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08 juillet 2016

Pourquoi les juges privent les mères de leurs enfants dans les cas d'abus sexuels:une étude US

patriarchy-134102395xAlors que de plus en plus systématiquement, des enfants victimes sont confiés à leur abuseur par la justice grâce à ce que j’appelle le « bouclier à pédos », le SAP (syndrome d’aliénation parentale), ce machin prend du plomb dans l’aile.  Une étude universitaire financée par le Bureau chargé de la lutte contre la violence faite aux femmes du ministère US de la justice et publiée en 2013, traduite en français, a planché sur 27 cas conflictuels de garde d’enfants dans lesquels un pseudo expert a « diagnostique » un SAP. Ce travail a été réalisé par une équipe de chercheurs du Leadership Council on Child Abuse and Interpersonal Violence, un organisme scientifique indépendant et à but non lucratif.

 

L’étude pilotée la psychologue Joyanna Silberg, spécialiste des "violences domestiques", avait pour but d’aider le système des tribunaux aux affaires familiales à mieux identifier, comprendre et répondre aux allégations d’abus sexuels dans les litiges de garde d’enfants, en tentant de comprendre par quel mécanisme les juges et éducateurs préconisent d’envoyer la victime, souvent non reconnue, chez l’agresseur. En effet, nombre de professionnels qui travaillent sur les violences intrafamiliales et les abus sexuels ont écrit sur les cas de mères protectrices qui se voient retirer la garde de leur enfant au profit d’un père maltraitant [1]. Il n’y a que Paul Bensussan et ses copains, et aussi les juges et éducateurs qu’ils ont « formés » pour l’ignorer.

Le Leadership Council on Child Abuse and Interpersonal Violence estime que rien qu’aux USA, 58.000 enfants sont placés chaque année chez le parent maltraitant.

Pour répondre à la problématique de ces placements incompréhensibles [2], les auteurs ont étudié de près des « retournement de cas », quand un enfant initialement placé chez l’abuseur a enfin été entendu. Un exemple: une étude menée sur 800 cas de divorces a montré qu'avant la procédure de séparation, 94% des mères étaient les premières à s'occuper des enfants et 87% avaient la garde de leurs enfants. Mais une fois qu'elles ont dénoncé des abus sexuels commis sur l'enfant, seulement 27% d'entre elles ont conservé la garde après le jugement. Ces mères n'ont pas été crues, et dans près de la moitié des cas on les a même accusées d'être "aliénantes".

Et même si 85% d'entre elles (les mères) prises dans des procédure stupides liées à la sépration, sont certaines que les abus continuent quand l'enfant est chez son père, 63% disent avoir cessé de dénoncer les abus, car sinon elles risquaient de ne plus voir leur enfant. 65% disent même qu'elles ont été carrément menacées par la justice si elles continuaient à dénoncer les abus.

Comme en france, la plupart des cas de séparation se résolvent d’un accord commun entre les deux parents. Chez nous, moins de 10% des divorces sont conflictuels. L’étude constate que les divorces conflictuels sont souvent la conséquence d’un climat de violence intrafamiliale dont l’enfant est également victime. On sait aussi que c’est souvent lors de la séparation que ces violences sont dénoncées, et que la séparation intervient parce que le parent protecteur cherche à protéger son enfant.

prog_3Notons d’ailleurs l’inaction des flics et pandores qui est généralisée dans les cas de violences familiales, il n’y a qu’à voir le nombre de femmes massacrées par leur ex bien qu’elles aient dénoncé les faits, parfois à plusieurs reprises.

Diverses études (US) ont montré que les violences augmentent pendant et après la séparation. Personnellement, j’ai constaté dans quasiment tous les dossiers qu’on m’a soumis que les « pères » menacent directement les enfants pour garder une forme de contrôle sur leur ex. Encore lundi, on a retrouvé une gamine de 6 ans pendue par son père, suite à ce qu’il est hélas convenu d’appeler un « conflit de garde d’enfant ». En réalité c’est pire que cela, il s’agit de types qui se croient tout puissants et veulent avoir le dernier mot. Ils l’ont hélas bien trop souvent car ils ne reculent devant rien.

Deux études US montrent que « les agresseurs instrumentalisent le système judiciaire des tribunaux aux affaires familiales pour poursuivre le harcèlement, les représailles et les intimidations des femmes victimes de violences. Une des formes de harcèlement est la « maltraitance administrative» («paper abuse ») qui se traduit par le dépôt de multiples plaintes, la plupart du temps fausses, qui finissent par «enterrer» littéralement des mères déjà vulnérables et victimes sous les formalités administratives afin de répondre aux tribunaux ».

Les violences intra familailes ne sont pas une légende, et sont la cause de beaucoup de demandes de séparation. Sauf que, quand une femme dénonce les violences de son ex devant un tribunal, c'est elle qui se retrouve, souvent sur le banc des accusés. J'ai aussi pu constater que les enfants victimes de leur père parlent au moment de la séparation. Mais là aussi ces accusations se retournent contre le parent protecteur, la mère dans la très grande majorité des cas.

Tout simplement parce que les juges, aussi ignares que machistes et mal formés, considèrent que le fait de dénoncer des violences conjugales ou des viols commis sur les enfants lors d'un divorce, relève de la stratégie dans le cadre d'un "conflit" parental. Et qu'au lieu d'enquêter sérieusement (ce qui coute des sous et la "justice" en france n'en a pas), ils donnent de la crédibilité aux profonds délires d'une clique de défenseurs acharnés des pédophiles.

 

Le climat de violence, d’après diverses études

1639630765Un père violent avec la mère est-il un bon père ? Les tribunaux français se posent encore la question, ce qui est une aberration. Aux USA, « plus de 30 études ayant examiné la co-occurrence de la violence conjugale et des maltraitances contre les enfants ont noté une forte corrélation. Ces deux formes de violence ont été relevées dans 30 à 60 % des familles étudiées. Peut-être que la preuve la plus convaincante vient d’une enquête nationale représentative sur 3363 parents américains. Les violences maritales ont été considérées comme un facteur prédictif important des violences physiques sur les enfants ; plus il y avait de violences contre l’épouse par le conjoint violent plus la probabilité d’une agression physique sur l’enfant était élevée ».

Il a aussi été démontré que les filles d’agresseurs ont 6,5 fois plus de risques d’être victimes d’inceste par leur père que les autres.

Comment se fait-il, alors, que les femmes victimes de violences perdent aussi souvent la garde de leurs enfants, et qu’elles obtiennent moins que les autres la garde exclusive ?

Et comment se fait-il que les femmes victimes qui dénoncent les violences de leur ex soient moins protégées que celles qui ne dénoncent pas ces violences ?

Une étude a montré que les faits de violences conjugales n’influencent pas du tout la décision des juges en matière de garde. En gros : c’est garde alternée quand-même, quels que soient les risques, puisqu’ils ne sont pas pris en compte. Le constat d’une de ces études est même terrible (et je le rejoins tout à fait d’après ce que j’ai constaté moi-même): « La sympathie et la préoccupation légitimes à l’égard d’un adulte victime peut se transformer en mépris , voire en hostilité flagrante, lorsque la femme agressée cherche à limiter l’accès de l’agresseur à ses enfants».

En effet, pour des raisons que je ne m’explique pas vraiment, même si j’ai des bouts d’explications comme la volonté de minimiser les abus sexuels en général, et sur les mineurs en particulier, les tribunaux transforment alors la victime en coupable, et ni la mère (ou le père car parfois c’est bien le père le parent protecteur) ni l’enfant ne sont entendus.

 

richard-gardner-sex-abuse-hysteriaQuand la victime devient coupable : le miracle d’une justice préhistorique

Je l’ai vu dans tous mes dossiers : une mère, ou un père, qui dénonce l’autre parent comme abuseur, se voit accusé de mensonges et d’en vouloir à l’autre parent, qui devient aux yeux des juges une victime. Des études US ont ainsi montré que le fait de dénoncer des abus sexuels sur l’enfant impacte négativement les chances d’obtenir la garde de l’enfant.

Une étude de 1995 a ainsi « examiné 214 cas de divorces comportant des allégations d’abus sexuels qui ont été évalués par une équipe pluridisciplinaire d’une clinique universitaire : 72.6 % ont été considérés comme probables, 20 % improbables et 7,4 % incertains. Ils ont aussi conclu que 40 des parents concernés ont été sanctionnés pour avoir fait part de leurs craintes d'abus sexuels. Ces sanctions se déclinaient comme suit: incarcération, perte de la garde au profit du parent désigné agresseur, mesure d’accompagnement éducative; limitation ou perte des droits de visite; avertissements de ne pas faire de nouvelles allégations d’abus devant les tribunaux, des services de protection ou policier ; interdiction d’amener l’enfant chez le médecin ou un thérapeute pour éviter d’autres signalements d’abus sexuels dans le futur ».

Généralement, toujours d’après cette étude, les sanctions du parent protecteur sont assez rares, sauf quand il y a réellement de fortes probabilité que l’enfant soit victime, et que ces abus sont appuyés par des preuves médicales, que la justice se refuse donc à prendre en compte.

Le résultat est clair : « Les chercheurs ont conclu que la garde exclusive était donnée au parent protecteur et des visites médiatisées au parent maltraitant présumé dans seulement 10 % des cas comportant des allégations de maltraitance. En revanche, dans 20 % de ces cas, les enfants ont été placés chez l’agresseur présumé qui obtenait l’autorité parentale exclusive. Dans les affaires restantes, les juges ont attribué la garde conjointe sans prendre de disposition pour encadrer les visites chez le parent présumé agresseur »

2203c4552859cb30de0f3dbce3fc4911-1439829252Edifiant. On sait que la justice est absolument nulle, qu’elle ne sert qu’à préserver l’ordre établi et à masquer ce qui dérange, mais là on parle bien d’enfants victimes de tyrans domestiques, de pervers voir de pédophiles.

Une étude a interrogé 400 parents qui se disaient protecteurs et dont seulement 25% ont conservé la garde de leurs enfants après la procédure de séparation. « Deux tiers des parents protecteurs ont perdu la garde au cours d’une procédure qui n’a donné lieu à aucune enquête du tribunal, empêchant toute possibilité d’appel. 90 % des mères ont rapporté qu’elles avaient été victimes de violences conjugales et la moitié des pères avaient des casiers judiciaires ». Mais de cela, les tribunaux n’en ont cure.

Donc, dans 75% des cas la garde a donc finalement été confiée à l’agresseur. La conclusion est que pour conserver la garde des enfants, potentiellement ou réellement victimes, il ne faut pas dénoncer les agressions ni sur la mère ni sur l’enfant, devant les tribunaux. On est en 2016 aujourd’hui, et on a l’impression d’avoir à faire à une justice issue tout droit du Moyen-Age.

Dans 50% de ces affaires, la mère a totalement perdu le contact avec l’enfant, probablement victime lui aussi. Personnellement, j’ai constaté cela. Les seules fois où la mère regagne des droits de visite, d’abord médiatisés puis chez elle, c’est quand elle cesse de dénoncer les violences du père contre les enfants. Je n’hallucine pas, l’étude dont je parle ici le confirme : « Soixante-six pour cent des mères ont continué de croire que leurs enfants avaient bien été agressés, mais 63 % des mères ont expliqué qu’elles ont cessé de dénoncer les abus de peur de perdre tout contact avec leurs enfants ».

A côté de cela, l’étude mentionne les frais judiciaires aberrants auxquels ont du faire face ces mère protectrices, autour de 100.000$. En france, j’ai constaté que les frais de justice, c’est environ 10.000€ par an, avec en moyenne un avocat par an, parce qu’ils s’avèrent absolument nuls dans 99% des cas et donc il faut en changer. Clairement, cela mène à la ruine, et en vain.

 

j79l3SaP-arnaqueLes « fausses accusations », le SAP & co

Les théories SAP [3] et compagnie (faux souvenirs) disent que quand des accusations d’abus sexuels surviennent lors d’une séparation, on est face à du syndrome d’aliénation parentale, que le parent protecteur ment et que l’enfant ment aussi, manipulé par le parent protecteur. Or, des études (sérieuses, pas comme les délires de Gardner et Underwager) montrent qu’il n’y a pas plus de fausses allégations dans les cas de litiges de garde qu’en général.

Et les accusations d’abus sexuels sont très rares (2% dans les cas de séparation). Les fausses accusations le sont donc encore plus (rien à voir avec les 60% sortis par Underwager avec ses études jamais entérinées par le monde scientifique et pour cause) : une étude a « conclu que le taux de fausses allégations s’élevait à 5% pour celles qui étaient commanditées par l'adulte et à 1% pour celles faites par l'enfant lui-même. En 2000, Oates et al. ont poursuivi cette étude, le taux de fausses allégations commanditées par un adulte s’élevait à 0,2 % et à 2.5 % provenant de l’enfant lui-même. Des résultats similaires ont été trouvés par d’autres chercheurs ». Pire : aux USA, une étude menée par les services de protection de l’enfance a conclu que seulement 0,1% des accusations rapportées aux services de l’enfance étaient délibérément fausses.

Accessoirement, il a été démontré que les pères sont bien plus enclins que les mères à faire de fausses accusations : « Parmi les allégations formulées par des mères, seulement 1,3 % étaient considérées par le tribunal comme délibérément fausses par rapport à 21% d’allégations faites par des pères et considérées délibérément fausses par les juges ». Et encore, dans les cas d’abus sexuels sur les mineurs, je me permets de dire qu’on atteint quasiment les 100% de fausses allégations commises par des « pères ».

 

Pourquoi la justice met les enfants en danger

divorce_accueil_du_juge_aux_affaires_familialesDiverses études ont évoqué des « raisons » pour lesquelles les tribunaux enfoncent les parents protecteurs et les enfants victimes :

==> Les préjugés sexistes et la pathologisation des mères qui dénoncent des maltraitances. On est là face au patriarcat dans toute sa splendeur, et la france est réellement à la traine en la matière. Cela s’illustre, notamment, par le fait que, toujours selon une étude universitaire, « les campagnes des agresseurs présumés pour décrédibiliser ses victimes sont facilitées par le fait que les juges et les évaluateurs psychosociaux appliquent souvent différent es normes de preuve en fonction du type d’allégations soulevées pendant un conflit.

Lorsque les mères allèguent des violences conjugales ou des incestes commis par le père, les auxiliaires de justice demandent un degré de preuve élevé. En revanche, une allégation selon laquelle une mère a fabriqué des allégations de maltraitance pour avoir le dessus dans un litige de garde est souvent prise en compte sans aucun support factuel ». Eh oui le problème est là en matière d’abus sexuels : la pseudo justice veut systématiquement des preuves matérielles, quasiment impossibles à trouver. Donc pas de preuve, pas de victime. Je trouve hallucinant qu’on en soit là en 2016 mais après tout dans, un pays qui nous fait revenir au XVIII e siècle, ça peut sembler logique. Du coup, il y a peu, voir pas d’enquêtes. Du coup, c’est le parent qui dénonce, qui lui est soumis à expertises psys par des psys pro SAP généralement, qui passe pour un menteur.

Phyllis Chesler, qui a travaillé sur la question, explique : « Le système judiciaire ne veut pas croire qu’un beau parleur, un homme charismatique puisse vraiment être un homme violent avec les femmes ou un agresseur d’enfant. Il est bien plus rassurant de croire que cette pauvre femme, traumatisée, épuisée, effrayée et rapidement ruinée ment, exagère ou imagine des choses ». Au final, le pervers, habile en manipulation, et auquel les juges, souvent eux-mêmes pervers s’identifient, estiment que le pervers est blanc comme neige et que c’est la mère qui est la cause du problème. En plus de cela, les « experts » ne sont pas formés du tout pour démasquer ces pervers, abuseurs et tyrans domestiques, qui sont capables de pleurer sur commande au tribunal et surtout de se faire passer pour des victimes devant les « experts » bidons que la justice mandate pour les « expertiser ». D’autant que ce genre de personnalité se fait toujours passer pour la victime, je l’ai vu moi-même dans nombre d’audiences au tribunal. A tel point que je pense que c’est même un élément essentiel pour repérer un pervers.

« Reconnaissant la gravité du problème, l’Association américaine du Barreau a publié un guide sur les conduites à tenir dans les pratiques judiciaires à avoir dans le meilleur intérêt de l’enfant. Les litiges de Garde deviennent fréquemment un moyen permettant aux agresseurs d’élargir ou de maintenir leur contrôle et leur autorité sur le parent victime après la séparation. Soyez conscient du fait que de nombreux agresseurs familiaux sont des grands manipulateurs, se présentent comme de bons parents coopératifs et dépeignent le parent victime comme une personne diminuée, encline aux conflits, impulsive ou excessivement protectrice ». Bref, c’est là qu’intervient le bouclier, la soi-disant « aliénation parentale ».

Palais-de-Justice0062-658x1024A ce stade il faut rappeler que le SAP n’a même pas été reconnu par le DSM, qui reconnait pourtant un tas de troubles et autres pseudos pathologies à tour de bras. Si le SAP n’est pas reconnu, c’est vraiment que rien, mais absolument rien, ne vient l’étayer.

==> Le manque d’éducation et de formation des juges en matière de violences familiales et de maltraitances y compris sexuelles contre les enfants (et pour cela, on peut remercier Bensussan et consorts). En effet, alors que ces juges et les évaluateurs de type éducateurs, psys etc., sont largement « formés » aux théories fumeuses du SAP, moins de 10% ont reçu une formation spécifique sur les abus sexuels et les violences familiales. Du coup, ils pre nnent en compte le SAP mais ni les abus sexuels, ni les violences conjugales.

Et ce constat porte sur un problème systémique, pas à la marge comme on pourrait l’espérer. En outre, un père abusif a tendance à dissimuler son caractère pervers et se présente bien, de manière respectueuse, devant les personnes chargées d’évaluer son cas. Une étude montre qu’alors, les déclarations de la mère sont moins crues, même quand elle dispose d’éléments de preuve. Eh oui : les pervers sont de grands séducteurs. « Une étude réalisée par 201 psychologues évaluateurs psychosociaux en matière de garde provenant de 39 états a constaté que la plupart ne considéraient pas la violence domestique comme un facteur majeur dans les litiges de garde. A l’inverse, trois quarts des évaluateurs ont recommandé de refuser la garde exclusive ou alternée au parent qui « aliénait » », précise l’étude.

  • ==> Le dogme de la garde alternée, grand combat des masculinistes, qui attaque systématiquement le parent jugé non conciliant, qui soi-disant cherche à écarter l’autre parent sans aucune raison. D’ailleurs, comme par hasard, des textes de l’ONU préconisent cette manière de faire. Et moi je sais que l’ONU, dans les secteurs de l’enfance, est infiltrée par les lobbys pro pédos. Le concept de « parent coopératif » est une arme absolue dans les litiges de garde, qui permet de dénigrer le parent protecteur car dénoncer l’autre parent comme un abuseur est considéré comme le summum de la « non coopération ». Et évidemment, les mères protectrices sont prêtes à tout pour éviter que leur enfant ne se retrouve seul avec l’abuseur. Du coup, elles se voient souvent retirer la garde. Un chercheur résume ainsi cet état de fait catastrophique : « Les juges qui font l’amalgame entre les violences et le conflit peuvent conclure que les parents qui s’opposent à la garde partagée sont dans une démarche de vengeance et soumettent les intérêts de leurs enfants à leurs propres intérêts alors qu’ils expriment des angoisses légitimes concernant leur sécurité et celle de leurs enfants. Ironiquement, en vertu de la disposition du « parent coopératif », la préoccupation légitime d’une mère concernant les compétences parentales de son conjoint maltraitant a un impact négatif sur ses chances d’avoir la garde, pas sur celles du père »

==> L’usage et l’interprétation inappropriés des évaluations psychosociales en matière de garde. N’importe quel parent protecteur qui a eu à faire à des experts psys dans le cadre de procédures de séparation sur fond de violences sait que l’agresseur réussit toujours haut la main l’examen, tandis que le parent protecteur, souvent à bout de nerfs, a tendance à le « rater ». Une étude de 1998 montre ainsi que « Les évaluations des agresseurs sont particulièrement malaisées étant donné le degré élevé de déni manifesté généralement par les agresseurs, le fait qu’ils n’ont pas un profil d’agresseur, et l’absence de profil type pour les agresseurs ».

pédophilie-apologie-article-mpiPar ailleurs, ces « tests » sont inaptes à évaluer la véracité des accusations de violences faites aux enfants, pour la simple raison que ces tests n’existent pas. Par contre, ils surévaluent les traumatismes des femmes déjà violentées par le pervers, en leur adjoignant un profil psychologique perturbé, alors que les violences sont, rappelons-le largement minimisées. J’ai vu nombre d’ « expertises » stigmatiser des mères protectrices, qui en plus d’être traumatisées par un pervers, le sont par la « justice » durant d’interminables procédures abusives.

Ces tests sont tellement ineptes qu’au final, ce sont les préjugés de l’évaluateur qui priment.  C’est ainsi que les mères passent souvent pour « instables », « hystériques », « possessives », cherchant à « casser l’image du père » ou à « effacer la place du père », alors que le comportement des pères passe pour totalement justifié. Un exemple, cité dans l’étude : un père qui nie avoir harcelé son ex, et qui a été vu par le même expert qu’elle, a été cru sur parole par l’expert. La mère, qui dénonçait le harcèlement, a été qualifiée de « paranoïaque ». Evidemment le pseudo « expert » n’a jamais considéré utile de jauger la réalité des propos du père.

 

104764755_oRichard Gardner, grand défenseur des pédophiles

J’ai déjà expliqué dans les longueurs qui est Richard Gardner, l’inventeur du SAP, et aussi son collègue Ralph Underwager, inventeur des tout aussi bidons « faux souvenirs », un machin inventé par la CIA pour désamorcer la vague de dénonciation d’abus sexuels de type rituel commis sur des centaines d’enfants de crèche et de maternelle.

Le SAP a d’ailleurs été inventé en 1985, en plein dans cette vague de dénonciations. Qui n’ont, grâce à lui et à d’autres experts appelés à la rescousse dans les tribunaux, débouché que sur de très rares condamnations. Car au final, on a dit que les enfants déliraient, de même que leurs parents et les experts qui les avaient estimés crédibles.

Gardner, qui a clairement défendu Woody Allen et accusé Mia Farrow d'avoir manipulé ses enfants afin d'accuser Allen, a en réalité tout du parfait imposteur, et il est surprenant que des gens qui se revendiquent sérieux reprennent ses théories. Il revendique sur ses CV d’avoir enseigné à l’université de Columbia, ce qui n’est pas certain du tout. L’individu a même réclamé lui aussi des sanctions contre les personnes qui signalent des abus sexuels (même avérés).

Comme ses études étaient complètement bidons et que les revues scientifiques à peu près sérieuses n’en voulaient pas, Gardner a créé sa propre maison d’éditions, Creative Therapeutics, Inc, où la plupart des 250 bouquins, vidéos et articles de Gardner ont été publiés, dont ses premiers articles sur le SAP. Le bouquin « Sex Abuse Hysteria: Salem Witch Trials Revisited » (Hystérie des abus sexuels : le procès des sorcières de Salem revisité) a été publié dans sa propre maison d’éditions en 1991, de même que « The Parental Alienation Syndrome and the Differentiation Between Fabricated and Genuine Sex Abuse Allegations », un de ses premiers bouquins sur le SAP publié en 1987, ou son premier article sur le sujet « Child Custody Litigation: A Guide for Parents and Mental Health Professionals », publié en 1986. Rappelons qu’en principe, pour être reconnu, le travail d’un scientifique doit être publié dans des revues « sérieuses », avec un comité de lecture qui valide les recherches, ce qui n’a jamais été le cas pour Gardner.

Le SAP, j’en ai déjà parlé, mais en gros il s’agit de dire qu’un enfant qui évoque des abus sexuels dans le cadre d’un divorce ment. Selon Gardner, l’enfant mentait d’abord dans 90% des cas, puis dans 30%, à la fin de sa carrière. Pour Gardner, la pédophilie intra familiale relève d’une tradition  plus que d’une déviance, et la pédophilie devrait être intégrée dans la liste des comportements sexuels basiques, tels que l’homosexualité par exemple. Mais, le sadisme sexuel, la nécrophilie, la zoophilie ou la scatologie devraient selon Gardner être considérées de la même manière.

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Il reprend aussi la théorie des pédophiles, selon laquelle les enfants seraient à la recherche de sexualité avec les adultes, ce qui est particulièrement inquiétant pour un psy spécialisé dans les enfants. Il reprend aussi cet autre argument bien connu, selon lequel « les abus sexuels ne sont pas nécessairement traumatisants ; ce qui est déterminant dans l’aspect traumatique des abus sur les enfants, c’est l’attitude de la société envers la personne poursuivie ». De fait, il n’y a pas un seul forum de pédos dans lequel on ne trouve pas  cet argument absolument débile. Comme les autres, d’ailleurs, mais c’est fatiguant de répéter pourquoi on a créé la notion de mineur en droit.

En ce qui concerne sa préoccupation pour le bien être des petites victimes, Gardner a écrit que « On doit dire aux enfants qu’il n’y a pas de parent parfait. L’exploitation sexuelle doit être mise dans la liste des choses négatives, mais les choses positives aussi doivent être appréciées ». Selon Gardner, le parent pédophile ne doit pas être écarté du foyer où vit l’enfant, sauf si vraiment il reste complètement pédophile et que le rapprochement avec la famille (et sa victime) a raté.

Alors qu’aujourd’hui, on cherche à mettre les enfants à l’abri le plus rapidement possible. Il faut également dire aux enfants « que dans d’autres sociétés, ces comportements [pédophiles] étaient considérés comme normaux », et en outre « il faut aider les enfants à comprendre que nous avons dans nos sociétés une attitude exagérément punitive et moraliste concernant les accusés d’abus sexuels sur les enfants ». Il n’y a pas besoin de faire un dessin pour comprendre que des types comme Gardner, encensés encore aujourd’hui par des « spécialistes » comme Bensussan en France, ont fait perdre des dizaines d’années dans la prise en charge des victimes d’abus sexuels, particulièrement quand il s‘agit d’enfants. Je m’arrête là sur les théories fumeuses de Gardner, mais la liste est longue et on pourrait en faire une encyclopédie de la propagande pédophile. Accessoirement, toutes ces théories ont été publiées par sa propre maison d’édition.

Gardner a été tellement critiqué qu’il a tenté de répondre à la plupart des reproches, souvent acerbes, faites par ses « collègues » (notamment les spécialistes US des abus sur les enfants qui n’ont pas reconnu le SAP) et par les associations de victimes. Rappelons que le SAP n’est toujours pas inscrit dans le DSM, qui recense les troubles mentaux officielles, et qui a pourtant une furieuse à s’étoffer à chaque révision. Si le SAP n’y est toujours pas malgré le lobbying intensif de Gardner, c’est qu’il n’a vraiment aucun fondement scientifique (il n’est toujours pas reconnu, malgré moult tentatives, dans le DSM qui recense pourtant des centaines de troubles et autres maladies mentales parfois sans fondement autre que celui de vendre des médocs). En France, pourtant, des psys comme Paul Bensussan, qui défend les accusés de pédophilie jusque dans nos médias, se basent uniquement sur le SAP pour décrédibiliser la parole des enfants. Et des associations comme SOS Papa, qui défend tous les pères, y compris les pères accusés d’actes pédophiles, font leurs choux gras avec ledit SAP, brandi comme un bouclier par les pédos.

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Parmi les élucubrations de Gardner, bon nombre visaient à faire accepter la pédophilie. "La pédophilie sert des buts procréateurs. Évidemment, la pédophilie ne sert pas ce but de façon immédiate puisque les enfants ne peuvent tomber enceinte ni rendre d’autres enceintes. L’enfant attiré dans des interactions sexuelles dès l’enfance est susceptible de devenir hautement sexualisé et de rechercher activement des expériences sexuelles durant les années précédant la puberté. Un tel enfant “ chargé à bloc ” est susceptible de devenir plus actif au plan sexuel après la puberté et donc susceptible de transmettre rapidement ses gènes à sa progéniture. [...] L’idéal est donc, du point de vue de l’ADN, que l’enfant soit sexuellement actif très tôt, qu’il ait une enfance hautement sexualisée avant d’entamer sa puberté", a-t-il écrit. Il estime, en effet, que certaines pratiques comme la zoophilie, la coprophilie et d’autres peuvent être utiles à la survie de l’espèce.

Quant à sa définition du viol d’enfant, elle semble des plus floues : "Il existe tout un continuum qui doit être considéré ici, allant de ces enfants qui ont été forcés et qui n’ont pas pris de plaisir (et qui peuvent même être considérés comme ayant été violés) jusqu’à ceux qui ont retiré énormément de plaisir (avec des réponses orgasmiques) de ces activités sexuelles", a-t-il écrit.

Lui aussi estime que les procédures pour abus sexuels sur les mineurs sont pires que les abus eux-mêmes : "Ce qui détermine le caractère traumatique ou non de l’expérience, c’est l’attitude sociale à l’égard de ces rencontres", écrivait l’ami des pédophiles. Ce sont exactement les mêmes théories que reprenait Cohn Bendit dans l’émission où il défendait la pédophilie. Gardner a d’ailleurs milité pour abolir l’obligation de signaler les abus sur les mineurs, et pour que les professionnels qui font des signalements ne soient plus systématiquement protégés.

ACLU-NAMBLA

D’après les observateurs, « la théorie du SAP a eu un effet profond sur la manière dont les tribunaux de notre pays abordent les allégations d’abus sexuels, particulièrement lors de divorces ». De fait, comme Underwager, il a en partie fait sa com ‘ en défendant les accusés de faits pédophiles jusque dans les tribunaux, et serait ainsi intervenu dans 400 affaires environ à travers 25 Etats.

On constate que Gardner rejoint parfaitement les théories fumeuses de la NAMBLA (north american man boy love association), le lobby pédophile US. Quand il dit que "si la mère réagit de manière hystérique aux abus, et qu’elle s’en sert d’excuse pour mener une campagne de dénigrement du père, le thérapeute doit essayer de la calmer", car selon lui c’est cette "hystérie" qui donne un mal être à l’enfant. A regarder certains dossiers en France, on peut se demander si cette théorie n’est pas plus répandue qu’on ne croit dans le monde des professionnels de l’enfance. On pourrait énumérer pendant longtemps les sophismes pédophiles de Richard Gardner, mais d’autres l’ont déjà fait. 

Gardner est allé assez loin dans ses propos pour défendre les pédophiles, comme quand il déclare que "On doit l’aider [l'enfant] à reconnaître que, même aujourd’hui, [la pédophilie] est une pratique largement répandue et acceptée, littéralement, par des milliards de gens. Il doit considérer que, dans notre société occidentale en particulier, nous avons une attitude très punitive et moralisante envers de telles tendances ". 

 

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SAP créé par des pédos, pour des pédos

Comme le dit cette étude, « La recherche a réfuté la majorité des hypothèses de Garnder concernant l’aliénation chez les enfants ». Je pose la question : pourquoi ce truc est-il encore l’arme fatale des pédos dans les cas de séparation ? La réalité, c’est que les enfants ont peur et ne veulent pas aller chez le parent qui les oppresse.

Le problème avec le SAP, selon moi est double : d’une part, il nie absolument la parole des enfants (et du parent protecteur), d’autre part elle évite toute étude approfondie des cas de violences, quelles qu’elles soient.

Par ailleurs, avec la théorie de Gardner, seules les femmes sont responsables. Selon ce pédophile, les mères mentent et instrumentalisent leurs enfants. Et dans cette théorie, seule la parole du père, qui je le rappelle est dans les cas séparations conflictuelles est considéré comme la victime, compte. Un enfant qui rejette son père, sachant qu’aucune enquête sérieuse n’a été menée, est considéré comme étant « instrumentalisé ».

En bon pédophile, Gardner, inventeur du SAP qu’il a utilisé dans des centaines d’audiences aux USA pour défendre des pères accusés de violences, s’attaque clairement aux mères, qui sont généralement le parent protecteur. Il a ainsi déclaré : « Les enfants ne sont pas nés avec des gères qui les programment à rejeter leur père. Une telle haine est induite par l’environnement, et la personne la plus susceptible d’avoir induit l’aliénation est la mère ». Voilà la théorie qui est devenue le dogme des tribunaux en france comme ailleurs. Il n’est pas venu à l’idée de ce mec que les enfants pouvaient avoir peur de leur père, et cela pour moult raisons.

Selon Gardner et ses sbires du genre Van Ghijseghem ou Bensussan, la parole de l’enfant, dans ces cas précis, ne doit a priori pas être prise au sérieux. Et qu’importent les études, sérieuses celles-là, qui montrent que le mensonge est extrêmement marginal chez les enfants. En revanche, la parole du père est parole d’évangile, pour ce genre d’ « expert ». Ils considèrent qu’a priori le père désigné comme agresseur n’a aucune raison de mentir, et même qu’il ne ment pas.

 

Les 27 affaires étudiées

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Les 27 affaires étudiées ici étaient des cas de séparation dans lesquels les enfants ont d’abord été confiés à l’agresseur, pour une durée moyenne de 3, 2 ans. Dans ces 27 dossiers, 78% des enfants avaient dénoncé des maltraitances sexuelles et 52% des maltraitances physiques. 60% des mères avaient évoqué des violences conjugales et elles ont dans un premier temps obtenu une ordonnance de protection, pour elles ou pour l’enfant.

Dans presque tous ces dossiers, les enfants ont parlé au parent protecteur, et à quelqu’un d’autre, notamment des professionnels. Les violences ont été signalées mais dans 63% des cas elles ont été jugées sans fondement. Au fil de la procédure, on se rend compte que les enfants dénoncent moins, que les violences sont moins prises au sérieux par la justice, et que les nouveaux signalements n’entraînent plus d’enquête sérieuse.

Dans 59% de ces dossiers, la garde exclusive a été confiée à l’agresseur, dans 26% au parent protecteur.

Deux tiers des mères ont été « pathologisées » (on leur a trouvé un problème) parce qu’elles demandaient la protection de leur enfant. Presque 8 fois sur 10, les décisions judiciaires jetaient le doute sur la crédibilité de la mère. Et dans certains cas, des mères à qui on avait diagnostiqué un « trouble » ou autre pathologie n’ont pas pu récupérer la garde de leur enfant même après que la justice ait admis qu’il y avait des maltraitances chez le parent abuseur.

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« Les mères ont souvent été punies pour avoir dénoncé des maltraitances et les tribunaux ont souvent érigé des systèmes qui rendaient les tentatives de protection des enfants par la mère plus compliquées. Par exemple, un rapport rédigé par un évaluateur affirmait que le fait que la mère pense que son ex conjoint avait maltraité son enfant était en soi une forme de maltraitance. Voici ce qu’il a affirmé:

« Elle semble être incapable de prendre conscience des sentiments virulents et des motivations qui l’ont conduite à adopter ce comportement et à dépeindre le papa en tant qu’abuseur d’enfant et parent inapte. Elle est obsédée par sa campagne de dénigrement du père et ne se soucie pas de l’impact négatif que ce comportement peut avoir sur son fils et sur la relation de son fils avec son père...  Cette croyance erronée et les fausses accusations qu’elle profère contre le père sont en soi une forme de maltraitance de l’enfant ».

La mère a perdu la garde et l’enfant a continué à être maltraité. Plusieurs années après, le père a été arrêté car il avait violé son fils »

C’est presque au mot près ce que j’ai lu dans diverses expertises de mères protectrices qui se sont vues retirer la garde pour avoir dénoncé tant qu’elles le pouvaient des abus sexuels commis par le « père » sur l’enfant. Incroyable, mais vrai. Ce type d’ « expertise » est la norme, et plus les abus sont circonstanciés, plus les « experts » ont recours à ce genre de raisonnement. On peut penser qu’ils sont tous pro pédophiles, mais je pense que surtout, les pervers se reconnaissent entre eux.

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C’est même au point où nombre de ces mères ont reçu l’injonction de cesser de dénoncer les abus en question sinon elles ne voyaient plus les enfants, et cela, je l’ai vu moi-même dans plusieurs dossiers, si pas tous, de manière plus ou moins claire. J’ai aussi constaté qu’au fil des procédures, les enfants parlent de moins en moins : ils constatent que plus ils parlent, moins ils voient leur parent protecteur. Autant dire que le système est efficace, et qu’il permet de minimiser de manière effrayante l’ampleur des abus sexuels.

L’étude montre que si les juges n’ont pas cherché à protéger les enfants c’est dans les deux tiers des cas parce qu’on a trouvé une pathologie au parent protecteur, la mère dans ces 27 dossiers.

« Il a été difficile pour les parents protecteurs de récupérer la garde. Les enfants ont finalement pu être protégés grâce à de multiples procédures judiciaires. Les parents protecteurs sont parvenus à récupérer la garde en faisant appel de la décision judiciaire de première instance », lit-on dans ce document.

Il est également important de noter les raisons pour lesquelles la justice a, dans ces 27 affaires, fini par prendre des mesures pour la protection des enfants.

« Si les affaires ont fait l’objet d’un renversement de situation, c’est principalement parce que les parents ont pu présenter des preuves de maltraitances et appuyer ces preuves grâce aux rapports de professionnels qui sont parvenus à contrer les fausses informations et les mythes diffusés » lors des premières audiences et expertises.

Notamment parce que les experts amenés à témoigner lors d’une procédure en appel ou devant des instances supérieures au tribunal de première instance avaient dans 57% des cas une réelle expertise en matière de maltraitances à l’égard des enfants. Dans 30% des cas le juge a constaté que l’enfant confié à l’agresseur allait de plus en plus mal.

Il y a aussi eu ceux qui ont été arrêtés pour les faits que l’enfant dénonçait depuis des années, ce qui a convaincu le juge qu’ils n’étaient pas aussi innocents que cela.

« Huit (30 %) de dossiers ont fait l’objet d’un appel, mais seulement cinq procédures d’appel ont été gagnées et ont permis de protéger les enfants. Dans trois cas, le parent protecteur a perdu la procédure en appel mais est parvenu à protéger l’enfant lors d’une procédure ultérieure. Lorsque le parent protecteur est parvenu à gagner la procédure en appel, c’est souvent parce qu’un tribunal inférieur avait violé les droits du parent protecteur ou négligé des preuves importantes de maltraitances », précise l’étude.

 

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La parole inaudible des enfants

Autre chose que tous ceux qui connaissent ce genre de dossier ont hélas pu observer, et cela de manière quasiment systématique : la parole de l’enfant n’est absolument pas prise en compte ni même entendue.

« Dans 78 % des cas, si le juge a confié la garde et l’autorité à l’agresseur c’est principalement parce que la mère ne semblait pas crédible et les allégations de l’enfant étaient considérées comme des inventions ou des exagérations.

Bien que les services de protection de l’enfant mandatés pour enquêter sur les maltraitances aient été alertés dans 93 % des cas, ces agences ont initialement considéré que ces allégations n’étaient pas fondées ou ont écarté toute possibilité de maltraitances dans 63 % des cas.

Bien que nous ayons eu des preuves convaincantes que tous les enfants de notre échantillon avaient subi des maltraitances, les SPE n’ont confirmé les maltraitances que dans 20 % des cas.

Ils se sont par ailleurs montrés très empressés à classer sans suite les affaires sans faire d’enquête suivant vraisemblablement en cela les vues des professionnels des tribunaux selon lesquels les allégations de maltraitances étaient fausses ».

A deux reprises, l’agence de protection de l’enfance, l’équivalent de nos services sociaux, a même classé deux affaires sans enquêter, au motif que les accusations survenaient dans un contexte de litige de garde d’enfant.

Pire : les tribunaux ont tendance à fermer les yeux sur les pères qui détiennent des images pédopornos.

 

Recommandations

L’étude conclut avec une série de recommandations :

  • Une enquête approfondie à la suite des premiers signalements
  • Les spécialistes des maltraitances doivent jouer un plus grand rôle dans la protection des enfants maltraités au sein des tribunaux aux affaires familiales, qui n’ont pas les moyens de mener des enquêtes approfondies et s’en remettent aux experts.
  • Les agences mandatées pour protéger les enfants (associations chez nous) doivent elles aussi enquêter sur les accusations de maltraitances. Les éducateurs doivent être formés aux abus contre les mineurs.
  • Les professionnels de la santé mentale et les juges doivent reconnaitre la logique déficiente qui consiste à pathologiser un parent dénonçant des maltraitances devant un tribunal.
  • La préférence du « parent coopératif » ne doit pas s’appliquer dans les cas de violences conjugales ou familiales.
  • Les experts doivent être mieux formés.

 

Quid du SAP aujourd’hui ?

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Si le SAP, considéré sans aucun fondement scientifiqu et qualifié de "mythe" par silberge, continue à sauver un tas de pédophiles de la case prison, c’est parce que, d’après moi, il y a autour de nos tribunaux un véritable lobby du SAP. Pourtant, nombreux sont ceux qui dénoncent ce machin, et qui eux sont des spécialistes des violences masculines ou des victimes. Le sociologue Patrick Jean a évoqué un « négationnisme de l’inceste », ce qui est hallucinant quand on sait les conséquences à court, moyen et long terme de ces abus sur les mineurs, et, si on veut rentrer dans le jeu politique, le coût que cela représente pour la société, avec des victimes souvent détruites et qui en tout cas connaissent des difficultés qu’elles n’auraient pas eues sans ces agressions.

C’est ainsi qu’en france, une plainte pour viol sur mineur a à peine une chance sur 16 de se conclure par une condamnation. Et je parle bien des plaintes, pas de la totalité des viols sur mineurs, qui sont au moins dix fois plus nombreux chaque année que le nombre de plaintes (6.000 environ, pour moins de 400 condamnations en 2012, en france).

Chez nous, les médias ne cessent de réclamer une « reconnaissance » du SAP, qui n’existe pas. Même si bien-sûr, certains parents, et souvent les pères d’ailleurs, instrumentalisent leurs enfants dans les cas de séparation.

Au Canada, où le SAP a fait le bonheur des pédos depuis des années, on commence à revenir de cette théorie et à mettre en garde contre son utilisation. Aux USA, où le SAP a été utilisé plus qu’à son tour, on commence aussi à prendre du recul : « le guide révisé en 2006 du Conseil national des juges aux tribunaux de la famille des États-Unis a inclus un énoncé qui dénonce le SAP comme de la junk science, c’est-à-dire une « science de comptoir ». Plusieurs États ont adopté des législations pour éliminer l’utilisation de ce type de défense dans les litiges de garde », écrivent les spécialistes Hélène Romano et Jacqueline Phélip.

Le problème, c’est que si on bannit le SAP, que vont faire les éminents « spécialistes » du SAP ? Pointer au chômage ? Ils ne vendront plus leurs livres, ne feront plus de conférences ou de formations, n’interviendront plus dans les tribunaux pour promouvoir leur machin. Autant dire : une perte sèche.

Alors ce petit lobby continue son travail de sape des enfants victimes, pour le plus grand bonheur des pédocriminels. Ce qui est assez hallucinant dans cette histoire, qui me fait penser au conte du roi nu, c’est que des gens censément intelligents, qui parlent du haut de leur grand savoir, parviennent à défendre cette théorie des plus aberrantes, et cela constamment, et cela dans l’ensemble des médias et par tous les moyens mis à leur disposition.



[1]  Pour les USA l’étude cite notamment les études Bancroft, Silverman, 2002 ; Brown, Frederico, Hewit et Sheehan, 2001; Erickson et O’Sullivan, 2011; Neustein et Goetting, 1999 ; Rosen et Etlin, 1996 ; Saunders, Faller et toman 2011).

[2] Par exemple, une étude US a montré que les pères accusés de violence sobtiennent la garde de leurs enfants dès les premières audiences dans 10% des cas, alors que les pères qui ne sont pas accusés de violences l'obtiennent dans 9% des cas. 

[3] Selon Gardner, le SAP c’est : « un trouble qui apparaît essentiellement dans un contexte de litige de garde. Sa manifestation principale est la campagne de dénigrement de l’enfant contre son parent, une campagne qui n’a pas de justification. Il résulte de la combinaison d’endoctrinement (lavage de cerveau) par le parent et de la participation de l’enfant à la diffamation du parent cible ».

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29 juin 2016

Lille, ville où prospèrent les réseaux de prostitution de mineures

F3Aujourd’hui, un petit point sur les réseaux de prostitution de mineures dans la capitale nordiste et alentours (Roubaix, Tourcoing, la Belgique et ses bordels). Après quelques années dans ce secteur en tant que journaliste, j’ai constaté que des réseaux organisés existent, mettent la main sur des gamines, souvent paumées ou un peu trop naïves, et les exploitent dans la rue, des appartements ou même dans des bordels officiels en Belgique.

 

A la fin 2015, deux affaires de prostitution de mineures ont été mentionnées dans la presse locale. La première impliquait, du moins officiellement, cinq adolescents de banlieue qui prostituaient des gamines âgées de 14 à 21 ans.

Certaines d'entre elles faisaient carrément le trottoir avenue du Peuple Belge, haut lieu de prostitution en plein cœur de Lille, dans les beaux quartiers. Contrôlées régulièrement par les flics qui ont mis des mois à mettre le grappin sur les maquereaux, elles auraient fini, pour certaines, par être mises à l’abri.

Le profil des filles, d’après les médias : des fugueuses de foyers qui ne savaient pas où dormir et se sont retrouvées dans le réseau, violées, frappées et obligées de ramener un maximum de fric. Des équatoriennes, des Roms, bref pas de quoi fouetter un chat, que les braves gens dorment tranquilles.

 

Des gamines sur les trottoirs du centre-ville de Lille

En 2014, la presse évoquait une gamine de 12 ans, ramassée 8 fois en un an par les flics au même endroit. Relâchée dans la nature par les flics, elle est retournée tapiner à chaque fois. Inutile de dire qu’aucun client (ou presque) n’a été inquiété bien que la gamine « avait sa propre clientèle », selon ses collègues de trottoir.

Depuis quelques années, pas mal de filles et quelques garçons Roms sont également prostitué€s, toujours dans le même secteur du Peuple Belge. En 2014, 21 mineures ont ainsi été « interpellées » par les flics, un chiffre en forte augmentation au fil des années.

Mais qu’on se rassure, BFM nous explique que selon le chef de la sureté urbaine de Lille, Aurélien Cros : "Il n’y a pas de réseau derrière ces fillettes. C’est ce que nous appelons du proxénétisme artisanal. C’est une situation qui nous révolte mais on veut davantage les aider que les stigmatiser."  RTL nous dit même que les gamines sont seulement « attirées par l’argent facile ». Circulez y’a rien à voir, surtout pas de réseau.

bfmComme an Angleterre, la plupart des filles mineures qui sont prostituées sortent de foyers où on ne prend manifestement pas assez de précautions avec elles.

A quelques kilomètres de là, en Belgique, des mineures de Roubaix et Tourcoing ont été retrouvées, à l’occasion d’un rare contrôle de police. C’était en 2009. Les gamines avaient été accrochées par des types du côté de Roubaix. Pour l’une d’elles, qui a réussi à s’enfuir quand des flics sont entrés dans le bordel, elle avait rendez-vous avec un jeune de Roubaix, un soir. Embarquée et amenée directement dans un bordel de Courtrai, elle a été retenue de force, à 16 ans, et obligée à enchaîner les passes.

J’ai travaillé sur cette affaire, et la maquerelle du bordel s’en est tirée en disant que la gamine avait de faux papiers et qu’elle ignorait qu’elle était mineure. Les macs s’en sont tirés en niant en bloc, et n’ont pris que quelques mois de prison, donc ils n’y ont pas mis les pieds (en prison). Bref, pas de coupables, et une gamine traumatisée qui a dû avec sa mère quitter le Nord pour se reconstruire et échapper aux tarés.

L’avocate de cette adolescente m’a expliqué que ce n’était pas la première à se faire avoir de la sorte, loin de là, mais qu’il était très difficile de faire condamner les coupables. Je l’ai constaté par moi-même. Le parquet belge m’a dit que les contrôles étaient sérieux et systématiques, les flics m’ont dit qu’ils n’avaient pas les moyens de contrôler les nombreux bordels frontaliers, j’ai écrit un article et après cela le parquet a toujours refusé de me répondre. La seule réponse que j’ai pu obtenir est : « on ne communique pas là-dessus, c’est un sujet sensible ». Ah bon ? Pour moi aussi c’était sensible, ces gamines poussées dans la prostitution contre leur gré, retenues de force dans des bordels glauques et exploitées par des réseaux, car il faut appeler un chat, un chat.

Tous les tarés impliqués dans ces affaires continuent aujourd’hui leur business, et on le sait bien l’impunité ne pousse pas à la modération. Une des gamines prostituées en Belgique n’avait que 13 ans mais cela ne pose problème à personne.

J’ai alors cherché à comprendre comment il était possible que les coupables ne prennent que des peines absolument dérisoires, quand ils sont condamnés. J’ai parlé à une patronne de bordel, révoltée par ce système. Elle m’a expliqué que des juges de Bruxelles, qui plaçaient des gamines dans des foyers, en envoyaient certaines dans les bordels où elles étaient forcées à la prostitution. Impunément bien-sûr, parce que ce système durait depuis des années et n’a jamais cessé.

On peut aussi rappeler qu’au départ de l’affaire dite « du Carlton », il a été question de mineures[1]. Dans certains bordels où se fournissait le troupeau, il y avait effectivement des mineures, mais ces bordels-là ont été vite « oubliés » par la justice. En tout cas, il y en avait au moins une de 19 ans qui s’est retrouvée à Washington, mais elle est arrivée par un autre biais, celui d’un média bien connu en France.

 

vsdUn réseau de proxos vite sorti de prison

Revenons à Lille. Bizarrement, quand l’affaire des ados proxénètes a éclaté, une autre affaire est plus ou moins sortie mais très discrètement. Il s’agissait nous disait-on d’un autre réseau de prostitution, dont la presse officielle (La Voix du Nord, seul groupe média local) a plus ou moins parlé. Les médias locaux ont évoqué une vingtaine de jeunes équatoriennes, dont certaines étaient mineures, même si le grand média local, La Voix du Nord, ne l'a pas précisé. Un détail, sûrement.

Dans ce réseau, on n’avait pas des ados proxénètes mais des gens mieux insérés socialement. Cette affaire est sortie au même moment, comme occultée par l’affaire des ados. Là, on avait un notable, médecin de son état (le « docteur F. »), qui louait apparemment une dizaine d’appartements où des filles, dont certaines mineures se prostituaient. Allez savoir pourquoi, la presse locale a parlé d’ «équatoriennes ». Quatre personnes, dont la femme de ce médecin qui a tenté de se planquer en Belgique, ont été collées en détention préventive en novembre 2015.

Mais tout ce petit monde a été très vite relâché dans l'attente du procès, en correctionnelle. Apparemment, la justice considère qu'il n'y a aucun risque qu'ils fassent pression sur les victimes ou qu'ils poursuivent leur activité. 

« Après plusieurs semaines d’enquêtes, les poli­ciers lillois ont déman­telé à la mi-novembre un vaste réseau de proxé­né­tisme qui pros­pé­rait au sein de la commu­nauté équa­to­rienne implan­tée dans la métro­pole lilloise. Une petite entre­prise de proxé­né­tisme qui se déve­lop­pait grâce au rôle supposé majeur d’un méde­cin domi­ci­lié à Roubaix (Nord), qui louait des appar­te­ments à plusieurs des pros­ti­tuées mises en cause », nous explique VSD.

La femme du médecin officiait semble-t-il en tant que "mère maquerelle", et d'autres personnes ont été interpellées et relâchées dans cette affaire, notamment à Mouscron, de l'autre côté de la frontière belge.

Ce réseau était actif depuis 2012 nous a dit la presse, ce dont on peut légitimement douter vu le dégré d'organisation et le nombre d'appartements utilisés par la bande. Le réseau exploitait des filles, au Peuple Belge et dans les appartements loués par le « Docteur F. », un médecin généraliste qui continue manifestement à exercer puisque son cabinet est toujours ouvert. Ce même « Docteur F » avait déjà été embêté par la justice pour avoir sauvé la vie d’un type qui avait pris des balles dans le corps suite à une tentative de braquage d'un fourgon blindé, sans signaler à la justice ces blessures par balles, ce qui est pourtant obligatoire. Il avait ramassé 6 mois de sursis et 5.000€ d'amende. Une paille.  En décembre 2012, il a été sous le coup d'un "redressement judiciaire" prononcé par le TGI de Lille.

Sa société, toujours active, a deux activités: la médecine générale et la location de meublés.

A l’époque, il a déclaré que sa mission, en gros, était d’aider son prochain. Ledit médecin donnait aussi dans la fraude à la sécu, réclamant à la sécu plus de 400.000 € de remboursements en 4 ans, deux fois plus que tous ses collègues de la région.

 

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2016-06-29 19_48_46-DébutEn France l’UNICEF évoquait en 2001 le chiffre de 8.000 mineurs prostitués, et les seules affaires qui font la une sont :

  • Des enfants roms prostitués à la gare du nord ou à Lille
  • D’Africaines prostituées dans des réseaux (sauf à Lille où bizarrement la presse officielle nous parle d’Equatoriennes)
  • Des enfants migrants dont on perd la trace sans chercher ce qu’il advient d’eux
  • Des affaires comme le réseau pédophile d’Angers, ou Outreau, et qui sont largement étouffées[2]

Autant le dire : 15 ans après, crise économique et développement d’internet aidant, ce chiffre de 8.000 est allègrement dépassé. Aujourd’hui un pédocriminel n’a qu’à aller sur internet pour trouver des parents prêts à lui vendre leur gosse. Il sait déjà dans quels quartiers aller pour trouver de la chair fraiche contre quelques euros, même si le réseau Albenque a montré que les pédos connaissent toujours les bonnes adresses où ils trouveront de quoi s’amuser. Je note tout de même que, d’après les médias officiels, en 2014 on aurait compté « 5.000 à 8.000 » mineurs prostitués en France, ce qui est un non sens absolu car le chiffre aurait diminué au fil du temps, ce qui, quand on connait le problème de la pédocriminalité, est juste impossible si rien n’est fait pour lutter efficacement contre ce fléau.

 Accessoirement, le titre de 20 Minutes était « Entre 5.000 et 8.000 mineurs se prostituent aujourd’hui en France ». Donc ce sont les gamins qui se seraient levés un matin en se disant « ah tiens, si j’allais « me » prostituer aujourd’hui ». Evidemment la réalité est bien plus glauque : on sait que déjà chez les prostituées adultes « consentantes » environ 9 sur 10 ont été victimes de viols et/ou d’agressions sexuelles dans l’enfance. Par ailleurs, un mineur est un mineur parce qu’on estime qu’il n’a pas le consentement (sinon il pourrait voter et rentrer dans l’armée)

La réalité, c’est que le tourisme sexuel visant des mineurs, ça ne se passe plus qu’au Cambodge ou en Indonésie, c’est aussi en Belgique, en France, aux Pays-Bas, en Angleterre, en Espagne. Et c’est à nos portes, juste en bas de la rue. Y’a pas à aller loin : à Angers, à Outreau, à Lille, à Paris ou à Toulouse, vous cherchez juste un quartier de gens au RMI et en quelques heures au maximum vous trouverez un gosse à vous mettre sous la dent. Et cela, les pédos le savent parfaitement.

Mais le plus inquiétant, c’est l’inertie des autorités, voir leur déni. Alors qu’en 2014 la cause nationale c’était justement les violences contre les enfants, la situation ne fait qu’empirer. Lesdites autorités, que ce soit via la justice, la presse, l’absence de réaction face au problème, passent leur temps à minimiser la catastrophe. Et on sait pourquoi : on est bel et bien dirigés par une clique de pédophiles, satanistes et cocaïnés, et pas à la marge.



[1] L’article que je mets en lien a une erreur : ce bordel n’appartenait pas à Dodo la Saumure, comme une procédure en justice l’a montré (Dodo connait bien les lois).

[2] Cet étouffement est du à deux choses : la « justice » veut des preuves matérielles qui n’existent pas dans le cas de viols répétés de mineurs. Aucun moyen de prouver que X a abusé Y à telle date, à tel endroit. Et aussi parce que généralement les clients sont des gens friqués, contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, c’est-à-dire que les réseaux de pédophiles ne sont composés que de cas sociaux.

19 juin 2016

Donald Trump : un entourage de mafieux et de pervers

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Alors que Donald Trump représente le seul opposant à la détestée Hillary Clinton, regardons d'un peu plus près dans quel milieu il évolue, et surtout les casseroles qu'il peut avoir collées aux fesses en matière d'abus sexuels, sur des mineures notamment. Car dans son entourage, il y a une belle bande de pervers, aux comportements aussi douteux que celui de Trump. Bref, il est un candidat parfait pour la Maison Blanche.

 

Dès le début de sa carrière dans l'immobilier, dans les années 60, des journalistes ont repéré une proximité entre Trump et certains mafieux, toujours prompts à lui rendre service et à lui éviter des ennuis. Son avocat, Roy Cohn, en plus de ses liens avec diverses familles mafieuses comme les clans Genovese ou Gambino, était très proche du pouvoir et de certains types, comme Craig Spence, qui faisait aussi dans la prostitution de mineurs.

 

Trump et la mafia

Trump a longtemps eu pour mentor un certain Roy Cohn, connu pour avoir été l'avocat de plusieurs grands mafieux, et qui a permis à Trump de se constituer un carnet d'adresses. D'ailleurs, un journaliste qui a travaillé sur le cas de Trump pendant 27 ans, David Cay Johnston, s'interroge sur ses liens avec la mafia, notamment en raison d'investissements dans des casinos et autres buildings du côté d'Atlantic City ainsi qu'à New York. Certains des mafieux avec qui il a fait des affaires étaient des clients de Cohn, et leurs entreprises étaient clairement dans l'orbite de la mafia.

 

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Cohn était lui même un bon ami de Craig Spence, ce lobbyiste qui avait défrayé les chroniques pour avoir organisé un réseau de prostitution de mineurs à la maison blanche[1], mais qui a eu la bonne idée de se suicider avant son procès, en 1989. De fait, parmi les clients de Spence, il y avait de hauts officiels des administrations Reagan et Bush, dans les années 80, mais aussi des militaires de haut rang, des hommes d'affaires locaux aussi bien qu'étrangers. Selon certaines sources, une liste de plus de 200 clients existait, mais elle n'a bien sûr jamais été mise sur la place publique [2].

Il est aussi probable que ce réseau était piloté par la CIA dans le but de faire chanter ou de manipuler diverses personnalités. La maison de Spence, où il organisait de nombreux "cocktails" connus dans toute la ville de New York, était bourrée de micros, de caméras dissimulées et de miroirs sans tain.

Par ailleurs, Cohn aurait carrément déclaré à un inspecteur de la police de New York, un certain James Rothstein, qu'il avait participé à un réseau de prostitution dont le but était de faire chanter ou de faire pression sur des politiciens, réseau dans lequel des mineurs étaient utilisés. Ce réseau aurait été opérationnel à l'époque de la grande chasse aux communistes, dans les années 50 et 60. 

Car, Cohn a aussi été un l'avocat de McCarthy dans les années 50, au moment où ce dernier menait cette chasse aux communistes, en voyant partout dans l'appareil d'Etat US. Alors qu'il dénonçait publiquement l'homosexualité, il était lui-même gay et est mort du SIDA en 1986. D'après certains, le réseau en question a continué à être opérationnel jusqu'à présent, et le réseau de prostitution de Deborah James Palfrey, en partie mis au jour il y a quelques années, avait également pour but d'accéder à des politiques afin de les manipuler. Pas de bol, elle aussi s'est suicidée juste après sa condamnation, en 2008. Elle avait, dit-on, une liste de 10 à 15.000 clients. Liste que la justice refuse évidemment de divulguer.

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D'après certaines sources loin d'être officielles, Cohn aurait aussi été en contact, à la même époque, avec des Nazis passés du côté US après la guerre, comme Otto Skorzeny, un important financier d'Hitler, Hjalmar Schacht, ou encore Werner Naumann. Selon John DeCamp, un sénateur qui a travaillé sur l'affaire Franklin, Cohn avait notamment pour rôle de mouiller diverses personnalités dans des soirées où des mineurs étaient violés, et où le chef du FBI de 1924 jusqu'à sa mort en 1972, Hoover, était parfois présent.

En 1971, Trump s'installe à Manhattan pour se lancer dans l'immobilier, et il choisit de prendre Cohn comme avocat. Ce qui a bien aidé Trump à se sortir de poursuites engagées par l'Etat pour diverses malversations.

Les liens de Trump avec la mafia, essentiellement la mafia juive, n'ont a priori pas cessé

En 2011, Trump aurait renoncé à se présenter à l'élection présidentielle de 2012 en raison de l'implication de deux de ses partenaires d'affaires dans un trafic de cocaïne. Engin Yesil, l'un d'eux, était son partenaire de business pour construire une tour à Istanbul pour 500 millions de dollars et a fait six ans de prison aux Etats-Unis dans les années 90. Un autre de ses partenaires d'affaires dans l'immobilier, Raoul Goldberger, a été arrêté en 2013 pour trafic d'amphétamines et d'ecstasy (spécialité de la mafia israélienne), et avait déjà été poursuivi pour le même genre de trafic en 1999.

 

Epstein, un ami un peu embarrsassant

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En avril 2016, une plainte a été déposée contre Trump par une femme, Katie Johnson, qui dit qu'il l'a violée quand elle avait 13 ans, à plusieurs reprises. Les faits se seraient notamment produits en 1994 lors d'une des innombrables partouzes organisées par Jeffrey Epstein, dont on a déjà parlé. Epstein, qui s'amusait dans la finance, était (avant d'être impliqué dans des viols de mineures) l'ami du prince Andrew, Ehud Barak (ex 1er ministre israélien), Bill Clinton et de bien d'autres gens du gratin[3].

Katie Johnson déclare que Trump était furieux contre elle et une autre gamine parce qu'il n'a pas été satisfait du rapport. Elle évoque une troisième victime du même âge et précise aussi qu'elle a été menacée ainsi que sa famille si elle ne faisait pas ce que Trump et Epstein voulaient. Epstein est également visé par cette plainte.

Dans le carnet d'adresses d'Epstein, on trouve les noms et les numéros d'Ivana Trump, la première femme de Trump, et d'Invanka Trump, sa fille, ainsi que plusieurs adresses et numéros de Donald Trump, notamment à Mar a Lago, son ranch où diverses partouzes ont eu lieu. Dans ce carnet, il y a également les coordonnées de nombreuses victimes d'Epstein et de ses copains pédophiles, aux USA ainsi qu'à Paris.

Alfredo Rodriguez, qui a été un assistant proche de Trump, avait en 2009 essayé de revendre ce carnet d'adresses , qu'il avait mis de côté, aux avocats de la défense pour 50.000$. Mais c'est le FBI qui est venu voir Rodriguez afin de récupérer le carnet, et l'a envoyé en prison 18 mois pour obstruction à la justice. Fort opportunément, Rodriguez est mort juste avant de témoigner devant le cour, d'une maladie nous dit-on. Il avait déclaré avoir vu des filles mineures à poil chez Epstein, alors qu'elles vannaient pour donner des "massages" dans les soirées du pervers.

epstein trump

Aujourd'hui, quatre femmes ont porté plainte contre Epstein et certains de ses copains, et toutes ont eu le même parcours, recrutées alors qu'elles étaient mineures pour faire des massages, ou en tant que mannequins. Car Epstein était aussi à des agences de mannequins sulfureuses.

D'autres accusations du même registre ont été faites par une femme qui décrit un comportement à la DSK, comme si toutes les femmes, y compris jeunes, n'étaient que des objets sexuels à sa disposition. Une certaine Jill Harth, compagne d'un autre partenaire d'affaires avec lequel Trump était en délicatesse, a porté plainte car il aurait tenté de la  violer en 1992 à l'hôtel Plaza à New York puis en 1993 dans sa résidence de Mar-a-Lago. Elle déclare carrément que Trump a essayé de faire d'elle une esclave sexuelle. La plainte a été retirée suite à un arrangement à 125 millions de dollars.

C'est d'ailleurs dans cette résidence de Trump à Mar-a -Lago (où Trump avait aussi créé un "club privé" dont Epstein était membre), que Virginia Roberts, une femme d'une trentaine d'années qui a été l'une des premières à porter plainte contre Epstein, a été embauchée comme "femme de chambre", pour 9$ de l'heure, alors que son père y travaillait comme ouvrier. C'est à Mar-a-Lago qu'Epstein l'aurait recrutée en tant que "masseuse", en 1998 à l'âge de 15 ans.

Roberts a ensuite été trimballée en jet privé dans les divers pieds à terre d'Epstein, où elle l'a vu abuser de très jeunes filles à moult reprises, y compris, dit-elle dans sa plainte, de deux gamines françaises de 12 ans. Virginia Roberts a aussi déclaré qu'Epstein la forçait à avoir des rapports sexuels avec des gens du gratin, politiciens et hommes d'affaires notamment, un peu partout à travers le monde. Parmi eux, le prince Andrew.

Bien qu'il le nie aujourd'hui, en 2002 Trump disait qu'il connaissait Epstein depuis 15 ans et que comme lui "il aime les jolies filles" (jeunes en plus, apparemment, ce qui ne semblait pas lui poser problème). Les deux ont évidemment continué à se fréquenter après, au moins jusqu'à ce qu'Epstein ait de petits ennuis avec la justice, en octobre 2007. D'ailleurs, dans le carnet d'adresses d'Epstein, il y a pas moins de 14 entrées rien que pour Trump. Cependant, quand la justice lui a demandé s'ils se fréquentaient, Epstein en a appelé au 5e amendement, qui permet de ne pas répondre.

 

L'affaire du yacht-bordel étouffée en Turquie

yacht trump

Un des partenaires d'affaires de Trump, un ancien haut fonctionnaire de l'URSS et diplômé de l'université de Columbia aux USA, dénommé Tevfik Arif0 [4], a été poursuivi en Turquie pour avoir mis en place un réseau de prostitution pour VIP avec des mannequins mineures venues d'Ukraine et de Russie. Il a été acquitté en 2012 au motif qu'aucune des femmes qui se trouvaient une fois à une partouze n'étaient mineures.

D'après l'enquête, qui a duré sept mois, plusieurs filles sur les 13 qui ont été repérées (et arrêtées) étaient mineures [5], mais finalement au procès il se serait avéré que non (cependant des écoutes téléphoniques montrent que les protagonistes évoquaient des filles de 16 ans, décrivaient leur âge, leur apparence, leur poids). L'un des types voulait des filles de 13 - 14 ans et d'après ces écoutes on les lui aurait fournies. Des businessmans payaient de 3.000 à 10.000$ pour une nuit avec ces filles, sur un yacht de 16 suites appelé Savarona.

Apparemment, des hommes d'affaires Russes, Kirghizes et Kazakhs, ainsi que des membres du gouvernement, ont également été arrêté lors de la procédure. Derrière cette affaire, il y avait aussi, d'après ce qu'en ont dit les médias trucs au début de l'affaire, un trafic de faux passeports commis par des officiels trucs et du blanchiment d'argent.

Les enquêteurs ont également parlé de réseau international de prostitution, d'une quinzaine de femmes prostituées dans un hôtel de la station balnéaire chic de Belek en Turquie, où mouillait le yacht mis en cause. Toutefois, les victimes de traite ont été expulsées immédiatement du pays et les types présents, puissants et bénéficiant de faveurs diplomatiques, ont presque tous quitté le pays sans être inquiétés.

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Un certain Alexander Machkevitch, ami d'Arif, homme d'affaire russo-israélien suflureux et président de l'Euro-Asian Jewish Congress, était également sur le yacht. Il le louait chaque été à 300.000$ pour 5 jours (alors que le tarif habituel était de 30.000$ la semaine), et était présent lors de la descente de police sur le bateau. Deux associés kazakhs de Machkevitch étaient aussi impliqués dans l'affaire.

Toutefois, parmi les personnes présentes sur le yacht le jour de la descente, seul Arif et une femme appartenant au monde de la mode, Ekaterina Maisuradze, ont été renvoyés devant le tribunal, pour un procès éclair plié en quatre audiences.

Une dizaine de lampistes qui n'étaient pas sur le yacht lors de la descente de police ont également été renvoyés devant le tribunal. Tout le monde en est ressorti libre, parfois cependant avec quelques mois de sursis, y compris les collaborateurs d'Arif qui ont été condamnés pour "inciter, faciliter, et organiser une activité de prostitution". Voilà une peine bien dissuasive...

Plus proche de Trump lui-même, il y a aussi plusieurs femmes qui l'accusent au minimum d'agressions sexuelles. Il y a par exemple cette femme qui a porté plainte contre Trump en 1997 avant de la retirer, probablement suite à des pressions. Malgré tout, cette femme continue à affirmer que Trump utilisait l'American Dream Festival, un concours de musique, d'art etc, pour se fournir en femmes, et même mineures. Trump aurait demandé à cette femme, qu'il a(urait) agressée sexuellement, de lui donner un accès à une des jeunes compétitrices, une tchèque âgée de 17 ans, que Trump a(urait) qualifiée d' "objet sexuel" devant elle.

 

D'autres amis violeurs -et pédophiles- de Trump

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Trump est également un vieil ami de Hugh Hefner, le patron de Play Boy, qui a traumatisé par mal de ses playmates, et dont certains disent qu'il est directement relié au programme Monarch. On notera d'ailleurs que Bill Cosby, accusé de viol par plus de 54 femmes dont certaines mineures, était un très grand ami de Hefner, ce pervers adepte des playmates parfois à la limite de la puberté.

Certaines des femmes qui accusent Cosby de les avoir violées, la plupart du temps après les avoir droguées, accusent aussi Hefner des mêmes faits ou d'avoir facilité lesdits viols. De fait, certains faits qui se seraient déroulés à la "Playboy Mansion" remonteraient à 1974 [6], quand d'autres sont situés par une victime en 2008. Plusieurs des "bunnies" de Hefner, des playmates qui vivaient à la Playboy Mansion, poursuivent aujourd'hui Cosby pour des viols et/ou des agressions sexuelles.

Fiona Barnett, cette australienne qui a dénoncé fin 2015 un vaste réseau pédophile et satanique (et nazi) dans son pays, a aussi expliqué qu'elle a été emmenée aux USA et notamment au Bohemian Grove, à plusieurs reprises[7]. Elle dit qu'elle a assisté à diverses cérémonies, et qu'elle a été droguée et violée par le révérend évangélique Billy Graham, un star dans le sud des states, un dingue très respecté par Trump. A cette occasion, elle dit qu'elle a assisté à un meurtre rituel commis par des politiciens en robe.

Graham a dit que Trump, qui a "une expérience dans les affaires", est "certainement" le prédisent dont le pays a besoin, et d'une manière générale Graham ne tarit jamais d'éloges sur Trump, qui était présent, tout comme la non moins débile Sarah Palin, à son 95 e anniversaire.



[1] Un réseau qui était au moins en partie approvisionné par les gamins placés à BoysTown, c'est à dire au réseau Franklin.

[2] Spence avait accès sans problème à la Maison Blanche, notamment grâce à un certain Donald Gregg, conseiller à la sécurité de Bush 1er, alors vice-président. Gregg a été impliqué dans le scandale de l'Iran Contra notamment.

[3] Figurent aussi dans le carnet Alec Baldwin, Ralph Fiennes, Michael Jackson et son avocat, Mick Jagger, Courtney Love, Flavio Briatore (ex patron de Benetton), Jean-Luc Brunel (grand ami d'Epstein quia payé ses frais de justice et patron de l'agence de mannequins MC2, basée à New-York et Tel-Aviv, dont certains jeunes mannequins ont été envoyés faire des "massages" chez Epstein. il a été mis en cause dans le milieu de la mode à Paris pour être accro à la coke et sauter sur toutes les gamines qu'il pouvait. Dans ke carnet, lié au nom de Brunel, il y a les numéros de plusieurs filles et de l'agence de mannequins Karins), Naomi Campbell (on se rappelle de cette histoire où le dictateur de Sierra Leone Charles Taylor lui a donné un gros diamant contre on en sait trop quelle prestation), Hermine de Clermont Tonnerre, Sarah Ferguson (l'ex du Prince Andrew, dont Epstein a payé quelques dettes lors du divorce), Robert Hurst (vice président de Goldman Sachs), Ted Kennedy Jr (de la famille Kennedy, associé d'Epstein dans le cabinet Epstein Becker & Green), Henry Kissinger (faucon néo conservateur impliqué dans moult coups foireux des USA à travers le monde, membre du Bilderberg, de la Trilatérale, du CFR et autres groupuscules), Caroline Lang (Time Warner), Jean-Yves Le Fur, Peter Mandelson (membre du Bilderberg, dénoncé comme étant membre d'une secte sataniste anglaise, ami des Rothschild , du prince Andrew, du pédophile Greville Janner, devenu commissaire européen), Alistair McAlpine (autre politicien anglais cité dans des dossiers de pédophilie), Peter Soros (neveu de George Soros), Sarah Kellen (ex mannequin qui a officié comme rabatteuse pour Epstein, qui s'appelle aujourd'hui Sarah Kensington et gère des sociétés pour Epstein), Ghislaine Maxwell (fille de Robert Maxwell le magnat des médias et rabatteuse en chef pour Epstein), David Rockefeller, et bien d'autres.

[4] La boîte d'Arif, Bayrock, a participé à la construction et à l'exploitation du Trump SoHo et du Trump International Hôtel aux Etats-Unis.

[5] La presse Turque parlait même de plusieurs filles de 16-17 ans sur le yacht, mais très vite il n'a plus été question que de deux mineures (dans la presse anglaise notamment), puis plus du tout au tribunal.

[6] Les premières victimes de Cosby remonteraient aux années 60.

[7] D'après d'autres victimes comme l'américain David Shurter, Fiona Barnett est une authentique victime d'abus rituels. Elle a dessiné quelques-unes des scènes dont elle se rappelle, et ses dessins ressemblent beaucoup à ceux d'autres victimes d'abus du même type.

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12 juin 2016

Affaire d'Outreau la suite: Franck Lavier accusé de viols par sa fille.

lavier procesCette semaine, on a appris que Franck Lavier, célèbre acquitté d'Outreau, avait été placé en garde-à-vue suite à un signalement transmis au parquet par l'Education nationale. Comme d'habitude, Lavier bénéficie d'un traitement de faveur: bien qu'il soit mis en examen pour des viols sur sa fille C., il a été laissé libre. Retour sur les faits, minimisés avec force par la quasi totalité des médias.

 

Mercredi, on a appris que Lavier avait été mis en garde-à-vue, à Boulogne-sur-Mer, dans le cadre d'une enquête préliminaire pour «viol sur mineure de 15 ans par ascendant», et sa femme, Sandrine Lavier, mère de 7 enfants dont la jeune C., a été entendue également, en tant que témoin.

C'est parce que C., 16 ans, a parlé à l'école de viols commis par son père que l'Education nationale a fait un signalement au parquet. On peut déjà considérer que c'est un miracle que la justice ait réagi, entendu C. à plusieurs reprises, et considéré que l'accusation était suffisamment solide pour priver Lavier de liberté durant 48h, le délai maximal prévu pour ce type de faits.


La propagande a déjà commencé

lavier3Selon certains médias, les faits reprochés à Lavier se seraient produits au début de mois de juin 2016, d'autres parlent de faits commis en juin 2015, c'est-à-dire juste après le procès de Daniel legrand à Rennes, lors duquel Lavier est venu défendre son" co-acquitté", dire que lui aussi est innocent et que tout le monde s'est injustement acharné contre eux. Sa femme Sandrine a témoigné en visio en pleurant sur le fait que sa deuxième fille refuse toujours d'entrer en contact avec eux.

Il semble (la plupart des médias font preuve d'une imprécision alarmante) que c'est bien pour des faits de viols "sur mineur de 15 ans" que Lavier a été mis en examen. Il s'agirait donc d'actes commis il y a plus d'un an.

On parle aussi de plusieurs viols, mais beaucoup de médias comme L'Express ne parlent que d'un seul.  Il y a aussi quelques médias qui ont qualifié Lavier de "relaxé d'Outreau", mais c'est bien aux assises qu'il a été jugé, pour des faits de nature criminelle. Aux assises on parle d'acquittement et pas de relaxe, qui ne vaut que pour les procédures correctionnelles.

Lavier a finalement été libéré vendredi matin, ce qui a valu des articles d'une rare complaisance, notamment dans Le Figaro, qui a titré: "Franck Lavier, acquitté d'Outreau, laissé libre après sa garde à vue". L'article de notre ami Dufland ne mentionnait même pas le fait qu'il avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire! Puis, l'article a été modifié, et le titre est devenu "Mis en examen, Franck Lavier ressort libre de sa garde à vue". Oui il ressort libre, ce qui est hallucinant car dans ce genre de cas le type est envoyé, le plus souvent, en détention préventive. Mais il a quand-même fait 48h de garde-à-vue, et a été entendu à plusieurs reprises sur des faits qu'il nie, comme toujours.

C., a été placée dans un foyer et refuse de rentrer chez ses parents, quant à Lavier il a interdiction de rentrer au domicile familial.

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Il a été mis en examen pour viols et agressions sexuelles et non, comme l'a écrit Dufland, pour "viol et attouchements sexuels", selon l'expression qu'aurait eue le parquet de Boulogne en répondant à l'AFP. C''est l'avocate de Lavier, Me Roy-Nansion, qui a parlé seulement d'attouchements, ce qui n'est pas exact, mais qui a pourtant été repris par le fan club des acquittés. Le juge a suivi les réquisitions du parquet, qui avait recommandé cette mise en examen à l'issue des 48H de garde-à-vue.

Me Roy Nansion a été l'avocate d'un des acquittés, David Delplanque[1], et elle avait ensuite défendu Sandrine Lavier en 2011 quand elle et Lavier avaient été poursuivis pour violences et corruption de mineurs, ce dernier chef d'accusation ayant été abandonné suite à un vice de procédure.

Il faut dire que le couple était bien défendu, notamment par Mes Berton et Dupond, à qui les acquittés d'Outreau semblent être abonnés[2]. Le procès a eu lieu en 2012, et le couple a ramassé quelques mois de sursis pour avoir fait subir un véritable calvaire à ses enfants, à tel point que C. et son frère L., âgés d'une dizaine d'années, s'étaient enfuis de chez eux en pleine nuit au mois de février, pour retourner chez la nounou où on les avait placés durant la procédure d'Outreau.

 

Condamnation pour "violences habituelles"

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Le couple avait été placé en garde-à-vue suite à la fugue de deux de leurs enfants de 10 et 11 ans en plein mois de février. Deux frères de Lavier étaient également arrêtés et poursuivis. Les deux gamins avaient parcouru plusieurs kilomètres en pleine nuit et en hiver pour regagner le domicile de leur assistante maternelle, où ils avaient été placés durant l’incarcération de leurs parents.

Ils ont dénoncé diverses maltraitances, et une enquête est lancée, qui aboutit à la perquisition chez les Lavier, au cours de laquelle plusieurs vidéos de soirée arrosées montrent des gestes sexuellement explicites en présence de mineurs. Dans les extraits des vidéos projetés lors de l'audience, on y voit les Lavier, en compagnie d'amis et de membres de la famille, adopter des positions obscènes auxquels assistent des enfants, parfois pris à partie.

"C'est venu dans l'amusement", souligne Sandrine Lavier. "Et vous trouvez normal d'embrasser votre fille mineure à pleine bouche ?", tonne la juge. Des photos des maltraitances ont été diffusées aussi, montrant la fille des Lavier couverte de bleus.

Finalement, au tribunal, on laisse tomber la corruption de mineurs et on ne retient que les maltraitances. Déjà extrêmement graves en elles-mêmes, mais largement minimisées : "Il pourrait s'agir de "punition désagréable", selon le parquet, bien loin des très graves accusations de maltraitance et encore moins de maltraitance sexuelle, portées lors de l'affaire d'Outreau. L'enquête de police a écarté les accusations de maltraitance, comme celles de violences sexuelles".

"Quelques jours après l'énoncé du verdict, Bernadette Lavier, mère de Franck, se dit extrêmement "déçue"» de la sanction prononcée par le tribunal de Boulogne-sur-Mer, à l'encontre de son fils et de sa belle-fille Sandrine. "Ils ont respectivement écopé de huit et de dix mois de prison avec sursis, pour les faits de violences sur leurs enfants, commente la mère de famille. Je trouve la peine bien légère au regard des preuves et du résultat des examens médicauxDepuis l'affaire d'Outreau, Sandrine et Franck sont de toutes façons protégés. Ce ne sont plus des citoyens lambda", écrivait le quotidien local La Semaine dans le Boulonnais.

 A l'époque, des reportages d'une complaisance indécente avaient été diffusés, avec de longues interviews des Lavier, niant les faits et se positionnant comme des victimes du système. Le couple aime beaucoup, en effet, se dire victime des médias et de la justice, qui se sont pourtant montrés particulièrement conciliants avec eux malgré des accusations graves et répétées de la part de leurs enfants.

Ici, par exemple, Lavier tente d'expliquer les faits de corruption de mineurs tout en se victimisant, ça vaut son pesant de cacahuètes. On notera d'ailleurs qu'il ne parle que d'une vidéo alors qu'il y en avait plusieurs.

 
Franck et Sandrine Lavier  : «C'est des... par lavoixdunord

 

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Les Lavier, blancs comme neige?

Il ne faut pas oublier non plus que A., la deuxième fille de Sandrine Lavier, a été reconnue comme victime à l'issue du procès d'Outreau en appel. Elle fait partie des 12 enfants reconnus victimes de viol. Aujourd'hui, elle n'a plus de contact avec sa mère et son beau-père, et on lui souhaite de mener sa vie en paix.

Par ailleurs, un rapport de l'Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) a parlé de quatre enfants qui présentaient des signes de violences sexuelles chez les Lavier. Mais ce rapport n'a jamais été utilisé pour protéger les enfants, les Lavier étant manifestement acquittés à vie pour ce genre de faits. En 2007, un an après le procès en appel, ce rapport de l’IGAS retraçait le passé médical de 14 des 17 enfants victimes.  Selon Le Point, " pour cinq d’entre eux, dont les parents ont été reconnus innocents, l’Igas relève des indices évocateurs d’abus sexuels. Il ne s’agit pas de preuves mais seulement de signaux d’alerte qui justifient selon l’Inspection d’être pris en compte au nom de la protection de l'enfance ".

En 2001, quand l'affaire d'Outreau a éclaté et que certains suspects, dont les Lavier, ont envoyés en préventive, Franck Lavier avait reconnu les faits, graves, qui lui étaient reprochés. Dans le dossier, on retrouve une lettre d'aveu envoyée au juge en charge du dossier. En 2004, il avait d'ailleurs été condamné à 6 ans de prison à l'issue du procès en première instance, avant d'être acquitté en 2006.

Et puis, il y a aussi des pages d'auditions des enfants victimes, essentiellement les deux filles ainées de Sandrine Lavier, dans lesquelles les fillettes ont raconté comment ça se passait à la maison. Elles ont décrit des fellations, des violences sexuelles et des maltraitances, déjà lors de l'instruction entre 2001 et 2004, puis lors des procès.

 

L'espoir d'une enquête complète

La procédure, dans le cas des viols dénoncés par C., ira-t-elle jusqu'au bout? Il est impossible de le dire. En tout cas, les Lavier recommencent avec leur refrain habituel: ils sont des victimes, sont innocents et ne demandent qu'à avoir la paix. Sandrine Lavier s'est fendue samedi 11 juin d'une sorte de "communiqué" sur sa page Facebook:

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En clair, Sandrine Lavier ne cherche même pas à savoir si ce que sa fille dénonce est vrai ou pas. Elle défend directement son conjoint, contre sa fille, donc.

La justice marche sur des oeufs, semble-t-il: pas moins de trois juges ont été nommés pour travailler sur ce dossier.

"Des précautions ont aussi été prises concernant les experts désignés pour évaluer Carla et son père. « Ils seront tous extérieurs à la cour d'appel »", explique Le Parisien. 

Ceux qui connaissent bien le dossier ont toujours su que l'affaire d'Outreau n'était pas close, qu'on entendrait à nouveau parler des acquittés, des victimes, celles qui ont été reconnues par la justice comme celles qui sont passées à la trappe. Aujourd'hui encore, on découvre de nouvelles victimes qui ont fréquenté certains protagonistes de l'affaire, et peuvent être toujours sous la coupe du réseau ou d'une de ses branches.

On sait que les protections, pour certains de ces protagonistes,  étaient déjà en place avant l'affaire d'Outreau en elle-même, on sait que les déclarations détaillées des enfants décrivaient en fait un fonctionnement en réseau, avec de l'argent et des vidéos échangés, des viols contre rémunération des parents. D'ailleurs, c'est bien pour des faits de proxénétisme sur leurs enfants que le couple Badaoui-Delay a été condamné. Il ne reste plus qu'à trouver les clients, ceux qui payaient, et qu'on n'a jamais retrouvés.

Dans le cas de la jeune C., on ne peut qu'espérer une enquête complète, des auditions des frères et soeurs, notamment A., qui a toujours dénoncé le comportement de ses parents. Des auditions des voisins aussi, comme celles qui avaient évoqué devant la police le jour où Lavier a baissé son pantalon devant A. en lui disant "suce moi la bite" ou déclarant "vivement qu'elle ait du poil, que je l'encule".

Cette charmante vie de famille est à l'opposé de ce qu'a décrit le couple Lavier dans les médias complaisants. Un récit quasi idyllique qui n'est qu'une mascarade pour journalistes crédules ou de partis pris, une mise en scène qui n'a rien à voir avec ce qui a été dit lors de l'affaire des maltraitances, ou par les enfants lors de leurs auditions.

Devrons nous encore une fois se satisfaire de la version des Lavier, faute de preuves matérielles, ces preuves qui n'existent généralement pas dans ces affaires de violences sexuelles?

 



[1] Devant la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire d'Outreau, Me Roy-Nansion avait précisé qu'elle avait cherché à savoir où était la vérité dans les propos de son client, qui avait tendance à se rétracter après avoir dénoncé certains des accusés: "Je ne suis pas restée les bras croisés à écouter David Delplanque revenir sur ses explications. Je vous demande de me croire : une fois, j'ai pris David Delplanque entre quatre z'yeux et je lui ai dit : « Mais enfin, qu'est-ce que vous faites ? Je ne comprends plus ! S'ils sont coupables, dites-le, mais s'ils sont innocents, je vous en supplie, dites-le aussi ! » (...) Les yeux sur ses chaussures, il me disait : "Je vous l'ai dit, il y était". Quand je me fâchais, il m'envoyait balader : "Puisque je vous le dis, qu'il y était, enfin, foutez-moi la paix". "

[2] Cette fois, ni Berton ni Dupond ne se sont manifestés pour défendre Lavier, qui a probablement du dépenser tout l'argent de sa cagnotte d'acquitté dans la rémunération de ses avocats.

 

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18 mars 2016

La suppression du site Wanted Pedo, vaine tentative de censure

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Je reviens un peu plus tôt que prévu, suite à la suppression du site des collègues de Wanted Pedo. Une censure judiciaire préventive, puisqu'on n'en est qu'au stade de l'enquête préliminaire. Que reproche-t-on au site de Wanted Pedo? Eh bien d'avoir diffusé des contenus pédopornographiques. Incroyable, quand on sait que lesdits contenus étaient justement des copies d'écran de sites de pédophiles diffusés dans le but de les dénoncer. 

 

Il fallait bien que cela arrive: la "justice" considère qu'il est temps de sévir. Après la mini campagne de propagande médiatique destinée à décrédibiliser l'action de l'association, voilà qu'on tente de leur couper la chique. C'est totalement vain, mais hélas la pratique est révélatrice des bâtons que nos institutions peuvent mettre dans les roues des lanceurs d'alerte divers et variés qui risqueraient de perturber l'ordre établi. 

Depuis plus d'une semaine, suite à la décision d'un magistrat, probablement saisi d'une plainte de troll. On leur reproche la publication de contenus pédophiles, à savoir des captures d'écran de sites et pages Facebook dénoncées à moult reprises mais toujours en ligne. Car, Wanted Pedo effectue un travail sur le web, comme le font beaucoup de personnes ulcérées par la profusion de contenus pédopornos sur le web "classique", sans même parler du dark web.

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Ces sites et pages sont souvent dénoncés à des centaines de reprises mais restent "conformes aux standards" de Facebook, quant aux sites tels que "la garçonnière", ils restent miraculeusement accessibles depuis des années bien que les propos qui y sont tenus et les liens qui y sont publiés soient particulièrement dangereux pour les enfants.

Bref, cela, tous ceux qui ont dénoncé ce genre de chose le savent. La nouveauté, c'est qu'on bloque carrément le site avant même qu'un jugement soit intervenu. Motif: "Diffusion de l'image d'un mineur présentant un caractère pornographique en utilisant un réseau de communications électroniques".

Il est vrai que la justice de notre pays a des préoccupations à géométrie variable, comme ont aussi pu le constater tous ceux qui se sont penchés sur le sujet du traitement de la pédocriminalité par les autorités françaises. 

Mais  là, cela rappelle, toutes proportions gardées, quand la justice belge s'est attaquée à Marcel Vervloesem, l'accusant d'avoir détenu des CD Roms pédophiles alors qu'il les avait justement transmis aux autorités afin de dénoncer un réseau d'exploitation de mineurs et de diffusion de pédoporno à grande échelle.

C'était réseau pédophile de Zandvoort, aux Pays-Bas,qui a compilé des milliers d'images de gamins violés, sans que cela ne pose problème à un certain Yvon Tallec, procureur de son état, qui considérait que les enfants étaient consentants [1]. Pourtant, d'après certains, ce sont pas moins de 80 familles françaises qui ont reconnu des proches sur les clichés de Zandvoort. 

 

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Communiqué de Wanted Pedo

Max, le président de l'association, a été entendu par un officier de police judiciaire et lui a expliqué quel était le but de leur travail. A ce sujet, voici le communiqué:

"L'audition à la Brigade de Lutte contre la Cybercriminalité de Nice s'est bien déroulée, l'officier était professionnel et courtois.

J'ai répondu volontiers à toutes leurs questions, expliqué notre démarche, pourquoi nous avons commencé cette lutte, qui nous sommes et pourquoi nous agissons comme nous le faisons :

Les sites pédocriminels prolifèrent sur le net et le Darknet sans qu'aucuns d'entre eux ne soient suspendus, sans que les propriétaires et pédocriminels s’affichant sur ces sites ne soient arrétés. Le plus triste dans tout ca c’est qu’aucun des enfants victimes ne soient retrouvés et protégés. Les peines de prison pour les pédocriminels sont dérisoires voir assorties de sursis …

Si nous restons inactifs face à ça, sans faire front, alors dans 50 ans notre pays sera un pays de dégénérés. Tant que ce fléau ne sera pas considéré à sa juste valeur, que la pédocriminalité ne deviendra pas une priorité nationale, que des opérations de grandes envergures ne seront pas menées contre les propriétaires de ces sites alors rien ne s'améliorera

Les enfants continueront à se faire exploiter, violer, et à disparaître dans la plus totale omerta médiatique.

Nos méthodes sont peut-être parfois peu orthodoxes mais cela permet d'éveiller les consciences.

Wanted Pedo s'est engagé à flouter les contenus de l'article «Comme Saint Thomas je ne crois que ce que je vois» qui seul jusifie le blocage du site Internet. 

Le compte rendu de l'audition se dirige vers les mains de la procureure Marie-Nina Valli qui décidera des suites de cette enquête préliminaire.

Notre avocat va également envoyer un courrier à la procureure pour lui demander de nous rendre notre site ainsi que les données de notre serveur (car nous sommes gentils) et que cette justice à géométrie variable est injuste.

Rejoignez-nous nombreux le 8 avril au Sénat, nous avons besoin de nos soutiens pour faire entendre nos revendications et cela vous donnera l’occasion de nous rencontrer, vous verrez, nous ne mordons pas. 

Nous nous sommes aperçus du manque de moyens humains et financiers que les brigades spécialisées vivent au quotidien.

Il est temps que cela change et qu’un véritable pôle dédié uniquement à la pédocriminalité et à la cyberpédocriminalité ouvre (enfin) pour que des opérations de grande envergure soient menées contre ces réseaux de prédateurs, avec des gros moyens financiers pour pouvoir agir en France et à l’étranger.

Ce problème fera partie d’une de nos revendications.

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Le pôle cybercriminalité regroupe diverses "criminalités" comme l’escroquerie, le terrorisme… et la pédocriminalité qui est traitée avec le peu de moyens restant. 

Et pour plus d’arrestations, il faut plus de moyens.

Les moyens à ce jour passent dans le terrorisme, comme si nous avions plus de terroristes dans notre pays que de pédocriminels, et comme si un enfant victime de viol n’était pas terrorisé …

C’est tellement plus facile de s’attaquer à nous qui luttons à visage découvert plutôt que de s’attaquer aux vrais pédos ainsi qu’aux réseaux pédocriminels.

Ils n’ont pas eu à chercher bien loin, pendant ce temps-là, les sites que nous avons dénoncés dans ce fameux article sont toujours actifs…

Notre ignorance est leur pouvoir.
Honneur, Force et Courage

Max WP"

 

Bref, l'affaire est à suivre. C'est au procureur d'en décider, mais une chose est sûre: aucun d'entre nous ne va se taire au sujet de la pédocriminalité, et le but aujourd'hui est précisément de mettre ces sales dossiers, ce problème de santé publique, sur la place publique. 

 


[1] En France, plus d’une dizaine de familles a reconnu ses enfants sur certains clichés, mais pas question d’enquêter. Yvon Tallec, procureur au parquet des mineurs à Paris, a déclaré en 2000 au JT de France 2[3] : "Un certain nombre de ces clichés sortent de revues où les mineurs ont été photographiés, la plupart du temps avec non seulement leur accord, mais l'accord de leurs parents. Certaines des photos sont des matériaux très anciens", et il en appelait donc à "minimiser, en tout cas en France, la portée de cette affaire, dans la mesure où des nombreux enfants présentés ici ne sont pas des enfants français". Rappelons que les "images" étaient aussi, bien souvent, des scènes de viols d’enfants, parfois accompagnés de tortures.

 

07 janvier 2016

Affaire Silva: un "suicide collectif" qui pose question

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Aujourd'hui on va revenir sur un fait divers, qui laisse perplexe. Le 22 novembre, les pompiers sont intervenus dans un petit village de Charentes-Maritimes pour ce qui ressemblait à une tentative de suicide en famille. Il y a un mort, deux femmes intoxiquées au gaz, et une fillette de deux ans dans le coma. Cette famille, c'est la famille Silva, qui a pris la fuite après avoir tenté d'éclaircir les affaires Estelle Mouzin, Marion Wagon et Léo Ballet.

 

Le 22 novembre, Sud Ouest rapporte ce "drame familial": Elisabeth Silva aurait tenté de tuer toute sa famille (sa mère, son frère et sa fille), car elle serait dépressive et était en conflit avec le père de sa fille. Ce scénario est étonnant quant on sait l'acharnement qu'a mis cette famille à se sortir de la nasse dans laquelle elle se trouvait. 

Seul Marc Silva est décédé d'une intoxication au monoxyde de carbone. On reproche à Elisabeth d'avoir fait prendre des médicaments à fortes doses à tout le monde ainsi qu'à elle même, puis d'avoir ouvert le gaz et même bouté le feu à l'habitiation. Mais le feu n'a pas pris, faute d'air. La porte d'entrée était bloquée par un frigo et elle était fermée à clé.

Tout de suite, la presse parle d'un "huis-clos pesant", on présente la famille comme recluse et dépressive, limite une secte [1], on interroge le père de la gamine qui confirme le tout, tout semble cohérent. Elisabeth Silva, qui aurait déclaré que la famille "souhaitait en finir avec la vie",  est envoyée en hôpital psychiatrique, puis elle passera des années en prison. Mais finalement on ous dit (Ouest France, le 10/12/2015) que "Le suicide collectif se transforme en tentative d'assassinat". Faudrait savoir.

On doit aussi noter qu'Elisabeth Silva était la mère d'une petite fille de 2 ans et demi et qu'elle était en conflit avec le père, qui vit à Dax, au sujet de la garde. Au début de l'été, elle a même ouvert un blog dans lequel elle raconte ce conflit. En gros, elle dit avoir quitté le père qui était un tyran domestique et elle lui reproche des maltraitances envers leur fille. 

Le père a déposé plusieurs plaintes pour non-représentation d'enfant et a réclamé la garde exclusive de sa fille, qu'il obtiendra certainement.

Quant à Marc Silva, son ancienne hiérarchie rappelle qu'il a "pété les plombs" en 2003, quand il a quitté son métier pour fuir avec sa mère et sa soeur.

Mais, il faut rappeler qui sont Elisabeth et Marc Silva.

 

Sur la piste du secret-défense

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En 2006, Elisabeth Silva publie "Les Piliers de la Traitrise", un livre dans lequel elle explique que ce qu'elle et son frère Marc, policier à l'OCRB, ont découvert lors des enquêtes sur ces trois disparitions, les a amenés à devoir fuir la France. Le livre peut sembler un peu paranoïaque, mais elle décrit bien comment la pression a été mise sur sa famille, et pourquoi ils n'ont pas vu d'autre solution que de partir.

Le livre commence ainsi: "En traitant l’affaire de disparition du petit Léo Balley survenue le 19 juillet 1996 à Grenoble, je déchiffrais un secret défense. Involontairement, jemettais au grand jour un mystère de la scène politique française et Marc, leseul officiel de la famille devenait en ce début de l’été 2003, un homme traqué". 

L'enquête d'Elisabeth et Marc Silva reposait sur les "perceptions" de la première, puis sur du travail de terrain.

Ils ont commencé en 2000 quand Marc a demandé de l'aide à sa soeur au sujet de l'affaire Marion Wagon [2], puis en 2001, avec des "pressentiments" concernant Léo Balley [3], puis en 2003 quelques mois après l'enlèvement à Guermantes d'Estelle Mouzin. Les séances de "voyance" d'Elisabeth leur auraient permis d'identifier le kidnappeur, et juste après le frère et la soeur disent avoir reçu des menaces. Selon la police, le suspect désigné n'avait rien à voir avec l'affaire.

D'après le livre d'Elisabeth, les policiers avec lesquels ils étaient en contact au sujet de ces dossiers les ont pris au sérieux, car elle est parvenue à donner des éléments précis et vérifiés. 

Elisabeth Silva explique dans son livre qu'on lui avait parlé de la recruter comme collaboratrice, que ses auditions concernant l'affaire Leo Balley et Estelle Mouzin étaient classées "secret défense" [4], et qu'on a mis de gros moyens pour les coincer. D'ailleurs, même le journal Détective écrivait en 2003 que "Tous les postes frontières et les aéroports sont en état d'alerte, mais l'homme, et son arme de service, restent introuvables"...

Là encore: on ne peut que se demander pourquoi la simple disparition d'un flic avec son arme de service, ce qui arrive régulièrement, entraîne immédiatement un tel "état d'alerte" alors qu'aucune condamnation ne pèse sur lui et sa famille.

 

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La suite

La famille a fini par rentrer en France. Elisabeth Silva a rencontré un brocanteur avec qui elle a eu une fille, et dont elle s'est séparée récemment.

Jusqu'en 2014, les comptes Twitter de Marc Silva et de sa mère étaient actifs. Celui d'Elisabeth l'était jusqu'en janvier 2015.

En novembre 2014, Elisabeth Silva expliquait que sa famille était "toujours victime d'ostracisme" mais elle restait très combative. "Les médias restent invariablement sourds et muets, les politiques sont corrompus jusqu'aux dents, le président de la république dont l'immobilisme affiché trahit sa complicité dans ce crime d'Etat organisé, à défaut de faire figure de proue fait figure de pantin et in fine l' Europe où les Etats souverains semblent asservis par un certain "pacte immoral" dans cette Affaire, pour ne faire que citer "Marion", dont nous ignorons la cause..., quelle bassesse et ignominie ! ", écrivait-elle alors.

Le site par lequel ils tentaient d'alerter les autorités sur leur situation et sur la cabale dont ils ont été victimes existe toujours lui aussi.

Le 23 août, Elisabeth a mis en ligne un nouveau site pour évoquer les maltraitances sur sa fille et le bourbier judiciaire qui s'en est suivi. Elle explique que sa fille est victime de maltraitances physiques et psychologiques, mais aussi qu'elle a été "témoin d'actes sexuels déviants" par son père.

D'après ce qu'elle expliquait, le médecin traitant de la fillette a fait un signalement à la justice.

Le divorce est intervenu en février 2015, et Elisabeth a refusé les droits de visite au père, si bien que l'affaire est partie chez le JAF. Dans une plainte, Elisabeth Silva explique que sa fille est revenue perturbée de droits de visite chez son père en mars, avril et juillet 2015.

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Cette affaire me laisse perplexe depuis le départ. Les dossiers Marion Wagon et Estelle Mouzin sont en effet des dossiers sensibles, ce qui peut entraîner de grosses mesures de rétorsion contre ceux qui cherchent à remuer tout ce bourbier. Impossible en revanche de prendre position sur l'affaire des maltraitances, quant à cette scène de suicide/ assassinat, je ne peux m'empêcher de trouver cela contradictoire avec la position affichée d'Elisabeth et de son frère. 

 


 

[1] Le Nouveau Détective, notamment, a fait très fort le 9 décembre dans un article intitulé "Voyance, chantages et délire macabre". "Ils ne sortent quasiment jamais, ne reçoivent personne et répondent du bout des lèvres quand on les salue", "une famille à première vue assez banale. Sauf que Marc n’est pas le père de Zoé. Et quand le véritable père, Benoît, veut voir son enfant, il est chassé à coups de pied par Marc. Un classique drame de la séparation ? Non. Une histoire folle où se mêlent enlèvement d’enfant, radiesthésie, complots, règlements de comptes, escroquerie aux sentiments. Et, pour finir, mort violente…"

Sud Ouest a carrément cité la propriétaire de l'appartement qui n' "excluait pas un comportement sectaire" de la famille Silva...

[2] Elisabeth Silva a rédigé plusieurs feuillets concernant cette affaire, mais d'après les informations que j'ai Marion n'était déjà plus en vie en 2000, elle aurait été tuée peu de temps après son enlèvement.

[3] Léo Balley a disparu le 19 juillet 1996 à l'âge de 6 ans, alors qu'il campait avec son père et des amis au lac du Fourchu en Isère. On 'na jamais retrouvé sa trace. L'affaire a été close par un non-lieu en 2012.

[4] Elisabeth Silva écrit dans son livre: "Cette commission rogatoire, instruite par un juge, six ansaprès la disparition d’un mineur non élucidée, a fait l’objet d’un dossier classé SECRET DEFENSE, eu égard à d’autres éléments relevant du secret militaire paraissant vraisemblablement sur le dossier confié à l’adjudant O.(cf. notre site web). Ce dernier m’exhorte dans le procès-verbad’audition,signé par moi-même et contresigné par ce dernier de ne jamais révéler à laresse les informations délivrées. Il m’informe ouvertement des dangers qui pèseraient sur ma personne si toutefois ces révélations étaient connues de la presse et recommande mes services pour élucider des affaires de disparitions et autres à de hauts gradés de la Gendarmerie de DAX, en leur signifiant quemon anonymat doit absolument être conservé pour préserver ma propresécurité". 

05 janvier 2016

Espagne: une ado de 15 ans tuée dans une messe noire?

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Petit tour à Majorque, pour regarder de plus près la disparition d'une ado de 15 ans, comme il en arrive souvent. Depuis trois ans, personne n'a plus de nouvelles de Malen Zoe Ortiz, disparue en pleine journée dans une zone fréquentée. Et puis cet été, un patron de boîte du coin est mort dans d'étranges circonstances, juste après avoir écrit que le meurtre de Malen était probablement lié aux activités d'un culte satanique local. 

 

Le 2 décembre 2013, la jeune Malen quitte son école à Magaluf, dans le sud ouest de l'île de Majorque, peu après 15h. Elle doit prendre le bus et rejoindre son petit ami pour manger chez lui à San Ferro. La dernière fois qu'une caméra de surveillance la filme, c'est à 16h45 sur le trajet de moins de 2 km qu'elle a fait à pied, juste à côté d'un golf avec country club et d'une pépinière. 

Mais selon des témoignages oculaires mentionnés dans le dossier, ce serait au marché de Noël, qui se tenait en ville, qu'elle a été vue pour la dernière fois. On peut aussi s'étonner que le père et le frère de Malen, le jour de sa disparition, aient été retenus pas moins de 9 heures au commissariat pour témoigner, au lieu de pouvoir chercher l'adolescente. 

Etonnamment encore, les autorités ont décidé de mettre fin aux recherches, qui n'avaient déjà lieu qu'en journée et sans aucune perquisition [1], dès le 6 décembre. En effet, la représentante du gouverneur local a déclaré ce jour-là devant les médias qu'il y avait "une forte probabilité pour qu'il s'agisse d'une fugue volontaire". Bref, circulez y'a rien à voir. Puis, les recherches ont repris le 9 décembre.

Certes, la piste n'est pas à écarter quand on sait que sur un forum où les jeunes peuvent se poser des questions et y répondre, Malen avait décrit son père comme étant bipolaire, comme un homme caractériel qui se sentait ou "très bien, ou très mal", et qu'elle était en conflit avec lui au quotidien.

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Mais elle avait l'air très accrochée à son frère et à son copain, et elle est partie sans argent sur elle, avec seulement 5 euros en poche, que son père lui avait donnés le matin.

Sur ce réseau social, l'ado raconte aussi qu'elle a vécu des choses bien pires dans sa vie que ses déboires avec son père, et qu'elle a même tenté de se suicider.

Au fil des messages, on comprend en effet que son état d'esprit n'était pas à l'euphorie dans les mois qui ont précédé sa disparition. Malen a aussi écrit qu'elle a pris quelques drogues. Aurait-elle eu de mauvaises fréquentations? On a déjà vu des jeunes disparus, qui en fait ont été emarqués par leurs nouveaux amis très peu fréquentables [2], des cas sur lesquels les enquêtes n'ont jamais permis d'aboutir à la vérité malgré diverses pistes pourtant très claires.

La famille était arrivée d'Argentine en 2002, puis les parents se sont séparés en 2007. Depuis plusieurs années, l'adolescente vivait seule avec son père et son petit frère, leur mère ayant quitté le père, et ce dernier ayant obtenu la garde des enfants. La mère de Malen, elle aussi, décrit le père Ortiz comme "tyrannique", expliquant qu'il l'a détruite pendant la moitié de sa vie.

Pendant près de trois ans, on ne parle plus de Malen Zoe Ortiz. Malgré de fortes sommes (100.000€) promises par la famille à quiconque ramènerait une information valable, et malgré l'aide d'un clan de narcotrafiquants du coin. On n'a pas non plus retrouvé de corps ni de trace de son passage nulle part, et aucune piste n'est apparue. Quant à l'enquête, rien ne dit qu'elle soit restée en cours.

Le père signale qu'il n'a jamais reçu d'informations de la part de la Guarda Civil et des autorités, ou alors des infos minimales.

 

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Un crime invraisemblable 

C'est là, justement cet été, que l'affaire aurait pu rebondir si toutefois les autorités avaient eu à coeur d'éclaircir cette histoire. Le 11 août 2015, on retrouve sur le bord d'une route de l'île le camion en partie calciné de Massimiliano Rossi, un italien de 42 ans qui était propriétaire d'une boite de nuit. Et son corps juste à côté, avec un poignard planté dans la poitrine.

Une caméra de vidéosurveillance qui se trouvait sur le mur d'une usine juste en face montre que le feu a démarré vers 2 h du matin alors que Rossi était sur le siège conducteur. On voit ensuite Massimiliano Rossi en train de ramper à terre, avec des flammes sur lui. D'après certaines sources, notamment la télé Italienne qui a mis la main sur les images, on voit aussi un homme tourner autour du camion peu avant qu'il prenne feu. 

Trois minutes avant l'arrivée sur les lieux de  Rossi, on voit une voiture blanche qui s'arrête, mais la caméra ne voit pas le côté passager, si bien quelqu'un a pu descendre et se planquer sur le bas-côté. La police a conclu au suicide, avec un scénario des plus improbables: selon la Guardia Civil, Rossi se serait planté le couteau dans le coeur parce qu'il était désespéré que son camion ait pris feu.

Les proches de Rossi s'étonnent aussi que suite à l'alerte donnée par un témoin qui a vu le camion en feu, les pompiers sont venus sans ambulance.

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Le soir du 6 août, cinq jours avant sa mort, Rossi avait appelé la Guardia Civil durant quatre minutes, mais la police n'a pas communiqué à ce sujet. La veille de sa mort, il a aussi envoyé un message à sa mère, restée en Italie, pour lui dire que s'il lui arrivait quelque chose, ce serait probablement à cause de l'affaire Malen Ortiz.

"En tenant compte de ce qu'il est arrivé à la fille qui a déisparu à Magaluf il y a deux ans... Une secete satanique présente à Majorque et je crois que je sais où ils ont fait la messe noire... si je meurs...tu sais pourquoi" Il s'agit d'un message lacunaire mais assez clair. En tout cas, Rossi semblait sûr de lui.

La dame explique que son fils a aussi confié à l'un de ses amis l'endroit où était caché le corps de Malen Ortiz, endroit qu'il a donné à la Guardia Civil.

Aujourd'hui encore, la mère de Massimiliano Rossi cherche à obtenir la vérité au sujet de la mort de son fils, même si l'issue de son combat semble compromise. En outre, son avocat Italien l'a mâchée quand, face à l'inaction des autorités espagnoles, elle a décidé de parler sur les plateaux de télé. On sait à quel point les avocats aiment la discrétion, mais cela empêche de débloquer des affaires pourries dès le départ. 

Le 29 octobre 2015, la mère de Rosse demandait la réouverture de l'enquête concernant la mort de son fils. 

Les proches de Rossi ne le décrivent pas comme quelqu'un de déprimé, au contraire. Personne ne pense qu'il s'est réellement suicidé.

Le culte satanique dont parlait Massimiliano Rossi n'était probablement pas du même acabit que celui qui a plusieurs fois figuré dans les faits divers à Majorque ces derniers temps: des espèces de sorciers africains qui se livreraient à des cultes vaudous ou sataniques sur l'île.

 

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Sur la piste du puits

En Italie, plusieurs médias ont été intrigués par cette histoire de meurtre et de satanisme, et ils ont pris contact avec le père de Malen, Alejandro Ortiz, qui a lui aussi décidé de poursuivre ses recherches, au moins pour retrouver le corps de sa fille. 

Ils ont été faire ce que la Guardia Civil n'a pas fait: retrouver l'endroit désigné par Rossi. Là où est le puits dans lequel l'Italien aurait déclaré que le groupe satanique avait dissimulé le cadarvre de Malen, à côté d'une petite baraque.

La police, elle, n'a fait des recherches que du côté de Magaluf, alors que Rossi a parlé d'une zone de l'autre côté de l'île, à Son Serra de Marina. Cependant, Alejandro Ortiz n'a pas pu aller plus en avant dans ses recherches, car il aurait fallu d'importants moyens techniques.

Le père dit qu'il n'a reçu aucune aide des autorités dans ses recherches, au contraire. 

L'affaire en est là, et elle rappelle l'affaire Alcacer: trois adolescentes enlevées et massacrées, si l'on en croit les corps retrouvés par la suite. 

 


[1] Les médias ont beaucoup exagéré, semble-t-il, quant à l'importance de ces recherches. Le père de Malen a d'ailleurs tenu à porter plaintes contre certains journalistes locaux afin de rétablir certaines vérités.

[2] Je pense par exemple au jeune Manuel Schadwald, qui avait commencé à parler avec des types de la gare de Berlin d'où partaient les jeunes por Amsterdam, où ils étaient prostitués, ou à Christine Van Hees de l'affaire Dutroux, qui trainait depuis peu avec la bande de tarés de Nihoul et Dutroux, ou à d'autres jeunes en Angleterre...