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19 novembre 2018

Revue de presse : Septembre et octobre 2018

images (1)Au programme de cette rentrée  des peines minimalistes, une solide omerta autour de l'Eglise, des pervers qui exploitent leurs enfants sur le net, des parents protecteurs désemparés, des victimes pas entendues, des lois complètement ineptes, des politiques à côté de la plaque. On a aussi, et c'est à noter, des mineures consentantes à des rapports vraiment malsains avec des types bien plus âgés qu'elles ne connaissent pas, et la généralisation des "atteintes sexuelles" pour remplacer les qualifications de viols. 

 

Cette petite revue de presse n'est pas exhaustve, mais elle est assez complète quand-même sur les questions de pédocriminalité. Elle a au moins le mérite de faire apparaître les problèmes systémiques en la matière, que ce soit sur le plan judiciaire, législatif, et dans une moindre mesure sur le plan social.

Pour avoir fait ce genre de revue de presse il y a quelques années, je dois dire que la situation ne s'est pas du tout améliorée, et qu'on a même l'impression du contraire.

Ames sensibles, se munir d'une bassine. 

 

SEPTEMBRE 

2018-11-16 23_01_15-_En Francia me ven como una criminal; si regreso me sacarán a mis hijos_ - 01_093 septembre 

▶ ARGENTINE : Une mère française se réfugie en Argentine

  • Un journal national argentin parle d'une maman qui a quitté la france avec ses deux enfants. Le père ayant demandé la garde, il l'a obtenue et les enfants devaient rentrer seuls chez lui en france, début septembre. Dans cet article, la maman raconte un père /conjoint pervers et manipulateur, puis pédophile, et la fuite pour préserver ses fils de 6 et 8 ans. "En France ils me voient comme une criminelle", explique-t-elle, "si je rentre ils vont prendre les enfants et je ne pourrai plus les voir", dit cette maman. L'article explique qu'elle est venue en Argentine, pensant ne pas être extradée, et qu'il y a des attestations de psychologues en france et en Argentine qui confirment les propos des enfants. Une expertise conclut que les probabilités que les faits soient réels sont "très élevées". L'article suggère même les exceptions à l'application de la convention de La Haye, sur laquelle se base la france pour exiger le retour des enfants: la situation de menace sur l'enfant (JAMAIS invoquée dans notre république bananière). La maman a quant à elle été condamnée 12 mois de prison fermes pour soustraction de mineurs.

▶ Essonne: Le récidiviste drogue et viole un mineur

  • Un infirmier pédophile de 33 ans a drogué un gamin de 11 ans qu'il a embarqué chez lui et qui heureusement pour lui a pu s'échapper. L'individu est un récidiviste, déjà condamné (et pourtant, pour se faire condamner, dans ce pays, faut vraiment y aller...) "Il a déjà été condamné en 2009 à Sarreguemines (Moselle) pour agression sexuelle sur mineur et détention d’images pédopornographiques. Et a depuis l’interdiction de s’approcher et d’entrer en contact avec des mineurs.

 

7 septembre 

▶ PAYS-BAS : Du contrôle mental aux Pays-Bas ?

  • Un article de MK-Polis évoque le livre d'une ancienne mannequin, qui dénonce un système de programmation de certains top molels dès le plus jeune âge, de type MHK Ultra. Elle écrit notamment que "En 2018, l'Union Européenne a préparé d'importantes mesures pour légaliser et normaliser la pédophilie et décriminaliser en Europe les relations sexuelles avec les enfants. Le principe d'un âge minimum a déjà été abandonné par plusieurs pays européens. Dans ces pays, on autorise les adultes à avoir des rapports sexuels avec des enfants de tout âge. Ils ne seront pas poursuivis pour viol si l'enfant victime est incapable de prouver qu'il y a eu "menace, violence, contrainte ou surprise". Ces propos sont ceux d'une militante anti-pédophile hollandaise, ex victime d'abus rituels, aujourd'hui collée en hôpital psychiatrique. Elle tente d'alerter sur le système pédophile qui s'implante en Europe notamment, à cause des pédophiles qui nous dirigent.

 

2018-11-16 23_40_42-Le père accusé de violer son fils et de le livrer à des pédophiles _ FranceSoir9 septembre 

▶ BELGIQUE : Un fonctionnaire de la justice prostitue son fils

  • Un pédophile qui exerce des fonctions "importantes" dans la justice passe en correctionnelle alors qu'il a violé son fils et l'a livré au cours de "voyages" à d'autres pédophiles, aurait forcé une autre victime a avoir des "relations sexuelles " avec son fils, et détenait 280.000 contenus pedopornographiques...

 

10 septembre 

▶ Niort : Une session banale de cour d'Assises

  • Sur 3 viols jugés dans cette session de la cour d'Assises, deux sur mineures de moins de 15 ans. "Lundi 17 et mardi 18 septembre : viol commis sur une mineure de moins de 15 ans dans le Thouarsais, du 17 juin 1988 au 31 décembre 1991. Déjà condamné en 2012 par le tribunal correctionnel de Niort pour des faits d’agression sexuelle, un Loudunais de 72 ans est soupçonné d’avoir violé à plusieurs reprises une mineure dans sa voiture et chez elle : il était un ami proche de la famille de la partie civile, aujourd’hui âgée de 41 ans. Le mis en examen comparaît libre : il n’a jamais fait de détention provisoire dans ce dossier. Son avocat, plaidera l’acquittement. Un huis clos est envisageable". Mercredi 19 et jeudi 20 septembre : viol sur une mineure de moins de 15 ans le 11 janvier 2017. "Un natif de la région parisienne âgé de 38 ans prendra place sur le banc des accusés : incarcéré depuis sa mise en examen, il reconnaît les faits qui se sont déroulés à son domicile aux dépens de la victime, 5 ans à l’époque, une copine de sa propre fille. [Il] était alors alcoolisé.  Là aussi, les débats pourraient ne pas être publics."

 

13 septembre 

▶ Meaux : Un pédophile qui bénéficie du laxisme pro-pédophiles

  • videoblocks-haunted-doll-flicker-burnt-face-a-wicked-doll-moving-its-burnt-eyes-and-mouth-looking-at-the-viewer-and-following-him-until-everything-is-dark-handheld-travelling-shot-halloween-C'est parce qu'il est contrôlé avec de fausses plaques d'immatriculation que les flics ont fouillé dans son portable et trouvé une vidéo pédoporno avec sa fille de 5 ans. En 2010 il avait déjà été "condamné" pour des agressions sexuelles. Et deux plaintes d'autres enfants contre lui avaient été CLASSEES SANS SUITE. "L’enquête est confiée à la Sûreté départementale de Seine-et-Marne, qui va découvrir l’ampleur du calvaire vécu par la fillette, placée dans une famille d’accueil, abusée tous les dimanches, à l’occasion des visites de son père. Les enquêteurs ont également ressorti les plaintes de deux autres enfants, qui avaient fait l’objet de classements sans suite.". Là il a pris 20 ans sans peine de sureté apparemment donc il sera dehors dans 10 ans grand maximum.

 

14 septembre 

Une petite bombe dans un rapport des services judiciaires:

 

2018-11-16 23_58_42-Rennes_ L'Etat condamné pour déni de justice après les viols répétés d'une fille17 septembre 

▶ "Justice" : L'Etat condamné pour son inaction malgré plusieurs alertes

  • L'Etat est condamné pour n'avoir rien fait afin de protéger une mineure victime de viols répétés, malgré moult alertes. C'est une première: la nullité absolue du système de protection des mineurs en danger (sévices sociaux / "justice") est enfin pointée du doigt: "La victime aurait dû être placée. De 2002 à 2005, elle a été violée à de multiples reprises par un ami que ses parents hébergeaient à leur domicile." Le pédocriminel a seulement été condamné en 2018, à "30 ans". Les parents aussi, toujours pas pour association de malfaiteurs ni actes de torture et barbarie, bien sur, mais pour avoir obligé leur fille à se taire afin de se protéger et de protéger le pédo. Au passage la victime explique que les auditions de mineurs c'est du grand n'importe quoi, surtout quand ils sont toujours à la garde de leurs bourreaux. Dans Le Parisien: "Par deux fois, des enquêtes ont pourtant été ouvertes par la gendarmerie… Quand on m’a interrogée, j’étais petite, j’avais tellement peur de René (NDLR : son père), de leurs violences à tous les deux, que je ne pouvais rien dire. Je savais que, sinon, j’allais me prendre une bonne gifle en sortant. Une fois, ils ont même organisé une sorte de sketch, la veille d’une audition, pour être sûrs que je réponde bien aux questions. Après, pour me récompenser, ils m’ont emmenée chez Mc Donald’s… La seconde fois, c’était chez Flunch."

 

18 septembre 

▶ Ecosse : Un réseau pédophile dirigé par un ancoen militaire ?

  • Un ancien soldat, mais toujours pédophile, aurait mis en place un réseau pédophile à Edimburgh. Il vient de prendre 12 ans pour les viols de 6 mineurs. Mais l'une des victimes a déclaré que plusieurs fois, quand elle avait 8 ans, il l'a amenée dans un appartement où il y avait 5 types qui l'ont violée aussi. Les types ont donné du cash au pédophile, un dénommé David Scott. Une des victimes l'avait dénoncé en 1997 mais cela n'a mené à rien.

2018-11-17 00_07_12-Pédopornographie _ Bernard Dejager, 89 ans, rattrapé par ses démons _ - Le Point▶ Un vieux pédophile :

  • A 89 ans, Bernard Dejaeger est apparemment toujours un fervent pédophile. Sera-t-il encore soutenu par les pseudo intellectuels parisiens? Selon Le Point, "Son domicile situé en Seine-Saint-Denis a été perquisitionné la semaine dernière. La police y a trouvé des documents à caractère pédopornographique, notamment des vidéos. Une information confirmée par le parquet de Bobigny. À ce stade de l'enquête, on ignore s'il est bien le propriétaire de ces documents. Selon une source judiciaire, son habitation était régulièrement squattée." En 1977 il avait déjà passé quelque temps en prison pour "avoir eu des relations sexuelles" avec des mineurs de 13 et 14 ans, affaire qui avait entraîné une lamentable pétition dans Le Monde, lancée par un autre pédophile revendicatif, Gabriel matzneff, signée notamment par Jack lang, mais aussi par Jean-Paul Sratre, Francis Ponge, Louis Aragon, Gilles Deleuze, Philippe Sollers, Adré Glucksmann, René Schérer, Bernard Kouchner et bien d'autres militants pédophiles ou à tout le moins pro-pédophiles. 

 

20 septembre 

▶ SUISSE : Une affaire hallucinante

  • Le pédophile de 24 ans agresse et viole 8 gamins sous la menace, il oblige certains à vendre du shit pour lui et prend 1 an ferme. Il fait appel et ça passe à 6 mois, puis il fait appel et un expert déclare qu'il a compris et ne recommencera pas: il a un sursis total... "Dans certains cas, c'est sous la menace d'un pistolet que des garçons d'une dizaine d'années ont subi attouchements, fellations et sodomies. A l'arrivée, le Suisse de 24 ans s'en tire avec du sursis et 100 fr. d'amende. En tout et pour tout, le jeune Vaudois n'aura passé que treize jours en prison dans le cadre de sa détention préventive".

▶ Prostitution de mineure

  • Un homme et une femme ont été arrêtés pour avoir prostitué une mineure de 17 ans en 2013. La jeune femme a porté plainte il y a quelques semaines seulement. Apparemment, au moins une autre mineure était victime de ce duo. "L’homme, qui a assuré ne pas connaître l’âge de la victime, a été mis en examen pour viol sur mineure. La femme pour complicité de viol et proxénétisme aggravé"

 

21 septembre 

▶ Morbihan : L'inspecteur de l'ASE drague et harcèle des mineures. 

  •  Un inspecteur de l'Aide Sociale à l'Enfance est mis en examen pour avoir ades abus sexuels sur des mineures qu'il suivait, et incarcéré pour les avoir harcelées. "Un inspecteur de l'Aide sociale à l'enfance (ASE), mis en examen pour viol sur mineure de plus de quinze ans, depuis le 20 juin vient d'être écroué, selon Ouest France ce vendredi. Il n'a pas respecté les obligations auxquelles il était astreint et son placement sous contrôle judiciaire a été révoqué. Il était notamment notifié à cet homme, également soupçonné de harcèlement envers quatre autres mineures et d'appels malveillants répétés jusqu'en avril dernier, qu'il lui était interdit d'entrer en contact avec l'une ou l'autre des plaignantes".

 

2018-11-17 00_29_43-Layla Leisha abduction_ Plea for Shem Leisha to hand himself in _ The Courier-Ma22 septembre

▶ AUSTRALIE : Le père dénonce un réseau pédophile autour de la maman.

  • Un père avait les autorités aux trousses depuis 4 ans pour avoir enlevé sa fille et a été attrapé. Cet homme déclare qu'il veut la protéger parce que la justice ne fait rien, qu'elle met ces affaires sous le tapis et que les parents doivent se mettre hors-la-loi pour protéger leurs enfants. Il dit que sa fille a été embarquée dans un réseau pédophile qui impliquerait la police fédérale australienne, la police spécialisée dans la protection des mineurs du Queensland, les services de protection de l'enfance, les francs-maçons et de nombreux avocats. Selon ce père, la mère de l'enfant aurait une relation avec un inspecteur en chef qui faisait des photos pédopornos de sa fille. Il accuse aussi plusieurs membres de la famille.

 

24 septembre 

▶ Calais : Rien que de très banal à Pédoland

  • Un type de 34 ans est accusé de viol sur sa fille de 5 ans. "mais rapidement les enquêteurs vont faire la lumière sur d’autres faits de même nature et des faits d’agression sexuelle sur d’autres enfants du couple, séparé depuis. L’ex-compagne du Calaisien est également poursuivie pour ne pas avoir dénoncé ces actes perpétrés par son compagnon de l’époque." Mais encore: "Les policiers découvrent rapidement que le suspect a déjà été mis en cause dans plusieurs affaires d’agressions sexuelles sur mineurs et qu’il avait été « lui-même victime de violences sexuelles par son père alors qu’il n’avait que 7 ans ». Le père a d’ailleurs été condamné à deux ans de prison en 1994 après avoir avoué des agressions sexuelles sur son fils et sa fille." Ambiance inceste sur fond d'alcool, on connait le tableau. Donc il a été "mis en cause" mais on devine que les plaintes ont été "classées sans suite", comme sait si bien le faire cette "justice" qui ne sert décidément qu'à protéger l'ordre établi.

2018-11-17 00_38_59-Un viol jugé aux assises - La Presse de Vesoul - Opera▶ Vesoul : "Un viol jugé aux Assises".

  • Sans déconner? Ca devient tellement rare que c'est devenu une info en soi... et que ça mérite même un titre. Peu d'éléments dans l' "article" (si on peut appeler ça comme ça) mais on sait que ça se passe en france: "actuellement libre mais sous contrôle judiciaire, [il] sera accusé d’un viol commis sur un mineur de 15 ans depuis le 1er janvier 2001 jusqu’au 30 juin 2003." Le stagiaire était beurré: il y a probablement plusieurs viols vu la période d'infraction... 

 

25 septembre 

▶ BELGIQUE / Pédoland

  • Le type viole et filme les abus sur au moins 5 mineurs. Il est envoyé en correctionnelle après qu'une petite ait écrit sur un papier : "Papa m’a photographiée toute nue. Il m’oblige à sucer son zizi." Pour la première fois je lis que "les psychiatres estiment qu’une thérapie ne ferait que renforcer leur perversité et leur permettrait de se perfectionner pour éviter d’être pris en récidive", a grondé la substitut".

▶CHILI/ALLEMAGNE: Le "médecin" Nazi et pédophile évite la prison

  • Le bras droit du leader de colonia Dignidad, une secte de nazis réfugiés au Chili, où des abus sexuels graves et divserses maltraitances ont eu lieu durant plus de 30 ans, échappe à la prison en Allemagne où il s'est planqué, alors qu'il a bien été condamné au Chili! Et on vient encore nous faire des commémorations sur les 2 guerres mondiales! "La justice allemande a annoncé mardi 25 septembre son refus d'emprisonner un ancien médecin allemand de la Colonia Dignidad, la secte d'un vétéran nazi au Chili, malgré sa condamnation dans ce pays pour complicité de viols d'enfants." Autre précision au passage : cette secte avait collaboré avec Pinochet, et un certain nombre d'opposants y ont probablement été tiorturés et éliminés. 

 

26 septembre 

Sa fille l' "aguichait"...  

  • En 2011, une jeune femme porte plainte contre son "père" pour des viols répétés entre 2001 et 2003, quand elle avait 13-14 ans. "C'est à cet âge que la jeune fille, qui ne connaissait alors pas son père, aurait décidé de renouer avec lui. Quelques mois après leurs retrouvailles, il "aurait commencé à abuser d’elle (...) chez sa belle-mère, au domicile d’une tante ou encore à l’hôtel"." En garde-à-vue le pédo nie en bloc, puis admet des "attouchements". Et selon lui (c'est la même défense que les curés pédophiles), "c’était du 50-50; c’était elle qui demandait, qui aguichait". Evidemment. Comment n'y a-t-on pas pensé avant? Mais au procès, il se rétracte et n'avoue plus rien. "Dans sa déposition, la victime présumée, qui ne s’est pas présentée au premier des deux jours consacrés au procès, a dénoncé des actes de pénétration, des fellations ou encore des masturbations réciproques. Elle a notamment donné des détails anatomiques de son père", a souligné le quotidien. Elle a notamment décrit avec précision les tatouages de son père ainsi que son sexe circoncis, dû à une éphémère union avec une femme de confession musulmane en 2001."

 

27 septembre 

▶ Tahiti : 4 ans pour avoir permis 600 viols sur sa fille.

  • Une mère proxénète qui a livré sa fille au grand-père, oncles, cousins etc. pendant des années prend... 4 ans de prison. Donc en réalité elle en fera 2 grand maximum. Elle l'a aussi livrée à des inconnus pour 1500 F. La mère se fait passer pour une débile au procès, mais elle a très bien su dissimuler les faits, encaisser l'argent et contraindre sa gamine. A chaque fois que des cas sociaux font leur numéro la justice passe l'éponge parce qu'ils seraient trop cons... Mais ce n'est PAS une excuse. Même les débiles connaissent la différence entre le bien et le mal.

 

2018-11-18 13_58_22-28 septembre

L'ex n°1 de la Fédération Française de Tennis avait une "relation sordide" avec une mineure.

  • Jean-Pierre Dartevelle, dentiste à Montbéliard et conseiller régional LR de Franche-Comté, ex président de la fédération française de tennis jusqu'en 2017, a été perquisitionné mais laissé libre (en france on n'enferme pas les pédophiles, quand-même), suite à une "relation sordide" avec une mineure. Agée aujourd'hui de 18 ans, elle a porté plainte. Et devinez quel est le chef d'accusation? Pas "viol", pas "agression sexuelle", mais "atteinte sur mineure". Car en france c'est bien connu: les mineures sont consentantes.

▶ BELGIQUE : La correctionnalisation, toujours...

  • Le type de 30 ans viole la soeur de sa compagne âgée de 12 ans au début des faits, qui ont duré TROIS ANS... Il "risque" 5 ans. En Belgique on est libérable au tiers de sa peine et en-dessous de 2 ans de prison les peines sont aménagées. "En 2014, cette dernière aurait tenté d’en parler avec sa maman, qui ne l’a pas crue au départ. «La maman a préféré aller demander des comptes directement à l’agresseur qui a nié les faits », a indiqué le juge lors de l’audience, ce jeudi matin. En août 2016, la maman de la victime repère des messages suspects du prévenu sur le GSM de sa fille. «Les messages ne laissaient planer aucun doute quant à la relation qui unissait le prévenu à sa victime, a affirmé le procureur du roi. Dans ceux-ci, le prévenu indiquait “ fantasmer ” sur la jeune fille. Il lui implorait ensuite de répondre à ses messages. La maman a déposé plainte contre l’agresseur de sa fille, embarrassée de ne pas l’avoir crue la première fois.»" Evidemment, le pédophile "nie en bloc". Ces ersatz n'avouent jamais.

 

42771032_2135867573104001_1359971565730529280_n29 septembre 

▶ Bretagne : Un Tro Breizh pour alerter sur la situation des enfants victimes d'abus sexuels

  • Une grand-mère accomplit un tour de Bretagne à pieds pour défendre la cause des enfants victimes de pédophilie. Partie le 1er septembre de Molraix avec un sac de randonnée, Martine Barosco Le Luc avait déjà fait 550 km à la fin du mois, dormant chez l'habitant. Son combat: demander une meilleure prise en charge des enfants victimes, et sensibiliser les gens mais aussi les médias et les autorités à ce probléme bien réel. Nous avons tous suivi ses pérégrinations, sous le soleil et aussi sous la pluie : "Au fil du chemin, elle raconte avoir fait des « rencontres sensationnelles » et avoir porté ici et là son message « de soutien aux victimes de la pédophilie ». Histoire, dit-elle, d’ « éveiller les consciences. Je ne voulais pas marcher pour rien. Je voulais servir une cause »", expliquait l'association "Le monde à travers un regard". Son Tro Breizh (tour de Bretagne, via Nantes évidemment) s'est achevé le 26 octobre après avoir parcouru 1.000 kilomètres. Un grand bravo à elle et merci pour les enfants!

 

30 septembre 

▶ Une histoire qui a bien failli rester discrète...

  • ... mais qui a beaucoup fait réagir sur les réseaux sociaux... Un inspecteur de l'Aide Sociale à l'Enfance de (ASE) de Vannes, poursuivi pour avoir eu une relation sexuelle avec une mineure et accusé par de jeunes adultes de les avoir "harcelées" (sic.), est remis en liberté. Il est quand-même mis en examen pour "viol sur mineure" et peut faire pression sur ses victimes, mais aucun problème pour les juges. "Le viol aurait été commis lors de l’année 2017 et le harcèlement et les appels malveillants sur des jeunes majeures sous contrat avec le département, entre octobre 2017 et avril 2018, a précisé Laureline Peyrefitte, procureure de Lorient.Il avait été laissé libre, puis mis en taule il y a quelques semaines pour ne pas avoir respecté les termes du controle judiciaire, et est donc très vite libéré de nouveau. "Mis en examen le 20 juin et incarcéré, il a été remis en liberté le 7 septembre par décision de la chambre de l’instruction de Rennes après appel de son placement en détention provisoire. Le juge des libertés et de la détention du TGI de Lorient avait d’abord ordonné le placement en détention provisoire, précise Le Télégramme, car il aurait enfreint certaines règles, entrant notamment en contact avec les plaignantes."

 

OCTOBRE

44500805_1388707341265349_3048665291048353792_n1er octobre 

▶ Mères porteuses et trafic de bébés

  •  La campagne de com' pro-GPA de Fogiel. Ce type écrit un livre pour défendre son point de vue mercantile sur l'exploitation du corps des femmes et la vente de bébés, et les médias sont d'une complaisance rare. Le pompon étant son (trèèèèès long) passage chez Ruquier qui lui a servi la soupe sans contradictoire. Le but? "Ouvrir le débat sur la GPA". Mais NON on n'ouvre pas le débat sur la GPA. Fogiel est hors la loi et devrait aller en prison pour trafic d'êtres humains. On ne doit pas accepter le commerce de bébés, conçus pour la vente! On ne doit pas accepter la marchandisation des femmes et des enfants pour le simple plaisir de types à fort pouvoir d'achat.

 

2 octobre 

▶  Le pédophile n'était pas le bon... 

  • Une enquête est menée dans un cas de viol sur une fillette de 4 ans, sur laquelle des "blessures" d'agression sexuelle ont été constatées. La petite a accusé son instituteur, qui nie les faits. MAIS pour une fois, une analyse ADN a été réalisée sur des vêtements de la petite. Et l'agresseur s'avère être "de la lignée paternelle". J'ai déjà vu ce genre de cas de figure: l'enfant est bien victime, mais dénonce un étranger au lieu du proche qui est le vrai coupable. Dans ce cas précis, "Pour expliquer la présence de cet ADN sur les vêtements de l'enfant, les parents auraient alors expliqué qu’un transfert était intervenu fortuitement entre plusieurs vêtements dans la panière à linge familiale". Bref, on n'est pas près d'avoir des aveux. Mais en temps "normal" l'affaire aurait été classée après les dénégations de l'instit.

2018-11-18 14_07_06-Gardaí quiz 12 people as part of ongoing investigation into 'paedophile ring' -▶ IRLANDE : Une affaire de réseau pédophile qui traîne

  • Une douzaine de personnes ont été arrêtées dans le cadre d'une affaire de réseau pédophile à Munster. Mais comme toujours en Irlande, on n'a quasi pas d'info sur l'enquête, les faits reprochés, les accusés. Il s'agit de la suite d'une enquête lancée plus tôt cette année, où 5 femmes et 6 hommes ont été arrêtés pour avoir violé leurs enfants mais ont été relâchées sans poursuites. Une vingtaine de victimes avaient pourtant été identifiées, âgées de 0 à une dizaine d'années. L'affaire semble très sensible et la justice a mis le secret total sur l'instruction. Les personnes arrêtées étaient en contact, de plusieurs familles issues de la même région. Les abus auraient eu lieu sur plusieurs générations.

 

3 octobre 

▶ Assises - Nevers: Encore un winner

  • "Un Neversois de 63 ans est convoqué pour répondre de faits de tentatives de viols incestueux, viols incestueux et agression sexuelles incestueuses sur trois victimes, mineures de 15 ans au moment des faits. Deux d'entre elles étaient, à l'époque, les filles de ses compagnes successives. En juin 2015, la première victime, alors âgée de 37 ans, dépose plainte contre le compagnon de sa mère de l'époque, qui entre 1985 et 1989 – elle avait alors entre 8 et 12 ans – l'aurait sexuellement abusée. Les faits ne seraient arrêtés qu'à la séparation du couple. L'accusé est placé en garde à vue puis mis en examen le 23 septembre 2015." Si la police n'a pas cherché d'autres victimes, celles-ci se sont fait connaitre: "L'instruction judiciaire révèle d'autres victimes. Une femme se présente spontanément au commissariat de Nevers. Elle émet alors des doutes sur des faits dont aurait été victime sa fille. Elle confie l'avoir laissée en garde chez sa mère, à l'été 2015, dont le compagnon du moment n'était autre que l'accusé. Après les vacances, elle aurait trouvé sa fille changée, relevant des troubles du comportement et beaucoup de pleurs. Elle a alors 4 ans et demi. Se manifeste ensuite la troisième victime, 33 ans aujourd'hui. Lorsqu'elle avait 10 ans et jusqu'à ses 15 ans, elle aurait régulièrement été gardée par le violeur présumé, ami de sa mère. Les abus sexuels décrits sont les mêmes." Combien d'années d'impunité, combien de victimes au total pour ce pédophile?

2018-11-18 14_11_31-Agresseurs sexuels_ le psy pour échapper à la prison - L'ExpressLa question stupide du jour, dans L'Express 

  • "Pour réduire la peine prononcée, des harceleurs arguent au tribunal d'un suivi psy. Tactique ou vraie prise de conscience?". Alors qu'on sait très bien que la pédophilie ne se "soigne" pas, un pédo ou violeur qui déclare se faire "soigner" aura une peine allégée. "Dans les affaires de viol ou d'agression sexuelle, les magistrats posent désormais systématiquement la question au prévenu : Etes-vous suivi ? Par qui ? Un psychiatre ? Un psychologue ? A quel rythme ? L'accusé hoche la tête, donne quelques détails." Comme nos magistrats ne savent pas reconnaitre les pervers, ça marche très bien: "Le raisonnement des magistrats est simple. Pour eux, reconnaître les faits, les accepter et s'engager dans un processus thérapeutique est signe que l'on est prêt à s'amender, avec un moindre risque de récidive". ET LE PIRE: l'article conclut avec le mythique "6%" de récidive des pédophiles! C'est incroyable, alors que 85% des plaintes finissent à la poubelle et qu'à peine un crime sur 10 fait l'objet d'une plainte, il est IMPOSSIBLE d'évaluer le taux de récidive des agresseurs sexuels puisque ce sont les crimes les plus impunis de france (excepté peut-être, mais cela reste à voir, la délinquance financière et la corruption des politiques).

 

5 octobre

▶ ANGLETERRE : Echec total des sévices sociaux.

  • Une fillette qui avait survécu à des violences sexuelles a été placée par les services de la protection de l'enfance chez un père d'accueil pédophile. Le couple n'avait pas été formé ni validé par l'administration pour accueillir des enfants. Les abus ont duré des années, puis elle a porté plainte dans les années 2000 été retirée à cette famille. Mais c'est seulement quand elle est devenue adulte que le type a été renvoyé devant le tribunal, après que "de nouvelles preuves" soient apparues...

6 octobre 

▶ BELGIQUE / PEDOLAND : Du sursis pour des viols sur mineures

  • Ce n'est pas une blague : le type est accusé de viols sur plusieurs années par une victime devenue majeure, puis par deux autres fillettes. "Une des victimes avait déposé plainte contre le prévenu en 2015 après avoir atteint sa majorité. Elle avait révélé avoir été violée à de multiples reprises par le compagnon de sa marraine entre ses 6 ans et ses 12 ans. D'autres faits avaient ensuite été dévoilés par deux autres fillettes. L'ensemble des faits s'étaient déroulés entre 2002 et 2012. Il s'agissait principalement de scènes imposées par le prévenu aux fillettes dès leur plus jeune âge et durant plusieurs années. Il s'agissait aussi de faits d'attentats à la pudeur ". Il prend... 5 ans de SURSIS.

c94bac2_7JETzkwzba5Pdllqhp9ODJUG (1)▶ Une question fort pertinente, dans Le Monde :

  • "Lutte contre les violences sexuelles : la justice est-elle à la hauteur ?" Et de préciser que "Le contraste entre la hausse des plaintes depuis un an et une décennie de chute des condamnations interroge sur la capacité du système judiciaire à terrasser ce fléau.(...) Comment expliquer, alors, qu’en France en dix ans le nombre de condamnations pour viol a chuté de 40 % et celles pour agression sexuelle de 20 % ? Les magistrats s’en étonnent eux-mêmes" (s'ils écoutaient un peu les associations et moins les lobbys pédophiles on n'en serait pas là). Ils disent que ce n'est pas un problème législatif, que les lois existent. On va dire que oui en grande partie, à part cette question de l'âge de non consentement. Mais j'aimerais bien savoir quels dysfonctionnements ils pointent... Je n'ai pas accès à tout l'article, si quelqu'un l'a je suis preneuse!

▶ Orne - Assises : Enorme !

  • Ce père de famille a été reconnu coupable de viols sur ses deux enfants de 6 et 4 ans et a même avoué des pénétrations digitales, avant de se rétracter. Les deux enfants, séparément, ont décrit les mêmes faits. En première instance, il a pris 10 ans, puis a fait appel, et comme il nie et que c'est manifestement la parole de l'adulte contre celle des enfants, sa "peine" est ramenée à 3 ans. En appel, "les faits de viol n'ont pas été retenus" et le type a simplement été condamné pour "corruption de mineur".

 

7 octobre 

Arrivées au commissariat, 4 victimes sur 10 ne portent pas plainte !

  • Une info piochée dans InterStats, les stats du ministère de l'Intérieur ... L’écrasante majorité des victimes de violences sexuelles (86 %) ne font pas le déplacement au commissariat ou à la gendarmerie pour signaler les faits qu’elles ont subis. Celles qui font le déplacement renoncent 4 fois sur 10 à déposer plainte. Au final, seule une victime sur douze (8 %) déposerait formellement plainte auprès des forces de sécurité.

 

8 octobre 

Le ténor du barreau échappe au tampon "pédocriminel"...

  • Encore un "séducteur" (synonyme de sale pervers dans le langage "médiatique") tombé de son piédestal: "Sidney Amiel, ancien ténor du barreau de Chartres, ex-avocat de 68 ans, comparaîtra libre devant les assises des Hauts-de-Seine. Il est en effet sorti de prison près de deux mois jours après le verdict de son premier procès en juin 2017 et a été placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de l’appel. Il a été condamné en première instance à 10 ans de prison pour un viol et des agressions sexuelles. Son procès en appel commence ce mardi 9 octobre.Sa belle-fille l'avait déjà accusé d'attouchements quand elle était mineure, le traitant de "pervers". "Sidney Amiel, ancien avocat très respecté spécialiste du droit social, avait pour sa part crié au « complot policier, professionnel et antisémite »" MDR...

15243367▶ Assises - Angoulême : Encore des viols pour remplir la cour d'assises

☑️ "L’accusé est libre, sous contrôle judiciaire depuis le mois d’avril 2012. À partir de cet après-midi et jusqu’à demain soir, il sera jugé par la cour d’assises de la Charente pour des "viols avec plusieurs circonstances aggravantes, commis sur son neveu et sa nièce, dans les années 80. Pour ces faits anciens, révélés après plusieurs années, l’homme n’a jamais été placé en détention". Ah tiens, et pourquoi? Les faits "anciens" sont moins graves?

☑️ "La semaine prochaine, les jurés devront examiner un dossier de récidive de viols commis sur un mineur de 15 ans et récidives d’agressions sexuelles imposées à un mineur de 15 ans. L’accusé, un ancien militaire calédonien engagé dans la marine, aujourd’hui âgé de 35 ans, est accusé d’avoir abusé d’une fillette, âgée de six ans, dans la nuit du 1er de l’An 2010. La plainte pour agression sexuelle a mis un peu de temps à être instruite. Le 28 novembre 2015, il aurait violé la petite fille de ceux qui l’hébergeaient. La fillette était alors âgée d’à peine sept ans." Ca veut dire quoi "un peu de temps"? Le temps de récidiver? "Deux jours plus tard, l’homme était écroué. Lundi et mardi prochains, il sera jugé en récidive légale. En 2007, il avait été condamné à cinq ans de prison par la cour d’assises du Finistère, pour un viol commis en 2004. Des faits qui avaient mis fin à son engagement militaire". Nous voilà rassurés...

☑️ "À partir de mercredi, un couple sera jugé pour des viols commis sur un petit garçon, âgé d’environ six ans au moment des faits qui souffrait de troubles importants. L’auteur était le compagnon de la maman. Il est incarcéré depuis décembre 2015. La jeune femme comparaîtra elle aussi, accusée d’avoir participé aux viols et pour corruption de mineur".

 

2018-11-18 14_59_19-Charleroi_ le couple de pédophiles filmait les viols de leurs enfants, des peine9 octobre 
▶ BELGIQUE / PEDOLAND : Peines assez lourdes pour les parents proxénètes
  • Une fois n'est pas coutume, un couple de pédocriminels belges prend 18 et 10 ans de prison (+ mise à disposition du tribunal pendant 5 et 10 ans c-à-d que s'ils ne sont pas gentils en prison ils feront jusqu'à 5 et 10 ans de plus). "Ce sont quelques mots gribouillés par une petite fille de 9 ans sur un bout de papier qui ont attiré l’attention de sa mère. "Papa m’a photographiée toute nue. Il m’oblige à sucer son zizi et mon frère aussi." Les deux violaient une série d'enfants et filmaient le tout pour le diffuser sur le web: "lors des perquisitions, les enquêteurs ont découvert une horrible collection de plusieurs dizaines de milliers de fichiers photos et vidéo mettant en scène Guy et une série de mineurs issus de son giron familial.La nouvelle "compagne" lui a carrément livré ses propres enfants du coup elle prend 10 ans. Le type a aussi "dragué" une gamine de 11 ans (selon les juges français elle serait donc "consentante"), et lui a même fait signer un "contrat de soumission" : "son corps devait lui appartenir totalement, elle devait s’installer chez lui, y vivre nue, se marier avec lui et lui faire des bébés qu’ils devaient élever… pour pouvoir en abuser ! (...) Au total, cinq victimes mineures ont été identifiées mais plusieurs majeures n’ont pas souhaité se constituer parties civiles à l’audience du tribunal correctionnel de Charleroi.". Eh oui, la justice est tellement à côté de la plaque que même quand on vient les chercher, certaines victimes refusent d'entamer une procédure. Et on les comprend.

10 octobre 
▶ SUISSE: Les pédos loin des enfants
  • 135300-135220La Suisse va interdire aux "pédophiles" de travailler avec des enfants, à vie, à partir du 1er janvier 2019. Cela pourrait sembler une évidence, mais c'est une première et en france cela n'est toujours pas en débat, loin de là. Ceci dit, il faut bien-sûr que elsdits pédophiles aient été condamnés pour qu'on puisse les empêcher de fréquenter les mineurs dans un cadre professionnel ou bénévole. "L’idée de cette loi, l’une des plus sévères d’Europe visant les auteurs d’abus sexuels, avait été approuvée par 63 % des Suisses, lors d’un référendum, en 2014. Malgré le large soutien de la population, la proposition de loi était restée dans les tiroirs pendant quatre ans en raison de réticences du gouvernement à créer un automatisme entre une condamnation et l’interdiction à vie".


11 octobre 
▶ Evreux:  L'ex mineur prostitué paie à son tour des mineurs pour des actes sexuels.
  • Le tout, jugé en correctionnelle. Le dénommé Frédéric Devouassoux, animateur périscolaire de 34 ans, a déjà été "condamné" en 2015 pour "exhibition sexuelle". Quelques mois plus tard il est attrapé pour détention de pédopornographie, et en regardant dans son téléphone les policiers trouvent des conversations sexuelles avec des gamins de 12 ou 13 ans. "Les adolescents étaient âgés entre 12 et 14 ans au moment des faits. Le pédophile est en contact permanent avec eux sur les réseaux sociaux et par SMS. Contre rémunération, il finit par obtenir d’eux des fellations. Il se masturbe aussi devant eux en voiture ou chez lui. Dans les échanges de textos découverts, il propose 50 € pour une fellation et 200 à 300 € pour une relation complète. Quand ce n’est pas de l’argent, c’est un ordinateur portable, une tablette numérique ou un téléphone portable qu’il leur offre". Le pédocriminel reconnait quelques faits mineurs, tout en expliquant que "Moi-même je me suis prostitué avec des hommes plus âgés que moi pour payer mon héroïne. Pourtant j’étais d’accord ". Il a pris 7 ans, et en fera certainement moins de la moitié enr aison de la préventive.
12 octobre 
2018-11-18 16_02_24-'Fred West' rape couple victim's concern over evidence - BBC News
▶ ANGLETERRE : Un couple de sexagénaires violeurs de mineures
  • Ce petit couple du troisième âge, selon une de leurs victimes, faisait partie d'un réseau pédophile. Cette personne s'étonne que ses plaintes déposées dans les années 70 et 80 aient disparu. Peter et Avril Griffiths ont été condamnés le mois dernier pour des viols de mineures. De nouvelles informations sont parvenues aux autorités depuis, pointant des relations du couple avec des policiers, lors du procès une femme a évoqué une partouze sur un bateau en présence de policiers, au cours de laquelle elle a été violée et menacée par ces types qui disaient "être la loi". Cette femme avait rapporté les faits à la police au début des années 2000, fournissant notamment une photo où elle pose topless avec le couple Griffith et citant d'autres pédocriminels actifs dans le même réseau. Tous ces éléments avaient disparu lors du procès de 2018, a-t-il été constaté. Au final, on a dans cette histoire plus de 30 ans d'impunité, et des victimes qui auraient pu être épargnées. En 2004 la police a reçu de nouvelles preuves mais aucune poursuite n'a été menée. Une autre victime réclame des investigations sur le lien entre le couple Griffith et un autre couple, des serial killers et violeurs, Rosie et Fred West, qui fréquentaient également Barry Island et la ville de Bristol et sont toujours passés pour des prédateurs isolés.
▶ Compiègne - Correctionnelle : Le papy pervers attirait des jeunes
  • Il visait principalement, selon certains journaux, des enfants de familles défavorisées à son domicile, pour les agresser. Il est question de sept garçons âgés de 6 à 12 ans dont certains font partie de l'entourage familial du pervers, et de faits commis entre 2006 et 2013. Chez lui, c'était le paradis pour des ados: cigarettes, jeux vidéos, un peu d'alcool, des entrées au parc Astérix, et puis le pédophile leur demandait de toucher son sexe, les tripotait et demandait que les garçons le sodomisent. Au tribunal, le vieux a crié au "complot", un moyen de défense classique chez les pédocriminels. "Le prévenu avait fait l’objet de signalements de la part de son entourage, intrigué par ces jeunes qui passaient le voir de manière régulière". Seulement 6 ans de prison ont été requis par le parquet.
Maman est debout
13 octobre 
Maman est debout !
  • Un collectif de mamans "désenfantées", c'est-à-dire à qui la justice a retriré leurs enfants, tente de sensibiliser les autorités à l'ineptie de très nombreuses procédures judiciaires. Vous pouvez les suivre sur leur page facebook. Le collectif Maman est Debout a aussi lancé une pétition, un manifeste, pour demander la prise en compte des victimes dans ces affaires "familiales" où la parole d'un type, même violent, vaut 10 fois plus que celle des mères et des enfants réunis. Notamment à cause d'expertises mensongères ou complètement bidons,d e rapports d'éducateurs incompétents qui sont parfois illégaux, de distorisons des faits et d'exonération totale des "pères" (sauf bien-sûr quand il s'agit de pères protecteurs, cela arrive!). 

14 octobre 
Fin de la traque des pédos sur Internet.
  • Pour une fois, un membre du gouvernement ne dit pas une ineptie ou un mensonge : Belloubet "reproche au Sénat d'affaiblir la lutte contre la pédopornographie". D'ailleurs, le Sénat est à l'avant garde de la lutte pour les droits des pédophiles en france (refus d'un âge de consentement par exemple), c'est à se demander combien il y en a dans ses rangs. En effet, on apprend que la commission des lois du Sénat veut que seuls les faits punis de plus de 3 ans de prison puissent faire l'objet d'une enquête sous pseudonyme par la police. Comme la diffusion et le téléchargement de pédoporno n'est généralement punie que de peines dérisoires de sursis, ces délits et crimes ne passeront plus dans le scope. On était déjà très mauvais dans ce domaine, on va réussir à faire pire.
16 octobre 
▶ Un message de SOS les Mamans :
  • "Aujourd'hui nous défendrons les mères et leurs enfants une fois de plus en nous rendant à l'Assemblée Nationale pour donner notre avis sur la réforme de la justice et l'ignoble article 18*. Dans celui-ci chaque non-représentation d'enfant quel que soit le motif se verra imposer des astreintes financière et la possibilité pour le plaignant de faire récupérer les enfants par une procédure policière à sa seule demande. En face de nous on va devoir se taper SOS Papa, SOS exclusion parentale, et l'UNAF qui est pro SOS Papa. Ausecours les pervers.😣" AUTRE MESSAGE du 18/11/2018: "cette fois-ci c'est le groupe enmarchefr qui veut nous imposer la résidencealternée sous l'impulsion de la Latombe + Astreintes pour NPE"
2018-11-18 18_16_43-Repéré par le FBI, il gérait des sites de pornographie infantile depuis l’Oise -▶ "Bien inséré", il gérait des sites pédopornos depuis l'Oise
  • Le pédo, discret, était actif sur le Darknet (cette partie du web qui n'est pas du tout censurée ni contrôlée, mais où se passent 95% des infractions). Et évidemment, ce ne sont pas les flics français qui l'ont trouvé, mais "une fondation spécialisée"(ce serait interdit en france), qui a refilé les infos aux autorités. "Cet homme avait été, dans un premier temps, repéré par une fondation spécialisée dans la traque des pédopornographe sur Internet. Cette dernière a signalé les agissements présumés de cet internaute aux policiers américains du FBI et à la police australienne. « Le mis en cause a fait l’objet d’une surveillance par des services de police étrangers, confirme Florent Boura, le procureur de la République de Beauvais. Quand ils l’ont localisé en France, ils ont transmis l’information à Europol puis à la police judiciaire française qui travaille sur ce dossier depuis plusieurs mois. »
17 octobre 
▶ Lyon - Assises : Deux jeunes femmes courageuses ont levé le huis clos
  • C'était le procès de leur géniteur pédophile, à Lyon, et elles ont voulu alerter l'opinion publique sur l'inceste. Jusqu'au bout il a nié, crié au "complot familial"... Ca a commencé dès leurs 5 ans, il a demandé à l'ainée de "montrer" à la cadette comment elle devait faire avec "papa". "« Dès que je rentrais de l’école, je savais ce qui m’attendait. Il me disait « ce soir, tu vas me faire plaisir », témoigne douloureusement Lucie. Ses jambes tremblent. On lui apporte une chaise."« Il me disait qu’il voulait être le premier et que c’était normal de faire mon éducation. Histoire de ne pas être nunuche avec un garçon ». Un scénario qui se répète « deux à trois fois par semaine »". Sous emprise, la mère qui travaillait le soir n'a jamais rien vu, elle n'a rien soupçonné. Elle dit : "A l’extérieur, il était un homme sympathique, souriant, serviable. On faisait tous bonne figure. On donnait l’image d’une famille parfaite. Personne n’aurait compris".
▶ Le sénat rejette la commission d'enquête sur les abus dans l'Eglise
  • Etonnant (je plaisante!), après les députés, ce sont les sénateurs qui ont rejeté la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire. Evidemment, ce n'est pas pour protéger les curés pédophiles et la réputation de cette institution moribonde, mais pour d'obscures "raisons techniques". Mais pour se rettraper, ils tentent de proposer un machin totalement inutile et surtout complètement inoffensif : "Afin de ne pas donner l’impression de se désintéresser du sujet, les sénateurs de droite ont brandi une proposition de compromis. A l’invitation de Philippe Bas, ils ont voté en faveur de la mise en place d’une mission d’information qui s’intéressera plus largement à la prévention de la pédophilie dans les institutions accueillant des enfants".
19 octobre 
A l'école, la petite fait "comme à la maison avec papa".
  • De 2012 à 2016 le père viole ses filles. Elles et leurs frères sont placés en 2016 parce que le couple sur endetté n'arrivait plus à payer l'électricité. Âgée de 8 ans l'aînée a eu récemment des comportements sexuels avec ses camarades de classe, ce qui a poussé une institutrice à lui poser des questions. La petite a alors expliqué dit qu'elle faisait "comme à la maison avec papa". Les faits ont donc certainement continué après 2016.

2018-11-18 17_26_38-Faits divers _ Un homme de 66 ans accusé de viol par sept membres de sa famille20 octobre

▶ Rennes - Assises : Le papy viole sur plusieurs générations.

  • C'est une histoire de famille: sept personnes accusent le papy, sur deux ou trois générations, de viols répétés. Toujours dans le silence, imposé par le pervers. "La première victime s'est manifestée le 20 août dernier. Il s'agit de l'une des filles du suspect. Âgée de 30 ans, elle a décidé de sortir du silence : elle a déclaré aux enquêteurs avoir subi des viols de la part de son père entre 5 et 15 ans. (...) Pourquoi parler maintenant ? Parce que son fils de 10 ans "lui a révélé que son grand-père l'avait caressé". Le point de départ d'une succession de révélations puisqu'une autre fille du suspect a évoqué des faits similaires. Suivie par deux cousines, une demi-sœur et même la belle-sœur du sexagénaire".

 

21 octobre 

Tribune pour l'imprescriptibilité des viols sur mineurs

  • Une tribune publiée par une psychologue clinicienne, Marie-Claude Babin, dans le Huffington Post. Toute la tribune, où elle décrit ce que j'appelle le Pédoland, est intéressante à lire. Pédoland, ou la vie en patriarchie, c'est des violences sexuelles minimisées pour assurer l'impunité tout en faisant mine de prendre le problème en considération... "Il existe une "culture du viol" sous-jacente, que l'on pourrait définir comme un refus de conceptualiser les violences sexuelles, d'en reconnaître la réalité, les conséquences, d'entendre celles-ci lorsqu'elles sont révélées. Entendons-nous bien: cette attitude n'est pas seulement celle du violeur, mais de tout notre système". C'est tout un "système" de retournement, d'inversion, qui fait que c'est la victime qui est passée sur le grill. "En amont, on dénonce avec force et indignation; en aval, confrontés aux faits, on élude, on doute, on classe sans suite, bref, on pratique une forme de complicité passive. Par lâcheté collective, angoisse devant l'impensable, volonté de minorer un problème qui dérange, ou parce que les autorités et les médias subissent à leur insu l'influence du discours de l'agresseur – dominant par nature... La fréquente méconnaissance des mécanismes psychotraumatiques par les différents intervenants – forces de l'ordre, magistrats instructeurs, juges d'assises, avocats, médias et simples observateurs – achève de réduire les victimes au silence. Un silence qui, au fond, arrange bien une société redoutant d'être confrontée à ses failles, à ses démons."

 

23 octobre

2018-10-28 12_40_17-Un viol sur mineure requalifié en atteinte sexuelle_ les associations indignées

L'atteinte sexuelle, nouveau mot de la justice pour les viols sur mineures
1. Les adultes doivent-il protéger les enfants ou en profiter quand ils en ont l'occasion?
2. A quoi sert la justice?
3. A quoi sert la notion de minorité en droit?
4. Cette gamine n'est-elle pas perturbée? Et on revient au 1.
Mais que dit la "justice" ? "selon les magistrats, le "défaut de consentement" de l’adolescente âgée de 14 ans au moment des faits est "insuffisamment caractérisé"."
25 octobre 
▶ Policier pédophile.
  • Heureusement que ce flic pédophile est aussi stupide: il a filmé les viols et a donc été forcé d'avouer. Et surtout, heureusement qu'on a saisi et examiné le téléphone ou les disques durs du pervers, ce qui est très rare. Il a donc été mis en prison et en examen mercredi pour "viols​ et agressions sexuelles sur mineurs de quinze ans". Selon Le Dauphiné, "il est accusé de s’en être pris aux deux filles de son ex-compagne, âgées de 11 et 13 ans. C’est l’une d’elles qui a donné l’alerte en racontant les sévices subis à un adulte de son collège."
▶ Roubaix : Encore des viols sur mineure requalifiés en "atteinte sexuelle".
  • 2018-11-18 20_23_36-16 ans de réclusion pour Grégory Mestre, accusé du viol d'un collégion de 11 ansLe type de 29 ans est hébergé chez les parents de la victime, et passe devant les assises pour viol sur mineure et tentatives d'agressions sexuelles. Mais il est aquitté de presque tout et prend du sursis car, selon le tribunal, la victime était top jeune pour consentir "pleinement". On considère donc que le consement "à moitié" d'une mineure de 14 ans est valable, à Pédoland. "Après trois jours d’audience, le mis en cause a été acquitté des faits pour lesquels il était poursuivi. Il a finalement été condamné à 5 ans de prison dont un avec sursis et mise à l’épreuve de dix-huit mois pour des «  atteintes sexuelles  »". 

▶ 16 ans pour viol d'un mineur sous la menace d'une arme
  • Un pédophile des Ardennes a eu moins de chance. Il avait violé un gamin de 11 ans qui passait dans un parc, sous la menace d'un cutter. Grégory Mestre, 35 ans, a tenté de parler d'acte "consenti" avec ce gamin qui ne le connaissait pas et était vierge. C'est vrai que cet argument a marché à Pontoise, notamment, où une fillette de 11 ans, vierge, a été considérée comme consentante à une "relation sexuelle" avec un parfait inconnu en bas de son immeuble où elle était sortie jouer avec une copine. Quant à Grégory Mestre, "Confondu par son ADN, il sera arrêté un mois plus tard chez ses parents au terme d’une grande chasse à l’homme. Identifié par sa victime, il sera ensuite mis en examen pour “viol aggravé”".

 

30 octobre 

▶ Jurisprudence anti-victimes : pas de non-prescription pour amnésie traumatique

  • iid_de_anzeige_puppe_151111_aotwBravo aux juges du Pédoland: Ils viennent de pondre une jurisprudence qui considère que l'amnésie traumatique n'est pas un frein à la révélation des faits qui permet de casser la prescription... "L’amnésie traumatique invoquée par la victime d’un viol commis lorsqu’elle était mineure ne peut être considérée comme constituant un obstacle de fait insurmontable et assimilable à la force majeure ayant pu suspendre le délai de prescription. " La raisonnement, complètement fallacieux et hors des réalités du trauma, est le suivant: "En tout état de cause, le viol ayant fait l’objet d’une amnésie traumatique de la victime ne peut pas être qualifiée d’infraction occulte ou dissimulée au sens de l’article 9-1 du code de procédure pénale. Celui-ci définit l’infraction occulte comme celle qui « en raison de ses éléments constitutifs, ne peut être connue ni de la victime ni de l’autorité judiciaire ». Or, le viol constitue bien au contraire une infraction qui, par nature, est connue de la victime. "

▶ Des restes humains au Vatican
  • Au Vatican lors des travaux de restauration d'une annexe, des ossements ont été retrouvés dans une propriété où se trouve l'ambassade du Vatican. Ce qui est étonnant, c'est qu'un lien éventuel avec deux disparitions de mineures en 1983 est fait dans la presse: "La police italienne a été informée et une enquête est en cours pour établir l'âge et le sexe du corps ainsi que la date du décès. Les enquêteurs chercheront en particulier à déterminer si l'ADN de ces restes correspond à celui d'Emanuela Orlandi ou de Mirella Gregori, deux mineures disparues séparément à Rome en 1983. Emanuela Orlandi, fille d'un membre de la police vaticane, avait été vue la dernière fois le 22 juin 1983 alors qu'elle sortait d'un cours de musique."
▶ Seulement 4 curés en prison
  • 109890491Après trois ou quatre ans de remue-ménage dans l'opinion publique et une légère onde de choc dans l'Eglise, qui reste à ce jour le plus gros réseau pédophile en activité (du moins jusqu'à preuve du contraire), on atteint le chiffre faramineux de "10 clercs actuellement mis en examen et 4 incarcérés" sur 15.000 au total, selon le Figaro. Pourtant, ce ne sont pas les accusations qui manquent: "entre janvier 2017 et octobre 2018, dix prêtres ou diacres qui faisaient l'objet d'une enquête ont été mis en examen. Par ailleurs, quatre clercs sont actuellement incarcérés pour des faits de violences sexuelles commises sur des mineurs. Et cinq autres ont fini d'exécuter leur peine (prison, sursis, amende, bracelet électronique etc). Entre 2017-2018, 129 clercs ont été mis en cause par un témoignage, un signalement, ou une plainte, mais la proportion de ceux faisant l'objet d'une procédure n'est pas connue. A titre de comparaison, entre 2010 et 2016, 26 clercs avaient été mis en examen, et fin 2016, neuf étaient incarcérés et 37 avaient fini d'exécuter leur peine". 

▶ ESPAGNE : Bientôt l'imprescriptibilité des abus sexuels sur mineurs? 

  • Bien-sûr, cela est totalement impensable en france. On ignore pour quelle raison, nos députés sont incapables de voter des lois réellement protectrices pour les mineurs. En Espagne, donc "Le gouvernement socialiste espagnol a annoncé, lundi 29 octobre, une prochaine réforme du Code pénal pour en finir avec la prescription des crimes et délits sexuels commis sur des mineurs. “Ce qui les mettrait sur le même plan que les assassinats terroristes et les délits de génocide et de crimes contre l’humanité”

17 novembre 2018

Papa m'a fait bobo: une fillette de 4 ans confiée à la garde exclusive de son père

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Aujourd’hui, on va parler d'une affaire qui, bien qu’étonnante pour un néophyte en matière de violences sexuelles contre les enfants, est tristement classique pour ceux qui tentent de venir en aide à ces jeunes victimes. "Marie" est une fillette âgée de 6 ans aujourd’hui, qui ne peut plus voir sa mère depuis des mois. Elle a en effet été confiée à la garde de son père, juste après l’avoir accusé d’abus sexuels.

 

Dès que Marie a été dans le ventre de sa mère, son père a commencé à changer de comportement. On connaît bien ce schéma dans nos dossiers, c’est comme si certains pères avaient un déclic pervers qui se déclenchait. Ils deviennent agressifs, colériques, s’éloignent de la mère, la rabaissent, voir rejettent l’enfant.

La vie familiale est donc difficile, jusqu’à ce que le père décide de partir pendant 15 jours, seul avec l’enfant de 2 ans à l’époque.

Quand la maman revoit sa fille, celle-ci se montre perturbée, et elle remarque des inflammations au niveau du sexe, constatées par un certificat médical.

 

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Après un classement sans suite, l’enfant confié à celui qu’il a dénoncé

Suite à cet épisode, la mère décide de partir avec l’enfant, et le père demande la résidence exclusive, qu’il n’obtient pas en raison du très jeune âge de l’enfant.

Puis, alors que la petite fille a à peine 3 ans, le père l’embarque à nouveau, cette fois pendant deux mois, alors qu’il l’avait pour le week-end. Au retour, l’enfant parle notamment de "bobo aux fesses" et décrit des actes de pénétration.

La mère porte plainte, et un an plus tard elle est classée sans suite pour "infraction insuffisamment caractérisée" alors qu’un examen gynécologique a relevé une hypotonie du sphincter "compatible avec des faits de pénétration digitale", même si ce n’est pas spécifique.

Il faut savoir que ce symptôme apparaît chez les enfants qui subissent des viols anaux, il s’agit d’une réaction au phénomène de pénétration. Comme l‘examen a lieu 10 jours après le retour de l’enfant, aucune autre trace n’est visible.

Entre temps, un Juge aux Affaires Familiales (JAF), qui a réclamé une enquête sociale à un individu déjà repéré dans le secteur pour enfoncer les mères qui tentent de dénoncer des abus, considère que toute l’affaire (pas encore classée à ce moment) se résume à un "extrême conflit entre les parties". La petite reste cependant confiée à sa mère le temps de l’enquête.

Un Juge des Enfants (JDE) reprend ce couplet avec l’argumentaire de l’enquête sociale, totalement à charge contre la mère. Alors que la plainte n’est toujours pas classée, ce juge écrit que "il ne peut être exclu que la dénonciation des faits d’agression sexuelle soit une manipulation permettant à madame d’obtenir la résidence de l’enfant". On se demande sur quoi se fondent ces spéculations, mais elles permettent de renforcer le délire de "conflit parental" initié évidemment par la mère, et de demander un suivi de la petite chez celle-ci.

Début 2017, la plainte est donc classée. Le JAF qui avait commencé à parler de "conflit parental" confie immédiatement Marie à son père, avec un droit de visite et d’hébergement pour la mère un week-end sur deux et la moitié des vacances.

 

Confrontée à l’urgence, une mère "hors la loi"

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Comme de nombreuses mamans (parfois des pères) confrontées à cette situation, celle de Marie a refusé de laisser sa fille de 4 ans à ce père qui, d’après ce que la petite avait dit à de nombreuses reprises, commettait régulièrement sur elle des abus sexuels. Cette maman avait d’ailleurs reçu des conseils de plusieurs intervenants allant dans ce sens.

Elle est retrouvée trois semaines plus tard, placée en garde-à-vue, et la petite Marie est envoyée chez son père directement .

Suite à cela, les droits d’hébergement de la mère sont supprimés, punissant l’enfant par la même occasion. Pour avoir parlé ? C’est en tout cas comme cela que la fillette va le comprendre.

Le JDE confie donc la petite au père, la mère n’a plus que des visites médiatisées. Deux fois par mois. On attendrait d’elle qu’elle se remette "en question" et cesse de "déformer la réalité". Il va sans dire que lesdites visites médiatisées ont mis des lustres à se mettre en place,  de manière erratique, et que le père fait ce qu’il peut pour couper les liens entre l’enfant et sa mère.

Les enquêtes sociales et expertises sont à l’avenant : la mère a tous les torts. On décèle même chez elle "une dimension perverse" etc., le tout pour revenir sur cette histoire de "conflit parental" tellement pratique pour expliquer les plaintes et les accusations graves des enfants (même si en réalité cela n’explique rien du tout).

Fin 2017, le père réclame l’autorité parentale exclusive, puis il déménage pour s’éloigner encore de la mère, qui ne voit sa fille que très occasionnellement et toujours très brièvement durant toute l’année.

On voit mal ce qui pourrait justifier aux yeux du père de couper tout lien, même légal, entre cette fillette et sa mère. Même des pédophiles conservent l’autorité parentale !

Ce genre de comportement est très grave, d’autant qu’outre ses accusations, la petite n'a, rappelons-le, que 5 ans à ce moment.

La maman décide donc de se constituer partie civile.

 

Deux signalements en suspens

2018-09-16 16_14_08-Les condamnations pour viol ont chuté de 40% en dix ans

La situation est déjà particulièrement inquiétante à ce moment, fin 2017, quand Marie est emmenée chez un médecin spécialiste à qui elle parle de ce qu’il se passe à la maison, c’est-à-dire des comportements qui relèvement au minimum de la corruption de mineur. Le suivi a été stoppé par le père suite à ces signalements.

Ces révélations, intervenues début 2018, ont lieu alors que l’enfant ne voit presque plus sa mère, et quand elle la voit c’est en présence d’éducateurs. On ne peut donc pas l’accuser d’avoir "projeté" sur sa fille, de l’avoir "manipulée", ou même pervertie.

Cela n’a pas empêché le JAF de fixer une nouvelle fois la résidence de l’enfant chez son père afin, est-il dit, de préserver sa "stabilité", et la mère, à qui on reproche encore de ne pas se "remettre en question", obtient des droits de visite deux fois par mois dans un point rencontre.

Nous en sommes là dans ce dossier.

La mère a fait appel du jugement du JDE, la prochaine audience est donc fixée au 13 décembre à 15 h à la cour d’appel de Nîmes, chambre spéciale civile des mineurs. Ces audiences ne sont pas publiques, mais la maman a besoin de soutiens, et ceux qui sont dans le secteur seront les bienvenus.

 

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Dans un contexte où le nombre de condamnations pour viols sur mineurs a baissé de 40 % en dix ans, depuis le désastre de l’affaire d’Outreau et l’omerta imposée aux enfants par des experts ineptes, il devient évident que les classements sans suite ne reflètent pas la réalité des abus sexuels sur les mineurs dans ce pays.

Pour 10 viols de mineurs, il y a moins d’une plainte. 70 % des plaintes qui passent la porte des commissariats et gendarmeries, ou sont reçues par les procureurs, sont classées sans suite. 15  autres pour cents finissent en non-lieux, c’est—à-dire qu’on la jette à la poubelle avant d’aller devant les juges. Dans le reste, une partie des plaintes est envoyée au tribunal correctionnel, puis il y a les acquittés, les sursis, les peines aménageables. Au final, les pédophiles condamnés qui font de la prison sont minoritaires.

Voilà dans quel pays nous vivons sur le plan des chiffres, si on regarde la situation avec un grand angle. Si on zoome, ça donne des situations comme celle de la petite Marie, ou encore cette autre affaire assez semblable, dont j’ai parlé ici il y a peu de temps.

Il s’agit dans ces deux affaires d’enfants violées, des petites filles qui ont commencé à subir les assauts de leurs pères avant de mettre le pied à la maternelle. Des enfants qui ont parlé, qui n’ont été entendues que par une mère, par des professionnels, mais pas par la justice, et que l’on confie aux bons soins de ceux qu’elles ont dénoncés. Dont elles ont demandé à être protégées.

Imaginons deux minutes les conséquences de ces décisions ahurissantes, dès à présent mais aussi dans 2 ans, dans 10 ou 20 ou 30 ans.

Il est temps que cela cesse, il est temps de faire comprendre à cette justice rendue en notre nom qu’elle déraille, et que nous soutenons ces enfants, ainsi que les parents protecteurs. Rendez-vous donc le 13 décembre à 14 h 30 devant la cour d’appel de Nimes.

 

15 novembre 2018

Pompiers de Paris accusés de viols sur mineure: patriarchie, consentement et supplice chinois

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L’affaire de cette ado utilisée comme objet sexuel par des pompiers de Paris issus de plusieurs casernes, affaire requalifiée en  "atteinte sexuelle" par le parquet, et qui risque donc d’être renvoyée en correctionnelle, fait effet boule de neige. Pourquoi ? Parce que le décalage est abyssal entre la pratique judiciaire et la réalité sociétale. Parce que ce déni des violences sexuelles sur les mineurs, au-delà d’être indécent car produit par la "justice", entraîne surtout un véritable danger pour la société tout entière.

 

Depuis quelque temps, les pompiers de Paris sont régulièrement cités comme abuseurs par des femmes de tous âges. Plusieurs affaires de violences sexuelles sont aujourd'hui en cours, même s'il est certain que la justice manque d'empressement pour les amener devant les juges. Parfois ce sont de jeunes collègues qu'ils auraient donc agressées (le conditionnel est de mise même si ona tendance à accorder une grande crédibilité à certaines victimes et très peu aux mis en cause), parfois il s'agit carrément de mineures. 

En l'occurrence, nous allons revenir sur les viols répétés qu'une jeune femme accuse plusieurs pompiers d'avoir commis alors qu'elle était mineure. Et dans ce dossier, le parquet utilise une bien étrange logique pour nier la connaissance qu'avaient les pompiers accusés de l'âge de la victime, et de sa vulnérabilité.

Il demande donc le renvoi de trois individus en correctionnelle pour "atteinte sexuelle", ce qui suppose un "consentement" de la victime.

 

Quid de la notion de contrainte ?

Le réquisitoire du parquet a été largement diffusé dans la presse à la mi-octobre, et on pouvait donc lire le point de vue du procureur sur ce dossier. Un procureur, Vincent Lesclous censé représenter les intérêts de la société, qui a considéré qu’une mineure de 13 ans, sous un traitement médical très lourd qui la mettait littéralement à l’état de "légume", était "consentante" à des "rapports sexuels" (admis par 17 pompiers qui ne sont même pas renvoyés devant la "justice"), parfois avec trois types en même temps, "rapports sexuels" relevant davantage du porno trash que du flirt d’adolescente.

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L’adolescente a porté plainte en 2010 contre une vingtaine de pompiers pour des faits commis entre 2008 et 2010, alors qu’elle avait entre 13 et 15 ans. En 2012, il était bien question de 17 pompiers qui auraient abusé de cette mineure (entendus comme simples té moins), en plus des trois qui ont été mis en examen.

Lesdits pompiers avaient, nous dit-on, "fiché" cette gamine comme "nympho", et se refilaient son numéro. Ils étaient capables de venir à plusieurs de l’appeler, de lui demander divers actes sexuels n’importe où, et de se barrer en la laissant là, complètement stone, au bout de 10 minutes.

Mais en juin, le juge d'instruction "envoie ses conclusions au parquet de Versailles : sur la vingtaine de mis en cause, selon lui, seuls deux méritent des poursuites judiciaires pour “viols sur mineure”. Entre temps d’ailleurs, ces deux pompiers ont été radiés ou suspendus par leur hiérarchie", selon Le Nouveau Détective.

Et en octobre, on découvre que pour le procureur, "le défaut de consentement" de cette victime est "insuffisamment caractérisé". Or la question ne devrait même pas se poser, car en effet :

  • La victime avait 13 ans au début des faits, et les pompiers le savaient puisqu’ils intervenaient quotidiennement auprès d’elle (il est question de quasiment une intervention par jour pendant deux ans).
  • Les pompiers concernés étant Sapeur-Pompier de Paris donc militaires, étaient des personnes ayant autorité sur cette jeune mineure. Non seulement leur position leur conférait autorité sur elle mais annulait également la majorité sexuelle à 15 ans.
  • De plus, la victime suivait un traitement médical très lourd qui l’empêchait de prendre du recul ou même d’avoir la moindre volonté. une grande partie des pompiers le saveient puisqu'ils intervenaient régulièrement pour transporter l'adolescente (elle ne suit fort heureusement plus ce traitement aujourd’hui).

 

L’expertise psychiatrique l’avait reconnue à l’époque dans un état de grande vulnérabilité et donc de faiblesse.

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Le parquet explique que les déclarations de la mineure ont "varié". "Avec un pompier, elle entretiendra une relation suivie entre février et novembre 2009. Après avoir évoqué dans les premiers temps une "amitié sexuelle", l’adolescente évoluera peu à peu pour dénoncer des rapports non consentis", lisait-on dans Le Dauphiné du 22 octobre 2018, reprenant fidèlement l'argumentaire du parquet.

Pour illustrer la manière dont se passaient les "rapports sexuels", et aussi le traitement judiciaire de l’affaire, le paragraphe suivant est révélateur : "La plupart ne sont pas poursuivis, à l’exception de quatre pompiers soupçonnés de non-assistance à personne en danger. Il leur est reproché d’avoir abandonné l’adolescente en pleine crise de spasmophilie, après que deux d’entre eux ont eu une relation sexuelle simultanée avec elle sur un parking, sans connaître son âge. Un non-lieu a été requis à leur encontre".

Pour la petite, tout a commencé après une crise de spasmophilie à l’école, quand elle avait 13 ans et demi. Un pompier qui vient la chercher récupère son numéro à la suite de l’intervention, et la contacte. D’autres rendez-vous suivent, avec d’autres pompiers, parfois à deux ou trois.

Un matin un pompier, habillé en tenue de pompier et que la famille connaissait, à force de les voir intervenir au domicile, vient la chercher chez elle, soi-disant pour faire un tour dans un parc.

Mais au lieu de cela, il l’emmène chez lui où se trouvent déjà deux autres pompiers. Ils menacent de la frapper et exigent des actes sexuels. Elle ne voit aucune issue à part céder, évidemment (d'ailleurs on s'interroge: qu'aurait fait le procureur dans la même situation, déjà en tant qu'adulte, mais surtout en tant que mineure vulnérable?).

La victime décrit plusieurs viols en réunion commis par ces pompiers durant la période des faits, ainsi que de nombreux actes sous une forme ou une autre de contrainte. Ces faits sont d'un glaque digne des films pornos les plus vomitifs.

On comprend donc très bien pourquoi ses délcarations ont "varié", puisque lorsqu'elle a porté plainte, elle était encore sous le choc et sous traitement. C'est seulement progressivement qu'elle a pu prendre le recul nécessaire, remettre les choses à peu près dans l'ordre, et comprendre ce qu'il lui était arrivé.

 

La procédure judiciaire, ou le supplice chinois de la patriarchie

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Au fil de ces deux ans et demi de viols à répétition, la victime a sombré dans la dépression, et son état n’a fait qu’empirer. Preuve que ces "relations" ont été loin d’être épanouissantes. Elle était très bonne élève (elle avait même sauté une classe), ses notes se sont mises à chuter, elle finit par être déscolarisée, par développer une phobie sociale, et ne sort plus de chez elle.

"Plus y avait des viols plus je faisais des crises d’angoisse et ils étaient obligés de ré-intervenir, ce qui fait que mon état de santé était parfaitement connu", a-t-elle expliqué. C'est seulement à 15 ans, à la suite d'un nouveau viol collectif, que l’adolescente parvient enfin à parler à sa mère. Elle l’emmène immédiatement porter plainte.

Après la plainte, la police a mis six mois à entendre la victime. Puis c’est Paul Bensussan qui a été chargé de son expertise. Le tristement célèbre psychiatre, qui avait déclaré lors de l'audience du procès en appel d’Outreau que les enfants étaient des menteurs. Ceci, sans les avoir expertisés et alors que 12 ont été reconnus victimes d’abus sexuels variés, et certains de proxénétisme. Sans surprise, il a rendu un rapport très favorable aux pompiers qui a servi de base au réquisitoire du procureur, où les faits sont requalifiés en "atteinte sexuelle".

Paul Bensussan n’est pas pédopsychiatre, ni spécialiste en victimologie, et il est critiqué jusque dans les prétoires Suisses. Pourtant, le juge d’instruction a refusé la contre-expertise demandée par la famille.

Il faut savoir que la Cour Européenne des Droits de l’Homme considère que les parties prenantes à la procédure, y compris donc la victime, doit pouvoir commenter l’expertise pour compléter l’information sur laquelle va se baser le juge pour prendre sa décision. Cela est indispensable pour assurer le droit à un procès équitable. Mais en france cela reste un voeu pieu.

La procédure est donc un nouveau supplice, la parole de la victime étant systématiquement et sans cesse remise en question.

Accusation de viols chez les pompiers de Paris: " J'ai été détruite ", raconte Julie sur RMC

TEMOIGNAGE RMC - Julie a déposé plainte il y a huit ans. Le parquet a renvoyé trois pompiers devant le juge sans pour autant retenir la qualification de " viol ".

https://rmc.bfmtv.com

Dans cette affaire, alors que 17 pompiers qui ont reconnu des rapports sexuels quand la victime avait entre 13 et 15 ans, et que depuis 8 ans, la seule agression retenue par la procédure était qualifiée de viol en réunion sur mineur de moins de quinze ans, le procureur a non seulement requalifié le viol en réunion en "atteinte sexuelle" mais n’a pas qualifié les nombreuses "atteintes sexuelles" alors qu’elles sont reconnues et établies dans le dossier de la procédure.

On lit sur le site de BFM que "Pour son avocat Jean Tamalet, la "lecture du parquet est offensante" pour la victime. "Les pompiers ont un ascendant sur Julie à l'époque, ce qui est un des éléments constitutifs de la contrainte. Sa vulnérabilité est avérée, compte tenu des médicaments qu'elle prend à haute dose. Ca ne peut pas être de la correctionnelle".

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Comment peut-on, après cela, dire à une victime de porter plainte contre celui qui l’a violée ? Aujourd’hui  nous sommes obligés de les prévenir qu’il y a très peu de chances que sa plainte débouche sur un procès pour viol. 85 % des plaintes pour viol qui sont instruites finissent classées sans suite ou par des non-lieux. Ensuite, nous devons leur dire qu’elles seront mises sur le grill, que leur parole sera remise en cause par la plupart des intervenants, experts compris le plus souvent, et que psychologiquement ce sera très difficile. Mais si en plus, au bout de 9 ans de procédure, on requalifie des viols en "atteintes sexuelles", alors cela s'assimile à un coup de grâce pour les victimes.

Bref, aucun "renforcement de la protection des mineurs " en vue à ce jour, malgré les salves de propagande de Schiappa tout l'été, qui disaient l'inverse. 

 

Une pétition réclamant que le viol de mineur soit jugé comme un crime est en ligne, et a recueilli un peu plus de 120.000 signatures.

L'association Enfance et Partage, qui suit cette affaire depuis un moment, a diffusé un communiqué qui n'a pas été repris avec autant d'entrain que le réquisitoire du parquet. On espère que la proximité des médias avec les informateurs que représentent les pompiers n'a rien à voir avec cette forme d'omerta dans une affaire pourtant fort médiatisée, de même que les relations de dépendance avec le parquet. 

 

29 octobre 2018

Quand la justice qualifie les viols de mineurs en atteintes sexuelles : de l'art de séduire les mineures vulnérables

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Depuis la rentrée, les cas de viols de mineures requalifiés en "atteinte sexuelle" se succèdent. La tendance, comme on le sait, est bien à décriminaliser les viols de mineurs, pour en faire dans un premier temps de simples délits, et encore. Dans un second temps, on se doute qu'il s'agira de donner des "droits sexuels" aux mineurs et de légaliser la sexualité des mineurs. Revenons sur quelques cas tout récents qui montrent bien le processus en cours.

 

On a vu le mois dernier que 85% des plaintes pour viol sur mineur ne vont même pas jusqu'au tribunal: 70% sont classées sans suite, 15% subissent un non-lieu. Et bien-sûr un paquet de plaintes sont correctionnalisées, et un paquet de pédophiles ne sont pas condamnés. Quand ils le sont, tous ne vont pas en prison loin de là.

On a vu aussi que depuis 10 ans, alors que le nombre de plaintes augmente de 10 à 15% par an, le nombre de condamnations pour viol a baissé de 40 %. Ce qui est logique quand on voit la pauvreté des enquêtes, si on peut appeler cela comme ça.

Il est important de planter ce tableau avant de continuer. Pour les gens en effet, les abus sexuels sur les mineurs sont graves. Mais ce n'est manifestement pas le cas dans le chef de nos magistrats.

 

Roubaix: une gamine de 12 ans jugée pas "consentante" mais le violeur prend 4 ans...

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Le 25 octobre, la presse locale évoquait une affaire pourtant jugée aux Assises: un réfugié de 29 ans a été envoyé au tribunal pour avoir entretenu des rapports sexuels avec une mineure de 12 ans alors qu'il était hébergé dans une famille. Les faits ont d'abord, en toute logique, été qualifiés de viol vu l'âge de la victime -bien qu'il n'y ait toujours pas en france d'âge de consentement. 

L'individu était jugé pour "tentative d’agression sexuelle imposée à un mineur de 15 ans" et pour " viol sur un mineur de 15 ans". Evidemment, il a déclaré que la fillette était "consentante" et qu'il y avait des "sentiments réciproques". 

Alors que là n'est même pas la question, le tribunal a manifestement considéré que la petite l'avait cherché, et a acquitté l'individu des accusations de viol et tentative d'agression. A la place il  a été "condamné" pour "atteinte sexuelle" à 4 ans de prison, autant dire que la préventive va quasiment couvrir ladite "peine".

Le pire est dans la conclusion de l'article de Nord Eclair: "La Cour d’Assises a estimé qu’en raison de l’âge de la jeune fille, celle-ci n’était pas en mesure de consentir "en pleine conscience" à des relations sexuelles avec un adulte. Son avocate s’est refusée à tout commentaire."

Là on entre donc dans le cas du viol puisque la pénétration est reconnue. Mais finalement pourquoi condamner un pédophile? Autant lui signer un chèque en blanc pour recommencer, et montrer à toutes les gamines de 12 ans qu'elles ne pourront s'en prendre qu'à elles-mêmes si elles entrent sous l'emprise d'un manipulateur bien plus âgé qu'elles qui cherche des relations sexuelles avec des mômes vulnérables, crédules, en recherche d'amour comme toutes les ados.

On apprend au passage qu'on peut donc consentir à 12 ans sans avoir "pleine conscience", selon la justice.

La question encore une fois c'est : un mineur qui n'a donc pas un consentement libre et éclaire doit-il être protégé des adultes? Les adultes qui cherchent des relations sexuelles doivent-ils être punis à la hauteur du crime (car en théorie le viol de mineur reste un crime)?

La réponse de la justice est dans ce cas: non, ou plutôt un petit peu. D'où les 4 misérables années de "prison" dont il fera au mieux la moitié. 

 

Versailles: une gamine fragile de 13 ans utilisée en tournante par les pompiers: elle était consentante 

2018-10-28 12_40_17-Un viol sur mineure requalifié en atteinte sexuelle_ les associations indignées

Autre affaire sordide dans laquelle la justice brille par sa complaisance avec les agresseurs: celle d'une fillette qui, de 13 à 14 ans, a été utilisée sexuellement par une vingtaine de pompiers. L'affaire remonte en effet à 2009, on est donc presque 10 ans plus tard, le temps de réduire l'affaire à rien du tout.

En octobre 2012, on apprenait que 17 pompiers étaient "dans le viseur de la justice". En 2011 trois pompiers étaient mis en examen, mais en octobre 2012 il n'y en avait plus qu'un seul. "La victime, qui avait 13 ans lors des premiers faits dénoncés, avait désigné au total une vingtaine d'agresseurs présumés. Aujourd'hui, 17 pompiers de Paris se retrouvent dans le collimateur de la justice. Ils ont jusqu'ici été entendus comme simples témoins dans le cadre de l'instruction de cette affaire sensible", lisait-on dans Le Parisien.

L'affaire part quand-même sur l'accusation de viol, pour tous les faits survenus avant les 15 ans de la victime.

Récit des faits: "Cette affaire commence courant 2008. La jeune fille fait une crise d'angoisse au collège. Dans le fourgon qui la conduit à l'hôpital, elle sympathise avec un pompier de la caserne de Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine). Des liens se nouent sur le site Internet Facebook entre elle et le jeune homme.
Un jour, Pierre, qui a 20 ans, vient chercher la jeune fille et l'emmène chez lui. Malgré l'âge de la préadolescente, ils ont une première relation sexuelle qui sera suivie de beaucoup d'autres. Pierre propose à ses collègues d'avoir à leur tour des relations avec la jeune fille. Le numéro de portable et l'adresse Facebook circulent entre les soldats du feu. C'est à cette époque que l'adolescente sombre dans la dépression, devient suicidaire. Les psychiatres lui prescrivent des médicaments à haute dose. Pendant deux ans, 20 pompiers seraient entrés en contact avec elle pour satisfaire leurs pulsions avec une gamine présentée comme une « fille facile ». En fait, une gamine en état de vulnérabilité, incapable de dire non".

On comprend donc que la petite était déjà assez mal dans sa tête au début des faits, qu'un type de 20 ans a abusé d'elle de la pire manière puisqu'il l'a proposée à ses copains, et que l'état psychologique de la victime n'a fait qu'empirer. On ne peut clairement pas estimer qu'elle a pu consentir à quoi que ce soit, surtout à 13 ans. 

"Lors de leurs auditions, les pompiers reconnaissent tous avoir eu des relations sexuelles avec l'adolescente. Mais tous soutiennent qu'elle était consentante et qu'elle les avait même contactés sur Internet ".

2018-10-28 12_43_02-Pétition · Après #Pontoise, #Versailles_ le viol d'un enfant doit être jugé comm

En octobre 2018, où en est-on dans ce dossier? Le parquet vient de laisser tomber les accusations de viol concernant deux pompiers, qui seront probablement renvoyés en correctionnelle, donc jugés pour un simple délit, pour "atteinte sexuelle". Le même parquet a aussi demandé qu'un 3e pédophile soit jugé non pas pour "agression sexuelle" (passible de 10 ans) mais bien pour "atteinte sexuelle".

Pourquoi? Parce que "selon les magistrats, le "défaut de consentement" de l’adolescente âgée de 14 ans au moment des faits est "insuffisamment caractérisé". Les agresseurs présumés risquent sept ans de prison".

On remarque au passage que la victime a vieilli d'un an. Et que même à 14 ans, même sous médicaments avec un traitement "lourd", même si les pompiers sont intervenus 130 fois en quelques mois pour des problèmes de santé de la gamine, eh bien des magistrats peuvent considérer qu'il y a consentement.

Pourquoi se priver? La loi Schiappa n'a pas fixé d'âge de consentement.

Suite à cette affaire, l'association Amnésie Traumatique a lancé une pétition afin de demander cette chose toute bête dans une société où règne la loi du plus fort: que "Le viol d'un enfant doit être jugé comme un crime".

 

Tahiti: le tribunal s'interroge: à 14 ans peut-elle être consentante à des relations sexuelles avec un quinquagénaire?

2018-10-28 13_04_30-Un père de famille condamné pour des relations avec sa voisine âgée de 14 ans

Fin septembre au tribunal correctionnel de Papeete, un père de famille d'une cinquantaine d'années comparaissait non pas pour viols ni  même pour "agressions sexuelles", mais pour "atteinte sexuelle". Et de fait il a pris... 3 ans de prison.

Les faits sont pourtant clairs: l'adolescente va initialement porter plainte pour des violences commises par cet individu, qui l'avait frappée. Elle finit par expliquer qu'elle "entretient des rapports sexuels avec cette homme, un père de famille qui est également l'ami de ses parents. Elle dit "aimer" le prévenu tout en voulant que les choses "s'arrêtent"", écrit la presse locale.

Le pédophile lui offre des cadeaux, prend le temps de "flirter", comme il dit, lui donne aussi de l'argent, et finit par obtenir ce qu'il cherchait: des rapports sexuels, non protégés tant qu'à faire. 

"Le mis en cause nie les faits à de nombreuses reprises. Puis, après avoir rencontré un avocat, il se décide à parler de celle dont il se dit "amoureux" et avec laquelle il affirme avoir eu des rapports "consentis" teintés de vraies "scènes d’amour" ". Evidemment. Et en plus, ça marche!

 

Il la pensait "plus vieille": 12 mois de sursis pour "atteinte sexuelle"

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Le 26 octobre, c'est encore dans le Nord qu'un homme de 33 ans a été "condamné" à une peine de sursis intégral (12 mois) pour avoir eu "une relation sexuelle avec une adolescente de 14 ans" il ya 5 ans, en décembre 2013.

En réalité, il y a eu une "relation" suivie et probablement plusieurs "relations sexuelles". 

Dans cette affaire également, la victime, qui est tombée "amoureuse" du type, semble vulnérable: "L’adolescente était fragile. Elle était affectée aussi d’un milieu familial peu stable. Alors, quand elle raconte à cet homme qui se trouve chez sa mère son mal être, il l’a prend dans ses bras et va plus loin. Ça se passe dans une pièce à côté des pièces à vivre. Des caresses, il en arrive à une relation sexuelle", explique le quotidien local La Voix du Nord.

Ce personnage a expliqué au tribunal qu'il "la pensait plus vieille", et ce moyen de défense a été percutant et efficace pour les juges. Il a donc pris 12 mois de sursis et... 500 € à verser à la victime. 

 

Un dangereux processus en cours

Bref, comme prévu cette loi ouvre les vannes à la décriminalisation des viols de mineurs, qui peuvent très facilement être qualifiés d'"atteinte sexuelle" même lorsqu'il y a pénétration et que "discernement" est loin d'être acquis. Par ailleurs, cette loi institutionnalise l'inversion des rôles, en considérant a priori que la victime mineure est consentante, sauf preuve matérielle et clairement évidente du contraire. Et encore, comme ces affaires le montrent, même une gamine perturbée, vulnérable et sous médicaments peut être considérée comme consentante. 

On comprend aussi que cette histoire de "discernement", introduite par la loi Schiappa pour soi-disant ajouter un critère élargissant la définition juridique du viol sur les mineurs n'était que de la poudre aux yeux (de la "poudre de perlinpinpin, comme dirait l'autre). 

Comme le résume l'association AIVI (association internationale des victimes de l'inceste): "Ce qui est odieux c'est l'inversion des rôles et le juge, le procureur qui questionne le comportement de l'enfant et non celui des agresseurs. Jamais un enfant ne devrait être interrogé sur son "consentement" à un acte sexuel !"

2018-10-28 13_34_53-Justice _ le Sénat vote l’expérimentation des tribunaux criminels départementauxMarie-Claude Barbin, psychologue clinicienne, expliquait dans une tribune le processus qui permet cette négation des violences sexuelles en général (les mineurs étant particulièrement concernés): "Tout un magma de présupposés malsains conduit insidieusement à une banalisation des violences sexuelles. Plus encore que la dénégation ("Elle ment, il ne s'est rien passé"), la posture défensive la plus fréquente chez les violeurs reste "Elle était consentante". Cette formule sous-entend l'inadmissible aphorisme "Qui ne dit mot consent" suggérant que ne pas résister, c'est accepter; qu'en pareil cas, il n'y aurait pas de "vrai viol". 

Sont ainsi éludées la capacité de l'agresseur à imposer sa domination sans violence ni menace – et à l'inverse, l'incapacité à agir d'une victime paralysée par la peur de mourir: en état de sidération. Peut-on réellement affirmer qu'un enfant possède l'aptitude physique et psychique au consentement qu'on se plaît à lui prêter?"

Les choses ne vont pas s'arranger avec la création des "tribunaux départementaux" censés désengorger les cours d'assises. Ces mini tribunaux jugeront les faits criminels jugés de seconde zone par le pouvoir, c'est-à-dire, justement, les viols. L'intérêt principal c'est que les audiences coûteront moins cher puisqu'il n'y aura pas de jurys populaires (censés être présents pour juger l'ensemble des crimes). Le gouvernement trouve cela "innovant", les associations craignent déjà que ces tribunaux jugent n'importe comment histoire de désengorger les prisons, et que les peines déjà rares et peu importantes seront encore moindres [1].

 

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Officiellement, Schiappa et le gouvernement ont renoncé à instaurer dans la loi la notion d' "atteinte sexuelle avec pénétration". Mais on dirait que cette notion est quand-même mise en application. 

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En réalité la loi Schiappa du 3 août permet de requalifier tout au long de la procédure les viols aggravés sur les mineurs en "atteinte sexuelle" (passible de 7 ans de prison et 100.000 € d'amende (mdr)). Cela, si l'accusé parvient à contester la violence, contrainte, menace ou surprise, c'est-à-dire lorsque les magistrats considèrent qu'il y a eu "consentement".

Le texte dit: "Lorsque l'accusé majeur est mis en accusation du chef de viol aggravé par la minorité de quinze ans de la victime, le président pose la question subsidiaire de la qualification d'atteinte sexuelle sur la personne d'un mineur de quinze ans si l'existence de violences ou d'une contrainte, menace ou surprise a été contestée au cours des débats."

Dans les affaires citées plus haut, les juges auraient cependant pu considérer qu'il y avait une "contrainte morale" car on avait bien une "différence d'âge significative" entre la victime et le prévenu, et parce que les victimes ne disposaient pas "du discernement nécessaire pour ces actes". 

Donc cette loi va dans les deux sens et il semble assez évident que ce qui est utilisé par les magistrats, c'est le volet "atteinte sexuelle", pas celui de la question du "discernement". Qui de toute manière est un piège et ne devrait même pas être posée quand il s'agit de mineurs.

La qualifiquation en "atteinte sexuelle" signifie pour les juges -et donc pour la société qu'ils cont censés représenter- qu'il n'y a eu ni contrainte, ni surprise, ni violence, ni menace. Et, depuis août et la "loi Schiappa" [2], que la victime disposait aussi du "discernement nécessaire pour ces actes", n'est-ce-pas.

Il est à craindre que cette qualification d' "atteinte sexuelle" ne devienne la norme, comme une sorte d'inclupation "fourre-tout" qui couvre aussi bien le viol (pénétration)  que l'agression sexuelle (pas de pénétration) et l'atteinte sexuelle, (qui jusqu'à présent couvrait le reste des faits).

Ces affaires montrent que les tribunaux ont tendance à considérer un peu facilement que des mineures sont consentantes, alors que ceux qui connaissent la problématique (pour utiliser un euphémisme) réclament qu'on ne se pose pas la question du consentement lorsqu'il s'agit d'abus sexuels sur des mineurs. La plupart des associations et professionnels réclament un seuil d'âge à 15 ans en-dessous duquel on considère a prirori que le mineur n'est pas consentant [3]. 

Pour éviter ce genre de dérives, dans un contexte où la sexualisation des enfants est devenue une priorité sociétale, semble-t-il, c'est très simple:

  • On établit un âge de consentement, en-dessous duquel tout acte sexuel est considéré comme un crime, passible de 10 à 20 ans de prison, à partir du moment où l'auteur des faits est majeur. 
  • On établit une interdiction ferme et claire pour tout adulte : aucune relation sexuelle n'est permise avec un mineur en général, et avec mineur en-dessous de l'âge du consentement en particulier, il s'agit de crimes passibles des assises. Cela évitera que des types se mettent à "séduire"/"draguer"/manipuler des gamines qui sont incapables de comprendre leur manège. 

 


[1] Un des problèmes sera aussi que "la détention provisoire est limitée à un an" pour les procédures de ces mini tribunaux d'assises, ce qui dans les cas de viols est juste inacceptable. Autre argument pointé par Belloubet: "c’est en effet une réponse au problème de la correctionnalisation des viols et leur correctionnalisation". Or il s'agit plutôt de juger des faits qui auraient du passer aux assises, pas de désengorger les tribunaux correctionnels. 

[2] Votée par le chiffre incroyable de 92 députés en pleine nuit. Et l'objectif était bien, selon Schiappa, de "renforcer la répression des viols et abus sexuels commis sur les mineurs", mais qui a toujours été dénoncée par l'ensemble des associations et des professionnels intervenant auprès des mineurs victimes de violences sexuelles. 

[3] D'autres parlent de 16 ans, de 18 ou dans l'autre sens de 13 ou12 ans (âge fixé au Vatican).

 

16 septembre 2018

Abus sexuels sur mineur : la France, pays de l'impunité pour les pédocriminels

2018-09-16 16_14_08-Les condamnations pour viol ont chuté de 40% en dix ans

Depuis plusieurs années, il apparaît que la justice classe massivement sans suite les affaires de pédophilie, particulièrement lorsqu’il s’agit d’inceste. On apprend au détour d’une étude récente que depuis 2007, le nombre de condamnations pour viol chaque année a baissé de 40%. Pendant ce temps on veut parler de sexualité aux enfants dans les écoles et on refuse un âge de présomption de non-consentement. Mais dans quel pays vit-on ? Comment peut-on penser qu’on ne prépare pas là une bombe à retardement, un véritable fléau de santé publique ?

 

Faut-il le rappeler ? Les "abus sexuels", ou violences sexuelles détruisent les enfants. L’ambiance aujourd’hui est certes à sexualiser les gosses, mais pour récolter depuis des années les témoignages de victimes, je peux assurer que "non", les abus sexuels, viols et agressions, ne sont pas anodins pour les enfants.

Un des pédophiles condamnés récemment, un animateur qui a quand-même pris 15 ans fermes, a déclaré à l’audience avoir été abusé quand il était chez les scouts. A Nîmes, un collectionneur de pédopornographie âgé de 24 ans aurait été lui-même victime d’un viol par un oncle à l’âge de 5 ans. L’avocat d’un pédophile séropositif qui a pris 4 ans pour des viols (vous avez bien lu) en 2017, a "plaidé la vie difficile de l'accusé, déjà victime lui-même d'agressions sexuelles dans son passé" …

Vrai ou pas, c’est toutes les semaines que des pédophiles déclarent avoir eux-mêmes été victimes.

On estime qu’environ un tiers des pédophiles ont été abusés enfants. En effet : puisque les victimes ne sont quasiment jamais reconnues comme telles, et encore moins suivies correctement sur le plan psychologique, elles sont laissées face à elles-mêmes et il n’est pas étonnant que certaines reproduisent des comportements déviants.

2018-09-07 18_44_43-Education sexuelle à l'école _ ce que vont apprendre nos enfants

Si ce pays se préoccupait véritablement des abus sexuels sur les mineurs, ce n’est pas des "cours d’éducation sexuelle" qu’il mettrait en place : il investirait d’urgence dans la formation de la justice, des sévices sociaux, ferait un tri urgent dans les "experts" trop souvent bidons qui hantent les procédures judiciaires, investirait dans le suivi des victimes, et ouvrirait des tas de prisons pour y coller les pervers qui violent et agressent sexuellement les mineurs.

En février 2017, Bastamag titrait : "En France, moins de 2% des affaires de viols aboutissent à une condamnation en cour d’assises" [1]. Eh bien on apprend aujourd’hui que le nombre de condamnations est en baisse malgré un nombre de plaintes en hausse.

Depuis 10 ans, le nombre de condamnations pour viols a baissé de 40% ! On n’a pas le détail de la part des abus sur mineur, mais ils représentent plus de la moitié des plaintes.

On ignore aussi le pourcentage précis de plaintes classées sans suite. D’après une étude menée il y a quelques années dans les tribunaux du nord de la France, deux tiers des plaintes pour viol seraient classées sans suite. Mais d’après la pratique de professionnels qui suivent des enfants victimes, ce serait plutôt 95%. On va revenir sur ces chiffres de classements sans suite.

"Et en une dizaine d'années, alors que le nombre de plaintes a explosé, celui des condamnations pour viol a baissé de 40%, de sorte qu'elles ont été moins nombreuses en 2016 qu'en 1994", résument Les Inrocks, "De même, le nombre de condamnations pour agression sexuelle a chuté de 20%, et pour atteinte sexuelle sur mineur de 24%". Où vit-on là ? A pédoland ?

L’affaire Outreau s’est conclue en 2006. Depuis, les enfants qui dénoncent des abus sexuels passent pour des menteurs alors qu’à Outreau 12 enfants ont été reconnus victimes à l’issue de la procédure en appel, dont certains pour proxénétisme.

Le travail des Bensussan, des Duponpon, des Gijseghem, et j’en passe a porté ses fruits : la parole des enfants était déjà niée, elle est aujourd’hui carrément bafouée.

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En parallèle, deux enfants meurent chaque jour de maltraitances en France.

De mon côté, j’ai calculé qu’en 2012, on avait environ 6.000 plaintes pour viol sur mineur et… 383 condamnations pour viol sur mineur.

Oui, ce sont les chiffres officiels.

D’après une analyse des articles de presse en 2017, Wanted Pedo a calculé que « les deux tiers des pédophiles condamnés ne vont pas en prison », ce qui est corroboré par l’étude du ministère de la justice : selon Dalloz, « S’agissant des agressions et atteintes sexuelles, « 44 % des condamnés majeurs sont sanctionnés par une peine d’emprisonnement ferme, le quantum ferme le plus fréquemment prononcé se situant entre un et deux ans », sauf circonstances aggravantes alourdissant la peine ».

Le délire profond de l’ "éducation sexuelle" n’est qu’un leurre, la réalité c’est ce qu’il y a derrière ces chiffres. N’oublions pas qu’à peine un fait sur 10 est suivi d’une plainte, mais je trouve ce chiffre extrêmement optimiste. Et pourquoi amener une victime à porter plainte quand on sait que la plainte sera classée, et que si elle ne l’est pas le pédophile aura une peine dérisoire après des années de procédure des plus pénibles pour la victime ?

La justice veut des preuves matérielles. Sauf que dans ces dossiers, surtout dans les affaires d’abus sur mineur, on n’en a pas. Et comme on va le voir, les enquêtes étant réduites au strict minimum, peu de procédures parviennent jusqu’à un jugement.

 

Comment procède-t-on à Pédoland pour laisser les pédophiles en paix ?

2018-09-16 23_19_18-En dix ans, le nombre de personnes condamnées pour viol a chuté de 40 %

Il n’y a pas qu’Outreau à avoir joué contre les victimes de viols, il y a aussi la loi Perben de 2004, qui empêche les tribunaux correctionnels de se déclarer incompétents quand on leur refourgue des affaires de viol qui devraient être jugées aux assises comme des crimes : "la loi de 2004 dite Perben II a modifié l’article 469 du code de procédure pénale dans le but de limiter les possibilités, pour un tribunal correctionnel, de se déclarer incompétent et de renvoyer une affaire aux assises. "Même si la correctionnalisation est juridiquement illégale, elle est incontournable, car nos moyens sont insuffisants. Les assises sont dans l’incapacité d’absorber tous les crimes sexuels", atteste M. Benjamin Blanchet, juge et chargé de mission à l’Union syndicale des magistrats. ".

Donc parce qu’on a une justice indigente et qu’on veut qu’elle le reste, mais aussi parce qu’on est dans un pays de pédophiles où la protection des mineurs n’a aucune valeur, on classe à tour de bras, et quand les affaires de viols ne sont pas classées, elles sont dans 60 à 80 % des cas "correctionnalisées  illégalement !

En 2017, le nombre de plaintes pour viol a augmenté de 12% (16.400 plaintes adultes + mineurs confondus), celles pour agressions sexuelles de 10% par rapport à 2016 (24.000 plaintes adultes + mineurs confondus). En 2016 déjà, le nombre de plaintes pour viol avait bondi de 14 %. Evidemment, on nous a expliqué qu’il fallait "prendre les statistiques avec prudence", que les chiffres n’augmentent pas parce qu’il y a davantage de viols mais parce que les victimes parlent davantage. Sauf qu’on n’en sait rien et qu’affirmer une chose pareille est dangereux dans un contexte où la quasi-totalité des victimes restent inconnues de la "justice".

Les classements sans suite sont endémiques, parce que les enquêtes sont minimalistes, pour utiliser un euphémisme.

« En 2016, 70% des plaintes pour viols ont été classées sans suite, essentiellement faute de charges suffisantes, relevait le service statistique du ministère de la Justice dans une précédente étude, parue en mars. Seuls 38% des personnes mises en examen pour viol cette année ont été renvoyées devant une cour d'assises, 15% ont été renvoyés en correctionnelle pour agression sexuelle et 34% ont bénéficié d'un non-lieu » lit-on cette semaine dans Capital, qui reprenait les données parues sur Infostat.

Donc en matière de viol en 2016 :

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Au final en 2016, il y a eu 1.003 condamnations pour 14.000 plaintes (dont 6.400 plaintes pour viol sur mineur), même si l’auteur est identifié dans 80% des cas[2]. Et ce fromage au-dessus ne prend en compte que les plaintes reçues par la police, la gendarmerie ou les parquets.

Toujours pour 2016, l’ensemble des plaintes pour violences sexuelles (viols + agressions sexuelles) a concerné 32.706 auteurs (dont 29.500 ont été "identifiés"). Quid de leur traitement par la justice ?

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Vous avez bien lu : on compte moins de 9.000 poursuites pour 32.000 auteurs. Un auteur de viol sur quatre environ est poursuivi !

Le système d’étouffoir est donc efficace.

Pourquoi un tel nombre de classements sans suite et de non-lieux ? Tout simplement parce qu’on évite de trouver les preuves : dans les cas d’inceste paternel, par exemple, je n’ai jamais entendu parler d’une saisie des ordinateurs, disques durs etc, encore moins de mise sur écoute. En général on se contente d’entendre l’accusé, qui nie, d’entendre l’enfant mais on s’en fout, de mettre un expert qui croit sur parole l’accusé, et hop on classe sans suite.

Quant à la victime, au lieu de faire un examen non-intrusif comme un IRM des voies basses, capable de détecter des lésions plusieurs années après les faits, on va juste l’envoyer chez le légiste du coin qui regardera s’il y a des traces. Et comme l’examen est généralement réalisé des jours, voir des semaines après les faits, le légiste ne constate généralement rien. Même s’il constate quelque chose, comme des rougeurs, ou même des hématomes, cela ne prouvera jamais rien aux yeux de nos tribunaux.

D’où les 72,3% de classements sans suite de plaintes pour viols en raison d’ "infraction insuffisamment caractérisée" [3].

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Quand une plainte pour viol passe le barrage digne d’une première année de médecine du classement sans suite, qu’advient-il ensuite, d'après les chiffres de 2016 ?

Eh bien tout d’abord 33,8% des mis en cause finissaient par obtenir un non-lieu. Parmi les instructions qui se concluent par un non-lieu, il y a 27,6 % des mis en cause pour "viol sur mineur de moins de 15 ans".

On a aussi 32 % des mis en cause pour "Viol par personne ayant autorité ou par ascendant" et 45% de ceux poursuivis pour "Viol sur personne vulnérable" qui ont un non-lieu à l’issue de l’instruction. Le tableau suivant est des plus inquiétants :

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Qu’advient-il une fois que la plainte a passé le barrage du classement sans suite, puis celui du non-lieu ? Eh bien en 2016 toujours, seulement 47 % des mis en cause restaient inculpés pour "viol" et étaient renvoyés aux assises, environ 20% étaient renvoyés en correctionnelle. Les autres passaient ailleurs, peut-être dans les "atteintes sexuelles", ou je ne sais pas trop où.

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Enfin, pour ceux qui étaient finalement condamnés pour viol sur mineur (de moins de 15 ans), on arrive au chiffre hallucinant de 343 condamnations au total. Parmi ces 343 "condamnations", 102 "condamnés" ont bénéficié d'un sursis total, et 53 un sursis partiel. 

Les "enquêtes" sont inutiles, à moins que l’objectif soit de ne rien trouver. Parfois il y a des enquêtes, quand il s’agit d’un proche, mais dans les cas d’inceste paternel je n’ai jamais vu d’enquête sérieuse.

Le mode d’audition des mineurs, formalisé par un certain Van Gijseghem pour qui les enfants mentent a priori quand ils dénoncent des abus sexuels, est aussi une catastrophe. Ce n’est pas avec une audition de 20 minutes devant des inconnus, à laquelle ils sont souvent amenés par le parent abuseur, que les enfants vont tout déballer. S’ils parlent, ils disent seulement le moins grave, ce qui leur fait le moins peur. Pour qu’un enfant parle, il faut qu’il se sente en sécurité, et c’est pour cette raison que les abus sont souvent dénoncés après la séparation des parents.  

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On sait depuis longtemps que ce type d’audition est contre-productive, mais allez savoir pourquoi on continue à en faire l’alpha et l’oméga de la procédure d’abus sexuels sur mineur. [4]

Mais, au-delà de l’indigence de la justice et du fait que les viols en général, et sur mineurs en particulier, ne sont pas une priorité, il faut encore tenir compte de l’incompétence crasse des intervenants dans ces dossiers, depuis les magistrats jusqu’aux "experts" psy appelés en renfort pour étouffer les affaires, et aux sévices sociaux qui sont formés pour s’en prendre aux parents protecteurs, souvent les mères mais pas toujours.

Ils sont incapables de recueillir correctement la parole des enfants, n’ont aucune idée de ce qu’est la psychologie des victimes ou des pervers, ignorent absolument tous les résultats des enquêtes de victimologie et des autres travaux, et prennent des décisions qui vont souvent dans le sens des pédophiles.

Comme il n’y a pour ainsi dire pas d’enquête et que les "experts" sont mal formés, il n’y a en effet que peu d’éléments tangibles en bout de course, à part la parole d’un enfant contre celle d’un adulte.

Pour expliquer le niveau où l’on en est dans certaines procédures, un exemple vécu à plusieurs reprises. On a donc l’enfant qui réside toujours chez sa mère et doit être auditionné par la police. Evidemment, sa mère lui dit avant quelque chose comme "tu dis bien toute la vérité/ tu répètes ce que tu m’as dit…".

Eh bien lors de l’audition, on a des "policiers", ou même des "experts", capables de demander, parfois 5 ou 10 fois en l'espace de 30 à 45 minutes : "c’est maman qui t’a demandé de dire ça ?" et le gamin répond "oui". Cela devient pour les "enquêteurs" une maman qui pousse son enfant à raconter n’importe quoi et hop ! classement sans suite. On peut croire que j’exagère mais cela arrive assez souvent.

Enfin, parmi les freins à la reconnaissance des abus sur mineur, il y a le caractère hyper restrictif de la définition du "viol", qui ne correspond pas à la réalité des abus sexuels sur mineur: Selon une étude menée à Paris sur les années 2013-2013 [5], "Il apparaît que les viols commis sur les mineurs sont rarement "commis avec violence" au sens du code pénal, c'est-à-dire avec des violences physiques cherchant à imposer un acte sexuel : seulement 9 % des faits déclarés. Concernant les victimes mineures, la plupart des actes résultent d'une contrainte ou d'une menace exercée à l'égard de la victime (49 % des faits) ou d'un stratagème (par exemple, un " jeu") profitant de la difficulté de la victime à appréhender la situation (42 % des cas)".

 

Les enfants mentent-ils, comme le déclare le lobby pédophile ?

Venons-en maintenant à ce fait qui pose réellement problème : combien y a-t-il de fausses accusations dans les cas d’abus sexuels, notamment chez les mineurs ?

Parce qu’après tout si on sait que la 80% des plaignants sont des menteurs invétérés, aucun problème, mais si ce n’est pas le cas, alors nous avons un problème. Parce qu’un paquet de criminels se baladent en parfaite impunité, et qu’un paquet de victimes sont abandonnées par la société.

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D’abord, il faut savoir que depuis une trentaine d’années, des théories anti victimes sont répandues dans le monde judiciaire ainsi qu’au niveau des professionnels de l’enfance : Syndrome d’aliénation parentale, syndrome des faux souvenirs, rumeur selon laquelle la plupart des enfants mentent dans les cas d’abus dénoncés lors de séparations, etc.

On peut penser cela aberrant, mais le coup des "faux souvenirs" a été utilisé pas plus tard qu’en 2015 lors du procès de Daniel Legrand à Rennes, dans les suites de l’affaire d’Outreau, justement. Cela a été très pratique puisque grâce à cet "argument" massue, le parquet a pu mettre sous le tapis les déclarations des trois frères concernant l’implication de Daniel Legrand dans les viols en réunion dont ils ont été victimes.

Déjà, il faut savoir qu’aucune étude n’a été faite en France pour connaître la proportion de fausses accusations dans les plaintes pour violences sexuelles, ni sur les mineurs, ni sur les adultes. Donc ceux qui avancent des chiffres pour la France racontent n’importe quoi. Et les autorités se gardent bien de le faire, car on serait alors obligés de réagir.

Aux USA, pour les femmes adultes, la police estime que sur 200.000 plaintes, environ 20.000 seraient de fausses accusations, effectuées en parfaite connaissance de cause.

D’autres études aux USA montrent que d’abord, les accusations d’abus sexuels sont très rares (il y en a dans 2% des cas de séparation). Les fausses accusations le sont donc encore plus : une étude a "conclu que le taux de fausses allégations s’élevait à 5% pour celles qui étaient commanditées par l'adulte et à 1% pour celles faites par l'enfant lui-même. En 2000, Oates et al. ont poursuivi cette étude, le taux de fausses allégations commanditées par un adulte s’élevait à 0,2 % et à 2.5 % provenant de l’enfant lui-même. Des résultats similaires ont été trouvés par d’autres chercheurs". Pire : aux USA toujours, "une étude menée par les services de protection de l’enfance a conclu que seulement 0,1% des accusations rapportées aux services de l’enfance étaient délibérément fausses".

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Accessoirement, il a été démontré que les pères sont bien plus enclins que les mères à faire de fausses accusations : "Parmi les allégations formulées par des mères, seulement 1,3 % étaient considérées par le tribunal comme délibérément fausses par rapport à 21% d’allégations faites par des pères et considérées délibérément fausses par les juges".

Les choses ne doivent pas être bien différentes en France. Si ces chiffres sont valables chez nous, ça veut dire que chaque année la justice laisse en liberté plus de 12 ou 13.000 violeurs dont environ 6.000 pédophiles, qui auraient pu être arrêtés car une plainte a été déposée.

On se demande aussi : "mais à quoi sert donc cette justice ?", et puis on a froid dans le dos en imaginant le nombre de victimes qui ne sont pas reconnues ni aidées, et le nombre de violeurs qui ne peut faire qu'augmenter. En effet, on estime à 250.000 le nombre de victimes de viols chaque année en france, dont 150.000 mineurs.

Cela fait des années que les spécialistes de l'enfance, les associations de protection des mineurs, de nombreux psychiatres et pédopsyciatres, dénoncent ce qui aujourd'hui explose à la face du public. Mais peut-être que cela arrange aussi que les viols restent largement impunis dans ce pays: il y a les économies, certes, mais il y a aussi une banalisation de la pédocriminalité, qui est de moins en moins perçue comme un crime, et de moins jugée comme tel. 

 

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Malgré les nombreuses alertes depuis plus de 20 ans, pourquoi les choses ont-elles empiré ? Pourquoi ces affaires des viols sur mineur ne sont-elles toujours pas prises au sérieux par la justice ?

Serait-on passés à une forme de dépénalisation de la pédophilie ? Je rappelle que cet été on a bien failli décriminaliser le viol sur mineur avec cette notion aberrante d’ "atteinte sexuelle avec pénétration", et qu’on n’a pas été capables dans ce pays des droits de l’homme de protéger les mineurs des actes pédophiles.

Par contre, on est très pressé d’imposer une "éducation à la vie sexuelle" et cela "dès le plus jeune âge", on se demande bien pourquoi si la protection des mineurs est à ce point de délabrement.

Serait-on entrés dans une société pédophile ? Ou est-ce simplement un signe de notre sous-développement rampant ? On aime bien nous parler d'Etat de droit. Oui, mais l'Etat de quel droit? 



[1] Cela, sur la base de l’ensemble des viols commis, y compris ceux qui ne font pas l’objet d’une plainte : "En France, entre 5 et 10% des victimes de viol portent plainte et seulement 1 à 2% des viols aboutissent à une condamnation des auteurs en cour d’assises".

[2] La même année, on comptait 23.580 plaintes pour agression sexuelle, dont 14.930 pour agression sexuelle sur mineur.

[3] Là aussi les chiffres des classements sans suite semblent augmenter. Pour comparer avec des années précédentes : "Au niveau national, 37% des auteurs de viol ont été poursuivis en 2012, et 36% en 2013. Les deux tiers ont vu leur affaire classée par le parquet : la justice estime qu’elle manque d’éléments pour poursuivre l’agresseur présumé", selon Bastamag. En 2016, on en serait à 30,8% (3.774 auteurs de viols poursuivis pour 12.263 auteurs de viols présumés suite à des plaintes au total, cf. tableau figure 2).

[4] A ce sujet, une jeune femme qui vient de gagner une procédure pour faute contre l'Etat parce qu'elle a été violée pendant toute son enfance à son domicile, malgré deux "enquêtes" de police et la présence des services sociaux dans l'environnement. Cette femme a donc été entendue deux fois par la police quand elle était mineure, et explique dans Le Parisien du 17/09/2018 : "Quand on m’a interrogée, j’étais petite, j’avais tellement peur de René (NDLR : son père), de leurs violences à tous les deux, que je ne pouvais rien dire. Je savais que, sinon, j’allais me prendre une bonne gifle en sortant. Une fois, ils ont même organisé une sorte de sketch, la veille d’une audition, pour être sûrs que je réponde bien aux questions. Après, pour me récompenser, ils m’ont emmenée chez Mc Donald’s… La seconde fois, c’était chez Flunch."

[5] Une étude publiée par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), Grand angle n° 37 (janvier 2016), Les viols commis à Paris en 2013 et 2014 et enregistrés par les services de police.

02 septembre 2018

La justice confie une fillette de 4 ans à son père qu'elle accuse d'abus sexuels, malgré plusieurs signalements

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L'affaire dont on va parler aujourd'hui est assez incroyable : malgré le fait que plusieurs médecins ont déposé des signalements entre les mains de la justice, celle-ci a décidé tout récemment de confier une fillette de 4 ans à son père. L'enfant l'a pourtant accusé à plusieurs reprises, notamment devant des policiers, d'avoir commis sur elle des abus sexuels.

 

Un père qui "pète les plombs"

L'histoire ressemble à beaucoup d'autres, et un certain nombre de mamans pourront se reconnaitre dans cette affaire.

Dès le début de la grossesse de la maman, le père a commencé à se montrer agressif et colérique, disant même qu'il ne voulait pas d'enfant. Cette violence a été crescendo dans les semaines suivant la naissance de la fillette. 

Le père ayant poursuivi la mère, l'ayant harcelée pendant des semaines, jusqu'au point culminant qui a été une séquestration accompagnée de menaces de mort, la mère a pris la décision de quitter sa ville et son logement avec son nouveau-né de quelques semaines dans les bras.  

Une plainte a été déposée pour ces violences et crises de nerfs répétées, mais elle a été rapidement classée.  

Comme on le constate dans les dossiers de ce genre, la parole du père est prise pour argent comptant par les différents intervenants: justice, experts, services sociaux. En l'occurrence, "V" est cru sans aucune remise en cause tout au long de la procédure avec le Juge aux Affaires Familiales (JAF) quand il déclare qu'il n'a jamais été violent, et qu'ill s'est à peine emporté, la mère par contre étant qualifiée par celui-ci de "déséquilibrée". 

Pendant deux ans, les rapports sociaux et expertises se succèdent, à charge contre la mère. Elle est accusée d'avoir tout inventé et d'avoir quitté sa ville, son domicile et son travail juste pour priver le père de l'enfant. 

Sur ce, un "expert" psy nommé par la justice recommande de confier la petite à son père alors qu'elle a à peine plus d’un an. Heureusement la JAF ne suit pas cette demande, mais  il est quand-même précisé que "la mère doit apprendre à faire confiance au père"…

Le père, qui avait obtenu un droit de visite médiatisé pour commencer, puis un droit de visite classique, est parvenu à obtenir un droit de visite élargi pendant que la mère échappait de peu à un retrait de garde….au seul  motif du très jeune âge de l’enfant.

 

Un enfant qui parle, une justice sourde

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Dès que les premiers séjours chez son père ont eu lieu, à la fin 2015, la fillette s'était montrée perturbée, et sa mère ainsi que des personnels de la crèche et la pédiatre, avaient constaté divers symptômes qu'elle n'avait pas avant (maladies à répétition, troubles du sommeil, agitation, stress…).

Un peu moins d'un an après le premier séjour chez son père, la petite qui parle à peine explique notamment à sa mère : "il a mis le zizi dans la zézette" en désignant l'auteur des faits comme un proche de son père. 

La maman est sous le choc. Mais, elle sait que si elle ne confie pas l'enfant à son père, la justice se retournera contre elle. Elle envoie donc l'enfant chez "V" pour deux semaines de vacances.  Mais à son retour, la maman découvre le sexe et les parties anales de son enfant rougies, tuméfiés…enflées, et elle remarque aussi des traces de grifures au niveau de l'entrejambe de la petite.

Elle appelle immédiatement un médecin qui constate les lésions et à qui l’enfant se confie. A la surprise totale de la maman, et devant ce médecin l'enfant désigne cette fois-ci son père en plus de l'homme dont elle avait déjà parlé. 

Un rendez-vous est pris dès le lendemain à l’hôpital, où le médecin responsable des urgences pédiatriques rédige le premier signalement au Procureur. Ce qui donne lieu à l’ouverture d’une enquête pénale.

Plusieurs signalements suivront  émanant de psychologues, d’une présidente d’association et de la maîtresse de l’enfant.

Pendant des mois il ne se passe rien sur le plan judiciaire, et la fillette est censée aller chez son père. Après avoir consulté diverses personnes, dont son avocate, la maman décide de ne plus honorer les droit de visite, dépose une nouvelle plainte suite à de nouvelles révélations de l’enfant, et écrit au Procureur pour expliquer l’urgence de la situation.

 

Retournement surréaliste de situation

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Tous ces actes ont été effectués en vain: l'enquête a été classée sans suite fin 2017 sans qu’aucune investigation sérieuse ne soit été menée. 

Le père avait fait appel de la décision du JAF, et lors de cet appel, le tribunal d’Aix-en Provence a ordonné le placement de l'enfant chez son père, avec tout de même des droits de visite et d'hébergement un week-end sur deux et pendant les vacances pour la maman.

Celle-ci a alors refusé d'exécuter ce jugement car il mettait gravement en danger l'enfant, et aussi parce qu'une audience devant le juge des enfants était prévue trois semaines plus tard, au cours de laquelle elle pouvait demander la protection de la fillette. 

Mais le jugement aggrave les choses : la JE prévoit de confier l’enfant à plein temps à son père d’ici peu, et n'autorise à la mère de voir sa fille que quelques heures par mois dans le cadre de visites médiatisées.

Le père cependant n'obtient pas complètement grain de cause non plus, probablement en raison des divers signalements qui figurent dans le dossier, puisque le juge a demandé un placement provisoire de la fillette, avec un droit de visite et d'hébergement classique pour le père, cela de façon transitoire. 

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La question principale est donc : qu'en sera-t-il après la période de "transition"? La tendance dans cette affaire n'est pas à entendre l'enfant, ni les différents professionnels qui ont pris la peine de signaler les faits à la justice, et encore moins la mère. 

Une autre question est : que faut-il pour que la justice permette à des parents d'appliquer le principe de précaution, et de ne pas présenter l'enfant à un individu qu'il désigne comme son agresseur? Faut-il 10 signalements? 15 ? Quelles preuves matérielles faut-il? Des enfants détruits physiquement? Et encore, on a déjà entendu parler de "diharrées" au sujet des symptômes d'enfants violés régulièrement...

Et puis, que conseiller à une maman dans cette situation?

 

27 août 2018

Appel au calme pour le procès du 30 août: 4 personnes accusées d'organisation de malfaiteurs pour enlever des enfants

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Une nouvelle fois, Jeremy et moi sommes obligés d'écrire à deux un article pour remettre les pendules à l'heure au sujet de certaines manipulations à la veille d'un procès crucial, celui du 30 août. Ce jour-là, quatre personnes, deux mères de famille et deux jeunes hommes, doivent comparaître pour association de malfaiteurs en vue de commettre un enlèvement d'enfants.

 

Je rappelle brièvement le contexte de cette affaire, que nous allons évoquer dans cet article: en 2012, Sanddrine G, une mère de famille qui a perdu la garde de ses enfants après avoir dénoncé des abus, ainsi que Jeremy et "Tof" ont été arrêtés. Les autorités les soupçonnaient d'avoir participé à une opération menée par Stan Maillaud, afin de kidnapper les enfants de Sandrine G. Cette thèse est réfutée par l'ensemble des personnes accusées. 

 

Pour les soutenir, rendez-vous jeudi 30 août à 14h au TGI de Saintes.

Si nous nous exprimons aujourd'hui, alors que nous avons vraiment autre chose à faire, c'est pour répondre aux derniers délires d'un certain Stan Maillaud, qui nous inonde de vidéos absurdes et appelle à mettre la pagaille lors du procès du 30.

Je laisse maintenant place à Jérémy, après quoi je reprends la plume.

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Nous avons décidé, Donde et moi, de publier un article commun dans lequel seraient regroupés nos témoignages concernant ce sinistre couple composé de Stan Maillaud et Janett Seemann. Je vais expliquer dans les grandes lignes ma rencontre avec ces deux hurluberlus, le tout dans un esprit de synthèse afin de ne pas faire trop long.

2018-08-26 19_12_09-Procès d'inquisition du 30 aout_ Stan Maillaud nous en dit plus

J'ai rencontré Stan Maillaud ainsi que Janett Seemann en juillet 2012 dans une ville du sud de la France. Je devais rejoindre un contact qui a eu un empêchement de dernière minute. Ce dernier a donc "envoyé deux amis" venir me chercher afin de ne pas me laisser attendre seul trop longtemps à la gare SNCF. Je fus surpris de voir que Stan et Janett étaient les amis en question. Nous avons pris un café pour faire connaissance puis nous nous sommes gentiment dirigés vers le domicile de notre contact en commun. Nous avons mangé ensemble et c'est à ce moment précis que nous avons discuté de la "suite". A savoir : que faire ? Deux options s'offraient à nous selon Stan et Janett. S'occuper de l'affaire Gachadoat ou d'une affaire qui concernait le département du Var. Après avoir discuté des détails que je ne révèlerai pas ici nous avons opté pour la seconde solution, le Var. Nous laissions donc l'affaire Gachadoat de côté. Mais, déjà, une légère embrouille nous éloigna Stan, Janett et moi. Après être rentré chez moi en région parisienne quelques jours plus tard je recevais un message du couple qui disait ne plus vouloir me voir.

Plus d'un mois s'écoula et c'est vers le mois de septembre 2012 que Stan fit de nouveau vibrer mon téléphone portable. Il voulait savoir où j'en étais avec l'affaire d'une adolescente qui vivait dans le Doubs. Cela faisait plusieurs mois que j'étais en contact avec cette dernière. Elle me confiait son histoire pour le moins atroce qui rappelle certaines affaires pédocriminelles. C'est donc Stan Maillaud et sa compagne qui sont revenus vers moi afin de s'immiscer dans cette affaire, pas l'inverse, comme ce dernier le prétend dans sa dernière vidéo mensongère. Je ne lui ai rien proposé du tout lors de notre première rencontre. Mais il est évident que je lui ai racontée l'histoire qui se passait dans le Doubs. J'étais en face de Stan Maillaud et, à l'époque, je trouvais logique de lui parler d'une affaire pédocriminelle puisqu'il s'était fait connaître en aidant le petit Vincent (j'ai cependant appris bien plus tard la supercherie concernant son implication dans cette histoire). Pour récapituler, afin de ne pas vous perdre. Je rencontre le couple infernal en juillet 2012, un premier désaccord nous éloigne pendant plus d'un mois et en septembre 2012 Stan me recontacte pour l'affaire du Doubs.

Je n'étais pas au courant de ce qu'a fait Stan entre juillet et septembre, n'ayant plus contact avec lui. Ce n'est que bien plus tard que je me rends compte que ses agissements vont avoir des répercussions sur la vie de plusieurs personnes. Au mois de septembre je rejoins donc Stan, Janett ainsi qu'une autre personne afin de partir dans le Doubs afin de rencontrer physiquement la victime avec qui je discutais depuis plusieurs mois. Le plan était simple : Janett et moi restions à bord du camping-car pour rencontrer la victime. Stan et la personne qui nous accompagnait restaient ensemble dans une camionnette grise, en retrait.

2018-08-26 19_13_49-Message de Stan Maillaud & Janett Seemann depuis le Venezuela - YouTube

Malheureusement, ils se sont garés à un endroit qui attira l'attention des gendarmes, car les villages de Bolandoz ou encore Amancey étaient cambriolés depuis quelques jours par des gens du voyage. Les gendarmes ont donc procédé à un contrôle routier. Stan a sauté du véhicule et s'est enfui à travers champ, laissant les gendarmes loin derrière lui, incapables de suivre la cadence. Après notre entretien avec la victime du Doubs Janett et moi avons essayé de contacter Stan et notre ami commun mais nous ne recevions aucune réponse de leur part. Au bout de plusieurs minutes nous avons compris qu'il s'était passé quelque chose. C'est en passant près de la gendarmerie d'Amancey que nous avons remarqué que la camionnette de notre ami y était garée. Mais Janett semblait sûre d'elle et déclarait "Stan ne s'est pas laissé attraper, il a fui, j'en suis certaine". Elle n'était pas du tout inquiète. A force de tourner autour des villages nous avons croisé Stan qui sortait d'un champ, l’option la plus logique pour lui s’il voulait s’en sortir était de rester aux abords d’une route en espérant croiser notre camping-car. C'est Janett qui l'a remarqué, j'ai ouvert la porte du camping-car, Stan est monté. Il semblait épuisé. Il a raconté sa fameuse cavale. Il a fui à travers champ sans jamais s'arrêter de courir jusqu'à ce qu'il sente le bon moment. Il ajouta s'être arrêté aux abords d'une ferme pour monter dans une grange et se cacher dans le foin. Est-ce faux ? Est-ce vrai ? C'est en tout cas qu'il nous a dit.

Stan savait pertinemment que ce contrôle raté ferait la Une de la presse locale. Le couple infernal ne faisait plus parler de lui sur internet. C'est là que l'ancien gendarme a décidé de faire croire qu'il avait réellement disparu lors de ce contrôle raté. Janett annoncerait sa pseudo disparition via internet et la chose serait plus ou moins confirmée grâce aux Unes des journaux locaux puisqu’ils relateraient le contrôle raté. Le but de faire croire à sa disparition était de mobiliser le plus de monde possible et de les rallier à la lutte anti-pédocriminelle. La disparition du "grand" Stan Maillaud, héros de l'affaire Vincent et du reportage "Les Réseaux de l'Horreur", relancerait la machine. Mon erreur c'est d'avoir accepté de faire partie de ce plan, je le reconnais. Mais je ne pensais pas que la supercherie durerait si longtemps. Revenons au moment M. Nous avons récupéré Stan et la question de rejoindre notre ami commun retenu par les gendarmes pour une logique garde-à-vue se posait. Ils lui ont donc donné rendez-vous après avoir été relâché, à un endroit précis. Mais nous n'y sommes jamais allés. Notre ami commun qui a fait quelques heures de GAV a donc attendu pour rien et, déjà, Stan et Janett commençaient à s'imaginer qu'il était possible qu'il soit un membre du réseau qui souhaitait les faire tomber, ce qui est une absurdité sans nom. Une fois rentré chez moi en région parisienne après ces aventures quelque peu incroyables j'ai découvert sur internet le message de Janett Seemann qui annonçait la prétendue disparition de Stan. Et, dans un communiqué écrit, Janett déclarait donc publiquement que la personne qui nous accompagnait et qui s'est tapée de la GAV était certainement un infiltré.

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Un mois plus tard j'avais de nouveau contact avec Janett et l'idée d'organiser une conférence de presse dans le Doubs avait germé. D'ailleurs, elle germait déjà le soir où nous avions retrouvé Stan et les jours suivants. C'est donc au mois d'octobre que je retrouve la compagne de l'ancien gendarme. Nous sommes partis dans le Doubs après avoir réussi à demander à avoir accès à une salle de la mairie d'Amancey pour organiser une conférence de presse. Nous logions chez des personnes avec qui Janett avait contact depuis quelques jours. Une fois sur place nous sommes allés à la rencontre de la victime du Doubs. Avant de la rencontrer j’ai tenté, en vain, de prévenir Janett sur sa façon d’aborder la victime. Cette dernière n’avait aucune confiance en qui que ce soit. Avec moi ce fut également compliqué, malgré nos échanges qui duraient parfois des heures. Elle se sentait coupable d’avoir subi ces horreurs et ne supportait pas le regard des autres, il est inenvisageable pour elle de prendre un bain de foule. Janett et moi l’avions déjà rencontrée en septembre mais nous n’avions pas pu parler de son affaire. Il fallait donc le faire une bonne fois pour toute lors de cette seconde rencontre. La compagne de Stan avait en tête de l’inviter à la conférence de presse et de faire une manifestation pendant laquelle la victime se baladerait en tête du cortège avec une banderole. J’ai expliqué que ce n’était pas possible et qu’elle refuserait, que c’est exactement la chose à ne pas lui demander et que si elle proposait ce plan, la victime m’enverrait balader une fois que nous serions partis.

Nous sommes arrivés au RDV avec quelques minutes de retard. La victime était bien à l’endroit indiqué et à peine ai-je eu le temps de m’exprimer que Janett sauta sur la victime pour lui demander de venir à la conférence de presse pour s’exprimer sur son affaire, alors que je lui avais préalablement expliqué qu’il fallait oublier son plan foireux. La victime a prétexté devoir rentrer chez elle et, comme prévu, à peine étions-nous partis Janett et moi que je recevais un SMS de la victime me disant « ta copine est complètement folle, elle me fait flipper ». Elle perdait également confiance en moi à cause de ce qu’avait dit Janett. Sur le chemin du retour, furax, j’explique à Janett qu’elle a complètement merdé et qu’elle n’avait rien écouté de ce que je lui avais dit. Elle n’a même pas répondu, elle gardait les yeux fixés sur la route sans prêter attention à ce que je disais, zéro réaction, elle n’a même pas eu la décence de dire qu’elle s’était trompée et ne s’est jamais excusée alors que je lui avais bien dit de ne surtout pas bousculer la victime avec ses demandes. Premier couac entre elle et moi…

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Puis vint la conférence de presse le 20 octobre. Janett parlerait de la fausse disparition de Stan, tout en réussissant à pleurer à chaudes larmes, prestation digne des plus grandes actrices qui pourraient être récompensées au Festival de Cannes, et moi je devais parler de l'affaire de la victime du Doubs. Cependant, cette affaire passait presque au second plan, devancée par la fausse disparition de Stan Maillaud qui restait planqué je ne sais où, puisque Janett n'a pas voulu me dire comment il allait, ni même où il était. Janett s'est ensuite accaparée l'histoire de la victime du Doubs, laissant croire que c'est elle ainsi que Stan qui ont découvert cette affaire comme par enchantement. Elle s'est empressée de se faire interviewer par France 3, m'expliquant au passage que ce n'était pas à moi d'être interviewé, ce qui ne m'a pas gêné en soi, mais j'ai trouvé son attitude douteuse. Il fallait placer la lumière sur le couple Maillaud, et rien d’autre. Elle a également fait un court entretien pour une radio dont le nom m'échappe.

La conférence de presse est un "succès". Nous rentrons ensuite au domicile de ceux qui nous hébergeaient, accompagnés par quelques personnes qui étaient venues de toute la France pour l'événement. Un ami d’enfance était descendu de Paris jusqu’en Franche-Comté spécialement pour la conférence de presse. Je me suis isolé quelques minutes avec lui pour discuter. Je lui ai confié, à ce moment précis, mon envie de ne plus suivre Stan et Janett. Je prenais conscience que cette fausse histoire de disparition allait trop loin, surtout lorsque j’ai vu Janett se mettre à pleurer à chaudes larmes pendant la conférence alors qu’elle savait pertinemment que Stan allait bien puisque nous l’avions récupéré. Je souhaitais donc terminer ce que je devais faire dans le Doubs, à savoir discuter le plus possible avec la victime, puis rentrer chez moi et ne plus m’occuper de Stan et Janett.

Les deux jours qui suivent la conférence ne se passent pas bien. Janett ne veut rien faire. A aucun moment elle n'a accepté d'aller voir les lieux que la victime désignait. Elle n'a pas non plus voulu qu’on la rencontre une seconde fois alors que nous avions rendez-vous, prétextant que c'était un piège du réseau pour l'attraper. Face à mon insistance pour aller à la rencontre de la victime une seconde fois, Janett m’a même balancé au visage : "Mais peut-être que cette fille ment, peut-être que son histoire est fausse et qu’il ne se passe rien du tout ici". Ce à quoi j'ai répondu "ok, puisque tu le prends comme ça peut-être que toi et ton Stan n'êtes que des gros bouffons et que toutes vos histoires sont également bidons". Elle passait son temps à regarder son passage sur France 3 et son passage radio, ainsi qu'à lire le texte qu'elle avait récité pendant la conférence de presse.

Après cette conf, Janett ne se préoccupait plus de la victime du Doubs, elle ne voulait plus rien savoir. Nous étions sur place et pourtant elle ne souhaitait même pas visiter les lieux que la victime désignait comme étant des endroits dans lesquels il se passait des horreurs. Néanmoins, après cette légère altercation, nous trouvons un terrain d'entente Janett et moi et malgré mon envie de quitter les lieux au plus vite j'accepte une demande de sa part : aller à Besançon le 25 octobre pour participer à une manifestation pour le droit des enfants. Le jour J Janett propose que l'on prenne nos sacs afin de ne pas les laisser chez les personnes qui nous hébergeaient. J'accepte, nous chargeons le coffre de nos sacs de voyage et nous prenons la route pour Besançon. Nous sommes le 25 octobre.

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A peine arrivés sur Besançon, Janett et moi sortons de la voiture, nous faisons quelques pas puis nous sommes arrêtés par la gendarmerie. Janett est placée dans un véhicule, moi dans un autre et tandis qu'on me fait rentrer dans la voiture j'entends un des gendarmes hurler à la compagne de Stan "il est où ton copain ? Vous faisiez quoi en Charente-Maritime au mois d'août hein ?" Je commence alors doucement à comprendre ce qui se passe. Une fois arrivé à la gendarmerie de Besançon je suis dans une pièce à part, le contact avec Janett est interdit. Je dois signer des documents, l'un des gendarmes m'explique que je suis arrêté pour "association de malfaiteurs en vue de l'enlèvement de plusieurs mineurs de moins de 15 ans" et que cela concerne l'affaire Gachadoat. J'apprends que pendant le mois d'août, Stan, Janett et notre ami commun qui nous avait accompagnés dans le Doubs sont partis en Charente-Maritime pour faire je ne sais quoi avec les enfants de Sandrine Gachadoat. Sachant que je n'étais pas avec eux au moment des faits et que je n'étais pas au courant de leurs agissements je me dis, naïvement, que je vais rapidement sortir de garde-à-vue.

La suite vous la connaissez, je fais deux jours de GAV (Tof (la troisième personne qui accompagnait Stan et Janett à Montendre pour l'affaire Gachadoat), Sandrine Gachadoat sont également arrêtés en placés en détention provisoire), je passe devant le juge d'instruction dans la foulée et je suis placé en détention préventive pendant trois semaines, j'en sors le 13 novembre 2012 après avoir fait appel avec mon avocate. A ma sortie de prison je ne trouve nulle part sur internet un message de Stan qui annonce son soutien aux personnes arrêtées par la gendarmerie et placées en détention provisoire. Rien. Connaissant le bonhomme et sachant qu’il « réfléchit » longtemps ses vidéos avant de les enregistrer je me dis qu’il suffit d’attendre un peu. Mais rien, aucun message. Il ne donnera aucun signe de vie. Il continuait d’entretenir le mystère autour de sa fausse disparition alors que quatre personnes étaient sous le coup de la justice. J’ai attendu jusqu’en avril 2014 avant de révéler publiquement qu’il n’avait jamais disparu et que Janett et moi l’avions retrouvé. Ce crétin de Stan bénéficie d’une telle aura sur internet que je ne savais pas comment mes révélations seraient perçues. Mais cela faisait trop longtemps que cette histoire durait, j’ai prévenu quelques personnes que cette vidéo allait le sortir de son trou. J’ai visé juste puisqu’au mois d’août 2014 il réapparait comme par magie sur internet à côté de Janett dans une vidéo dans laquelle il me faisait déjà passer pour un infiltré du réseau et dans laquelle il explique que j’ai menti, qu’il avait bel et bien disparu mais qu’il ne dira jamais la vérité sur ce qui lui est arrivé.

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Ce qui est étonnant avec Stan Maillaud c'est que toutes ses opérations foirent complètement. Il est récurrent qu'il s'en sorte sans problème et que les personnes qui l'ont aidé se fassent arrêter et, parfois, incarcérer. Il se moque complètement de ce que les autres peuvent subir. Cela ne l'intéresse aucunement. Il met des familles de victime en danger à cause de ses agissements. Ce qu'il demande c'est de l'argent pour pouvoir monter un groupe armé ou préparer des opérations qui foirent à chaque fois. Quand une personne n'est pas d'accord avec lui, elle est forcément un infiltré du réseau "pédo-satanique" qui tente de le stopper dans son combat contre les illuminatis. Il est en réalité un parfait crétin, ne vous laissez pas abuser par son aisance à manier le verbe.

Il faudra bien que d'autres personnes que nous le dénoncent un jour. Nous avons autre chose à faire, d'autres projets, que celui de parler de ce couple de débiles profonds qui ne font rien d'autre que des vidéos et qui se prennent pour le centre de la lutte contre l'injustice. La récente série de vidéo de Stan et sa pauvre décérébrée qui lui sert de copine m'oblige à répondre car il se permet de calomnier à peu près tout le monde et lance un appel à ses fans pour qu'ils viennent mettre le boxon pendant le procès du 30 août. Il insulte les juges et tout le corps judiciaire dans ses vidéos et explique même que débarquer avec une ceinture d'explosifs à une réunion du Bilderberg serait une bonne idée. J'ai rarement connu quelqu'un d'aussi con. Cette série de vidéo n’aidera personne. C’est du grand Stan, il fait ce qu’il veut et peu importe si ses actions ont des conséquences gravissimes pour les autres du moment qu’il peut demander de l’argent sur internet et faire croire qu’il sauve le monde et combat l’injustice derrière sa caméra, planqué je ne sais où.

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Maintenant que j'ai apporté mon témoignage sur ces deux psychopathes il me faut parler de la récente série de vidéo publiée par Stan Maillaud.

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Je n'ai pas pu les regardé en intégralité. C'est trop long et il m'est difficile de supporter les bêtises qui sortent de sa bouche. J'ai néanmoins relevé quelques phrases ici et là qui me poussent à croire que Stan n'a pas publié ces vidéos pour arranger les choses, mais bien pour les faire empirer. 

Premièrement, je ne suis pas à la place des magistrats mais j'imagine qu'il va nous falloir prouver que nous ne sommes pas complices de Stan durant ce procès. Ce crétin nous tire donc une balle dans le pied en insultant tout le corps judiciaire. Les mots utilisés sont violents. Il parle de "sous-merde", de "petites salopes"... Dans une de ses vidéos il explique que débarquer à une réunion du Bilderberg avec une ceinture d'explosif serait une bonne idée. Si on assemble tous ces éléments, une question se pose : que vont penser les juges en voyant cette série de vidéo YouTube ? Que nous étions complices d'un homme qui appelle à des actes de terrorisme, ou l'inverse ? Si Stan tente d'expliquer qu'il n'avait prévu aucun rapt d'enfant il précise quand même qu'il s'était rendu à Montendre afin de mener une opération de sauvetage si un flagrant délit se présentait. La justice ne cherchera pas à faire la différence. Que veut donc dire Stan Maillaud quand il parle d'agir s'il tombe sur un flagrant délit ? Ce débile reste dans son délire et ne tient pas compte des autres. Il balance tout et n'importe quoi sans se soucier des conséquences, du moment que lui est tranquillement au chaud au "Vénézuela".

Deuxièmement, je souhaite revenir sur l'appel à la mobilisation de Stan Maillaud pour le procès du 30 août, procès auquel il ne participe même pas puisque, comme d'habitude, d'autres sont jugés à sa place car monsieur a courageusement pris la fuite pour se retrouver à faire des vidéos sur internet dans lesquelles il insulte des mères de famille et les personnes qu'il a pu croiser sur son chemin. Stan Mytho lance donc un appel à la mobilisation pour aller soutenir Sandrine Gachadoat et Sylvie P. Les deux autres, à savoir Tof et moi, pouvons aller nous faire voir.

Mais le pire selon moi est que "Stan" demande à ses partisans d'aller au procès pour créer un trouble à l'ordre public. Il demande à ce que le procès ne se déroule pas sereinement. Comme si 5 ou 6 décérébrés allaient créer un soulèvement populaire et sauver le monde en se rebellant à un procès qui n'est même pas le leur.

N'oublions pas d'ajouter que mettre le bazar à ce procès n'aidera personne et il faut que ceux qui veulent troubler le déroulement de ce procès comprennent qu'ils ne sont pas jugés, NOUS sommes jugés! Est-ce que vous mettriez le bazar à votre propre procès si d'aventure vous vous retrouviez face à des juges?

Une fois de plus, Stan Mytho a faux sur toute la ligne. Il use de son"influence" pour saboter un procès, saboter une nouvelle affaire, et ce n'est pas la première fois. Il met donc tous les prévenus dans une belle galère, si jamais la justice a posé les yeux sur cette série de vidéos. Mais ne vous en étonnez pas, Stan calomnie régulièrement les mères de famille qui ne veulent pas participer à ses opérations de fou dangereux, s'est réjoui du suicide de Corinne Gouget, s'en prend aux personnes qui ont marché avec lui en les traitant d'infiltré ou en les calomniant tout simplement (Cotten, Tof, Donde, moi et d'autres encore)... Deux questions me viennent à l'esprit : qui est vraiment Stan Maillaud et à quoi sert-il ?


 

Je reprends le "stylo":

 

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Ce jeudi 30 aout, Sandrine G. et deux autres citoyens seront jugés pour tentative d’enlèvement d’enfants, à la suite de péripéties dans lesquelles Stan Maillaud et sa copine Janet ont joué un rôle central. Ledit Maillaud, en cavale, envoie cependant des vidéos surréalistes où il s’envoie des fleurs et critique ceux qu’il a lui-même mis dans une situation pour le moins difficile. Et ce n’est pas la première fois.

 

Maillaud a commencé à faire parler de lui vers 2008, dans ce que l’on a appelé l’affaire Vincent. Un gamin qui dénonçait des abus de type rituel commis par son père et ses amis, et qui a valu un passage en prison à un citoyen également impliqué dans la défense de cet enfant, pendant que Maillaud, lui, s’est fait la malle. Déjà.

Aujourd’hui, Maillaud traite cette personne de "collabo" qui aurait "livré l’enfant" aux flics, et il traite aussi la mère de l’enfant de "complice", qui aurait "passé un pacte avec les magistrats", simplement parce qu’elle ne l’a pas suivi dans ses opérations pieds nickelés.

Il est intéressant de savoir qu’après cela, Maillaud n’a pas du tout été recherché par la police. Pourtant, nombreux étaient ceux qui savaient où le trouver.

En 2010 une réunion a été organisée quelque part en France avec plusieurs familles, qui avaient toutes perdu la garde de leurs enfants après avoir dénoncé des abus sexuels commis par l’autre parent. Des familles ruinées financièrement, très fatiguées psychologiquement, à qui Maillaud a quand-même tenté de réclamer de l’argent pour monter, encore une fois, une opération pieds nickelés. C’est la seule fois où nous nous sommes rencontrés, et nous n’étions clairement pas d’accord sur la manière de procéder. Je ne détaillerai pas ici les raisons du désaccord, mais pour résumer ce type ne voyait manifestement pas plus loin que le bout de son nez. Ce qui a été rapidement confirmé.

Puis vient l’affaire des arrestations de Sandrine G, Jerémy, Tof, Janet, et une autre femme qui a eu le tort de venir en aide à Maillaud, en 2012.

C’est assez compliqué, mais pour résumer Maillaud et Janet étaient en contact avec une maman, Sandrine G., qui avait perdu la garde de ses enfants après avoir dénoncé des abus. Puis :

  • Maillaud a demandé à voir Jeremy, qui travaillait sur la question des réseaux pédophiles depuis un moment, et avec qui il était en contact quelques mois plus tôt. Un rendez-vous est organisé en Franche-Comté le 22 septembre.
  • Le 22 septembre, Maillaud et Janet retrouvent Jeremy et « Tof », un autre citoyen qui s’intéressait depuis peu à la question des réseaux pédophiles, en Franche-Comté. Alors que Janet et Jérémy se rendent à un rendez-vous avec une victime de l’un de ces réseaux, « Tof » et Maillaud, garés sur un parking, sont contrôlés par une patrouille (les flics étaient vigilants suite à une série de cambriolages dans le coin). Maillaud s’enfuit, Tof est placé en garde-à-vue puis relâché.

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Suite à cela, Janet a fait semblant de croire que Maillaud était en cavale, alors que l’on sait aujourd’hui qu’ils se sont vite retrouvés. Le couple a alors monté une embrouille incroyable, appelant les gens à se mobiliser pour « libérer Stan », laissant croire au public qu’il était entre les mains de la police alors qu’il était bien au chaud.

Une conférence de presse est organisée dans la foulée, à Amancey, en octobre 2012. J'en avais entendu parler, mais comme je me doutais que Maillaud était au centre de l'affaire, je n'y suis pas allée. Et finalement, on ne sait pas trop si l'objectif de cette conférence de presse était de parler de l’affaire de la victime de Franche-Comté qui était en contact avec Jerémy, ou de faire mousser Maillaud, soi-disant disparu.

Bref, deux jours plus tard Jeremy et Janet se rendent à Besançon où un rassemblement avait été organisé, mais ils sont interpellés à peine sortis du véhicule, par des gendarmes venus de Charentes-Maritimes, qui étaient manifestement à la recherche de Maillaud.

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Suite à cela, ils sont placés en préventive pour tentative d’enlèvement d’enfant, et Sandrine G et Tof également. Ils sont ensuite mis en examen, et le procès du 30 août est la suite de cette affaire. Sauf que les deux protagonistes principaux, à savoir Maillaud et Janet, seront absents puisqu’en vadrouille au Venezuela, expliquent-ils…

Les années suivant 2012, les deux larrons sont toujours en balade (Maillaud est censé avoir disparu aux mains des gendarmes), surtout dans le sud de la France, il nous épargnent leurs vidéos insipides et ils ne sont manifestement toujours pas recherchés par les autorités. Pourtant, celles-ci sont occupées à essayer de ficeler un dossier pour une tentative d’enlèvement d’enfant dont Maillaud serait le « cerveau », si on peut appeler ça comme ça.

Puis, il diffuse des vidéos d’interviews de parents confrontés à une justice sourde, qu'il avait enregistrées les mois précédents. Le problème est que certaines sont diffusées sans prévenir les intéressés, ce qui a entraîné des complications dans ces affaires sur le plan judiciaire. Mais cela, Maillaud s’en tape. Il devait faire sa pub, c'était là l'essentiel.

Il mène toujours des opérations "pieds nickelés", sur lesquelles je ne m’étalerai pas car elles impliquent des familles. Mais encore une fois, Maillaud ne tient pas compte des risques qu’il fait prendre aux autres et n’assume jamais.

En 2015, alors que le procès de Daniel legrand se déroule à Rennes, de nombreux citoyens sont présents, dont les représentants d’une association que Maillaud attaque aujourd’hui. Etrangement, ce type semble agresser ses propres victimes par vidéos interposées. A cette époque, Maillaud a tenté de profiter de l'absence de plusieurs repsonsables de l'association, pour tenter d’organiser un « putsch » dans l’association, en évinçant l’équipe dirigeante pour en prendre la place. La manoeuvre à échoué mais Maillaud est parti sans demander son reste.

 

Les dernières vidéos : perplexité

2018-08-26 19_14_41-Message de Stan Maillaud & Janett Seemann depuis le Venezuela - YouTube

Vidéo 1 : le tourisme solidaire synergique au Venezuela

Puis on n’entend plus parler de lui, et le revoilà depuis quelques jours dans une série de vidéos surréalistes, dans lesquelles il appelle à créer un "trouble à l’ordre public" lors du procès du 30, traite deux des accusés d’ "agents", de "traitres", et dit qu’il faudra s’en prendre aux "satanistes" du tribunal.

Depuis le mois d’aout, le duo ressort comme un diable de sa boîte, et tous ceux qui le connaissent savent que c’est mauvais signe : la question est "quelle affaire veut-il saboter cette fois-ci ?".

On apprend d’abord que Maillaud et Janet seraient désormais au Venezuela, où ils disent s’être réfugiés et appellent des familles à les rejoindre en amenant bien-sûr leurs économies. Le duo explique vouloir lancer un concept de « tourisme solidaire synergique », dans ce pays en proie à un embargo drastique, et à la crise économique qui va avec …

Ils sont incroyables : ils arrivent encore à demander de l’argent aux gens alors que leur bilan est des plus déplorables. Parce que à part faire des vidéos dans lesquelles il insulte les autres, ces dernières années ils n’ont pas grand-chose à mettre à leur actif. Au passif, par contre, comme on l’a vu, la liste est longue.

Bref, Maillaud et Janet ont un super plan pour sauver les enfants français… à partir, soi-disant, du Venezuela. Il ne s’agit plus, comme il dit de « financer un couple de résistants » (ça c’était avant). Là, il faut aujourd’hui créer une « base logistique » (mdr, comme d’habitude… mais on ne verra rien venir) pour « lutter contre les forces du nouvel ordre mondial ». Et dans le résumé de la vidéo, ils mettent le numéro du compte en banque au nom de Janet en Allemagne, ce qui ne laisse pas d’étonner pour des gens qui se disent « en fuite ».

Détail amusant : dans cette vidéo, ils anticipent déjà que « des mauvaises langues » vont les critiquer. Franchement, j’aurais eu autre chose à faire s’il n’y avait pas eu les vidéos suivantes.

 

Vidéo 2 : le procès du 30 août

FireShot Capture 18 - La compagne de Stan Maillaud mise en e_ - https___france3-regions

Le duo infernal revient dans une nouvelle vidéo, pour parler "un urgence" du procès de Sandrine, Jéremy et « Tof » le 30 août.  Le message n’est pas très clair, mais en gros :

  • Ils disent qu’ils ne sont pas une association de malfaiteurs en vue d’enlever un enfant. Facile à dire quand on est planqué et qu’on va laisser les petits copains se débrouiller.
  • Mais il dit qu’il avait « le projet de faire une démonstration de la réalité des réseaux », notamment via « une intervention » pour sauver l’enfant. Mais là, il dit qu’il ne comptait pas mener d’intervention car son enquête n’a pas été concluante. 
  • Il dit que ces actions sont « légales », sauf qu’il sait très bien que les tribunaux ne tiennent jamais compte de l’état de nécessité dans ces dossiers. Du coup, cela ne fait que mettre les familles dans des situations intenables, surtout quand, comme lui, on n’anticipe jamais rien.
  • Puis essaie de justifier l’affaire de son carnet de notes retrouvé par les flics, qui sert de preuve dans la procédure pour dire qu’il préparait l’enlèvement des enfants de Sandrine G.

Dans cette vidéo, on les sent bien plus énervés que dans les précédentes, traitant l’ensemble des magistrats et de la justice de "suppôts de satan" (entre autres) qui "méritent la guillotine". Certes, il y a de la corruption, de la franc-maçonnerie, du carriérisme, de l’incompétence, mais il y en a aussi qui tentent de faire leur boulot. Et ce n’est pas en tenant ce genre de propos qu’on fait avancer les dossiers.

  • Il appelle ses fans à venir faire du "trouble à l’ordre public" lors du "procès d’inquisition" du 30 août, et d’en faire un exemple du combat contre ces "suppôts de satan'. Il ne veut pas que ce procès se passe "dans le calme". C’est facile, encore une fois, quand on est planqué derrière son écran et qu’on ne risque pas d’aller en taule parce qu’on sait très bien qu’on n’est pas recherché par les autorités. Par ailleurs, cela ne servira pas les accusés, qui ont besoin d’un procès dans des conditions sereines.
  • Il dit qu’il est le seul à dénoncer la justice en France… Evidemment que ce n’est pas le cas, d’ailleurs nous appelons les gens à soutenir les parents protecteurs lors des procès, mais dans le calme, dans l’intérêt des familles.
  • Puis Janet envoie quelques fleurs à Maillaud, si courageux, si isolé dans son action pour sauver les enfants, prêts à "se sacrifier", à "vivre en clandestinité" (lol), à "risquer sa vie sociale"…
  • Puis il revient sur les "bombes à merde" qui seront présents le 30 août, à savoir ceux qui osent critiquer son bilan, et appelle ses fans à ne pas les écouter.
  • Il revendique d’ "aller droit dans le mur" en enlevant des enfants, parce que c’est « son devoir d’être humain ». Est-il stupide, égoïste, inconscient ? On ne peut pas se permettre d’ "aller droit dans le mur"quand il s’agit d’enfants victimes. Il n’y a vraiment que lui pour sortir des âneries pareilles.
  • Il dit que je suis contre lui et que je l’insulte à la première occasion, me qualifiant de "pseudo journaliste", et dit que je me suis « énervée » là fois où on s’est croisés parce que lui voulait agir. Et il dit qu’à cette réunion, les parents protecteurs étaient " lâches" et l’ont laissé tomber. Ce jour-là, je rappelle que nous avions des familles usées par les procédures, qui avaient toutes perdu la garde de leurs enfants, après avoir tenté de les protéger contre des abus sexuels. Qu’a fait Maillaud ce jour-là ? Il a expliqué qu’il voulait monter une équipe armée pour libérer les enfants, mais pour cela bien-sûr il fallait lui donner un paquet de fric pour acheter le matériel. Effectivement, je lui ai fait remarquer qu’il était indécent de solliciter financièrement ces parents, de se positionner en sauveur et de promettre n’importe quoi. La "com" n’est certes pas la seule chose à faire, mais elle a permis jusqu’à présent de retrouver des liens avec certains enfants. Quant à traiter des parents de "lâches", pour qui se prend-il ?

 

Vidéo 3 : suite sur le procès du 30 août

FireShot Capture 16 - Déclarations de Stan Maillaud concernant le p_ - https___www

Maillaud continue (c’est long, très long) sur le procès du 30 août, et déclare qu’on ne peut pas accuser des gens sur la base des photocopies du carnet de notes retrouvé dans le camion le jour où il a fui le contrôle de routine de la police. Ben alors : pourquoi les trois seront-ils jugés le 30 ?

Toujours très énervé, il insulte encore les « ordures » (et j’en passe) du système, dit que « la violence est légitime » quand il s’agit de protéger des enfants. Oui, elle est légitime, mais elle n’est pas légale, et c’est bien le problème quand on embarque des parents dans des actions pieds nickelés.

Puis il parle d’un reportage récent diffusé sur M6, où il a été tourné au ridicule, à raison, mais tous ceux qui sont impliqués dans ce combat l’ont été également. Il faut savoir que pour ce reportage, le journaliste avait contacté à peu près tous les groupes de « militants », comme il disait, qui avaient refusé de s’exprimer face caméra (mais ont souvent proposé de l’aider en off, aide qu’il n’a jamais sollicitée car ce n’était manifestement pas l’objet du reportage, comme on s’y attendait). Le seul qui avait accepté de parler dans le reportage était Maillaud, tellement content de se mettre en avant qu’il n’a pas senti le coup foireux derrière ce « reportage ». Finalement, le journaliste a pris des morceaux choisis de ses vidéos déplorables, et a surtout laissé s’exprimer des pères, dont l’un a été accusé par sa fille d’abus sexuels lors de rituels.

Ils reviennent ensuite sur le procès du 30 où il pense qu’on va l’accuser de kidnapping, et réfute toutes les affaires dans lesquelles il pourrait être impliqué par les autorités : affaire Camille, affaire Vincent, notamment.

Accessoirement, il insulte la mère de l’enfant et dit qu’elle a « vendu » son fils au réseau. Tout cela, parce qu’il était en désaccord avec elle, toujours pris dans son délire d’ « action » à n’importe quel prix.

 

Vidéo 4 : pétage de plombs

FireShot Capture 19 - Janett Seemann & Stan Maillaud

Cette vidéo dans laquelle Maillaud est particulièrement excité est destinée aux gens qu’il a fortement contribué à envoyer au tribunal, pour les insulter une nouvelle fois pendant 35 minutes.

Du coup, tranquillement derrière son ordinateur, il demande à ses fans de « soutenir le regard des ignobles et des autres suppôts de Satan » qui seront présent selon lui le 30 août, et de « troubler la paix sociale ».

Puis il évoque une maman qui l’a aidé (dont il donne le nom alors qu’il précise qu’elle cherche la discrétion), et qui s’est retrouvée accusée par la justice également, renvoyée le 30 août. Il explique donc qu’elle l’a aidé mais juste parce qu’à ce moment-là il était à la rue. Décidément, c’est risqué d’ « aider » Maillaud.

Il y a deux parties à cette vidéo. Dans la deuxième, il déclare qu’on lui a tendu un « piège », et que c’est pour cela qu’il a été arrêté le 22 septembre. Il affirme en gros que Jérémy aurait fomenté un plan pour le coincer. On se demande bien pourquoi ce jeune homme qui connaissait à peine Maillaud aurait monté une histoire de fausse victime pour faire arrêter le "héros". Il s’agit là d’un pur délire paranoïaque, comme il nous en a donné l’habitude.

Par contre, là où Maillaud passe, les victimes et militants finissent devant les tribunaux. Mais à cela, il a bien-sûr l’explication : c’est la faute aux autres. Car lui fait tout bien.

Il divague aussi pas mal dans cette vidéo, du genre : « Je suis un type bien, désintéressé, intègre, idéaliste convaincu, et j’emmerde divinement tous les vampires, tous les suppôts de satan, les pourris, les collabos, ainsi que les petites salopes qui s’évertuent à me rouler dans la boue excrémentielle » etc.

"Tof" aussi avait "pour mission" de le "faire tomber", ce serait "un agent du réseau", bref : le héros était entouré d’agents du gouvernement chargés de le faire tomber.

Encore une fois : vu son efficacité, on se demande bien pourquoi les autorités chercheraient à le faire tomber. Au contraire : il a tout de l’idiot utile. Par sa manière d’attirer les projecteurs sur sa seule personne , sa propension à semer la zizanie et à mettre le bordel dans le débat sur la pédocriminalité, sa régularité dans le foirage de ses opérations, Maillaud a tout du gugusse au mieux inutile, au pire carrément utile au système.

 

 

Posté par Ceri à 22:53 - - Commentaires [46] - Permalien [#]
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