre enfant est en fuite avec sa mère depuis quelques mois, à la suite d'une intervention police/ services sociaux / hôpital psychiatrique pour l'embarquer avec sa mère. 

Ces enfants dénoncent des faits graves, qui n'impliquent pas que leurs pères respectifs. Il s'agirait en fait, si l'on en croit les propos des enfants qui se recoupent, d'un réseau structuré. Dans les deux cas, les plaintes des mères ont été classées et les enfants leur ont été retirés par la justice. Il serait dommageable pour Alice qu'elle ait en plus à payer la fuite de cet enfant et de sa mère. 

 

Vers la légalisation de la pédophilie

Cette affaire comme toutes celles que j'ai pu voir depuis 10 ans environ révèlent deux choses:

  • La négation du fléau social qu'est devenue la pédophilie DONT fait partie l'inceste, hélas largement répandu dans ce pays.
  • La volonté marquée de la "justice" de faire passer le viol de mineur (et le viol en général) pour un délit, quand les affaires ne sont pas classées sans suite comme c'est le cas 9 fois sur 10.

Tout cela contribue à un sentiment d'impunité quasi total: même quand ils sont dénoncés par une plainte, les pédos ont seulement 1 chance sur 16 d'être condamnés [1].

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Aujourd'hui, à quoi est occupé le gouvernement, avec le sénat en première ligne et la chambre d'enregistrement (le parlement) en fantsassin? Eh bien à permettre à un juge de dire qu'un gamin de 10 ans, ou même n'importe quel âge, est consentant à un rapport sexuel avec un majeur de n'importe quel âge.  Ces gens ne veulent pas fixer d'âge minimum au consentement (ce qui est déjà stupide puisqu'on a déjà la notion de majorité et celle de majorité sexuelle qui suffisent amplement), et pire que cela, selon le projet actuel un viol sur mineur de moins de 15 ans serait considéré et jugé comme un délit

Le pire, c'est qu'on tente de nous faire croire que tout ça, c'est pour renforcer la protection des mineurs.

Il est temps de se lever, maintenant, contre cette rérgession absolue. Si nous laissons passer cette loi, il sera inutile de continuer à se battre pour le respect des victimes. Je peux assurer ceux qui me lisent que d'autres régressions suivront, jusqu'à ce que la société tolère que des pédophiles se tapent n'importe quel gamin de n'importe quel âge, et ce sera fait au nom des "droits sexuels" des enfants et des adultes. Ca semble encore dingue mais tous les signaux, depuis l'ONU jusqu'aux délires des sexologues, en passant par les lobbys pédophiles et nos gouvernements, vont dans ce sens.

Aidons ces mères, venons aux procès, dénoncons sur les réseaux sociaux et dans la vraie vie ce qu'il est en train de se passer, sous nos yeux.

 


[1] D'après mon propre calcul: Viols et agressions sexuelles sur mineurs: les CHIFFRES 2016

> 7240 plaintes police et gendarmerie pour viol sur mineur
> 343 condamnations pour viol sur mineur de moins de 15 ans (dont 121 condamnés mineurs).

Soit 4,7% de chances de voir son violeur condamné pour viol quand on porte plainte en tant que mineur pour viol.

Pour les femmes adultes c'est un peu mieux: 6.890 plaintes et 1370 condamnations pour viol, soit près de 20% de chances d'aboutir à une condamnation pour viol.

> Agressions sexuelles sur mineur: près de 13.000 plaintes police et gendarmerie, et 2.730 condamnations. Deux chances sur dix en gros, d'aboutir à une condamnation. Mais dans les condamés pour agressions sexuelles il y a beaucoup d'auteurs de viols.

Sources: Insécurité et délinquance en 2016 : premier bilan statistique 
Et "condamnations inscrites au casier judiciaire en 2016 provisoire" (mais c'était toujours provisoire en janvier 2018)

 

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25 février 2018

Abus rituels en Angleterre: de l'art de faire taire les enfants

2018-01-21 17_26_48-Ouvrir

Revenons sur l’affaire d’Hampstead près de Londres : deux enfants qui avaient dénoncé les abus commis par leur père et par un certain nombre d’adultes, dont une partie du personnel de l’école fréquentée par le frère et la sœur. Immédiatement après avoir dénoncé ce groupe et ses rituels meurtriers et cannibales, les enfants ont été retirés à leur mère et se sont rétractés. Leur mère, qui a décidé de diffuser les vidéos de leurs témoignages afin d'alerter l'opinion publique sur cette histoire. Aujourd'hui, le web est un champ de bataille entre deux camps: ceux qui soutiennent le père et ceux qui soutiennent les enfants.

 

Il y a environ trois ans (on en avait parlé à l'époque), ces vidéos des deux enfants ont fait scandale, à tel point que les médias commerciaux ont parlé de l’affaire, pour prendre la défense du pèrelonguement interviewé pour pleurer dans les médias sur tout ce que ses enfants racontaient à son sujet.

C’est au cours de l’été 2014 que les enfants ont commencé à parler à leur mère et à son compagnon, après que ce dernier les ait vu en train de se toucher (parce qu’apparemment, leur père leur disait de faire cela).

En septembre 2014, les enfants ont été longuement entendus et filmés par les flics de Hampstead. On note cependant qu’il y a des morceaux de plusieurs minutes qui ont été coupés lors des auditions des enfants, comme le montre la timeline. Ils ont été immédiatement placés en foyer par "mesure de protection", ont dit les autorités, parce qu'elle ne les protégeait pas des abus qu'ils dénonçaient à l'école. Quelques semaines plus tard ils ont été envoyés en famille d’accueil.

A., 9 ans, et son frère G., 8 ans, ont été retirés à leur mère juste après avoir parlé de ce qu’ils subissaient à cause d’un groupe de dingues pédophiles et meurtriers qui gravite autour de leur père.

Selon la mère, le père R.D aurait commencé à abuser des enfants quand ils étaient bébés. Ils se sont séparés quand G. avait 1 an, mais le père les prenait chez lui régulièrement. C'est à partir de là, d'après ce que les enfants lui auraient dit, que les abus seraient devenus plus intenses, avec les objets en plastique dans les fesses et des fellations obligatoires. Divers objets étaient intoduits dans leurs fesses par leur père et ses amis, comme les enfants l'ont raconté. Pire encore, les enfants étaient obligés de se toucher mutuellement, et cela plusieurs fois par jour.

D'autres enfants étaient victimes de ce groupe d'adultes, amateurs de sortes de rituels. Les abus étaient parfois filmés, et des vidéos ont même circulé sur Internet. Comme toujours, les enfants étaient menacés pour qu'ils ne parlent pas.

Au fil du temps, ils se sont montrés de plus en plus agressifs l'un envers l'autre, envers les autres, de plus en plus perturbés. Début 2009, A. l'aînée, est allée quelques semaines chez sa grand-mère et Russie, G. est resté avec sa mère, et il y a eu une amélioration durant ce temps où ils ne voyaient plus leur père. Puis en 2010 le tribunal ordonne des droits de visite pour le père tout le samedi. 

Puis A. entre à l'école, suivie par son frère l'année d'après. Là, d'après ce qu'ils disent, les abus ont continué, mais avec des enseignants, des parents d'élèves de l'école, et des camarades de classe comme victimes. Leur père leur apprenait à mentir, à voler, à dissimuler, à détester leur beau-père, à tuer, et leur comportement était devenu franchement borderline.

Parce qu'ils étaient terrorrisés, ils n'ont parlé de cela que durant les vacances d'été de 2014, ce qui a déclencé toute l'affaire.

 

2018-01-21 15_07_28-Dad falsely accused of 'satanic' abuse speaks of ordeal - BBC News

Ce que les enfants ont raconté

Plusieurs vidéos ont été filmées par la mère et le beau-père des enfants âgés de 8 et 9 ans, durant les vacances d'été de 2014, quand la famille était au Maroc. Dans ces vidéos, les enfants expliquent ce qu’ils subissent encore à ce moment-là, c’est-à-dire des viols collectifs et des rituels avec des sacrifices de bébés. Apparemment, ces faits durent depuis qu’ils sont tout petits mais ils n’en avaient jamais parlé avant début septembre 2014.

Des retranscriptions ont été mises sur un blog, dont voici une partie des éléments principaux :

Le garçon explique par exemple à sa mère qu’il a très peur parce que ce qu’on leur fait faire est dangereux et qu’il a "mangé des bébés". "J’ai mangé des bébés et je me sens très faible par rapport à tout cela. Vraiment faible. Pas fort" (not strong)

Sa sœur poursuit : "La toute première fois qu’on l‘a fait, avec papa, la première fois qu’on l’a fait on a eu très peur

   - Quand vous avez fait quoi ? 

   - Quand on a tué un bébé, la première fois

   - Vous avez tué le bébé ?

   - Oui (…) Avec papa. Papa tenait ma main. Il m’aidait. Et il m’a duit de couper la tête du bébé. Il m’a forcée à le faire "

Comme je l’ai déjà entendu à plusieurs reprises, la première fois qu’un enfant doit sacrifier un bébé, c’est son père qui lui tient la main. Cela ressemble à une initiation. La petite explique qu’en grandissant ils ont pris l’habitude de faire cela et ne pensaient pas que c’était mal avant d’en parler avec leur mère.

Au sujet du "culte" de leur père, la fillette dit qu’au tout début, ils ont vu leur père tuer un bébé et qu’elle et son frère ont été violés par les adultes. Cela s’est produit selon elle la première fois qu’ils ont été à l’école. Parmi les abuseurs, elle cite Mr Hollings, Mr Fors, Mrs Forsdyke [1], Mrs Mardon, l’infirmière de l’école, Mr Burnett, mentionne "des parents et des enseignants" [2] ainsi que leur père Ricky Dearman, qui serait le chef du culte, et aussi une vingtaine de prêtres ainsi que des policiers (dont un certain  Abe Williams, un Simon Pitsman et une Alice Singleton). Les enfants décrivent des marques distinctives sur les parties "privées" de certains abuseurs, si bien qu’il serait facile d’aller vérifier.

Une langue étrange est parlée lors des cérémonies.

Les activités principales de ce culte seraient les partouzes avec des mineurs et les rituels. Les femmes utilisent des godemichets pour violer les enfants. Les bébés massacrés à ces occasions seraient fournis par les sévices sociaux, "de familles qui ne peuvent pas s’en occuper ou qui n’en veulent pas". Les bébés sont d’abord violés puis tués une fois qu’ils sont endormis par Mrs Mardon, et mangés, selon les enfants. Ensuite, "on danse avec les os", disent les enfants. La chair serait mise de côté et cuisinée, rôtie ou en friture.

Des restaurants seraient impliqués aussi, les enfants citant un McDo, un Starbucks et mentionnant d’autres établissements.

Les enfants expliquent aussi que lors des rituels, les adultes ont des chaussures spéciales « en peau de bébé », faites par des types d’un magasin de chaussures installé dans le métro, dont les enfants donnent la localisation.

Il y a régulièrement des viols d’enfants, à qui on donne ensuite des bonbons. Les viols et rituels ont également lieu dans une église de la ville.

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Plusieurs écoles de la ville seraient impliquées, selon les enfants : la leur (Christchurch), St Margaret, Hampstead Parossial, Hampstead Health School, Fitzjohn School, et d’autres. Ils dénoncent aussi des policiers.

Les enfants racontent aussi des viols commis par "Spike" et "Ritchie", des membres des sévices sociaux qui viennent dans l’école pour les agresser et connaissent leur père.

Les enfants ont aussi été questionnés à plusieurs reprises sur la manière dont leur mère s’occupait d’eux, manifestement pour tenter de décrédibiliser la mère et de valoriser le père.

Les mercredi, "c’est le jour le plus chargé en sexe". Il y a du sexe à l‘école quasiment tous les jours, un peu moins le lundi et le vendredi. Mais, les mercredi, c’est l’orgie à l’école : « On fait beaucoup de sexe. Ils nous donnent plein de bonbons. Vraiment plein de bonbons et c’est aussi le jour où ils nous les donnent, quand ils nous donnent plein de bonbons et de l’argent aussi.

   -  Ils vous donnent de l’argent ?

   - Oui. Ils ont un jour spécial pour l’argent ».

Le mercredi, une centaine de personnes seraient présentes aux rituels. Tous les parents ne sont pas là car il n’y a pas assez de place dans l’école, il faut alors aller ailleurs, dans des maisons comme celle de Mr Hollings.

Dans l’une des églises où ont lieu les rituels, les membres du culte "cuisinent des bébés" dans une "cuisine secrète". Les bébés sont tués par leur père et par d’autres hommes, notamment les pères de cinq ou six camarades de classe, selon les enfants. Les enfants ont aussi bu du sang de ces bébés, ils disent que ça a le goût du métal. Ils ont aussi mangé la chair. Ils pendent les bébés à l’envers puis les égorgent, pour récupérer le sang dans des récipients.

Une vingtaine "d’enfants spéciauxissus de ce groupe auraient des tatouages, mais pas les deux enfants qui témoignent. "Et tous les enseignants aussi ont des tatouages" de monstres et de diables, précise le garçon, qui sont sur les parties sexuelles.

La famille de leur père serait également impliquée dans les abus.

Les enfants parlent aussi d’une de leurs copines, âgée de 8 ans, qui "adore le sexe" et qui "a beaucoup de bonbons grâce à ça".

 

Comet ping pong, Pizzagate Satanic Ritual in "Hampstead Cover up"

Les auditions à la police

Audition du 5 septembre 2014 :

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Les transcriptions d’auditions à la police sont aussi publiées. Il y en a trois au total, les 5, 11 et 17 septembre, audition au cours de laquelle les deux enfants se retractent.

Lors de l’audition du 5 septembre, les enfants sont seuls face à deux policiers, sans personne des services sociaux, et sans psy.

L’une d’elles est l’audition de la fille, A., 9 ans, par la police de Hampstead. L’audition est surréaliste, on dirait que le flic fait tout pour éviter le sujet des viols commis à l’école par le père et d’autres personnes, des meurtres et autres délires rituels. Les enfants semblent assez méfiants, et comme ils l’ont dit, ils savent que des policiers et des gens des services sociaux dont partie du même réseau que leur père.

Dès le début de l’audition, A. mentionne « Jean Clement », qui est policier, elle précise qu’il travaille dans le sud de Londres et qu’il est sergent.

Alors que sa mère a la garde d’elle et son frère, elle explique qu’elle voit son père quasiment tous les jours « parce qu’il vient à l’école ». Le flic demande pourquoi : « Il fait du sexe avec nous. Il tue des bébés là-bas ».

-  Bien

-  On mange de bébés, on boit leur sang.

-  OK

- Parce que c’est comme ça qu’on fait. Comme les mercredi. Le mercredi est le jour le plus spécial, le plus chargé. Spécial.

- Bien, OK. On va prendre cela petit bout par petit bout. Donc, tu as dit que ton père vient à l’école tous les jours ?

-  Oui

- Qu’est-ce que cela veut dire ? Il vient à ton école tous les jours ?

- Il vient n’importe quand, quand nous sommes à l’école. Le samedi il vient et on le voit là.

- Où est-ce qu’il vient vous voir ?

-  A mon école. Christchurch primary school.

-  OK

La petite raconte qu’après que leur mère et les autres parents les aient amenés à l’école, Mr Morris le surveillant fait le tour de l’école pour voir s’il ne reste pas des parents dans le secteur. « Et après ils appellent mon père et disent que tout est OK, que maman n’est plus là ».

-        Comment tu sais cela ?

-        Parce que je les ai entendus parler à mon père. C’était exactement la voix de mon père. Exactement.

-        Où étais-tu quand tu as entendu cela ?

-        Dans la pièce des employés (staffroom).

-        Pourquoi étais-tu dans la pièce des employés ?

-        Parce que c’est là qu’ils me font du sexe. C’est là.

A un moment le flic lui demande pourquoi elle ne va pas en classe. Réponse : « on va aussi parfois en classe, oui ».

-        OK, donc tu vas en classe.

-        Oui

-       OK. Et que se passe-t-il quand tu vas en classe ?

-       Et après ils font ça… Dans ma classe il y a cette petite porte dans le fond. Juste dans le fond de la classe. Ils ont une petite porte et il y a une minuscule pièce. C’est ça le truc. Il y a des bonbons. Des prix, spécialement pour payer les enfants avec des bonbons pour faire du sexe avec eux.

-      Bien.

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-     Oui, et alors ils donnent des bonbons autant qu’ils veulent.

-     D’accord.

-  Donc ils, ils donnent des bonbons, jusqu’à ce que… qu’ils soient contents. Jusqu’à ce que ce soit fait. Parce que pendant qu’ils mangent les bonbons ils leur font du sexe. Donc, ils les paient en bonbon et après ils leur font ce qu’ils veulent.

-    OK.

-   Parce qu’ils veulent… parce que tous les enfants…

-   Quels enfants ?

-  Oui, il y en a plein, il y a des enfants de notre école, 200 enfants dans notre école. Ils ne sont pas tous pareils, il y a 20 enfants spéciaux.

-   Qui sont ces 20 enfants ? 

Cite Milly Cowell. Le flic enchaîne :

-   Comment tu sais qu’elle fait partie des 20 enfants spéciaux ?

-  Parce qu’elle ‘lest, parce que je le sais, parce qu’elle vient. Ils lui font du sexe. Le plus.

-   Qui sont-ils.

-   Les enseignants, les parents, les employés de l’école…

-   Chacun des enseignants ou des enseignants spécifiques ?

-   Non, chacun. Toute l’école fait cela. Toute l’école. Et on a notre propre église.

-   OK

-  Et on, parce qu’ils font des danses. Parce que après, comme j’ai dit, on tue des enfants. On boit leur sang. On les mange. Et après, aussi. Les services sociaux sont dedans, ils disent qu’ils vont dans les familles. Et les familles n’ont pas les moyens, ils ont un bébé mais ils ne peuvent pas s’en occuper. Ils ne peuvent pas acheter à manger. Ou ils ne peuvent pas acheter des vêtements. Ils ne peuvent pas s’en occuper, alors ils les vendent, des familles qui vendent leurs enfants…

-   D’accord

-  Et les services sociaux les récupèrent ; Ils disent qu’ils les ont dans des orphelinats mais c’est faux. Ils récupèrent les bébés et les enfants, et ils les mettent, ils les donnent à Miss Marden, l’infirmière de l’école. Elle fait une injection au bébé ou à l’enfant, dans le cou, juste là.

-   Bien. OK. Et comment tu sais cela ?

-   Parce que je l’ai vue le faire. Je l’ai vue le faire.

-   Comment tu l’as vue faire ça ?

-   Parce que je ‘lai vue dans la salle des employés. Elle était en train de le faire. Donc il y a cette injection et elle l’a fait, le bébé était juste là, juste posé sur la table.

-   Bien

-   Et elle était juste en train de rie. Et après qu’elle ait fait l’injection c’était, c’était comme, c’était comme s’il s’endormait doucement. Vous savez, un bruit sourd. Pas comme s’il tombait juste. On aurait dit qu’il bougeait lentement, comme ça…

-   Bien

-   Oui

-   OK

-   Et après

-   Et après le bébé dort

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-   Oui

-   Et après que se passait-il ?

-   Et après qu’ils lui aient fait ça, ils prennent le bébé. Ils le pendent à l’envers.

-   Et comment font-ils cela ?

-   Avec des cordes.

-   De où ?

-   Au mur. Parce qu’il y a ces petites, des petites vis. Il y a une vis et ils mettent la corde. C’est comme un truc rond. Pendu à l’envers et ils ont un truc spécial. Le couteau qu’ils utilisent pour couper la tête des bébés. Mais vous savez c’est un très, très gros couteau. Comme les gros couteaux des chinois.

-   D’accord.

-   Avec quoi on coupe les noix de coco et ce genre de trucs.

-   Bien

-   Des machettes, c’est ça ?

-   OK

La petite ne se démonte pas et continue son récit en évoquant son père qui les force elle et son frère à faire ces choses : « Parce qu’on ne peut pas. On n’est pas assez fort pour couper la tête des bébés. Parce qu’il nous apprend. Il nous enseigne à moi et à mon frère pour que quand on sera grands on fasse ça à nos propres enfants et qu’on fasse tous ces trucs avec nos enfants ».

-   Où est-ce que cela a lieu ?

-   Euh… à l’église, dans la cuisine dans notre église.

-   La cuisine dans l’église.

-   Oui, ils ont

-   OK, bien. Cette corde. Parle moi de cette corde.

-   Ca y ressemble. Vous savez, c’est juste une petite corde normale.

-   OK

-   Et ils sont attachés autour.

-   OK

-   Dans un cercle.

-   Bien

-   Pendus au…

-   Où est-ce qu’ils attachent le bébé ?

-   Comme ça, par les jambes. Ils attachent les jambes ensemble, les lient, avec une corde autour et une corde attachée.

-   D’accord.

-   Et ils sont pendus à l’envers. Ils ont le, euh, le couteau. Ils ne la coupent pas entièrement. C’est toujours attaché. C’est comme si la tête était partie mais elle pend encore.

-   Donc… OK

-   Oui. Et là il y a une sorte de boule blanche sur le sol et le sang coule dedans et après ils le mettent dans un grand gobelet en argent.

-   OK. Donc où est cette boule blanche ? Où est-ce qu’ils l’ont récupérée ?

-   Ils sont venus avec la boule blanche.

-   De où ?

-   Ben, d’un magasin…

-   Et où… Où ont-ils cette boule ?Où ont-ils trouvé cette boule ?

-   D’un magasin. D’un magasin.

-   Donc tu ne les as pas vu obtenir la boule ?

-  Non, je ne sais pas. Je ne sais pas quel magasin mais je pense qu’ils allaient…comment ils appellent ça déjà ? Près de Brent Cross ? C’est près de Brent Corss.

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-   Et où est-ce qu’ils la gardent ?

-   Dans le placard.

-   Dans quel placard ?

-   C’est comme… comme un placard normal. Comme un placard.

-   Comment ?

-   Comme un placard de cuisine.

-   Bien, OK. Et où est ce placard de cuisine ?

-   Il y a une cuisine à l’église et à l’école.

A. explique ensuite au flic comment il peut trouver ce placard. Puis elle tente de revenir sur les meurtres de bébés que leur père les oblige à commettre, mais le flic ne réagit toujours pas. Elle explique : « Tu fais un mouvement, et tu coupes la tête du bébé. Mais tu t’arrêtes tout de suite, tu fais comme ça… et tu laisses un peu d’espace, donc c’est encore sur la tête, et le sang coule juste dans la boule. C’est comme ça qu’on fait couler le sang ».

-  OK. Donc tu fais cela. Est-ce que le sang va, partout ?

-  Non non non. On ne fait pas ça. Je veux dire qu’on fait comme ça, on ne le fait pas autant. On fait comme ça, pas trop vite. A une vitesse moyenne (…) On fait comme ça. On est sûrs qu’il n’y aura pas de sang à gicler partout. Ils s’assurent que tout est propre, le plus propre qu’ils peuvent.

-   D’accord.

-   Parce qu’ils nettoient après, aussi.

-   OK donc vous nettoyez.

-   Non. S’il y a du sang au sol, ou quelque chose comme ça, ils nettoient.

-   OK

-   Oui

-   Donc il y a le sang dans la boule et après…

-   Et après il le mettent dans un gobelet en argent.

-   Et où ont-ils trouvé ce gobelet ?

-   Je ne sais pas quel magasin.

A un moment, le flic lui demande ce que font les employés de l’école pendant que ces rituels ont lieu dans le réfectoire de l’école. Réponse : « au lieu de faire le repas des enfants, ils donnent des bébés aux enfants »

-  Ils donnent des bébés aux enfants.

-  Oui, ils les donnent. Ils font ça. Je veux dire, s’ils font des spaghetti Bolognaise, ils vont mettre un peu de viande de bébé, tout le temps.

-  Et comment mettent-ils de la viande dé bébé dans les spaghetti bolognaise ? Je ne comprends pas.

-  Parce qu’ils les découpent… La maît

resse principale, Mrs Forsdyke, elle coupe les bébés.

-  Et que font-ils avec les os et tout ça ?

-  Oui oui, ils gardent les os.

Elle explique qu’ils gardent les os pour en faire des choses, par exemple des statues dans l’église. Ils les sculptent, dans « un atelier de sculpture » près du Swiss Cottage.  Un « Max » et un « Félix » sont cités comme étant chargé de cette opération et seraient des pros en la matière. Elle explique que les adultes dansent au milieu des os, dans l’église. Elle dit que les enseignants et les employés de l’école possèdent chacun une vingtaine d’os (elle le sait parce qu’une fois elle les a comptés dans une pièce secrète de l’église). Elle dit au flic qu’il peut être difficile de retrouver ces os parce qu’ils les bougent régulièrement, chez eux notamment parce qu’ils y organisent des parties.

La fillette cite Me Hollings, qui a une Porsche garée devant chez lui et qui possède des os. Elle décrit très précisément la maison où elle est allée plusieurs fois ainsi que l’agencement des pièces et le mobilier. Là aussi il y a une pièce secrète pleine de placards, d’après A, et où il y a du sexe.

-  Comment sais-tu qu’ils y font aussi du sexe ?

-  Parce qu’il m’y ont mise pour faire du sexe.

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-  Qui t’a amenée là ?

-  Mon papa, Mr Holdings m’ont prise.

-  Pardon, qui ?

-  Mon père.

Le flic demande ce que c’est que de faire du sexe. Réponse : « Ils ont des zizis en plastique. Ils achètent des zizis en plastique ».

-   Bien, OK

-   Ah oui ? Et après ils les mettent, ils les attachent, mais ils sont surs que ça fait mal. Ils veulent des zizis en plastique, ils ne veulent pas utiliser leurs vrais zizis.

-   Pourquoi pas ?

-   Parce que ça ne fait pas mal. Ils veulent être sûrs que ça fait mal.

-   OK donc qui sont-ils ? Il y a papa et qui d’autre ?

-   Mr Hollings, la maîtresse principale, tous les enseignants

-   OK donc papa, Mrs Hollings, la maîtresse principale…

-   Oui, Miss Marden, Mr Felloni, Mr George…

-   OK. Donc qui faisait cela quand tu allais dans cette maison ? Qui était là ?

-   Tout le personnel

-   Tout le personnel

-   Tous les parents. Vous savez, les parents de tous les enfants. Ils savent tous pour ça. Ils le font.

-   OK et tu as été là-bas. Qui utilisait les zizis en plastique ?

-   Tous. Tous.

-   Tous. Et où gardent-ils les zizis en plastique ?

-   Ils les gardent dans les placards.

Elle explique aussi que les membres du groupe ne leur font pas confiance à elle et à son frère, qu’il ne faut jamais parler de tout cela.

Elle dit aussi que chaque jour, ils la vendent elle et son frère pour 50£ à ceux qui ne peuvent pas venir les violer à l’école. « Alors ils me gardent moi et mon frère pour leur faire du sexe. Ils ont leur équipement, ils ont leurs zizis en plastique, et ils font ça. Des fois pendant deux heures, des fois une. Pendant les heures d’école »

Le flic redemande ce que c’est que le sexe. « Ils se touchent les parties privées. Ils ont aussi les gros zizis en plastique », et un autre en bois. Pour elle, ce n’est pas vraiment du sexe « c’est comme ça qu’ils nous font mal. Mais le vrai sexe c’est avec les zizis en plastique. Ils les mettent dans nos fesses. C’est ce genre de sexe qu’ils font ». Pour les filles, ils les utilisent aussi devant. S’ils se plaignent ou disent qu’ils ont mal, les enfants prennent des coups de cuiller sur la tête. « C’est pour ça que quand on rentre chez maman on a toujours des coups à la tête ».

Chez leur père, il y a une armoire qui dissimule un passage secret, qui donne sur une porte cachée dans le mur de briques, avec derrière un escalier qui descend jusqu’à un couloir. De ce couloir, un autre couloir mène à une pièce secrète.

Le flic demande à A. de citer des camarades qui sont eux aussi victimes, et elle donne les noms de quatre ou cinq copines avant de dire qu’il y a « Plein d’enfants. Plein ». Elle dit que plein d’école de la ville, qu’elle nomme ou décrit, sont dans le système.

 

Hampstead Christ Church Satanic Ritual Child Abuse Cover-up - Police testimony of Child 1 (reupload)

Ensuite, c’est son frère qui est entendu. Il explique qu’il a un problème à l’école parce que son père « est ami avec toute l’école ». Il raconte comment chacune de leurs instits est devenue amie avec leur père, et qu’ensuite elles ont introduit des collègues. Il cite les mêmes noms que sa sœur, notamment Mr Hollings qui est aussi un instit et grand ami de son père (c’est celui qui gare sa Porche devant sa grande villa).

-  Quand est-ce que ton père t’a dit cela ?

-  Quand il avait du sexe avec moi.

-  Qu’est-ce que cela veut dire ? Le sexe ? Qu’est-ce que tu veux dire ?

-  Il me touche les parties intimes… euh… il me touche les parties intimes. Il me plante un zizi en plastique.

-  D’accord

-  Dans mon derrière. Et après ça saigne.

-  OK

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-  Oui

-  OK, ton père fait du sexe avec toi et cela signifie qu’il te touche les parties intimes.

-  Oui

-  Qu’il met un zizi en plastique

-  Dans mon derrière

-  Dans ton derrière

-  Un gros, un énorme

-  Oh, OK. Comment tu sais que c’est un zizi en plastique ?

-  Euh… Je le vois avant

-  Qu’est-ce que tu veux dire ?

-   Je vois le zizi… Il… me le montre. Il me laisse voir le zizi.

-   OK, donc dis moi un peu à quoi ressemble ce zizi

-  Ca ressemble à un vrai mais… c’est en plastique

Apparemment, ils les rangent toujours dans le même ordre, le marron tout en bas, puis un doré, puis un blanc. Le flic demande combien ils en ont. Réponse : « Euh des millions. Il les achète et il en fabrique aussi. Il les fait dans son abri de jardin. Il fond le plastique et il les fait ».

-  Comment tu sais cela ?

-   Je l’ai vu les faire avant. Et il a un ami qui s’appelle Daniel et ils font ça.

Au sujet de ces objets G. explique que « c’est très grand et gros et ça me fait très mal », que souvent ça le fait saigner, et que c’est son père qui a le plus gros, de couleur noire.

-  La dernière fois que c’est arrivé c’était le dernier jour d’école, explique le gamin (…) On avait une grande fête, au dernier jour d’école (…) et mon père va à l’école. En fait, mon père… ne me laisse rien apprendre. Il ne me laisse pas avoir une éducation.

-  Donc tu es à l’école, il y a une grande fête…

-  Oui

-  Donc qui est à cette fête ?

-  Mr Hollings, l’enseignant des 4e année.

Puis il énumère un certain nombre d’enseignants et explique que la maîtresse principale lui a mis un zizi dans les fesses, et que tous les enfants présents à la fête lui ont fait du sexe. « Et tu sais combien d’enfants il y a dans mon école ... 200 ... 300 enfants" 

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-  Tous ces enfants ont eu du sexe avec toi ?

-  Oui et d’autres écoles sont impliquées

Quelques minutes plus tard, le flic revient sur la fête et demande ce qu’il s’est pas

sé à la fin.

-  Euh… ben… mon père tue des bébés et il mange la viande.

-  OK. Bien. Parle moi du jour de cette fête

-  Oui

-  OK. Donc la fête, elle ressemblait à quoi ?

-  Je n’aimais pas cette fête

-  Pourquoi ?

-  Ils m’ont touché.

-  Qui

-  Ils m’ont frappée. Mes parties de devant. Ils m’ont fait mal. Et quand ils mettent… euh… un gros zizi en plastique dans mon derrière et quand ça saigne … si je pleure, il, … euh… vous savez ces… ces cuillers à spaghettis… comme…oui… celles en métal. Si je pleure, il me frappe à la tête avec ça.

-  OK

- Et… si je pleure encore, il me frappe encore mais si je pleure encore plus… là l’infirmière, Mrs Marsden, elle me fait une injection et je dors. L’injection dans mon cou, et je m’endors directement.

A cette « fête », G. dit que son père, les enseignants, des amis à eux, des parents d’élèves lui ont fait du mal. Le flic lui demande pourquoi les gens lui font ça mais le gamin ne sait pas, il dit que lui n’a rien fait. Puis il ajoute : « Mon père a construit une religion très étrange ». G. propose de donner les noms des parents et es enfants présents mais le flic préfère savoir pourquoi sa mère n’était pas à la fête. Réponse : « parce qu’elle ne nous ouche pas. Elle ne nous tfait pas de sexe ».

-  Pourquoi elle n’était pas là ?, répète le flic

-  Parce qu’elle ne nous fait pas de sexe, répète le petit.

-  Je sais qu’elle ne fait pas de sexe avec vous, mais…

-  Elle est super bien

-   D’accord, mais ce n’est pas une raison pour ne pas aller à la fête, hein ?

-   Non. Il n’y a pas de raison. C’est juste qu’elle est vegan et la fête était non vegan.

G. explique que la "fête" a duré une partie de la journée et que "au lieu d’avoir classe, au lieu d’avoir anglais, au lieu des sciences, on a eu du sexe, la fête et on a mangé des bébés". Puis tout le monde a dansé et ça a été la partouze. Le flic demande ce qu’est le sexe, G. précise : "Ils me touchent les parties intimes. Ils me disent de leur lécher les parties intimes". Après la fête, leur père les a ramenés chez leur mère et ils n’ont rien dit car ils étaient menacés et effrayés de parler.

Il ajoute que son père est "le chef de toute la religion. Toute la culture. Il est comme le chef". Cette religion n’a pas de nom, selon G. Le truc, ce serait juste, d’après son analyse de gamin de 8 ans, de manger des bébés, de les tuer : "Mon père tue des bébés et on l’aide à les tuer mais notre père nous force à le faire".

Les auditions sont très longues et parfois les enfants sont laissés seuls de longues minutes alors qu’ils viennent d’évoquer les pires horreurs. Lors de cette première audition, G. est laissé plus de 20 minutes tout seul en plein milieu de l’audition, et commence à paniquer, avant de se mettre à pleurer.

 

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Auditions du 11 septembre

Audition de A.

D’emblée dans cette interview le flic précise que A. peut profiter que sa mère n’est pas là pour parler dans risque de la vexer ou de l’énerver. Il vérifie bien qu’elle connait la différence entre le mensonge et la vérité et revient sur l’église où se déroulent les rituels. A. décrit en détail les couloirs, les sous-sols, les passages et pièces secrètes de l’église, qui est juste à côté de leur école. Il y a notamment la salle des rituels avec une grande table au milieu, une « crèche » et une autre pièce avec des ossements.

Dans la 2e partie de l’audition le flic passe de longues minutes à faire détailler le régime alimentaire qu’ils ont à la maison. Elle explique que tout est vegan et que souvent ils aimeraient manger des bonbons.

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Puis A. explique que depuis 3 ans elle fait de la méditation, mais sa mère n’aime pas cela depuis qu’elle a appris qu’ils avaient du sexe et mangeaient des bébés. Elle raconte aussi que leur père leur a appris à voler, si bien qu’elle prenait de l’argent dans le portefeuille de sa mère, pour acheter des bonbons ou parfois donner l’argent à son père.

Là, le flic revient immédiatement sur le compagnon de leur mère, Abraham, pour lui demander comment il est. « Il est sympa », dit la gamine. « Mais quand on lui a parlé au Maroc, on avait peur de parler alors on a un peu menti. On a beaucoup menti même ». Elle précise qu’ils ont seulement accusé leur père, et n’ont pas du tout osé parler des meurtres de bébés ou du reste. Elle raconte qu’ils ont dit à Abraham que le seul moyen pour qu’ils parlent était de les frapper, donc il l’a fait un petit peu avec une cuiller, comme leur père. Elle précise qu’il ne l’a fait qu’une seule fois.

Par contre, elle ajoute que son père les frappe très fort jusqu’à les faire saigner, mais là le flic ne lui pose aucune question. Il n’a semblé intéressé que par les maltraitances éventuelles du beau-père, appelé « papa herbe » car il fume et cultive du cannabis. Le père ne l’intéresse pas. Mais la gamine a envie de parler et précise les violences qu’il leur fait devant un flic qui fait « OK », « Oui », « D’accord »…

Au cours de cette audition, A. décrit une église dans laquelle des rituels ont eu lieu et où des ossements d’enfants, de bébés, sont conservés selon elle. Elle raconte aussi qu’elle a vu son père manquer de tuer sa mère lors d’une crise de violence, si bien qu’il a fallu appeler la police, arrivée sur place en 15 minutes. Mais le père est parti quand la police est arrivée, en tentant de prendre les enfants qu’il voulait amener à une « soirée ».

A avait 3 ans, et le flic lui demande comment elle peut s’en souvenir, si sa mère ne lui a pas raconté cette histoire, mais la petite est très claire : « je m’en rappelle », a-t-elle répété.

 

Audition de G.

Là aussi le flic passe beaucoup de temps à faire parler l’enfant de sa mère et de son beau-père, mais à part la consommation de cannabis l’enfant ne raconte rien de bien intéressant pour lui.

G. explique que leur père a vite été en contact avec les enseignants de leur école, via leur enseignante Mrs Wilmer. Tous les enseignants de l’école le connaissent, et G. raconte que des viols avaient lieu, notamment dans des WC à la piscine, avec leur père, plusieurs enseignants et parents d’élèves (les parents de ses amis) qui leur mettent des godemichés dans les fesses, et il dit qu’il a saigné à cause de cela. G. dit qu’une dizaine d’enseignants sur les 30 de l’école étaient présents.

G dit que son père a des photos de lui et sa sœur nus dans son ordinateur. Il répète que son père a tué des bébés, et qu’il l’a obligé à faire pareil, en lui donnant un couteau et en lui tenant la main.

Alors que leur mère les éduque à manger des légumes, G dit que leur père ne les amène que dans des fast foods où il n’aime pas la « junk food ». Il leur donne aussi de l’alcool et de la poudre blanche à sniffer, et le gamin raconte l’effet de l’alcool et de la poudre sur lui.

 

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Auditions du 17 septembre : les rétractations

Les deux enfants ont été amenés au commissariat par la police, venue les chercher en voiture. A ce moment, ils étaient dans un foyer. Au cours de ces auditions, A. surtout, mais aussi G., reviennent sur la quasi totalité de leurs accusations contre leur père.

A. raconte notamment qu’elle ne fréquente plus une de ses copines, Sophie, parce qu’elle la touchait aux parties intimes, lui disant de faire pareil, et la maltraitait. De manière surprenante, elle explique que leur père ne les a jamais touchés, qu’il ne s’est rien passé à l’église ni à la piscine. Elle dit que c’est Abraham, le copain de leur mère, qui l’a poussée à dire cela.

Elle dit que leur père n’a jamais rencontré le personnel de l’école. Elle dit qu’elle n’a jamais été chez Mrs Holdings, alors qu’elle a décrit précisément sa maison auparavant.

Elle dit que c’est elle qui a manipulé son frère en lui disant des choses fausses qu’il a répétées. En gros, elle aurait manipulé sa mère, son compagnon, son frère, qui auraient cru à ses mensonges. Elle explique qu’Abaraham se prend pour son père, disant qu’il les aurait sauvés de leur vrai père.

Après qu’elle ait raconté un film de Zorro qu’ils ont vu , la flic conclut qu’elle a mélangé le rôle du méchant avec son père, et que c’est le méchant du film qui tuait des bébés, pas son père.

Un peu plus tard dans l’entretien, elle dit qu’elle ne veut pas retourner chez sa mère.

Entendu à son tour, G. dit aussi qu’Abaraham l’a poussé à dire des mensonges à propos de leur père. Mais il déclare qu’il a dit la vérité sur la crèche, les bébés tués par son père, même s’il n’y en a pas eu autant qu’il l’a dit.

Puis le flic lui redemande s’il y a eu des bébés tués, et G. répond que non. Ce serait Abraham qui l’aurait obligé à mentir. Quant aux pièces secrètes qu’il a décrites dans la maison de son père, il n’y en aurait « pas tellement ». Dans l’église, il dit d’abord qu’il y avait des pièces secrètes, puis dit que non et qu’Abaraham l’a forcé à dire qu’il y en avait. Abaraham l’aurait accusé d’avoir tué des bébés, et lui aurait demandé ce qu’ils faisaient ensuite avec les os, alors il a inventé. 

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Il déclare qu’il n’est jamais allé chez Mrs Hollings, parce qu’elle est l’enseignante de sa sœur et pas la sienne, mais il dit que son père y réside désormais. Contrairement à sa sœur, il maintient que son père et Mrs Hollings sont « des amis très proches, très proches ».

G. ajoute que les bâtons en plastique dans les fesses, c’était vrai. Puis le flic lui rappelle qu’il ne doit pas mentir,, lui fait comprendre que sa sœur a dit autre chose, et G. dit avoir menti sur cela aussi. Ce serait encore Abraham qui l’aurait amené à dire ça à force de le frapper. Le flic lui dit bien que s’il a menti avant ce n’est pas grave, mais maintenant il faut dire la vérité.

Le flic lui demande : « Est-ce que ton père t’a déjà fait quelque chose que tu n’aimes pas ?

-  Non

Il ne t’a jamais fait mal et ne t’a jamais rien mis dans ton derrière ?

-  Non. Il est vraiment sympa »

Et de préciser que la semaine dernière, pour la première fois, ils sont allés faire les magasins avec lui et qu’il leur a donné 10 £.

Le flic lui demande s’il aime Abraham, et le gamin répond qu’il le déteste. G dit que « maintenant » plus personne ne les embrasse ni ne les touche, et qu’il sait que c’est interdit.

Le flic lui rappelle qu’il a été chez le docteur, et lui demande ce qu’il a trouvé. G. répond « des ecchymoses » au derrière. « Et comment tu les a eues ? » demande le flic. Réponses « je n’en sais rien ».

 

On constate dans ces dernières auditions qu’il y a de nombreuses hésitations, surtout de la part de G., et même des contradictions. Par exemple une fois il dit qu’on lui a mis les bâtons en plastique dans les fesses, avant de se rétracter. Idem pour les pièces secrètes. Le frère et la sœur se contredisent parfois, alors que ce n’était pas le cas dans leurs déclarations précédentes. Cependant, les rétractations de sa sœur ont un aspect plus "crédible".

 

Audition du père le 15 septembre :

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Il est reçu avec beaucoup de politesse, avec son avocate. Il s’est rendu de lui-même au commissariat et on lui rappelle bien qu’il n’est pas en état d’arrestation.

Il dit qu’il n’avait pas vu ses enfants pendant deux ans jusqu’en mai 2014, alors que les faits se seraient produits à partir de 2013. En mai 2014, il les a revus en lieu médiatisé. Puis en juin le tribunal a déclaré qu’il pouvait revoir ses enfants une fois toutes les deux semaines pendant quatre heures d’abord, puis sept.

Il raconte longuement les activités qu’ils ont faites ensemble lors de chaque rencontre, comme aller à la piscine, faire les magasins… Evidemment, il dit qu’il n’a jamais rien fait à ses enfants, et que c’est leur mère, qu’il qualifie de « folle », qui leur met des choses dans la tête et cherche à les éloigner de lui.

Il dit qu’il a vu son ex, la mère des enfants, sur un site porno. Elle l’aurait accusé à tort de harcèlement, suite à quoi les flics lui auraient seulement demandé de ne plus l’appeler. Mais à cause de cela, dit-il, il a fallu attendre encore 10 mois pour revoir ses enfants.

Il dit qu’une fois, son fils est entré dans la chambre de sa mère et a vu un rapport sexuel avec son compagnon. Il dit plusieurs fois qu’il est "un bon père", "un père fantastique" même, qu’il a "gagné toutes les procédures, toutes. Chacune d’entre elles", et qu’il a "été traité comme un criminel" par les services sociaux.

Lors de cette audition, le père n’a été questionné que sur l’épisode de la piscine et rien n’a été vérifié. Ni ses connexions, ni son emploi du temps, ni ses disques durs.

 

Pourtant, on aurait pu l'interroger sur moult choses, comme ses liens avec un groupe dirigé par une sorte de gourou, une Vietnamiene hyper riche et anticommuniste appelée Ching Hai. R.D a fait une "retraite" de deux jours dans le cadre de sa formation, en décembre 2003 à San José en Californie. Ching Hai se situe dans une forme de bouddhisme et est une disciple d'un certain Thakar Singh, aux moeurs dissoulues, et dont certains ont souligné des penchants satanistes.

Hai a été l'un des grands soutiens de Clinton pendant le Monicagate. Cette organisation (site web) prône le véganisme et fait aussi bien dans le business que dans la charité à travers le monde, en visant les enfants et les catastrophes naturelles dans les pays pauvres notamment.

 

Interview du père à la BBC :

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En avril 2015, le père a été interviewé par la BBC au sujet de l’affaire. Il a pu expliquer à quel point les accusations contre lui étaient horribles. Ses enfants l’accusaient d’être à la tête d’un réseau satanique, d’avoir tué des bébés dont il buvait le sang, et de les avoir violés.

Histoire d’appuyer son propos et d’émouvoir le public, il a même pleuré. Il donne exactement la même version que ses enfants lors de leurs rétractations et accuse le copain de la mère d’avoir amené les enfants, sous la menace de coups à dire n’importe quoi. Pourtant, lors de son audition à la police, il a assuré que c’est la mère qui avait fait pression sur les enfants.

Ce qui a l’air de l’embêter le plus, c’est que les propos des enfants ont été diffusés sur le net, et que des dizaines de milliers de personnes ont vu ces vidéos (4 millions paraît-il). Dans un élan de charité, il se dit triste pour la mère, qui "ne fera plus partie de leur vie". Il nie au passage toute violence conjugale ou familiale, à part deux ou trois fois où il admet avoir un peu "secoué" son ex, mais c’est parce qu’elle a été méchante avec lui. Il aurait difficilement pu le nier puisqu’il a été condamné pour cela en 2010.

La "journaliste" se permet même dire que « on sait maintenant » que toutes les accusations sont "complètement manipulées". Et de souligner que les vidéos vont nuire aux enfants. A ce sujet, il est clair que ne pas avoir flouté les visages des enfants a été une erreur. On a le même problème dans l’affaire du Var, où certains ont diffusé les vidéos non floutées des enfants, en donnant leurs prénoms. Le père des enfants s’est fait une joie de les diffuser auprès de leurs copains d’école, si bien qu’ils n’ont plus qu’une porte de sortie : nier les faits et s’en prendre à leur mère. Mais vu les circonstances, on peut comprendre que la mère n’ait pas vu d’autre solution pour les protéger.

D’ailleurs, dans les deux cas, la "justice" a aussi sauté sur l’occasion pour incriminer les mères d’avoir fait cela, comme si c’était pire que ce que dénonçaient les enfants.

 

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Absence d’enquête

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Au final, aucune des personnes accusées par les enfants n’a été arrêtée et encore moins jugée. Et à part leur père, aucun n’a même été entendu par les flics. De plus, l’audition du paternel a été des plus softs, et en réalité les flics l’ont laissé raconter ce qu’il voulait.

Aucun des autres enfants cités par A. et son frère n’a été entendu, et finalement la "justice" a simplement décidé de ne pas tenir compte de leurs témoignages, pourtant consistants.

La juge n’a pas non plus tenu compte d’un certificat médical, du Dr Hodes, qui constate "un réflexe de dilatation anale prolongé est lié à des viols anaux", ainsi que des cicatrices anales repérées chez les deux enfants. Mais comme ce réflexe arriverait aussi à des enfants qui n’ont pas été violés, le juge a écarté ce certificat.

Un médecin a aussi diagnostiqué chez les deux enfants des syndromes de stress post-traumatique. Les enfants ont aussi parlé des abus commis par leur père et à l’école à ces médecins.

Des tests ont été effectués à partir de cheveux des enfants, mais comme on y a certainement trouvé les traces de multiples drogues, eh bien les résultats n’ont pas été communiqués à leur mère, qui ne peut donc pas les utiliser pour sa défense.

Car bien sur, elle est accusée d’avoir obligé les enfants à mentir au sujet de leur père. Lui est passé pour la victime et a été traité comme tel par la justice. Suite aux rétractations du 17 septembre, la police a cessé son « enquête ».

Aucune perquisition et aucune saisie n’ont été effectuées. Aucun des lieux cités par les enfants n’a été passé au peigne fin, histoire d’y retrouver des traces, des preuves…

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En novembre 2014, les deux enfants ont été placés dans une famille d’accueil, à qui ils ont répété leurs accusations et évoqué le quotidien qu’ils vivaient. C’est la mère qui a été accusée d’avoir rentré toutes ces horreurs dans la tête de ses enfants, et l’affaire est traitée comme un banal cas de négligence parentale (de la part de la mère, évidemment). A partir de ce moment-là, tout contact entre les enfants et leur mère ainsi que leur famille maternelle a été coupé, et les droits parentaux de la mère ont été supprimés, si bien qu'elle n'a plus d'information sur leur santé ou leur scolarité, et n'a plus son mot à dire sur rien.

Début 2015, plusieurs sites ont commencé à fleurir, disant que toute l’affaire n’était qu’un "hoax", une intox. A ce moment, une femme, Sabine McNeill, a publié des documents judiciaires, sans l'accord de la mère selon cette dernière, si bien qu'en février 2015 une dizaine de flics tente de l’arrêter à son domicile, mais elle parvient à s’enfuir.

En mars 2015, un tribunal a décrété que les propos des enfants étaient « sans fondement » et qu’ils avaient carrément été « torturés » par leur mère et son compagnon pour les forcer à faire de fausses accusations. Apparemment, des traces de cannabis ont été retrouvées chez les deux enfants (Abraham se faisait appeler « papa Hemp », papa herbe). Rien sur d’éventuelles traces de cocaïne, par contre.

En juillet 2015, la mère a tenté de rouvrir l'enquête sur les abus et de récupérer les enfants, en vain. Le mois suivant, le père obtient la garde exclusive des enfants, qui doit être effective dans les 12 mois suivants.

En novembre 2016, une association (assez sulfureuse, l’IPCC de Kevin Annett), écrit à la mère que l’enquête de police n’a pas été menée sérieusement.

Plus récemment, fin août 2017, un blogueur américain a été envoyé en prison pour 9 mois, lors d’un passage à Londres, pour avoir harcelé des personnes dénoncées comme étant liées à l’affaire. D’après l’avocate de plusieurs familles incriminées, l’objectif est de « réduire au silence » toute personne qui s’en prendrait à ces innocents. Et divers blogs satanistes ou assimilés de relayer la nouvelle et s’en réjouir.

D’ailleurs, il est assez étonnant de voir une espèce de communauté satanique et revendiquée comme telle défendre bec et ongles RD et ses acolytes. Ils nous refont même le coup de la "panique satanique" des années 80, car c’est bien connu : dès que les braves gens parlent de satanisme, ils sont dans le délire le plus complet. On peut s’interroger : est-ce que RD n’aurait pas activé tout son réseau de dingues pour l’aider à faire étouffer l’histoire ?

 

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La suite

Comme on pouvait s’y attendre, le système s’est défendu contre cette attaque. On a vu se multiplier les prises de position en faveur du père sur les réseaux sociaux, autour notamment d’un site, Hoaxtedresearch, dont le but est de dénoncer la mère et de nier toute réalité dans ce que les enfants ont rapporté.

Les médias, silencieux au moment où les révélations des enfants ont été diffusées sur le net, ont tous pris position en faveur du père, dénonçant une mère qui a maltraité ses enfants et qui les a obligés à raconter les pires horreurs sur leur père. Cela, dès les rétractations des enfants.

Mais en face, de nombreux citoyens ont mené une charge contre les satanistes responsables de l’étouffement de l’affaire, via plusieurs sites dédiés à l’affaire. Ceux-ci ont repéré de nombreux profils, sur diverses plateformes comme Youtube, Twitter etc., appartenant au père, RD, et à ses amis et défenseurs, dont certains ne cachent pas du tout leur lien avec le satanisme.

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La mère des enfants se serait enfuie, probablement pour retourner en Russie, son pays d’origine, et la police la cherche pour l’arrêter. Une autre de ses amies, Sabine McNeill, est également recherchée pour "harcèlement" parce qu'elle a évoqué l'affaire sur Internet et diffusé les témoignages des enfants. Apparemment, il n’y a pas que la police à la rechercher : un certain nombre de tarés satanistes sont sur son dos, comme un certain "James Hind" (qui a de nombreux alias) et dit sur son compte Twitter être le fondateur de « MySatan.net, se battant contre les chasseurs de satanistes ». Il tient aussi un blog intitulé "satanic views[3].

En fait, en réaction aux « antisatanistes », des satanistes ou du moins se disant satanistes sont sortis du bois, pour combattre tout propos pouvant nuire à l’image qu’ils tentent de se donner. Hélas, eux ont l’impunité pour eux, ne sont pas poursuivis pour harcèlement, atteinte à la vie privée ou autre, et peuvent continuer à raconter n’importe quoi. Aujourd’hui, le net est un champ de bataille autour de cette affaire.

La guerre fait rage sur le net au sujet de cette affaire, des dizaines de sites soutenant la réalité des accusations ont été mis en ligne, et en face ceux qui nient, les satanistes et les médias alignés disent haut et fort qu’il n’y a rien du tout dans cette affaire.

Pour les forces de l'ordre et pour la « justice », il semble que le simple fait de parler de cette affaire en défendant la première version des enfants soit déjà considéré comme étant du « harcèlement ». D’ailleurs, certains disent déjà que les lois ne sont pas adaptées et qu’il faut mieux contrôler le net et pister les internautes pour éviter que d’innocentes familles ne soient injustement attaquées.

Scotland Yard demande même aux citoyens de ne pas partager les infos liées à cette affaire. La censure et même l’omerta, donc, alors que l’affaire est grave et qu’un citoyen lambda qui a vu les dizaines de vidéos des enfants ne peut que s’interroger et chercher à y voir plus clair.

Quant à Abraham, il s’est retrouvé poursuivi pour avoir « agressé » son propre fils adolescent.

 

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Bref, une telle histoire serait bien évidemment impossible en france, selon nos autorités. Pourtant, on distingue un processus aussi connu que radical, qui consiste à placer les enfants dès qu'ils parlent afin de les faire taire. On coupe très vite tout lien avec le parent qui les aide à dénoncer, ce dernier se trouvant poursuivi pour moult raisons, allant de la dénonciation calomnieuse à la non représentation, voir à l'enlèvement d'enfant, quand on ne l'envoie pas directement en psychiatrie.

Après quelques mois d'un tel traitement, rares sont les enfants qui continuent à dénoncer: en effet, ils comprennent que plus ils parlent, moins ils voient leur parent protecteur, et plus ils sont confiés au parent qui abuse d'eux. En Angleterre cependant, ils pourront porter plainte toute leur vie pour tenter d'obtenir justice.

 



[1] Les enfants décrivent une marque de naissance qu’elle aurait au niveau des parties génitales. Elle est le prof principal de l’école.

[2] La maman de Sophie, Laura Hurlicar, Sophie Dix, Jacky Cabal…

[3] Selon certains, ledit James Hind serait aussi l’auteur du « Blog of Baphomet », Julian Vayne, qui serait employé dans un musée en Angleterre et donnerait des cours d’éducation sexuelle aux enfants. Mais l’auteur du blog dit qu’il n’est pas Julian Vayne.

28 janvier 2018

Pédopornographie, snuff-movies, prostitution de mineurs : un réseau impuni depuis 20 ans en Espagne

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Retour sur l’affaire du Bar Espana, dont on a déjà parlé il y a quelques années. Pour résumer l’histoire en deux lignes, il est question de plusieurs dizaines d’enfants qui ont été violés par un réseau qui faisait dans les partouzes pédophiles, les snuffs et la pédopornographie, ainsi que dans d’autres magouilles. Les profils des coupables, restés impunis à ce jour, sont variés : politiciens locaaux, entrepreneurs, réalisateur, patron de bar… 

 

Si je reviens sur cette affaire aujourd’hui, c’est parce qu’on peut faire un lien entre l’un de ses protagonistes, le producteur de pédoporno Bernard Alapetite, et l’un des proches de « Jeremstar », ce Youtubeur hyper connu des ados accusé par certains de servir d’appât à des amis pédophiles pour attirer des adolescents.

Je reviendrai plus tard sur cette histoire, car les connexions de la petite bande autour dudit "Jeremstar" méritent d'être creusées [1]. Ici, on va plutôt voir quel est ce réseau de VIP actif pendant plus de 20 ans dans la région de Valence en Espagne, et dans lequel le dénommé Bernard Alapetite avait un rôle central.

 

80 victimes, 0 coupable, 20 ans d’impunité

L’affaire du Bar Espana, c’est aujourd’hui 80 enfants victimes de ce réseau qui ont été identifiés, dont la plupart sont passées par un foyer appelé la résidence Baix Maestrat de Vinaroz, dont la directrice collaborait avec le réseau, selon plusieurs sources. On parle aussi, d’après les témoignages, de cinq enfants assassinés par le réseau dans le cadre d’orgies et/ou de snuff movies.

Quant aux membres du réseau, 57 ont été nommés par les victimes ou par des repentis, et ils sont souvent issus du gratin local (patrons, politiques, avocats, magistrats… le classique quoi).

Les premères dénonciations de ce réseau, qui gravitait autour du bar Espana et de la résidence Baix Maestrat principalement, ont eu lieu en 1997.

Mais pendant 20 ans rien ne s’est passé. Malgré les dénoncations de plusieurs victimes et parents de victimes, les seules procédures entamées par la justice visaient à les faire taire (les victimes).

Ce réseau opérait à partir d’un QG qui était le Bar Espana, à Benicarlo. L’affaire a commencé à être dénoncée au milieu des années 90. Un documentaire,  La manada, a été réalisé par Valenti Figueres au sujet de cette affaire, et dénonce cette impunité. Depuis, l'affaire est enfin sur la place publique.

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Dès 1997, deux fillettes de 3 et 5 ans ont bien décrit à leur père, Reinaldo Colas, les viols et les films qu’on les obligeait à faire. Elles ont aussi nommé d'autres enfants victimes, dont certains venus de la résidence Baix Maestrat. 

Elles ont parlé de plusieurs adultes ayant participé aux viols, comme Giuseppe Farina, Bernard Alapetite "el Francés", qui faisait les films et participait aux viols, ainsi que d'autres comme le capitaine S., de la gendarmerie du coin et la juge D. Et finalement, elles ont décrit avec leurs mots un réseau de prositution de mineurs, et une véritable mafia.

Le portier du bar, Antonio Peraire, a tout confirmé. Il a expliqué que leur mère se rendait au Bar Espana avec un des pontes du réseau, Giuseppe Farina, ancien président du Milan AC et nouveau copain de leur mère.

Il a dit qu'il avait reconnu une des fillettes sur une vidéo pédoprno tournée dans le bar, et plein d'autres choses sur le fonctionnement de ce réseau, dirigé par Carlos Fabra (lunettes noires, sur la photo en haut).

Le père a porté plainte en avril 1997 et fourni des enregistrements de ses filles et du porter, mais elle n'a débouché sur rien.

Il faut dire que c'est justement le policier S. qui les a reçus, et que c'est la juge D. qui s'est occupée de fermer le dossier au plus vite. Les deux sont des membres importants du réseau, selon plusieurs témoignages. Bref, à peine un mois après la première des deux plaintes [2] , la juge D. ordonne le placement des fillettes à la résidence.

Au fil du temps, d’autres parents de victimes, dont les enfants ont été placés à la « Résidence » Baix Maestrat, avant ou après avoir dénoncé les faits, ont rejoint le combat de l’infatiguable Colas, qui n’est jamais parvenu à sortir ses filles, âgées de 3 et 5 ans quand elles ont parlé, de ce bourbier.

Trois gamins avaient dénoncé les mêmes faits dès 1997. Ils disaient qu’on les amenait depuis le foyer jusqu’au bar dans une fourgonnette verte. Dans le bar, on a commencé par leur faire regarder des films pédopornos pour leur montrer ce qu’on attendait d’eux. On les a aussi drogués, notamment avec de la cocaïne.

2018-01-28 12_19_29-La Generalitat investigará al fin la supuesta red de pederastia de Castellón

La mère de deux des enfants victimes, placés à Baix Maestrat parce qu’elle devait purger une peine de 3 ans de prison pour détention de drogue, explique qu’ils lui écrivaient pour lui raconter ce qu’il se passait. Mais elle n’a jamais reçu les cartes, qui n’ont jamais franchi les portes de la résidence.

Une autre famille, dont les fils sont passés par la résidence et par le Bar Espana, s’est encore faite connaître en 2012. Aujourd’hui, une douzaine de victimes se sont exprimées publiquement, ont dénoncé les mêmes faits dans les mêmes lieux, les mêmes personnes, la même organisation avec les mêmes activités et le même mode opérationnel.

Des enfants ont aussi parlé de plusieurs meurtres auxquels qu’on les a obligés à assister. Au total, on parle de cinq meurtres d’enfants commis par ce réseau.

L'un d'eux est celui d’une fillette de 5 ou 6 ans violée en tournante jusqu’à ce que mort s’en suive, a été commis par Fabra et Alapetite, selon plusieurs témoins. Alapetite est cité dans le réseau à la fin des années 90, au moment où il était sous le coup d’une instruction pour avoir diffusé des vidéos pédopornos dans le réseau ADO 71 et dans le réseau TORO BRAVO. Il a pris une peine dérisoire parce qu’on n’a pas pris la peine d’enquêter sur ses activités, notamment en Espagne.

Un autre meurtre, celui d'un garçon gitan, est raconté par plusieurs témoins. L'un d'eux a déclaré à la justice qu'au Mas de Coll, on les a obligés à participer à une sorte rituel satanique. Il y avait beaucoup d’enfants et beaucoup d’adultes. « Dans ce rituel, Carlos Fabra, habillé pour l’occasion avec une tunique noire qui avait une croix à l’envers, autour du cou il avait une chaîne avec une étoila à cinq branches à l’envers sur le torse », et ils ont parlé une langue étrangère qui ressemblait à du latin. Au sol ils avaient dessiné une étoile à cinq branches et deux cercles. Au centre de l’étoile il y avait un garçon avec une tunique de couleur claire. Une vingtaine d’enfants et autant d’adultes étaient présents.

C’est Fabra qui dirigeait la cérémonie, qui était entièrement filmée par Rodolfo le cadreur de la bande. A la fin de la cérémonie (c'est raconté par les différents témoins) Fabra a tiré deux balles sur le garçon en tunique, une dans la tête, une dans l’estomac et une dernière en l’air. 

Tout était toujours filmé, ont raconté les enfants, ainsi que les deux repentis qui ont parlé à la justice (et dont les témoignages ont été diffusés). Il y avait aussi, apparemment, des parents qui vendaient carrément leurs enfants, juste pour l’argent.

Une juge en particulier, très prompte à placer les enfants dans la résidence, a été citée comme l’un des pontes du réseau et pédophile par des enfants et par d’anciens membres de ce réseau.

ESPAÑA | Pederastas al descubierto - Castellón 1/2 | RED INTERNACIONAL

 

ESPAÑA | Pederastas al descubierto - Castellón 2/2 | RED INTERNACIONAL

 

Les repentis

En 2008, un premier repenti du réseau est venu déballer l'histoire au procureur.

Un autre l'a suivi, et les témoignages de ces  deux repentis confirment totalement ceux des victimes.  Il y a notamment celui d’un des hommes de main du réseau, qui confirme tout ce que les enfants ont pu raconter, y compris les partouzes privées pour la haute société de la région de Valence dans lesquelles on amenait les enfants, dans les locaux d’une entreprise de Vinaros ou au Bar Espana.

Il y avait aussi les films qui étaient vendus jusqu’en France et en Italie. Le type a été témoigner chez le procureur anticorruption (parce que le réseau donnait aussi beaucoup dans diverses magouilles [3] et dessous de table) en qualité de repenti.

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Parmi les coupables, il a dénoncé celui qui est le leader du groupe, le président du parlement Castillan, Carlos Fabra, un franquiste qui a longtemps cumulé les casseroles sans jamais être inquiété, tout en continuant son ascension politique jusqu’en 2013.

Le repenti a également cité Farina et "el Francés" Bernard Alapetite, pédophile condamné en France pour production et diffusion de pédopornographie [4], à la même époque. Des avocats réputés, des magistrats, des entrepreneurs en vue, faisaient partie des invités réguliers.

Ce repenti a également confirmé cinq meutres d'enfants, ainsi que les meurtres d'une famille, du patron d'un vidéoclub et de deux femmes qui ne voulaient plus collaborer avec le réseau, tous à mettre au passif de la bande de Fabra. 

Un autre repenti, Antonio Peraire Edo était le portier du Bar Espana, s’est mis à table, un peu poussé au départ par Reinaldo Colas, le père des fillettes, à qui il s'est confié en premier. Il a tout dit sur le réseau, les pratiques de ces tarés, les liens avec le monde politique, le traitement des victimes et de deux qui ne collaborent pas… Il parlé des enfants qui montaient à l'étage du bar Espana avec des adultes, des échanges d'argent, des films qui étaient tournés par Alapetite, ou par Farina ou encore par le caméraman attitré du groupe, et qui étaient ensuite vendus en France, en Italie et ailleurs. Il a aussi formellement identifié les deux filles de Colas comme étant présentes lors de séances d'abus au Bar Espana. 

Selon Peraire, une partie des films pédopornos tournés par le groupe étaient vendus par le patron du vidéoclub, qui a été séquestré puis assassiné. Un lampiste a été condamné mais pas les deux cadres du réseau qui étaient avec lui lors de l'opération.

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Les deux ont décrit le fonctionnement du réseau: Fabra semblait être le grand chef. Quand il y avait des décisions importantes à prendre, il rencontrait les différents “chefs de département”, qui géraient chacun leur partie du business (trafic d’armes, trafic de drogue [5], corruption et faveurs, prostitution de mineurs, pédopornographie, fausse monnaie principalement) au Bar Espana. L’argent était remis à Fabra ou au comptable du groupe, Carlo Bofante, qui répartissait entre les chefs.

Ca a fonctionné comme cela depuis au moins le début des années 90, jusqu’au début des années 2000 (et probablement après, mais ailleurs car le bar a fermé quand des enquêtes pour divers trafics ont commencé à être ouvertes). 

Les enfants exploités par le réseau étaient généralement placés à la résidence Baix Maestrat, mais ils pouvaient aussi être les enfants ou proches de membres du réseau. On les droguait, avec des médicaments pour oublier ce qu'ils subissaient et pour ne pas sentir la douleur, mais aussi avec de la coke, de l'héroïne qu'on les obligeait à sniffer, ou diverses pilules pour les exciter. 

La directrice de la résidence et sa secrétaire ont été citées par plusieurs victimes et par les repentis comme étant membres du réseau, souvent présentes lors des partouzes au Bar Espana ou dans les locaux d'une entreprise du coin, Mas del Coll. Parfois, c'était même elle qui emmenait les enfants depuis la résidence jusqu'au bar, aidée à l'occasion des éducateurs quand il fallait ramener une grande quantité d'enfants aux partouzes. 

Par ailleurs, c'était open bar pour les pédophiles à la résidence, essentiellement la nuit. Plusieurs témoignages confirment que des types venaient dans les dortoirs choisir des enfants pour les violer. Les éducateurs les laissaient entrer, et les viols avaient lieu dans la résidence ou à l'extérieur.

 

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Lien avec l'affaire Alcasser

Selon plusieurs témoins, il y a un lien avec une autre affaire gore, qui s'est produite au début des années 90, là encore dans la région de Valence.

En novembre 1992 trois adolescentes de 15 et 16 ans ont disparu. On a retrouvé les corps mutilés quelques semaines plus tard dans le désert (j'en ai parlé ici en fin d'article). Deux lampistes ont finalement été condamnés pour les meurtres, même si rien ne collait dans l'enquête.

L'une des victimes de l'affaire a déclaré avoir vu la vidéo des viols, des tortures et des meurtres infligés aux trois filles d'Alcasser, et que les deux lampistes ont trainé durant environ deux semaines au Bar Espana avant les faits. Un soir ils sont arrivés avec Fabra et trois autres pontes du réseau au bar Espana, selon elle.

Quand la vidéo des meurtres a été diffusée, il y avait le patron du Bar Espana, le comptable de la bande, Alapetite, Jovaini PUIG (ex juge, avocat, membre du réseau), une éducatrice de la résidence, le fil du patron, et Carlos Fabra. Antonio Perraire dit aussi avoir vu cette vidéo.

L'autre repenti dit avoir vu les deux lampistes "à de nombreuses occasions" au Bar Espana. Or, il est évident que les trois filles ont été massacrées dans le cadre d'un rituel, et qu'elles ont été kidnappées dans ce seul but, pour satisfaire des tarés probablement puissants.

 

Et depuis ?

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En face, la juge D. se démène pour faire fermer tous les sites et blogs qui donnent les noms des protagonistes (mais c’est peine perdue, ils sont trop nombreux aujourd’hui, et les témoignages ont déjà été largement diffusés). Depuis 2008, elle a aussi porté plainte - et pour le coup les procédures ont été suivies au niveau du tribunal- contre six personnes, victimes et parents de victimes, qui l’ont dénoncée. En juin 2017, ces « accusés » ont été entendus par un juge d’instruction.

En effet, D. est bien citée par une douzaine de personnes comme l’un des piliers du réseau. Elle avait une double mission : étouffer toutes les procédures qui pouvaient déranger le réseau et approvisionner régulièrement la résidence en enfants, de manière à ce que le réseau en ait toujours suffisamment sous la main.

Etrangement, elle a été promue juge n°1 au tribunal provincial. Par ailleurs, elle participait aux orgies au Bar Espana, était présente lors d’un rituel où un enfant a été tué, et aussi lors du meurtre de deux fillettes [6] en 1997, deux soeurs filles d'un homme de main du réseau.

Des plaintes contre les repentis principalement, mais aussi contre les victimes ont aussi été lancées par divers personnages impliqués dans cette histoire, dont Fabra.

Carlos Fabra, lui, est enfin tombé en 2013, mais seulement pour de la fraude fiscale. Il risquait 13 ans, en a fait 2, est sorti en avril 2017 sans ses lunettes noires. Quatre des cinq poursuites contre lui ont été abandonnées pour prescription. Mais son parti, le Parti Populaire, est noyé dans les scandales sexuels et de corruption depuis des années [7]. Ce qui ne l’empêche pas d’être au pouvoir, avec le très à droite Mariano Rajoy, garant de l’impunité de son parti, qui joue le rôle de 1er ministre.

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Depuis plusieurs années, des militants cherchent à faire éclater l’affaire, et pour cela ils cherchent à la faire juger devant des tribunaux européens, en réunissant un groupe d’avocats « incorruptibles ».

Début 2017, la présidente de la Generalitat, l’autorité de gouvernement de Catalogne, a décidé de recevoir les victimes. Elle veut notamment comprendre pourquoi deux des victimes, deux frères, sont en prison depuis 10 ans pour des faits mineurs. Cette famille n’avait pas non plus compris pourquoi, en mars 1997, les deux enfants de 3 et 7 ans ont été placés.

Après une vingtaine d’années de procédures vaines, 27 témoins ont parlé de 80 victimes connues de ce réseau. 9 familles, soit 17 enfants victimes pâgés de 3 à 12 ans ont porté plainte, et toutes ont été rejetées ou classées les unes après les autres.

Un résultat qui peut sembler incroyable, mais Outreau n’était pas franchement mieux.

Tous les témoignages désignent les mêmes protagonistes, les mêmes lieux, le même mode opératoire et souvent les mêmes victimes.

Les victimes, elles, sont généralement allocataires des minima sociaux, certains ont été en prison, certains ont eu leurs enfants placés par les services sociaux. Elles ont des difficultés psyschologiques et n'ont jamais été aidées. 

 

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Une chose est sûre : sans les réseaux sociaux, cette affaire n’aurait jamais existé. Et elle ne sortira pas sans une pression de la société civile. Aux amis espagnols de dénoncer, de saisir les médias, d'organiser des manifestations devant les tribunaux, d'appeler d'autres victimes à parler. 

On sait désormais que les réseaux sont interconnectés, qu'il passent les frontières au grés des déplacements de leurs membres, et que ce qu'il se passe en Espagne, en Belgique, en Angleterre, en Italie, aux Pays-Bas notamment, n'épargne certainement pas la france. Il est clair que l'obstruction a été totale dans cette affaire, il n'était pas question de parler de ce système mafieux, de prostitution de mineurs, de pédopornographie et de meurtres d'enfants pour le plaisir de sadiques dont la place est au fond des égouts. 

L'affaire est à suivre.

 



[1] Je parle notamment du dénommé Cyril Legann, alias "Babar", un proche de Jeremstar qui ne se cache pas d'être attiré par les jeunes, et dont plusieurs personnes ont évoqué ce penchant. Babar, donc, a réalisé deux films avec Bernard Alapetite en 2005 et 2006 : "Comme un frère" et "Vincent River", deux films gays. Un troisième larron autour de Babar et Jeremstar, un certain "Babybel" (Pascal Cardonna), sent aussi le souffre en raison d'accusations d'agressions sexuelles et même de viols sur des ados. Vu de loin, cette affaire semble surréaliste, mais je conseille de regarder de plus près car Jeremstar est très populaire chez les ados et les jeunes, et ses vidéos aux contenus souvent douteux font fureur.

[2] Une première plainte a été déposée le 7 avril 1997, contre Farina essentiellement. Puis les petites ont davantage raconté ce qu'elles subissaient, et ont parlé des films, des viols collectifs, et une deuxième plainte a été déposée le 28 avril.

[3] Notamment le trafic de cocaïne en provenance du Panama, du trafic d’armes, des bakchichs pour payer des juges, du favoritisme dans les marchés publics, du trafic d’or, notamment.

[4] Alapetite est connu depuis longtemps en France. Dans les années 80, il a été le photographe attitré de deux revues gay, « Gaie France, revue de pornographie d’adolescents » et « Beach Boy », vendues en kiosque. Dans ces revues, dont l'une était dirigée par le néonazi Michel Caignet, on trouvait des aopologies de la pédophilie et des références au nazisme, ainsi que des évocations de rites lucifériens. « Plusieurs collaborateurs de ces revues, du responsable des abonnements aux rédacteurs, en passant par les photographes, sont connus pour leur engagement dans des organisations néo-nazies et pour leur participation à diverses sectes, soit druidiques, soit lucifériennes”. Par ailleurs, "ces différentes revues donnèrent régulièrement la parole au GRECE (Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne) et à la Nouvelle droite. Bernard Alapetite avait collaboré à des revues politiquement militantes, telles que Défense de l’Occident, du négationniste Maurice Bardèche, ou Éléments, la revue de la Nouvelle droite française dirigée par Alain de Benoist. Le magazine pédophile Gaie France était dirigé par le néo-nazi Michel Caignet”  

[5] D'après les repentis, le groupe faisait dans le trafic de coke. La cocaïne arrivait depuis le Panama, puis deux entrepreneurs membres du réseau et pédophiles également, réceptionnaient les cargaisons et les répartissaient entre les vendeurs.

[6] Il s'agissait des filles âgées de 4 et 6 ans d’un gitan, qui devait de l’argent au réseau. Ce sont ces fillettes qui ont été achevées par Fabra et Alapetite. Je vous épargne la description des faits, mais la scène, entièrement filmée, est une des plus trash dont j’ai connaissance. Ce double assassinat (car la mort était programmée) a eu lieu en présence de nombreux adultes, et il y avait même des "invités" pour cette "fête spéciale" dont l'objectif était de donner à ces "invités" la mort en direct des fillettes. Il s'agissait d'un "snuff movie", et toute l'équipe de tournage de la bande était présente. L'un des clients, venu déguisé, était selon un des repentis, un député local, ami proche de Fabra (qui demandait à tout le monde de voter pour lui), devenu président du gouvernement régional.

[7] Selon L’Humanité (3 octobre 2013), « Castellon, sous l’ère Fabra, c’est, entre autres, un aéroport flambant neuf où aucun avion n’a jamais atterri. Il aura fallu pas moins de dix ans d’enquête, neuf juges et quatre procureurs pour que Fabra se retrouve dans le box des accusés sur plainte de l’entrepreneur Vicente Vilar. Ce dernier, qui purge actuellement une peine de prison pour agression sexuelle, a levé le voile sur les pots-de-vin qu’il versait à Fabra en échange de faveurs politiques auprès des ministères et autres entités publiques. L’ex-épouse du baron valencien est également poursuivie pour une fraude d’un montant de 400000euros. En lespace de cinq ans, la fortune des Fabra a quadruplé, a rappelé hier El Pais”. Ca n’empêchait pas RAJOY de le qualifier de “citoyen exemplaire”! Le président de la communauté de Valence aussi a été très gentil, comparant l’enquête judiciaire à un “lynchage”, avant de démissionner en 2011 pour le scandale de corruption Gürtel. FABRA risquait 13 ans de prison…