donde vamos

16 septembre 2018

Abus sexuels sur mineur : la France, pays de l'impunité pour les pédocriminels

2018-09-16 16_14_08-Les condamnations pour viol ont chuté de 40% en dix ans

Depuis plusieurs années, il apparaît que la justice classe massivement sans suite les affaires de pédophilie, particulièrement lorsqu’il s’agit d’inceste. On apprend au détour d’une étude récente que depuis 2007, le nombre de condamnations pour viol chaque année a baissé de 40%. Pendant ce temps on veut parler de sexualité aux enfants dans les écoles et on refuse un âge de présomption de non-consentement. Mais dans quel pays vit-on ? Comment peut-on penser qu’on ne prépare pas là une bombe à retardement, un véritable fléau de santé publique ?

 

Faut-il le rappeler ? Les "abus sexuels", ou violences sexuelles détruisent les enfants. L’ambiance aujourd’hui est certes à sexualiser les gosses, mais pour récolter depuis des années les témoignages de victimes, je peux assurer que "non", les abus sexuels, viols et agressions, ne sont pas anodins pour les enfants.

Un des pédophiles condamnés récemment, un animateur qui a quand-même pris 15 ans fermes, a déclaré à l’audience avoir été abusé quand il était chez les scouts. A Nîmes, un collectionneur de pédopornographie âgé de 24 ans aurait été lui-même victime d’un viol par un oncle à l’âge de 5 ans. L’avocat d’un pédophile séropositif qui a pris 4 ans pour des viols (vous avez bien lu) en 2017, a "plaidé la vie difficile de l'accusé, déjà victime lui-même d'agressions sexuelles dans son passé" …

Vrai ou pas, c’est toutes les semaines que des pédophiles déclarent avoir eux-mêmes été victimes.

On estime qu’environ un tiers des pédophiles ont été abusés enfants. En effet : puisque les victimes ne sont quasiment jamais reconnues comme telles, et encore moins suivies correctement sur le plan psychologique, elles sont laissées face à elles-mêmes et il n’est pas étonnant que certaines reproduisent des comportements déviants.

2018-09-07 18_44_43-Education sexuelle à l'école _ ce que vont apprendre nos enfants

Si ce pays se préoccupait véritablement des abus sexuels sur les mineurs, ce n’est pas des "cours d’éducation sexuelle" qu’il mettrait en place : il investirait d’urgence dans la formation de la justice, des sévices sociaux, ferait un tri urgent dans les "experts" trop souvent bidons qui hantent les procédures judiciaires, investirait dans le suivi des victimes, et ouvrirait des tas de prisons pour y coller les pervers qui violent et agressent sexuellement les mineurs.

En février 2017, Bastamag titrait : "En France, moins de 2% des affaires de viols aboutissent à une condamnation en cour d’assises" [1]. Eh bien on apprend aujourd’hui que le nombre de condamnations est en baisse malgré un nombre de plaintes en hausse.

Depuis 10 ans, le nombre de condamnations pour viols a baissé de 40% ! On n’a pas le détail de la part des abus sur mineur, mais ils représentent plus de la moitié des plaintes.

On ignore aussi le pourcentage précis de plaintes classées sans suite. D’après une étude menée il y a quelques années dans les tribunaux du nord de la France, deux tiers des plaintes pour viol seraient classées sans suite. Mais d’après la pratique de professionnels qui suivent des enfants victimes, ce serait plutôt 95%. On va revenir sur ces chiffres de classements sans suite.

"Et en une dizaine d'années, alors que le nombre de plaintes a explosé, celui des condamnations pour viol a baissé de 40%, de sorte qu'elles ont été moins nombreuses en 2016 qu'en 1994", résument Les Inrocks, "De même, le nombre de condamnations pour agression sexuelle a chuté de 20%, et pour atteinte sexuelle sur mineur de 24%". Où vit-on là ? A pédoland ?

L’affaire Outreau s’est conclue en 2006. Depuis, les enfants qui dénoncent des abus sexuels passent pour des menteurs alors qu’à Outreau 12 enfants ont été reconnus victimes à l’issue de la procédure en appel, dont certains pour proxénétisme.

Le travail des Bensussan, des Duponpon, des Gijseghem, et j’en passe a porté ses fruits : la parole des enfants était déjà niée, elle est aujourd’hui carrément bafouée.

dessin-enfant-pedophile-fillette

En parallèle, deux enfants meurent chaque jour de maltraitances en France.

De mon côté, j’ai calculé qu’en 2012, on avait environ 6.000 plaintes pour viol sur mineur et… 383 condamnations pour viol sur mineur.

Oui, ce sont les chiffres officiels.

D’après une analyse des articles de presse en 2017, Wanted Pedo a calculé que « les deux tiers des pédophiles condamnés ne vont pas en prison », ce qui est corroboré par l’étude du ministère de la justice : selon Dalloz, « S’agissant des agressions et atteintes sexuelles, « 44 % des condamnés majeurs sont sanctionnés par une peine d’emprisonnement ferme, le quantum ferme le plus fréquemment prononcé se situant entre un et deux ans », sauf circonstances aggravantes alourdissant la peine ».

Le délire profond de l’ "éducation sexuelle" n’est qu’un leurre, la réalité c’est ce qu’il y a derrière ces chiffres. N’oublions pas qu’à peine un fait sur 10 est suivi d’une plainte, mais je trouve ce chiffre extrêmement optimiste. Et pourquoi amener une victime à porter plainte quand on sait que la plainte sera classée, et que si elle ne l’est pas le pédophile aura une peine dérisoire après des années de procédure des plus pénibles pour la victime ?

La justice veut des preuves matérielles. Sauf que dans ces dossiers, surtout dans les affaires d’abus sur mineur, on n’en a pas. Et comme on va le voir, les enquêtes étant réduites au strict minimum, peu de procédures parviennent jusqu’à un jugement.

 

Comment procède-t-on à Pédoland pour laisser les pédophiles en paix ?

2018-09-16 23_19_18-En dix ans, le nombre de personnes condamnées pour viol a chuté de 40 %

Il n’y a pas qu’Outreau à avoir joué contre les victimes de viols, il y a aussi la loi Perben de 2004, qui empêche les tribunaux correctionnels de se déclarer incompétents quand on leur refourgue des affaires de viol qui devraient être jugées aux assises comme des crimes : "la loi de 2004 dite Perben II a modifié l’article 469 du code de procédure pénale dans le but de limiter les possibilités, pour un tribunal correctionnel, de se déclarer incompétent et de renvoyer une affaire aux assises. "Même si la correctionnalisation est juridiquement illégale, elle est incontournable, car nos moyens sont insuffisants. Les assises sont dans l’incapacité d’absorber tous les crimes sexuels", atteste M. Benjamin Blanchet, juge et chargé de mission à l’Union syndicale des magistrats. ".

Donc parce qu’on a une justice indigente et qu’on veut qu’elle le reste, mais aussi parce qu’on est dans un pays de pédophiles où la protection des mineurs n’a aucune valeur, on classe à tour de bras, et quand les affaires de viols ne sont pas classées, elles sont dans 60 à 80 % des cas "correctionnalisées  illégalement !

En 2017, le nombre de plaintes pour viol a augmenté de 12% (16.400 plaintes adultes + mineurs confondus), celles pour agressions sexuelles de 10% par rapport à 2016 (24.000 plaintes adultes + mineurs confondus). En 2016 déjà, le nombre de plaintes pour viol avait bondi de 14 %. Evidemment, on nous a expliqué qu’il fallait "prendre les statistiques avec prudence", que les chiffres n’augmentent pas parce qu’il y a davantage de viols mais parce que les victimes parlent davantage. Sauf qu’on n’en sait rien et qu’affirmer une chose pareille est dangereux dans un contexte où la quasi-totalité des victimes restent inconnues de la "justice".

Les classements sans suite sont endémiques, parce que les enquêtes sont minimalistes, pour utiliser un euphémisme.

« En 2016, 70% des plaintes pour viols ont été classées sans suite, essentiellement faute de charges suffisantes, relevait le service statistique du ministère de la Justice dans une précédente étude, parue en mars. Seuls 38% des personnes mises en examen pour viol cette année ont été renvoyées devant une cour d'assises, 15% ont été renvoyés en correctionnelle pour agression sexuelle et 34% ont bénéficié d'un non-lieu » lit-on cette semaine dans Capital, qui reprenait les données parues sur Infostat.

Donc en matière de viol en 2016 :

2018-09-17 20_11_23-Viol s 40 pc - Word2

Au final en 2016, il y a eu 1.003 condamnations pour 14.000 plaintes (dont 6.400 plaintes pour viol sur mineur), même si l’auteur est identifié dans 80% des cas[2]. Et ce fromage au-dessus ne prend en compte que les plaintes reçues par la police, la gendarmerie ou les parquets.

Toujours pour 2016, l’ensemble des plaintes pour violences sexuelles (viols + agressions sexuelles) a concerné 32.706 auteurs (dont 29.500 ont été "identifiés"). Quid de leur traitement par la justice ?

2018-09-16 18_17_09-stat_infostat_160 classements viols

Vous avez bien lu : on compte moins de 9.000 poursuites pour 32.000 auteurs. Un auteur de viol sur quatre environ est poursuivi !

Le système d’étouffoir est donc efficace.

Pourquoi un tel nombre de classements sans suite et de non-lieux ? Tout simplement parce qu’on évite de trouver les preuves : dans les cas d’inceste paternel, par exemple, je n’ai jamais entendu parler d’une saisie des ordinateurs, disques durs etc, encore moins de mise sur écoute. En général on se contente d’entendre l’accusé, qui nie, d’entendre l’enfant mais on s’en fout, de mettre un expert qui croit sur parole l’accusé, et hop on classe sans suite.

Quant à la victime, au lieu de faire un examen non-intrusif comme un IRM des voies basses, capable de détecter des lésions plusieurs années après les faits, on va juste l’envoyer chez le légiste du coin qui regardera s’il y a des traces. Et comme l’examen est généralement réalisé des jours, voir des semaines après les faits, le légiste ne constate généralement rien. Même s’il constate quelque chose, comme des rougeurs, ou même des hématomes, cela ne prouvera jamais rien aux yeux de nos tribunaux.

D’où les 72,3% de classements sans suite de plaintes pour viols en raison d’ "infraction insuffisamment caractérisée" [3].

2018-09-16 18_20_20-stat_infostat_160 cause classement - Copie

Quand une plainte pour viol passe le barrage digne d’une première année de médecine du classement sans suite, qu’advient-il ensuite, d'après les chiffres de 2016 ?

Eh bien tout d’abord 33,8% des mis en cause finissaient par obtenir un non-lieu. Parmi les instructions qui se concluent par un non-lieu, il y a 27,6 % des mis en cause pour "viol sur mineur de moins de 15 ans".

On a aussi 32 % des mis en cause pour "Viol par personne ayant autorité ou par ascendant" et 45% de ceux poursuivis pour "Viol sur personne vulnérable" qui ont un non-lieu à l’issue de l’instruction. Le tableau suivant est des plus inquiétants :

2018-09-16 18_37_49-stat_infostat_160 suites instructions viols - Copie

 

Qu’advient-il une fois que la plainte a passé le barrage du classement sans suite, puis celui du non-lieu ? Eh bien en 2016 toujours, seulement 47 % des mis en cause restaient inculpés pour "viol" et étaient renvoyés aux assises, environ 20% étaient renvoyés en correctionnelle. Les autres passaient ailleurs, peut-être dans les "atteintes sexuelles", ou je ne sais pas trop où.

2018-09-16 18_34_12-stat_infostat_160 qualification parquet - Copie

 

Enfin, pour ceux qui étaient finalement condamnés pour viol sur mineur (de moins de 15 ans), on arrive au chiffre hallucinant de 343 condamnations au total. Parmi ces 343 "condamnations", 102 "condamnés" ont bénéficié d'un sursis total, et 53 un sursis partiel. 

Les "enquêtes" sont inutiles, à moins que l’objectif soit de ne rien trouver. Parfois il y a des enquêtes, quand il s’agit d’un proche, mais dans les cas d’inceste paternel je n’ai jamais vu d’enquête sérieuse.

Le mode d’audition des mineurs, formalisé par un certain Van Gijseghem pour qui les enfants mentent a priori quand ils dénoncent des abus sexuels, est aussi une catastrophe. Ce n’est pas avec une audition de 20 minutes devant des inconnus, à laquelle ils sont souvent amenés par le parent abuseur, que les enfants vont tout déballer. S’ils parlent, ils disent seulement le moins grave, ce qui leur fait le moins peur. Pour qu’un enfant parle, il faut qu’il se sente en sécurité, et c’est pour cette raison que les abus sont souvent dénoncés après la séparation des parents.  

Capture-d’écran-2015-04-13-à-20

On sait depuis longtemps que ce type d’audition est contre-productive, mais allez savoir pourquoi on continue à en faire l’alpha et l’oméga de la procédure d’abus sexuels sur mineur. [4]

Mais, au-delà de l’indigence de la justice et du fait que les viols en général, et sur mineurs en particulier, ne sont pas une priorité, il faut encore tenir compte de l’incompétence crasse des intervenants dans ces dossiers, depuis les magistrats jusqu’aux "experts" psy appelés en renfort pour étouffer les affaires, et aux sévices sociaux qui sont formés pour s’en prendre aux parents protecteurs, souvent les mères mais pas toujours.

Ils sont incapables de recueillir correctement la parole des enfants, n’ont aucune idée de ce qu’est la psychologie des victimes ou des pervers, ignorent absolument tous les résultats des enquêtes de victimologie et des autres travaux, et prennent des décisions qui vont souvent dans le sens des pédophiles.

Comme il n’y a pour ainsi dire pas d’enquête et que les "experts" sont mal formés, il n’y a en effet que peu d’éléments tangibles en bout de course, à part la parole d’un enfant contre celle d’un adulte.

Pour expliquer le niveau où l’on en est dans certaines procédures, un exemple vécu à plusieurs reprises. On a donc l’enfant qui réside toujours chez sa mère et doit être auditionné par la police. Evidemment, sa mère lui dit avant quelque chose comme "tu dis bien toute la vérité/ tu répètes ce que tu m’as dit…".

Eh bien lors de l’audition, on a des "policiers", ou même des "experts", capables de demander, parfois 5 ou 10 fois en l'espace de 30 à 45 minutes : "c’est maman qui t’a demandé de dire ça ?" et le gamin répond "oui". Cela devient pour les "enquêteurs" une maman qui pousse son enfant à raconter n’importe quoi et hop ! classement sans suite. On peut croire que j’exagère mais cela arrive assez souvent.

Enfin, parmi les freins à la reconnaissance des abus sur mineur, il y a le caractère hyper restrictif de la définition du "viol", qui ne correspond pas à la réalité des abus sexuels sur mineur: Selon une étude menée à Paris sur les années 2013-2013 [5], "Il apparaît que les viols commis sur les mineurs sont rarement "commis avec violence" au sens du code pénal, c'est-à-dire avec des violences physiques cherchant à imposer un acte sexuel : seulement 9 % des faits déclarés. Concernant les victimes mineures, la plupart des actes résultent d'une contrainte ou d'une menace exercée à l'égard de la victime (49 % des faits) ou d'un stratagème (par exemple, un " jeu") profitant de la difficulté de la victime à appréhender la situation (42 % des cas)".

 

Les enfants mentent-ils, comme le déclare le lobby pédophile ?

Venons-en maintenant à ce fait qui pose réellement problème : combien y a-t-il de fausses accusations dans les cas d’abus sexuels, notamment chez les mineurs ?

Parce qu’après tout si on sait que la 80% des plaignants sont des menteurs invétérés, aucun problème, mais si ce n’est pas le cas, alors nous avons un problème. Parce qu’un paquet de criminels se baladent en parfaite impunité, et qu’un paquet de victimes sont abandonnées par la société.

640_img_1019_1510053763576

D’abord, il faut savoir que depuis une trentaine d’années, des théories anti victimes sont répandues dans le monde judiciaire ainsi qu’au niveau des professionnels de l’enfance : Syndrome d’aliénation parentale, syndrome des faux souvenirs, rumeur selon laquelle la plupart des enfants mentent dans les cas d’abus dénoncés lors de séparations, etc.

On peut penser cela aberrant, mais le coup des "faux souvenirs" a été utilisé pas plus tard qu’en 2015 lors du procès de Daniel Legrand à Rennes, dans les suites de l’affaire d’Outreau, justement. Cela a été très pratique puisque grâce à cet "argument" massue, le parquet a pu mettre sous le tapis les déclarations des trois frères concernant l’implication de Daniel Legrand dans les viols en réunion dont ils ont été victimes.

Déjà, il faut savoir qu’aucune étude n’a été faite en France pour connaître la proportion de fausses accusations dans les plaintes pour violences sexuelles, ni sur les mineurs, ni sur les adultes. Donc ceux qui avancent des chiffres pour la France racontent n’importe quoi. Et les autorités se gardent bien de le faire, car on serait alors obligés de réagir.

Aux USA, pour les femmes adultes, la police estime que sur 200.000 plaintes, environ 20.000 seraient de fausses accusations, effectuées en parfaite connaissance de cause.

D’autres études aux USA montrent que d’abord, les accusations d’abus sexuels sont très rares (il y en a dans 2% des cas de séparation). Les fausses accusations le sont donc encore plus : une étude a "conclu que le taux de fausses allégations s’élevait à 5% pour celles qui étaient commanditées par l'adulte et à 1% pour celles faites par l'enfant lui-même. En 2000, Oates et al. ont poursuivi cette étude, le taux de fausses allégations commanditées par un adulte s’élevait à 0,2 % et à 2.5 % provenant de l’enfant lui-même. Des résultats similaires ont été trouvés par d’autres chercheurs". Pire : aux USA toujours, "une étude menée par les services de protection de l’enfance a conclu que seulement 0,1% des accusations rapportées aux services de l’enfance étaient délibérément fausses".

88440-84503

Accessoirement, il a été démontré que les pères sont bien plus enclins que les mères à faire de fausses accusations : "Parmi les allégations formulées par des mères, seulement 1,3 % étaient considérées par le tribunal comme délibérément fausses par rapport à 21% d’allégations faites par des pères et considérées délibérément fausses par les juges".

Les choses ne doivent pas être bien différentes en France. Si ces chiffres sont valables chez nous, ça veut dire que chaque année la justice laisse en liberté plus de 12 ou 13.000 violeurs dont environ 6.000 pédophiles, qui auraient pu être arrêtés car une plainte a été déposée.

On se demande aussi : "mais à quoi sert donc cette justice ?", et puis on a froid dans le dos en imaginant le nombre de victimes qui ne sont pas reconnues ni aidées, et le nombre de violeurs qui ne peut faire qu'augmenter. En effet, on estime à 250.000 le nombre de victimes de viols chaque année en france, dont 150.000 mineurs.

Cela fait des années que les spécialistes de l'enfance, les associations de protection des mineurs, de nombreux psychiatres et pédopsyciatres, dénoncent ce qui aujourd'hui explose à la face du public. Mais peut-être que cela arrange aussi que les viols restent largement impunis dans ce pays: il y a les économies, certes, mais il y a aussi une banalisation de la pédocriminalité, qui est de moins en moins perçue comme un crime, et de moins jugée comme tel. 

 

--------------------------------------- 

Malgré les nombreuses alertes depuis plus de 20 ans, pourquoi les choses ont-elles empiré ? Pourquoi ces affaires des viols sur mineur ne sont-elles toujours pas prises au sérieux par la justice ?

Serait-on passés à une forme de dépénalisation de la pédophilie ? Je rappelle que cet été on a bien failli décriminaliser le viol sur mineur avec cette notion aberrante d’ "atteinte sexuelle avec pénétration", et qu’on n’a pas été capables dans ce pays des droits de l’homme de protéger les mineurs des actes pédophiles.

Par contre, on est très pressé d’imposer une "éducation à la vie sexuelle" et cela "dès le plus jeune âge", on se demande bien pourquoi si la protection des mineurs est à ce point de délabrement.

Serait-on entrés dans une société pédophile ? Ou est-ce simplement un signe de notre sous-développement rampant ? On aime bien nous parler d'Etat de droit. Oui, mais l'Etat de quel droit? 



[1] Cela, sur la base de l’ensemble des viols commis, y compris ceux qui ne font pas l’objet d’une plainte : "En France, entre 5 et 10% des victimes de viol portent plainte et seulement 1 à 2% des viols aboutissent à une condamnation des auteurs en cour d’assises".

[2] La même année, on comptait 23.580 plaintes pour agression sexuelle, dont 14.930 pour agression sexuelle sur mineur.

[3] Là aussi les chiffres des classements sans suite semblent augmenter. Pour comparer avec des années précédentes : "Au niveau national, 37% des auteurs de viol ont été poursuivis en 2012, et 36% en 2013. Les deux tiers ont vu leur affaire classée par le parquet : la justice estime qu’elle manque d’éléments pour poursuivre l’agresseur présumé", selon Bastamag. En 2016, on en serait à 30,8% (3.774 auteurs de viols poursuivis pour 12.263 auteurs de viols présumés suite à des plaintes au total, cf. tableau figure 2).

[4] A ce sujet, une jeune femme qui vient de gagner une procédure pour faute contre l'Etat parce qu'elle a été violée pendant toute son enfance à son domicile, malgré deux "enquêtes" de police et la présence des services sociaux dans l'environnement. Cette femme a donc été entendue deux fois par la police quand elle était mineure, et explique dans Le Parisien du 17/09/2018 : "Quand on m’a interrogée, j’étais petite, j’avais tellement peur de René (NDLR : son père), de leurs violences à tous les deux, que je ne pouvais rien dire. Je savais que, sinon, j’allais me prendre une bonne gifle en sortant. Une fois, ils ont même organisé une sorte de sketch, la veille d’une audition, pour être sûrs que je réponde bien aux questions. Après, pour me récompenser, ils m’ont emmenée chez Mc Donald’s… La seconde fois, c’était chez Flunch."

[5] Une étude publiée par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), Grand angle n° 37 (janvier 2016), Les viols commis à Paris en 2013 et 2014 et enregistrés par les services de police.

02 septembre 2018

La justice confie une fillette de 4 ans à son père qu'elle accuse d'abus sexuels, malgré plusieurs signalements

Affiche-p--dophilie

L'affaire dont on va parler aujourd'hui est assez incroyable : malgré le fait que plusieurs médecins ont déposé des signalements entre les mains de la justice, celle-ci a décidé tout récemment de confier une fillette de 4 ans à son père. L'enfant l'a pourtant accusé à plusieurs reprises, notamment devant des policiers, d'avoir commis sur elle des abus sexuels.

 

Un père qui "pète les plombs"

L'histoire ressemble à beaucoup d'autres, et un certain nombre de mamans pourront se reconnaitre dans cette affaire.

Dès le début de la grossesse de la maman, le père a commencé à se montrer agressif et colérique, disant même qu'il ne voulait pas d'enfant. Cette violence a été crescendo dans les semaines suivant la naissance de la fillette. 

Le père ayant poursuivi la mère, l'ayant harcelée pendant des semaines, jusqu'au point culminant qui a été une séquestration accompagnée de menaces de mort, la mère a pris la décision de quitter sa ville et son logement avec son nouveau-né de quelques semaines dans les bras.  

Une plainte a été déposée pour ces violences et crises de nerfs répétées, mais elle a été rapidement classée.  

Comme on le constate dans les dossiers de ce genre, la parole du père est prise pour argent comptant par les différents intervenants: justice, experts, services sociaux. En l'occurrence, "V" est cru sans aucune remise en cause tout au long de la procédure avec le Juge aux Affaires Familiales (JAF) quand il déclare qu'il n'a jamais été violent, et qu'ill s'est à peine emporté, la mère par contre étant qualifiée par celui-ci de "déséquilibrée". 

Pendant deux ans, les rapports sociaux et expertises se succèdent, à charge contre la mère. Elle est accusée d'avoir tout inventé et d'avoir quitté sa ville, son domicile et son travail juste pour priver le père de l'enfant. 

Sur ce, un "expert" psy nommé par la justice recommande de confier la petite à son père alors qu'elle a à peine plus d’un an. Heureusement la JAF ne suit pas cette demande, mais  il est quand-même précisé que "la mère doit apprendre à faire confiance au père"…

Le père, qui avait obtenu un droit de visite médiatisé pour commencer, puis un droit de visite classique, est parvenu à obtenir un droit de visite élargi pendant que la mère échappait de peu à un retrait de garde….au seul  motif du très jeune âge de l’enfant.

 

Un enfant qui parle, une justice sourde

hard candy grande

Dès que les premiers séjours chez son père ont eu lieu, à la fin 2015, la fillette s'était montrée perturbée, et sa mère ainsi que des personnels de la crèche et la pédiatre, avaient constaté divers symptômes qu'elle n'avait pas avant (maladies à répétition, troubles du sommeil, agitation, stress…).

Un peu moins d'un an après le premier séjour chez son père, la petite qui parle à peine explique notamment à sa mère : "il a mis le zizi dans la zézette" en désignant l'auteur des faits comme un proche de son père. 

La maman est sous le choc. Mais, elle sait que si elle ne confie pas l'enfant à son père, la justice se retournera contre elle. Elle envoie donc l'enfant chez "V" pour deux semaines de vacances.  Mais à son retour, la maman découvre le sexe et les parties anales de son enfant rougies, tuméfiés…enflées, et elle remarque aussi des traces de grifures au niveau de l'entrejambe de la petite.

Elle appelle immédiatement un médecin qui constate les lésions et à qui l’enfant se confie. A la surprise totale de la maman, et devant ce médecin l'enfant désigne cette fois-ci son père en plus de l'homme dont elle avait déjà parlé. 

Un rendez-vous est pris dès le lendemain à l’hôpital, où le médecin responsable des urgences pédiatriques rédige le premier signalement au Procureur. Ce qui donne lieu à l’ouverture d’une enquête pénale.

Plusieurs signalements suivront  émanant de psychologues, d’une présidente d’association et de la maîtresse de l’enfant.

Pendant des mois il ne se passe rien sur le plan judiciaire, et la fillette est censée aller chez son père. Après avoir consulté diverses personnes, dont son avocate, la maman décide de ne plus honorer les droit de visite, dépose une nouvelle plainte suite à de nouvelles révélations de l’enfant, et écrit au Procureur pour expliquer l’urgence de la situation.

 

Retournement surréaliste de situation

19598842_1410195905694230_4333358372380160604_n-1

Tous ces actes ont été effectués en vain: l'enquête a été classée sans suite fin 2017 sans qu’aucune investigation sérieuse ne soit été menée. 

Le père avait fait appel de la décision du JAF, et lors de cet appel, le tribunal d’Aix-en Provence a ordonné le placement de l'enfant chez son père, avec tout de même des droits de visite et d'hébergement un week-end sur deux et pendant les vacances pour la maman.

Celle-ci a alors refusé d'exécuter ce jugement car il mettait gravement en danger l'enfant, et aussi parce qu'une audience devant le juge des enfants était prévue trois semaines plus tard, au cours de laquelle elle pouvait demander la protection de la fillette. 

Mais le jugement aggrave les choses : la JE prévoit de confier l’enfant à plein temps à son père d’ici peu, et n'autorise à la mère de voir sa fille que quelques heures par mois dans le cadre de visites médiatisées.

Le père cependant n'obtient pas complètement grain de cause non plus, probablement en raison des divers signalements qui figurent dans le dossier, puisque le juge a demandé un placement provisoire de la fillette, avec un droit de visite et d'hébergement classique pour le père, cela de façon transitoire. 

 ---------------------

 

La question principale est donc : qu'en sera-t-il après la période de "transition"? La tendance dans cette affaire n'est pas à entendre l'enfant, ni les différents professionnels qui ont pris la peine de signaler les faits à la justice, et encore moins la mère. 

Une autre question est : que faut-il pour que la justice permette à des parents d'appliquer le principe de précaution, et de ne pas présenter l'enfant à un individu qu'il désigne comme son agresseur? Faut-il 10 signalements? 15 ? Quelles preuves matérielles faut-il? Des enfants détruits physiquement? Et encore, on a déjà entendu parler de "diharrées" au sujet des symptômes d'enfants violés régulièrement...

Et puis, que conseiller à une maman dans cette situation?

 

27 août 2018

Appel au calme pour le procès du 30 août: 4 personnes accusées d'organisation de malfaiteurs pour enlever des enfants

6335448-9555218

Une nouvelle fois, Jeremy et moi sommes obligés d'écrire à deux un article pour remettre les pendules à l'heure au sujet de certaines manipulations à la veille d'un procès crucial, celui du 30 août. Ce jour-là, quatre personnes, deux mères de famille et deux jeunes hommes, doivent comparaître pour association de malfaiteurs en vue de commettre un enlèvement d'enfants.

 

Je rappelle brièvement le contexte de cette affaire, que nous allons évoquer dans cet article: en 2012, Sanddrine G, une mère de famille qui a perdu la garde de ses enfants après avoir dénoncé des abus, ainsi que Jeremy et "Tof" ont été arrêtés. Les autorités les soupçonnaient d'avoir participé à une opération menée par Stan Maillaud, afin de kidnapper les enfants de Sandrine G. Cette thèse est réfutée par l'ensemble des personnes accusées. 

 

Pour les soutenir, rendez-vous jeudi 30 août à 14h au TGI de Saintes.

Si nous nous exprimons aujourd'hui, alors que nous avons vraiment autre chose à faire, c'est pour répondre aux derniers délires d'un certain Stan Maillaud, qui nous inonde de vidéos absurdes et appelle à mettre la pagaille lors du procès du 30.

Je laisse maintenant place à Jérémy, après quoi je reprends la plume.

-------------------------------

Nous avons décidé, Donde et moi, de publier un article commun dans lequel seraient regroupés nos témoignages concernant ce sinistre couple composé de Stan Maillaud et Janett Seemann. Je vais expliquer dans les grandes lignes ma rencontre avec ces deux hurluberlus, le tout dans un esprit de synthèse afin de ne pas faire trop long.

2018-08-26 19_12_09-Procès d'inquisition du 30 aout_ Stan Maillaud nous en dit plus

J'ai rencontré Stan Maillaud ainsi que Janett Seemann en juillet 2012 dans une ville du sud de la France. Je devais rejoindre un contact qui a eu un empêchement de dernière minute. Ce dernier a donc "envoyé deux amis" venir me chercher afin de ne pas me laisser attendre seul trop longtemps à la gare SNCF. Je fus surpris de voir que Stan et Janett étaient les amis en question. Nous avons pris un café pour faire connaissance puis nous nous sommes gentiment dirigés vers le domicile de notre contact en commun. Nous avons mangé ensemble et c'est à ce moment précis que nous avons discuté de la "suite". A savoir : que faire ? Deux options s'offraient à nous selon Stan et Janett. S'occuper de l'affaire Gachadoat ou d'une affaire qui concernait le département du Var. Après avoir discuté des détails que je ne révèlerai pas ici nous avons opté pour la seconde solution, le Var. Nous laissions donc l'affaire Gachadoat de côté. Mais, déjà, une légère embrouille nous éloigna Stan, Janett et moi. Après être rentré chez moi en région parisienne quelques jours plus tard je recevais un message du couple qui disait ne plus vouloir me voir.

Plus d'un mois s'écoula et c'est vers le mois de septembre 2012 que Stan fit de nouveau vibrer mon téléphone portable. Il voulait savoir où j'en étais avec l'affaire d'une adolescente qui vivait dans le Doubs. Cela faisait plusieurs mois que j'étais en contact avec cette dernière. Elle me confiait son histoire pour le moins atroce qui rappelle certaines affaires pédocriminelles. C'est donc Stan Maillaud et sa compagne qui sont revenus vers moi afin de s'immiscer dans cette affaire, pas l'inverse, comme ce dernier le prétend dans sa dernière vidéo mensongère. Je ne lui ai rien proposé du tout lors de notre première rencontre. Mais il est évident que je lui ai racontée l'histoire qui se passait dans le Doubs. J'étais en face de Stan Maillaud et, à l'époque, je trouvais logique de lui parler d'une affaire pédocriminelle puisqu'il s'était fait connaître en aidant le petit Vincent (j'ai cependant appris bien plus tard la supercherie concernant son implication dans cette histoire). Pour récapituler, afin de ne pas vous perdre. Je rencontre le couple infernal en juillet 2012, un premier désaccord nous éloigne pendant plus d'un mois et en septembre 2012 Stan me recontacte pour l'affaire du Doubs.

Je n'étais pas au courant de ce qu'a fait Stan entre juillet et septembre, n'ayant plus contact avec lui. Ce n'est que bien plus tard que je me rends compte que ses agissements vont avoir des répercussions sur la vie de plusieurs personnes. Au mois de septembre je rejoins donc Stan, Janett ainsi qu'une autre personne afin de partir dans le Doubs afin de rencontrer physiquement la victime avec qui je discutais depuis plusieurs mois. Le plan était simple : Janett et moi restions à bord du camping-car pour rencontrer la victime. Stan et la personne qui nous accompagnait restaient ensemble dans une camionnette grise, en retrait.

2018-08-26 19_13_49-Message de Stan Maillaud & Janett Seemann depuis le Venezuela - YouTube

Malheureusement, ils se sont garés à un endroit qui attira l'attention des gendarmes, car les villages de Bolandoz ou encore Amancey étaient cambriolés depuis quelques jours par des gens du voyage. Les gendarmes ont donc procédé à un contrôle routier. Stan a sauté du véhicule et s'est enfui à travers champ, laissant les gendarmes loin derrière lui, incapables de suivre la cadence. Après notre entretien avec la victime du Doubs Janett et moi avons essayé de contacter Stan et notre ami commun mais nous ne recevions aucune réponse de leur part. Au bout de plusieurs minutes nous avons compris qu'il s'était passé quelque chose. C'est en passant près de la gendarmerie d'Amancey que nous avons remarqué que la camionnette de notre ami y était garée. Mais Janett semblait sûre d'elle et déclarait "Stan ne s'est pas laissé attraper, il a fui, j'en suis certaine". Elle n'était pas du tout inquiète. A force de tourner autour des villages nous avons croisé Stan qui sortait d'un champ, l’option la plus logique pour lui s’il voulait s’en sortir était de rester aux abords d’une route en espérant croiser notre camping-car. C'est Janett qui l'a remarqué, j'ai ouvert la porte du camping-car, Stan est monté. Il semblait épuisé. Il a raconté sa fameuse cavale. Il a fui à travers champ sans jamais s'arrêter de courir jusqu'à ce qu'il sente le bon moment. Il ajouta s'être arrêté aux abords d'une ferme pour monter dans une grange et se cacher dans le foin. Est-ce faux ? Est-ce vrai ? C'est en tout cas qu'il nous a dit.

Stan savait pertinemment que ce contrôle raté ferait la Une de la presse locale. Le couple infernal ne faisait plus parler de lui sur internet. C'est là que l'ancien gendarme a décidé de faire croire qu'il avait réellement disparu lors de ce contrôle raté. Janett annoncerait sa pseudo disparition via internet et la chose serait plus ou moins confirmée grâce aux Unes des journaux locaux puisqu’ils relateraient le contrôle raté. Le but de faire croire à sa disparition était de mobiliser le plus de monde possible et de les rallier à la lutte anti-pédocriminelle. La disparition du "grand" Stan Maillaud, héros de l'affaire Vincent et du reportage "Les Réseaux de l'Horreur", relancerait la machine. Mon erreur c'est d'avoir accepté de faire partie de ce plan, je le reconnais. Mais je ne pensais pas que la supercherie durerait si longtemps. Revenons au moment M. Nous avons récupéré Stan et la question de rejoindre notre ami commun retenu par les gendarmes pour une logique garde-à-vue se posait. Ils lui ont donc donné rendez-vous après avoir été relâché, à un endroit précis. Mais nous n'y sommes jamais allés. Notre ami commun qui a fait quelques heures de GAV a donc attendu pour rien et, déjà, Stan et Janett commençaient à s'imaginer qu'il était possible qu'il soit un membre du réseau qui souhaitait les faire tomber, ce qui est une absurdité sans nom. Une fois rentré chez moi en région parisienne après ces aventures quelque peu incroyables j'ai découvert sur internet le message de Janett Seemann qui annonçait la prétendue disparition de Stan. Et, dans un communiqué écrit, Janett déclarait donc publiquement que la personne qui nous accompagnait et qui s'est tapée de la GAV était certainement un infiltré.

téléchargement

Un mois plus tard j'avais de nouveau contact avec Janett et l'idée d'organiser une conférence de presse dans le Doubs avait germé. D'ailleurs, elle germait déjà le soir où nous avions retrouvé Stan et les jours suivants. C'est donc au mois d'octobre que je retrouve la compagne de l'ancien gendarme. Nous sommes partis dans le Doubs après avoir réussi à demander à avoir accès à une salle de la mairie d'Amancey pour organiser une conférence de presse. Nous logions chez des personnes avec qui Janett avait contact depuis quelques jours. Une fois sur place nous sommes allés à la rencontre de la victime du Doubs. Avant de la rencontrer j’ai tenté, en vain, de prévenir Janett sur sa façon d’aborder la victime. Cette dernière n’avait aucune confiance en qui que ce soit. Avec moi ce fut également compliqué, malgré nos échanges qui duraient parfois des heures. Elle se sentait coupable d’avoir subi ces horreurs et ne supportait pas le regard des autres, il est inenvisageable pour elle de prendre un bain de foule. Janett et moi l’avions déjà rencontrée en septembre mais nous n’avions pas pu parler de son affaire. Il fallait donc le faire une bonne fois pour toute lors de cette seconde rencontre. La compagne de Stan avait en tête de l’inviter à la conférence de presse et de faire une manifestation pendant laquelle la victime se baladerait en tête du cortège avec une banderole. J’ai expliqué que ce n’était pas possible et qu’elle refuserait, que c’est exactement la chose à ne pas lui demander et que si elle proposait ce plan, la victime m’enverrait balader une fois que nous serions partis.

Nous sommes arrivés au RDV avec quelques minutes de retard. La victime était bien à l’endroit indiqué et à peine ai-je eu le temps de m’exprimer que Janett sauta sur la victime pour lui demander de venir à la conférence de presse pour s’exprimer sur son affaire, alors que je lui avais préalablement expliqué qu’il fallait oublier son plan foireux. La victime a prétexté devoir rentrer chez elle et, comme prévu, à peine étions-nous partis Janett et moi que je recevais un SMS de la victime me disant « ta copine est complètement folle, elle me fait flipper ». Elle perdait également confiance en moi à cause de ce qu’avait dit Janett. Sur le chemin du retour, furax, j’explique à Janett qu’elle a complètement merdé et qu’elle n’avait rien écouté de ce que je lui avais dit. Elle n’a même pas répondu, elle gardait les yeux fixés sur la route sans prêter attention à ce que je disais, zéro réaction, elle n’a même pas eu la décence de dire qu’elle s’était trompée et ne s’est jamais excusée alors que je lui avais bien dit de ne surtout pas bousculer la victime avec ses demandes. Premier couac entre elle et moi…

4829009-7219033

Puis vint la conférence de presse le 20 octobre. Janett parlerait de la fausse disparition de Stan, tout en réussissant à pleurer à chaudes larmes, prestation digne des plus grandes actrices qui pourraient être récompensées au Festival de Cannes, et moi je devais parler de l'affaire de la victime du Doubs. Cependant, cette affaire passait presque au second plan, devancée par la fausse disparition de Stan Maillaud qui restait planqué je ne sais où, puisque Janett n'a pas voulu me dire comment il allait, ni même où il était. Janett s'est ensuite accaparée l'histoire de la victime du Doubs, laissant croire que c'est elle ainsi que Stan qui ont découvert cette affaire comme par enchantement. Elle s'est empressée de se faire interviewer par France 3, m'expliquant au passage que ce n'était pas à moi d'être interviewé, ce qui ne m'a pas gêné en soi, mais j'ai trouvé son attitude douteuse. Il fallait placer la lumière sur le couple Maillaud, et rien d’autre. Elle a également fait un court entretien pour une radio dont le nom m'échappe.

La conférence de presse est un "succès". Nous rentrons ensuite au domicile de ceux qui nous hébergeaient, accompagnés par quelques personnes qui étaient venues de toute la France pour l'événement. Un ami d’enfance était descendu de Paris jusqu’en Franche-Comté spécialement pour la conférence de presse. Je me suis isolé quelques minutes avec lui pour discuter. Je lui ai confié, à ce moment précis, mon envie de ne plus suivre Stan et Janett. Je prenais conscience que cette fausse histoire de disparition allait trop loin, surtout lorsque j’ai vu Janett se mettre à pleurer à chaudes larmes pendant la conférence alors qu’elle savait pertinemment que Stan allait bien puisque nous l’avions récupéré. Je souhaitais donc terminer ce que je devais faire dans le Doubs, à savoir discuter le plus possible avec la victime, puis rentrer chez moi et ne plus m’occuper de Stan et Janett.

Les deux jours qui suivent la conférence ne se passent pas bien. Janett ne veut rien faire. A aucun moment elle n'a accepté d'aller voir les lieux que la victime désignait. Elle n'a pas non plus voulu qu’on la rencontre une seconde fois alors que nous avions rendez-vous, prétextant que c'était un piège du réseau pour l'attraper. Face à mon insistance pour aller à la rencontre de la victime une seconde fois, Janett m’a même balancé au visage : "Mais peut-être que cette fille ment, peut-être que son histoire est fausse et qu’il ne se passe rien du tout ici". Ce à quoi j'ai répondu "ok, puisque tu le prends comme ça peut-être que toi et ton Stan n'êtes que des gros bouffons et que toutes vos histoires sont également bidons". Elle passait son temps à regarder son passage sur France 3 et son passage radio, ainsi qu'à lire le texte qu'elle avait récité pendant la conférence de presse.

Après cette conf, Janett ne se préoccupait plus de la victime du Doubs, elle ne voulait plus rien savoir. Nous étions sur place et pourtant elle ne souhaitait même pas visiter les lieux que la victime désignait comme étant des endroits dans lesquels il se passait des horreurs. Néanmoins, après cette légère altercation, nous trouvons un terrain d'entente Janett et moi et malgré mon envie de quitter les lieux au plus vite j'accepte une demande de sa part : aller à Besançon le 25 octobre pour participer à une manifestation pour le droit des enfants. Le jour J Janett propose que l'on prenne nos sacs afin de ne pas les laisser chez les personnes qui nous hébergeaient. J'accepte, nous chargeons le coffre de nos sacs de voyage et nous prenons la route pour Besançon. Nous sommes le 25 octobre.

2018-08-26 19_10_31-Janett Seemann & Stan Maillaud

A peine arrivés sur Besançon, Janett et moi sortons de la voiture, nous faisons quelques pas puis nous sommes arrêtés par la gendarmerie. Janett est placée dans un véhicule, moi dans un autre et tandis qu'on me fait rentrer dans la voiture j'entends un des gendarmes hurler à la compagne de Stan "il est où ton copain ? Vous faisiez quoi en Charente-Maritime au mois d'août hein ?" Je commence alors doucement à comprendre ce qui se passe. Une fois arrivé à la gendarmerie de Besançon je suis dans une pièce à part, le contact avec Janett est interdit. Je dois signer des documents, l'un des gendarmes m'explique que je suis arrêté pour "association de malfaiteurs en vue de l'enlèvement de plusieurs mineurs de moins de 15 ans" et que cela concerne l'affaire Gachadoat. J'apprends que pendant le mois d'août, Stan, Janett et notre ami commun qui nous avait accompagnés dans le Doubs sont partis en Charente-Maritime pour faire je ne sais quoi avec les enfants de Sandrine Gachadoat. Sachant que je n'étais pas avec eux au moment des faits et que je n'étais pas au courant de leurs agissements je me dis, naïvement, que je vais rapidement sortir de garde-à-vue.

La suite vous la connaissez, je fais deux jours de GAV (Tof (la troisième personne qui accompagnait Stan et Janett à Montendre pour l'affaire Gachadoat), Sandrine Gachadoat sont également arrêtés en placés en détention provisoire), je passe devant le juge d'instruction dans la foulée et je suis placé en détention préventive pendant trois semaines, j'en sors le 13 novembre 2012 après avoir fait appel avec mon avocate. A ma sortie de prison je ne trouve nulle part sur internet un message de Stan qui annonce son soutien aux personnes arrêtées par la gendarmerie et placées en détention provisoire. Rien. Connaissant le bonhomme et sachant qu’il « réfléchit » longtemps ses vidéos avant de les enregistrer je me dis qu’il suffit d’attendre un peu. Mais rien, aucun message. Il ne donnera aucun signe de vie. Il continuait d’entretenir le mystère autour de sa fausse disparition alors que quatre personnes étaient sous le coup de la justice. J’ai attendu jusqu’en avril 2014 avant de révéler publiquement qu’il n’avait jamais disparu et que Janett et moi l’avions retrouvé. Ce crétin de Stan bénéficie d’une telle aura sur internet que je ne savais pas comment mes révélations seraient perçues. Mais cela faisait trop longtemps que cette histoire durait, j’ai prévenu quelques personnes que cette vidéo allait le sortir de son trou. J’ai visé juste puisqu’au mois d’août 2014 il réapparait comme par magie sur internet à côté de Janett dans une vidéo dans laquelle il me faisait déjà passer pour un infiltré du réseau et dans laquelle il explique que j’ai menti, qu’il avait bel et bien disparu mais qu’il ne dira jamais la vérité sur ce qui lui est arrivé.

stan_maillaud_amancey_doubs

Ce qui est étonnant avec Stan Maillaud c'est que toutes ses opérations foirent complètement. Il est récurrent qu'il s'en sorte sans problème et que les personnes qui l'ont aidé se fassent arrêter et, parfois, incarcérer. Il se moque complètement de ce que les autres peuvent subir. Cela ne l'intéresse aucunement. Il met des familles de victime en danger à cause de ses agissements. Ce qu'il demande c'est de l'argent pour pouvoir monter un groupe armé ou préparer des opérations qui foirent à chaque fois. Quand une personne n'est pas d'accord avec lui, elle est forcément un infiltré du réseau "pédo-satanique" qui tente de le stopper dans son combat contre les illuminatis. Il est en réalité un parfait crétin, ne vous laissez pas abuser par son aisance à manier le verbe.

Il faudra bien que d'autres personnes que nous le dénoncent un jour. Nous avons autre chose à faire, d'autres projets, que celui de parler de ce couple de débiles profonds qui ne font rien d'autre que des vidéos et qui se prennent pour le centre de la lutte contre l'injustice. La récente série de vidéo de Stan et sa pauvre décérébrée qui lui sert de copine m'oblige à répondre car il se permet de calomnier à peu près tout le monde et lance un appel à ses fans pour qu'ils viennent mettre le boxon pendant le procès du 30 août. Il insulte les juges et tout le corps judiciaire dans ses vidéos et explique même que débarquer avec une ceinture d'explosifs à une réunion du Bilderberg serait une bonne idée. J'ai rarement connu quelqu'un d'aussi con. Cette série de vidéo n’aidera personne. C’est du grand Stan, il fait ce qu’il veut et peu importe si ses actions ont des conséquences gravissimes pour les autres du moment qu’il peut demander de l’argent sur internet et faire croire qu’il sauve le monde et combat l’injustice derrière sa caméra, planqué je ne sais où.

-------------------------------------------

Maintenant que j'ai apporté mon témoignage sur ces deux psychopathes il me faut parler de la récente série de vidéo publiée par Stan Maillaud.

FireShot Capture 17 - Déclarations de Stan Maillaud concernant le p_ - https___www

Je n'ai pas pu les regardé en intégralité. C'est trop long et il m'est difficile de supporter les bêtises qui sortent de sa bouche. J'ai néanmoins relevé quelques phrases ici et là qui me poussent à croire que Stan n'a pas publié ces vidéos pour arranger les choses, mais bien pour les faire empirer. 

Premièrement, je ne suis pas à la place des magistrats mais j'imagine qu'il va nous falloir prouver que nous ne sommes pas complices de Stan durant ce procès. Ce crétin nous tire donc une balle dans le pied en insultant tout le corps judiciaire. Les mots utilisés sont violents. Il parle de "sous-merde", de "petites salopes"... Dans une de ses vidéos il explique que débarquer à une réunion du Bilderberg avec une ceinture d'explosif serait une bonne idée. Si on assemble tous ces éléments, une question se pose : que vont penser les juges en voyant cette série de vidéo YouTube ? Que nous étions complices d'un homme qui appelle à des actes de terrorisme, ou l'inverse ? Si Stan tente d'expliquer qu'il n'avait prévu aucun rapt d'enfant il précise quand même qu'il s'était rendu à Montendre afin de mener une opération de sauvetage si un flagrant délit se présentait. La justice ne cherchera pas à faire la différence. Que veut donc dire Stan Maillaud quand il parle d'agir s'il tombe sur un flagrant délit ? Ce débile reste dans son délire et ne tient pas compte des autres. Il balance tout et n'importe quoi sans se soucier des conséquences, du moment que lui est tranquillement au chaud au "Vénézuela".

Deuxièmement, je souhaite revenir sur l'appel à la mobilisation de Stan Maillaud pour le procès du 30 août, procès auquel il ne participe même pas puisque, comme d'habitude, d'autres sont jugés à sa place car monsieur a courageusement pris la fuite pour se retrouver à faire des vidéos sur internet dans lesquelles il insulte des mères de famille et les personnes qu'il a pu croiser sur son chemin. Stan Mytho lance donc un appel à la mobilisation pour aller soutenir Sandrine Gachadoat et Sylvie P. Les deux autres, à savoir Tof et moi, pouvons aller nous faire voir.

Mais le pire selon moi est que "Stan" demande à ses partisans d'aller au procès pour créer un trouble à l'ordre public. Il demande à ce que le procès ne se déroule pas sereinement. Comme si 5 ou 6 décérébrés allaient créer un soulèvement populaire et sauver le monde en se rebellant à un procès qui n'est même pas le leur.

N'oublions pas d'ajouter que mettre le bazar à ce procès n'aidera personne et il faut que ceux qui veulent troubler le déroulement de ce procès comprennent qu'ils ne sont pas jugés, NOUS sommes jugés! Est-ce que vous mettriez le bazar à votre propre procès si d'aventure vous vous retrouviez face à des juges?

Une fois de plus, Stan Mytho a faux sur toute la ligne. Il use de son"influence" pour saboter un procès, saboter une nouvelle affaire, et ce n'est pas la première fois. Il met donc tous les prévenus dans une belle galère, si jamais la justice a posé les yeux sur cette série de vidéos. Mais ne vous en étonnez pas, Stan calomnie régulièrement les mères de famille qui ne veulent pas participer à ses opérations de fou dangereux, s'est réjoui du suicide de Corinne Gouget, s'en prend aux personnes qui ont marché avec lui en les traitant d'infiltré ou en les calomniant tout simplement (Cotten, Tof, Donde, moi et d'autres encore)... Deux questions me viennent à l'esprit : qui est vraiment Stan Maillaud et à quoi sert-il ?


 

Je reprends le "stylo":

 

sandrine-gachadoat-pedocriminalite-conference

Ce jeudi 30 aout, Sandrine G. et deux autres citoyens seront jugés pour tentative d’enlèvement d’enfants, à la suite de péripéties dans lesquelles Stan Maillaud et sa copine Janet ont joué un rôle central. Ledit Maillaud, en cavale, envoie cependant des vidéos surréalistes où il s’envoie des fleurs et critique ceux qu’il a lui-même mis dans une situation pour le moins difficile. Et ce n’est pas la première fois.

 

Maillaud a commencé à faire parler de lui vers 2008, dans ce que l’on a appelé l’affaire Vincent. Un gamin qui dénonçait des abus de type rituel commis par son père et ses amis, et qui a valu un passage en prison à un citoyen également impliqué dans la défense de cet enfant, pendant que Maillaud, lui, s’est fait la malle. Déjà.

Aujourd’hui, Maillaud traite cette personne de "collabo" qui aurait "livré l’enfant" aux flics, et il traite aussi la mère de l’enfant de "complice", qui aurait "passé un pacte avec les magistrats", simplement parce qu’elle ne l’a pas suivi dans ses opérations pieds nickelés.

Il est intéressant de savoir qu’après cela, Maillaud n’a pas du tout été recherché par la police. Pourtant, nombreux étaient ceux qui savaient où le trouver.

En 2010 une réunion a été organisée quelque part en France avec plusieurs familles, qui avaient toutes perdu la garde de leurs enfants après avoir dénoncé des abus sexuels commis par l’autre parent. Des familles ruinées financièrement, très fatiguées psychologiquement, à qui Maillaud a quand-même tenté de réclamer de l’argent pour monter, encore une fois, une opération pieds nickelés. C’est la seule fois où nous nous sommes rencontrés, et nous n’étions clairement pas d’accord sur la manière de procéder. Je ne détaillerai pas ici les raisons du désaccord, mais pour résumer ce type ne voyait manifestement pas plus loin que le bout de son nez. Ce qui a été rapidement confirmé.

Puis vient l’affaire des arrestations de Sandrine G, Jerémy, Tof, Janet, et une autre femme qui a eu le tort de venir en aide à Maillaud, en 2012.

C’est assez compliqué, mais pour résumer Maillaud et Janet étaient en contact avec une maman, Sandrine G., qui avait perdu la garde de ses enfants après avoir dénoncé des abus. Puis :

  • Maillaud a demandé à voir Jeremy, qui travaillait sur la question des réseaux pédophiles depuis un moment, et avec qui il était en contact quelques mois plus tôt. Un rendez-vous est organisé en Franche-Comté le 22 septembre.
  • Le 22 septembre, Maillaud et Janet retrouvent Jeremy et « Tof », un autre citoyen qui s’intéressait depuis peu à la question des réseaux pédophiles, en Franche-Comté. Alors que Janet et Jérémy se rendent à un rendez-vous avec une victime de l’un de ces réseaux, « Tof » et Maillaud, garés sur un parking, sont contrôlés par une patrouille (les flics étaient vigilants suite à une série de cambriolages dans le coin). Maillaud s’enfuit, Tof est placé en garde-à-vue puis relâché.

2018-08-26 19_13_17-Message de Stan Maillaud & Janett Seemann depuis le Venezuela - YouTube

Suite à cela, Janet a fait semblant de croire que Maillaud était en cavale, alors que l’on sait aujourd’hui qu’ils se sont vite retrouvés. Le couple a alors monté une embrouille incroyable, appelant les gens à se mobiliser pour « libérer Stan », laissant croire au public qu’il était entre les mains de la police alors qu’il était bien au chaud.

Une conférence de presse est organisée dans la foulée, à Amancey, en octobre 2012. J'en avais entendu parler, mais comme je me doutais que Maillaud était au centre de l'affaire, je n'y suis pas allée. Et finalement, on ne sait pas trop si l'objectif de cette conférence de presse était de parler de l’affaire de la victime de Franche-Comté qui était en contact avec Jerémy, ou de faire mousser Maillaud, soi-disant disparu.

Bref, deux jours plus tard Jeremy et Janet se rendent à Besançon où un rassemblement avait été organisé, mais ils sont interpellés à peine sortis du véhicule, par des gendarmes venus de Charentes-Maritimes, qui étaient manifestement à la recherche de Maillaud.

1-janett-seemann-stan-maillaud-nb

Suite à cela, ils sont placés en préventive pour tentative d’enlèvement d’enfant, et Sandrine G et Tof également. Ils sont ensuite mis en examen, et le procès du 30 août est la suite de cette affaire. Sauf que les deux protagonistes principaux, à savoir Maillaud et Janet, seront absents puisqu’en vadrouille au Venezuela, expliquent-ils…

Les années suivant 2012, les deux larrons sont toujours en balade (Maillaud est censé avoir disparu aux mains des gendarmes), surtout dans le sud de la France, il nous épargnent leurs vidéos insipides et ils ne sont manifestement toujours pas recherchés par les autorités. Pourtant, celles-ci sont occupées à essayer de ficeler un dossier pour une tentative d’enlèvement d’enfant dont Maillaud serait le « cerveau », si on peut appeler ça comme ça.

Puis, il diffuse des vidéos d’interviews de parents confrontés à une justice sourde, qu'il avait enregistrées les mois précédents. Le problème est que certaines sont diffusées sans prévenir les intéressés, ce qui a entraîné des complications dans ces affaires sur le plan judiciaire. Mais cela, Maillaud s’en tape. Il devait faire sa pub, c'était là l'essentiel.

Il mène toujours des opérations "pieds nickelés", sur lesquelles je ne m’étalerai pas car elles impliquent des familles. Mais encore une fois, Maillaud ne tient pas compte des risques qu’il fait prendre aux autres et n’assume jamais.

En 2015, alors que le procès de Daniel legrand se déroule à Rennes, de nombreux citoyens sont présents, dont les représentants d’une association que Maillaud attaque aujourd’hui. Etrangement, ce type semble agresser ses propres victimes par vidéos interposées. A cette époque, Maillaud a tenté de profiter de l'absence de plusieurs repsonsables de l'association, pour tenter d’organiser un « putsch » dans l’association, en évinçant l’équipe dirigeante pour en prendre la place. La manoeuvre à échoué mais Maillaud est parti sans demander son reste.

 

Les dernières vidéos : perplexité

2018-08-26 19_14_41-Message de Stan Maillaud & Janett Seemann depuis le Venezuela - YouTube

Vidéo 1 : le tourisme solidaire synergique au Venezuela

Puis on n’entend plus parler de lui, et le revoilà depuis quelques jours dans une série de vidéos surréalistes, dans lesquelles il appelle à créer un "trouble à l’ordre public" lors du procès du 30, traite deux des accusés d’ "agents", de "traitres", et dit qu’il faudra s’en prendre aux "satanistes" du tribunal.

Depuis le mois d’aout, le duo ressort comme un diable de sa boîte, et tous ceux qui le connaissent savent que c’est mauvais signe : la question est "quelle affaire veut-il saboter cette fois-ci ?".

On apprend d’abord que Maillaud et Janet seraient désormais au Venezuela, où ils disent s’être réfugiés et appellent des familles à les rejoindre en amenant bien-sûr leurs économies. Le duo explique vouloir lancer un concept de « tourisme solidaire synergique », dans ce pays en proie à un embargo drastique, et à la crise économique qui va avec …

Ils sont incroyables : ils arrivent encore à demander de l’argent aux gens alors que leur bilan est des plus déplorables. Parce que à part faire des vidéos dans lesquelles il insulte les autres, ces dernières années ils n’ont pas grand-chose à mettre à leur actif. Au passif, par contre, comme on l’a vu, la liste est longue.

Bref, Maillaud et Janet ont un super plan pour sauver les enfants français… à partir, soi-disant, du Venezuela. Il ne s’agit plus, comme il dit de « financer un couple de résistants » (ça c’était avant). Là, il faut aujourd’hui créer une « base logistique » (mdr, comme d’habitude… mais on ne verra rien venir) pour « lutter contre les forces du nouvel ordre mondial ». Et dans le résumé de la vidéo, ils mettent le numéro du compte en banque au nom de Janet en Allemagne, ce qui ne laisse pas d’étonner pour des gens qui se disent « en fuite ».

Détail amusant : dans cette vidéo, ils anticipent déjà que « des mauvaises langues » vont les critiquer. Franchement, j’aurais eu autre chose à faire s’il n’y avait pas eu les vidéos suivantes.

 

Vidéo 2 : le procès du 30 août

FireShot Capture 18 - La compagne de Stan Maillaud mise en e_ - https___france3-regions

Le duo infernal revient dans une nouvelle vidéo, pour parler "un urgence" du procès de Sandrine, Jéremy et « Tof » le 30 août.  Le message n’est pas très clair, mais en gros :

  • Ils disent qu’ils ne sont pas une association de malfaiteurs en vue d’enlever un enfant. Facile à dire quand on est planqué et qu’on va laisser les petits copains se débrouiller.
  • Mais il dit qu’il avait « le projet de faire une démonstration de la réalité des réseaux », notamment via « une intervention » pour sauver l’enfant. Mais là, il dit qu’il ne comptait pas mener d’intervention car son enquête n’a pas été concluante. 
  • Il dit que ces actions sont « légales », sauf qu’il sait très bien que les tribunaux ne tiennent jamais compte de l’état de nécessité dans ces dossiers. Du coup, cela ne fait que mettre les familles dans des situations intenables, surtout quand, comme lui, on n’anticipe jamais rien.
  • Puis essaie de justifier l’affaire de son carnet de notes retrouvé par les flics, qui sert de preuve dans la procédure pour dire qu’il préparait l’enlèvement des enfants de Sandrine G.

Dans cette vidéo, on les sent bien plus énervés que dans les précédentes, traitant l’ensemble des magistrats et de la justice de "suppôts de satan" (entre autres) qui "méritent la guillotine". Certes, il y a de la corruption, de la franc-maçonnerie, du carriérisme, de l’incompétence, mais il y en a aussi qui tentent de faire leur boulot. Et ce n’est pas en tenant ce genre de propos qu’on fait avancer les dossiers.

  • Il appelle ses fans à venir faire du "trouble à l’ordre public" lors du "procès d’inquisition" du 30 août, et d’en faire un exemple du combat contre ces "suppôts de satan'. Il ne veut pas que ce procès se passe "dans le calme". C’est facile, encore une fois, quand on est planqué derrière son écran et qu’on ne risque pas d’aller en taule parce qu’on sait très bien qu’on n’est pas recherché par les autorités. Par ailleurs, cela ne servira pas les accusés, qui ont besoin d’un procès dans des conditions sereines.
  • Il dit qu’il est le seul à dénoncer la justice en France… Evidemment que ce n’est pas le cas, d’ailleurs nous appelons les gens à soutenir les parents protecteurs lors des procès, mais dans le calme, dans l’intérêt des familles.
  • Puis Janet envoie quelques fleurs à Maillaud, si courageux, si isolé dans son action pour sauver les enfants, prêts à "se sacrifier", à "vivre en clandestinité" (lol), à "risquer sa vie sociale"…
  • Puis il revient sur les "bombes à merde" qui seront présents le 30 août, à savoir ceux qui osent critiquer son bilan, et appelle ses fans à ne pas les écouter.
  • Il revendique d’ "aller droit dans le mur" en enlevant des enfants, parce que c’est « son devoir d’être humain ». Est-il stupide, égoïste, inconscient ? On ne peut pas se permettre d’ "aller droit dans le mur"quand il s’agit d’enfants victimes. Il n’y a vraiment que lui pour sortir des âneries pareilles.
  • Il dit que je suis contre lui et que je l’insulte à la première occasion, me qualifiant de "pseudo journaliste", et dit que je me suis « énervée » là fois où on s’est croisés parce que lui voulait agir. Et il dit qu’à cette réunion, les parents protecteurs étaient " lâches" et l’ont laissé tomber. Ce jour-là, je rappelle que nous avions des familles usées par les procédures, qui avaient toutes perdu la garde de leurs enfants, après avoir tenté de les protéger contre des abus sexuels. Qu’a fait Maillaud ce jour-là ? Il a expliqué qu’il voulait monter une équipe armée pour libérer les enfants, mais pour cela bien-sûr il fallait lui donner un paquet de fric pour acheter le matériel. Effectivement, je lui ai fait remarquer qu’il était indécent de solliciter financièrement ces parents, de se positionner en sauveur et de promettre n’importe quoi. La "com" n’est certes pas la seule chose à faire, mais elle a permis jusqu’à présent de retrouver des liens avec certains enfants. Quant à traiter des parents de "lâches", pour qui se prend-il ?

 

Vidéo 3 : suite sur le procès du 30 août

FireShot Capture 16 - Déclarations de Stan Maillaud concernant le p_ - https___www

Maillaud continue (c’est long, très long) sur le procès du 30 août, et déclare qu’on ne peut pas accuser des gens sur la base des photocopies du carnet de notes retrouvé dans le camion le jour où il a fui le contrôle de routine de la police. Ben alors : pourquoi les trois seront-ils jugés le 30 ?

Toujours très énervé, il insulte encore les « ordures » (et j’en passe) du système, dit que « la violence est légitime » quand il s’agit de protéger des enfants. Oui, elle est légitime, mais elle n’est pas légale, et c’est bien le problème quand on embarque des parents dans des actions pieds nickelés.

Puis il parle d’un reportage récent diffusé sur M6, où il a été tourné au ridicule, à raison, mais tous ceux qui sont impliqués dans ce combat l’ont été également. Il faut savoir que pour ce reportage, le journaliste avait contacté à peu près tous les groupes de « militants », comme il disait, qui avaient refusé de s’exprimer face caméra (mais ont souvent proposé de l’aider en off, aide qu’il n’a jamais sollicitée car ce n’était manifestement pas l’objet du reportage, comme on s’y attendait). Le seul qui avait accepté de parler dans le reportage était Maillaud, tellement content de se mettre en avant qu’il n’a pas senti le coup foireux derrière ce « reportage ». Finalement, le journaliste a pris des morceaux choisis de ses vidéos déplorables, et a surtout laissé s’exprimer des pères, dont l’un a été accusé par sa fille d’abus sexuels lors de rituels.

Ils reviennent ensuite sur le procès du 30 où il pense qu’on va l’accuser de kidnapping, et réfute toutes les affaires dans lesquelles il pourrait être impliqué par les autorités : affaire Camille, affaire Vincent, notamment.

Accessoirement, il insulte la mère de l’enfant et dit qu’elle a « vendu » son fils au réseau. Tout cela, parce qu’il était en désaccord avec elle, toujours pris dans son délire d’ « action » à n’importe quel prix.

 

Vidéo 4 : pétage de plombs

FireShot Capture 19 - Janett Seemann & Stan Maillaud

Cette vidéo dans laquelle Maillaud est particulièrement excité est destinée aux gens qu’il a fortement contribué à envoyer au tribunal, pour les insulter une nouvelle fois pendant 35 minutes.

Du coup, tranquillement derrière son ordinateur, il demande à ses fans de « soutenir le regard des ignobles et des autres suppôts de Satan » qui seront présent selon lui le 30 août, et de « troubler la paix sociale ».

Puis il évoque une maman qui l’a aidé (dont il donne le nom alors qu’il précise qu’elle cherche la discrétion), et qui s’est retrouvée accusée par la justice également, renvoyée le 30 août. Il explique donc qu’elle l’a aidé mais juste parce qu’à ce moment-là il était à la rue. Décidément, c’est risqué d’ « aider » Maillaud.

Il y a deux parties à cette vidéo. Dans la deuxième, il déclare qu’on lui a tendu un « piège », et que c’est pour cela qu’il a été arrêté le 22 septembre. Il affirme en gros que Jérémy aurait fomenté un plan pour le coincer. On se demande bien pourquoi ce jeune homme qui connaissait à peine Maillaud aurait monté une histoire de fausse victime pour faire arrêter le "héros". Il s’agit là d’un pur délire paranoïaque, comme il nous en a donné l’habitude.

Par contre, là où Maillaud passe, les victimes et militants finissent devant les tribunaux. Mais à cela, il a bien-sûr l’explication : c’est la faute aux autres. Car lui fait tout bien.

Il divague aussi pas mal dans cette vidéo, du genre : « Je suis un type bien, désintéressé, intègre, idéaliste convaincu, et j’emmerde divinement tous les vampires, tous les suppôts de satan, les pourris, les collabos, ainsi que les petites salopes qui s’évertuent à me rouler dans la boue excrémentielle » etc.

"Tof" aussi avait "pour mission" de le "faire tomber", ce serait "un agent du réseau", bref : le héros était entouré d’agents du gouvernement chargés de le faire tomber.

Encore une fois : vu son efficacité, on se demande bien pourquoi les autorités chercheraient à le faire tomber. Au contraire : il a tout de l’idiot utile. Par sa manière d’attirer les projecteurs sur sa seule personne , sa propension à semer la zizanie et à mettre le bordel dans le débat sur la pédocriminalité, sa régularité dans le foirage de ses opérations, Maillaud a tout du gugusse au mieux inutile, au pire carrément utile au système.

 

 

Posté par Ceri à 22:53 - - Commentaires [44] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

15 août 2018

Colombie : la maquerelle, les trafiquants de drogue israéliens et le réseau de prostitution de mineures

2018-08-14 00_03_35-Cae red de proxenetismo que dejó más de 250 víctimas en Cartagena - Delitos - Ju

En Colombie, un réseau de prostitution de luxe dont la maquerelle proposait des mineures sur catalogue est sous les feux des projecteurs depuis quelques semaines. Les 15 agendas de la proxénète, alias "La Madame", font pas mal jaser ces derniers jours. Chose intéressante: une bande d'ex-soldats israéliens, dont un certain Assi Moosh, trafiquant de drogue international, étaient mêlés à ce réseau mais auraient certainement échappé à la justice si "La Madame" ne s'était pas fait prendre.

 

Prostitution et tourisme de luxe

Il y a quelques semaines encore, sur la côte nord à Carthagène, un réseau, soi-disant tenu par une mère maquerelle de 47 ans dénommée Liliana del Carmen Campos Puello, alias "La Madame", est tombé. Les autorités estiment que 250 mineures environ ont été embarquées dans ce réseau.

18 personnes ont été arrêtées (certains ont été vite libérés sous conditions, et on vient d’en retrouver un au Mexique), parmi lesquelles plusieurs fonctionnaires, comme Raul Danilo Romero Pabon, capitaine dans la marine [1], ou encore deux flics qui auraient seulement fermé les yeux contre de grosses sommes d’argent. Carmen Campos Puello, la maquerelle, avait déjà fait un peu moins de 3 ans de prison en Floride entre 2002 et 2005 pour trafic d’héroïne [2].

Elle a donc été arrêtée à nouveau fin juillet, juste après avoir montré son "catalogue "de prostituées, dont des mineures, à des types qui préparaient une sortie en yacht dans les Caraïbes. Son compagnon David Robles, qui se trimbalait dans les soirées avec une caisse de drogues qu’il vendait au détail, a été arrêté en même temps. On le soupçonne aussi d’avoir fait le lien avec les Etats-Unis.

 

 

Le réseau avait pour épicentre la ville de Carthagène, spécialement les zones ultra touristiques, et y développait la prostitution de mineurs. Il avait des rabatteurs qui allaient chercher les touristes en recherche de relations pédophiles dans les quartiers pauvres où ceux-ci vont chasser leurs proies, mais il opérait aussi via les réseaux sociaux (notamment WhattsApp).

colombia red

Deux gérants d’hôtels de luxe sont aussi dans la ligne de mire de la justice : Ana Torres et César Bernal, qui laissaient aller et venir les pédophiles accompagnés de mineures sans rien trouver à redire. Cinq hôtels étaient concernés par des perquisitions dans le cadre de ce réseau fin juillet 2018, trois ont été fermés, d’autres lieux de Carthagène où des abus sur mineures ont eu lieu devraient suivre dans le cadre de ce dossier.

Le procureur en charge du dossier parle de filles de moins de 14 ans exploitées dans ces hôtels [3], et beaucoup de victimes mineures sont des Vénézuéliennes "en situation de vulnérabilité". Les patrons ne demandaient même pas que les types signent les registres des clients, pourtant exigés par la loi.

La "Madame", quant à elle, gérait sur les plages l’approvisionnement de divers yachts en chair fraiche ou adulte. Apparemment, les mineurs "étaient vendues sur catalogue", selon le procureur. Des catalogues ont été saisis par la police lors des perquisitions. Ils disposent aussi de mails dans lesquels elle organise l’envoi de fillettes ("ninas") pour des croisières dans les Caraïbes avec des hommes matures de pays étrangers.

Le réseau avait des extensions à l’international, vers les Bahamas et Miami notamment, où les prostituées étaient envoyées pour participer à des partouzes, dans des hôtels, donc, mais aussi sur des yachts. Del Carmen Campos recevait un virement dès que les filles arrivaient sur les lieux.

¿Quiénes estaban tras las fiestas sexuales con menores en Cartagena? | Noticias Caracol

Le tout, derrière une la façade d’une entreprise de tourisme, Dream Fantasy Cartagena. Au téléphone, elle proposait à un type des filles « bien dressées » pour 600 $ les 24 h. Elle donnait environ 130, 150 $ aux filles pour les 3 heures et gardait 500 ou 600. En fait, cette boîte était une école de prostitution, et del Carmen Campos n’hésitait pas à demander des prestations gratuites aux filles, histoire de monter en compétence. Sur le web, des vidéos de "La Madame" en train d’expliquer à des mineures, dont certaines de 14 ans, comment procéder avec les clients, ont été diffusées il y a quelques jours. La scène, filmée sur un yacht en plein milieu d’une fête, est assez révélatrice.

Le 17 juillet, elle a expédié trois adolescentes au Bahamas, dont une espagnole de 19 ans qui a été attrapée par les douanes US.

 

2018-08-13 23_58_38-Este es el rastro fotográfico de ‘La Madame’ - Opera

En lien avec Liliana del Carmen Campos, il y a plusieurs étrangers, dont deux texans [4], le dénommé Assi Moosh dont on va reparler plus bas, un allemand et un argentin. Tous sont sous le coup d’une demande d’extradition pour répondre devant la justice colombienne. Moosh, lui, n’a été gratifié d’un mandat d’arrêt que le 31 juillet 2018. On va voir si Israël accepte de l’extrader mais ce serait une première : les Israéliens peuvent faire ce qu’ils veulent à l’étranger, ils sont tranquilles tant qu’ils restent au pays.

Dans ce secteur touristique, où officiait la "Madame", on a justement attrapé un autre groupe d’israéliens, des militaires en vacances ou à la "retraite" le plus souvent, qui donnaient dans le trafic de drogue et organisaient des partouzes géantes avec des prostituées dans leurs hôtels de luxe, où seuls les israéliens étaient accueillis à bras ouverts. Des étrangers d’autres nationalités pouvaient cependant y séjourner à l’occasion.

On peut envisager que la maquerelle fournissait une partie des filles qui servaient aux "fêtes" des israéliens.

La "Madame" était semble-t-il la plus importante des proxénètes d’une ville où les mineurs sont amenés à se prostituer dans les lieux touristiques et les coins glauques pour quelques pesos. Il n’est donc pas compliqué de ramasser quelques gamines dans la rue, de les habiller en paillettes, de les maquiller, et de les prostituer auprès de pervers qui paient rubis sur l’ongle. Evidemment, elle garde la plupart de l’argent pour elle, mais les gamines n’ont jamais vu autant d’argent de leur vie de toute manière.

 

Israël Connection

2018-08-15 00_28_06-Ex-Israel soldier heading child prostitution ring deported from Colombia – Middl

Le propriétaire de la Casa Banjamin, l’ex soldat de Tsahal Assi Mosh, a été arrêté, et allez savoir pourquoi, expulsé le 17 novembre 2017[5]. Si les médias colombiens n’osaient pas trop évoquer la prostitution de mineurs, d’autres n’ont pas hésité : un média du Moyen-Orient a titré dès le 29 novembre "L’ex soldat israélien qui dirigeait un réseau de prostitution de mineurs est expulsé de Colombie".

L’hôtel Benjamin a quant à lui été fermé il y a quelques semaines seulement. Dans ce dossier, la justice, les autorités et les médias ont tenté pendant plusieurs mois de mettre sous le tapis l’aspect "prostitution de mineurs" du portefeuille d’activités de ce réseau. Les enquêteurs ont établi en que Liliana del Carmer Campos amenait des filles à l’hôtel Benjamin

Aujourd’hui, alors qu’il circule librement en Espagne mais réclame de rentrer en Colombie, la justice colombienne voudrait lui poser des questions. En effet, le scandale de la maquerelle de Carthagène semble avoir remis un coup de fouet à l’enquête.

Trois autres israéliens ont été arrêtés avec lui [6], mais à l’époque il n’était question que de fiestas trop arrosées avec des drogues qu’ils fournissaient en quantité à leurs hôtes [7]. En fait, l’histoire a commencé suite à des troubles en ville, liés à l’abus de ces drogues par les israéliens en goguette sur les bords de mer, qui se croyaient tout permis et commençaient à faire peur aux habitants. Des israéliens défoncés ont insulté des flics, et cela de manière assez fréquente ces derniers mois, semble-t-il.

Tout cela a fini par énerver les forces de l’ordre, qui ont commencé à observer les débordements divers et variés de ces bandes de « touristes ». C’est alors qu’ils sont donc tombés sur le petit manège autour de la prostitution, dans la rue, dans des bars, et jusque dans des hôtels, appartenant à quelques-uns de ces israéliens. La situation était devenue telle que ce coin touristique, Taganga, était appelé par les gens du coin le "Petit Israël". Deux maires de la ville avaient même demandé aux autorités nationales de faire intervenir l’armée pour rétablir l’ordre dans la station balnéaire.

2018-08-13 21_11_16-Moshe Dasta sur Instagram _ שבוע טוב מקרטחנה החמה🌞 - Opera

Moosh serait arrivé en 2009 en Colombie, aurait lancé son business et fait venir pas mal de ses compatriotes pour des fiestas débridées. Depuis quelques mois, une cinquantaine d’israéliens ont été sanctionnés pour être restés en Colombie au-delà du délai autorisé par leur visa. Par ailleurs, "plus de 20 natifs d'Israël ont été refusés, considérant que ces étrangers peuvent représenter un risque pour l'ordre social ou la sécurité nationale", explique le quotidien national El Tiempo, "Le niveau de préoccupation dans le célèbre centre de villégiature est tel que les autorités ont formé une équipe interinstitutionnelle pour "reprendre le pouvoir aux Israéliens et retrouver un tourisme sain et légal". Ambiance.

En mai, plusieurs opérations ont été menées contre ce groupe dans la ville, visant à chaque fois des étrangers. Selon la police locale, cela faisait "des années" que ces israéliens faisaient n’importe quoi, et il était temps que cela cesse.

 

La "nébuleuse" à Moosh

2018-08-13 21_25_14-

La Casa Benjamin a été visé en premier, car cet hôtel de luxe était considéré comme la base arrière de cette bande, où avaient lieu "les plus grandes fêtes illégales, en présence d’étrangers de différentes nationalités". Les policiers ont établi une surveillance de l’hôtel pour observer les allées et venues de mineures : le type les faisait entrer par une maison jouxtant l’hôtel, qu’il avait rachetée, et elles passaient ensuite par un tunnel. La drogue prenait le même chemin. Deux autres hôtels où avaient lieu ce genre de « fêtes » ont été fermés dans la foulée.

Les opérations de police se sont étendues jusqu’à Bogota, dans des fermes appartenant à des israéliens qui organisaient des « fêtes » entre compatriotes, et au fil des semaines des témoins ont commencé à parler de réseau de prostitution impliquant des mineures, et que plusieurs des propriétaires de ces lieux étaient en lien avec Assi Moosh Ben Mush, de son nom complet.

L’hôtel Santa Marta, également propriété d’Assi Moosh, a été fermée début mai parce que les autorités y dénonçaient l’existence d’un réseau de prostitution de mineures.

Un certain Gabriel Kenigsberger est aussi dans le champ des investigations, car il est propriétaire d’un hôtel et proche de Moosh. En 1998 la France, via son ambassade en Colombie, avait demandé son arrestation car il avait été condamné à 20 ans de prison pour trafic de stupéfiants, et il avait déjà "des antécédents pénaux en Israël et aux Pays-Bas pour le même délit". Les flics colombiens l’ont donc expédié en France et il est donc vite retourné dans ce pays, où il faut tout de même rappeler que les narcos colombiens des années 80 jusqu’à 2010 au moins avaient recours à des barbouzes israéliennes pour former les milices paramiliaires d’extrême droite telles que l’ELN, qui protégeaient le trafic et en assuraient le transport jusqu’aux frontières. Bref, Keningsberger a entamé une procédure pour invalider cette demande d’extradition, qui n’avait pas été formulée dans les règles de l’art et a donc été invalidée en 2002.

Si Moosh veut rentrer, c’est tant mieux : la presse explique qu’il doit désormais être entendu pour tentative de meurtre et menace de mort, ainsi que tentative de subornation et intimidation d’un policier. Selon ce fonctionnaire, Moosh aurait déclaré : "J’ai des avocats puissants. Je vous parie que je n'arrive pas en Espagne et que je retourne d'abord en Colombie. Ils se souviendront de moi, je sais où vivent leurs familles et ils reverront mon visage". Cela ressemble assez au personnage, qui semble en tout cas très sûr de lui.

Mosh

Selon les autorités, Moosh, "l’intouchable de Taganga", proposait des forfaits touristiques pour les militaires retraités de son pays (qui ont 20-30 ans), avec un package de drogue, de partouzes y compris avec des mineures, et avec des succursales dans quatre pays et dans trois villes: Bogotá, Medellín et Carthagène. Les mêmes villes que le réseau de Liliana del Carmen Campos Puello.

L’ambassade d’Israël aurait déclaré aux autorités colombiennes que ce citoyen était connu, et avait déjà été arrêté à Amsterdam en 2003, pour son implication dans un réseau de trafic de diverses drogues : shit, cocaïne, ecstasy, LSD, ces deux derniers était des spécialités de la mafia israélienne dans la région Flandres-Pays-Bas notamment.

"La police israélienne a même dû se rendre en Thaïlande, en Nouvelle-Zélande, au Brésil, en Espagne, en Inde, en France et au Japon pour désarticuler la bande, liée à la mafia Yakuza", nous apprend la presse colombienne. En effet, en 2003, 14 israéliens ont été arrêtés aux Pays-Bas, en Nouvelle Zélande, en Australie, au Brésil et au Pérou pour leur participation à un trafic international de drogue. Ils transportaient des pilules d’XTC (ecstasy) depuis la Hollande où à l’époque elle était produite en quantité industrielle, et l’expédiaient partout dans le monde (Europe, Asie, Amérique Latine). Ces arrestations sont le fait d’une enquête conjointe de plusieurs pays, coordonnée par les israéliens.

Le type serait plein aux as, achetant des véhicules et des hôtels. Mais ce n’est pas tout : "Depuis 2009, le DAS [8] a ouvert une enquête sur la participation présumée de Mosh au réseau de tourisme sexuel, qui comprend des drogues, des mineurs et de la drogue dure, exclusivement pour les étrangers, en particulier les ex-soldats israéliens". Puis il ne s’est plus rien passé : le DAS a été dissous et le parquet qui a repris le dossier n’a rien fait.

 

Magouilles politico-financières en vue

2018-08-14 21_07_50-La agenda de clientes de La Madame hace temblar a Colombia_ hay narcotraficantes

Derrière les hôtels et les packages touristiques, il y aurait deux entreprises, Assi SAS et Hadary SAS, ainsi qu’une fondation, appartenant à un certain Evyatar Hadary, qui l’aurait rachetée à Kenigsberger.

Le bras droit de Moosh à la Casa Benjamin, qui en était en fait le représentant légal et l’administrateur, un certain Itay Senior, a lui aussi été expulsé et officie désormais à l’Hôtel Benjamin… à Playa del Carmen, au Mexique. Un autre lieu ultra touristique dans un petit coin de paradis au sud du pays. On parle aussi de six voyages récents au Brésil, où il serait aussi question d’expulser ledit Itay Senior, ou encore du Pérou et de l’Equateur où il est allé cinq fois en peu de temps.

Dans les années 2000, Moosh a passé pas mal de temps à Tokyo, d’où il voyageait un peu partout. Puis il aurait eu un froid avec les Yakusas et s’est réfugié en Espagne. D’après les flics, c’est de là qu’il faisait venir les tablettes d’XTC pour les envoyer aux destinataires. Finalement, c’est en refaisant un saut aux Pays-Bas qu’il a été arrêté.

Moosh et son équipe bénéficiaient de faux passeports pour transporter la drogue sans problème, même après avoir été carbonisés par les autorités de presque tous les pays du monde.

Les autorités colombiennes cherchaient encore à minimiser les choses eau mois de mai, expliquant que la présence de mineurs n’était pas confirmée, et que tout cela n’avait probablement rien à voir avec un réseau organisé. Mais, l’arrestation de la bande de la maquerelle Liliana del Carmen Campos Puello semble avoir motivé la justice à instruire cette affaire.

Le média national Semana expliquait lors de l’expulsion de Moosh en novembre 2017 qu’à peine deux mois plus tôt, Netanyahou est venu en visite officielle en Colombie à la mi-septembre, avec une importante délégation, et que parmi les sujets abordés il y avait le cas Moosh, qui n’avait encore fait jaser que dans la presse locale. Mais, le sujet était semble-t-il assez important pour le président Colombien Juan Manuel Santos, et Netanyahou, prennent le temps de parler de ce type.

Colombie-CamposPuello-proxe

Apparemment, Netanyahou a fait le coup habituel : "oui, oui, ah là là, on sait il est vraiment affreux ce Moosh avec ses trafics de drogue. C’est vraiment pas bien. D’ailleurs, confiez-le nous et nous allons nous occuper de son cas". En décembre, Moosh était interviewé par un média colombien alors qu’il était encore en Israël, et il expliquait que tout se passait bien pour lui : "Ca se passe très bien avec ma famille. Justement aujourd’hui on a une fête familiale. Je n’ai aucun problème, personne ne me recherche, je ne suis pas un criminel. Je n’ai jamais commis de crime en Colombie, et pas en Israël non plus[9]

Il est donc assez clair que le cas Moosh relève des préoccupations de l’Etat, et ce n’est manifestement pas dans le but de stopper son trafic, qui continue aux quatre coins du monde depuis plus de 15 ans.

Au passage, on apprend qu’il y a des centaines de constructions illégales à Santa Marta (justement dans le secteur où Mooshe et sa bande ont des propriétés, tels que la Casa Benjamin), dont beaucoup appartiendraient à des étrangers.

Pour en revenir à la "Madame" aux catalogues remplis de mineures à vendre, elle bénéficiait, toujours selon la police, de la complicité de fonctionnaires qui lui permettaient d’obtenir de faux papiers pour faire voyager les filles mineures.

Cette "Madame" serait la plus grosse proxénète de Carthagène, ville de 1 million d’habitants, ce qui ne peut se faire sans protections. Et justement, selon El Tiempo du 6 août, on a retrouvé 15 agendas appartenant à Liliana del Carmen Campos Puello, avec toutes les infos sur les clients, les tarifs, les lieux de rencontre : "Dans ces agendas, les autorités ont réussi à démontrer que certains des hommes qui cherchaient leurs services étaient membres du réseau criminel «la Oficina de Envigado »[10] (le bureau des envoyés) et qu’ils aidaient également à de hautes personnalités de la vie nationale qui cherchaient des femmes lors de leurs voyages à Carthagène".

taganga-

En effet, il y aurait dans ces carnets de quoi faire trembler pas mal de monde, selon certains médias. Dedans, selon le bureau du procureur, il y aurait des noms de politiciens, de narcotrafiquants, des gens de la jet set, locale mais pas seulement puisque des gens de la "farandula" de Bogota sont inclus dans ses carnets d’adresses. Un enquêteur parle également de noms de juges et "employés de la justice", d’entrepreneurs, de commerçants, les propriétaires de plusieurs agences immobilières Finca Raiz, de dépôts ventes, de restaurants, des députés, conseillers et même "des médecins reconnus".

Cela doit faire du monde, car « La Madame » avait au moment de son arrestation 200 filles en catalogue. Un média local rapportait le 13 août que « Ce qui a le plus surpris le front de l’accusation, ce sont les noms des fonctionnaires des institutions de l’État, dont certains ont accédé à leurs positions par des élections populaires ».

Si déjà la moitié de ce petit monde a été filmé en présence de mineures avec une paille dans le nez, ceux qui tiennent le réseau peuvent être tranquilles, et deux ou trois lampistes prendront probablement une peine ridicule tant qu’ils se taisent.

Paraît-il que lors de son arrestation, quand elle a été amenée devant un juge "sous haute escorte, elle a fait des gestes obscènes, et menacé de révéler les noms des politiciens et des hommes puissants qui étaient des clients de son réseau" [11]. Espérons qu’il ne lui arrive pas une bricole avant qu’elle parle, et qu’elle finira par balancer, mais ce serait étonnant. On va plutôt lui proposer une peine ultra light et étouffer au maximum l’affaire des mineures si elle se tait.

En tout cas, ce serait croustillant, puisque sa petite entreprise de "fêtes sexuelles" prospérait jusqu’à l’étranger, et ses catalogues étaient "diffusés internationalement".

Elle avait d’ailleurs la main sur des bordels dans plusieurs villes de Colombie, mais aussi dans d’autres pays, principalement au Venezuela [12]. Dans tous ses bordels, il y avait des caméras de vidéosurveillance dans tous les coins.

Pour l’heure, elle se dit totalement innocente, bien que bizarrement le trafic de mineurs ait disparu des charges[13].

 

----------------------------------

Cette affaire est très intéressante car elle soulève plusieurs points qui posent question :

  • La présence d’ex soldats israéliens restés illégalement sur le territoire, autour d’un trafiquant de drogue international notoire. Comme je l’ai dit, les liens entre Israël et les nacos colombiens sont très anciens. Cela passait par la formation des paramilitaires d’extrême droite, mais aussi de nacros : par exemple Carlos Castano, leader des AUC (Autodefencias Unidas de Colombia), un groupe paramilitaire qui collaborait jusque dans les années 2000 avec les cartels de Cali ou Medellin et massacrait les villageois et les indiens rétifs, les syndicalistes, les communistes, les journalistes et tout ce qui se mettait sur le chemin des narcos et de leurs alliés politiques et économiques. Castano a admis avoir été à en Israël pour s’entrainer à commettre ses exactions, et cela avant même le début de sa carrière de tortionnaire. Il y aussi l’exemple, au hasard, du mercenaire israélien Yair Klein, qui a formé en Colombie lesdites AUC. Même officiellement, les liens militaires entre la Colombie et Israël remontent au début des années 80, et durant toute cette période, l’armée –complètement corrompue comme la police- a souvent été le bras armé des narcos et des mafias locales. La Colombie des années 80 à 2000 était le plus gros producteur de coca au monde.
  • L’existence d’un réseau de prostitution de mineures, avec juste derrière un business de trafic de drogue de la part des israéliens. Il faut comprendre, d’un point de vue purement stratégique, que mettre en place un réseau de pédophilie, ou en l’occurrence de prostitution de mineures, un peu comme Jeffrey Epstein, est un bon préalable pour installer ensuite d’autres trafics. En effet, les personnes bien placées prises dans les filets du réseau de pédophilie/prostitution de mineurs (car c’est presque toujours filmé) se tairont ensuite sur les autres trafics (armes, drogue, blanchiment d’argent en quantité, voir les organes aussi, autre spécialité israélienne). Le réseau pédophile/de prostitution de mineures sert aussi d’écran de fumée pour les diverses enquêtes : on sait que la police, et surtout la justice, n’iront pas plus loin tellement ces dossiers sentent le souffre.
  • L’implication de politiciens locaux comme clients, puis très probablement comme protecteurs de ce système. Ces réseaux ne se privent pas pour faire chanter leurs cibles, en leur demandant des services, ou en les extorquant. Au Cambodge, une mafia française similaire a étendu son emprise depuis plus de 20 ans sur les réseaux de pouvoir et de business locaux.


[1] Ce taré payait des familles pauvres pour prendre la virginité de leur fille, et après ils les tatouait avec son nom.

[2][2] Elle avait 26 lors de cette première arrestation aux Etats-Unis, avec quatre autres types. La peine la plus élevée fut 5 ans de prison pour un dénommé Juan Manuel Rodríguez Ocampo.

[3] La Casa Benjamín, l’hôtel Artun de San Agustín et l’hôtel Central Los Tropicales.

[4] Michyel Edward Fanade et Terrance Wayne Griffin ont été enregistrés par des caméras de surveillance alors qu’ils entraient à l’hôtel avec des mineures, dont on présume qu’elles étaient sous la coupe de Liliana del Carmen Campos.

[5] Il paraît qu’il a été expulsé car il représente un « danger pour la sécurité nationale ». Certes, mais pourquoi ne pas l’avoir d’abord jugé, et au moins gardé sous la main le temps de faire une enquête ? Il a interdiction de revenir pendant 10 ans, mais a entamé une procédure pour rentrer, juste avant que l’enquête sur « La Madame » ne revienne vers lui et que la police demande à le voir.

[6] Golan Ben Baruch, Sali Brami et Saúl Grami.

[7] En 2013 déjà, la presse locale relatait les crispations du voisinage de la Casa Benjamin à cause du tapage nocturne et diurne « tous les jours de la semaine », sans se préoccuper des autres.

[8] Le Departamiento Administrativo de Seguridad, les services secrets colombiens, dissous en 2011 suite à divers scandales de collusion avec les narcos, les paramilitaires etc.

[9] Dans la même interview, il déclare qu’il veut rentrer en Colombie et qu’il n’a « jamais eu aucun lien avec les Yakuzas » quand il était au Japon.

[10] C’est une bande de narcos paramilitaires (deux en un) qui s’est formée à l’origine autour de Pablo Escobar, et serait aujourd’hui plutôt axée sur le « recouvrement de dettes » et les assassinats. Et dont plusieurs chefs ont été arrêtés début 2018.

[11] Elle aurait dit exactement, selon plusieurs médias présents lors de cette courte audience : « Déjenme de joderme la vida porque voy a echar al agua a todos los políticos que me contrataban ».

[12] Rappelons que Maduro, le président Vénézuélien, a essuyé une attaque par drone lors d’une cérémonie début août et qu’il a directement accusé le président Colombien d’être derrière cette tentative d’attentat.

[13] Elle serait donc aujourd’hui poursuivie pour « incitation à la prostitution », « association en vue de commettre un crime » et « trafic d’êtres humains ».

Posté par Ceri à 13:20 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : , , ,

09 août 2018

Afrique du Sud: des pontes du régime de l'apartheid impliqués dans un réseau pédophile

boys of nbird island

Un réseau pédophile impliquant des politiciens puissants du régime de l’Apartheid est dénoncé dans le livre d’un ancien policier, qui explique que l’affaire a été étouffée depuis 30 ans. Des journalistes confirment avoir travaillé sur ce dossier et avoir été censurés, et aujourd’hui on commence seulement à assembler les pièces du puzzle. Le 14 août, le policier en question a été tué d'une balle dans la tête par une arme qui n'est pas la sienne.

 

On a longuement parlé ici du cas anglais, bien étayé, avec tous ces ministres pédophiles morts qui ne seront jamais jugés, les enquêtes systématiquement étouffées, et les victimes harcelées. On verra prochainement pourquoi nos élites sont corrompues par la pédocriminalité dans un prochain article.

 

Les nazis violeurs de gamins Noirs

Les faits se déroulent dans les années 80, dans une Afrique du sud où les Blancs font perdurer une dictature raciste, l’apartheid, sans que personne dans le monde n’y trouve à redire[1]. Les tenants de ce régime avaient des mentalités de nazis, avec ce penchant pédophile qu’on retrouve beaucoup chez les nazis.

L’ex ministre de la défense (nommé en 1980) du Parti National, qui était le n°2 après le président, Magnus Malan (mort en 2011), ex général de l’armée passé par les USA pour se former, est cité comme l’un des quatre piliers du réseau de pédophiles qui abusait de gamins vulnérables.

En 1995, il est inculpé avec 19 autres militaires pour la mort de 13 Noirs dans un bidonville, mais ils ont été acquittés. Le régime de l’apartheid mettra en effet des dizaines d’années avant de disparaître totalement.

Un autre ex ministre du parti national toujours en vie, et vu comme un candidat potentiel à la présidence, n’est pas cité, contrairement à John Wiley, qui a été nommé en 1984 ministre de l’environnement et était également membre du parti National (suicidé d’une balle dans la tête en mars 1987, après une campagne médiatique sur ses orientations sexuelles), faisait aussi partie du quatuor, de même qu’un ancien entrepreneur et accessoirement lieutenant réserviste de la police, John Allen, qui se serait également suicidé d’une balle dans la tête en février 1987 juste après avoir été arrêté pour une affaire de pédophilie, et surtout le jour où il devait comparaître à une audience au tribunal.

Cette bande de pédophiles organisait des partouzes dans une île appelée Bird Island. Ils se sentaient tellement dans l’impunité qu’ils signaient même de leur nom le livre d’or des visiteurs de l’île.

Ce qui est assez ignoble, en plus de l’exploitation sexuelle des enfants, essentiellement des garçons, était que ces victimes étaient Noires. Ces types ségrégationnistes et racistes, qui ont contribué à maintenir le régime de l’apartheid dans une Afrique du Sud où les Blancs étaient ultra minoritaires, violaient en plus des petits Noirs de préférence.

 

Pédophilie, passe-droits et corruption

2018-08-06 19_16_49-Apartheid 'paedophile ring'_ New light shed on alleged island abuse

Pour Allen, qui avait son propre business, le fait de si bien connaître le ministre de l’environnement, Wiley, a eu des avantages : obtention de concessions et visibilité dans le gotha et dans les médias, notamment.

Ces types ont donc organisé le transport de leurs victimes jusqu’à cette île, où les jeunes étaient ensuite violés. Au cours de l’une de ces partouzes, un enfant a été mutilé quand une arme à feu aurait été introduite dans son anus et qu’un coup serait parti. L’enfant aurait été transporté par hélicoptère dans un hôpital local. C’est probablement le même enfant que de garçon de 12 ans, un jeune Noir qu’une infirmière a vu arriver en hélicoptère, sans y avoir été enregistré et dans une chambre gardée par un type en uniforme. Il y serait resté environ une semaine, selon cette infirmière.

Certains enfants étaient harponnés par un dénommé « Oncle Dave » (il s’agit d’Allen) dans des bars, des piscines, des salles de jeux vidéos, où trainaient les maquereaux et les dealers. On leur proposait 20 rands (1,30 euro aujourd’hui) contre une fellation à l’arrière d’une voiture. La plupart des gamins se droguaient et étaient devenus alcooliques, ils passaient leurs journées à traîner et représentaient des proies faciles pour les trafiquants.

Oncle Dave revenait souvent, et à force il a entretenu avec un des témoins des relations sexuelles complètes, et a fini par l’emmener chez lui. Puis il a été emmené à Bird Island dans la baie d’Algoa pour une partouze avec plusieurs autres types. Cette petite île désertique, avec seulement un phare et quelques bâtiment dont certains sont en ruines mais ce n’était pas à l’époque, est un refuge pour les oiseaux. Oncle Dave organisait régulièrement ces petites traversées pour les victimes afin qu’ils y « divertissent » des pédophiles, souvent dans des hélicoptères de l’armée. Des pilotes ont confirmé cela à un journaliste qui a travaillé sur cette affaire.  

Le petit frère de ce témoin a vite été embarqué dans le réseau, dès l’âge de 12 ans. La première fois, le rapport a été très violent, si bien qu’il a eu une fissure anale. Puis le frère aîné à pris de l’âge et c’est le petit frère qui est devenu la cible d’Oncle Dave, à 13 ans.

Sur cette île, selon certains témoins, les partouzes pouvaient durer plusieurs jours. Certains garçons ont aussi été violés dans une villa luxueuse à Schoenmakerskop pas loin de Port Elizabeth, ou encore dans une maison de plage à Witelsbos près d’une forêt à 70 ou 80 km de Port Elizabeth.

 

Etouffement en règle de l’affaire par la police et les médias

2018-08-06 18_42_30-I wonder if the Lost Boys of Bird Island

L’affaire des partouzes sur Bird Island était revenue aux oreilles de pas mal de monde à l’époque, mais elle n’avait jamais pu sortir.

Ce policier, Mark Minnie, et l’ex journaliste Chris Steyn, ont publié un livre début août, "The Lost Boys of Bird Island", qui raconte l’affaire. Minnie y explique que sa hiérarchie lui a demandé de clore l’enquête et de la mettre au placard, il y a 30 ans de cela environ.

Il avait constitué un dossier, avec les différents témoignages et des enregistrements, mais celui-ci a été enlevé de son bureau, sans le prévenir, par un brigadier et deux officiers haut placés de l’office central de Pretoria, la capitale judiciaire du pays.

Mais même avant que le dossier ne soit enlevé, le procureur de Port Elizabeth à Port Elizabeth a averti Minnie en "grosses lettres rouges" écrites sur le dossier: "Toute enquête sur cette affaire devrait être immédiatement interrompue." Signé: "John Scott". Ambiance. En 2017, ledit John Scott a été en nommé à la tête de l’office de contrôle des policiers, les bœuf carottes locaux, en intérim.

C’est Mark Minnie qui a arrêté Allen et l’a emmené au commissariat, et il explique que sur le chemin, « Allen chantait comme un canari ». Arrivé au commissariat, il a directement balancé les noms des trois ministres, et lui a proposé 100.000 rands pour étouffer l’histoire. 

Il devait comparaître le lendemain devant le tribunal mais n’est jamais venu. Minnie a appris un peu plus tard par un collègue qu’on l’avait retrouvé sur la plage à Schoenmakerskop avec une belle dans la tête et le revolver encore en main, mais il n’y avait pas de poudre de la détonation sur sa peau autour de l’impact, ce qui signifie que la balle a été tirée à plusieurs dizaines de centimètres de distance.

2018-08-06 19_26_15-

Un photojournaliste, Colin Urquhart, a aussi enquêté sur ce réseau pédophile après avoir reçu des informations de la part de quelqu’un qui travaillait sur cette île, mais il n’a jamais pu publier quoi que ce soit faute de preuves suffisantes. Quand il a parlé avec Wiley, celui-ci aurait confirmé certains éléments dans un fax.

Selon Urquhart, un type qui travaillait pour la boîte d’Allen Atlas Fertilisers, faisait aussi partie du réseau. Ce type venait chercher du guano sur l’île, pour les fertilisant d’Allen. Alors qu’elle était sur le point de paraître, aucun des deux grands journaux pour lesquels il travaillait n’a rien voulu publier son enquête, ce qui n’est pas étonnant : il y a un plafond de verre sur les affaires de réseaux pédophiles, d’autant plus quand elles concernent des politiciens. En France ou en Belgique, ils ne prennent aucun risque en termes de procédures judiciaires, et ne publient rien sur ces sujets-là.

Urquhart a aussi reçu la visite de gens qui se disaient de la police, qui lui disaient qu’il était sur la mauvaise voie. Il a tenté de retrouver les jeunes qui lui avaient parlé à l’époque mais il n’y est jamais arrivé.

Gavin Evans, un autre journaliste, avait fait le lien entre Malan, Wiley et Allen : dans les années 90, il a interviewé Malan et lui a demandé s’il était au courant de ce qu’il se passait sur l’île, qu’il avait entendu dire que son ami Allen était pédophile, et il a répondu que oui, avant de demander « De quoi m’accusez vous ? ».

 

Une protection et des meurtres politiques ?

50315590-612x612

Les deux « suicidés » de 1987 auraient été liquidés, selon les journalistes ainsi que selon Mark Minnie, car ils commençaient à être grillés. « Selon les sources de Steyn, qui comprenaient deux agents de l’armée et un policier à la retraite, Malan était «le plus probable des commanditaires » des meurtriers qui ont assassiné Wiley et Allen. L'une des sources a affirmé que le troisième ministre, "considéré comme un candidat à la présidentielle", ne devrait pas être négligé pour son rôle dans ces morts », explique le magazine City Press.

La co-autrice du livre, Chris Steyns, pense que ce sont des membres des services de sécurité, probablement de l’ancien Bureau de Coopération Civil, qui ont commis les deux assassinats. Elle a mené une enquête et a relevé de nombreuses contradictions dans la version officielle sur ces deux « suicides ».

Steyns a par exemple appris par une source au sein du Parti National que depuis deux ans, Wiley était sujet à divers chantages. Ses mœurs (à l’époque on parlait juste d’« homosexualité » mais cela suffisait à ruiner une réputation) étaient manifestement connues, et comme il se préparait à une nouvelle élection, le risque était grand que ces « rumeurs » ne viennent à la surface.

Apparemment, un chantage aurait aussi été exercé sur le parti, menaçant d’exposer Wiley, et une date butoir aurait même été fixée, juste avant le « suicide ». Mais finalement, on a dit qu’il s’était suicidé en raison de problèmes financiers. La première personne qui serait venue chez lui après sa mort était Malan, qui est reparti avec deux gros cartons. C’est seulement après le départ de Malan que les flics ont été autorisés à entrer, d’après un renseignement obtenu par quelqu’un des renseignements.

Allen aussi était visé par du chantage, après qu’un gamin ait été envoyé à l’hôpital dans une situation critique pour une opération en urgence. D’après Steyns, Allen a payé le maître chanteur et fui la ville.

Selon Minnie, « Nous connaissons l'implication d'au moins trois anciens ministres du parti national et un homme d'affaires, mais il est tout à fait possible que beaucoup d'autres soient impliqués ». Allen était, d’après des informations qu’il a reçues d’un adolescent, un Blanc cette fois-ci, opéré pour des blessures liées aux abus.

En 2007, Mike Minnie a émigré en Chine où il est prof d’anglais.

 

Epilogue

images25

L’Afrique du Sud a un passé colonial et fait partie du Commonwealth. Il semble que le phénomène de corruption par la pédophilie, rituels sataniques compris, soit le même qu’en Europe.

En 2017, le procès de quelques membres d’un réseau qui s’échangeait des vidéos de viols, de tortures et de meurtres de bébés a eu lieu, à la suite d’une procédure menée conjointement par les services sud-africains et belges. Aucun coupable d’abus directs n’a été renvoyé au tribunal pour l’instant. Deux des pédos consommateurs du réseau étaient de Port Elisabeth, et ont été jugés séparément. Trois autres ont été arrêtés en Belgique et deux aux USA.

Parmi les images, il y avait des viols, parmi lesquels des viols ultra violents, et aussi des meurtres, notamment de bébés âgés de quelques jours. La juge a prétexté du caractère violent des images pour réclamer un huis clos quand les débats ont porté sur ces contenus, et malgré deux ans de procédure, l’enquête n’a pas permis de tracer l’origine de ces films, même pas les snuff movies. L’ingénieur qui avait mis en place la plateforme, William Beale, a finalement pris 15 ans, grâce à un expert venu expliquer qu’il n’est jamais passé et ne passera jamais à l’acte.

En 2016, un pédophile anglais bien connu a été arrêté au Cap : Lee Tucker a fait partie des fournisseurs du réseau pédophile VIP en Angleterre dans les années 90, il a été condamné en 2000 à 8 ans de prison mais il a fui à Amsterdam où il vendait des gamins des foyers du Pays de Galles à des bordels de la Spuistraat, puis en Asie, avant d’aller en Afrique du Sud. A chaque fois, il a remis en place des réseaux de production de pédopornographie. En 1993 il avait été arrêté au Portugal en compagnie de deux autres pédos du Pays de Galles. Tucker était très proche d’un autre pédophile anglais globetrotter, Warwick SPinks, mais on ne va pas s’étaler sur ce cas.

Chose intéressante, Tucker, qui va rentrer en Angleterre pour répondre des viols sur mineurs commis dans les années 90, était devenu pilote d’hélicoptère au Cap.

En 2017, l’affaire « Sydney Frankel », accusé d’abus sexuels par huit victimes, fait scandale quand le type est mort. Ce businessman millionnaire était à ses heures perdues conseiller du ministre de la Justice. Les faits remontent à la fin des années 70. Les victimes avaient porté plainte en 2013 mais rien n’a bougé et le pédophile est mort tranquillement. D’ailleurs cette histoire a entraîné une révision de la loi pour permettre des poursuites sans prescription pour les agressions sexuelles (pas les viols) sur les mineurs.

D’après Chris Steyns, le type était un grand ami d’un des visiteurs de Bird Island.

 

Ajout du 15/08/2018 :

Mark Minnie assassiné, selon ses proches

2018-08-15 21_26_34-SABC EXCLUSIVE_ Family believes Mark Minnie did not commit suicide - YouTube - O

Le policier Mark Minnie a été tué le 14 août (le lundi 13 au soir en Australie) d'une balle dans la tête, à proximité de chez un ami. à Port Elizabeth A côté de lui, on a retrouvé une lettre de suicide, selon les médias, et une arme qui n'était pas la sienne.  Sa famille refuse de croire au suicide une seule seconde et déclaré qu'il avait été assassiné.

Peut avant sa mort, Minnie avait même dit à des proches que sa vie était en danger, tout comme sa co-autrice Chris Steyn, et que s'il lui arrivait quelque chose, c'est parce qu'on l'aurait tué. Les deux ont d'ailleurs reçu des menaces avant et après la publication du livre, et n'apparaissaient en public que le moins possible (le livre n'a pas été lancé de manière habituelle avec une grande conférence de presse, pas de tournée médiatique...)

Vendredi, Minnie avait rencontré une de ses sources, et il devait en voir une autre le lundi où il a été tué.

 

Gun found next to Mark Minnie's body not his: Police

SABC EXCLUSIVE: Family believes Mark Minnie did not commit suicide

Juste avant sa mort également, Mark Minnie avait déclaré qu'il allait en dire plus, sur ce réseau et ses connexions, et donner des preuves. Selon lui, le livre "n'était qu'un début".



[1] La période 1985-1988 était même marquée par un état d’urgence, avec restriction des libertés et suspension de la constitution, et tous les droits pour la police, qui était sous le contrôle du ministre de la Défense, Malan, impliqué jusqu’au cou dans ce réseau pédophile.

03 août 2018

Réseaux pédocriminels à la tête de l'Etat français : réveillez-vous les gens !

On en a marre. Les citoyens et militants qui luttent contre la pédocriminalité se sentent très seuls, ils sont désespérés de constater l'inaction des gens. On se bat pour vos enfants. Bougez avec nous. D'autres dénoncent, j'ai l'impression que nous sommes de plus en plus nombreux, il ne manque plus que les citoyens avec nous. Regardez ces vidéos, jusqu'au bout, même si c'est trash, car c'est la réalité. Et diffusez-les en masse !

 

La première vidéo, c'est un militaire qui se lâche sur ce qu'ila vu lors d'opérations à l'étranger : ces gosses exploités au Rwanda dans des bordels pédophiles tenus par des français, ce système de corruption, et surtout il demande que les gens se lèvent et résistent. On ne peut rien faire seuls, on ne peut agir que si tous les parents, tous ceux qui sont choqués par le système qu'on nous impose et la perversion qui devient la norme, ceux qui résistent, s'allient et s'organisent.

 

Témoignage d un ancien légionnaire sur les réseaux pedophile

 

==> Le lien au cas où la vidéo ne s'affiche pas : LIEN.

La deuxième, c'est celle de Corrinne, une simple citoyenne elle aussi écoeurée, qui vous demande de bouger aussi au lieu de nous regader faire derrière un ordinateur. Ca fait trop longtemps que cela dure, nous avons besoin de VOUS TOUS!

 

 

==> Le lien de la vidéo: LIEN.

Personnellement, cela fait environ 10 ans que je suis ces affaires, et la situation ne fait qu'empirer même si on limite un peu la casse sur certains aspects, grâce à des positions communes entre militants, associations, et spécialistes de l'enfance.

Mais sans vous, et force est de constater que vous n'êtes pas là lors des mobilisations, nous ne sommes pas efficaces. Nous ne pouvons avoir de force que si les citoyens s'impliquent à leur tour, au moins en venant soutenir les familles et les victimes confrontées à ce système pédophile.

Je sais, c'est le mois d'août et ce sujet n'est pas "fun". Mais il nous faut préparer la rentrée qui va être très tendue, notamment en matière des droits de l'enfant: éducations à la sexualité, vote de la loi sur le consentement des mineurs aux actes pédophiles, nombreux procès de parents protecteurs, et de nombreux autres dossiers sensibles impliquant la mafia étatique.

 

31 juillet 2018

Pédocriminalité : Un site pour centraliser les demandes de soutien lors des procès de parents protecteurs

2018-07-29 02_30_45-Agenda Mobilisations

Depuis des années, je constate que des parents sont broyés par le système judiciaire quand ils dénoncent des abus sexuels commis sur leurs enfants par l'autre parent. Les premiers à avoir observé cette dérive, dès les années 90, étaient des gens comme Bernard Valadon. Mais depuis rien n'a changé: les enfants ne sont toujours pas entendus, les parents protecteurs passent pour des tordus et les pédophiles pour des victimes.

Il est impératif aujourd'hui que ces parents protecteurs puissent échanger, s'organiser et se soutenir. J'ai donc créé un site pour cela, une plateforme qui leur appartient et donc j'ai hate de remettre les clés à un groupe de parents motivés.

 

Ceux qui me suivent ont bien compris que l'ambiance n'est pas à respecter les enfants dans leur intégrité (éducation sexuelle, porno, loi pourrie sur soi-disant la protection des mineurs), et que les pédophiles ont tous les droits.

Dans les procédures lancées par des parents protecteurs, cela se traduit par le classement express des plaintes pour abus sexuels, et l'envoi quasi immédiat de l'enfant chez celui qu'il a pourtant dénoncé. Aujourd'hui, le processus prend moins d'un an. Cela ne traîne plus. Et gare aux parents qui essaient malgré tout de continuer à dénoncer ces faits, ils seront alors punis par la "justice" qui va leur retirer tout droit de visite et jusqu'à l'autorité parentale.

 

Un site web pour échanger et se mobiliser

J'ai vu cela des dizaines et des dizaines de fois, comme tous ceux qui tentent de venir en aide à ces parents protecteurs et à leurs enfants. 

Chaque parent est isolé, il met longtemps à comprendre ce qui lui arrive. Il met trop longtemps à comprendre que la justice n'appliquera jamais les lois et ne protègera pas son enfant. Quand il s'en rend compte, il est souvent trop tard car il n'a déjà plus que des droits de visite médiatisée une fois par mois, et encore.

Il y a ceux qui comprennent, plus rare,s et font le constat qu'ils doivent se taire sur les abus et accepter une garde alternée.

J'ai pu constater en tout cas que lorsqu'on "médiatise" une affaire sur le net, même via les blogs, cela calme les pédos qui cessent de s'en prendre aux enfants. On ne les récupère pas, mais on parvient au fil du temps à regagner des droits de visite, puis d'hébergement, puis une garde alternée. Mais cela prend des années et la condition est de ne plus parler des abus.

J'ai constaté aussi que lorsqu'on mobilise et qu'il y a du monde au procès, cela a du poids. Cela montre à l'insitution judiciaire et aux politiques que nous ne sommes pas d'accord et que nous surveillons la procédure, et en général l'étau arrête de se resserrrer. Même si évidemment, la justice menace et crie au complot citoyen. 

Tous les citoyens engagés auprès des familles dédespèrent de regrouper des familles. Chaque parent est pris dans son dossier, mais c'est une erreur.

Ce site permettra trois choses:

  • Demander du soutien lors de procès, 
  • Voir quels procès se déroulent près de chez vous pour venir soutenir les familles
  • Echanger, via un forum 

Il appartient à ces parents qui se battent, et est bien-sûr ouvert à ceux qui les soutiennent, citoyens ou associations. Je ne laisserai par contre AUCUN troll sur le forum.

 

Comment ça marche ?

 L'objectif du site est :

  • De permettre à des parents de demander un soutien pour des procès, que ce soit au JAF au JDE, en comparution immédiate, en correctionnelle ou aux assises. Idem pour les citoyens et militants.
  • De permettre aux citoyens de voir le calendrier et la carte des mobilisations, afin de venir soutenir des parents protecteurs ou des militants.

L'intérêt n'est pas seulement de montrer à la justice que ce parent n'est pas isolé, il est aussi de se rencontrer. C'est lors de procès, comme celui du réseau épdophile du Var (Amidlisa) ou de Rennes (procès Daniel Legrand), que les gens se rencontrent, se parlent et s'organisent. Beaucoup de chsoes ressortent de ces mobilisations, il est donc essentiel de venir à ces procès.

Pour afficher un événement:

Il y a deux moyens: 

 

2018-07-29 12_10_09-Agenda Mobilisations _ Contact

Pour repérer les événements:

Pour l'instant il n'y a que celui du 30 août pour l'affaire Sandrine G., Tof et Jérémy.

On peut retrouver les événements via:

  • Le calendrier 

2018-07-29 12_36_37-Agenda Mobilisations _ Calendrier

 

  • La carte 

2018-07-29 12_37_34-Agenda Mobilisations _ Calendrier

 

  • Le blog 

J'ai aussi créé un blog, pour expliquer plus en détail les différentes affaires inscrites à l'agenda, et renvoyer vers les liens sur les réseaux sociaux ou autres parlant de ces affaires. 

2018-07-29 12_38_32-Agenda Mobilisations _ Blog

 

Le forum

Pour permettre d'échanger sur différents sujets et notamment se conseiller sur les procédures judiciaires, j'ai créé un espace de forum.

Pour y participer il suffit de s'inscrire comme membre : l'onglet "me connecter" orange en haut à droite (voir ci-contre).

Les sujets sont libres, la modération se fera a posteriori, mais je surveillerai particulièrement les équipes de trolls potentielles, qui seront virés sans avertissement.

Le forum est réservé aux membres qui s'inscrivent (l'inscription se fait automatiquement avec une adresse mail, il n'y a pas à attendre), afin de préserver la paix des débats.

Chacun peut créer des posts, ouvrir un nouveau thème. S'il faut de nouvelles rubriques, je les créerai. 

2018-07-31 11_18_58-Le Forum _ mobilisation

 

Agenda Mobilisations

Agenda des mobilisations de soutien dans les affaires de pédocrminalité / pédophilie / inceste

https://nopedozone.wixsite.com