donde vamos

26 novembre 2014

Affaire Amidlisa: appel à la mobilisation le 8 décembre

Dans moins de deux semaines, le procès en appel pour dénonciation calomnieuse de l'affaire Amidlisa aura lieu. Dans ce dossier sordide, trois enfants ont dénoncé des viols collectifs, et ont dit avoir asssité à des meurtres d'enfants. Il est essentiel de venir en masse pour montrer un soutien citoyen à la famille de ces trois enfants.

 

Voici le récit de cette affaire par la grand-mère des enfants:

 

Ce qui est reproché à Sophie, la mère des enfants, c'est tout simplement d'avoir porté plainte, même pas pour des viols mais pour une agression sexuelle. Le lendemain, elle perdait ses enfants, placés en foyer par le procureur avant d'être confiés à la garde exclusive de leur père qu'ils dénonçaient. Pendant des jours, elle n'a pas su où se trouvaient les trois petits.

Que doit faire une mère dont la fille revient visiblement traumatisée d'une visite chez son père, et qui raconte une agression sexuelle par un copain du paternel? Doit-elle prendre a priori sa fille pour une menteuse? OU doit-elle prendre le risque d'une condamnation pour dénonciation calomnieuse avec des dommages et intérêts démentiels à verser à la "victime" (le père)?

74667371Rappelons que le code pénal (article 40) oblige toute personne ayant connaissance d’un crime ou de mauvais traitements infligés à un mineur âgé de moins de 15 ans ou à une personne particulièrement vulnérable, d’en informer les autorités judiciaires ou administratives.

Tout adulte normal va alors directement à la police ou à la gendarmerie, où on va lui dire qu'il doit porter plainte. Et là, c'est le cercle vicieux. Comme la très très grande majorité de ces affaires sont classées sans suite, un boulevard est ouvert pour toute personne accusée qui souhaiterait arrondir ses fins de mois via la plainte pour dénonciation calomnieuse.

Il s'agit d'un procédé utilisé à grande échelle, surtout depuis qu'un classement sans suite est considéré comme un jugement.

Parce que dans ce dossier, ce qui est incroyable c'est que la justice n'a jamais jugé la question des viols: on ne peut donc pas affirmer qu'ils n'ont pas eu lieu. Sur la base de quoi, alors, condamner Sophie et Jack, son ebau-père qui comparaît en même temps qu'elle?

Sophie, sa mère et son beau-père ont pourtant été placés en garde-à-vue durant 48 h avant d'être mis en examen pour dénonciation calomnieuse, en 2009.

 Aujourd'hui, les enfants, qui étaient très attachés à leur mère, ne voudraient plus la voir.

On comprend en tout cas mal pourquoi Sophie et Jack doivent passer au tribunal le 8 décembre. Si la justice française permet cela, c'est qu'il y a comme un dysfonctionnement.

 

maxresdexeefaultRendez-vous le lundi 8 décembre à 14h, à la 7 e chambre correctionnelle de la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence (palais de justice Monclar, rue Peyresc).

 

Il est très important d'être là, car c'est uniquement la mobilisation citoyenne qui a permis d'éviter le carnage dans cette affaire jusqu'à présent. En première instance, en janvier 2014, ils ont été condamnés à 6 mois de sursis, avec 18 mois de mise à l'épreuve, et interdiction pour Jack d'entrer en contact avec les enfants. En outre, il a une "obligation de soins". Mais, le pire, ce sont les 12.000 € de dommages et intérêts qu'ils doivent verser à la "victime", le père des enfants.

En tant que citoyens, nous devons être présents pour montrer que nous ne sommes pas dupes et que nous demandons une justice efficace, qui aille au bout des dossiers, et qui tente réellement de protéger les victimes comme le précisent nos lois.

 

Pour s'informer:

>Un blog qui raconte le fond de l'affaire dans le détail.

> Un blog qui relate la succession de procédures.

 > Interview des grands-parents des enfants qui expliquent toute l'affaire, en détail:

 

 

25 novembre 2014

Outreau l'autre vérité, un documentaire indispensable

Le documentaire (et pas une fiction comme le film de Marecaux) sur Outreau, à voir absolument avant de prendre position sur cette affaire sordide. D'après le dossier d'instruction, plusieurs réseaux pédophiles se croisent dans cette affaire où presque tout le monde a été acquitté. Qu'on vienne me prouver l'inverse!

 

 

Voici le documentaire produit par Bernard de la Villardière et l'association Innocence en Danger, réalisé par le journaliste Serge Garde. Sachez tout de même qu'ils n'ont pas pu tout dire. Beaucoup de faits sont aujourd'hui censurés, censurables. Lisez entre les lignes, cherchez à comprendre comment ont vécu ces enfants victimes, qui a payé pour les partouzes.

24 novembre 2014

Angleterre: où l'on parle de politiciens assassins d'enfants

2014-11-23_122332Jimmy Savile et ses copains défraient ma chronique depuis deux ans maintenant. Dès le début, on avait évoqué des meurtres d'enfants. Voilà que désormais, ce sont les médias officiels qui en parlent: la police soupçonne pas moins de 17 meurtres d'enfants irrésolus liés au réseau pédophile VIP. Un réseau tentaculaire, avec ses fournisseurs, ses consommateurs, ses maîtres chanteurs, dont on n'a pas fini de faire l'organigramme. En tout cas, le voile se lève sur des meurtres sadiques commis par des politiciens protégés par les services anglais et étrangers.

 

Pour bien comprendre, on va tenter de reprendre les faits dans l'ordre chronologique. Plusieurs meurtres ont été commis dans ce dossier, bien que le réseau soit resté largement impuni à part quelques hommes de main passés pour des cas sociaux, marginaux et débiles. On a par contre laissé filer les clients VIP de ce réseau, qui ont manifestement été protégés par les services de renseignements.

Ce dossier est explosif, car il montre à quel point une bande de pédophiles sadiques étaient liés aux pédophiles VIP, ceux du gouvernement, des députés, des agents du MI5, des flics. En fait, cette affaire est le pendant anglais de l'affaire Dutroux.

 

Elm Guest House

Elm-Guest-House-in-Barnes-PictureEntre 1979 et 1982, une sorte d'auberge chic à Londres, Elm Guest House, a été le point de rencontre de nombreux pédophiles qui violaient des mineurs pris dans les orphelinats des alentours, notamment Grafton Close. La clientèle était assez variée, mais toujours huppée: il y avait des stars du show biz, comme Jimmy Savile, Chris Denning ou Cliff Richard, des politiciens comme les députés Cyril Smith, Charles Irving, Harvey Proctor, Peter Bottomley, Ronald Brown, Peter Brooke ou Stuart Bell, de hauts membres des renseignements, comme Peer Hayman, John Rowe [1] ou Anthony Blunt, de hauts magistrats comme Mickael Havers, des ministres ou futurs ministres tels que Leon Brittan, des avocats de haut vol comme Colin Peters [2], des pédophiles notoires tels que Warwick Spinks, John Stamford ou Terry Dwyer.

En fait, on venait de tous les coins du Royaume-Uni pour violer des mineurs à Elm Guest House.

Le bordel a cessé son activité en 1982, suite à une descente de police où, comme par miracle, on n'a trouvé sur place qu'un jeune type qui avait l'âge légal de faire ce qu'il voulait. Mais, une douzaine de victimes avaient raconté  à la police les abus sexuels qui se déroulaient dans cette maison cossue d'un quartier chic. L'un d'eux a même parlé de voyages en Hollande qu'on l'avait obligé à faire pour y subir des viols. Car, une partie de la bande des pédophiles d'Elm Guest House avait fini par s'expatrier aux Pays-Bas suite à des condamnations en Angleterre.

100407208_oIl a fallu attendre 2013 pour que John Stingemore, le directeur du Grafton Close Home, d'où venaient une bonne partie des enfants violés, soit enfin arrêté, ainsi que le père McSweene, qui violait des enfants dans l'orphelinat.

La propriétaire d'Elm Guest House, Carol Kasir, est morte soi disant d'un suicide en 1990, peu après qu'elle ait commencé à tout balancer à des éducateurs, dont la liste de noms ci-dessus. Apparemment, elle avait des photos compromettantes de nombreux pédophiles VIP De fait, il y avait une salle spéciale réservée à la production de pédoporno, et on sait que le réseau d'Elm Guest House était lié à celui des pédophiles anglais émigrés aux Pays-Bas, et qui tenaient là-bas divers bordels, comme ce fut le cas de Warwick Spinks, par exemple.

On a aussi appris que des pubs pour aller à Elm Guest House étaient diffusées dans un magazine lié au parti conservateur. D'autres pubs pour Elm Guest house étaient diffusées dans le magazine pédophile Spartacus, dirigé par John Stamford, ou dans des journaux gays.

Bref, on n'a pas vraiment parlé d'Elm Guest House dans la presse de l'époque, le scandale a été évité.

Un adolescent de 15 ans, Martin Allen, a été enlevé par un homme en 1979 dans le secteur d'Elm guest House. Malgré que 40.000 personnes aient été interrogées, selon les médias, on 'na jamais retrouvé Martin Allen. D'après le frère de Martin Allen, le dossier le concernant a probablement été détruit, et il est convaincu depuis le départ que l'establishment est impliqué dans la disparition.

Puis en juin 1981, le jeune Visham Mehrotra, 9 ans, est enlevé le jour du mariage de Charles et Diana, et cela également dans le secteur d'Elm Guest House. Quelques semaines après la disparition, le père de l'enfant reçoit un appel d'un jeune prostitué qu'il ne connaît pas, et qui lui dit que son fils a probablement été enlevé par un réseau de pédophiles avec des juges et des politiciens, basé à Elm Guest House.

L'enquête aurait vite fait le lien entre la disparition de Martin Allen et le meurtre de Vishal Mehrotra, et le bordel Elm Guest House, où une descente a été effectuée quatre mois après la découverte d'une partie du corps de Visham. Pourtant, elle aussi très vite été stoppée.

 

Le réseau Sidney Cooke

En 1984, un garçon de 7 ans, Mark Tildesley, disparaît près de chez lui et est tué au cours d'une orgie pédophile. Les pédophiles avaient pris soin de lui faire prendre un relaxant musculaire avant de le violer. Celui qui a été condamné pour le meurtre, Leslie Bailey, fait partie de la bande de pédophiles autour de Sidney Cooke et a été condamné pour deux autres meurtres d'enfants: celui de Barry Lewis tué en 1991 [3] et celui de Jason Swift. Il purgeait une peine pour ces deux meurtres quand il a révélé avoir aussi tué Mark Tildesley, dont on n'a jamais retrouvé le corps.

En 1985, on retrouve le corps d'un jeune de 15 ans, Jason Swift, qui était passé par un orphelinat d'Islington, un arrondissement de Londres où les 12 orphelinats abritaient des réseaux pédophiles couverts par les autorités. La chef du conseil local, Margaret Hodge, a été gratifiée du poste de Ministre des Enfants, créé rien que pour elle. Jason Swift était, nous dit-on, un jeune prostitué.

2014-11-23_155329L'enquête remonte jusqu'à un dénommé Sidney Cooke et sa bande de pédophiles, qu'on nous présente comme des dingues isolés, un peu des Dutroux anglais. C’est dans l’appartement de l’East End dans lequel ladite bande se retrouvait que Jason Swift aurait été tué et violé. Sydney Cooke aurait proposé à ses copains de violer Jason Swift pour 5£. C'est au cours de cette partouze où de nombreux pédophiles étaient présents que l'adolescent a été assassiné.

Lors du procès en 1989, chacun des membres du gang a rejeté la faute sur les autres, et finalement il n’y avait suffisamment de preuves que pour condamner quatre d’entre eux, qui ont fait des peines dérisoires. Seuls quatre ont été condamnés, mais en réalité il y avait au moins 12 pédophiles identifiés dans ce groupe.

En 1986, Tony McGrane, un adolescent de 13 ans lui aussi placé dans un orphelinat d'Islington, est retrouvé mort pas loin de chez lui, tué à coups de couteau par un "maniaque sexuel". Là aussi, la presse a dit qu'il se prostituait, ce que sa mère a nié fermement. Et quand bien même: un gamin de 13 ans placé à la charge des sévices sociaux n'a rien à faire sur le trottoir. Finalement, un jeune de 19 ans est passé pour le tueur. Isolé, évidemment.

Quant à Sidney Cooke, il a été libéré après 9 ans alors qu'il avait pris 19 ans, puis en 1999 il est de nouveau arrêté pour une nouvelle série d'agressions sexuelles sur des garçons, commises entre 1972 et 1981. Depuis, il serait toujours en prison.

On a ensuite appris que l'enquête sur le réseau de Cooke, baptisée operation Orchild, visait 16 pédophiles VIP, et la police disposait de photos de tout ce petit monde.

Une des victimes de Cooke a expliqué qu'il était victime de trafic et qu'on l'envoyait jusqu'aux Pays-Bas [4]. Ce témoin explique que Cooke embarquait des gamins dans les rues, pour les emmener dans des lieux où des pédophiles attendaient afin de les violer. Ledit ministre a enfin été entendu par la police, et a confirmé qu'il était présent à ces partouzes. Les médias pensaient son arrestation imminente en février, puis ça a fait pschit après une réunion au sommet concernant ce coup de filet qui, finalement, ne viendra pas.

Westminster-ring-537269La police soupçonnait que le réseau de Cooke avait commis au moins une vingtaine de meurtres, dont trois seulement ont été plus ou moins élucidés. Le réseau de Cooke, qui n'était probablement qu'un pourvoyeur de chair fraîche [5], comprenait aussi des VIP comme Jimmy Savile et Cyril Smith, député au 144 plaintes restées sans suite, et qui a donc pu continuer sa carrière et ouvrir des foyers ou écoles pour jeunes en toute impunité. et cela, d'autant plus qu'il était protégé par le MI5. Un ancien ministre est aussi cité parmi les violeurs du réseau, et on peut se demander s'il ne s'agit pas de Léon Brittan, ex ministre de l'Intérieur qui a fait disparaître plus d'une centaine de dossiers de réseaux pédophiles VIP du Home office.

Quelques pédophiles proches de Cooke ont connu des issues fatales: Leslie Bailey a été étranglé en prison par deux détenus en 1993, William Malcolm, proche de Cooke et Bailey, a été condamné pour les viols de cinq enfants, puis libéré en avance pour une faute de procédure, mais il a vite été menacé et tué d'une balle dans la tête sur le pas de sa porte alors qu'il s'apprêtait à balancer sur le réseau de Cooke, dont les VIP. On n'a, évidemment, jamais retrouvé le meurtrier, qui doit donc être à chercher du côté des services. En 2008, c'est un chauffeur routier pédophile, Andrew Cunningham,52 ans, qui a été tué dans sa caravane au sud de Londres [6].

Il est très clair que Sidney Cooke a été protégé par les flics puis par la justice, qui a fait en sorte de ne le condamner que pour un seul meurtre alors qu'on savait pertinemment qu'il était présent lors d'autres meurtres que celui de Jason Swift. Que savait ce pédophile meurtrier, et qui lui vaille une telle impunité?

 

Où l'on revient sur ce dossier sordide

sunday-people-headlineOn pensait que l'affaire était enterrée, oubliée, et que tout cela était loin. Mais cette semaine, le père de Vishal Mehortra a expliqué que l'enquête concernant l'enlèvement de son fils a été bloquée: la piste menait, encore une fois, vers ces VIP qui, manifestement, doivent rester impunis pour mieux servir les services anglais, dont on se demande pour qui ils roulent (en tout cas pas pour les enfants victimes). Le père de Vishal a transmis à la police la cassette sur laquelle il avait enregistré la conversation avec le jeune prostitué qui désignait les VIP, mais rien ne s'est passé. Une trentaine de personnes ont été interrogées, y compris des VIP, mais la famille n'a été mise au courant d'aucune avancée dans l'enquête.

Là dessus, une ancienne enquêtrice qui a travaillé sur ce dossier a expliqué que selon elle, l'enquête sur le meurtre de Vishal a été étouffée par les politiciens de Westminster. Pourquoi?

Récemment, une des victimes de la bande de pédophiles VIP a expliqué qu'il a été violé par des politiciens au Dolphin Square, un bloc de 1.200 appartements de luxe dans lequel résidait beaucoup de gratin. Ce témoin, appelé "Nick", qui avait été intégré dans le réseau par son père à l'âge de 11 ans, a dit qu'il avait assisté à trois meurtres d'enfants, tous des garçons (mais dont aucun nne correspondait à la description de Vishal Mahrotra).

Et il a désigné les coupables: des politiciens, dont un est toujours en activité.  Un député conservateur a étranglé un gamin d'une douzaine d'années alors qu'il le violait [7], à Londres vers 1980, un autre a été tué par deux types en présence d'un député, ancien ministre conservateur, et le troisième a été écrasé volontairement par une voiture durant l'été 1979.

Des jeunes des orphelinats du coin étaient recrutés comme prostitués et beaucoup allaient au Dolphin Square. Il y avait tout un système de chauffeurs qui allaient chercher les jeunes dans la rue ou les orphelinats, et qui les emmenaient au Dolphin Square pour les partouzes où les politiciens, magistrats, stars du show biz les attendaient. Ou bien ils étaient convoyés ensuite vers des hôtels comme le Ritz.

L'un de ces chauffeurs était, d'après les révélations d'un de ses anciens collègues de détention, un certain Ronald Jebson, condamné pour les meurtres de trois enfants dans les années 70. Jebson lui aurait expliqué que lorsqu'il travaillait pour une compagnie de lumousines de luxe dans le sud de Londres (à l'époque des meurtres, vers 1973-1974), il avait parmi ses clients des politiciens et des gens puissants qui étaient aussi des pédophiles. Les victimes, elles, venaient pour la plupart de milieux défavorisés, leurs parents étaient parfaitement au courant et touchaient de grosses sommes d'argent. Jebson récupérait les enfants en divers endroits puis les emmenait dans des villas. Jebson a raconté qu'il avait vu une partouze avec des enfants nus et des politiciens bien connus.

Sunday-People-02-11-2014-PAGES-8-9La police serait donc en train d'enquêter sur 200 disparitions de garçons de cette tranche d'âge et qui correspondent aux descriptions de ces trois enfants assassinés, entre 1977 et 1983, afin d'identifier ces victimes.

Ce week-end, deux anciens policiers de Scotland Yard ont déclaré que des enfants avaient été tués par des politiciens au cours d'orgies pédophiles

Des journalistes ont déclaré qu'ils ont été empêchés de diffuser certaines de ces affaires et cela au nom de la "sécurité nationale"! Cela, via une procédure exceptionnelle, la D notice qui est émise par le gouvernement, en 1984 quand le député Geoffrey Dickens avait commencé à parler du réseau VIP au Parlement.

Deux policiers, avertis de ce qu'il se passait au Dolphin Square par un politicien, et qui lui avaient promis d'enquêter, sont revenus lui dire peu après que leur hiérarchie leur avait interdit de creuser sur cette affaire.

Un officier des renseignements liés à Scotland Yard, la Special Branch, a expliqué à des inspecteurs qu'il y avait au parlement un réseau pédophile qui était "intouchable" et que même Scotland Yard ne pouvait rien faire contre eux. Pourtant, on savait bien que des enfants étaient tués par ces tarés.

Bref, il va falloir un miracle pour que l'enquête aille au bout de ce dossier. Trop de gens sont impliqués, trop de gens savent et n'ont rien dit. Hors, on a bien compris que la "grande enquête" du gouvernement n'a pas pour but d'aller au fond des choses. Seuls les médias et quelques témoins courageux ont permis que certaines choses soient mises à jour et rien ne dit que cela va changer.

 

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Le gouvernement ne réagit pas, toujours embourbé dans sa grande enquête pour laquelle manifestement aucun juge ne sera assez éloigné des pédophiles VIP qu'il devra mettre en cause. Mais il faudra quand-même quelques réponses à certaines questions, par exemple:

> Pourquoi a-t-on déjà arrêté et condamné, depuis 2012, des présentateurs télé, des DJ, des pop stars, des prêtres, des directeurs d'orphelinats, des lampistes divers et variés, mais toujours aucun politicien, alors qu'ils sont cités dans de nombreux dossiers à travers le pays?

> Pourquoi les renseignements ont-il systématiquement protégé ces pédophiles, y compris des tueurs d'enfants, élus du peuple?

> Les pédophiles VIP ont-ils été l'objet de chantages, pressions et autres manoeuvres durant leur carrière?

> Pourquoi ces meurtres? Juste par sadisme, ou bien y a-t-il un système de croyances derrière, par exemple des pratiques sataniques?

> Pour qui roulent les services qui protègent cette clique de pervers?

> Où sont tous ces dossiers disparus? Qui les a sous le coude?

 

 


[1] John Rowe, du MI5, et Terry Dwyer sont à l'origine de la transformation d'Elm Guest House en bordel pédophile, et de la diffusion de ce bon plan dans la presse pédophile type Spartacus. Il a aussi organisé des virées aux Pays Bas pour les membres du monday Club, un club du parti conservateur très à droite.

[2] Avocat au ministère des Affaires Etrangères, Peters fournissait des enfants à des clients. Il a été envoyé en taule en 1989 pour avoir participé à un réseau pédocriminel qui a abusé de centaines d'enfants. Son arrestation a fait suite à un d'enquête dans le cadre de l'Operation Hedgerow, portant sur les accusations de 150 enfants. ce réseau fournissait des enfants à diverses personnalités. Certains enfants, dont l'une des victimes d'Elm Guest House, ont dit qu'ils avaient été envoyés à Amsterdam pour y être violés dans des bordels ou dans des villas, par des politiciens notamment. Déjà à l'époque de l'opération Hedgerow, Elm Guest House donc, mais aussi le Grafton Close Children home avaient été cités. Mais, il semble que les flics n'ont pas eu le temps d'investiguer plus d'un an sur cette affaire, par exemple sur la piste hollandaise. Plusieurs enfants ont cité Colin Peters comme un pédophile qui venait régulièrement à Elm Guest House, où il tournait des films pédopornographiques. Ils ont dit avoir été drogués, et beaucoup venaient d'écoles pour enfants difficiles. Peters a pris 8 ans (y compris pour avoir tenté de corrompre le tribunal) en 1989 et ses films ont été saisis. Depuis, on n'en a plus entendu parler.  Ont été condamnés avec lui Alan Delaney, un dirigeant d'entreprise qui passait pour le cerveau de la bande, Victor Burnett et Ernest Whittington. On aurait pu aller beaucoup plus loin avec ce réseau, et même les flics ont toruvé els condamnations particulièrement clémentes. De fait, le réseau Delaney était probablement connecté avec le réseau d'un Italien appelé Moncini, tombé en 1988, et qui procurait des enfants pour des partouzes satanistes.

[3] Les flics sont tombés sur ce meurtre en enquêtant sur des snuff movies tournés dans le coin à cette époque, avec des viols d’enfants. Ils pensaient qu’environ 25 enfants avaient probablement été enlevés par le réseau pédophile derrière ces films.  Barry Lewis a également été tué lors d’une partouze après avoir été enlevé dans la rue et emmené dans l’appartement du groupe dans l’East End, où Jason Swift a également été tué. Il a également été drogué, puis violé par sept ou huit hommes. Où sont les autres coupables ?

[4] On tombe sur Cooke ainsi que sur Leslie Bailey, Steven Barrell et Robert Oliver dans l’enquête d’une assistante sociale belge membre de l’association Morkhoven, qui a travaillé… sur le dossier Zandvoort et le milieu des réseaux pédophiles hollandais. Gina Pardaens avait cherché Manuel Schadwald, un allemand de 13 ans envoyé dans les bars à partouzes pédos des Pays Bas par la bande du réseau Zandvoort. Elle a été assassinée en novembre 1998, peu après avoir fait le lien entre l’enlèvement de Manuel Schadwald et les services secrets allemands, via l’implication du beau père du gamin, Rainer Wolf. Dans le dossier de Gina Pardaens sur Warwick Spinks, un pédo adepte de snuff movies qui a vendu des enfants anglais aux Pays Bas, a tenu des bordels pour pédos dans ce même pays, puis en République Tchèque, où il vient de reprendre ses activités après une libération anticipée de son pays natal, l’Angleterre. Spinks a quitté l’Angleterre aux lois trop répressives pour les Pays-Bas, où il a retrouvé de nombreux compatriotes. Il faisait de nombreux voyages à Berlin ou à Prague, et ramenait des adolescents pour leur faire tourner des films pédos ou pour les prostituer à Amsterdam. Parmi les proches de Warwick Spinks, on trouvait John Stamford, éditeur de la revue pédophile Spartacus, qu’on retrouve aussi en Angleterre dans l’affaire Elm Guest House, cette auberge chic à Londres, où de vieux puissants venaient violer des enfants pris dans les orphelinats du coin, mais aussi dans l’affaire du Paedophile Information Exchange, une plateforme d’échange de contenus pédos, par laquelle les membres du PIE s’échangeaient aussi les bonnes adresses.

[5] On sait que Cooke embarquait des mineurs pour les amener dans diverses villas et autres lieux de partouzes. La police dispose de photos de ces VIP, dont Cyril Smith, entrant ou sortant des lieux où se déroulaient les orgies pédophiles.  Un flic a expliqué qu'ils s'apprêtaient à tous els arrêter quand l'opération a été stoppée net.

[6] mais dans ce dossier, un témoin providentiel a expliqué que des ados s'en étaient pris à Cunnigham le jour de sa mort. En tout cas, les meurtriers, qu'on n'a pas retrouvés, lui ont coupé les parties génitales. La veille, il était encore entouré de gamines.

[7] Dans ce genre de dossier, le fait d'étrangler un enfant pendant qu'il est sodomisé revient régulièrement. C'est comme cela que Sidney Cooke aurait aussi tué Jason Swift, par exemple.

19 novembre 2014

Sur les abus sexuels rituels en Ecosse, entre massacre et étouffement

2014-11-10_223806Zoom sur la question des abus rituels en Ecosse. Alors que deux associations viennent de tirer la sonnette d'alarme au sujet de l'existence d'abus sexuels sataniques sur des enfants, il est temps de faire le point sur les diverses affaires, toujours étouffées, d'abus organisés de ce type en Ecosse. Et sur la situation aujourd'hui, qui ne semble pas du tout s'être améliorée.

 

Il existe plusieurs associations locales qui viennent en aide aux victimes d'abus rituels. Ceci amène à se dire que là-bas, non seulement le problème est admis comme une réalité par certains, mais en plus qu'on tente d'apporter une aide spécifique à ces victimes. Il y a  par exemple Izzys Promise et RANS (Ritual Abuse Network Scotland) basées à Dundee, ou Break the Silence.

Même le site officiel du gouvrnement écossais parle des abus sexuels rituels, expliquant qu'ils commencent généralement dans la petite enfance, que les victimes sont contraintes au silence, que les abuseurs agissent en groupe, et que parfois ces abus sont basés dans des orphelinats ou d'autres institutions. On y parle des délires "spirituels" de certains de ces groupes, d'enlèvements d'enfants comme étant une pratique assez courante, d'exploitation sexuelle des enfants...

En 2004, un scandale a bien failli éclater dans l'île de Lewis, où divers abus commis sur plusieurs enfants pouvaient bien relever de pratiques rituelles sataniques, avec orgies et viols de mineurs. Aujourd'hui, l'affaire passe une arnaque suite aux rétractations publiques d'un témoin clé en 2006 [1], mais aussi parce qu'après avoir entamé une enquête, la police a déclaré qu'il n'y avait aucune preuve.

2014-11-10_225320Pourtant, les travailleurs sociaux avaient relevé 220 faits d'abus entre 1990 et 2000, dont des accusations d'abus rituels impliquant au moins quatre adultes [2]. Les enfants d'une seule famille au centre du dossier ont eu à rencontrer pas moins d'une centaine de médecins. Là aussi, les enfants avaient parlé d'argent échangé entre les adultes après les viols. Malgré un dossier de 220.000 pages, personne n'a été condamné.

Dans cette affaire, comme avec Outreau chez nous, on a largement mis en avant les adultes "injustement" attaqués, et les médias ont beaucoup pleuré avec eux en parlant de "chasse aux sorcières". Dans cette affaire, finalement, les victimes étaient les adultes.

En 1986 déjà, une fillette avait décrit des abus sataniques, à Orkney [3], d'autres enfants ont parlé ensuite mais personne n'a été condamné bien que des travailleurs sociaux avaient pris l'affaire au sérieux. Plusieurs enfants avaient été placés en 1990, mais -comme à Outreau d'ailleurs- une pétititon a été lancée par les voisins pour que les enfants soient rendus à leurs familles. D'autres enfants ont été placés en février 1991, juste avant le procès.

Un groupe de soutien mené par un médecin du coin a été mis en place pour ce procès, mais au bout d'une seule journée le juge a décidé de renvoyer les enfants dans leurs familles. Aujourd'hui, une des victimes concernées explique que si les abus entre plusieurs familles étaient réels, il n'y avait rien de stanique [4].

A la même époque, aux Etats-Unis, on était en pleine "panique des abus rituels": des affaires de gamins violés lors de rituels ont surgi dans des dizaines d'écoles et crèches à travers le pays (comme dans l'affaire de la maternelle McMartin), mais on a conclu grâce à des "experts" pédophiles comme Richard Gardner ou Ralph Underwager que tout était bidon et que les centaines d'enfants concernés avaient tous menti. Pour cela, Gardner a été parler de "faux souvenirs" à des centaines de procès à travers le pays.

En 2010, une ancienne travailleuse sociale de la région de Dundee (à l'est de l'Ecosse) a publié le livre "Where Angels Fear: Ritual Abuse in Scotland", dans lequel elle décrit les lieux où des abus rituels évoqués par de nombreux survivants auraient été organisés. Elle demande qu'enfin on les croie, car selon elle, le nombre d'enfants victimes et tués lors de ce type d'abus est impressionnant.

A Dundee, de nombreux abus auraient eu lieu dans des églises ou des cinémas de West End ou Ballumbie (où il y a un golf), des quartiers résidentiels au bord de Dundee, mais aussi dans le secteur d'un terrain de golf au nord de la ville, au Mains Castle, au Kinfauns Caslte, à Parth, la ville voisine, et dans de nombreux autres endroits... Dans ces lieux, des abus de type satanique ont eu lieu, d'après les récits de survivants, et il devrait être possible de trouver des preuves.

 

Certains de ces abus avaient des rapports avec la franc maçonnerie, selon certaines victimes.

L'association Izzys Promise a expliqué la semaine dernière dans la presse que des abus rituels avaient toujours lieu à Dundee et ailleurs en Ecosse, que des enfants qui naissaient n'y étaient jamais enregistrés, que des bébés étaient avortés pour servir lors de scrifices. Une autre association locale parle de snuff movies et de pédopornographie organisée en réseau.

Cette semaine, on a appris que des enfants étaient enrolés très jeunes dans ces cycles d'abus rituels en Ecosse. Des victimes ont raconté avoir été obligées à perticiper à des meurtres quand elles étaient enfant, ce qui est un moyen d'impliquer leur victime et de la faire taire. On notera que le même processus est décrit par Regina Louf, par exemple, ainsi que par d'autres victimes d'abus rituels en Europe. 

Izzys Promise "a reçu jusqu'à cinq appels par jour de survivants d'horribles cérémonies qui comprenaient des vols de bébés et des abus sexuels" qui se sont produits dans le secteur, lisait-on dans The Courrier du 17 novembre.

daniel-manuela-rudaIl est clair également que derrière ces abus, il y a tout un système de croyances, des références pseudo religieuses.

On se doute que personne ne va réagir officiellement à ces déclarations, ou bien on va nous ressortir l'histoire de la "chasse aux sorcières" grâce à laquelle ona pu occulter pendant 30 ans des abus sataniques qui, hélas, ont bien l'air de se multiplier, que ce soit en Angleterre ou ailleurs y compris en France. En tout cas, la police a déclaré n'avoir aucun dossier de ce type dans ses placards.

De fait, on préfère se dire que les satanistes sont des allumés isolés.

L'Ecosse (et l'Angleterre), c'est justement là qu'une certaine Manuela Ruda, 23 ans, arrêtée en 2002 en Allemagne pour un crime qu'elle et son compagnon ont revendiqué comme étant d'inspiration et même de facture sataniste [5], a déclaré avoir appris à boire du sang et autres joyeusetés du genre, comme se faire enterrer vivante ou dormir dans un cercueil.

Toutefois, pas d'inquiétude car, dit-elle, le sang était donné par des personnes volontaires. Elle explique que c'est à l'âge de 14 ans que Satan est venu à elle.

Mais, là-bas comme ici, on évite systématiquement de parler de crimes sataniques, afin de ne pas affoler la population. Cependant, parfois, certains sont un peu trop voyants, comme chez nous avec les pillages de cimetières notamment à Carpentras, alors ça finit par sortir dans les médias.

 

L'affaire Hollie Greig

Hollie Greig est une petite fille trisomique, qui après la séparation de ses parents en 2000, révèle à sa mère des abus sexuels commis par son père et ses amis sur elle et d'autres enfants, cela dès ses 6 ans et durant plusieurs années. Selon un dénommé Robert Green qui s'est penché sur cette histoire et qui en a réellement pris plein la figure pour cette raison [6], Hollie aurait nommé 22 coupables à la police, parmi lesquels plusieurs membres de sa famille paternelle, un juge, un policier de la police scientifique, des membres du corps médical ou encore son éducatrice et son mari.

Elle  a expliqué que son oncle maternel, mort dans un véhicule en stationnement qui a subitement pris feu en 1997, avait surpris son père alors qu'il était en train de la violer, si bien que son père l'a menacé de le tuer et cela, juste avant son décès prématuré.

CCE29092014_0000011 jours après la déposition d'Hollie, sa mère est embarquée par les flics et envoyée en hôpital psychiatrique, pendant qu'Hollie est ramenée aux bons soins de son père par les services sociaux d'Aberdeeen. On peut dire que la réaction a été hyper rapide, hyper tranchée, sans aucune mesure, un peu comme dans l'affaire du Var chez nous. De plus, la maman n'a jamais pu voir les rapports médicaux concernant sa fille.

Aucune instruction n'a eu lieu sur le fond de l'affaire, bien que finalement la mère ait été déclarée parfaitement saine d'esprit. Il a fallu trois ans à une juge pour décider s'il y avait lieu de creuser ou pas. Pourtant, Hollie a reçu 13.500£ de compensations pour un crime qui ne s'est donc jamais produit, selon la justice. Du jamais vu (sauf à Outreau, si l'on en croit certains acquittés...).

D'après Robert Green, la personne qui était chargée du suivi d'Hollie faisait partie du réseau, et le flic chargé de mener une vraie enquête était un de ses amis. Il a fini par reconnaître qu'il n'avait rencontré ni les abuseurs, ni les victimes avant de conclure qu'il n'y avait rien à signaler.

Pourtant, quatre rapports rédigés par trois experts différents affirment qu'Hollie a bien subi des abus sexuels et avait perdu sa virginité, mais comme par hasard ces pièces ont été écartées de l' "enquête" de police. Idem avec le rapport d'autopsie de l'oncle d'Hollie, qui évoque des traces de coups, et une agression physique juste avant la mort.

Dans ses déclarations à la police, Hollie aurait dit avoir assisté au meurtre rituel d'un homme et avoir été obligée à prendre part à ce rituel.

Le magistrat qui aurait étouffé l'affaire, selon Green, s'est ensuite retrouvé promu au poste d'avocat général d'Ecosse. Très peu de médias nationaux ont parlé de l'affaire, et ceux qui l'ont fait, comme le UK Column, ont été menacés par des cabinets d'avocats.

Cette histoire passe aujourd'hui pour une arnaque dans la presse officielle et sur moult blogs et sites qui disent traquer les conspirations. De très, très nombreux blogs ont surgi sur le net, pour remettre au cause la version de Hollie et de sa mère, et nier chaque élément. Certains de ces blogs ont été créés par des gens qu'Hollie a nommés comme abuseurs. En revanche, les blogs des soutiens d'Hollie disparaissent les uns après les autres.

 

L'affaire du massacre de Dunblane

Je ne vais pas m'étendre sur ce massacre, survenu en 1996 dans une école dans une ville écossaise de 7.000 habitants: j'en ai déjà parlé ici. Un "fou" est entré hyper armé dans l'école et a tué seize enfants et leur institutrice avant de se suicider [7], selon le scénario devenu classique depuis. Sauf que le tueur était pédophile, chef scout et franc-maçon, et que ce sont des politiciens francs-maçons avec lesquels il entretenait une correspondance et qui lui ont permis d'obtenir son port d'armes.

En outre, Blair a mis un secret de 100 ans sur cette affaire, c'est-à-dire le même niveau de censure que pour les grands secrets d'Etat. Il s'agit d'un scandale, mais bizarrement tout le monde est resté en place.

Là aussi, inutile de préciser que l'enquête (enquête Cullen), noyautée par la franc maçonnerie, a été complètement bâclée, et qu'on a surtout évité de parler de réseau pédophile et de corruption de la justice. On ne saura (peut-être) que dans 80 ans de quoi il retourne, si toutefois les dossiers n'ont pas été passés à la broyeuse.

"Je crois qu'Hamilton était un fournisseur important de matériel ponrographique à un réseau d'hommes important en Ecosse Centrale, incluant des officiers de police qui l'ont protégé de nombreuses accusations d'abus sexuels sur des camps de garçons et des clubs qu'il gérait", a déclaré un témoin du drame de Dunblane qui ne croit par contre pas du tout à la version officielle.

dunblane 2Un politicien écossais bien connu est Gordon Brown, ancien bras droit de Tony Blair et ancien premier ministre. Selon le journaliste anglais basé en Allemagne Mike James, Brown serait un pédophile connu de la police depuis bien longtemps. Mais, il aurait été protégé par le Labour, alors au pouvoir, parce que Blair voulait absolument envoyer l'Angleterre dans la guerre en Irak [8] et qu'il ne voulait pas d'un scandale pédophile en plus.

Lord Peter Mandelson, impliqué dans l'étouffement de l'affaire de Dunblane et passé par la commission européenne [9], Lord Robertson, ministre de la Défense, nommé secrétaire général de l'OTAN en 1999, qui aurait été très proche d'Hamilton et dont les trois enfants ont fréquenté l'école primaire de Dunblane, et le procureur Goldsmith (aussi impliqué dans l'étouffement) auraient également été membres du réseau pédophile d'élite en Ecosse.

Tous seraient franc maçons, et auraient organisé le massacre de Dunblane pour étouffer le scandale et tuer des témoins de leurs agissements. Mike James le dit, et apparemment un membre de l'équipe de la Queen Victoria School, où rôdait Hamilton, le confirme.

Après le massacre, Robertson s'est fait le porte parole des victimes et a mené campagne, avec succès, pour restreindre drastiquement le droit d'avoir des armes à feu. Pourtant, c'est bien lui qui aurait signé le document permettant à Hamilton d'avoir une arme capable de tirer des balles explosives, mais il a poursuivi tous ceux qui avaient dit cela publiquement.

D'après Mike James, les services US et le mossad étaient parfaitement au courant de l'existence de ce réseau.

Nous, en tout cas, on n'est pas près d'avoir le fin mot de l'histoire. Malgré une dizaine d'enquêtes en tous genres (services sociaux, justice, administration...) sur le massacre de Dunblane, jamais un mot n'est sorti officiellement sur le rôle de la franc maçonnerie dans cette tuerie, et encore moins sur son rôle dans l'étouffement de l'affaire.

 


[1] En 2006, on a trouvé un témoin un peu simple d'esprit qui avait expliqué qu'on l'avait poussée à déclarer des choses bien pires que ce qu'il s'était passé en réalité, et a déclaré qu'elle avait menti.

[2] Mais en réalité c'est tout un groupe de personnes, hommes et femmes, qui auraient été impliqués dans cette affaire, dont certains revendiquaient leur goût pour l'occultisme.

[3] Les enfants avaient raconté des scènes de cérémonies où des dizaines d'adultes étaient présents, avec des viols collectifs d'enfants, d'un homme masqué appelé "the Master", d'adultes qui dansaient nus en cercle... Suite à cela, 17 enfants au total ont été placés par les services sociaux, et quatre familles ont été sous le coup d'une enquête. Finalement, les acquittés ont reçu 40.000£ d'indemnités.

[4] Elle explique que les enquêteurs ont poussé les enfants à raconter des horreurs.

[5] Ils ont tué un ami de 66 coups de couteau car satan leur avait demandé. Ils ont été condamnés à 13 et 15 ans de prison.

[6] Green a été arrêté en 2010 et forcé à ne plus parler de cette histoire. Il avait beaucopup énervé la magistrature, qu'il avait largement mise en cause. En 2012, il a été condamné à un an de prison pour avoir diffusé des tracts parlant de l'affaire, lorsqu'il s'est présenté pour être député d'Abrdeen dans l'intention d'exposer l'affaire. Il n'y avait pas de jury à son procès, et il 'na pu faire venir aucun témoin. Les irrégularités ont été si nombreuses qu'on ne peut pas parler d'un procès honnête. D'autres l'ont attaqué pour diffamation. 

[7] Toutefois, ledit scénario est assez peu crédible et certains estiment qu'Hamilton a été tué exprès.

[8] Avec la fausse excuse des armes de destruction massive qu'aurait détenu Saddam, et à laquelle personne ne croyait déjà à part ceux qui regarent les JT des chaines d'info continue. On n'a d'ailleurs jamais retrouvé ces armes, que nous avions bien vendues à Saddam dans les années 90, mais qui ont été détruites avec les bombardements de l'Irak après les guerres du Golfe.

[9] Selon Mike James, à Bruxelles, Manselson était connu pour fournir des mineurs qu'il faisait kidnapper aux partouzes de la commission européenne.

 

18 novembre 2014

BREVE: Plainte contre l'Etat dans l'affaire Eliane Kabile, faux actes de décès et trafic de cadavres

98774042Revenons sur l'affaire Eliane Kabile, cette dame mystérieusement décédée à l'hôpital en 2001, et dont la famille n'a jamais réussi à retrouver  le corps malgré que trois autopsies aient été pratiquées. Récemment, la famille s'est retrouvée avec trois certificats de décès aux numéros et dates différents pour Mme Kabile. Depuis 14 ans, les procédures s'accumulent car la famille est poursuivie... pour diffamation! Mais, les proches d'Eliane Kabile ne lâchent rien. 

 

Il y a quelques jours, la soeur d'Eliane Kabile était dans les transports en direction du tribunal où elle devait à nouveau comparaître pour une plainte en diffamation de l'hôpital de Gonnesse, quand ledit tribunal l'appelle pour lui dire que l'audience est annulée. Tiens donc, manquerait-il quelques pièces au dossier? Aurait-on compris que les charges ne tiennent pas la route?

En septembre, on avait parlé de cette histoire d'actes de décès manifestement falsifiés, puisqu'on ne peut pas avoir deux numéros de décès pour la même personne, et surtout on ne peut pas avoir un acte de décès dressé APRES la transcription de ce même acte de décès. Pourtant, c'est ce qu'il s'est produit dans le cas d'Eliane Kabile. L'avocat du fils de Mme Kabile a donc porté plainte contre l'agent judiciaire de l'Etat pour voies de fait et déni de justice [1].

La famille sera entendue le 9 décembre à ce sujet.

86832552_oEn effet, on comprend qu'avec ces nouveaux éléments tout à fait inattendus, on a mis le doigt sur un couac monumental.

Si ces documents d'état civil ont été trafiqués, cela met en cause la ville où le décès a eu lieu, mais aussi la ville où résidait Mme Kabile, et où a été faite la transcription de l'acte de décès. On peut aussi se demander pourquoi de tels documents auraient pu être falsifiés. Que fallait-il cacher?

Rappelons qu'Eliane Kabile s'est rendue à l'hôpital pour un problème à la jambe, et qu'après d'innombrables prélèvements de sang, elle a fini par mourir à l'hôpital, ce que l'on a d'abord caché à la famille.

Quand ensuite la famille a demandé une autopsie pour connaître la cause du décès, ce n'était pas le corps d'Eliane Kabile qui se trouvait dans le cercueil puisqu'il s'agissait d'une femme à la peau blanche. Ce n'est peut-être qu'un détail pour les autorités, mais cela a fortement étonné la famille d'Eliane Kabile, d'origine Martiniquaise.  Une seconde autopsie est donc demandée, et là surprise: plusieurs morceaux de corps, y compris une cage thoracique d'enfant, se trouvent mélangés dans le cercueil.

Selon le journal France Antilles, l'avocat du fils d'Eliane Kabile a aussi "déposé une plainte à l'encontre de l'hôpital des Gonesse, des mairies de Gonesse et de Sarcelles, de l'institut médico-légal de Garches, du professeur Durigond, de l'Institut médico-légal, des professeurs Rivebery et Urbajtel, experts judiciaires, du docteur Torjman, médecin de Mme Kabile, et du docteur Deliou à l'hôpital de Gonesse à l'époque des faits. Le parquet doit se prononcer tout prochainement sur les suites qu'il y donnera. Faute de suite favorable, la famille d'Eliane Kabile prévoit de saisir le doyen des juges d'instruction d'une plainte avec constitution de partie civile".

2014-11-18_102803En effet, il serait fort étonnant que la justice classe cette plainte, car seule une instruction en bonne et due forme, menée rapidement, pourra lever le voile sur l'affaire des actes de décès.

Même si, on le comprend bien, admettre que des magouilles ont été opérées avec lesdits actes de décès amènerait inévitablement à chercher la raison de ces magouilles, et que là on risque, probablement, d'en arriver à des histoires de trafic de cadavre.

Là encore, dans quel but aurait-on manipulé ce corps?

Il faudra bien trouver des explications à toutes ces questions, et à des dizaines d'autres, que se pose la famille dans ce dossier. En face, il faut bien le dire, les autorités ont été plus préoccupées par les plaintes déposées contre la famille que par les plaintes déposées par la famille qui a constaté de nombreux "dysfonctionnements", comme on dit poliment.

 


 

[1] L'agent judiciaire de l'Etat représente l'Etat devant les tribunaux. C'est donc lui qu'on doit poursuivre si on estime que l'Etat a commis une faute lourde dans ses administrations.

 

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17 novembre 2014

Enfants disparus et tués en Isère: des dossiers sabotés?

l-affaire-des-disparus-de-l-isere-7615046vqnyv_1713En l'espace de 16 ans, 11 meurtres et disparitions d'enfants ont eu lieu en Isère, dont Grenoble est le chef-lieu. Seuls deux de ces meurtres auraient, selon la justice, été résolus, et les dossiers de deux meurtres viennent d'être enterrés. La justice dit avoir exploré toutes les pistes, ce qui ne semble pas être l'avis des familles. En tout cas, comme dans le dossier des disparues de l'Yonne, comme dans l'affaire Alègre et bien d'autres, on a pu constater quelques "dysfonctionnements" assez incroyables dans des affaires aussi graves.

 

Entre 1980 et 1996, 11 enfants âgés de 5 à 13 ans ont été tués ou portés disparus dans ce département d'1,2 millions d'habitants (aujourd'hui). On est dans la région de Grenoble, pas loin de la Suisse et de l'Italie, tout près de Lyon.

Pour situer le tableau, pendant cette période, de 1983 à 1995, le maire RPR de Grenoble était Alain Carignon, dont on se rappelle les démêlés avec la justice [1]. En 1986, Carignon, élu député, entre dans le gouvernement Chirac, et de 1985 à 1997 il est président du Conseil général de l'Isère.

Grenoble, c'est aussi le secteur où a eu lieu une partie de l'affaire du Temple Solaire, avec un des trois "suicides collectifs" qui s'est produit dans le Vercors, et c'est là que l'affaire a été "instruite".

Aujourd'hui, la mafia sicilienne semble bien implantée à Grenoble, avec quelques débordements tels que l'assassinat à l'aide d'une carabine de chasse à lunette d'un détenu dans la cour de la prison juste avant qu'il n'aille voir le juge, en 2008.

 

Les meurtres et disparitions

2014-11-17_212635Officiellement, on en comptabilise 9, mais certains ont été oubliés, semble-t-il, des bilans officiels.

  • Philippe Pignot, disparu le 25 mai 1980 à La Morte sur Isère, à l'âge de 13 ans. On n'a jamais retrouvé son corps.
  • Ludovic Janvier, disparu le 17 mars 1983 (trois jours avant le 20 mars, date de rituel satanique) à Saint-Martin-d'Here, à l'âge de 6 ans et demi. Un peu avant 20h, il était parti avec ses deux frères chercher un paquet de cigarettes à deux cents mètres du domicile familial. Il est enlevé devant plusieurs témoins par un homme avec un casque de motos sur la tête, en bleu de travail et portant des chaussures de sûreté. Cet homme, en outre, avait l'air gentil et connaissait les noms des enfants. Les enfants ne se sont pas méfiés quand il leur a demandé de l'aider à chercher son chien. La famille de Ludovic s'était installée en Isère depuis la Sarthe trois semaines plus tôt. Le corps de Ludovic Janvier n'a jamais été retrouvé. Un non-lieu a été rendu, mais le dossier de Ludovic, comme quatre autres, a été "perdu" puis retrouvé en 2009. "Il faut qu’un avocat saisisse un ministre pour lui signaler qu’il y a un problème au tribunal de Grenoble pour que, subitement, ils retrouvent les dossiers perdus", a souligné la soeur de Ludovic devant France-Soir. Des ossements d'enfant retrouvé dans le Vercors en 1985 remonte à l'époque à la disparition de Ludovic [2].
  • Grégory Dubrulle est enlevé en bas de son domicile à Grenoble, le 10 juillet 1983, à l'âge de 7 ans. Il est retrouvé vivant le lendemain dans une décharge à Voreppe, à 40 km de Grenoble environ. "Il faisait jour tard. J'avais 7 ans, et comme tous les gamins j'allais jouer dehors. Je me vois encore assis sur les marches au pied de l'immeuble, rue Adrien-Ricard à Grenoble. Une voiture passe et s'arrête. Le conducteur est un homme, un Européen, au teint mat. Il m'a demandé où mène la rue, qui est en impasse", a-t-il expliqué au Parisien en 2008. Ensuite, la victime ne se rappelle plus de rien à part s'être réveillée dans un décharge à Pommiers-la-Placette, avec le crâne fracassé. Il a probablement été drogué.
  • Anissa Ouadi est enlevée an bas de chez elle le 27 juin 1985 à Grenoble, à l'âge de 5 ans. Elle était descendue jouer en bas de son immeuble, on retrouve son corps 13 jours plus tard au barrage de Beauvoir. Elle aurait été étranglée mais n'aurait, selon la justice, pas subi de violences sexuelles. Mais, on peut se demander si un séjour prolongé dans l'eau permet de tirer de telles conclusions.
  • 2014-11-17_194942Charazed Bendouiou disparaît le 8 juillet 1987 au pied de son immeuble à Bourgouin-Jallieu à l'âge de 10 ans. Vers 13 h elle descend jusqu'au local à poubelles de son HLM, et disparaît. La police met plusieurs heures à entamer des recherches. En plus, ils considèrent qu'on n'a plus revu la fillette après qu'elle soit descendue, ce qui est faux: sa soeur l'a vue remonter chercher de l'eau pour sa mère qui se trouvait en bas de l'immeuble. Pourtant, impossible de faire admettre cela à la justice qui a toujours refusé de voir la famille. Impossible également de mettre l'ADN de Charazed dans le FNAEG, le fichier qui les recense. Pas d'enquête non plus sur les possesseurs de renault Bleue, comme celle dans laquelle un ami de Charazed a cru la reconnaître après l'enlèvement. Quelques jours après la disparition de Charazed, les gendarmes reçoivent un coup de téléphone anonyme d'une femme qui balance le signalement d'un de ses amis qui l'a appelé pour s'accuser de l'enlèvement de plusieurs fillettes dans la région : un homme de 44 ans, qui aurait fait son service militaire pendant la guerre d'Algérie. Les enquêteurs vont alors interroger l'armée, qui identifie 20 anciens d'Algérie correspondant à ce profil. Mais seulement une dizaine seront interrogés. En 2003, la famille apprend par hasard qu'une instruction a été ouverte et que l'enquête est close depuis 13 ans! Le dossier prescrit a été rouvert en 2010 en considérant qu'il s'agissait d'une "séquestration illégale". Le dossier a finalement été classé par un non-lieu le 8 novembre. La famille dénonce un "scandale". Les avocats, eux, dénoncent "une justice qui n’a jamais accepté de recevoir les parties civiles, alors que nous l’avons sollicitée à plusieurs reprises, alors que nous estimions avoir des éléments nouveaux à apporter au dossier". On n'a jamais retrouvé le corps.

  • Nathalie Boyer disparaît le 3 août 1988 (date de rituel satanique), près de son domicile, à l'âge de 15 ans. Elle habite Villefontaine près de Bourgoin Jallieu. Elle était d'origine réunionnaise et paraissait plus jeune que son âge. Le lendemain, son corps est découvert par un cheminot sur un sentier près de la voie de chemin de fer, à Saint-Quentin-Fallavier. Elle aurait été égorgée.
  • fabrice-ladoux-11-ans-enleve-en-janvier-1989-sur-le-chemin-du-college-a-grenoble-et-retrouve-mort-etrangle-dans-une-decharge-de-chartreuse-archives-le-dlFabrice Ladoux disparaît le 13 janvier 1989 (quatre jours avant une date de rituel satanique) près de son domicile à Grenoble, à l'âge de 11 ans. Son corps est retrouvé trois jours plus tard à 20 km de Grenoble, au fond d'un ravin escarpé à Quaix-en-Chartreuse, dans le massif de la Chartreuse (une zone de montagne difficile d'accès) sur le même versant que là où on retrouve Grégory Dubrulle. Il a été violé, violemment frappé à la tête, et étranglé. En 2010, habitant de la région déjà condamné pour agressions sexuelles sur des mineurs dans les années 80 est fortement soupçonné du meurtre mais l'ADN l'a innocenté.

  • Rachid Bouzian disparaît le 3 août 1990 (date satanique) au pied de son HLM à Echirolles, à l'âge de 8 ans. Il est vu pour la dernière fois par son père vers 19h30, et à 20h on s'aperçoit de sa disparition. La police intervient deux heures plus tard, et des membres de sa famille retrouvent son corps le dimanche 5 août, roulé dans une couverture, dans un garage collectif. Il a été violé avant d'être tué, mais on nous dit que le corps était en état de décomposition avancée et qu'il était impossible de dater la mort. La porte du garage collectif où l'enfant a été retrouvé était en panne depuis deux jours, bloquée dans la position ouverte. Dans les semaines suivantes, un voisin, Karim Katefi, 26 ans, est arrêté. Il avoue avoir transporté le corps de l'enfant tué par son frère, Kamel, à ce moment en Algérie. Finalement, c'est bien Karim qui a été condamné à perpétuité et est mort en prison, encore jeune, et sans qu'on ait cherché s'il avait pu commettre d'autres enlèvements ou meurtres.
  • Sara Siad disparaît le 15 avril 1991 (quatre jours avant une période de sacrifices), à Voreppe au Nord de Grenoble, à l'âge de 6 ans. Elle aussi disparaît en début de soirée, vers 18 ou 19h. On la retrouve morte le lendemain, violée et étranglée, dans un bois situé à 200 mètres de son domicile. Sa culotte a été arrachée et les policiers relèvent des traces de sperme sur tout son corps. Mais, on a dit que les mouchoirs pliés autour de l'enfant étranglée étaient les seuls indices exploitables [3]. Une empreinte digitale est aussi disponible dans l'affaire Siad, retrouvée sur un paquet de mouchoirs jetables. L'information judiciaire est close en 1999, faute d'éléments probants, avant d'être rouverte en février 2006 après un rapprochement avec l'affaire Syad.
  • 2014-11-17_192715Léo Balley disparaît le 19 juillet 1996 (veille d'une date satanique de sacrifice) au lac du Fourchu à l'âge de 6 ans. Il disparaît entre 17 et 19h alors qu'il est au bord du lac avec son père et deux amis de son père.  Il s'évanouit dans la nature alors qu'il rejoint, seul, son père en train de planter la tente quelques dizaines de mètres plus loin, et qu'il vient de quitter les adultes partis chercher de l'eau. Le dossier a été clos par un non-lieu en décembre 2012. Une Citroën BX immatriculée dans les Bouches-du-Rhône est repérée dans le secteur de l’enlèvement, mais cette piste ne donne rien. Le corps n’a jamais été retrouvé. Plusieurs années après une chose bizarre est ensuite arrivée à la famille de Léo Balley: un usurpateur, Frédéric Bourdin, s'est fait passer pour le petit Léo auprès de sa famille, mais un test ADN a révélé la supercherie au bout de deux jours. L'affaire a été définitvement close en 2013.

  • Saïda Berch disparaît vers 16 h 30 le 26 novembre 1996 près de chez elle, à Voreppe, dans la banlieue de Grenoble, alors qu'elle fait un trajet d'une centaine de mètres entre son domicile et un gymnase situé à côté. Elle est retrouvée morte deux jours plus tard à 1 km de chez elle, dans un canal, étranglée avec son sweat-shirt. Elle a été étranglée, vraisemblablement dans l'eau, mais l'examen médico légal ne révèle aucune trace de violences sexuelles. Non loin du corps de la petite Berch, retrouvé au bord du canal à Voreppe, un magazine pornographique a été retrouvé. Des similitudes sont vites survenues avec le meurtre de Sara Siad à Voreppe en 1991.

 

2014-11-17_201808Les suites

En 2008, 12 gendarmes sont mobilisés en grande pompe pour créer la cellule Mineurs 38, destinée à faire un lien entre toutes les affaires d'enfants disparus. Mais, très vite les effectifs sont réduits, les dossiers classés, et les familles ne sont toujours pas entendues par la justice.

Suite aux pressions menées par des avocats de familles, la justice relance l'enquête sur 9 meurtres ou disparitions en 2010, suite à la découverte, en juin, de trois dossiers perdus (ceux de Ludovic Janvier, Grégory Dubrulle et Charazed Bendouiou). C'est la cellule Mineurs 38 qui est chargée de l'enquête.

le 21 juin dernier, trois dossiers d'instruction, égarés en raison d'un changement de numérotation lié à l'arrivée d'un nouveau juge d'instruction, avaient été

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le 21 juin dernier, trois dossiers d'instruction, égarés en raison d'un changement de numérotation lié à l'arrivée d'un nouveau juge d'instruction, avaient été

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En 2010, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, demande une enquête interne sur les "dysfonctionnements" de la justice dans les dossiers de ces meurtres et disparitions. En effet, non seulement des dossiers avaient "disparu", mais des corps ont carrément été détruits au lieu d'être rendus aux familles. Certains autres corps étaient non identifiés, comme les ossements d'enfant retrouvés dans une grotte du Vercors en 1985. Malgré tout, les enquêteurs étaient certains qu'on n'avait pas à faire à un tueur en série et que les meurtres ne sont pas liés.

Début 2013, une juge d'instruction relance deux dossiers, ceux de Syad et Berch, en envoyant des traces ADN jusque là inexploitables. Ces analyses mettent en cause un auteur, déjà fiché pour usage de stupéfiants en 2005 et 2008. Âgé de 15 ans et demi au moment du premier meurtre, il avait été entendu comme témoin pour le second, sans être inquiété. Proche des frères des victimes, il continuait depuis à vivre dans le même quartier.

fbi-les-9-disparus-de-l-isere-mineurs-38En juillet 2013, un recoupement ADN mène la justice sur les traces d'un type dont on a prélevé l'ADN suite à une infraction routière en 2005, Georges Pouille. Il avait été vu par plusieurs témoins peu avant la disparition de Saïda Berch, et il est entendu comme témoin par les gendarmes, mais nie avoir vu la fillette. Pourtant, alors que 960 personnes ont été fichées durant l'enquête, les empreintes de Georges Pouille n'ont jamais été prélevées.

"Au sujet de l'affaire Berch, il a raconté que Saïda lui avait demandé de lui prêter son vélo – ce qu'il a fait –, avant de s'énerver lorsqu'elle a réitéré sa demande. Il l'aurait alors frappée à la tête, étranglée avec le sweat-shirt qu'elle portait, et déposée à proximité d'un canal. Sur la suite, il n'a guère de souvenir mais assure qu'il s'agissait d'un "accident".", expliquait Le Monde. Il avait 15 ans lors du meurtre de Sara et connaissait les deux familles de Sara et Saïda, notamment certains de leurs frères.

Le dénommé Pouille a été décrit comme un pauvre clampin, handicapé, employé dans un centre d'aide par le travail, vivant dans "la misère", mais apprécié dans tout son quartier où tout le monde, y compris sa compagne, a été très surpris d'apprendre qu'il avait commis ces deux meurtres. Mais finalement, les médias lui ont quand-même trouvé un profil inquiétant. Il aurait admis avoir été présent sur les lieux des crimes au bout de sa quatrième audition. Selon la police, l'assassinat de Saïda était en fait une vengeance contre ses frères. Pourtant, la justice n'a pas reconnu la préméditation. Georges Pouille n'a toujours pas été jugé, pourtant la presse considère que ces deux crimes sont résolus.

2014-11-17_233509Quant à deux autres meurtres, ceux de Charazed Bendouiou et de Ludovic Janvier, resteront irrésolus puisqu'ils ont été classés début novembre par un non-lieu, malgré qu'on n'ait toujours pas retrouvé les corps. Deux dossiers qui faisaient partie des missions confiées à la cellule Mineurs 38. "Il faut savoir fermer un dossier", a déclaré le procureur.

"Nous sommes effarés par ces décisions. Les juges ont refusé de les recevoir durant la procédure et de prendre en compte nos demandes d'enquête complémentaire. La justice ne s'est clairement pas donné les moyens d'enquêter. C'est ahurissant, je n'ai jamais vu un tel défaut d'humanité", a réagi Me Seban, l'un des avocats des familles, interrogé par Le Parisien.

Malgré tout, la justice se dit sûre qu'aucun tueur en série n'a été impliqué dans ces disparitions et meurtres, et que les meurtres n'avaient pas de lien. Même si ce n'est pas le cas pour tous, il est assez clair que des similitudes apparaissent entre certains de ces 12 dossiers. Pour la presse de l'époque non plus,  ces affaires n'avaient aucun lien. A part, peut-être, l'impunité du tueur et la maigreur des dossiers d'enquête.

 

 Documentaire de Karl Zéro qui résume l'affaire:

 

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On n'en revient pas qu'autant d'enfants aussi jeunes puissent disparaître et être massacrés en France dans un si petit périmètre, sans que la justice ne débloque des moyens suffisants pour faire cesser l'épidémie de meurtres et enlèvements de mineurs. Il est incroyable qu'on ne nous trouve un coupable  qu'aujourd'hui, suite à la lutte d'un cabinet d'avocats. Une dizaine de ces meurtres, disparitions, ou même l'agression de Gregory Dubrulle restent irrésolus. Depuis, en tout cas, on n'entend plus parler d'affaires similaires dans cette région. 

 


 

[1] Il a été poursuivi pour abus de biens sociaux et recel pour avoir lancé des journaux de campagne payés par l'argent public, puis pour "faux, usage de faux et abus de biens sociaux"  dans l'enquête sur la société Grenoble Isère développement (GID), suite à quoi il fait 29 mois de prison et doit rembourser avec son associé à rembourser 253 126,36 € au conseil général, à payer  51.000 € d'intérêts, ainsi que 25 000 € d'amende pour Alain Carignon.

[2] Le cadavre de cet enfant présentait une blessure importante à la tête par un objet contondant, ce qui l'a tué. Mais, on n'a plus jamais réentendu parler de ce corps jusqu'à ce qu'on apprenne qu'il avait été détruit en 1998 dans un des "dysfonctionnements" de cette affaire, ce que la justice nie officiellement. Légalement, le corps n'aurait pas du être détruit, car on ne les détruit pas comme des vulgaires pièces à conviction.

[3] D'après la police, dans le cas de Sara Siad, on a soudain trouvé une tâche de sperme sur la chemise de la fillette, qui n'avait jamais été repérée auparavant. C'est la même trace ADN qui aurait ensuite été retrouvée sur le T shirt de Saïda.

 

13 novembre 2014

Affaire du Var: procès en appel pour dénonciation calomnieuse le 8 décembre

2014-11-10_143328Le 8 décembre aura lieu le procès en appel de l'affaire du Var: la mère, Sophie, et son beau-père, sont accusés de dénonciation calomnieuse. En première instance, ils ont été condamnés à du sursis et à des dommages et intérêts élevés. Le problème est que jusqu'à présent, on n'a jamais eu d'enquête sur les viols des enfants, ce qui serait pourtant indispensable pour savoir si oui ou non ils ont menti.

 

L'affaire du Var, ou affaire Amidlisa, ce sont trois enfants qui ont dénoncé des abus sexuels commis par leur père et par des amis de leur père, mais qui n'ont jamais été reconnus comme victimes par la justice. Ils ont également parlé de plusieurs meurtres d'enfants, commis dans un cadre rituel.

Dans le dossier, plusieurs éléments montrent que les enfants ont très probablement subi des traumatismes d'ordre sexuels, et eux-mêmes avaient raconté diverses scènes qui font froid dans le dos.

La seule enquête préliminaire effectuée dans ce dossier, en 2009, a abouti au placement en garde-à-vue de la mère des enfants, de leur grand-mère et du compagnon de celle-ci.S'en sont suivies sept expertises psychiatriques ordonnées par la justice contre la mère des enfants. C'est aussi la famille qui a été mise sur écoute, par les personnes accusées par les enfants. Et comment expliquer que le lendemain de la plainte déposée par Sophie, pour des agressions sexuelles sur sa fille, les trois enfants dont elle avait la garde ont été placés?

Au fil de la procédure, la mère a perdu la garde de ses enfants, qui ont été confiés au père. L'affaire des agressions sexuelles a été classée sans suite et le père a décidé de porter plainte contre Sophie, sa mère et son beau-père pour dénonciation calomnieuse.

En janvier 2014 Sophie et Jack ont donc comparu (la mère de Sophie a été jugée folle au moment des faits) pour dénonciation calomnieuse, au terme d'un procès assez surréaliste. Notamment, parce que le procureur a clairement demandé, alors que nous étions en correctionnelle dans un procès pour dénonciation calomnieuse, de juger aussi le fond de l'affaire, et de juger que les enfants ont menti, qu'il n'y a pas eu de viol, et que tout est faux.

Le 20 février, Sophie et Jack sont condamnés à 6 mois de sursis, avec 18 mois de mise à l'épreuve, et interdiction pour Jack d'entrer en contact avec les enfants. En outre, il a une "obligation de soins". Mais, le pire, ce sont les 12.000 € de dommages et intérêts qu'ils doivent verser à la "victime", le père des enfants.

m messageDans le coin, il se dit que Sophie et Jack vont finir en prison. Il est donc important de venir les soutenir le 8 décembre, à 14h au TGI d'Aix en Provence. En effet, cette famille n'a fait que réagir, comme doit le faire tout adulte, à de graves soupçons de viols sur les enfants.

Ces soupçons sont étayés par des certificats médicaux et par divers témoignages des enfants, ils ne reposent pas sur rien, ou sur l'imagination d'une mère machiavélique qui veut détruire un père parfait, comme le laisse entendre le premier jugement. 

Les faits qui ont été dénoncés par les enfants sont graves, mais la mère des enfants a toujours été intimidée et bloquée au maximum dans sa volonté que justice soit rendue à ses enfants.

Aujourd'hui, les trois enfants vivent chez leur père et les liens avec leur mère se distendent. S'ils ont été victimes de tels faits, ce que tout porte à croire, ils n'ont pas été reconnus en tant que victime, ni les autres enfants concernés par le réseau dont il est question.

 

Le blog qui parle de cette affaire: http://reseaupedophileduvar.over-blog.com/

 

 

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