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23 décembre 2016

Témoignage d'Anneke Lucas, survivante du réseau pédophile Belge: Dutroux n'était pas un prédateur isolé.

2016-12-22 20_21_59-DébutIl y a deux ou trois jours, le témoignage d’Anneke Lucas a été diffusé sur le net. Cette Belge originaire de Bruxelles se présente comme une survivante de trafic sexuel, et a fondé en 2014 Liberation Prison Yoga afin d’aider d’autres victimes. Ce qu’elle raconte replonge directement dans la version hard de l’affaire Dutroux, c’est-à-dire la version non officielle, celle qui vise directement une élite de pédocriminels.

 

Anneke Lucas explique dans ce témoignage diffusé sur le site d’une sorte d’ONG, Global Citizen [1], qu’à 6 ans, sa mère l’a introduite dans un réseau pédophile, et témoigne afin de militer pour un changement des lois US, puisqu’elle vit à New York, en matière de trafic sexuel.

Elle raconte aussi les difficultés qu’éprouvent les victimes de ce type d’abus pour être reconnues, prises en compte et surtout aidées correctement.

Lucas a donc rédigé un court texte dans lequel elle fait le lien entre son vécu et le réseau pédocriminel de l’affaire Dutroux.

 

2016-12-23 14_29_40-The World & I_ Anneke Lucas - YouTubeInversion des valeurs

Dès qu’elle recevait un appel, sa mère qu’elle décrit comme une "psychopathe" la conduisait sur les lieux des abus. "Le chef de ce réseau pédophile était un ministre Belge. Les clients étaient des membres de l’élite. J’ai reconnu des gens à la télévision", écrit-elle. C’est ainsi qu’elle s’est retrouvée avec des dirigeants européens, et "même un membre de la famille royale", qui pourrait être Albert 2, le père du Roi actuel qui est beaucoup cité dans le dossier Dutroux, mais qu’elle ne cite pas.

Dans un texte de 2014, Anneke raconte : "Mes parents avaient l’habitude de me punir avec ces mots : "Je vais te réammener là-bas", avec le pouvoir de la vengeance. Mes parents me conduisaient, généralement les nuits de week-end, parfois pendant les jours d'école, partout où c’était demandé. D'habitude, je trouvais leur voiture garée à l'extérieur à l'aube, pour être ramenée à la maison, endormie et meurtrie. J'ai découvert auprès de mes abuseurs que mon «gardien» était payé comme les autres proxénètes ".

Vers son 6e anniversaire, en 1969, Lucas dit qu’elle a été amenée à une orgie dans un château, pour la première fois, et qu’elle y a été utilisée pour un "show" SM au cours duquel elle a dû manger des excréments humains.

Elle décrit "des aristocrates habillés en hippies", réunis dans une sorte de club, copulant les uns avec les autres au son de musiques psychédéliques, buvant et se droguant à qui mieux mieux. Les enfants étaient seulement des marchandises qui servaient à ces gens à se faire plaisir, de manière sadique évidemment. D’ailleurs, elle explique que "des aristocrates" faisaient partie de ce club, et que certains "aimaient tuer des enfants".

Anneke Lucas raconte qu’on l’a enfermée dans une cellule et qu’elle a dû regarder le corps d’un autre enfant assassiné, pour lui faire comprendre qu’elle devait se taire. La semaine, elle allait à l’école, où elle se montrait timide et renfermée. De nombreux enfants, selon elle, ont été tués dans ce réseau, juste pour le plaisir des dingues du gratin. Ce seraient "les enfants qui n’étaient pas assez appréciés" qui étaient tués.

2016-12-23 14_46_06-Incredible Story Of How A Child Trafficking Survivor Overcome The Horrific Past_Les abus avaient lieu généralement toute une nuit, chaque week-end. Anneke Lucas pense avoir été violée par environ 200 hommes en cinq ans.

Elle raconte que chez elle, elle ne recevait aucune attention, et que finalement c’est dans le réseau, dans les orgies, qu’elle avait un minimum d’importance. Quand elle a eu 10 ans, elle a rencontré un type de 20 ans ramené là par son père. Les deux se sont rapprochés, et Anneke Lucas explique "je n'étais plus d'aucune utilité au réseau et devais être tuée. Quand ma torture a commencé, il est resté à regarder, en riant".

Elle poursuit : "On m'a emmené dans une petite pièce et on m'a attachée sur une table de boucher. L'homme qui me torturait était l'un des accusés de l'affaire Dutroux, qui, quand elle a éclaté dans les médias en 1996, risquait de faire sauter le réseau pédophile belge. Mais huit ans plus tard, seul Marc Dutroux a été condamné à perpétuité. J'aurais dû mourir ce soir-là en 1974 sur cette table de boucher, mais ma vie a été sauvée à la dernière minute".

Ce qu’il s’est passé, apparemment, c’est qu’elle pensait devoir mourir ce jour-là (elle avait 11 ans), et que le jeune type, qui a pourtant été son pire abuseur durant un an et avait déjà tué plusieurs personnes[2], a négocié avec le politicien qui dirigeait le réseau afin qu’elle soit épargnée. Le deal était qu’il devait bosser pour le politicien afin d’étendre ses activités salaces, en échange de sa vie. Elle a été torturée plusieurs heures sur cette table, noircie par le sang des enfants passés là avant elle, et dit qu’elle en porte encore les cicatrices actuellement.

On l’a alors laissée partir : "Et j'ai été relâchée, pas tout de suite. Je devais passer par la pire expérience là-bas, ce qui signifie commettre la violence avant qu’on ne me lâche". On comprend que probablement, elle a été elle-même forcée à commettre un meurtre ce jour-là. En tout cas, en faisant cela, le réseau lui a imposé le silence, et Anneke Lucas ne parle de tout cela que depuis 2013.

Finalement, c’est ce jeune homme qui a été liquidé. "Dans ce milieu, toute once d'humanité est une faiblesse mortelle".

C’est après cela qu’elle a pu quitter le réseau[3], en suivant les conseils, les "instructions" très précises du type qui l’avait sauvée[4]. C’est-à-dire quitter la Belgique et éviter les pièges qui l’auraient fait retomber dans le même milieu[5].

 

anneke-interview-7-webL’oubli

Anneke Lucas a quitté la Belgique au début des années 80, d’abord pour travailler vers 16 ans comme hôtesse dans le quartier rouge d’Anvers, puis pour aller en France, puis à Londres et à New York où elle est arrivée en 1985.

Tous ces souvenirs ont disparu de sa mémoire. Jusqu’à un jour de 1988 où, à 25 ans, ça lui est revenu soudain en mémoire, violemment. Elle s’est dit alors que si c’était vrai, elle n’avait plus qu’à se tuer. Elle vivait alors à los Angeles, et a commencé le yoga et la méditation.

Mais, les souvenirs ont à nouveau été refoulés. Et c’est seulement après des années de thérapie qu’elle a pu remettre ses souvenirs en ordre.

Lucas a écrit un livre autobiographique sur une relation incestueuse d’une jeune femme avec son père qu’elle rencontre pour la première fois. Son père serait Frederic Devreese un compositeur né aux Pays-Bas et naturalisé belge. Sa mère serait alors Annie De Clerck.

Beaucoup pourraient prendre ce témoignage pour une fantaisie, un délire. Ce serait le cas pour moi aussi, si je tombais dessus sans avoir travaillé sur ces dossiers, sans avoir entendu et lu de nombreux témoignages qui seraient simplement hallucinants pour quelqu’un de « normal ».

Lucas a témoigné également dans une vidéo [6] (faite à l’américaine, c’est certain), merci aux collègues qui ont fait la traduction et les sous-titrages :


Anneke Lucas survivante du réseau pédocriminel... par JaneBurgermeister

(Je remets la vidéo, cette fois sur Dailymotion, puisque Uziel, l'avocat probablement gêné aux entournures qui a lancé cette campagne, a censuré la première, sur Youtube, pour "atteinte au droit d'auteur", alors qu'elle était seulement sous-titrée. ce genre de censure est autant contre productif que révélateur de la sensibilité du sujet. Cet "avocat" sur lequel on ne trouve quasi rien sur le net d'avant 2016, ne sait pas où il a mis les pieds, et cherche manifestement à se protéger)

Derrière cette histoire glauque mais beaucoup plus courante hélas que les gens "normaux" ne peuvent le penser, il y a la souffrance des victimes qui ne sont pas reconnues comme telles, et surtout qui doivent se débrouiller seules pour se construire et évoluer. Le mal-être est prégnant, et il est difficile de trouver des moyens de survie.

Anneke Lucas enseigne le yoga depuis 2010, en l’envisageant comme un moyen de thérapie, en organisant des ateliers dans des prisons.

Il serait intéressant d’en savoir davantage sur les faits survenus en Belgique. En même temps, les faits sont tous prescrits, et Lucas n’avait que de 5 à 11 ans quand les abus ont eu lieu.

 

hclbes0zyilxrholitetnd5pqyyojky3nj22paxddrtq1j7bc6czs28detadiaktOù l’on reparle de l’affaire Dutroux, version non officielle

Mais, ce témoignage venu d’Outre Atlantique pourrait bien remettre sur le tapis certaines questions liées à l’affaire Dutroux, et notamment ce tabou absolu qu’est devenue la "théorie" du réseau.

Une partie des faits racontés par plusieurs victimes de l’affaire Dutroux, celles qu’on a appelées les "témoins X", se sont déroulés à Bruxelles et dans les environs de Bruxelles. La plupart des victimes qui ont été entendues par la police ont parlé de soirées sadiques dans des châteaux, nombreux dans le pays.

Des politiciens et aristocrates ont également été cités, par plusieurs victimes pour certains d’entre eux, et ils étaient des personnages centraux du réseau, semble-t-il. Anneke Lucas dit que certains de ces tarés sont "puissants" au niveau mondial, et qu’ils tirent leur pouvoir des exactions qu’ils commettent. Cependant, elle pense que les politiciens et aristos auxquels elle a eu à faire, et qui n’ont jamais été inquiétés par la justice, sont tous décédés aujourd’hui.

Anneke Lucas décrit le même genre d’épisodes que Régina Loof, ce témoin X1 de l’affaire Dutroux, qui a été entendue à 17 reprises par les enquêteurs. Il s’agit d’expériences traumatisantes destinées à perturber l’enfant et à lui faire perdre ses repères : "j'ai été descendue dans une cave à charbon, c'était la cave d'une grande maison, avec deux hommes adultes, dont un était un politicien, un politicien célèbre. Et ils avaient une boîte en carton avec eux. Le politicien ne portait pas la boîte. Mais j'ai été emmené dans une cave avec des charbons à l'intérieur et il avait trois murs. Alors j'ai été mise dedans et on m’a jeté la boite. J'avais environ dix ans à l'époque, peut-être un peu plus jeune. Et il y avait des insectes à l'intérieur et ils avaient des pinces, ils m’ont pincée partout et j‘ai crié ".

Des victimes de MK ultra aux USA ont décrit elles aussi ce genre d’actes, comme d’autres classiques du type tuer un animal devant l’enfant, après qu’il s’y soit attaché.

Anneke dit qu’elle n’a jamais cité les noms de ses agresseurs, car elle ne veut pas "être tuée". Elle évoque l’affaire Dutroux dans une interview en février 2015 : "Il s'agissait d'un procès d'un homme appelé Dutroux, qui a dit qu'il avait des amis haut placés qui avaient kidnappé des enfants, et qui était en fait un souteneur pour ce réseau, il délivrait des enfants. Mais au lieu de s'infiltrer dans les familles, les familles incestueuses généralement, souvent les familles pauvres, et d'obtenir les enfants, il a commencé à kidnapper des enfants". Elle rappelle que Dutroux est "le seul qui est allé en prison à vie" dans cette histoire, et que même Nihoul [7] s’en est tiré.

2016-12-23 14_59_41-(64) Anneke LucasElle dit qu’elle a croisé Nihoul lors des abus qu’elle a subis : "j'ai été confrontée à Jean Michel Nihoul, qui était l'une des personnes là-bas". Pour Lucas, Nihoul était "un intermédiaire", ce qui est largement confirmé dans le dossier. Elle précise aussi que comme sa mère était une maquerelle, elle-même n’a pas vraiment eu à faire aux intermédiaires.

Comme Régina Louf, elle explique que beaucoup de filles qui vieillissaient un peu tombaient enceintes et étaient simplement tuées.

Sur Facebbok, où elle a posté son témoignage, Anneke lucas a écrit ce 23 décembre : "Les commentaires sur ce fil révèlent que les temps ont changé. Il y a quelques dissidents et mécréants, tous contrecarrés et éduqués par la majorité. Il y a plus de compréhension sur le sujet maintenant que jamais - sur les multiples raisons pour les victimes de garder le silence au lieu de parler, et sur les attaques contre les victimes. Cela me donne de l'espoir".

 

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L’affaire Dutroux est probablement close à jamais, les délais de prescription aidant. Mais de nombreuses victimes ont et auront encore besoin de s’exprimer même si elles n’obtiendront jamais justice.

Le témoignage d’Anneke Lucas est tout à fait crédible, même si on ne pourra jamais le corroborer. Pour cela, il faudrait une enquête sérieuse, des recoupements, de nombreuses auditions de témoins que personne dans l’establishment n’a envie d’entendre.

Ce témoignage montre en tout cas qu’on a beau étouffer les dossiers les plus sordides, il reste toujours des victimes, dont certaines sont en état de parler. C’est ce qu’il arrivera aussi, chez nous, avec l’affaire d’Outreau.

J’espère que d’autres victimes parleront publiquement, même sans citer de noms, pour dire que oui, en Belgique un réseau pédocriminel d’élite est resté impuni. Et pour aider les autres victimes à se reconstruire.

 

La page Facebook d’Anneke Lucas : https://www.facebook.com/anneke.lucas.7

Ajout du 25/12/16: en regardant à nouveau la page Wikipedia d'Anneke Lucas, je constate que la mention de son père est effacée. Idem sur la page de Frederic Devreese: la page a été modifiée et on a effacé la mention d'Anneke Lucas comme étant sa fille. PCar finalement on ne serait pas certain qu'elle soit bien sa fille.

2016-12-25 22_42_20-Frédéric Devreese_ Difference between revisions - Wikipedia



[1] Il s’agit d’un groupe monté pour défendre un tas de valeurs comme la santé, la lutte contre la pauvreté, l’enfance, les droits des femmes, l’environnement, la citoyenneté, et qui est financé par le privé. Le but est de créer « le plus grand mouvement mondial pour l’action sociale ». Parmi les principaux « partenaires », on trouve la fondation Bill et Melinda Gates, Caterpillar, MSNBC, le cabinet Johnson & Johnson, Youtube, HP… Au conseil d’administration, on retrouve aussi la fondatrice du Huffington post et divers dirigeants de cabinets d’avocats, de cabinets de placements ou de multinationales.

[2] Anneke raconte que ce type qui devait avoir 20, 21 ans, a été lui-même abusé et même mutilé par ses parentson père qui l’a retrouvé au lit avec sa mère (il boitait et Anneke dit qu’il lui a fait subi la même chose en la poignardant à la jambe, de manière à ce qu’elle boîte elle aussi). Selon elle, son seul moment d’humanité a été quand il a négocié pour la sauver. « Pour connaître son histoire, j'ai également découvert plus tard qu’il a été impliqué dans des choses très sombres, et avait tué beaucoup de gens ».

[3] Elle explique qu’après ce jour-là, sa mère a continué les abus mais n’a plus pu la ramener dans le réseau. Apparemment, cela l’a rendue encore plus mauvaise, et pas seulement parce qu’elle ne touchait plus cet argent de la prostitution de sa fille, mais parce qu’elle perdait du pouvoir sur elle. C’est vers 14 ou 15 ans qu’Anneke a définitivement quitté sa mère. Selon elle, sa mère a été victime elle aussi d’abus sexuels important, car elle en portait tous les traumatismes, même si elle n’en a jamais parlé. Sa mère avait perdu sa propre mère à l’âge de 5 ans, en 1945.

[4] Parmi ces conseils, il y avait quitter le pays, mais aussi ne pas céder à la prostitution, ne pas prendre d’argent d’un homme.

[5] D’ailleurs, à 18 ans, un « grand réalisateur français » lui a dit qu’elle pourrait devenir célèbre, mais elle n’est pas tombée dans le piège.

[6] La vidéo a été réalisée dans le cadre de la campagne « Real Woman, real stories », pour alerter sur la condition des femmes et les discriminations qu’elles subissent. La campagne a été lancée en mars 2016 lors de la « journée de la femme » et est constituée de courtes vidéos d’interviews très émotionnelles, peut-on dire vu d’ici, de femmes ayant subi des agressions en tant que femme ou enfant. Personne aux USA ne semble connaitre l’affaire Dutroux, du coup ça n’a pas l’air de rebondir sur la question. Cette campagne a été lancée, semble-t-il, par un certain Matan Uziel, avocat  et « producteur » qui militerait pour les droits des femmes, et sur lequel on trouve peu d’infos.

[7] Nihoul était en fait le pivot entre les délinquants type Dutroux qui faisaient les basses œuvres, et la clique de tarés puissants qui tiraient les ficelles. Le réseau ne faisait pas que dans le trafic d’enfants : il y avait aussi le trafic de drogue, de voitures, d’armes, et des connexions avec les tueries du Brabant.

22 décembre 2016

Angleterre: encore un réseau-pédophile-qui-n'existe-pas à l'orphelinat de Shirley Oaks?

2016-12-22 00_18_38-Début700 victimes de l'orphelinat de Shirley Oaks, à Londres, se sont regroupées dans une association afin d’obtenir justice pour les abus qu’ils ont subis enfants. La Shirley Oaks Survivors Association (SOSA) regroupe aussi les témoignages des victimes, qui dénoncent l’existence d’un vaste réseau pédocriminel d’exploitation des enfants, qui opérait dans les orphelinats de l’arrondissement de Lambeth à Londres.

 

Les enquêtes sur le réseau pédophile VIP sont étouffées les unes après les autres, et finalement aucun politicien anglais n’est mis en cause par la justice. Un véritable tour de force.
Tous seraient donc innocents, doit croire le grand public.

Oui mais voilà : des centaines de victimes des orphelinats d’un arrondissement londonien dont on a déjà beaucoup parlé, Lambeth, se rebiffent.

 

Retour sur le Lambeth des années 80

En 1992, trois travailleurs sociaux des orphelinats de Lambeth sont renvoyés au tribunal pour des viols et agressions sexuelles commises sur des enfants dont certains étaient à la charge de services sociaux.

En 1993, il est question de "centaines" de garçons de Southvale, West Norwood, et quatre autres orphelinats de Lambeth, qui seraient tombés entre les mains d’un réseau de production de pédopornographie. Trois types ont été arrêtés et immédiatement relâchés sous caution.

La même année, Bulic Forsythe, responsable des services sociaux de Lambeth, est assassiné après avoir commencé à regarder de plus près ce qu’il se passe dans les orphelinats du secteur et menacé de tout balancer. Il suivait la piste d’un réseau de pédopornographie qui tournait des films dans les locaux des services sociaux de Lambeth, et était tombé sur des politiciens, des flics et des employés du conseil. Il a été tué dans les heures après avoir annoncé son intention d’exposer le dossier. Le lendemain de sa disparition, alors qu’on a retrouvé son corps deux jours après, des voisins ont vu des types emporter des documents de chez Forsythe.

Sari Conway, qui a été chef du conseil de Lambeth en intérim, a dû quitter son domicile, puis son poste, suite à des menaces qui ont commencé quand elle démarré une enquête interne sur les faits d’abus sexuels.

2016-12-22 00_21_21-Début3En 1995, il est question de pédopornographie réalisée dans les locaux du conseil de Lambeth, monté avec les ordinateurs du conseil, par des employés du conseil. Mais aucun film n’aurait été trouvé.

Cette année-là, une femme victime d’abus dans ces mêmes orphelinats lorsqu’elle y a travaillé [1] manque d’être brulée vive par un type, alors qu’elle avait entamé une procédure contre un des agresseurs. Cette femme avait dit avoir été violée par plusieurs membres du conseil de Lambeth, de manière ultra violente, dans les sous-sols du conseil de Lambeth, et cela en même temps que des enfants et des animaux. Elle avait déjà subi diverses menaces auparavant.

Malgré la tentative d'immolation, elle a décidé de maintenir sa plainte, et là un type est entré chez elle de nuit et l’a aspergée d’essence sur le lit où elle dormait. Elle en a réchappé de peu.

En 1995, l’ensemble des orphelinats de Lambeth est fermé.

En 1997, la presse de ce grand arrondissement du sud de Londres, situé pas très loin de Pimlico, a relaté la découverte d’un donjon de tortures au sein même du commissariat. Ledit donjon était tout équipé, avec menottes, chaînes, lumière rouge et instruments divers. Ce sont des employés civils de la police qui avaient raconté l’histoire avant de tous se faire virer.

Scotland Yard est quand-même passée voir de quoi il retournait. On a donc regardé les nombreux contenus pédopornographiques qui étaient conservés dans le commissariat, ce qui a permis de voir que des enfants des orphelinats des alentours étaient amenés dans ce commissariat pour y subir diverses agressions. Apparemment, plusieurs officiers prostituaient carrément ces enfants dans le commissariat. Mais finalement les autorités ont conclu qu’il n’y avait aucune preuve que des flics étaient impliqués, ni que des abus ont pu être commis dans ce donjon.

Le policier Clive Driscoll a alors été nommé sur cette affaire, mais quand son enquête l’a mené sur la piste de politiciens, il a été muté hors de Lambeth. Driscoll avait cependant compris que les 25 orphelinats de Lambeth, sous la responsabilité du conseil local, abritaient un réseau de pédocriminels, et il avait une liste de suspects, parmi lesquels figuraient des politiciens locaux et nationaux.

_3421022_origIl semble que "beaucoup de gens haut placés tentent d’éteindre cette enquête", confiant un responsable de la protection de l’enfance en 1998. Et Scotland yard a tout fait pour clore l’enquête de Drsicoll au plus vite, pendant que la Metropolitan police tentait de décrédibiliser une lanceuse d’alerte, Anna Tapsell[2], qui tentait d’avoir des explications sur le cas d'un certain Michael John Carroll.

En 1999, ledit Carroll, ex employé des services sociaux de Lambeth, qui dirigeait l’orphelinat de Angels Road[3] (malgré une condamnation pour des faits de pédophilie en 19664), a enfin été inquiété pour quelques agressions sexuelles pour lesquelles il a pris 10 ans de prison – et il est sorti en 2004 après moins de 6 ans de taule. Quand il a été arrêté, un député travailliste a tenté de faire pression sur la police pour que l’enquête soit abandonnée. Et quand Carroll est sorti de prison, il est parvenu à payer cash un hôtel pour 725.000£ et une maison pour 500.000£, alors que son salaire à Lambeth était relativement modeste.

Une travailleuse sociale de Lambeth, Libby Blake, a expliqué à Driscoll que "Carroll était seulement le sommet de l’iceberg. Les orphelinats étaient un terrain de jeux pour les riches et les puissants depuis des années". Et selon cette femme, Anna Tapsell était la seule responsable à Lambeth qui allait lui dire la vérité.

En 2000, suite à l’opération Middleton[4], on parle de 40 pédophiles qui travaillaient dans les orphelinats de Lambeth. Tous considérés comme des prédateurs isolés, cela va sans dire[5]. A ce moment, les flics estiment qu’il doit y avoir environ 200 victimes d’abus dans l’affaire des orphelinats de Lambeth. En 14 mois d’enquête, seulement cinq types et deux femmes ont été arrêtés.

A l’époque, certains travailleurs sociaux qui avaient enquêté sur Carroll savaient bien que l’affaire des orphelinats de Lambeth ne se limitait pas à Lambeth, et avait des ramifications au Pays de Galles et dans d’autres orphelinats du pays et de Londres (notamment à Islington). Les enfants étaient envoyés d’une région à l’autre, entre des orphelinats aujourd’hui connus pour avoir été des lieux d’abus à grande échelle. Mais, pour protéger les politiciens impliqués, toute l'affaire a été étouffée.

En janvier 2011, un flic de Lambeth a été condamné pour production et diffusion de pédopornographie (à 4 mois de prison !). On ignore combien de films ont été tournés à Lambeth ou même dans le commissariat, et le type, Jordan Janssen, a refusé de donner les noms des autres flics impliqués[6].

 

2016-12-22 00_12_35-Contrôle du volumeObtenir justice, le rêve fou des victimes

L’association des victimes de Shirley Oaks a réussi à gagner au civil, et pas moins de 40 millions de livres seront débloquées par le conseil de Lambeth (donc les contribuables évidemment) en guise de compensation pour les victimes. C’est la plus grosse somme qui a jamais été versée dans ce type de dossier : même les 160 victimes reconnues des orphelinats du Pays de Galles n’ont touché que 3 millions, et les 166 victimes officielles de Jimmy Savile n’ont eu que 2,3 millions de livres à se partager, ponctionnés sur ses biens.

Un rapport réalisé par l’association sur ce dossier affirme que le réseau pédophile comptait une soixantaine de pervers qui se rendaient dans les orphelinats du coin : médecins, profs, flics, entraineurs de sports (dont Eddie Heath, un coach de foot cité dans le dossier des pédophiles dans le monde du foot anglais), employés du conseil de Lambeth ou encore prêtres.

Ledit rapport précise aussi que les responsables du conseil ont étouffé les plaintes, et que les flics ont eux aussi couvert le réseau, permettant aux violeurs d’échapper à la justice. Les victimes rappellent d’ailleurs que Carroll ou Leslie Paul, deux pédophiles condamnés pour faits à Angels Road, un orphelinat géré par le conseil de Lambeth, avaient de nombreux liens avec la Met, la police Metropolitaine.

Par ailleurs, 48 enfants sont morts[7] entre 1970 et 1989, alors qu’ils étaient entre les mains des sévices sociaux de Lambeth, dont 20 étaient des victimes d’abus à Shirley Oaks, l’un des orphelinats de Lambeth.

Les abus auraient commencé à une échelle industrielle dès les années 50.

2016-12-22 00_20_39-Début2Au fil des années, pas moins de 15 rapports ont évoqué les abus sexuels commis sur les enfants des orphelinats de Lambeth. Il ne s’est, évidemment, rien passé.

Le rapport de SOSA affirme aussi que Jimmy Savile, qui avait l’habitude de visiter des orphelinats dans tout le pays, a violé des enfants de Shirley Oaks. Il venait le soir ou la nuit, parfois seul mais souvent accompagné.

Les abus n’ont pas eu lieu qu’à Shirley Oaks, qui était un orphelinat géant avec des maisonnettes disséminées dans un grand parc, fermé en 1983, mais aussi dans les autres orphelinats de Lambeth (Angel Road ou South Vale, qu’on a déjà évoqués), dit le rapport, confirmant par là ce qu’on savait déjà depuis longtemps. Une bonne partie des pédos sont encore en vie et, manifestement, encore protégés.

Dans les années 2000, alors que c’est interdit, le conseil de Lambeth a détruit 140 dossiers d’enfants à charge des orphelinats locaux.

Aujourd’hui, on est censés croire que six enquêtes sont en cours sur les abus à Shirley Oaks. Mais on commence à avoir l’habitude : l’enjeu sera surtout de détruire les preuves et de faire taire les victimes.

Durant une période à l’époque des abus, les orphelinats de Lambeth étaient dirigés par Janet Boateng, la femme de Paul Boateng, politicien du labour qui a été ministre de la Santé puis de l’Intérieur et de l’Economie de Tony Blair, nommé conseiller de la Reine en 1999, puis ministre de la Jeunesse en 2000, et qui est aussi cité dans une liste de membres d’un culte satanique [8]. Boateng a aussi joué un rôle actif dans la politique Every Child Matters, une réforme des services de l’enfance qui a finalement industrialisé le placement abusif d’enfants.

2016-12-22 16_35_34-Two boys 'murdered' at Croydon children's home Shirley Oaks and 'buried in nearbD’ailleurs, dans la retranscription des auditions de victimes de Shirley Oaks pour la « grande enquête indépendante » sur les abus étouffés, c’est Paul Boateng qui est désigné comme étant le politicien du Labour, futur ministre, grand ami de Carroll, qui venait violer des gamins le soir, et allait et venait à sa guise dans l’orphelinat d’Angels Road. Il a même signé plusieurs fois le registre des visites mais nie avoir jamais connu Carroll.

C’est aussi Boateng qui aurait tenté d’intervenir pour que Carroll et sa femme puissent devenir des familles d’accueil. Pas de bol, c’est justement cette procédure, qui n’a pas abouti en raison de sa précédente condamnation en 1966, qui a mené certains membres du conseil à regarder de plus près qui est Carroll.

Il existerait une photo de Carroll avec Boateng, mais celle-ci aurait disparu après avoir été donnée aux flics par un témoin, dans les années 90.

Carroll était aussi dans les années 80 l’un des piliers de l’Association of Combined Youth Clubs (ACYC), qui était semble-t-il un repère de pédophiles (plusieurs membres ont été condamnés). Ca a commencé à sa savoir franchement dans les années 90 seulement, mais au regard des personnalités qui y ont contribué, comme la princesse Anne ou Paul Boateng, justement, on aurait pu s’interroger avant.

L’ACYC, créée en 1977, était connectée à l’église catholique (qui en Angleterre aussi essuie des centaines d’accusations d’abus sexuels dans ses écoles et orphelinats), mais aussi à des politiciens en vue et des flics. La princesse Anne était la marraine de l’association, et le présentateur vedette de la BBC (autre réseau pédophile) David Dimbleby en était le directeur, au moins jusqu’en 1990.

L’association organisait des camps de vacances pour les enfants de divers orphelinats. D’après au moins un témoin, Boateng venait y rejoindre Carroll et les dizaines d’enfants qui partaient avec lui. C’est d’ailleurs une photo de Boateng et Carroll à un de ces camps d’été qui a disparu de chez les flics.

Au moins 124 enfants des orphelinats de Lambeth ont été expédiés dans d’autres orphelinats dans le pays, notamment au Pays de Galles où opéraient aussi des réseaux pédophiles, tous plus ou moins reliés entre eux.

En 1986, la presse évoqué le procès d’un travailleur social de Lambeth qui prostituait des garçons (une vingtaine avaient été identifiés) à Picadilly Circus, haut lieu de la prostitution de mineurs à l’époque, pour des hommes d’affaires, souvent étrangers paraît-il. La même année, un gamin handicapé de 12 ans parle à sa mère des nombreux abus qu’il a subis dans un foyer de Lambeth pour enfants handicapés. Le gamin avait été menacé de mort s’il parlait. L’enquête a été vite close et personne n’a été arrêté bien que les abus aient été confirmés par des médecins. Fermer le dossier était d’autant plus facile que d’autres victimes dans ce même foyer étaient incapables de parler.

Finalement dans les années 90 on a fait un peu mine de prendre le problème en main, en cherchant des victimes et quelques coupables. Pendant dix ans, ça remue un peu en disant qu’il faut une grande enquête, quelques investigations sont même menées. Qui n’ont bien-sûr abouti à rien.

 

sosa1Et aujourd'hui?

Un écrivain passé par Shirley Oaks entre 1966 et 1978, Alex Wheatle, a parlé des abus sexuels qu’il y a subis, des types qui venaient la nuit dans l’orphelinat, des camarades suicidés, des enquêtes qui n’ont rien donné ou presque. Weathle a dit qu’il était « certain » qu’un réseau pédophile opérait à Shirley Oaks, qui a fermé en 1983, et que les autorités étaient parfaitement au courant.

Suite à ces déclarations, en 2014, d’autres anciens résidents de l’orphelinat, dont un qui a écrit un livre sur l’histoire de Shirley Oaks, oubliant de mentionner les abus sexuels, ont dit que les lieux étaient un vrai paradis pour les enfants. Puis d’autres encore ont décidé de dénoncer publiquement les abus qu’ils ont subis, par le staff et par des visiteurs nocturnes de l’orphelinat. C’est là que l’association a commencé à se mettre en place.

Bref, là encore on a de l’info et de la contre-info, comme cela devient le cas de manière assez systématique ces derniers temps. La contre-info venant de la presse commerciale.

Ces victimes ont dit clairement qu’elles n’avaient aucune confiance dans la justice, et qu’elles iraient au bout dans leur dénonciation des faits. En novembre, SOSA a dénoncé la "grande enquête indépendante sur les abus sexuels contre les enfants", qui en est à son quatrième chef suite à trois démissions successives et n’a pas avancé d’un iota depuis son lancement en 2014[9]. Et l’association a quitté le panel de ladite "grande enquête" en claquant la porte. Les victimes de Jersey avaient fait de même, et beaucoup d’autres victimes ont décidé de ne pas s’investir une fois de plus dans une usine à gaz qui n’a clairement pas pour but de faire la lumière sur ce qu’il s’est passé.

Le rapport préparé par l’association identifie pas moins de 60 pédocriminels qui ont abusé d’enfants à Shirley Oaks. On est donc bien loin des trois misérables –et vagues- condamnations de l’opération Middleton. 680 victimes se sont fait connaitre.

On a appris le 20 décembre qu’une enquête allait être rouverte, sur la disparition d’un adolescent de Croydon, la ville juste à côté de Lambeth, il y a 30 ans. En 1986, Kevin Hicks a disparu pas loin de Shirley Oaks alors qu’il était sorti faire une course. Aujourd’hui, la police pense qu’il a peut-être été assassiné par un pédophile, et qu’il avait en réalité rendez-vous avec la personne qui l’a enlevé[10] et avec qui il était certainement en contact depuis un moment.



[1] Cette travailleuse sociale avait porté plainte contre des responsables politiques de Lambeth

[2] Tapsell a aussi eu la visite de deux types des renseignements à son domicile, venus lui dire de ne pas se mêler des affaires d’abus sexuels sur les enfants des orphelinats de Lambeth.

[3] Un politicien travailliste, futur ministre de Blair et jamais nommé publiquement a été vu se rendant au Angels Road Childrens home au moins quatre fois en trois mois, à l‘époque où Carroll le dirigeait. Les deux passaient des soirées entières dans l’orphelinat, et emmenaient des enfants dans une annexe où plusieurs victimes ont dit que des abus se déroulaient. Mais les flics, excepté Driscoll, ont estimé que c’était n’importe quoi. Des policiers venaient aussi, ainsi que des éducateurs d’autres orphelinats de Lambeth. Le politicien faisait même sortir des enfants de l’orphelinat, seul ou avec Carroll.

[4] L’enquête ne portait que sur des abus commis entre 1974 et 1994, comme si tout avait cessé brusquement, alors que l’impunité était de mise et qu’on sait que les viols ont commencé au moins dans les années 60. De plus, alors qu’en principe elle visait à étudier 120 accusations différentes, l’opération Middleton a été refermée prématurément. Ladite enquête était pourtant censée porter sur un énorme réseau pédophile implanté dans l’ensemble du pays. Après 5 ans d’ « enquête », l’opération Middleton n’a débouché que sur 3 condamnations . 19 abuseurs n’auraient pas pu être identifiés, et 16 étaient morts. Une victime de Shirley Oaks a dit qu’au lieu d’être focalisée uniquement sur des faits survenus dans la piscine de l’orphelinat, l’enquête aurait du s’intéresser à ce qu’il se passait dans les 34 « bungalows » où étaient répartis les enfants.

[5] Pourtant, les enquêteurs avaient compris que plusieurs abuseurs étaient reliés entre eux et s’échangeaient des victimes et du matériel pédoporno.

[6] Apparemment, des contenus pédopornographiques ont d’abord été retrouvés au commissariat. En les visionnant, des enquêteurs ont compris que des enfants des orphelinats du coin étaient violés dans les locaux du commissariat et filmés, et pensaient que plusieurs officiers « louaient » ces gamins. Clive Driscoll a été d’abord nommé sur cette affaire, puis Scotland Yard a repris le dossier en main.

[7] Parmi ceux-ci, deux garçons tués à Shirley Oaks, qui ont été enterrés dans un bois d’un golf à côté. Le policier Clive Driscoll a eu cette même information par une autre source, en 1998. Il y a aussi cet ado de 15 ans retrouvé pendu en 1977 dans l’orphelinat, qu’on pense être un meurtre. Deux ans plus tôt, ce jeune, Peter Davis, a été témoin lors d’un procès pour viol dans un autre orphelinat, Old Bailey. Quand en 2003, des journalistes ont cherché à obtenir les minutes du procès et les documents relatifs à l’affaire, ils ont appris que le secret avait été imposé pour 100 ans. Ce qui signifie que ces documents pourraient mettre en cause des politiciens et hauts fonctionnaires toujours en vie.

[8] Boateng a démarré sa carrière politique en 1981 comme conseiller municipal. Puis il a été "responsable des questions de l'enfance" pour l'Union Européenne lors de la présidence britannique en 1998, et ambassadeur en Afrique du Sud de 2005 à 2010. Il a été anobli en 2010 grâce à l’appui du pédophile Lord Greville Janner (qui vient d’échapper aux poursuites) et passe pour un militant des droits de l'homme. D'après le document, il a été cité par plusieurs victimes comme étant un membre du réseau. Aujourd'hui, Boateng est directeur non exécutif d'Aegis Defense Services, une boite de sécurité militaire privée. Au sujet de Boateng, on note également que l’un de ses fils a failli échapper à des poursuites pour viol. En 2006, il avait été acquitté du viol d’une adolescente en Afrique du Sud. Apparemment, le fils Boateng pense être au-dessus des lois grâce à ses parents, et a même accusé la victime de l’avoir cherché. Il a finalement pris 3 ans de prison.

[9] En réalité, la « grande enquête » a surtout permis de clore des enquêtes vaguement ouvertes, de décrédibiliser des victimes et de blanchir des VIP incriminés. Au final, on peut s’attendre à ce que la conclusion de cet étouffoir en règle soit qu’il n’y a jamais eu de réseau pédophile, et encore moins de VIP impliqués dedans.

[10] Dans les cas où des ados disparaissent pour se retrouver dans des réseaux pédophiles, on sait que souvent la victime était déjà en contact avec ses agresseurs depuis un moment. C’était le cas par exemple de Christine van Hees ou de Sylvie Carlin dans l’affaire Dutroux, et probablement de Manuel Schadwald en Allemagne.

14 décembre 2016

Pizzagate: le prétexte pour une censure généralisée du web?

2016-11-28 22_39_251Tiens, les médias en chœur parlent d’une "rumeur" de réseau pédophile autour de Clinton, John Podesta son ex directeur de campagne, et d’une pizzeria new yorkaise. Ladite "rumeur" enfle sur le web depuis le début du mois de novembre. Quand l'ensemble des médias commerciaux juge utile de dénoncer une "rumeur" et de réclamer un "contrôle" du flux d'informations, le sujet mérite qu'on y regarde de plus près. 

 

"C'est l'affaire qui enflamme une partie du web américain. Depuis plusieurs semaines, une pizzeria de New York, le Comet Ping Pong, est suspectée par des internautes de cacher un réseau pédophile de trafic d'enfants", lisait-on le 26 novembre sur le site de RTL.

Quand je liste les qualificatifs censés nommer ceux par qui le scandale arrive ("sites de désinformation à tendance complotiste", "internautes conspirationnistes pro-Trump" en gras dans le texte), je me dis qu’il faut vraiment creuser cette histoire qui semble faire tellement peur au système. Et beaucoup m'ont demandé ce que je pensais de cette histoire qui enflamme le web depuis plusieurs semaines, et désormais les médias traditionnels, y compris en france.

C’est le New York Times qui avait commencé, le 21 novembre. "Quelques jours avant l’élection [présidentielle], James Alefantis, le propriétaire d’une pizzeria de quartier appelée "Comet Ping Pong" " a remarqué une augmentation inhabituelle de ses abonnés sur Instagram". Puis, lui et ses employés ont reçu des menaces de mort sur les réseaux sociaux. On l’accusait d’héberger "un réseau pédophile dirigé par Hillary Clinton et son chef de campagne John Podesta" dans sa pizzeria.

C’est un article intitulé "Pizzagate: How 4Chan Uncovered the Sick World of Washington’s Occult Elite" (Pizzagate : Comment 4Chan a découvert le monde malade de l’élite occulte de Washington) qui a mis le feu aux poudres sur le net. Mais tout ce qu’il y a dans cet article est faux, nous expliquent les médias de masse, sans plus d'argument sinon la parole d'Alefantis.

2016-11-28 22_51_36-Nouvelle notificationEn lisant l’article du New York Times, on ne comprend pas bien sur quoi se basent les accusations contre Alefantis et sa pizzeria, si ce n’est qu’elles se fondent sur des emails publiés par Wikileaks durant la campagne.

Dès le 4 novembre, le Washington Post tentait d’éteindre la "rumeur" (ou de la faire enfler) avec un article intitulé "Non, John Podesta n’a pas bu des fluides corporels au cours d’un diner satanique secret".  Pendant un mois, une énergie considérable a été dépensée pour dire partout qu'il n'y avait aucun fondement aux "rumeurs" du pizzagate.

Et puis  voilà que dimanche 4 décembre, en plein service, un type armé est entré dans le Comet Ping Pong : "Une fois devant la porte de l’établissement, l’homme de 28 ans a pointé son arme sur un employé qui a réussi à s’enfuir et à prévenir la police, relate le Washington Post. Selon la police, il a tiré à au moins une reprise. Personne n’a été blessé. L’homme arrêté a dit aux autorités avoir voulu lui-même enquêter sur le " pizzagate"."

Voilà qui devrait donner du grain à moudre aux tenants des théories officielles, du circulez-y-a-rien-à-voir, de ceux qui n’aiment pas qu’on mette en cause les puissants. La cerise sur le gâteau de la manipulation, en quelque sorte.

Car évidemment, tous les médias commerciaux ont repris l'info et vivement dénoncé la "désinformation", le "délire viral", les "fausses informations" qui ont mené à ce "faits divers".

2016-12-06 22_04_41-DébutOn sent comme un agacement de la part de la Pravda, les médias mainstram qui ne racontent que la vérité, c'est bien connu, et surtout TOUTE la vérité. Le prétexte du pizzagate tombe à pic, en tout cas, pour tenter de recadrer sérieusement la "liberté" d'expression qu'il reste encore sur les réseaux sociaux.

Aini, on nous explique que le type qui était entré armé au Comet Ping Pong pour y rechercher des tunnels et tirer, semble-t-il, plusieurs balles dans le sol, avait lu les infos qui circulaient sur le net : "Rapidement interpellé par la police, le suspect a en effet affirmé avoir fait la route depuis la Caroline du Nord où il réside pour mener l'enquête sur le "pizza gate"", explique Le Figaro.

Le type, Edgar Maddison Welch, a déclaré être venu armé de Caroline du Nord afin de libérer les enfants qui, d'après ce qu'il avait lu sur internet, se trouvaient enfermés au Comet Ping Pong. Je dois dire que cette version m'étonne, car à moins d'être débile, on ne se pointe pas tout seul -même avec trois armes- pour libérer des otages de trafiquants. Mais, d'après les tenants du pizzagate, Welch serait un acteur, envoyé pour jouer la comédie.

L'assaillant risque jusqu'à 5 ans de prison.

Le patron de Reddit, un média pourtant habitué au scandale, a même fini par censurer toute discussion autour du pizzagate sur son site.

On est d'ailleurs obligé de constater qu'il y a eu un nettoyage du web au sujet de cette affaire: de nombreux sites ont désactivé des pages évoquant le pizzagate, dont certains étaient relativement bien sourcés.

Et, alors que la "rumeur" vient clairement de ses supporters, Trump vient de virer de son équipe le fils de l'ancien général Michael Flynn, parce qu'il a "relayé des théories conspirationnistes", nous dit Le Figaro le 7 décembre, reprenant le New York Times, qui s'est fait l'écho de cette nouvelle. Ledit fils, d'après un communiqué de l'équipe Trump, "aidait un peu [son père] avec des questions de programmation d'agenda et des tâches administratives. Mais ce n'est plus le cas".

Sa faute était d'avoir relayé sur Twitter des "fausses informations" au sujet de la mère Clinton, ce qui, rappelle le média US, a mené "à une confrontation armée dans une pizzeria de Washington". Etrangement, le père a diffusé le même genre d'infos sur Clinton,mais lui n'est pas dans le collimateur, ou du moins pas publiquement. Il faut dire qu'il est le conseiller à la sécurité nationale de Trump dans son "gouvernement de transition".

Au même moment, c'est Hillary en personne qui a tenté de calmer le jeu: "Il est désormais évident que les fausses informations peuvent avoir des conséquences dans le monde réel. Des vies sont menacées, la vie de gens ordinaires qui ne font que leur travail ". Pour elle, "C’est un danger qui doit être traité, et traité rapidement".

Voilà donc, à l'heure actuelle, ce qui est la version qu'on pourrait qualifier d' "officielle" de l'affaire du "pizzagate".

 

David Brock James Alefantis-SAlefantis et David Brock

Alors que les médias officiels nous répètent en chœur que "tout est faux" dans la version des faits diffusée sur le net, voyons qui est Alefantis, la pauvre victime de cette cabale soi-disant sortie de nulle part.

Si Alefantis connait des personnalités du parti démocrate parmi lesquels John Podesta qui est l’un de ses clients, il n’aurait jamais rencontré Hillary et il n’a rien à voir avec le trafic d’enfants. Il a donc demandé, et manifestement obtenu, un nettoyage du web sur le sujet. Notamment un site qui renvoyait vers la page des donateurs de la campagne électorale, où on voit qu'Alefantis a donné 8.000$ à diverses structures liées au parti démocrate, dont "Friends of Hillary" ou "Hillary Clinton for President", qui récupéraient des dons pour la candidate.

D'ailleurs, Hillary l'a chaleureusement remercié pour avoir participé à une soirée de levée de fonds avec les frères Podesta, comme le montre la lettre qu'il a publiée sur Instagram. Apparemment, Alefantis est allé quatre fois à la maison Blanche, toujours en fin de journée, en 2012, et une fois en 2014. Mais peut-être qu'il livrait ses pizzas?

Comet Ping Pong, son resto, a été créé en 2006 à Washington DC, par Alefantis et Carole Greenwood. Le duo tenait aussi le Buck’s Fishing and Camping, ouvert en 2003 et situé pas très loin, et Greenwood officiait au départ en tant que copropriétaire et chef. Dès 2006, Greenwood se retire de ce business.

Une salle privée permet de faire des soirées privées à Comet Pizza, mais des concerts s’y déroulent aussi. D'après le site du restaurant, il y aurait même des "salles de bains cachées derrière des panneaux secrets" (bathrooms hidden behind secret panels). C'est un commentaire d'un chroniqueur du Washington Post, David Sax, qui le dit. Car le Comet Ping Pong est encensé unanimement par les critiques des divers journaux du coin.

Alefantis est aussi actif dans le monde de l’art. Il avait eu une galerie à Georgetown, et préside  toujours Transformer, une galerie d’art contemporain. Avec son argent, il supporte diverses causes, comme les arts, des écoles ou les gays, communauté dont il est membre.

En 2012, le magazine GQ l’a mis 49e personnalité la plus puissante de Washington, en raison des nombreuses personnlités libérales (proches du parti démocrate) qui avaient fait leur cantine du Comet Ping Pong. Le compagnon -ou ex compagnon selon certains médias, mais en tout cas en 2010 ils venaient de se mettre en couple- d’Alefantis est David Brock. Celui-ci, qui voit toujours Alefantis, est l’un des soutiens les plus influents du parti démocrate, cheville ouvrière de la levée de fonds et de la propagande pour Clinton.

2016-12-11 23_01_23Brock a fondé en 2004 un média "liberal", Media Matters for America (MMA), qui fonctionne avec 2 millions de dollars de dons, dont 1 million donné par George Soros, et critique les médias de droite comme Fox News. John Podesta, qui a été chef de cabinet de Bill Clinton, a hébergé les bureaux de MMA dans les locaux du lobby qu’il a fondé en 2002, Center for American Progress. Brock revendique d’utiliser l’argent de Soros pour influencer les médias commerciaux et travailler directement avec les journalistes ayant pignon sur rue, grâce à MMA.

Brock, qui était très à droite dans sa jeunesse [1] avant de virer de bord en 1997, a aussi fondé en 2010 American Bridge 21 st Century, afin de suivre les candidats républicains et démonter leur propagande. Il est présidé par le fille de Robert Kennedy, Kathleen Kennedy Townsend. Là encore, le plus gros donateur est George Soros. Lié à MMA, Brock a aussi créé EqualityMatters.org, un lobby qui revendique l’égalité entre homos et hétéros.

Brock a également été très actif dans la campagne d’Hillary Clinton en 2008. Il a même créé d’autres structures destinées à taper sur les républicains et/ou à soutenir la mère Clinton, comme Correct the Records, The American Democracy Legal Fund ou  l’American Independant Institute, et depuis 2014 il préside CREW (Citizens for Responsability and Ethics in Washington), une arme de propagande pro Clinton (Hillary).

De nombreux médias de droite s’en prennent donc à Brock, l’accusant d’être accro à la coke, de se comporter comme un dictateur, de lancer des poursuites contre ceux qui s’attaquent à Obama ou aux démocrates… Toutefois, il n'a semble-t-il pas grand chose à voir avec le Comet Ping pong, il n'y a aucun élément sur un lien éventuel avec ce restaurant ou les protagonistes du "pizzagate".

Quant à lui, Brock vient de lancer un bureau anti Trump dans American Bridge, afin de fouiller dans le passé de Trump pour en sortir de quoi détruire sa réputation et de dénoncer ses mensonges (ce qui sera difficile, car il a déjà énormément de casseroles, mais cela n'a pas empêché le débile US moyen de voter pour lui). S'exprimant au sujet du pizzagate, le pauvre Brock serait mis à pleurer, entraînant la compassion des médias commerciaux.

 

5821db38c46188de698b4570John et Tony Podesta

Regardons maintenant qui est John Podesta. Après avoir commencé très tôt sa carrière au parti démocrate, John Podesta, accompagné de son frère Tony crée un cabinet de lobbying proche du parti démocrate, Podesta Associates Inc, à Washington [2], devenu le Podesta Group.

Dès 1993, Podesta est assistant de Bill Clinton, puis conseiller à l’information du gouvernement et à la sécurité des communications. Il continue son ascension et en 1998 il devient chef de cabinet de Clinton. En 2003 Podesta créé le Center for American Progress, un lobby démocrate destiné à influencer le débat public, dans lequel il joue encore un rôle actif.

John Podesta est aussi connu du public pour s'être déclaré favorable à la déclassification des dossiers concernant les OVNIS, et il considère comme l'un de ses plus grands échecs de ne pas y être parvenu jusqu'à présent.

En réalité il y a peu d'éléments contre Podesta dans cette histoire. Il fait surtout le lien entre la pizzeria et le clan Clinton. Ce qui est le plus percutant par rapport à John Podesta, ce sont ses emails parfois sybillins, dont on va parler plus bas.

Tony Podesta, le frère de John, est lobbyiste. Il toucherait 140.000 $ par mois pour faire du lobbying en faveur de l’Arabie Saoudite, selon un site de droite.

CaptureL’Arabie Saoudite, qui grâce à la mère Clinton, a pu acheter quantité d’armes qu’elle a ensuite refourgées à Daesh et autres groupuscules "terroristes" au Moyen-Orient et en Afrique. En tant que lobbyiste, il représente plusieurs grandes banques russes, ce qui, selons certains observateurs, leur assurerait des entrées auprès des démocrates. Parmi ces établissements, la Sberbank, la plus grande banque du pays, citée dans les Panama papers.

D'après l'Observer, une partie des fonds gérés par la Sberbank servent à financer des "opérations de renseignement clandestines", et les sièges à l'étrangers abriteraient des agents russes sous couverture. La banque aurait aussi financé l'opposition de la Crimée et d'une partie de l'Ukraine au coup d'Etat mené par l'OTAN (ou devrais-je dire à la "révoliton" financée par Soros, la CIA et compagnie).

Le Podesta Group défend d'autres banques Russes installées dans des paradis fiscaux, comme les îles Caïman, le Luxembourg ou Chypre. Selon certains, ces banques détoruneraient des fonds publics, via un système organisé par Poutine. Pour d'autres, ces banques russes se livreraient à du blanchiment d'argent de la mafia nationale, liée comme chacun le sait au sommet de l'Etat.

Quant à John Podesta, selon le site très à droite Infowars, il serait lui aussi impliqué dans des opérations de blanchiment impliquant la Russie. A propos d'Infowars, qui joue une part active dans la diffusion du pizzagate et s'est montré très favorable à Trump, on notera que Le point a jugé nécessaire de faire un article entier le 14 décembre, juste pour traiter Alex jones qui tient le site, de "conspirationniste" qui "murmure à l'oreille de Trump" et, bien-sûr, diffuse de "fausses informations". Ce canard subventionné 'na manifestement pas encore compris que plus les médias maintream tapent sur les auteurs d'infos alternatives, plus ils assurent un succès à ces infos.

Tony Podesta est également un grand amateur d’art, qui fait figurer Marina Abramovic dans le "top 5" de ses artistes préférés, avec Vik Muniz, Louise Bourgeois, Olafur Eliasson et Antony Gormley. Ceux-ci ont cepndant l'air bien moins sulfureux qu'Abramovic. Son frère John, lui, a affiché dans son bureau dédié à la campagne pour Hillary une oeuvre montrant un scène de cannibalisme. Celle-ci pose manifestement question à ses collaborateurs, ce à quoi il répond qu'il vaut mieux être à la place de ceux qui tiennent la fourchette que du type qui est allongé sur la table à manger.

Au sujet des frères Podesta, des internautes s'interrogent aussi quant à leur ressemblance avec les portraits robots d'un suspect dans l'enlèvement de la petite Madeleine McCann, le 3 mai 2007 au Portugal. Ca va faire "complotiste", mais il semble assez clair aujourd'hui que l'enlèvement de cette gamine était une commande. La question ouverte est: par qui a été passée cette commande.

 

CyaaRbUUAAAzg9TLes emails

On nous parle de messages codés [3] dans les mails diffusés par Wikileaks. Cependant il est vrai que certains emails posent question, et semblent n’avoir aucun sens, aucun intérêt.

L’un des emails repérés par les internautes, "conspirationnistes" ou "d’extrême droite", au choix, mentionne une invitation de l’ "artiste"Marina Abramovic à John Podesta, en juin 2015, pour un "Spirit Cooking dinner", qui ne serait qu’un diner normal destiné à remercier une dizaine de donateurs, selon Abramovic. En réalité, il s'agirait de mimer un repas cannibale au cours d'une soirée sympathique et conviviale.

(Précision sur l'image à gauche: il s'agit d'un mannequin en gâteau. On y voit Lady Gaga et Abramovic qui va entamer le mannequin. La photo a été prise lors d'une charmante soirée intitulée "Devils Heaven" (le paradis du démon), qui était une soirée caritative au profit du Robert Wilson's Watermill Center. Elle a eu lieu le 22 juillet 2013, et d'autres photos de cette soirée sont disponibles sur le site de l'agence Getty Images). Et comme par hasard, le 22 juillet tombe dans le créneau du 20 au 26 juillet, qui d'après le calendrier satanique est consacré aux cérémonies de sacrifices humains pour le grand climax. Mais tout cela n'est que de la myhtologie, bien-sûr.

Il se trouve qu’Abramovic est adepte des performances sanguinolentes (avec de la peinture), décrites par le Times comme "un mélange de masochisme et de spiritualité". Certains la rattachent aux Lucifériens, qui sont en train de renverser les satanistes, dominants jusqu’à présent. Abramovic a écrit un livre, "Spirit cooking with essential aphrodisiac recipes" (Cuisine spirituelle avec des recettes aphrodisiaques essentielles), dans lequel elle explique que le spirit cooking est une pratique occulte avec des rituels sexuels. La dame se dit aussi un peu voyante, et qu'elle aurait prévu le tremblement de terre en Italie ou la tentaive de meurtre contre Jean-Paul 2.

En mars 2016, un email de Tony Podesta à son frère John mentionne une "pizza party" le 10 avril. Et on tombe aussi sur un mail d'Alefantis à Tony Podesta au sujet du logo pour cette "pizza party".

2016-12-09 21_16_27-#jimmycometDans les mails, on en trouve un de Tony Podesta dans lequel il évoque une soirée de levée de fonds pour Clinton, à son propre domicile, avec Alefantis et deux autres restaurateurs en vue.

Plus d’une centaine de mails écrits ou reçus par John Podesta parlent de pizza. Certains sont assez sibyllins. "Je vais passer. J’ai trop de choses à faire avant de me rendre dans le Michigan demain. Pas besoin de pizza" écrit ainsi Tony à John, le 3 mars 2016.

Le 6 janvier 2014, Tony demande à John s’il serait libre pour prendre une pizza pendant une heure ("would love to get a pizza for an hour ?"). Le 20 octobre 2015, une certaine Catherine Chieco demande à Marie Podesta (la femme de John), John Alefantis, John Podesta et d’autres s’ils viennent à une "réunion" qui aura lieu "quelques jours avant la ‘pizza extravaganza’ " ?

Il y a aussi ce logo créé par l’équipe d’Alefantis, pour la "pizza party" destinée à récolter des dons pour Hillary, dans un mail du 18 mars 2016.

On trouve aussi un mail assez bizarre d'un certain Herbert Sandler, fondateur d'un fonds de placement appelé Golden West Financial Corporation [4] et grand "philanthrope", qui était un des grands donateurs du Center for American Progress de John Podesta. Dans ce mail du 24 décembre 2015, Sandler d'un envoi qu'il reçu, mais "au lieu de pâtes et de magnifiques sauces, c'était un adorable et tentant assortiment de fromages, miam" (instead of pasta and wonderful sauces, it was a lovely, tempting assortment of cheeses, Yummy).

Il continue en disant qu'il a hâte que ses enfants et petits enfants rentrent de vacances, pour "les démolir" (demolish them), sans qu'on sache bien s'il parle de sa descendance ou des fromages. Sandler conclut en demandant à Podesta s'il doit jouer aux "dominos" avec du fromage ou avec des pâtes... Selonle code suggéré par les internautes, "dominos" voudrait dire "domination", "pâtes" voudrait dire "petit garçon", et "cheese" voudrait dire "petite fille". Ce code aurait au moins le mérite de donner un peu de sens à ce message, mais on n'a pas de certitude sur la réalité de ce code.

Là encore, il n'y a peut-être rien, mais c'est vrai que certaines discussions laissent assez perplexe, dès qu'ils concernent des histoires de "pâtes", de "pizzas", de "noix" ou encore de "fromage", de "poulets", de "glaces"...

 

CzMJ2qOXUAAei4NL'enquête Pizzagate

Les médias se sont lâchés sur les "conspirationnistes" qui ont diffusé des photos des enfants d'employés de Comet Pizza, mais s'il n'y a pas de trucage, certaines sont tout de même équivoques, notamment dans les commentaires. Comme celle-ci, diffusée sur Instagram, postée par un certain "jimmycomet" qui également mis le lien "chickenlovers" dans les commentaires.

Les pédophiles ont l'habitude d'appeler les enfants des "poulets". Le compte en question est désormais privé, ce qui est plutôt rare sur Instagram, et ce qui doit être récent puisque cette photo est une capture d'écran.

Du même "jimmycomet", qui serait en réalité John Alefantis, ce qui semble être le cas vu les nombreuses références faites à "Comet Ping Pong", d'autres photos d'enfants posent question. Surtout quand on connait les délires des pédophiles qu'on peut trouver librement sur Facebook, en tapant par exemple "pedobear".

Un certain nombre de photos d'Instagram, un réseau social destiné à diffuser des photos en public, postées par ce compte ou par celui d'employés d'Alefantis, sont diffusées un peu partout, notamment ici ou en français ici.

De fait, certains internautes se sont penchés sur le compte Instagram "jimmycomet", et y ont retrouvé de nombreuses références à la pédophilie. L'humour du nommé "jimmycomet" laisse d'ailleurs à désirer, car il semble s'amuser d'une image de bébé avec devant lui un panneau indiquant "German baby 1.200$ - please do not touch" (bébé allemand 1.200$, prière de ne pas toucher), ou d'une chambre froide qu'il trouve "sympa".

D'autres restaurants proches géographiquement du Comet Pizza sont aussi mis en cause en raison de la symbolique qui leur est attribuée. En effet, selon certains observateurs, qui diffusent des infographies illustrant la situtation géographique et les logos imputés à ces établissements, il y aurait une proximité avec la "culture pédophile".

En effet, si les logos qui leur sont attribués sont vraiment leurs logos, cela fait beaucoup en peu d'espace. Car il s'agirait bien de symboles utilisés par les pédophiles, d'un côté pour les "boy lovers", de l'autre pour les "girl lovers", selon le sexe que ces pervers préfèrent.

Toutefois, aujourd'hui on ne trouve plus toujours les mêmes logos sur les sites de ces restaurants:

2016-12-09 21_43_33-DébutA gauche, le symbole qui figure actuellement sur le site web de la boite.  Cependant, le symbole mentionné dans les posts sur le Pizzagate est légèrement différent, reprenant ostensiblement le symbole des boylovers.

Or, en cherchant sur le web dans les images d'articles mentionnant Besta Pizza datant d'avant 2015, devinez quel logo apparait?

0bestaC'est bien celui dont parlent les "complotistes", avec le symbole des pédophiles amateurs de garçons (voir doc du FBI ici). Il y a juste la couleur qui change. Le logo aurait-il été changé récemment, peut-être depuis que l'affaire du Pizzagate fait autant jaser?

A noter que l'image à gauche, avec la façade, a manifestement disparu du web en l'espace de 5 minutes quand je faisais mes recherches, et le site qui l'hébergeait avec, parce que je n'arrive pas à la retrouver.  A tout hasard, son url est: http://p5.storage.canalblog.com/51/72/362748/113788700_o.jpg

On retrouve encore ce même logo "pédophile" sur un menu imprimé en juillet 2015.  En l'occurrence, il semble bien que la boite a changé son logo. Il semble d'ailleurs que pas mal de mises à jour ont été faites récemment, courant novembre même, sur des annuaires de restaurants en ligne. D'ailleurs, l'archive de leur site web, pas plus tard que le 8 octobre 2016, montrait encore l'ancien logo, avec le delta grec, symbole des "boy lovers".

On note aussi que toutes les actualités de leur page Facebook ont été enlevées, peut-être suite aux commentaires agressifs postés par des internautes. En tout cas, si ce logo est aussi "innocent" que cela, on peut se demander pourquoi les responsables de la marque ont décidé de le changer, précisément suite à la polémique.

L'image ci-dessous provient du menu de juillet 2015 (la date d'impression est écrite tout en bas de la première feuille, en petit).

2016-12-11 19_55_09-Besta Pizza 8Le logo n'est pas le même non plus pour un autre resto du coin, entre la version qui figure actuellement sur le site et la "version pizzagate", mais cette fois il n'y a aucune trace que le resto l'ait modifié.

Par contre, une photo de la propriétaire avec Hillary Clinton, manifestement dans les murs dudit resto, était encore sur le site quand j'y ai regardé. Ce qui en soi n'a rien de compromettant, mais montre que la mère Clinton se balade dans le secteur.

Rien de franchement compromettant non plus dans les images diffusées par un certain "joshuaryanv", relié à Comet Ping Pong, sur Instagram . C'est juste de la promo avec de fortes connotations sexuelles, ce qui peut quand-même surprendre pour un établissement qui se revendique "familial", et mise d'ailleurs sur ses tables de ping pong pour jouer la carte du "family friendly".

Diverses lubies circulent au sujet des frères Podesta ou d'Hillary, ou des autres protagonistes de l'affaire. L'une d'elles relie les frères Podesta à l'enlèvement de Maddie McCann, en raison des portraits robots d'un hmme vu sur place la nuit de la disparition, et parce que soi-disant un type du FBI aurait raconté que les frères Podesta louaient justement un appartement pas loin du lieu de l'enlèvement. Cet appartement existe bien: il a longtemps appartenu à Clement Freud, un pédocriminel anobli, petit-fils de Freud le psy. La photo à l'appui de cette théorie est assez clairement photoshoppée pour y faire figurer John Podesta à côté d'une adolescente appelée Madeleine Beth McCann (qui d'après certains serait la petite Maddie, disparue au Portugal).

 

2016-12-10 13_05_50-Nouvelle notificationQuestions

Beaucoup sont sceptiques à propos du fondement de cette affaire de Pizzagate. Ils s’interrogent sur les éléments sérieux qu’on trouve dans les blogs et autres sites qui répercutent cette histoire, et ne trouvent rien ou presque de consistant.

Par ailleurs, il y a une évidente récupération politique de cette histoire, notamment par le clan Trump. Cependant, même ces sceptiques considèrent que des enfants sont bien victimes de cette clique. Cela, c’est même une évidence pour tous ceux qui ont l’habitude de travailler sur ce genre de dossier.

Si on peut s’interroger sur certaines formes d’ "art", comme on l’a vu avec cette expo catastrophique à la friche de la Belle de Mai, on est dans cette affaire face à un réseau sans victime, sans témoignage.

C’est par les réseaux sociaux que cette affaire a été diffusée, et surtout par des médias  liés à la droite US.

Ce sont donc les réseaux sociaux qui sont attaqués par les médias mainstream, qui ne vont pas manquer de réclamer davantage de contrôle sur ces plateformes. D’ailleurs, il est clair qu’une forte pression est opérée sur les sites US tels que Google ou Facebook, pour mettre un frein aux médias alternatifs et à la diffusion des informations jugées "conspirationnistes".

"Au lendemain de l’élection de Donald Trump, les fausses informations et leur propagation font l’objet d’un débat. Quelle est la responsabilité des géants du Web ? Google et Facebook ont aussi annoncé qu’ils allaient s’attaquer aux faux sites d’informations en leur coupant les revenus publicitaires. Mark Zuckerberg a promis qu’il travaillait à des solutions", lisait-on dans le média subventionné Rue 89, satellite de l’Obs.

2016-12-11 16_31_53-Hillary_pizza_04-Nous y voilà : la censure. Le musèlement de la parole non orthodoxe. Je pense que c’est là le but final de la manœuvre, qui fait également passer Clinton pour une victime de la cause.

Par ailleurs, au moment où la Turquie est en crise, l’affaire y envahit les réseaux sociaux.  Et pour certains, cet affolement sur le "pizzagate" servirait surtout à masquer une affaire de pédocriminalité qui fait scandale dans le pays, autour de la fondation Ensar qui proche du gouvernement. Scandale qui est par ailleurs largement censuré par le

Aux USA, cela servirait à masquer le bidonnage des élections, dont le résultat serait probablement favorable à la mère Clinton. En effet, de nombreux éléments laissent à penser à des trafics sur les machines à voter, qui sont facilement piratables. Ce ne serait pas la première fois que des élections sont bidonnées aux Etats-Unis, cf. les deux élections de Bush junior. Certains accusent même les Russes d'avoir piraté les machines à voter, mais c'est une autre histoire. 

Cela rappelle aussi les accusations du clan Juppé, comme quoi des sbires russes de Fillon diffusaient une propagande agressive contre lui, via lesdits réseaux sociaux. Cela peut paraître surprenant, mais la Russie développe en effet une propagande assez importante sur le web et les réseaux sociaux depuis deux ou trois ans. Et Fillon est plus proche de Poutine qu’il ne le dit.

 

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2016-12-10 16_27_24-Nouvelle notificationCe n'est pas parce que les médias font de la mère Clinton une victime, ni parce que l'affaire du pizzagarte repose essentiellement sur des spéculations que Clinton est blanche comme neige.

Cathy O’Brien, dans Trance Formation of America, a évoqué un viol commis par Hillary Clinton sur elle-même, alors qu’elle était adulte. Elle décrit une femme qui profite du système des esclaves sexuels formés par le programme MK Ultra, dont beaucoup sont victimes d’abus dès leur plus jeune âge.

Mais cette histoire de Pizzagate sème le doute. On a un faisceau de présomptions, des artistes étranges, des pratiques morbides qualifiées d’art, un patron et des employés d'une pizzéria qui diffusent des photos bizarres, des mails qui ont l'air d'avoir un double sens, mais on n'a pas le début d’une preuve.

Pour autant, l'affaire semble faire peur au camp Clinton et à l'establishment en général. Alors de deux choses l'une: soit le fond de l'histoire est vrai, l'analyse sur le "pizzagate" est bonne, et cette peur ainsi que la contre attaque médiatiques sont logiques, soit rien n'est vrai, et la propagande médiatique vise seulement à obtenir la censure des "conspirationnistes". Car lorsqu'elles ne sont pas trop menaçantes, aucun média ne rebondit sur les théories "complotistes". C'est seulement, comme dans l'affaire Outreau par exemple, dans des cas où certains ont chaud aux fesses, que la grande offensive anti complotiste est lancée.

Par ailleurs, le "pizzagate" ressemble à une cabale, à une opération de propagande via les réseaux sociaux. Rappelons que même en France, depuis deux ans environ, des dizaines de types ont été formés pour troller les réseaux sociaux, essentiellement sur les sujets "chauds", comme Israël, les réseaux pédophiles, l’Europe, l’immigration…

Il est clair que la Russie utilise ce même levier, et on sait aussi que l’équipe de Trump est hyper active sur les réseaux sociaux elle aussi.

2016-12-11 17_47_09-CortanaComme par hasard, les médias mainstream s’en donnent à cœur joie pour dénoncer la "chaine de désinformation", les "complotistes", les "blogs" et compagnie. Facebook est accusé de laisser diffuser de fausses informations, et justement la boîte US révise ses algorithmes pour laisser moins de place aux infos qui ne bénéficient pas du cachet "officiel". 

"Accusé de favoriser le partage de faux articles, Facebook a notamment été appelé à prendre des mesures pour éviter la propagation de la désinformation sur son réseau social", résumait le Figaro à ce sujet.

L’affaire du pizzagate donne de l‘eau au moulin de ceux qui cherchent à contrôler le web et les réseaux sociaux.

Cependant, je connais assez nos "élites" pour savoir pertinemment qu'un grand nombre de ceux qui nous gouvernent sont des pédocriminels. Je sais aussi que beaucoup de ces gens participent à des partouzes, et pas seulement avec des adultes.

A ce sujet, il ne faut pas oublier que celui qui est le plus carbonisé en matière d’abus sexuels, y compris sur des mineures, c’est bien Trump, à qui j’ai consacré un article entier il y a quelques mois et sur lequel je vais revenir. Trump qui est, comme le couple Clinton, ami du pédophile et proxénète Jeffrey Epstein, avec qui aussi bien Trump que les Clinton ont voyagé pour se rendre dans des villas à travers le monde, où avaient lieu diverses partouzes.

Bref, je ne sais pas encore vraiment à quoi m'en tenir par rapport à cette histoire, mais au stade actuel certaines choses me semblent assez suspectes.

Au final, on ne peut qu'attendre des éléments plus concrets de la part de ceux qui creusent sur le pizzagate (et les rechercher nous-mêmes), et anticiper une tentative de censure à grande échelle contre ce que ces gens qualifient de "fausses informations".



[1] Apparemment, Brock a été à l’origine des premières accusations d’adultère contre Clinton, en 1994, avec l‘affaire Paula Jones.

[2] Ce cabinet a travaillé pour de nombreuses multinationales, grâce à ses entrées auprès des responsables politiques démocrates. On peut citer par exemple Bank of America, Merck, BP, Google, Michelin, General Dynamics, Raytheon, Tyco Electronics, Nestlé, Novartis, Lockheed Martin, Wal-Mart, mais aussi l’Egypte ou l’Ukraine pro occidentale

[3] Le code semble être d'après les "enquêteurs" du pizzagate: "hotdog" = garçon ; "pizza" = fille ; "fromage" = petite fille ; "pâtes" = petit garçon "glace" = prostitué mâle ; "noix" = personne de couleur ; "carte" = sperme ; "sauce" = orgy.

[4] D'ailleurs, la World Savings Bank de Sandler a été l'une des premières à refourguer des produits dérivés basés sur des hypothèques irremboursables, système qui a été à l'orgine de la crise des subprime et de la crise économique qui en découle, et que nous subissons toujours. Il est l'un des gros donateurs à Clinton, et avait déjà versé 1,5 million de dollars pour sa campagne en janvier 2016. D'autres parlaient de 2,5 millions donnés en 2 ans.

 

 

04 décembre 2016

Affaire Amidlisa: on repart pour un tour. Nouvelle audience mais peut-être pas demain

100817672_oJe diffuse aujourd'hui le communiqué de la famille du Var, qui se bat depuis des années pour obtenir justice suite aux déclarations des trois enfants qui ont dénoncé des viols. Ils ont raconté des faits commis en réunion, et même des meurtres d'enfants.

Le procès est prévu le 6 janvier, à 14h à la cour d'Appel d'Aix-en-Provence. Il s'agit de rejuger la plainte du père pour dénonciation calomnieuse, alors que els viols n'ont jamais été jugés.

Cependant l'avocate de la famille a demandé à ce que ce procès se tienne ailleurs que dans le ressort de la cour d'Appel d'Aix-en-Provence, suite à une multitude de "dysfonctionnements".

 

La famille, qui sera toutefois présente sur place, au cas où l'audience serait maintenue, fait parvenir ce nouveau communiqué:

"Notre avocate vient de demander le dépaysement de l’affa...ire  audiencée le 6 janvier 2017 à 14 h. à la Cour d'appel d'Aix-en-Provence en raison des nombreux dysfonctionnements de la Justice de Draguignan et de la Cour d'Appel d’Aix-en-Provence qu’elle a relevés dans cette affaire !


Nous, nous serons présents à l’audience, pour entendre dire si le dépaysement est accepté ou non. Mais de toute façon l’audience de jugement sera renvoyée.


Donc à tous et à toutes ILN’EST PAS NECESSAIRE DE SE DEPLACER !
Mais pour ceux qui seraient présents Jack répondra avec plaisir à toutes les questions qui se posent.


Transmettez à toutes vos connaissances !


Merci encore pour votre mobilisation, indispensable pour sauver les enfants !
ET BONNE ANNEE A TOUS"

 

La mère des enfants, Sophie Giuli, et Jack Maillard, leur grand-père, ont été poursuivis et condamnés pour dénonciation calomnieuse, pour avoir dénoncé les faits de viols contre les enfants.

Cette condamnation pour dénonciation calomnieuse a été annulée en cassation. On repart donc de zéro dans cette procédure.

 

AFFAIRE AMIDLISA

 

Une nouvelle audience devant la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence aura lieu le

VENDREDI 6 JANVIER 2017 à 14 HEURES,

Palais Monclar, rue Peiresc, 13100 Aix-en-Provence

 

L'objet de cette audience: rejuger Sophie Giuli et Jack Maillard poursuivis injustement depuis plus de 7 ans.

Ceci est naturellement consécutif au fait que la Cour de Cassation, et c’est une victoire momentanée, a par son arrêt du 30 mars 2016, annulé toutes les accusations et toutes les condamnations pour dénonciations calomnieuses et dénonciations mensongères portées par cette même Cour d’Appel d’Aix-en-Provence en 2015 contre cette maman alors que ses enfants ont révélé des faits pédocriminels d’une gravité extrême avec des preuves indubitables dont des aveux qui n’ont jamais été pris en compte puisque depuis 9 ans il n’y a jamais eu d’instruction des faits contrairement à la loi !

Le beau-père Jack Maillard quant à lui n’a été lavé que partiellement en cassation, ce qui reste incompréhensible puisque les accusations contre lui pour les mêmes faits non instruits ont été fondées sur des mensonges et non sur la réalité.

 

LA JUSTICE EST RENDUE AU NOM DU PEUPLE,

ALORS SOYONS NOMBREUX POUR ASSISTER A CETTE AUDIENCE !

 

 

UN APPEL AUX DONS EST LANCE AFIN DE PARTICIPER AUX NOUVEAUX FRAIS D’AVOCAT INCONTOURNABLES POUR CETTE NOUVELLE AUDIENCE DECISIVE QUE LA FAMILLE NE PEUT PAS ENCORE ASSURER APRES PLUS DE 95 000 EUROS DE FRAIS ENGAGES DEPUIS 9 ANS DE PROCEDURES INIQUES POUR TENTER DE PROTEGER SES ENFANTS TOUJOURS LAISSES AU PERE QU’ILS ONT POURTANT DENONCE.

LA MAMAN A CE JOUR NE VOIT PLUS DU TOUT SES ENFANTS !!!

 

 

> Pour approfondir le sujet:

Sur Donde Vamos: http://dondevamos.canalblog.com/tag/affaire%20du%20Var

 

 

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27 novembre 2016

Des réseaux pédo-satanistes à la guerre psychologique

2016-11-22 21_30_52-Nouvelle notificationJe reviens sur le décès de Max Spiers, un "complotiste" comme diraient certains, qui est mort dans des conditions suffisamment suspectes pour que ses proches se posent de sérieuses questions. Spiers parlait aussi bien d'aliens que d'occultisme, mais il suivait des pistes sérieuses. Notamment celle de Michael Aquino, un militaire américain dont le nom a été cité dans plusieurs dossiers très sulfureux de réseaux à la fois pédocriminels et sataniques, et qui se fait discret ces derniers temps.

 

En octobre, un certain Max Spiers, qualifié de "conspirationniste" par les médias commerciaux, est décédé brutalement en Pologne, où il se rendait pour participer à une émission et à un congrès sur les OVNIS.

Agé de 39 ans et en pleine santé, Spiers est mort brutalement après s'être plaint de migraines et avoir vomi un liquide noiratre, alors qu'il se trouvait chez une amie vivant là-bas, Monika Duval. Quelques jours plus tôt, il avait prévenu sa mère par SMS que s’il lui arrivait quelque chose, il fallait enquêter. Cependant, les autorités polonaises n’ont pas procédé à une autopsie, mais ont quand-même conclu à un décès pour des "causes naturelles". C’est seulement une fois le corps rapatrié en Angleterre que des analyses ont été effectuées, pour conclure qu’il n’y avait pas besoin d’autopsie, mais sans expliquer les causes de la mort.

On a aussi appris que l’ordinateur de Spiers avait été vidé de nombreux contenus, emails et documents, avant qu’il ne soit retourné à sa mère. Sa copine, Sarah Adams, a quant à elle déclaré que le couple avait récemment reçu des menaces de mort, et fait le lien avec le travail de Spiers sur des élites versées dans l’occultisme, qu’il s’apprêtait à dénoncer. D’après elle, le groupe chez qui il étaoit hébergé en Pologne lui aurait fait des rituels "magiques".

2016-11-22 22_58_23-Bref, dans son entourage tout le monde pense qu’il a été liquidé, mais comme c’est généralement le cas dans de telles situations, aucune enquête n’a été ouverte sur les causes du décès.

Si Spiers était devenu un spécialiste des OVNIS, il avait aussi commencé à travailler sur le réseau pédophile de l’armée US. Un sujet qui peut causer quelques désagréments si on menace d’aller trop loin dans les recherches. Selon sa compagne, Spiers travaillait sur des cérémonies et de la magie noire pratiquées par des politiciens et des célébrités.

Spiers avait évoqué ce travail dans une interview diffusée deux semaines à peine avant sa mort, où il semble particulièrement fatigué et même confus. Il avait notamment évoqué l’affaire de Presidio, survenue dans les années 80 dans une base militaire US où officiait le colonel Michael Aquino, spécialiste du contrôle mental, et fondateur d’un groupuscule sataniste appelé le temple de Set[1].

Un journal anglais a titré sur le "4e reich" allemand qu’avait annoncé Spiers au cours de cette interview.

Le 18 novembre, le tabloïd anglais The Sun publiait un article dans lequel on apprenait que David Ike proposait de donner 1.000£  à la police polonaise pour poursuivre l’enquête sur la mort de Spiers. Je n’apprécie pas énormément Ike, bien que beaucoup de ce qu’il dit soit vrai, car les 10 à 20% de conneries qu’il raconte permettent aux médias mainstream de décrédibiliser tout le mouvement de ceux qui cherchent la vérité du côté obscur du système.

Il y a quelques semaines, Gordon Duff a écrit sur le site VeteransToday un article sur un réseau pédocriminel puissant qui opère au plus haut niveau de l'Etat belge et des USA, et qui trafiquerait des mineurs aux USA, en Belgique et aux Pays-Bas, relié à la galaxie Aquino et actif depuis des années.

 

aquinopicfromgeraldo1Aquino, ou l’arlésienne du satanisme US

Le Presidio Child Development Center était une crèche située dans une base US, gérée par l’armée US, où plusieurs dizaines d’enfants avaient dénoncé des abus sexuels de type rituel, avec des histoires de tunnels et de sacrifices. Il va sans dire que l’affaire a été étouffée dans les règles de l’art, d’autant plus qu’elle est survenue en plein dans la vague des abus rituels, dénoncés par des centaines d’enfants à travers le pays et même au Canada dans les années 80.

C‘est à la suite de ce que les médias commerciaux ont appelé la "panique satanique" que des experts bidons comme Ralph Underwager ou Richard Gardner sont arrivés sur le devant de la scène, avec leurs théories aussi magiques que bidons destinées à empêcher la condamnation des pédocriminels (il s’agit essentiellement de la théorie des faux souvenirs et du syndrome d’aliénation parentale).

Finalement, à Presidio, seul un type a été mis en cause, un lampiste employé civil, appelé Gary Hambright. On lui a collé une dizaine de chefs d’accusations minimes alors que 60 gamins avaient dénoncé des abus accompagnés de violences, et puis un jour un juge a décidé que les charges étaient trop vagues et a laissé tomber les poursuites. Aquino, lui, a pu continuer tranquillement ses activités.

En 1992, le American Journal of orthopsychiatry a publié un rapport dans lequel il signale pourtant que les traumas subis par les enfants sont, eux, bien réels.

8927b0b1901837d6edf2250d798444aaQuatre jours avant sa mort, c’est donc de cette affaire qu’avait parlé Spiers. Il avait précisé qu’il était au courant de l’existence de plusieurs tunnels reliant des maternelles, des crèches et des églises à San Fransisco.

Dans cette même interview, Spiers semblait aussi divaguer, évoquant une base sous-marine entre Calais et Douvres, et les "reptiliens" qui y seraient planqués, tout en commençant à infiltrer nos les élites globales. Il a aussi parlé d’une connexion en Allemagne, entre Nazis et sionistes, pour établir une sorte de dictature.

C’est surement un hasard, mais Aquino était également fasciné par les Nazis, tout en revendiquant de ne pas en être. Pourtant, le temple de Set revendique la suprématie des Blancs, et parmi les " livres" recommandés par le groupuscule, on trouve " Mein Kampf ", "Hitler, le messie occulte" ou "Les racines occultes du nazisme". D’anciens membres du temple de Set ont affirmé sur le plateau de l’émission d’Oprah Winfrey qu’Aquino était fasciné par le 3e Reich et son "idéologie".

Par ailleurs, il y a cette anecdote sympathique qui circule au sujet d'Aquino: lors d'un passage en Allemagne en octobre 1982, il a organisé une petite cérémonie sataniste dans l'ancien château d'Himmler, le chef de la SS, dont beaucoup d'officiers versaient dans l'occultisme. Ledit château, le câteau de Wewelsburg, était dans les années 30 le centre névralgique de la SS, mais aussi un lieu de recherche et de culte, nous dit Wikipedia. Himmler voulait en faire le "Centre du Monde Nouveau".

On ne sait pas très bien ce qu'il a fait au cours de ce qui a été appelé le Wewelsburg Working: lesse noire, méditation et invocations "avec l'esprit d'anciens chefs SS" ? Apparemment, Aquino s'est bien gardé de le préciser.

Aquino, lui, explique qu'il est attiré par la "philosphie", la religion nazie, pas par la politique qu'ils ont menée. Il considère également qu'Himmler était initié au satanisme et que Wewelsburg est "un point terrestre de puissances diaboliques".

Le temple de Set et l‘église de satan ont également en commun un ordre parallèle appelé Order of the Trapezeoid, qui relève d’une idéologie nazie et dont l'insigne actuel a été trouvée lors de la session au château de Wewelsburg le 19 octobre 1982, puis dessinée dans la pièce où Eva Braun buvait son thé quarante ans plus tôt, précise Aquino sur un site web dudit Order of the Trapezoid.

Quant au lien entre nazis, pratiques satanistes et pédocriminalité, j’ai moi-même relevé un lien étroit entre certains pans de l’armée liés à l’extrême droite, et le réseau pédocriminel européen. Selon moi, l’OTAN est l’organisateur du réseau pédo sataniste européen, qu’il a mis en place et entretient depuis la deuxième guerre. Et les personnages clés de ce système sont des nazis ou sympathisants nazis, cela depuis la deuxième guerre également.

 

203572-1L’affaire Presidio, étouffement en règle

On va revenir très rapidement sur cette affaire d’abus sexuels à Presidio, une importante base militaire située près de San Francisco. A cette époque, l’armée gérait plus de 300 crèches dans le pays, où étaient pris en charge près de 95.000 enfants. Des accusations d’abus sexuels étaient survenues dans 10% de ces établissements entre 1984 et 1986.

On est en 1986 quand l’affaire éclate, mais depuis six ou sept ans déjà, de nombreuses affaires d’abus sexuels commis dans des écoles, crèches et maternelles à travers tout le pays ont été dénoncées. Grâce aux experts bidons de la False memory Syndrom Foundation (FMSF, la fondation du syndrome des faux souvenirs, syndrome qui a été inventé par le pédophile Ralph Underwager [2] pour décrédibiliser les victimes d’abus sexuels et en particulier d’abus rituels [3]), la totalité de ces affaires s’est conclue par zéro condamnation. Pourtant, ce sont bien des centaines de gamins de moins de 6 ans qui avaient parlé, et leurs témoignages se recoupaient étrangement malgré les distances.

Mais depuis Outreau, on le sait en france : il n’y a rien de plus simple que d’ignorer la parole des enfants.

A Presidio, on a réussi le tour de force de nier la parole de 60 enfants. Une centaine de gamins ont été examinés –par l’armée puis le FBI- pour des soupçons d’abus sexuels et quatre ou cinq avaient contracté la chlamydia, une MST.

Le premier enfant à avoir parlé, après quelques heures passées au centre, avait dénoncé Hambright qui lui aurait touché le pénis et enfoncé un crayon le derrière. La mère envoie le petit se faire examiner à l’hôpital, qui conclut qu’il a été violé par voie anale.

L’histoire finit par circuler parmi les parents, mais il a fallu un an pour que 59 autres victimes âgées de 3 à 7 ans soient identifiées. Mais l’armée a envoyé un courrier aux 242 parents d’enfants de la crèche, leur disant qu’il n’y avait qu’un seul cas d’abus.

Mais, les enfants ont continué à parler, citant d’autres personnes que "Mr Gary", d’autres lieux que la crèche.

Certains enfants ont dit qu’on les a emmenés dans des maisons privées de Presidio et de l’extérieur de la base où ils ont été abusés, d’autres ont dit que "Mr Gary" leur demandait de lui uriner ou de faire caca dessus avant de leur faire la même chose, précisant qu’on leur étalait du sang sur le corps. D’autres encore ont dit qu’on avait pointé des armes sur eux, qu’on avait menacé leurs parents s’ils parlaient.

Malgré cela, l’armée, le FBI et le parquet local ont décidé de traiter l’affaire comme un simple cas de pédocriminalité. Hambright est arrêté en janvier 1987, mais les charges ont été rapidement abandonnées contre lui, et les gamins ont été jugés trop jeunes pour témoigner et donc pour que leur parole soit prise en compte.

presidio-tricyclesUn agent du FBI, Marc Remson, est chargé d’auditionner les enfants, mais il n’a aucune expérience avec de jeunes enfants, il le fait sans enregistrement vidéo, et il a induit des réponses toutes faites du genre "Mr Gary est méchant et il doit être puni", antienne que les enfants ont ensuite répétée, ce qui a largement contribué à les décrédibiliser.

Etrangement, alors que la justice a conclu qu’il ne s’était rien passé, l’armée a fait détruire la crèche pour en reconstruire une autre toute neuve, et celle-ci, très probablement sans tunnels.

Pourtant, six ans plus tôt, une employée de la crèche avait dénoncé de mauvais traitements à l‘encontre d’enfants de couleur. Il ne s’est rien passé, et les employés qui avaient parlé ont été menacés de perdre leur job.

Sur le site de la base, il existait aussi une sorte de bunker derrière l’immeuble des renseignements militaires. Avec des inscriptions comme "Prince of darkness" (prince de l’obscurité), des "666", des mots comme "die" (mort), des noms, un pentagramme dans un cercle, le tout peint en rouge. Et avec des chandelles un peu partout, histoire de mettre l’ambiance.

Dans un parc avec des jeux pour les enfants situé près de la base, un autre endroit avec un pentagramme, des têtes de poupées, un mannequin avec une arme, a été retrouvé après que des gens aient entendu des cris provenir de là. Le lieu a été mis sous surveillance quelque temps, puis la justice a clos l’enquête.

 

Où l’on entend parler d’Aquino

50f0fa54189ad4bd44954d96d145cb68A Presidio, la fille du couple Thompson, qui venait d’avoir trois ans en 1986, a elle aussi évoqué des abus commis par Hambright quand elle a commencé à faire des cauchemars et à changer de comportement. A son thérapeute, elle a aussi parlé d’un certain "Mickey" et d’une femme, "Shamby", qui étaient présents et ont participé aux abus.

Un jour de 1987, alors qu’ils se baladaient en ville avec leur fille, celle-ci s’est soudain crispée en voyant le type qu’elle a désigné comme "Mickey" : il s’agissait du lieutenant-colonel Michael Aquino. Elle a aussi reconnu "Shamby", la femme d’Aquino prénommée Lilith. La famille appelle le FBI, qui demande à la petite de reconnaitre des gens sur photos, et elle reconnait Hambright, Aquino et sa femme. Elle reconnait aussi la maison d’Aquino, qu’elle décrit dans le détail. La petite dit que des abus s'y sont produits, au cours desquels elle a été prise en photo. Elle dit aussi qu’Hambright et Aquino étaient habillés en femmes, et Lilith en homme.

D'autres enfants auraient aussi mentionné "Shamby" et "Mickey", et reconnu la demeure conjugale.

Une perquisition est ordonnée chez Aquino, et du matériel est saisi : des vidéos, des répertoires, deux albums de photos, de nombreux négatifs, des photos de costumes et de masques. Mais, l’armée était au courant de ses activités satanistes et n’avait rien à y redire, a expliqué Aquino. Pour l’armée, donc, il vaut mieux un sataniste dans ses rangs qu’un homosexuel, mais passons.

Il se comparait même un Juif dans les camps d’Hitler, persécuté pour sa croyance "religieuse". En tout cas, ni lui ni sa femme n’ont été poursuivis dans cette affaire. A ce moment, le Los Angeles Times parle de 37 victimes identifiées.

Dans la nuit du 21 au 22 septembre 1987 (data appréciée des tarés de satanistes), les archives de la base et une partie de la crèche prennent feu et son détruites. Deux semaines après, toute la crèche est détruite par un nouvel incendie, avec deux départs de feu.

Le 30 septembre 1987, l’employé Hambright est accusé d’avoir agressé une dizaine d’enfants, mais finalement on garde des faits mineurs contre seulement deux victimes. Le procureur du coin déclare dans une conférence de presse, où il est entouré de types de l’armée et du FBI, qu’il n’y aura pas d’autre arrestation dans ce dossier. Hambright, lui, déclare dans une autre conférence de presse le 2 octobre, qu’il ne comprend pourquoi il est le seul à être poursuivi par la justice.

Bref, la justice a laissé tomber l’ensemble des charges rapidement, suite à quelques manipulations et après avoir écarté les deux dernières victimes. Plus aucune charge n’a donc pesé sur Hambright, qui a bien gardé le silence sur ses complices.

Le Dr Summit, psychiatre qui est intervenu sur plusieurs cas d’abus rituels dont l’affaire de Presidio, a expliqué qu’on manquait de preuves corroborant les accusations d’abus rituels portées par les enfants. Certes, mais pour cela il aurait fallu une enquête digne de ce nom, ce qui n’a bien-sûr pas été fait. Summit explique que les témoins abordant ce genre de faits sont systématiquement écartés par la """justice""" parce qu’ils ne seront pas crédibles aux yeux du jury, et que le but d’un procureur est de gagner ses affaires. Il envoie donc au tribunal les seuls dossiers qu’il pense gagner.

button_aquino-devil-worshiperConcernant les victimes de Presidio, le Dr Diane Ehrensaft a évoqué des « traumas sévères ». Avant même que les faits ne soient dévoilés, les parents avaient noté des comportements sexualisés, des dessins pornographiques, des cauchemars et problèmes de sommeil, des douleurs aux parties génitales… Les enfants avaient été menacés au cas où ils parlaient, car on leur a dit que leurs parents et ceux à qui ils parlaient mourraient s’ils apprenaient la vérité. Le Dr Ehrensaft évoquait déjà des syndromes de stress post traumatique chez les victimes,

C’est d’ailleurs pareil en france : si un enfant est victime d’abus rituels, on va systématiquement écarter les faits étranges commis en groupe, pour se concentrer sur un seul abuseur, et un ou deux faits minimes. Et même dans ce cas, la partie civile a tout intérêt à ne pas évoquer les détails scabreux ou l’existence d’un réseau, car elle passerait pour fabulatrice dans la seconde. C’est ainsi qu’aucun tribunal en France n’a officiellement jugé d’affaire de pédocriminalité de type satanique, et que les affaires de réseaux pédocriminels sont extrêmement rares. Il n’y en a d’ailleurs pas eu depuis Outreau, qui fut l’enterrement en règle d’une affaire de réseau à la fois pédophile et satanique, si l’on en croit les propos et descriptions de plusieurs victimes.

Une autre affaire d’abus rituels a eu lieu en 1985 à Fort Bragg, en Caroline du Nord. Des enfants de différentes villes ont cité Aquino comme l’un des abuseurs. Les enfants ont parlé de meurtres de bébés, de rituels, de tortures notamment par noyades, de viols, de pentagrammes… Les enfants ont été menacés y compris avec des armes, et leurs parents aussi.

Diana Napolis était une psychologue de la protection de l’enfance de San Diego qui a enquêté sur plusieurs affaires d’abus rituels, et a permis d’en renvoyer quelques-unes devant les tribunaux, au tout début des années 90. Informée du dossier Presidio par un documentariste appelé Dale McCulley  en 1995 (il est décédé quelques mois après), elle se penche sur cette affaire dans laquelle les enfants parlaient de cannibalisme, ou encore de meurtres d’enfants.

Peu après ses premiers signalements des faits, elle a été victime d’une campagne de dénigrement et de harcèlement de la part d’Aquino, de Tanya Lysenko (une autre sataniste), de Elisabeth Loftus, qui était l’un des piliers de la False Memory Syndrom Foundation, ce paravent de la CIA créé pour contrer les scandales d’abus rituels, d’un journaliste et de l’éditeur du San Diego Union Tribune et de deux autres nanas.

L’affaire a été portée au tribunal en 2008 car ce harcèlement a littéralement terrassé Napoli, au point qu’elle a été diagnostiquée comme folle. Elle a d’ailleurs elle-même été condamnée pour avoir harcelé Spielberg ou l’actrice Jennifer Love Hewitt sur le net et par téléphone. Parmi les armes utilisées contre elle, Napoli a évoqué des armes électromagnétiques qualifiées de "non létales", utilisées par l’armée. Elle a tenté de démonter la False Memory Syndrome Foundation, le pseudo "syndrome des faux souvenirs", et de démontrer la réalité des abus rituels, en se basant sur des recherches scientifiques et des affaires jugées par divers tribunaux US.

Aquino a systématiquement poursuivi en justice (grâce une fortune issue de diverses propriétés à la fin des années 80) tous ceux qui le mettaient en cause dans l’affaire de Presidio et ailleurs. Par ailleurs, Aquino a écrit en 2014 un livre, "Extreme Prejudice", dans lequel il dénonce les sommes réclamées par les familles de victimes, à hauteur de 74 millions de dollars, en dommages et intérêts.

 

Aquino et l’affaire Franklin

06_10_015309On a déjà longuement abordé cette affaire, qui remonte aux années 80, début 90, dans le Nebraska. L’affaire Franklin part d’un scandale financier impliquant un éminent membre du parti Républicain, Lawrence King, puis dérive sur une histoire de réseau pédophile autour d’un orphelinat géant appelé Boys Town.

Là aussi, l’affaire a été étouffée, surtout quand des victimes ont commencé à parler de voyages jusqu’à la maison blanche, et de partouzes plus ou moins rituelles. Parmi ces victimes, un certain Paul Bonacci a cité Michael Aquino comme l’un des abuseurs au centre du réseau, réseau qui aurait kidnappé plusieurs enfants dans le pays à cette époque.

La mère de Johnny Gosh, un gamin enlevé en 1982 dont on a aussi parlé, a recueilli le témoignage de Bonacci, qui déclare avoir participé comme appât à l’enlèvement de Johnny afin de l'attirer, et lui a dit qu’Aquino et des militaires impliqués dans le programme MK-Ultra avaient enlevé son fils. Noreen Gosch a expliqué devant un tribunal, en 1999, que ces types utilisaient des enfants pour compromettre sexuellement des politiciens, après les avoir traumatisés au moyen de sévices rituels, de chocs émotionnels, de drogues diverses et variées, de manière à les manipuler à l’envi.

Quand elle rencontre Bonacci dans sa prison en 1991, Noreen Gosch apprend que deux semaines après l’enlèvement de Johnny, Michael Aquino (qui se faisait appeler "le colonel") est venu dans la planque où était retenu Johnny depuis deux semaines, pas loin de Sioux City dans l’Iowa. Il a versé plusieurs milliers de dollars aux kidnappeurs et est reparti avec l’adolescent. Aquino nie évidemment tout cela.

Aquino a justement été se balader du côté de l’Offut Air Force Base, près d’Omaha dans l’Iowa. D’autres personnes, comme David Shurter, qui dit lui aussi être victime de ce réseau "Franklin", a cité la base comme un lieu d’abus et de traumatismes, mais aussi comme une plateforme du trafic de drogue.

Bonacci, qui après avoir été victime du réseau, en est devenu un homme de main, a déclaré sous serment devant un tribunal que Aquino avait été le commanditaire de l’enlèvement de Johnny Gosh. Il est à préciser que Bonacci a gagné un procès au civil contre Lawrence King, avec à la clé 1 million de dollars de dommages et intérêts dont il n'a jamais vu la couleur bien que King travaillait comme vendeur chez BMW jusqu'en 2011.

Autre témoin du lien entre King et Aquino: le photographe personnel de Lawrence King (qui prenait des photos lors des partouzes), qui a déclaré sous serment avoir vu King remettre à Aquino une valise pleine de billets, dans un hôtel de Minneapolis. L’argent, lui, venait de la magouille de l’Iran Contra.

On reviendra prochainement sur l'affaire Franklin, car il y a probablement du nouveau avec la mort cette année du juge Antonin Scalia, relié à ce dossier par David Shurter, qui dit avoir été victime de ce réseau.

 

bd6559_3c96e84327864b3aacb207de259e776f~mv2Aquino et MK-Ultra

Celle qui parle le plus en longueur d’Aquino reste Cathy O’Brien, notamment dans le livre co écrit avec son psy et conjoint, Trance Formation of America, qui a été publié en 1995.

Cette femme a été l’une des premières à parler d’abus rituels et de contrôle mental commis dans le but de traumatiser les enfants, de fractionner leur personnalité et de la modeler selon différents types de programmation, pour en faire d’un côté des assassins, de l’autre des objets sexuels, ou encore des gens "normaux", avec une bonne place dans la société. Elle a aussi affirmé que ce système était initié dans le cadre du projet MK-Ultra [4], lancé par l’armée après la guerre afin de créer un assassin parfait qu’on peut piloter à sa guise.

Le projet MK-ultra n’est plus une théorie du complot (même les Inrock en ont parlé vite fait), mais un dossier documenté grâce à diverses archives et témoignages qui se sont accumulés au fil du temps. La seule question, qui en réalité n’en est pas une, est de savoir si ce programme continue aujourd’hui, et sous quelle forme.

Selon O’Brien, Aquino est un programmeur en chef, c’est-à-dire qu’il sait comment traumatiser et manipuler les gens pour reconstruire leur personnalité.

Cathy O’Brien explique que toute petite, elle a été victime d’un réseau dans lequel on adorait satan, et où on torturait les enfants au cours de cérémonies auxquelles pouvait assister du gratin. Les enfants étaient également prostitués auprès de divers politiciens, dont Reagan, nom qui revient souvent dans son témoignage.

hearingNée en 1957, O’Brien dit qu’elle a été conditionnée [5] pour être une esclave sexuelle auprès de la Maison Blanche, et a rencontré son thérapeute en 1988. Elle raconte dans son livre que c’est lui qui l’a "déprogrammée" et sortie du système avec sa fille de 8 ans, Kelly.

O’Brien dit que son père était un pédophile, et que sa mère était issue d’une famille dysfonctionnelle et abusive depuis des générations. Le père de sa mère était un franc-maçon, qui a été militaire avant de diriger une entreprise de livraison de bière. Son premier souvenir est d’étouffer alors qu’elle a le sexe de son père dans la bouche. Elle explique que toute petite, elle avait déjà une personnalité fractionnée, lui faisant oublier les abus jusqu’à ce qu’ils surviennent à nouveau.

Du côté de son père, toute la famille était également dysfonctionnelle et incestueuse, et O’Brien explique que son père, ses oncles et tantes ont tous été abusés lors de rituels également.

Un de ses oncles paternels, Bob, en plus d’être pilote de l’armée, produisait avec le père de Cathy O’Brien de la pédoporno pour la mafia du Michigan, qui la refourguait à une autre mafia et à un élu du congrès, Jerry Ford. Cette activité a apporté d’importants revenus à la famille.

Quand le père O’Brien allait se faire coincer suite à l’interception d’un film pédo et zoophile fait avec Cathy et chien de l’oncle Bob, ce dernier lui a parlé du projet Monarch, un sous-programme de MK-Ultra destiné à recruter des enfants victimes d’inceste multi générationnel, pour diverses « études ».

Puis, Jerry Ford est venu au domicile familial. Le père O’Brien est allé en formation pour mieux ma manipuler, et est revenu avec l’art d’inverser les choses, façon sataniste, dans le but d’augmenter l’incompréhension de faire perdre ses derniers repères à Cathy. Au retour de son père, Cathy explique qu’elle a été systématiquement prostituée auprès du sénateur du Michigan Guy Vander Jagt[6], devenu député du congrès et président du groupe républicain au congrès, et grand ami du tonton Bob.

VanDer Jagt était aussi très proche de Gérald Ford, président de la commission Warren censée élucider le meurtre de Kennedy, et futur président. Vander Jagt lui a aussi présenté le 1er ministre Canadien Pierre Trudeau, le père de l’actuel, élu en 1968, qui faisait partie du même groupuscule, et auprès duquel elle a été plusieurs fois prostituée, sous contrôle mental.

slide0013_image053A l’âge de 13 ans, elle est introduite auprès du démocrate Robert C. Byrd, qui a eu jusqu’en 2013 le record de longévité au congrès. Dans les années 40, il recruté 150 types pour lancer une antenne locale du Ku Klux Klan. En 1944, il refuse de rentrer dans l’armée pour ne pas se battre aux cotés de Noirs, et quand il est devenu sénateur en 1952 il a nié avoir eu un intérêt dans le KKK, et en 1964 il refuse la fin de la ségrégation et a toujours été contre les droits des homosexuels.

Cathy O’Brien a donc été prostituée auprès de Byrd, qui l’aimait bien parce qu’elle pouvait supporter une grande souffrance. De fait, Byrd, d’après O’Brien, était amateur de tortures qui plongeaient la victime au bord de la mort, et elle en porte toujours des cicatrices visibles.

Byrd était aussi celui qui décidait, à partir de ses 13 ans, comment devait évoluer Cathy dans le projet Monarch. Il donnait l’orientation de sa programmation, et elle explique qu’à partir de ce moment, les livres qu’elle lisait, les musiques qu’elle écoutait, tous ses loisirs, étaient contrôlés de près. Plus elle devait se tape de types importants, plus son père montait dans l’échelle sociale.

Son père lui a finalement fait rencontrer le président Ford, auprès de qui il l’a prostituée le soir même.

En 1974, elle est emmenée sur une base de l’armée, la MacDill Air Force Base en Floride. Elle s’est retrouvée dans une aile secrète dédiée aux programmations destinées à modifier le comportement des cibles. C’était la première d’une série de visites dans des bases militaires, des sites gouvernementaux ou de la NASA pour des tests, des évaluations, des programmations. A la suite de cela, O’Brien dit qu’elle a perdu toute volonté propre, toute intériorité.

C’est alors que sa famille a envoyé Cathy dans le Wyoming, le terrain de Dick Cheney, chef de cabinet du président Ford. Elle était manifestement conditionnée comme il le fallait pour supporter encore plus de souffrances. Les chasses à l’homme, explique O’Brien, sont devenues encore plus trash que d’habitude. Cheney en était très fan, apparemment.

Elle a ensuite été mariée à un musicien, membre d’un groupe de country adepte de rituels sataniques. Il est devenu le père de sa fille, Kelly. Puis Byrd l’a mariée au ventriloque Alex Houston, autre taré du sérail.

MK_barnettO’Brien raconte qu’elle a accompagné son mari dans ses trafics de drogue, d’armes, et qu’il l’amenait aux soirées où Byrd et d’autres voulaient qu’elle se trouve. Elle a ainsi rencontré le gouverneur de l’Arkansas Bill Clinton.

Une programmation intense de contrôle mental démarre alors, à Fort Campbell dans le Kentucky, au début des années 80. C’est le lieutenant-colonel Aquino qui, selon O’Brien, pilote ce programme. Elle explique qu’il utilisait des armes à haute fréquence, mais aussi les traumatismes, et qu’il suivait les instructions de Byrd pour la programmer. La fille de Cathy O’Brien aurait quant à elle été soumise aux travaux d’Aquino dès ses 2 ans. Il n’utilisait pas le délire sataniste mais des électrochocs, les privations (sommeil, eau, aliments) et des abus sexuels.

Elle explique qu’en 1981, Byrd et Aquino se sont retrouvés à Huntsville en Alabama, lors d’une session de programmation sexuelle de Cathy afin d’en faire une super prostituée pour de grands politiques, puis en 1982 pour la programmation de Kelly, toujours par Aquino. Le tout, dans une violence hallucinante que décrit O’Brien. Kelly a du subir les viols répétés de Byrd et Aquino durant ses premières années, sans que Cathy n’ait les moyens de s’y opposer.

O’Brien évoque aussi ma Swiss Villa, à Lampe dans le Missouri, où étaient organisées des programmations ultra violentes avec des expériences proches de la mort. Elle était aussi utilisée comme un camp d’entraînement pour le gouvernement fantôme, pour des projets paramilitaires. On y développait des armes secrètes de très haute technologie (qui aujourd’hui, d’après ce que j’en sais, sont non seulement opérationnelles mais installées sur tout le territoire des pays développés grâce à des antennes téléphoniques/internet et autres), dont la destination finale est le contrôle mental de la population à grande échelle. J’attire l’attention des lecteurs sur ce point, alors qu’un renversement de la politique internationale est en train de s’opérer.

51U-hXS6kKLCes armes électromagnétiques, comme je l’ai déjà dit, sont opérationnelles et en partie actives depuis au moins les années 80. Mais elles évoluent, et leur puissance également. O’Brien explique que ces armes serviront à imposer une politique globale dans le cadre du Nouvel Ordre Mondial.

Dans cette Swiss Villa, avaient également lieu, entre autres tortures, des chasses à l’homme, dont O’Brien et sa fille ont été victimes.

Aquino, selon O’Brien, était dans les petits papiers de Donald Reagan pour ses compétences en matière de programmation mentale. O’Brien explique avoir subi les programmations dernier-cri gérées par Aquino pour montrer un peu partout dans les bases militaires du pays à quel point cette technologie était performante. Aquino utilisait ainsi O’Brien pour de nombreuses "démonstrations" sur des sites militaires, comprenant bien sûr des actes sexuels extrêmes.

Dick Cheney, selon O’Brien, avait les clés de certaines de ces programmations et pouvait la manipuler à son aise, aussi bien dans le domaine sexuel que pour des actions secrètes comme le trafic de drogue, ou délivrer des messages qu’elle oublie immédiatement après les avoir transmis.

On notera aussi qu’O’Brien décrit un trafic de drogue établi dans le cadre du financement de l’Iran Contra, que l’on retrouve aussi dans l’affaire Franklin. En effet, les enfants victimes voyageaient souvent dans des avions bourrés de billets et aussi de cocaïne, qui a servi à financer le putsch au Nicaragua destiné à mettre le dictateur Noriega en place. O’Brien décrit en détail les liens entre l’administration Reagan et Noriega. Elle décrit des scènes de soirées satanistes auxquelles Aquino et Noriega étaient présents.

 

Aquino et la guerre psychologique

Même de manière tout à fait officielle, Aquino est un professionnel de la manipulation : que penser de cette phrase, qu’on peut lire dans la préface de son rapport –écrit avec son ami et protecteur dans l’armée Paul E Vallely [7]- "From Psy ops to Mind War" (rédigé en 1980), quand il explique que son "image de personnalité occulte" ajoute du piment à la guerre psychologique car "La guerre psychologique était maintenant vue par les plus fous comme la preuve définitive que le Pentagone est inondé par la magie noire et le culte du démon" ?

Dans ce mémoire, on peut préciser qu’Aquino encourage l’utilisation des "phénomènes électromagnétiques dans l’atmosphère", de "l’ionisation de l’air", ou encore de l’utilisation des ondes ELF (extremely low frequency).

En effet, les ions négatifs dans l’air, explique Aquino, engendrent chez les gens une augmentation de la vigilance et même de l’euphorie. A l’inverse, une forte présence d’ions positifs entraîne chez les sujets une sorte de somnolence ainsi qu’un état dépressif.

A l'époque, quand le document a été diffusé, il a été dit que son importance était mineure, à relativiser, que ce n'était qu'un petit document de travail. Mais en réalité, Aquino admet aujourd'hui que beaucoup des principes qui y sont énoncés ont été appliqués lors de la guerre du Golfe, ou en Irak, avec notamment le système des "journalistes embarqués" qui filment la guerre du coté des troupes US, tout en disant qu'il s'agit d'une vision objective de la guerre.

Si ce rapport est encore disponible sur Internet, ce n’est probablement pas pour rien. Qu'est-ce qu'Aquino veut nous laisser croire ? Que l’occulte et la "Mind War" n’ont rien à voir ? D'ailleurs, Aquino a sorti une seconde édition de son best seller en 2016, dans le but manifeste de faire croire que le gouvernement n'a jamais manipulé personne malgré l'existence du programme MK Ultra, que plus personne ne conteste aujourd'hui. Et qu'il n'y est pour rien si le premier opus de "Mind War" a été utilisé à mauvais escient.

2016-11-27 12_14_39-DébutCe bouquin de 260 pages est dédié à une floppée de personnes, parmi lesquelles Machiavel, Oliver Stone, Jules Verne ou Mark Twain, son ami Vallely, Bruce Lee, Walt Disney, George Orwell, Isaac Asimov, le général Westley Clark, le général Patton ou encore HG Wells. Aquino propose dans ce livre un nouveau style de guerre, plus oft car voyez-vous, avec la guerre psychologique il n'y a plus besoin d'armes létales.

Pour certains, comme O'Brien mais pas seulement, Aquino n'est rien de moins que l'organisateur de nombreux programmes de torture aux USA. En se pavanant sur les plateaux télé pour se dire victime de tarés, de la "panique satanique", de gosses à qui on a implanté de "faux souvenirs", il est d'ailleurs exactement dans son rôle de manipulateur et implante ces notions dans l'inconscient et même dans la conscience collectifs.

35 ans après, on se doute que la recherche militaire a bien avancé sur ce sujet, et que ces armes ont été perfectionnées.

Aquino est également un membre de l'AFIO (Association of Former Intelligence Officers), un lobby puissant lié à la droite US, qui regroupe d'anciens pontes du renseignement et de l'armée US. On trouve ainsi parmi les membres Bush 1er, l'ex n°1 de Carlyle Franck Carlucci, qui est directeur honoraire de l'AFIO, John Gittinger qui était impliqué dans MK-Ultra et bien d'autres. Ont aussi été membres plusieurs anciens chefs de la CIA comme Colby, Angleton, Helms, Schlesinger ou Casey, aujourd'hui décédés, ou d'anciens présidents comme Gérald Ford. Les membres de ce groupuscule ont accès aux secrets les mieux garés du renseignement US.

Quant à Aquino, qui dit avoir quitté l'armée en 1994, il continue à se faire passer pour la victime de cabales incessantes et injustifiées, retournant les attaques contre ceux qui cherchent à l’exposer.

Il aurait aussi parmi ses activités, selon certains, de gérer en sous-main quelques groupuscules néo Nazis, aux Etats-Unis mais aussi en Europe. D'ailleurs, les fachos sont depuis des lustres le bras armé de nos dirigeants, et bénéficient d'une impunité assez incroyable. Pour en comprendre les raisons, se référer au livre de l'historien suisse Daniele Ganser sur les réseaux stay-behind, "Les armées secrètes de l'OTAN".

 

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Il n'est pas suprenant que Max Spiers ait travaillé sur Aquino, qui est un incontournable quand on travaille sur les réseaux pédocriminels ou sur le satanisme. Aquino est probablement toujours actif, d'ailleurs son dernier livre montre qu'il n'a pas abandonné le combat de la propagande. Mais la guerre psychologique est loin d'être aussi anodine qu'Aquino ne le dit en public. Derrière, il y a le contrôle des masses et des individus, il y a des armes surpuissantes capables de manipuler la population, et il y a les buts poursuivis par cette élite de détraqués, qui n'ont rien de démocratiques. Les moyens utilisés dans cette guerre, le délire sataniste qui existe autour de ce concept, les pratiques inhumaines dénoncées par nombre de victimes, nous obligent à rester extrêmement vigilants par rapport à ces vélléités de "nouvel ordre mondial", car c'est bien de cela dont il est question, encore et toujours.

 



[1] Aquino a créé le Temple de Set en 1975, après avoir quitté l’Eglise de Satan de son ami Anton La Vey. L’armée n’a eu aucune objection à ces pratiques, alors que Aquino, ex spécialiste de la guerre psychologique au Vietnam, était habilité au secret défense.

[2] Underwager a défendu la pédophilie au nom de Dieu dans le journal Paidika, et il a joué un rôle important dans la création d’une asso pro pédo, VOCAL pour Victime of Child Abuse Law, qui a essaimé un peu partout dans les pays développés anglophones. Beaucoup de pédos impliqués dans des dossiers d’abus rituels avaient rejoint VOCAL.

[3] Leur argument était de dire que les psys qui examinaient les victimes leur implantaient de faux souvenirs d’abus. Ca a super bien marché devant les tribunaux, qui ont comme par hasard très vite considéré la FMSF comme une organisation légitime. Dès le départ, des scientifiques ont appelé ce délire profond de la  " junk science ", il n’empêche le machin s’est répandu, au point qu’au procès de Daniel Legrand, acquitté d’Outreau, à Rennes en 2015, deux psys bidons dont Van Ghijesghem ont avancé ce "diagnostic" sans avoir jamais rencontré les victimes, et que le procureur de la cour d’appel a repris cette théorie bidon pour justifier l’acquittement de Legrand. Une autre arme de la FMSF était le dénigrement systématique des scientifiques contestataires et des experts qui donnaient foi aux paroles des victimes. Underwager, lui, a gagnait sa vie en venant "témoigner" en faveur des accusés à des centaines de procès de pédos, grâce à sa théorie bidon. A l’heure actuelle, personne n’a démontré que le "syndrome des faux souvenirs" existe réellement.

[4] Aujourd'hui, le projet MK Ultra, longtemps passé pour une théorie du complot, est assez bien documenté. Même si la CIA a détruit la quasi totalité des archives et que la version officielle veut que les expériences menées dans le cadre de cette opération étaient menées à l'insu du gouvernement.


CIA Projet MK-Ultra (fabrique de terroristes)

[5] Parmi les méthodes de « conditionnement » citées par O’Brien, il y a des livres et dessins animés qui reviennent souvent dans les récits de victimes : Le Magicien d’Oz, Alice au pays des Merveilles, Cendrillon, et d’autres classiques de Disney.

[6 Fils de fermiers immigrés hollandais, Van Der Jagt s’est fait remarquer très jeune par le Rotary pour son éloquence. Le Rotary sert aussi de fonds de recrutement pour la franc maçonnerie. Cela lui a permis d’étudier un an à Bonn en Allemagne, en 1956. Il a aussi été pasteur évangélique avant de devenir rédacteur en chef à la télé, puis avocat, puis sénateur en 1964, réélu 12 fois de suite. En 1980, il était considéré comme potentiel voce président de Reagan.

[7] Qui s’est rendu plusieurs fois en Syrie depuis le début de la guerre, afin de former les rebelles qui sont devenus Daesh, alors qu’il était offciellement à la retraite.

 

26 novembre 2016

David Hamilton: une autre femme décrit les mêmes faits que Flavie Flament (mise à jour)

2016-11-17 20_33_21-Affaire Flavie Flament _ d'autres femmes accusent David Hamilton de viol - L'ObsJe reprends ici un article censuré ailleurs au sujet du photographe David Hamilton, cité par Thierry Ardisson comme étant l'individu qui aurait agressé Flavie Flament lorsqu'elle était mineure. La prescription des faits implique l'impunité totale, Hamilton restera donc définitivement innocent de ces faits au regard de la justice.

 

Toutefois, bien qu'il ait nié les faits dans un communiqué, d'autres femmes, rapporte l'Obs, ont contacté Flavie Flament pour lui dire qu'elles avaient subi les mêmes faits. "Alice et Lucie racontent alors le même mode opératoire que celui décrit par Flavie Flament dans son livre : des caresses qui dérapent, cette tête soudainement entre leurs jambes, des pénétrations... Et leur sidération".

Est-ce l'une de ces femmes ou bien une autre? En tout cas une collègue a été contactée par une femme qui a détaillé le même scénario, toujours au Cap d'Agde, à la même époque, le même mode opératoire. Et la même honte, le même silence, après la ou les agressions dont elles parlent.

C'est ce témoignage, reçu il y a un mois environ, qui est repris plus bas.

Quant à Hamilton, pas plus tard qu'en mai 2015, il expliquait à Gala qu'il avait "toujours été un grand séducteur", que pour trouver les ados qu'il photographiait, il faisait son "marché" dans des pays du nord, qu'il leur donnait en guise de rétribution une photo d'elles en Polaraoïd,

En août 2015, Paris Match lui consacrait une longue interview genre cirage de bottes, intitulée "David Hamilton, un charme flou !"

Dans cette interview, Hamilton -83 ans aujourd'hui- explique comment il fait ses photos de très jeunes filles nues dans des poses souvent suggestives, et précise, comme à regret: "Aujourd’hui, ce ­serait impossible. Photographier la nudité d’une très jeune fille est devenu de nos jours un tabou absolu ! Moi, je n’étais qu’à la recherche de la candeur d’un paradis perdu. Il n’y avait rien de sexuel là-dedans". Il y a des passages croustillants, dans cette interview. Comme celui-là : "Jusqu’à 75 ans, j’ai toujours vécu avec quelqu’un. Aujourd’hui, je vis  comme un moine défroqué".

2016-11-17 20_59_49-DébutPuis, la journaliste lui demande où il trouvait ses modèles, et comme par hasard c'est seulement loin, très loin du Cap d'Agde, où pourtant il a trouvé quelques modèles, si l'on en croit les témoignages des femmes qui se font connaître en ce moment.Et dont il utilise encore les photos aujourd'hui.

Ainsi, Hamilton trouvait ces modèles "Exclusivement en Scandinavie, aux Pays-Bas et dans le nord de l’Allemagne. C’étaient de vraies blondes aux yeux bleus qui portaient encore en elles une innocence que d’autres jeunes filles de nationalités différentes, au même âge, avaient déjà perdue. Pour chacune, j’avais l’autorisation écrite des parents et lorsque je les emmenais autour du monde, des Maldives à Hawaii, je tenais le rôle du père de famille ! Le règlement était très strict : interdiction d’aller en boîte de nuit, de se maquiller, d’avoir un petit copain…" Tiens donc, aurais-je envie de dire.

Pour en revenir à l'article de l'Obs paru le 16 novembre, il se termine ainsi : "Une quatrième femme s’est manifestée. Nous l’avons eue au téléphone. Elle affirme avoir été violée à 14 ans, en 1967, soit vingt ans plus tôt que les faits décrits précédemment. Pas au Cap d’Agde, mais à Ramatuelle, dans la maison que le photographe possède, et où il séjourne encore souvent aujourd’hui".

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""Une victime de David Hamilton parle : il m'a violée, j'avais 13 ans !

Tout a commencé au camp naturiste de Cap d'Agde où j'allais en vacances avec mes parents.

Une jeune fille nous a abordés, mes parents et moi-même, déclarant que David Hamilton m'ayant repérée voudrait faire des photos avec moi.

A cette époque cet artiste s'était forgé une réputation de bon photographe, sa renommée était internationale.

Tout le monde connaissait « ses flous artistiques » d'adolescentes dénudées, ses « jeunes filles en fleurs ». Rien de choquant dans un camp de naturistes. Aussi mes parents m'ont-ils encouragée à faire un essai, l'occasion de vivre une aventure insolite à mon âge !

Un rendez-vous a été pris dans sa studette du Cap d'Agde où il fit signer un petit document sur papier bristol à mes parents. Je ne me souviens pas du contenu.

2016-11-17 21_51_46-Nouvelle notificationIl ne payait pas ses mannequins pécuniairement mais leur donnait une photo Polaroïd en fin de séance, ce qui devait être considéré comme l'honneur suprême, un peu comme Picasso qui signait les nappes des restaurateurs chez qui il mangeait en échange du repas servi.

David Hamilton promettait à ses jeunes modèles de les propulser dans une belle carrière, il s'engageait à leur faire faire le tour du monde « si ça se passait bien ».

Les mannequins arrivaient nues chez lui, ce qui était d'usage dans le camp naturiste.

Lors de la première séance, il m'a ouvert la porte, dévêtu, l'appareil photo en bandoulière autour du cou. Les photos qu'il a prises étaient soft : j'étais habillée d'un grand et magnifique tutu...

Je suis revenue pour d'autres prises les jours suivants.

Il m'a emmenée dans la chambre après quelques photos.

Là, il m'a dit qu'il allait me faire quelque chose qu'il faisait à tous ses mannequins, et qu'elles aimaient ça. J'étais mal à l'aise, j'étais incapable de réagir, incapable de m'opposer avec fermeté.

Il a rajouté : « Tu me diras ce que ça te fait »... Mais quand il a fini et qu'il m'a demandé ce que ça m'avait fait je lui ai répondu, laconique : « Rien, ça m'a rien fait »... Le dégoût m'avait envahie. Il venait de me violer, j'avais 13 ans...

Je me souviens d'une autre fille, qui devait avoir 15 ou 16 ans tout au plus qui obéissait à tous ses ordres, à tous ses désirs. Il lui en faisait autant, elle ne réagissait pas d'avantage.

Il s'est passé un autre événement un peu plus tard. Après cela, je me suis cachée afin qu'il ne me retrouve pas. Je l'ai fui, espérant ne plus jamais le croiser.

Mes parents déconcertés par mon attitude ont fini par comprendre la raison de ma dérobée en feuilletant mon journal intime. La consternation les a saisis. Ils se sont sentis démunis, impuissants face à la notoriété du photographe, du violeur.

J'ai capitulé et essayé de tourner la page.

Quelques années plus tard, j'ai cru reconnaître Hamilton dans les rues d'une grande ville. J'ai foncé dans sa direction pour hurler sur lui toute la haine et l'amertume qu'il avait créées en moi. Arrivée à la hauteur de l'individu, j'ai réalisé que je m'étais trompée, ce n'était pas lui.

Cet homme m'a infligée une blessure profonde qui malgré le temps a du mal à cicatriser.

L'opprobre est pour cet homme !

 

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2016-11-17 21_57_51-Nouvelle notificationQu'est-ce qui empêche une victime de porter plainte dans les délais prévus par le Code Pénal ? Les raisons sont nombreuses.

Mais est-il juste qu'une victime vive avec un sentiment d'injustice aggravant la plaie que le viol a laissée ?

Flavie Flament, victime elle aussi d'un photographe dont le témoignage rappelle étrangement celui du témoin ci-dessus... Le choc traumatique a été si violent que Flavie Flament s'est inconsciemment plongée dans une amnésie dont elle est ressortie très tard, trop tard pour porter plainte contre son violeur qui bénéficie de la prescription de son crime.

Se pose de nouveau le problème de l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur enfants : il devient de salubrité publique que cette loi soit adoptée en France !

Par son courage, Flavie Flament ouvre une voie... Soyons à ses côtés pour que la loi soit modifiée en faveur des victimes.

Il est temps de tout faire pour que les crimes sexuels sur mineurs soient imprescriptibles !"

 

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Je reprends le clavier.

La prescription est un problème réel en ce qui concerne la pédocriminalité, car l'impunité n'incite pas à la modération. Et puis, le fait que suite au choc traumatique, un grand nombre de victimes ne retrouvent la mémoire des faits que des années après n'est pas pris en compte, ce qui entraîne le risque d'ajouter des victimes une liste qu'on aurait pu écourter par une sanction judiciaire.

On verra bien ce qu'il se passera concernant Hamilton. Les faits qui sont aujourd'hui dénoncés semblent tous être prescrits. Mais Hamilton ne peut décemment pas gagner un procès en diffamation contre les gens qui le citent comme étant le photographe pédophile du Cap d'Agde, dont Flavie Flament avait refusé, alors qu'elle était encre seule à parler, de citer le nom.

L'une de celles qui l'accusent avait même porté plainte dix ans après les faits, dans les délais légaux, en 1997, mais cette plainte a été classée sans suite, selon l'Obs. Une confrontation a eu lieu, Hamilton a nié en bloc. Cette femme a donc tenté de se porter partie civile, mais là on lui a réclamé la somme hallucinante de 30.000F pour ticket d'entrée: "Je me suis dit qu’il était trop protégé, que le combat était perdu d’avance, que j’allais y perdre ma vie.", déclaré cette femme, manifestement à raison.

 

Mise à jour du 26/11/2016:

2016-11-26 11_39_54-INFO E1 - Accusé de viol, le photographe David Hamilton s'est suicidéLe 25 au soir, on apprend que Hamilton se serait suicidé. Il aurait été retrouvé à 20h30 inanimé chez lui à Paris, avec un sac plastique sur la tête. Certains médias ont précisé qu'il y avait des "médicaments" "a proximité du corps".

A 21h30 la mort était constatée, et avant 23 h la première dépêche AFP est tombée, et tous les médias balaçaient l'info. C'est extrêmement rapide: Hamilton était encore chaud quand tout le monde a appris cette histoire de suicide.

Suicide étrange, d'autant qu'il y a trois jours, le 23 novembre, Hamilton a fait savoir qu'il allait porter plainte pour diffamation. C'eut été grandiose, avec quatre ou cinq victimes, au moins, prêtes à témoigner. Car, il aurait fallu aller au fond des choses pour savoir si les accusations étaient vraies ou non, si on pouvait les prouver ou non.

Mais on n'aura pas la chance d'avoir un débat judiciaire sur cette question.

Bref, ce qui va probablement être qualifié de suicide tombe à pic. Car Hamilton ne faisait pas toujours ses petites affaires tout seul. Monsieur se rendait aussi à des soirées, avec certaines de ses proies.

Il est possible que ce procès en diffamation ne constituait pas un risque que pour Hamilton.

 

Ajout du 27/11/2016:

Le comptable et ami de 40 d'Hamilton confie à un magazine People qu'il a parlé à Hamilton le matin même et que celui-ci n'était pas dépressif et avait des projets en cours: "Je l'ai eu encore hier matin au téléphone. Il n'était ni malade ni dépressif. Je connais David depuis 40 ans. Je me suis occupé de son mariage puis de son divorce. On est sous le choc. Il était avec un collaborateur qui l'a quitté vers 18-19 heures vendredi, avec plusieurs projets en cours".

Donc en deux heures Hamilton se serait gavé de médocs, collé un sac plastique sur la tête et aurait fait un arrêt cardiaque.

 

 

24 novembre 2016

Des femmes victimes de psys violeurs, en lutte contre l'omerta psychiatrique

justice-for-saleSi on entend rarement parler des psys condamnés pour les viols de leurs patients, c'est peut-être parce que le milieu se tient les coudes. Quelques fois, on voit un titre passer un titre, "Un psy jugé pour avoir violé un patient", "un an de prison ferme pour un psychologue pédophile" (celui-là traitait aussi des enfants autistes), "Un pédopsychiatre Belge arrêté pour Pédophilie" (celui-là avait déjà été condamné en 1995 pour ces viols et agressions sexuelles sur cinq enfants de sa famille), "Un psychiatre condamné à 12 ans pour le viol de quatre patientes" mineures, "Un psychiatre condamné à 8 ans de prison pour viol", là aussi sur des patientes mineures, un autre radié pour détention d’images pornos d’un mineur,  un autre a pris 13 ans pour 6 années de viols sur un patient mineur, un troisième a été condamné pour tourisme sexuel avec des mineurs et détention de pédoporno…

 

Les cas ne sont donc pas rares, et le taux d’affaires dénoncées par des plaintes et qui aboutissent à une condamnation est le même que dans la population en général, on peut estimer que le nombre des viols commis par des psychiatres et pédopsychiatres est cent fois plus important que ce que ne laissent entrevoir les gros titres.

On peut également redouter une impunité plus importante que pour le clampin moyen, mais il est vrai que ces gens sont généralement plus intelligents que la moyenne, et ils savent parfaitement mentir.

Justement, si j’en crois certains témoignages récents, ces médecins, dont une bonne partie est ou a été expert auprès des tribunaux, bénéficient de la volonté de notre institution judiciaire de fermer les yeux. Et quand la justice réagit, les peines sont souvent dérisoires.

psychiatrie-sous-influenceAinsi, récemment, un pédiatre angevin de 84 ans a été condamné en première instance en 2015 à la peine dérisoire de 4 ans de prison dont 3 avec sursis pour « des actes pédophiles dans le cadre de son activité ». Un an de prison signifie qu’en réalité il est certain de voir sa peine aménagée, c’est-à-dire d’éviter la prison. Les femmes qui ont porté la procédure contre lui avaient alors entre 35 et 65 ans, ce qui veut dire que ces actes ont été commis sur une longue période. Une de ses victimes explique même que les agressions sexuelles ont duré de ses 5 ans à ses 11 ans.

Bien que ses victimes n’avaient aucun lien familial avec lui, le nom de ce pédiatre pédophile n’était pas cité dans les médias. Si une femme d’une trentaine d’années dont la première plainte a été classée sans suite n’avait pas trouvé elle-même d’autres victimes, le procès n’aurait même jamais eu lieu.

Et puis, grâce à la prescription, l’impunité est la règle dans ces dossiers. Car il en faut, du courage, pour mener une telle procédure contre ces types qui présentent si bien, qu’on pourrait même croire au-dessus de tout soupçon.

 

Le mur du silence, le système de l'impunité

Récemment, une femme qui a tenté de dénoncer le psychiatre qui l’avait violée étant adolescente a raconté son chemin de croix pour faire condamner le médecin, qui exerce toujours au Mans. Hélas, quand elle a porté plainte, les faits étaient prescrits. On appellera ce médecin le Dr P.

"Mon psychiatre a usé de son ascendant sur moi pour me manipuler, il m’a agressée à de nombreuses reprises (baisers, attouchements et un viol par pénétration digitale). Il disait que je souhaitais ce genre de relation avec lui sans en avoir conscience, il s’est qualifié de « grand frère un peu incestueux », propos qui m’ont blessée extrêmement profondément", écrit-elle. Elle signale donc les faits aux conseil de l’ordre, qui lui explique que le type a été radié. Mais, cela s’avère faux.

2016-11-23 22_31_31-Nouvelle notificationPar ailleurs, la version retenue par ces médecins est que c'est la victime qui s'est jetée sur le psychiatre, et qu'une "relation" existait entre eux. " Il y a un an, j’ai été recontactée par les services de police. Une troisième personne avait à son tour dénoncé des violences sexuelles commises par mon ancien psychiatre. En dépit de ces nouveaux éléments, certes eux aussi prescrits, aucune investigation supplémentaire n’a, à ce jour, été menée", constate-t-elle.

Après moult démarches auprès des institutions, qui n’ont mené à rien, elle finit par apprendre qu’une victime du Dr P est parvenue à le faire condamner en appel, des attouchements. Ce qui aurait entraîné un simple blâme de la part du conseil de l’ordre.

Le Dr P a en effet été condamné en 1998 pour une agression sexuelle. Dans le jugement, on lit que la victime "reprochait à ce médecin d'avoir, ffin septembre 1992, au cours d'une consultation, eu à son égard des "gestes déplacés" et de l'avoir ensuite fait hospitaliser abusivement pour une cure de sommeil". Pour se défendre, le Dr P a accusé cette femme d'être "érotomane".

Par ailleurs, ce médecin, qui a été expert auprès du tribunal local, est connu dans le milieu judiciaire et son nom est revenu régulièrement dans des conversations avec des membres de l’institution judiciaire, de la gendarmerie ou avec d’autres « patients » de psys du coin. D’autres noms reviennent aussi, « tout le monde sait », explique cette femme. Il y a eu des signalements contre l’un de ces éminents spécialistes, une condamnation restée dissimulée un autre…

2016-11-23 23_40_57-Nouvelle notificationEn 2011, elle démarre une grève de la faim en espérant se faire entendre, et faire bouger les choses. Par le biais d’une association, elle apprend que trois autres victimes de ce même psychiatre, "le Dr P", ont porté plainte l’année dernière, et il est même question d’un dossier pénal ouvert à l’encore de ce psychiatre. Une membre de cette association souligne dans une lettre au conseil de l'ordre des médecins du département ledit ordre aux femmes qui ont dénoncé des agressions sexuelles et des viols commis par divers psys du secteur,

Une pétition a recuilli 1.700 signatures pour faire condamner ces psychiatre, ce qui n’est pas rien pour une pétition qui concerne un problème local.

Au sujet du Dr P, on trouve aussi cet article, sur un blog. Il parle d’une femme qui a porté plainte contre son psychiatre pour des attouchements, et réussit à le faire condamner à six mois de sursis en 1998, à la cour d’appel d’Angers. Cette personne a également porté plainte auprès de l’ordre des médecins, afin d’empêcher le psy d’exercer à nouveau, mais il ne ramasse qu’un simple blâme, la sanction la moins forte alors qu’il a été condamné pour avoir agressé une patiente.

Une autre femme, toujours victime du Dr P, décide de signaler, par une plainte auprès de l’ordre local, une série de viols commis entre 1973 et 1977, des faits prescrits. Elle ajoute cependant à son dossier la condamnation obtenue en 1998 par la victime qui est parvenue à le faire condamner. Et voilà l’ordre des médecins qui porte plainte contre cette femme pour procédure abusive et la sanctionne, d’après un document judiciaire publié dans cet article, à 10.000 € de dommages et intérêts et 3.000€ pour les frais de procédure. Et la condamnation de 1998 a mystérieusement disparu de la liste des pièces du dossier.

Ces affaires pourraient sembler anodines, mais elles sont révélatrices d’un système. Ces psys sont souvent experts auprès des tribunaux, ils sont parfois même considérés comme des sommités dans leur domaine. L’un des psys du coin, cité par plusieurs victimes, a siégé dans une instance disciplinaire des médecins. D’autres, qui ont les mêmes casseroles, suivent les procédures concernant les enfants placés.

Ces gens sont un maillon de cette mafia judiciaire, si bien établie, qui fait de la france une république bananière, un Etat de non droit.

 

2016-11-24 00_49_58-Rouen, Paris _ L'ordreConvocation devant la chambre disciplinaire

Ces experts sont installés, réputés, si bien qu'ils peuvent intervenir dans des dossiers chauds et les planter en chargeant les victimes au lieu des coupables. Qu’ils peuvent assurer l’impunité aux criminels, à leurs collègues.

Que la vérité judiciaire peut être aux antipodes de la vérité dans les dossiers sensibles, comme j’ai souvent été amenée à le constater. N’oublions pas que le réseau pédophile d’Angers, par exemple, est une affaire qui n’a jamais livré tous ses secrets, et qui s’est déroulée dans ce secteur. Et ce n'est pas le dossier le plus glauque du coin.

Le combat de cette femme qui a été jusqu'à mener une grève de la faim devant l'ordre des médecins n’est pas anodin lui non plus. Il semble même inquiéter les autorités puisque les RG se renseignent sur ses intentions, notamment autour de sa convocation devant le conseil de l’Ordre. Une réunion qui doit se tenir à huis clos alors qu’il s’agit en principe d’une audience publique, mais on n’est plus à cela près dans ce dossier.

Ce n’est probablement pas pour rien que cette femme a été menacée d’être internée, en psychiatrie justement, ce système carcéral qui n’en a pas le nom, trop souvent confondue avec les oubliettes de la société. Ce n'est pas non plus étonnant qu'elle ait été condamnée pour plainte abusive, ou a subi moult tentatives destinées à la décrédibiliser, et autres joyeusetés…

L'affaire est donc à suivre. En tout cas, il semble qu'il y a un sacré ménage à faire du côté des psys en général et du côté des psys de cette région en particulier.

 

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L'affaire "Hamilton", ce photographe dénoncé par plusieurs femmes qui racontent le même scénario, fait couler de l'encre, soulevant la question de la prescription. Cette femme qui cherche à faire reconnaitre les agressions et viols commis par ce Dr P, et d'autres parmi celles qui le dénoncent, expliquent qu'elles étaient incapables de porter plainte dans le délai avant la prescription des faits. Le traumatisme est parfois énorme, et souvent il faut du temps avant d'avoir le courage d'entreprendre une procédure judiciaire.

La prescription arrange seulement les agresseurs, qui sont nombreux à se sentir impunis quand ils constatent qu'ils n'ont pas été poursuivis, et la justice qui fait des économies en écartant d'office des procédures qui, pourtant, permettraient d'épargner quelques autres victimes, qu'elles soient majeures ou mineures.

 

Posté par Ceri à 01:08 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
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