donde vamos

18 mars 2016

La suppression du site Wanted Pedo, vaine tentative de censure

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Je reviens un peu plus tôt que prévu, suite à la suppression du site des collègues de Wanted Pedo. Une censure judiciaire préventive, puisqu'on n'en est qu'au stade de l'enquête préliminaire. Que reproche-t-on au site de Wanted Pedo? Eh bien d'avoir diffusé des contenus pédopornographiques. Incroyable, quand on sait que lesdits contenus étaient justement des copies d'écran de sites de pédophiles diffusés dans le but de les dénoncer. 

 

Il fallait bien que cela arrive: la "justice" considère qu'il est temps de sévir. Après la mini campagne de propagande médiatique destinée à décrédibiliser l'action de l'association, voilà qu'on tente de leur couper la chique. C'est totalement vain, mais hélas la pratique est révélatrice des bâtons que nos institutions peuvent mettre dans les roues des lanceurs d'alerte divers et variés qui risqueraient de perturber l'ordre établi. 

Depuis plus d'une semaine, suite à la décision d'un magistrat, probablement saisi d'une plainte de troll. On leur reproche la publication de contenus pédophiles, à savoir des captures d'écran de sites et pages Facebook dénoncées à moult reprises mais toujours en ligne. Car, Wanted Pedo effectue un travail sur le web, comme le font beaucoup de personnes ulcérées par la profusion de contenus pédopornos sur le web "classique", sans même parler du dark web.

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Ces sites et pages sont souvent dénoncés à des centaines de reprises mais restent "conformes aux standards" de Facebook, quant aux sites tels que "la garçonnière", ils restent miraculeusement accessibles depuis des années bien que les propos qui y sont tenus et les liens qui y sont publiés soient particulièrement dangereux pour les enfants.

Bref, cela, tous ceux qui ont dénoncé ce genre de chose le savent. La nouveauté, c'est qu'on bloque carrément le site avant même qu'un jugement soit intervenu. Motif: "Diffusion de l'image d'un mineur présentant un caractère pornographique en utilisant un réseau de communications électroniques".

Il est vrai que la justice de notre pays a des préoccupations à géométrie variable, comme ont aussi pu le constater tous ceux qui se sont penchés sur le sujet du traitement de la pédocriminalité par les autorités françaises. 

Mais  là, cela rappelle, toutes proportions gardées, quand la justice belge s'est attaquée à Marcel Vervloesem, l'accusant d'avoir détenu des CD Roms pédophiles alors qu'il les avait justement transmis aux autorités afin de dénoncer un réseau d'exploitation de mineurs et de diffusion de pédoporno à grande échelle.

C'était réseau pédophile de Zandvoort, aux Pays-Bas,qui a compilé des milliers d'images de gamins violés, sans que cela ne pose problème à un certain Yvon Tallec, procureur de son état, qui considérait que les enfants étaient consentants [1]. Pourtant, d'après certains, ce sont pas moins de 80 familles françaises qui ont reconnu des proches sur les clichés de Zandvoort. 

 

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Communiqué de Wanted Pedo

Max, le président de l'association, a été entendu par un officier de police judiciaire et lui a expliqué quel était le but de leur travail. A ce sujet, voici le communiqué:

"L'audition à la Brigade de Lutte contre la Cybercriminalité de Nice s'est bien déroulée, l'officier était professionnel et courtois.

J'ai répondu volontiers à toutes leurs questions, expliqué notre démarche, pourquoi nous avons commencé cette lutte, qui nous sommes et pourquoi nous agissons comme nous le faisons :

Les sites pédocriminels prolifèrent sur le net et le Darknet sans qu'aucuns d'entre eux ne soient suspendus, sans que les propriétaires et pédocriminels s’affichant sur ces sites ne soient arrétés. Le plus triste dans tout ca c’est qu’aucun des enfants victimes ne soient retrouvés et protégés. Les peines de prison pour les pédocriminels sont dérisoires voir assorties de sursis …

Si nous restons inactifs face à ça, sans faire front, alors dans 50 ans notre pays sera un pays de dégénérés. Tant que ce fléau ne sera pas considéré à sa juste valeur, que la pédocriminalité ne deviendra pas une priorité nationale, que des opérations de grandes envergures ne seront pas menées contre les propriétaires de ces sites alors rien ne s'améliorera

Les enfants continueront à se faire exploiter, violer, et à disparaître dans la plus totale omerta médiatique.

Nos méthodes sont peut-être parfois peu orthodoxes mais cela permet d'éveiller les consciences.

Wanted Pedo s'est engagé à flouter les contenus de l'article «Comme Saint Thomas je ne crois que ce que je vois» qui seul jusifie le blocage du site Internet. 

Le compte rendu de l'audition se dirige vers les mains de la procureure Marie-Nina Valli qui décidera des suites de cette enquête préliminaire.

Notre avocat va également envoyer un courrier à la procureure pour lui demander de nous rendre notre site ainsi que les données de notre serveur (car nous sommes gentils) et que cette justice à géométrie variable est injuste.

Rejoignez-nous nombreux le 8 avril au Sénat, nous avons besoin de nos soutiens pour faire entendre nos revendications et cela vous donnera l’occasion de nous rencontrer, vous verrez, nous ne mordons pas. 

Nous nous sommes aperçus du manque de moyens humains et financiers que les brigades spécialisées vivent au quotidien.

Il est temps que cela change et qu’un véritable pôle dédié uniquement à la pédocriminalité et à la cyberpédocriminalité ouvre (enfin) pour que des opérations de grande envergure soient menées contre ces réseaux de prédateurs, avec des gros moyens financiers pour pouvoir agir en France et à l’étranger.

Ce problème fera partie d’une de nos revendications.

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Le pôle cybercriminalité regroupe diverses "criminalités" comme l’escroquerie, le terrorisme… et la pédocriminalité qui est traitée avec le peu de moyens restant. 

Et pour plus d’arrestations, il faut plus de moyens.

Les moyens à ce jour passent dans le terrorisme, comme si nous avions plus de terroristes dans notre pays que de pédocriminels, et comme si un enfant victime de viol n’était pas terrorisé …

C’est tellement plus facile de s’attaquer à nous qui luttons à visage découvert plutôt que de s’attaquer aux vrais pédos ainsi qu’aux réseaux pédocriminels.

Ils n’ont pas eu à chercher bien loin, pendant ce temps-là, les sites que nous avons dénoncés dans ce fameux article sont toujours actifs…

Notre ignorance est leur pouvoir.
Honneur, Force et Courage

Max WP"

 

Bref, l'affaire est à suivre. C'est au procureur d'en décider, mais une chose est sûre: aucun d'entre nous ne va se taire au sujet de la pédocriminalité, et le but aujourd'hui est précisément de mettre ces sales dossiers, ce problème de santé publique, sur la place publique. 

 


[1] En France, plus d’une dizaine de familles a reconnu ses enfants sur certains clichés, mais pas question d’enquêter. Yvon Tallec, procureur au parquet des mineurs à Paris, a déclaré en 2000 au JT de France 2[3] : "Un certain nombre de ces clichés sortent de revues où les mineurs ont été photographiés, la plupart du temps avec non seulement leur accord, mais l'accord de leurs parents. Certaines des photos sont des matériaux très anciens", et il en appelait donc à "minimiser, en tout cas en France, la portée de cette affaire, dans la mesure où des nombreux enfants présentés ici ne sont pas des enfants français". Rappelons que les "images" étaient aussi, bien souvent, des scènes de viols d’enfants, parfois accompagnés de tortures.

 

07 janvier 2016

Affaire Silva: un "suicide collectif" qui pose question

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Aujourd'hui on va revenir sur un fait divers, qui laisse perplexe. Le 22 novembre, les pompiers sont intervenus dans un petit village de Charentes-Maritimes pour ce qui ressemblait à une tentative de suicide en famille. Il y a un mort, deux femmes intoxiquées au gaz, et une fillette de deux ans dans le coma. Cette famille, c'est la famille Silva, qui a pris la fuite après avoir tenté d'éclaircir les affaires Estelle Mouzin, Marion Wagon et Léo Ballet.

 

Le 22 novembre, Sud Ouest rapporte ce "drame familial": Elisabeth Silva aurait tenté de tuer toute sa famille (sa mère, son frère et sa fille), car elle serait dépressive et était en conflit avec le père de sa fille. Ce scénario est étonnant quant on sait l'acharnement qu'a mis cette famille à se sortir de la nasse dans laquelle elle se trouvait. 

Seul Marc Silva est décédé d'une intoxication au monoxyde de carbone. On reproche à Elisabeth d'avoir fait prendre des médicaments à fortes doses à tout le monde ainsi qu'à elle même, puis d'avoir ouvert le gaz et même bouté le feu à l'habitiation. Mais le feu n'a pas pris, faute d'air. La porte d'entrée était bloquée par un frigo et elle était fermée à clé.

Tout de suite, la presse parle d'un "huis-clos pesant", on présente la famille comme recluse et dépressive, limite une secte [1], on interroge le père de la gamine qui confirme le tout, tout semble cohérent. Elisabeth Silva, qui aurait déclaré que la famille "souhaitait en finir avec la vie",  est envoyée en hôpital psychiatrique, puis elle passera des années en prison. Mais finalement on ous dit (Ouest France, le 10/12/2015) que "Le suicide collectif se transforme en tentative d'assassinat". Faudrait savoir.

On doit aussi noter qu'Elisabeth Silva était la mère d'une petite fille de 2 ans et demi et qu'elle était en conflit avec le père, qui vit à Dax, au sujet de la garde. Au début de l'été, elle a même ouvert un blog dans lequel elle raconte ce conflit. En gros, elle dit avoir quitté le père qui était un tyran domestique et elle lui reproche des maltraitances envers leur fille. 

Le père a déposé plusieurs plaintes pour non-représentation d'enfant et a réclamé la garde exclusive de sa fille, qu'il obtiendra certainement.

Quant à Marc Silva, son ancienne hiérarchie rappelle qu'il a "pété les plombs" en 2003, quand il a quitté son métier pour fuir avec sa mère et sa soeur.

Mais, il faut rappeler qui sont Elisabeth et Marc Silva.

 

Sur la piste du secret-défense

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En 2006, Elisabeth Silva publie "Les Piliers de la Traitrise", un livre dans lequel elle explique que ce qu'elle et son frère Marc, policier à l'OCRB, ont découvert lors des enquêtes sur ces trois disparitions, les a amenés à devoir fuir la France. Le livre peut sembler un peu paranoïaque, mais elle décrit bien comment la pression a été mise sur sa famille, et pourquoi ils n'ont pas vu d'autre solution que de partir.

Le livre commence ainsi: "En traitant l’affaire de disparition du petit Léo Balley survenue le 19 juillet 1996 à Grenoble, je déchiffrais un secret défense. Involontairement, jemettais au grand jour un mystère de la scène politique française et Marc, leseul officiel de la famille devenait en ce début de l’été 2003, un homme traqué". 

L'enquête d'Elisabeth et Marc Silva reposait sur les "perceptions" de la première, puis sur du travail de terrain.

Ils ont commencé en 2000 quand Marc a demandé de l'aide à sa soeur au sujet de l'affaire Marion Wagon [2], puis en 2001, avec des "pressentiments" concernant Léo Balley [3], puis en 2003 quelques mois après l'enlèvement à Guermantes d'Estelle Mouzin. Les séances de "voyance" d'Elisabeth leur auraient permis d'identifier le kidnappeur, et juste après le frère et la soeur disent avoir reçu des menaces. Selon la police, le suspect désigné n'avait rien à voir avec l'affaire.

D'après le livre d'Elisabeth, les policiers avec lesquels ils étaient en contact au sujet de ces dossiers les ont pris au sérieux, car elle est parvenue à donner des éléments précis et vérifiés. 

Elisabeth Silva explique dans son livre qu'on lui avait parlé de la recruter comme collaboratrice, que ses auditions concernant l'affaire Leo Balley et Estelle Mouzin étaient classées "secret défense" [4], et qu'on a mis de gros moyens pour les coincer. D'ailleurs, même le journal Détective écrivait en 2003 que "Tous les postes frontières et les aéroports sont en état d'alerte, mais l'homme, et son arme de service, restent introuvables"...

Là encore: on ne peut que se demander pourquoi la simple disparition d'un flic avec son arme de service, ce qui arrive régulièrement, entraîne immédiatement un tel "état d'alerte" alors qu'aucune condamnation ne pèse sur lui et sa famille.

 

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La suite

La famille a fini par rentrer en France. Elisabeth Silva a rencontré un brocanteur avec qui elle a eu une fille, et dont elle s'est séparée récemment.

Jusqu'en 2014, les comptes Twitter de Marc Silva et de sa mère étaient actifs. Celui d'Elisabeth l'était jusqu'en janvier 2015.

En novembre 2014, Elisabeth Silva expliquait que sa famille était "toujours victime d'ostracisme" mais elle restait très combative. "Les médias restent invariablement sourds et muets, les politiques sont corrompus jusqu'aux dents, le président de la république dont l'immobilisme affiché trahit sa complicité dans ce crime d'Etat organisé, à défaut de faire figure de proue fait figure de pantin et in fine l' Europe où les Etats souverains semblent asservis par un certain "pacte immoral" dans cette Affaire, pour ne faire que citer "Marion", dont nous ignorons la cause..., quelle bassesse et ignominie ! ", écrivait-elle alors.

Le site par lequel ils tentaient d'alerter les autorités sur leur situation et sur la cabale dont ils ont été victimes existe toujours lui aussi.

Le 23 août, Elisabeth a mis en ligne un nouveau site pour évoquer les maltraitances sur sa fille et le bourbier judiciaire qui s'en est suivi. Elle explique que sa fille est victime de maltraitances physiques et psychologiques, mais aussi qu'elle a été "témoin d'actes sexuels déviants" par son père.

D'après ce qu'elle expliquait, le médecin traitant de la fillette a fait un signalement à la justice.

Le divorce est intervenu en février 2015, et Elisabeth a refusé les droits de visite au père, si bien que l'affaire est partie chez le JAF. Dans une plainte, Elisabeth Silva explique que sa fille est revenue perturbée de droits de visite chez son père en mars, avril et juillet 2015.

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Cette affaire me laisse perplexe depuis le départ. Les dossiers Marion Wagon et Estelle Mouzin sont en effet des dossiers sensibles, ce qui peut entraîner de grosses mesures de rétorsion contre ceux qui cherchent à remuer tout ce bourbier. Impossible en revanche de prendre position sur l'affaire des maltraitances, quant à cette scène de suicide/ assassinat, je ne peux m'empêcher de trouver cela contradictoire avec la position affichée d'Elisabeth et de son frère. 

 


 

[1] Le Nouveau Détective, notamment, a fait très fort le 9 décembre dans un article intitulé "Voyance, chantages et délire macabre". "Ils ne sortent quasiment jamais, ne reçoivent personne et répondent du bout des lèvres quand on les salue", "une famille à première vue assez banale. Sauf que Marc n’est pas le père de Zoé. Et quand le véritable père, Benoît, veut voir son enfant, il est chassé à coups de pied par Marc. Un classique drame de la séparation ? Non. Une histoire folle où se mêlent enlèvement d’enfant, radiesthésie, complots, règlements de comptes, escroquerie aux sentiments. Et, pour finir, mort violente…"

Sud Ouest a carrément cité la propriétaire de l'appartement qui n' "excluait pas un comportement sectaire" de la famille Silva...

[2] Elisabeth Silva a rédigé plusieurs feuillets concernant cette affaire, mais d'après les informations que j'ai Marion n'était déjà plus en vie en 2000, elle aurait été tuée peu de temps après son enlèvement.

[3] Léo Balley a disparu le 19 juillet 1996 à l'âge de 6 ans, alors qu'il campait avec son père et des amis au lac du Fourchu en Isère. On 'na jamais retrouvé sa trace. L'affaire a été close par un non-lieu en 2012.

[4] Elisabeth Silva écrit dans son livre: "Cette commission rogatoire, instruite par un juge, six ansaprès la disparition d’un mineur non élucidée, a fait l’objet d’un dossier classé SECRET DEFENSE, eu égard à d’autres éléments relevant du secret militaire paraissant vraisemblablement sur le dossier confié à l’adjudant O.(cf. notre site web). Ce dernier m’exhorte dans le procès-verbad’audition,signé par moi-même et contresigné par ce dernier de ne jamais révéler à laresse les informations délivrées. Il m’informe ouvertement des dangers qui pèseraient sur ma personne si toutefois ces révélations étaient connues de la presse et recommande mes services pour élucider des affaires de disparitions et autres à de hauts gradés de la Gendarmerie de DAX, en leur signifiant quemon anonymat doit absolument être conservé pour préserver ma propresécurité". 

05 janvier 2016

Espagne: une ado de 15 ans tuée dans une messe noire?

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Petit tour à Majorque, pour regarder de plus près la disparition d'une ado de 15 ans, comme il en arrive souvent. Depuis trois ans, personne n'a plus de nouvelles de Malen Zoe Ortiz, disparue en pleine journée dans une zone fréquentée. Et puis cet été, un patron de boîte du coin est mort dans d'étranges circonstances, juste après avoir écrit que le meurtre de Malen était probablement lié aux activités d'un culte satanique local. 

 

Le 2 décembre 2013, la jeune Malen quitte son école à Magaluf, dans le sud ouest de l'île de Majorque, peu après 15h. Elle doit prendre le bus et rejoindre son petit ami pour manger chez lui à San Ferro. La dernière fois qu'une caméra de surveillance la filme, c'est à 16h45 sur le trajet de moins de 2 km qu'elle a fait à pied, juste à côté d'un golf avec country club et d'une pépinière. 

Mais selon des témoignages oculaires mentionnés dans le dossier, ce serait au marché de Noël, qui se tenait en ville, qu'elle a été vue pour la dernière fois. On peut aussi s'étonner que le père et le frère de Malen, le jour de sa disparition, aient été retenus pas moins de 9 heures au commissariat pour témoigner, au lieu de pouvoir chercher l'adolescente. 

Etonnamment encore, les autorités ont décidé de mettre fin aux recherches, qui n'avaient déjà lieu qu'en journée et sans aucune perquisition [1], dès le 6 décembre. En effet, la représentante du gouverneur local a déclaré ce jour-là devant les médias qu'il y avait "une forte probabilité pour qu'il s'agisse d'une fugue volontaire". Bref, circulez y'a rien à voir. Puis, les recherches ont repris le 9 décembre.

Certes, la piste n'est pas à écarter quand on sait que sur un forum où les jeunes peuvent se poser des questions et y répondre, Malen avait décrit son père comme étant bipolaire, comme un homme caractériel qui se sentait ou "très bien, ou très mal", et qu'elle était en conflit avec lui au quotidien.

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Mais elle avait l'air très accrochée à son frère et à son copain, et elle est partie sans argent sur elle, avec seulement 5 euros en poche, que son père lui avait donnés le matin.

Sur ce réseau social, l'ado raconte aussi qu'elle a vécu des choses bien pires dans sa vie que ses déboires avec son père, et qu'elle a même tenté de se suicider.

Au fil des messages, on comprend en effet que son état d'esprit n'était pas à l'euphorie dans les mois qui ont précédé sa disparition. Malen a aussi écrit qu'elle a pris quelques drogues. Aurait-elle eu de mauvaises fréquentations? On a déjà vu des jeunes disparus, qui en fait ont été emarqués par leurs nouveaux amis très peu fréquentables [2], des cas sur lesquels les enquêtes n'ont jamais permis d'aboutir à la vérité malgré diverses pistes pourtant très claires.

La famille était arrivée d'Argentine en 2002, puis les parents se sont séparés en 2007. Depuis plusieurs années, l'adolescente vivait seule avec son père et son petit frère, leur mère ayant quitté le père, et ce dernier ayant obtenu la garde des enfants. La mère de Malen, elle aussi, décrit le père Ortiz comme "tyrannique", expliquant qu'il l'a détruite pendant la moitié de sa vie.

Pendant près de trois ans, on ne parle plus de Malen Zoe Ortiz. Malgré de fortes sommes (100.000€) promises par la famille à quiconque ramènerait une information valable, et malgré l'aide d'un clan de narcotrafiquants du coin. On n'a pas non plus retrouvé de corps ni de trace de son passage nulle part, et aucune piste n'est apparue. Quant à l'enquête, rien ne dit qu'elle soit restée en cours.

Le père signale qu'il n'a jamais reçu d'informations de la part de la Guarda Civil et des autorités, ou alors des infos minimales.

 

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Un crime invraisemblable 

C'est là, justement cet été, que l'affaire aurait pu rebondir si toutefois les autorités avaient eu à coeur d'éclaircir cette histoire. Le 11 août 2015, on retrouve sur le bord d'une route de l'île le camion en partie calciné de Massimiliano Rossi, un italien de 42 ans qui était propriétaire d'une boite de nuit. Et son corps juste à côté, avec un poignard planté dans la poitrine.

Une caméra de vidéosurveillance qui se trouvait sur le mur d'une usine juste en face montre que le feu a démarré vers 2 h du matin alors que Rossi était sur le siège conducteur. On voit ensuite Massimiliano Rossi en train de ramper à terre, avec des flammes sur lui. D'après certaines sources, notamment la télé Italienne qui a mis la main sur les images, on voit aussi un homme tourner autour du camion peu avant qu'il prenne feu. 

Trois minutes avant l'arrivée sur les lieux de  Rossi, on voit une voiture blanche qui s'arrête, mais la caméra ne voit pas le côté passager, si bien quelqu'un a pu descendre et se planquer sur le bas-côté. La police a conclu au suicide, avec un scénario des plus improbables: selon la Guardia Civil, Rossi se serait planté le couteau dans le coeur parce qu'il était désespéré que son camion ait pris feu.

Les proches de Rossi s'étonnent aussi que suite à l'alerte donnée par un témoin qui a vu le camion en feu, les pompiers sont venus sans ambulance.

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Le soir du 6 août, cinq jours avant sa mort, Rossi avait appelé la Guardia Civil durant quatre minutes, mais la police n'a pas communiqué à ce sujet. La veille de sa mort, il a aussi envoyé un message à sa mère, restée en Italie, pour lui dire que s'il lui arrivait quelque chose, ce serait probablement à cause de l'affaire Malen Ortiz.

"En tenant compte de ce qu'il est arrivé à la fille qui a déisparu à Magaluf il y a deux ans... Une secete satanique présente à Majorque et je crois que je sais où ils ont fait la messe noire... si je meurs...tu sais pourquoi" Il s'agit d'un message lacunaire mais assez clair. En tout cas, Rossi semblait sûr de lui.

La dame explique que son fils a aussi confié à l'un de ses amis l'endroit où était caché le corps de Malen Ortiz, endroit qu'il a donné à la Guardia Civil.

Aujourd'hui encore, la mère de Massimiliano Rossi cherche à obtenir la vérité au sujet de la mort de son fils, même si l'issue de son combat semble compromise. En outre, son avocat Italien l'a mâchée quand, face à l'inaction des autorités espagnoles, elle a décidé de parler sur les plateaux de télé. On sait à quel point les avocats aiment la discrétion, mais cela empêche de débloquer des affaires pourries dès le départ. 

Le 29 octobre 2015, la mère de Rosse demandait la réouverture de l'enquête concernant la mort de son fils. 

Les proches de Rossi ne le décrivent pas comme quelqu'un de déprimé, au contraire. Personne ne pense qu'il s'est réellement suicidé.

Le culte satanique dont parlait Massimiliano Rossi n'était probablement pas du même acabit que celui qui a plusieurs fois figuré dans les faits divers à Majorque ces derniers temps: des espèces de sorciers africains qui se livreraient à des cultes vaudous ou sataniques sur l'île.

 

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Sur la piste du puits

En Italie, plusieurs médias ont été intrigués par cette histoire de meurtre et de satanisme, et ils ont pris contact avec le père de Malen, Alejandro Ortiz, qui a lui aussi décidé de poursuivre ses recherches, au moins pour retrouver le corps de sa fille. 

Ils ont été faire ce que la Guardia Civil n'a pas fait: retrouver l'endroit désigné par Rossi. Là où est le puits dans lequel l'Italien aurait déclaré que le groupe satanique avait dissimulé le cadarvre de Malen, à côté d'une petite baraque.

La police, elle, n'a fait des recherches que du côté de Magaluf, alors que Rossi a parlé d'une zone de l'autre côté de l'île, à Son Serra de Marina. Cependant, Alejandro Ortiz n'a pas pu aller plus en avant dans ses recherches, car il aurait fallu d'importants moyens techniques.

Le père dit qu'il n'a reçu aucune aide des autorités dans ses recherches, au contraire. 

L'affaire en est là, et elle rappelle l'affaire Alcacer: trois adolescentes enlevées et massacrées, si l'on en croit les corps retrouvés par la suite. 

 


[1] Les médias ont beaucoup exagéré, semble-t-il, quant à l'importance de ces recherches. Le père de Malen a d'ailleurs tenu à porter plaintes contre certains journalistes locaux afin de rétablir certaines vérités.

[2] Je pense par exemple au jeune Manuel Schadwald, qui avait commencé à parler avec des types de la gare de Berlin d'où partaient les jeunes por Amsterdam, où ils étaient prostitués, ou à Christine Van Hees de l'affaire Dutroux, qui trainait depuis peu avec la bande de tarés de Nihoul et Dutroux, ou à d'autres jeunes en Angleterre...

 

08 novembre 2015

Inglaterra : donde se habla de políticos asesinos de niños

100439376_oJimmy Savile y sus amigos cubren mi crónica desde hace ya dos años. Desde el principio, se hablo de asesinatos de niños. Ya que ahora, son los medios de comunicaciónes oficiales que hablan : la policía sospecha nada menos que 17 asesinatos de niños sin resolverse relacionado con la red pederasta VIP, una red en expansión, con sus proveedores, sus consumidores, sus chantajistas, que no se termina de hacer el organigrama. En todo caso,el velo se levanta sobre los asesinatos sádicos cometido por algunos políticos protegidos por los servicios inglés y extranjeros.

 

Para entenderlo bien, se tratara de reanudar los hechos en orden cronológico. Varios asesinatos fueron cometidos en este informe, aunque la red se ha mantenido prácticamente impune, a parte de algunos hombres de manos, marginales y tontos. Pero se ha dejado ir los clientes VIP de esta red que claramente fueron protegidos por los servicios de inteligencia.

Este caso es explosivo, porque muestra a que punto una banda de pederastas sádicos estaban relacionados con pederastas VIP, los del gobierno, diputados, agentes del Mi5, policías. De hecho, este caso es el pendiente inglés del caso Dutroux.

 

Elm Guest House

100443970_oEntre 1979 y 1982, una especie de albergue chic en Londres, Elm Guest House, fue el punto de encuentro de numerosos pederastas que violaban menores cogidos en los alrededores de los orfanatos, especialmente Grafton Close. La clientela era bastante variada, pero siempre una clientela adinerada, había estrellas del show biz como Jimmy Savile, Chris Denning, Cliff Richard, algunos políticos como los diputados Cyril Smith, Charles Irving, Harvey Proctor, Peter Bottomley, Ronald Brown, Peter Brooke o Stuart Bell, altos miembros de la inteligencia, como Peer Hayman, John Rowe [1] o Anthony Blunt, altos magistrados como Mickael Harvers, ministros o futuros ministros como Leon Brittan, abogados de alto vuelo como Colin Peters[2] , pederastas conocidos como Warwick Spinks, John Stamford o Terry Dwyer.

De hecho, venían de todos los rincones del Reino Unido para violar menores a Elm Guest House.

El burdel dejó de funcionar en 1982, después de una bajada de policía donde, milagrosamente, fue encontrado en el lugar a un joven que tenía la edad legal para hacer lo que quería. Pero, una docena de victimas habían contado a la policía los abusos sexuales que ocurría en esta casa de un barrio chic. Incluso uno de ellos habló de viajes a Holanda que le obligaron hacer para someterse a las violaciones. Porque una parte de la banda de pederastas de Elm Guest House habian finalmente emigrado en los Países Bajos después de unas condenas en Inglaterra.

100444906_oHubo que esperar hasta 2013 para que John Stingemore, el director del Grafton Close home, donde provenían una buena parte de los niños violados, sea por fin arrestado, al igual que el padre McSweene, quien violaba niños en los orfanatos.

La proprietaria del Elm Guest House, Karol Kasir murió supuestamente de un suicidio en 1990, poco después que ella empezó a contarles todo a los educadores, incluso la lista de los nombres anteriores.

Al parecer, ella tenía fotos comprometedoras de numerosos pederastas VIP. De hecho, había una sala reservada para la producción de videos pedoporno, y se sabe que la red Elm Guest House estaba relacionada con los pederastas emigrantes ingleses en los Países Bajos, y que tenían allí varios burdeles, como fue el caso de Warwick Spinks, por ejemplo.

También se sabía que las publicidades para ir a Elm Guest House, estaban difundidas en una revista vinculada al partido conservador. Otras publicidades por Elm Guest House estaban difundidas en la revista pederasta Spartacus, dirigida por John Stamford, o en los diarios gays.

En fin, no se habló realmente de Elm Guest House en la prensa de la época, el escándalo fue evitado.

Un adolescente de 15 años, Martin Allen, fue secuestrado por un hombre en 1979 en el sector de Elm Guest House. A pesar de que 40 000 personas fueron interrogadas, según los medios de comunicación nunca encontraron a Martin Allen. Según el hermano de Martin Allen, el informe que le concernía fue probablemente destruido, y esta convencido desde el principio el establishment esta implicado en su desaparición.

Luego en junio de 1981, el joven Vishal Mehrotra, fue secuestrado el día de la boda de Charles y Diana y esto también en el sector de Elm Guest House. Algunas semanas tras la desaparición, el padre del niño recibió una llamada de un joven prostituto que no conocía, y le dijo que su hijo fue probablemente secuestrado por una red de pederastas con jueces y políticos, basada a Elm Guest House.

La investigación habría hecho rápidamente la conexión entre la desaparición de Martin Allen y el asesinato de Visham Mehrotra, y el burdel Elm Guest House, donde una bajada de policía fue efectuada 4 meses tras haber encontrado una parte del cuerpo de Vishal. Sin embargo, ella también se detuvo rápidamente.

 

La red Sidney Cooke

En 1984, un niño de 7 años, Mark Tildesley, desaparece cerca de su casa y es asesinado durante una orgía pedófila. Los pederastas habían tenido cuidado de hacer que se tome un relajante muscular antes de violarlo.

El que fue condenado por asesinato, Leslie Bailey, es parte de la banda de pederastas alrededor de Sidney Cooke y fue condenado por otros dos asesinatos de niños : el de Barry Lewis asesinado en 1991 [3] y el de Jason Swift. Cumplía una condena por dos asesinatos cuando revelo haber matado también Mark Tildelsey, que nunca se encontró el cuerpo.

En 1985, se encontró el cuerpo de un joven de 15 años, Jason Swift, que había pasado por un orfanato Islington, un barrio de Londres donde los 12 orfanatos albergaban redes pederastas encubierta por las autoridades. La jefa del consejo local, Margaret Hodge, fue gratificada del puesto de ministro de niños, creado solo para ella. Se dice que Jason Swift era un joven prostituto.

100445270_oLa investigación llega hasta un tal Sidney Cooke y su banda de pederastas, que se nos presenta como locos aislados, un poco los Dutroux Ingles. Fue en el apartamento del East End en la cual la dicha banda se encontraba que Jason Swift fue asesinado y violado. Sydney Cook habría propuesto a sus amigos de violar a Jason Swift por 5£. Fue durante esta orgía donde numerosos pederastas estaban presentes que el adolescente fue asesinado.

Durante el juicio en 1989, cada uno de los miembros del gang echaba la culpa sobre los demás, y finalmente no hubo bastantes pruebas que para condenar cuatro de ellos, que hicieron penas irrisorias. Solo cuatro fueron condenados, pero en realidad había por lo mínimo 12 pederastas identificados en este grupo.

En 1986, Tony McGrane, un adolescente de 13 años el también colocado en un orfanato de Islington, fue encontrado muerto cerca de su casa, asesinado apuñalado por un “maníaco sexual”. Allí también, la prensa dijo que se prostituaba, loque su madre negó con firmeza. Y aunque, un muchacho de 13 años colocado a la carga de los servicios sociales no tiene nada que hacer en las calles. Finalmente, un joven de 19 años fué señalado como el asesino. Aislado, evidentemente.

En cuanto a Sydney Cooke, fue liberado después de 9 años aunque había tomado 19años. Luego, en 1999 fue de nuevo detenido por una nueva serie de agresión sexual sobre niños, cometidas entre 1972 y 1981. desde entonces, estaría todavía en la cárcel.

Se supo después que la investigación sobre la red Cooke, llamada operation orchild, estaba en el punto de mira de 16 pederastas VIP, y la policía disponía se fotos de todo este mundillo.

Una de las victimas de Cooke explicó que fue victima de trafico y que viajaba hasta los Países Bajos[4]. Este testigo explicó que Cooke se llevaba niños de las calles, para llevarlos en lugares donde algunos pederastas esperaban con el fin de violarlos. El dicho ministro fue por fin entendido por la policía, y confirmó haber sido presente a esas orgías. Los medios de comunicación creían su inminente detención en febrero, y hizo pschit tras una reunión en la cima concerniente este golpe, que finalmente no vendrá.

100445386_oLa policía sospechaba que la red Cooke había cometido al menos veinte asesinatos, sólo tres de los cuales fueron más o menos resuelto. La red de Cooke, que era probablemente sólo un proveedor de carne fresca[5], habiá también VIP como Jimmy Savile y Cyril Smith, diputado de 144 quejas sin resolver, y que pudo seguir su carrera y abrir hogares y escuelas para jóvenes en total impunidad. Y eso, sobre todo porque estaba protegido por el MI5. Un antigua ministro fue también citado entre los violadores de la red, y eso uno se pregunta si no era Leon Brittan, antigua ministro del interior que hizo desaparecer más de una centena de dossier de redes pederastas VIP del Home Office.

Algunos pederastas cercanos de Cooke conocieron unos desenlaces fatales : Leslie Bailey fue estrangulado en prisión por dos prisioneros en 1993, William Malcolm, un cercano de Cooke y Bailey, fue condenado por las violaciones de cinco niños, y liberado antes por falta de procedimiento, pero fue rápidamente amenazado y asesinado de una bala en la cabeza en la entrada de su casa, cuando estaba a punto de hablar sobre la red Cooke, incluso los VIP. Evidentemente, nunca se encontró el asesino, que tiene que estar buscado del lado de los servicios. En 2008, un camionero pedofilo, Andrew Cunningham, 52 años, que fue asesinado en su caravana al sur de Londres. [6]

Esta claro que Cooke esta protegida por la policía y por la justicia, lo cual resulto que fue condenado a un solo asesinato, cuando se sabía exactamente que estaba presente durante otros asesinatos que él de Jason Swift. Que sabía este pederasta asesino, que le trataron con tal impunidad?

 

Cuando uno vuelve a este dossier sórdido

100440923Pensaba que este caso estaba enterrado, olvidado, y que todo esto estaba lejos. Pero esta semana, el padre de Vishal Mehortra, explicó que la investigación concerniente el secuestro de su hijo fue bloqueado : la pista principal, una vez mas, iba hacía esos VIP, que claramente, deben quedar impunes para servir mejor los servicios ingleses, que uno se pregunta para quien andan(de todos modos no es para los niños víctimas). El padre de Vishal transmitió a la policía el audio en la cual había grabado la conversación de un joven prostituto que designó los VIP, pero no pasó nada. Una trentena de personas fueron interrogadas, incluso algunos VIP, pero la familia no fue informada de los avances en la investigación.

En esto, una antigua investigadora que trabajó sobre este caso explicó que según ella, la investigación sobre el asesinato de Vishal fue sofocada por políticos de Westminster. Porque?

Últimamente, una de las victimas de la banda de pederastas VIP explicó que fue violada por políticos del Dolphin Square, un bloque de 1200 apartamentos de lujo donde residían muchos gente rica. Este testigo llamado “Nick”, que había sido integrado en la red por su padre a la edad de 11 años, dijo que había asistido a tres asesinatos de niños, todos niños (pero ninguno de ellos correspondían a la descripción de Vishal Mahrotra).

Y designó a los culpables : políticos, uno de los cuales está todavía en actividad. Un diputado conservador estrangulo un niño de 12 años mientras lo violaba [7], en Londres alrededor de 1980, otro niños fue asesinado por otros dos tipos en presencia de un diputado, antigua ministro conservador, y el tercero fue deliberadamente atropellado por un coche en el verano de 1979.

Jóvenes de los orfanatos de los alrededores fueron reclutados como prostitutas y muchos iban al Dolphin Square, había todo un sistema de choffer que iban a buscar a los niños en las calles o en los orfanatos, y que los llevaban en el Dolphin Square para orgías para políticos, magistrados, estrellas del show biz les esperaban. O bien fueron enviados a hoteles como el Ritz.

Uno de esos choffer, era según las revelaciones de un ex colega de detención, un tal Ronald Jebson, condenado por tres asesinatos de niños en los años 70. Jebson le habría dicho que cuando trabajaba para una compañía de limusinas de lujos en el sur de Londres (a la época de los asesinatos, 1973-1974), él tenía entre sus clientes políticos y gente poderosa que también eran pedófilos. Las víctimas, ellas, venían en su mayoría de medios desfavorecidos, sus padres sabían perfectamente al corriente y les daban mucho dinero. Jebson recuperaba los niños en varios sitios y les llevaba en los chalets. Jebson contó que había visto una orgía con niños desnudos y políticos bien conocidos.

100471947_oLa policía estaría entonces investigando las desapariciones de unos docientos niños de esta categoría de edad y que corresponden a las descripciones de estos tres niños asesinados, entre 1977 y 1983, con el fin de identificar esas victimas.

Este fin de semana, dos ex policías de Scotland Yard declararon que algunos niños fueron asesinados por políticos durante una orgía pederasta.

Periodistas declararon se les impidió difundir algunos de estos casos y eso en el nombre de la seguridad nacional esto, a través de un procedimiento especial, la D notice que fue emitida por el gobierno, en 1984 cuando el diputado Geoffrey Dickens había empezado a hablar de la red VIP en el parlamento.

Dos policías, advirtieron de lo que occuria en el Dolphin Square por un político, y que le prometío investigar, volvieron a decirle poco después que sus superiores les habían prohibido de ir mas lejos sobre este caso.

Un agente de la inteligencia relacionado con Scotland Yard, la special Branch, explicó a los inspectores que había en el parlamento una red de pederastia intocable y que hasta Scotland Yard no podía hacer nada contra ellos. Sin embargo, era sabido que los niños fueron asesinados por estos tarados.

En fin, se necesitará un milagro para que la investigación va hasta el final de este caso. Demasiada gente están implicados, demasiada gente lo saben y no han dicho nada. Y quedo entendido que la gran investigación del gobierno no tiene por hecho de ir hasta el fondo de las cosas. Sólo los medios de comunicación y algunos testigos valientes permitieron que algunas de estas cosas sean puesto al día y nada dice que esto va a cambiar.

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El gobierno no reacciona, siempre atascado en su gran investigación para la cual ningún juez sera bastante alejado de estos pederastas VIP que tendrá que desafiar. Pero habrá de todos modos algunas respuestas a algunas preguntas, por ejemplo :

> ¿Por qué ya se condenó y se arrestó, desde 2012, presentadores Tv, Dj, pop stars, sacerdotes, directores de orfanatos, cabezas de turcos diversos y variados, pero aún ningún políticos, ya que son citados en muchos casos en todo el país?

> ¿Por qué los servicios de inteligencia protegen constantemente eso pederastas, incluso asesinos de niños, elegido por el pueblo? > Los pederastas VIP ¿han sido objeto de chantaje, presiones y otras maniobras durante su carrera?

> ¿Por qué esos asesinatos? Sólo por sadismo, o hay un sistema de creencias detrás, por ejemplo practicas satánicas?

> Para quien andan los servicios que protegen esa pandilla de perversos?

> ¿Dónde están esos dossier que faltan? ¿Quién los tiene debajo del codo?

 


 

[1] John Rowe, del MI5, y Terry Dwyer están a la origen de la transformación de Elm Guest House en prostíbulo pedófilo y la difusión de este buen plan en la prensa pedófila como Espartaco. También ha organizado viajes en los Países Bajos para los miembros del Monday Club, un club del partido conservador muy a la derecha.

[2] El abogado del Ministerio de Asuntos Exteriores, Peters proporcionaba niños a clientes, Fue enviado a prisión en 1989 por su participación en una red pedocriminal que abuso de centenas de niños. Su detención siguió con una investigación como parte de la Operación Hedgerow, bajo la acusación de 150 niños. Esta red proporcionaba niños a diversas personalidades. Algunos niños, incluso una de las victimas de Elm Guest House, dijo que había viajado hasta Amsterdam para ser violado en burdeles o en los chalets, principalmente por políticos. Ya en época de la operación Hedgerow, Elm Guest House entonces, pero también, el Grafton Close Children home había sido citado. Pero al parecer la policía no tuvo el tiempo de investigar más de un años por este caso, por ejemplo sobre la pista Holandesa. Varios niños citaron a Colin Peters como un pederasta que venía regularmente a Elm Guest House, donde rodaba videos pedoporno. Dijeron haber sido drogado, y muchos venían de escuela para niños difíciles. Peter tomó 8 años ( incluso para haber tratado de sobornar al tribunal) en 1989 y sus películas fueron incautados. Desde entonces no se supo más de él. Fueron condenados con el Alan Delaney, un ejecutivo de negocios que fue considerado el cerebro de la banda, Victor Burnett y Ernest Whittington. Se podía haber ido más lejos con esta red, e incluso los policías encontraron las condenas especialmente indulgentes. De hecho, la red Delaney fue probablemente conectada con la red de un Italiano llamado Moncini, caído en 1988, y que proporcionaba niños para orgías satanistas.

[3] Los policías se encontraron con este asesinato investigando sobre snuff movies rodeado en el bario en aquella época, con violaciones de niños. Pensaron que alrededor de 25 niños habían sido secuestrados probablemente por la red de pederastia detrás de esas películas. Barry Lewis también fue asesinado durante una orgía tras haber sido secuestrado en la calle y llevado en el piso por el grupo en el East End, donde Jason Swift fue también asesinado. También fue drogado, luego violado por siete u ocho hombres. ¿Dónde están los otros culpables?

[4] llega sobre Cooke y Leslie Bailey, Steven Barrell et Robert Oliver en una investigación de una asistenta social belga miembro de la asociación Morkhoven, que trabajo......en el caso Zandvoort y el medio de las redes de pederastia holandes. Gina Pardaens había buscado Manuel Schadwald, un alemán de 13 años enviado en los bares a orgías pedo de los Países Bajos por la banda de la red Zandvoort. Fue asesinada en noviembre 1998, poco después de haber hecho la relación entre el secuestro de Manuel Schadwald y los servicios secretos alemanes, a través la implicación del padrastro, Rainer Wolf. En el dossier de Gina Pardaens sobre Warwick Spinks, un pedo adepto de snuff movies que vendió niños ingleses en los Países Bajos, llevaba burdeles de pedo en ese mismo país,y en República Checa, donde acaba de volver a sus actividades tras su liberación anticipada de su país natal, Inglaterra. Spinks dejó Inglaterra con leyes demasiado represivas para los Países Bajos, donde encontró numerosos compatriotas. Hacía muchos viajes a Berlín o en Praga, y traía adolescentes para rodar pelis pedo porno o para prostituirlos en Amsterdam. Entre los familiares de Warwick Spinks, se encuentra John Stamford, editor de la revista pedofíla Spatacus, y que se encontraba también en Inglaterra en el caso Elm Guest House, este albergue chic en Londres donde viejos poderosos violaban niños cogidos en los orfanatos del barrio pero también en el caso del Paedophile Information Exchange, una plataforma de intercambio de contenidos pedo, por la cual miembros del PIE donde se intercambiaban también las buenas casas.

[5] Se sabe que Cooke embarcaba menores para llevarlos en varios chalets y otros lugares para orgías pedofílas. Un policía dijo que estaba a punto de arrestarlos a todos cuando la operación se detuvo inmediatamente.

[6] Pero en este dossier, un testigo providencial explicó jovenes se habían cogido a Cunningham el día de su muerte. En todo caso, los asesinos, que no se encontraron, les había cortado las partes genitales. El día anterior estaba todavía rodeado de jovencitas.

[7] En este tipo de casos, el hecho de estrangular un niño mientras es sodomizado vuelve regularmente. Así es como Sydney Cooke asesino también a Jason Swift, por ejemplo.

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29 octobre 2015

Trafic de cadavre: l'Etat va-t-il fuir ou rendre des comptes?

couv-LCG-n144-web-608x400Je diffuse aujourd'hui le communiqué de presse de Thierry Kabile. Il s'agit d'un des fils d'Eliane Kabile, cette femme décédée brusquement en 2001, et dont la famille se bat pour savoir ce qu'il est advenu d'elle depuis. Car dans cette affaire, moult indices montrent qu'on est face à un trafic de cadavre, qui doit bien servir à dissimuler quelque chose d'autre. Le 4 novembre, l'Etat sera appelé à donner quelques réponses au sujet de ces défaillances.

 

On a déjà parlé plusieurs fois de l'affaire Eliane Kabile. Pour résumer brièvement les faits essentiels, Eliane Kabile est décdée dans des circonstances qui ont laissé la famille totalement perplexe. Mais, en france il est quasiment impossible de prouver ne serait-ce qu'une erreur médicale, alors pensez donc pour un trafic d'organes. En effet, c'est bien cela qu'ont toujours soupçonné les proches de la victime. 

On ne reviendra donc pas sur ce qu'il a pu arriver à Eliane Kabile lors de ses deux séjours à l'hôpital.

Cependant, les faits survenus après le décès d'Eliane Kabile sont, eux, certains. Il y a des documents qui prouvent différentes manipulations post mortem, et qui entraînent une importante chaîne de responsabilités. A tel point que l'on se demande pourquoi autant de monde se serait fatigué à faire de faux documents officiels, à bidonner des dcuments de transfert de corps, à mélanger des corps humains dans un cercueil censé être celui d'Eliane Kabile, mais dans lequel on n'a pas retrouvé la moindre trace d'elle, et bien d'autres choses.

Pour tout dire, cette affaire est absolument ubuesque, si on considère qu'Eliane Kabile est décédée dans des conditions normales.

L'affaire c'est cependant complètement enlisée au niveau juridique, car la famille, jusqu'à récemment, voulait savoir dans quelles conditions était décédée Eliane Kabile. La procédure est arrivée au bout, la famille a été ruinée par les frais de justice, mais elle est quand-même parvenue à gagner les procès en diffamation que lui a intenté l'hôpital à plusieurs reprises.

Le 4 novembre, une audience au TGI de Paris aura lieu, à la demande de Thierry Kabile, qui a lancé une procédure contre l'agent judiciaire de l'Etat, le fonctionnaire qui est responsable devant la justice pour les fautes commises par l'Etat.

100996498_oEn l'occurrence, plusieurs questions essentielles vont lui être posées, telles que:

==> Où est passé le corps d'Eliane Kabile?

==> Pourquoi à chacune des quatre autopsies, ce sont des corps différents qu’on trouvait dans le cercueil d’Eliane Kabile ?

==> Pourquoi deux cercueils au nom d’Eliane Kabile ont-ils circulé le jour de l’une des autopsies, l’un pour un aller et retour de l’Hôpital de Gonesse à l’Institut Médico légal (ILM) de Garches, l’autre pour un aller et retour également, mais de Villetaneuse jusqu’à l’ILM de Garches ? Deux corps au nom d’Eliane Kabile sont sortis ce jour-là du cimetière.

==> Pourquoi y a t-il deux certificats de décès au nom d'Eliane Kabile, et pourquoi la trascription de l'acte de décès est-elle antérieure à l'acte de décès? Ce qui est évidemment impossible.

Bref, derrière toutes ces questions et bien d'autres qui se posent dans cette affaire totalement obscure, on remarque que les responsabilités -éventuelles- retombent sur des fonctionnaires, deux maires qui sont responsables de l'état civil, et les responsables des morgues. Du coup, l'agent judiciaire de l'Etat est en effet le mieux placé pour éclairer la lanterne de la famille d'Eliane Kabile, et celle de tous les citoyens qui s'interrogent.

Toutefois, il n'est pas impossible que l'Etat, acculé, préfère une bonne transaction à un mauvais procès. Ce qui serait dramatique pour la démocratie, car les citoyens n'auront pas connaissance de ce qu'il s'est passé dans les coulisses. Des agissements qui impliquent forcément des politiciens.

 

Communiqué de Presse France/International - Paris, 13 octobre 2015

Thierry Kabile, avec la participation de Christian Basano, Jacqueline Dubuis, Smaïn Bédrouni et Christian Cotten.
Contact presse, Thierry Kabile : +33 6 46 63 42 77
Contact avocat, Maître Dominique Kounkou : +33 1 53 24 00 84 et +33 7 51 42 81 45.

 

Trafics d’organes en hôpital de banlieue parisienne : les gangsters d’État seront-ils démasqués par la Justice ? Ou par l’opinion publique ?

Un rendez-vous à ne pas manquer devant le TGI de Paris : le mercredi 4 novembre 2015 à 13 h 30 aura lieu un procès exceptionnel devant la 1ère chambre civile du Tribunal de Grande Instance de Paris.


Famille Kabile contre Agent Judiciaire de l’État.

M. Jean Maïa, actuel directeur juridique des Ministères Économique et Financier est poursuivi en sa fonction d’Agent Judiciaire de l’État - avant de l’être prochainement, intuitu personae, par une citation directe devant la 11ème chambre correctionnelle - en raison de l’implication parfaitement démontrée de plusieurs fonctionnaires et élus politiques français dans un ignoble trafic d’organes et de cadavres en région parisienne.

Depuis près de quinze ans, la famille Kabile se bat pour obtenir justice de l’invraisemblable opération de dépeçage et de profanation par une bande organisée d’agents de la fonction publique, du cadavre d’Éliane Kabile, décédée fin 2000 dans des conditions médicalement très obscures.

Bande criminelle jusqu’à ce jour parfaitement protégée par un réseau occulte de gangsters d’État - incluant policiers, officiers d’état civil, médecins, cadres hospitaliers, élus, hauts fonctionnaires et magistrats parfaitement identifiés - qui utilisent les institutions de la République pour commettre impunément leurs crimes de sang et d’argent, à l’abri d’une Justice trop souvent sourde, aveugle, manipulatrice, menteuse et complice soumise ou active.

 

Le dossier Kabile, une aventure moderne dans la jungle urbaine des Mafias d’État.


Trois actes de décès pour un seul cadavre, deux cadavres pour un seul acte, faux en écritures publiques incontestables commis par des agents de l’État et des élus.

Un mélange d’au moins deux cadavres en putréfaction dans un cercueil in fine non identifiable, empli d’une bouillie indescriptible de chairs et de vêtements inconnus.

Des transferts de cadavres sans identification claire et des autopsies contradictoires sur des cadavres interchangés par des médecins légistes dans des lieux à l’identification impossible.

Des décisions de justice mafieuses visant méticuleusement à protéger les criminels.

Des réquisitions d’un substitut du procureur du TGI de Paris et des conclusions de l’Agent Judiciaire de l’État démontrant une complicité active, par déni d’évidences incontestables, avec un crime organisé de dépeçages et de profanations de cadavres.

Un crime hospitalier, médical, municipal, policier, dont les auteurs parfaitement identifiés sont activement protégés par des membres mafieux de l’institution judiciaire française.

Un dossier solide, largement documenté de preuves incontestables, soutenu par le meilleur et unique expert français en droit funéraire et le résultat de près de quinze ans d’enquête dans la jungle sans foi ni loi des Mafieux d’État protégés par leurs réseaux policiers et judiciaires.

La famille Kabile sera représentée par le pasteur protestant et écrivain congolais Maître Dominique Kounkou, docteur en droit international public et avocat au barreau de Paris et Maître Alexandre de Jorna représentera M. l’Agent Judiciaire de l’État.


Assignation judiciaire du 27 août 2014 sur demande à : thierrykabile@yahoo.fr
Les personnes compétentes préparent actuellement une vidéo sur cette affaire, qui sera mise en ligne très prochainement. Dans cette attente, rendez-vous le mercredi 4 novembre 2015 au TGI de Paris, 4 Boulevard du Palais, métro Cité, à 13 h 30, 1ère chambre.

 

Ajout du 07/11/2015:

L'audience du 4 a bien eu lieu. L'avocat de l'agent judiciaire de l'Etat a tenté d'évoquer la prescription, ce qui ne marche pas dans ce cas précis. L'avocat de Thierry Kabile a exposé les motifs de sa plainte. C'est le 16 décembre qu'on saura si le procès en lui-même aura lieu ou pas.

Il est possible que l'agent judiciaire de l'Etat, et surtout sa hiérarchie, estime qu'il est préférable de ne pas répondre et donc d'éviter le procès. L'idéal, selon moi, serait justement qu'un procès public ait lieu, et qu'on puisse aborder cette affaire dans les détails.

 

26 octobre 2015

Australie: où l'on parle là aussi d'un réseau pédophile de VIP...

barnettRetour en Australie, où depuis quelques jours d'anciens premiers ministres sont accusés d'avoir participé à un réseau pédophile. Ces accusations ne sont pas nouvelles, mais elles se précisent, dans un contexte où les scandales de pédophilie dans l'Eglise locale n'en finissent plus. Certaines victimes, en tout cas, ont décidé de mettre les pieds dans le plat: il est aujourd'hui question de pratiques satanistes et de contrôle mental.

 

L'affaire des politiciens pédophiles couvait depuis au moins deux ans. Mais la semaine dernière, on a appris qu'un sénateur a utilisé son immunité pour dénoncer (sans le citer quand-même) un ancien premier ministre comme étant pédophile.

Le sénateur Bill Heffernan [1] a aussi dénoncé la passivité de la justice, demandant que la grande enquête sur la réponse aux abus sexuels inclue aussi la justice, et il a aussi insisté sur le fait que certains politiciens ont des dossiers sur les autres et que tout ce petit monde fait pression sur les institutions.

 

30 ans d'impunité

Deux jours plus tard, un député réclamait une enquête sur cet ex premier ministre pédophile. Des associations ont embrayé, faisant pression sur le gouvernement pour que cette enquête soit enfin lancée. "Le viol, la torture et le meurtre d'enfants Australiens par ceux qui se pensent au-dessus des lois est la vraie menace terroriste et réclame une action rapide et efficace", a déclaré la présidente de l'association de victimes Survivors Network of those Abused by Priests.

Heffernan a déclaré que la police avait une liste de 28 pédophiles organisés en sorte de réseau, parmi lesquels figurait cet ancien premier ministre. "Ce n'est pas le secret le problème. C'est quand un groupe tel que les 28 personnes sur cette liste partagent les secrets les uns des autres", a expliqué Heffernan. Et c'est en effet là le problème: quand ces types compilent leurs dossiers sur les autres et peuvent donc faire pression sur les autres.

9-3010389-nsw231015abuse_t620Dans les années 90, on avait déjà "loupé" une enquête sur des magistrats et avocats qui fréquentaient un bordel pédophile appelé le Costellos à Kings Cross, et selon Heffernan un bon paquet d'entre eux exercent toujours leur métier.

Aujourd'hui, c'est une victime, Fiona Barnett, qui s'exprime dans les médias, et elle raconte la même chose que beaucoup de victimes de groupuscules sectaires et pédophiles: prostituée dès l'âge de 5 ans auprès de politiciens -y compris un ancien premier ministre, justement, des viols commis sur "des centaines de victimes", des tortures d'enfants et d'adultes (comme un homme attaché et tiré par deux tracteurs allant dans des directions opposées), un "cercle pédophile international très bien coordonné", avec une hiérarchie structurée, son témoignage étouffé par les autorités, une enquête étouffée, des médias silencieux...

On retrouve le même schéma qu'en Angleterre, autour de Jimmy Savile dont plusieurs témoins ont expliqué qu'il avait des pratiques satanistes. Il y a donc aussi des protections, comme en Angleterre, et je parie qu'on va voir dans les mois à venir d'autres témoins parler, y compris des faux à mon avis, et que très vite, alors que les autorités seront occupées à étouffer toute l'affaire, les médias vont contre attaquer en cherchant à décrédibiliser les victimes.

"Mon expérience était atroce au delà des mots. Mais la manière dont j'ai été traitée après avoir dénoncé les crimes que j'ai vus et subis a été pire encore", a-t-elle dit à la presse. Dès son enfance, elle dit avoir parlé à des professionnels de santé, qui n'ont bien évidemment rien fait. Elle en a aussi parlé à la police, puis à la commission d'enquête en 2013, à laquelle elle a présenté de nombreux autres témoins, mais rien n'a été fait, ne serait-ce que pour tenter de protéger les enfants actuellement victimes de ce réseau qui est toujours en activité.

Depuis qu'elle a balancé publiquement sur ces ministres pédophiles, Fiona Barnett dit qu'elle est débordée par les appels, les mails et autres prises de contact de victimes de réseaux pédophiles, qui la remercient d'avoir osé parler.

 

12033099_791181377674699_6937907759834271487_nSatanisme et contrôle mental

Fiona Barnett avait déjà tenté, il y a un an ou deux, de mettre cette affaire sur la place publique. Quelques médias en avaient parlé, puis elle a été attaquée de toutes parts. L'année dernière, quand le père de Nicole Kidman est décédé dans un accident de voiture, elle a dit que lui aussi faisait partie du réseau qui l'avait exploitée.

A ce propos, soulignons un couac avec le groupe de Kevin Annett, un type qui dit défendre les victimes d'abus mais semble de plus en plus n'être qu'un troll dans ce milieu. En effet, Kevin Annett dit que Fiona Barnett l'a contacté pour lui parler de cette affaire, et qu'il aurait des dizaines de dossiers sur ce réseau. Mais de son coté, Barnett dit qu'elle n'a jamais été interviewée par Annett et que son compte-rendu de l'affaire n'est pas exact.

Bref, Fiona Barnett avait déjà signalé le père Kidman à des médecins en 1986, à la police dès 2008, et à la commission royale en 2013. En 2014, elle l'a signalé à l'ordre des médecins, qui a commencé à enquêter. Et puis Kidman, médecin lui-même, est mort.

Fiona Barnett dit qu'on a commencé à la violer quand elle avait 3 ans. Elle implique comme abuseurs ledit Kidman, mais aussi trois anciens premiers ministres australiens. Elle a accusé Kidman de meurtre lors d'une partie de chasse aux enfants en 1975, et c'est juste après que le "docteur" a quitté le pays. Barnett explique: "en tant que victime de contrôle mental, je pense  qu'il a été sacrifié pour n'avoir pas réussi à me programmer convenablement".

Barnett a dit avoir été violée lors de partouzes au Parlement à Canberra et elle a aussi donné une bonne dizaine de lieux dans lesquels des abus se sont produits.

Barnett décrit en fait un réseau pédophile et nazi. Elle explique que des milliers de nazis sont arrivés en Australie juste après la guerre. Sa propre grand-mère était une hongroise qui a collaboré avec la Gestapo avant de fuir en Australie quand le sens du vent a tourné. Elle a fait croire qu'elle était mariée à un autre nazi, Poitre ‘Peter’ Holowczak, qui a aussi émigré en Australie. Ce sont ses grands-parents qui l'auraient entraînée dans ce réseau, qui selon elle faisait également dans le trafic de drogues et le trafic d'armes.

"En 1985, j'ai été témoin du viol et du meurtre d'environ dix enfants à Bathurst, pendant le week-end de la fameuse course automobile. Certains de ces enfants étaient victimes de kidnappings. D'autres étaient nés sans être enregistrés afin d'être utilisés comme esclaves", explique-t-elle, "les abus étaient organisés par un ancien ministre de l'éducation, Kim Edward Beazley, par un commissaire de police, une ancienne star du sport, un prof de l'unversité de Sidney et un acteur de cinéma connu", avait-elle expliqué il y a un an.

Fiona Barnett explique aussi  que des médecins proches de la mouvance Gottlieb (un psy qui a travaillé sur MK Ultra pour la CIA), tels qu'un certain John Gettinger, l'ont violée et manipulée mentalement.

 

L'Ordo Templi Orientis

vic-hobart-9-7-04En 2013, c'est une psychologue, le Dr Reina Michaelson, qui avait dénoncé un autre réseau pédophile, celui-ci niché dans l'OTO, l'Ordo Templi Orientis.

Reina Michaelson s'est attaquée à un très gros morceau, qui n'est rien moins que l'OTO, un groupe satanique qui croit à la "magie sexuelle" de Crowley, et qui est aujourd'hui actif un peu partout dans le monde, y compris en France. Crowley était lui-même membre de l'OTO, arrivé là par cooptation au sein de la franc-maçonnerie. On rappelle que Crowley a été viré d'Italie avec son "abbaye de Théléma" parce qu'on l'accusait d'orgies sexuelles et de massacres d'enfants.

L'OTO fait officiellement partie de ces ordres templiers, émanations de la franc maçonnerie, la plupart du temps basés sur un mélange de mystique et de satanisme.

Selon Michaelson, l'OTO organise des orgies pédophiles et satanistes en Australie, et ses actes sont protégés par ses membres, qui sont parfois très bien placés dans les institutions nationales, et dans les médias semble-t-il. Au cours de ces rituels, des enfants sont massacrés et même mangés, affirme la psychologue.

Elle a évoqué l'histoire de "Mick", un gamin qu'elle a rencontré alors qu'elle passait dans les écoles pour faire de la prévention contre les abus. Le gamin était menacé, avait peur de parler, était victime de personnalités multiples, mais a pu décrire une sorte de culte opérant dans la région de Goldtown, qui pratiquait des sacrifices sur des animaux et des enfants, au cours desquels on buvait le sang et on mangeait les organes des victimes [2]. Il a aussi décrit comment il a été obligé de participer à des tournages pédopornographiques, contre un peu d'argent (alors que ceux qui l'avaient amené là touchaient, eux, beaucoup d'argent).

Une fois un peu plus âgé, "Mick" n'a plus été utilisé d'une manière sexuelle, mais devait attirer d'autres enfants dans les filets de ce groupe, que lui n'a pu quitter qu'âgé d'une vingtaine d'années. Depuis, il est menacé et surveillé ainsi que sa famille.

Les enfants qui étaient tués étaient pris dans la rue, kidnappés, ou pris dans la grande réserve que constituent les orphelinats, et personne ne se préoccupait d'eux. Les rituels se déroulaient apparemment en latin.

Sin-título-154445"Ce culte satanique est très puissant, et il est dirigé par les familles les puis puissantes et les plus influentes de la ville", a-t-elle dit, citant le politicien le plus puissant de l'Etat de Victoria, Jeff Kennett, qui avait demandé récemment à l'église de faire le ménage dans ses propres affaires de pédophilie, dans les années 90 [3]. Il y aurait aussi plusieurs politiciens, surtout conservateurs, dans ce groupuscule, ainsi que des gens du show biz et de la télévision.

C'est d'après le témoignage de "Mick" que le médecin a compris que le culte en question était certainement l'OTO. Toutefois, l'OTO, qui a pourtant le statut de religion en Australie, dit qu'il n'avait que 60 membres dans le pays en 2006... Mais en réalité, ce groupuscule est populaire jusque chez des stars, comme Peaches Geldof, qui a récemment été retrouvée morte chez elle [4].

Michaelson a évoqué divers abus commis à partir de crèches du pays, dans un système très similaire à celui qu'on a vu aux Etats-Unis, notamment dans le cas de la maternelle McMartin.

Suite à ses déclarations, Reina Michaelson a eu droit à des poursuites de la part de l'OTO, qui est reconnu comme un groupe religieux en Australie, et qui attaque pour avoir enfreint le "Racial and Religious Tolerance Act". Michaelson a été condamnée.

Suite à ses révélations, Michaelson a commencé à connaître quelques problèmes, notamment au niveau de ses communications et de son véhicule, ainsi que diverses menaces. Ses collaborateurs ont eu les mêmes problèmes. Elle a été suivie par des véhicules du gouvernement, par des types avec des talkie walkie...

Peu à peu, les pions du réseau ont commencé à organiser eux-mêmes l'association, et finalement on la lui a carrément usurpée [5].

Michaelson n'est pas la seule à avoir dénoncé ce type de réseau en Australie. L'ancien porte parole du parlement, Peter Lewis, avait pointé "le haut pourcentage" de pédophiles VIP, députés, magistrats, hauts fonctionnaires, flics... qui bénéficiaient d'une impunité quasi totale. Il a été poursuivi pour diffamation après avoir balancé quelques noms et a du démissionner en 2005 suite à une campagne de diffamation contre lui.

 

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L'affaire est à suivre de près, car on risque fort d'avoir la même obstruction qu'en Angleterre. Il est déjà clair que ces affaires ont été systématiquement étouffées, les témoins menacés, et que le système de protection étatique s'est avéré efficace jusqu'à présent. Il faudrait que d'autres victimes prennent le risque de parler, pour recouper un maximum d'informations avant la grande contre attaque médiatique qui surviendra forcément, comme c'est le cas à chaque fois que des "VIP" sont impliqués dans des affaires de réseaux pédocriminels.

 


[1] En 2002, Heffernan avait dénoncé un juge qui aurait utilisé sa voiture de fonction pour se procurer de jeunes garçons dans un bordel appelé Ken's of Kensigton à Sidney, pour des rapports sexuels, mais l'affaire a tourné en eau de boudin et Heffernan a été condamné pour diffamation.

[2] Ces propos peuvent sembler incroyables, comme pas mal de choses sur ce blog, mais il y a d'autres affaires où les victimes ont dit avoir été obligées de manger des parties du corps des victimes, notamment en France. Apparemment, la pratique n'est pas si exceptionnelle que cela.

[3] Une vidéo dans laquelle on verrait ledit Jeff Kennett violer des mineurs, ainsi que d'autres vidéos du même type, auraient été volées dans un bordel pédophile connu, apparemment par les services australiens. Reina Michaelson a un peu décrit son profil: connu pour de graves violences domestiques, habitué à payer des ados prostitués, et que l'un d'eux qui aurait trop parlé a été retrouvé mort d'overdose. D'après elle, Kennett avait pris l'habitude de violer les enfants dans des situations inhabituelles, par exemple dans un hélicoptère, afin qu'on ne croie pas les victimes si elles parlaient.

[4] Toute une clique de stars est fortement soupçonnée de faire partie de l'OTO, comme David Bowie, Michael Jackson, Jimi Hendrix, Jimmi Page de Led Zepplin, les Beatles...

[5] Reina Michaelson a décrit comment elle a, à 28 ans, lancé son association en 1995 pour faire de la prévention contre les abus sexuels dans les écoles. Très vite, des types friqués, hauts cadres dans la télévision, un businessmen puis un policier qui était leur ami et dirigeait la cellule spécialisée dans les actes pédophiles, promettent d'investir pour aider l'association. Evidemment, c'est tout le contraire qui s'est passé. Au fil du temps, la psychologue a même découvert que ces types qui étaient dans le conseil d'administration de son association avaient des casseroles pédophiles, et/ou faisaient dans la pédopornographie.

21 octobre 2015

Réseau VIP en Angleterre: réponse à l'offensive de la presse alignée

I141222_170402_415208oTextTRMRMMGLPICT000035770106oIl est temps de faire le point sur la contre offensive de la presse alignée en Angleterre, depuis  environ deux mois maintenant. Ceux qui me suivent l'ont bien compris: face aux accusations précises et répétées contre diverses personnalités, face aux allégations d'étouffement systématique de ces affaires de pédophiles VIP, l'establishment se démène pour minimiser les faits et décrédibiliser les témoins. Mais, les victimes sont têtues et maintiennent leurs déclarations.

 

Tout a commencé fin 2012 quand on a compris que la star de la BBC Jimmy Savile était un pédophile qui a fait des centaines de victimes à travers le pays, et qu'il n'a jamais été inquiété ou presque. Puis on a compris que Savile n'était pas tout seul, au contraire il était connecté avec des dizaines d'autres pédophiles, depuis le bas jusqu'en haut de l'échelle sociale.

Depuis quelques mois, des victimes parlent de meurtres commis par des VIP dans le cadre de réseaux pédophiles protégés par les autorités, et de trafic vers les Pays-Bas.

En parallèle, histoire de satisfaire une opinion publique anesthésiée, le gouvernement a lancé deux grandes enquêtes: l'une sur l'étouffement de dizaines d'affaires, l'autre sur les affaires elles-mêmes. Autant le dire tout de suite: il ne se passe rien, et comme on l'a dit c'était mal parti depuis le départ puisque les deux premières juges désignées pour présider l'enquête sur les affaires de réseaux VIP ont du démissionner en raison de leur proximité avec les VIP en question.

Voyons maintenant quels arguments sont diffusés dans les médias de masse, notamment le conservateur Daily Mail, et le Guardian, très proche des USA.

 

La "chasse aux sorcières"

Screenshot - 17_10_2015 , 13_24_00Dès qu'on a commencé à parler de Jimmy Savile (en octobre 2012), Cameron le 1er ministre a déclaré qu'il fallait prendre garde à ne pas faire de "chasse aux sorcières" au sujet de tous ces pédophiles de la BBC qu'on commençait à citer dans divers médias. On ne parlait pourtant pas encore de réseaux ni de politiciens impliqués, mais ça sentait mauvais.

En effet, cette expression de "chasse aux sorcières" est apparue aux USA dans les années 80 quand des enfants de dizaines de crèches et maternelles à travers le pays ont dénoncé des abus de type rituel. On a alors attaqué les experts, la presse s'est mobilisée pour faire la promotion d'experts bidons comme Richard Gardner ou Ralph Underwager, on a créé la False Memory Syndrome Foundation, et finalement personne ou presque n'a été condamné.

Ladite expression n'était donc pas anodine. C'est même un classique quand on parle de réseaux pédophiles, on a eu le coup aussi avec l'affaire du Coral[1] ou Outreau. En tant que féministe, cet argument a en plus le don de beaucoup m'agacer.

Les autorités ont donc toujours freiné des quatre fers pour éviter que ces histoires ne prennent trop de proportions. Mais ça a raté, grâce au travail d'une poignée de députés, de quelques journalistes, travailleurs sociaux et de victimes qui ont parlé.

Depuis 2012, les accusations se sont multipliées, recoupées et précisées, au point qu'on commence à avoir une liste de noms de politiciens (ce sont souvent les mêmes qui reviennent dans diverses affaires), de gauche comme de droite, dont on sait qu'ils sont mouillés jusqu'au cou même si, évidemment, on aura du mal à avoir des preuves matérielles 20 ou 30 ou 40 ans après les faits.

Dès l'année dernière, quand les accusations de meurtre sont apparues, la presse conservatrice a commencé à relativiser, disant que la vérité était surement moins horrible que ce que racontaient les victimes.

Puis ces mêmes médias se sont rendu compte que la police n'avait pas de preuves matérielles de la réalité de ces meurtres [2], et on a extrapolé en disant que finalement toute cette enquête prêtait à caution. Le journal Exaro, qui a beaucoup enquêté sur ces affaires et est en contact avec plusieurs victimes, a été fortement attaqué par ces médias ultra sceptiques.

Screenshot - 20_10_2015 , 12_20_14L'offensive s'est intensifiée à partir des mois d'août et septembre 2015, des articles qui commençaient à remettre en cause l'existence de ces réseaux, en particulier celui dit "de Westminster", parce que de nombreux députés en faisaient partie et que les faits se passaient dans ce secteur, notamment au Dolphin Square.

Un gros pavé dans la mare a été jeté mi septembre, quand le Guardian et le Financial Times nous expliquent que le MET (police métropolitaine) "admet des erreurs" quant à ses propos sur le réseau de Westminster.

L'article est ainsi sous-titré: "Scotland Yard dit qu'elle n'aurait pas du décrire les accusations de témoins clés comme étant "crédibles et vraies" avant les conclusions de l'enquête". Il s'agissait d'accusations au sujet de trois meurtres commis par des types de ce réseau de Westminster.

Le parquet général avait aussi attaqué la police pour avoir dit cela une semaine avant, et depuis quelques jours certains médias commençaient à remettre en cause le témoignage de "Nick", qui a évoqué ces trois meurtres, auquel ont été présent ou ont participé des politiciens conservateurs.

On apprenait aussi qu'il y avait eu des fuites: peu avant ce retournement, un journaliste a donné le nom d'un témoin-clé à un à un des suspects.

On nous a ensuite expliqué que l'enquête concernant un autre meurtre, celui d'une adolescente, toujours dans le cadre du réseau de Westminster, était stoppée. C'est un témoin surnommé "Darren" qui avait dit, et qui a d'ailleurs maintenu, que selon lui une fille était morte lors d'une partouze au Dolphin Square, car il l'a vue rentrer dans une pièce de torture, une "medical room", et qu'il ne l'a plus jamais croisée ensuite[3]. Là non plus, on ne sait pas qui était la victime, et la police dit qu'elle n'a pas trouvé d'éléments qui corroborent les déclarations de Darren.

En tout cas, Darren, qui avait également dit que Peter Righton[4] était dans ce réseau, a décidé de cesser sa collaboration avec la police après qu'elle ait signalé son fils aux services sociaux.

Screenshot - 20_10_2015 , 18_50_16C'est aussi à ce moment, à la mi septembre, que l'ancien député Harvey Proctor a été entendu pour la troisième fois par la police quant à son implication dans le réseau de Westminster. Il a même organisé une conférence de presse pour dire qu'il n'avait rien à voir avec cette histoire. Il était quand-même entendu au sujet d'un meurtre commis lors d'une partouze au Dolphin Square[5]. Lui aussi s'est dit victime d'une "chasse aux sorcières d'homosexuels" et s'est montré menaçant en disant que des têtes allaient tomber dans la police après que l'enquête tombe à l'eau.

Puis il y a eu l'émission de la BBC, Panorama, qui a tenté de décrédibiliser le témoignage d'une autre victime, qui avait dit qu'une adolescente avait probablement été tuée lors d'une partouze. Puis la même BBC continue à se demander "ce qu'il y a de vrai au sujet du réseau pédophile VIP" dans un article rédigé par l'auteur du reportage de Panorama...

"Voici l'histoire: que certains des hommes les plus puissants du pays - un ancien premier ministre, a futur ministre de l'intérieur, des chefs de l'armée, du MI5 et du MI6- trainaient avec d'autres hommes célèbres et dépravés dans des chambres à Londres et dans des bases de l'armée, pour torturer, abuser et tuer des garçons", lit-on d'entrée de jeu dans cet article complètement orienté. Ambiance.

Selon ce journaliste, depuis l'affaire Savile on gobe n'importe quoi. Il considère aussi que la police a influencé la justice à force de faire des déclarations qui cautionnaient les témoignages des victimes.

Il dit que des confrères ont écrit des choses horribles sans rien vérifier. Que tout cela relève, en gros, d'un conflit de classe: le populo contre les puissants.

Et puis le pompon, d'après moi, est arrivé vendredi 16 octobre: d'un coup, le Guardian estime qu'il y a même des doutes sur l'implication de Cyril Smith dans le réseau pédophile de Londres, c'est-à-dire qu'il n'aurait pas fréquenté le célèbre bordel Elm Guest House. Alors là, il fallait oser, mais on va y revenir dans la deuxième partie de cet article.

Ainsi, "Des doutes ont été exprimés au sujet des déclarations du service de police métropolitain selon lesquelles Cyril Smith s'est rendu dans une maison dans le sud de Londres, qui aurait été utilisée par un réseau pédophile VIP", nous dit ce journal. Ceci, d'après "un témoignage donné au Guardian" par la MET (Metropolitan Police). D'ailleurs, il n'y aurait selon la Guardian qu'une seule source reliant Smith à Elm Guest House, à savoir un travailleur social, Chris Fay.

Idem des accusations contre Léon Brittan, l'ex ministre de l'Intérieur, qui seraient inconsistantes, d'après cette source de la MET.

Bref, la police est rappelée à l'ordre. Seule la "justice" peut dire si les faits sont sérieux ou pas. Et en attendant, on est priés de ne pas prendre au sérieux les déclarations des victimes quand elles accusent des politiciens.

 

Sunday-People-02-11-2014-PAGES-8-9Pourquoi on parle du réseau de Westminster

On a commencé à parler de ce réseau spécifique il y a quelques mois seulement suite aux articles parus dans le journal Exaro.

Les accusations au sujet de ce réseau viennent essentiellement d'un témoin, surnommé Nick,  témoin clé qui est en contact depuis plus d'un an avec la rédaction du journal. Et ce qu'il dit ne plaît pas du tout à l'establishment.

Il raconte donc, comme on l'a déjà vu, que plusieurs politiciens nationaux (Edward Heath, Harvey Proctor, Leon Brittan notamment), mais aussi des types des renseignements, ainsi que Jimmy Savile, faisaient partie d'un réseau pédophile actif à Londres, mais qui essaimait un peu partout en Angleterre. Nick parle aussi de trois meurtres de garçons, commis par ces types, dont un auquel il déclare avoir assisté.

On va voir que tout ne repose pas que sur son témoignage, et que de nombreux éléments montrent qu'il y a bien eu un réseau pédophile VIP actif à Londres.

 

1. Elm Guest House

En fait, dès la début du scandale, fin 2012, la police a ouvert une enquête au sujet d'une bande de politiciens conservateurs qui violaient des mineurs à Elm Guest House. On a déjà beaucoup parlé de cet établissement qui était très prisé par les types du Monday Club, un groupuscule à droite du parti conservateur, qui a aussi soutenu le Paedophile Information Exchange[6]. Elm Guest House a fonctionné en tant que bordel pédophile de 1979 à 1982, quand une descente de police a eu lieu[7].

article-0-1753F364000005DC-839_634x397Les victimes étaient des enfants venus des orphelinats du secteur, notamment le Grafton Close Childrens Home. Plusieurs anciens pensionnaires ont dit qu'ils étaient violés à Elm Guest House, et l'ancien directeur a été poursuivi en 2013 pour des actes pédophiles, mais pas de chance: il est mort juste avant son procès.

Dans la longue liste de clients, donnée au travailleur social Chris Fay par la propriétaire du bordel, Carole Kasir, on retrouvait justement Leon Brittan, Harvey Proctor, Cyril Smith, Jimmy Savile, que Nick cite lui aussi comme étant des pédophiles, mais au Dolphin Square et dans d'autres maisons à Londres.

Léon Brittan a été questionné par la police au sujet de ses visites à Elm Guest House, juste avant son décès en janvier 2015, mais aussi en 1990 quand il y a eu une enquête suite au décès soudain et classé comme suicide de Carole Kasir[8], alors âgée d'une quarantaine d'années.

En 2002, plusieurs ministres ont reçu une lettre adressée par un syndicaliste, qui dénonçait des abus sexuels commis à Elm Guest House. Cet homme disait qu'il avait communiqué ces faits à la police, mais que rien ne s'est passé ensuite.

On sait aussi qu'une des victimes d'Elm Guest House a fait une déposition détaillée sur ce qu'il a subi là, mais le nom d'un député qu'il a été donné a été retiré du rapport final. Ou qu'un déouté conservateur, Zac Goldsmith, a répété qu'un ancien ministre a été pris en photo dans le saune d'Elm Guest House.

On a aussi le témoignage de Richard Kerr, une victime du Kincora Boys Home à Belfast, qui dit avoir été violé par un ex juge à Elm Guest House. C'est un témoignage très intéressant, parce que Richard Kerr explique que ce juge qu'il décrit comme violent l'a embarqué dans le réseau d'Elm Guest House, ainsi qu'au Dolphin Square. Et qu'il a été expédié un peu partout en Angleterre, et même jusqu'aux Pays-Bas, par ce réseau londonien. Kerr a précisé qu'il n'était pas le seul gamin à être prostitué au Dolphin Square.

image_update_imgOn a le témoignage d'un autre homme, âgé de 16 ans à l'époque, quand il a été forcé à travailler comme "masseur" à ELm Guest House. Il a dit y avoir été violé par un policier "sous couverture" et déclare même que la police a joué les "agents provocateurs" dans cette affaire. Il a également mentionné la présence de Cyril Smith. C'est ce jeune qui était présent lors de la descente de police en 1982.

En 2003, la police a été mise au courant que des enfants venant des orphelinats étaient exploités à Elm Guest House, qui était fréquentée par des "ex-ministres". Les noms de plusieurs politiciens conservateurs ont été donnés en même temps, de même qu'un du Labour et un libéral, comme venant se taper des mineurs à ladite guesthouse. Mais, aucune enquête n'a eu lieu, et s'il y en a eu une elle a rapidement été stoppée.

Comme en 1982, d'ailleurs, alors qu'on sait qu'il y a eu des planques autour de ce bordel, et qu'il y a eu une descente. Même si ce jour-là il n'y avait qu'un mineur presque majeur dans la guest house. Au final, deux enquêtes sur Elm Guest House ont été closes trop vite et il a été question, il y a un an de cela, de savoir pourquoi.

En janvier 2013, comme moult fois auparavant dans des dossiers similaires, la police était sur le point de mener quelques arrestations, et en effet John Stingemore, l'ex directeur du Grafton Close, a été envoyé au tribunal pour quelques agressions sexuelles qu'il a niées, avant d'avoir la bonne idée de mourir juste avant son procès.

Bien que la police ait une liste d'au moins 16 gamins du Grafton Close Home et d'autres orphelinats qui ont été victimes des pédophiles VIP à Elm Guest House, on fait encore comme si tout cela n'était qu'une obscure rumeur, voir une médisance contre ces pauvres VIP sans cesse accusés des pires turpitudes.

Du côté des services sociaux de Richmond, où était situé le Grafton Close, un des responsables de l'époque pourtant cité dans la liste des visiteurs d'Elm Guest House, a dit n'avoir jamais entendu parler de réseau pédophile là-bas. Cet ancien directeur des services sociaux, Louis Minster, vit aujourd'hui à Malte, un spot très prisé des pédophiles anglais.

 

SmithElection-small2. Cyril Smith

J'ai déjà longuement abordé le cas de ce député libéral, qui était proche de Jimmy Savile et connaissait aussi le pédophile et tueur d'enfants Sidney Cooke

La victime appelée Darren a relié Cyril Smith à Peter Righton, et au réseau de Westminster.

Dès la fin 2014, la police abandonnait ses recherches au sujet de Smith, qui est mort en 2010, mais qui était dirait-on au centre de la nébuleuse pédophile de l'époque. La police a pourtant admis qu'elle aurait du mener plus avant des enquêtes trop rapidement closes au sujet de Smith, en 1970, puis en 1998 et en 1999.

La conclusion de ces dernières recherches sur Smith est qu'il a bien abusé de jeunes garçons, notamment dans son fief de Rochdale, mais aussi à différents endroits. Sauf que Elm Guest House n'est pas citée, ni le Dolphin Square. Cependant, il n'y aura pas d'enquête. Il faut dire qu'apparemment les victimes, qui s'étaient signalées à des associations, n'étaient pas pressées de prendre contact avec la police, et on les comprend.

Et cette semaine, le Guardian, qui je le rappelle est très proche des intérêts US, nous expliquait que la police avait "des doutes" quant aux liens de Cyril Smith avec le réseau pédophile de Londres... Et devinez ce qui est plus particulièrement visé? Ses visites à Elm Guest House, notamment.

elmhouseEtrange, alors qu'en 2013 et en 2014 la même police a déclaré avoir "établi" que Smith s'est bien baladé du côté de ce bordel.

Et puis le lendemain, la police explique qu'en fait, ses déclarations de 2013 sont toujours d'actualité.

Smith a toujours été protégé, et en très haut lieu. En effet, lus de 144 plaintes concernant Smith ont été déposées à la police durant quarante ans. Aucune n’a été instruite par la justice, car toutes les poursuites ont systématiquement été bloquées par les autorités.

Un des terrains de chasse favoris de Cyril Smith était la Knowl View School, un internat pour les jeunes ayant des difficultés d’apprentissage ouvert en 1969, dont il était gouverneur. Il avait les clés des chambres des enfants, qu’il pouvait violer comme il le voulait. Récemment, sept victimes de cette école sont venues dénoncer 11 suspects qui ont été identifiés. Des pédophiles venaient de 40 kilomètres à la ronde pour se taper des enfants à la Knowl View School.

Plus inquiétant encore est son lien avec Sidney Cooke, qui a été condamné pour le meurtre d'un ado de 14 ans en 1985, lors d'une partouze[9]. Cooke est toujours passé pour un marginal, qui trainait avec quatre ou cinq marginaux, mais d'après ce que disent aujourd'hui certains témoins il était plutôt un organisateur de partouzes pédophiles et un fournisseur de chair fraîche.

Sa bande était soupçonnée par les enquêteurs d'avoir commis entre 9 et 20 meurtres de gamins dans la région de Londres. D'après la police, Smith organisait des partouzes à Londres, auxquelles étaient présents Jimmy Savile et Cyril Smith, qui étaient par ailleurs très proches.

Une victime a même expliqué avoir été emmenée jusqu'à Amsterdam, où un ancien ministre anglais l'a violé.

La police a expliqué qu'elle avait des enregistrement sur lesquels on voit Smith, Savile et d'autres pédophiles VIP entrer et sortir d'un endroit où des abus sexuels sur des mineurs avaient lieu, et où Cooke est entré avec un mineur. Mais étrangement, les policiers n'ont jamais eu l'autorisation d'arrêter tout ce beau monde, qui restera donc éternellement présumé innocent.

 

3. Leon Brittan

leon-brittan-abused-boys-at-vip-partiesCet ancien ministre de l'Intérieur est mort en janvier 2015, au moment où il était mis sur le grill par les enquêteurs. Mais, on savait déjà que des dizaines de dossiers de réseaux pédophiles qui lui ont été remis en mains propres ont mystérieusement disparu de son bureau.

Lui aussi est cité parmi les visiteurs d'Elm Guest House et du Dolphin Square. Et justement, les enquêteurs soupçonnent qu’une partie des orgies qui ont eu lieu à Pimlico et Elm Guest House étaient organisées par Sidney Cooke.

Le témoin "Nick" dit que Brittan l'a violé une douzaine de fois environ, ainsi que plusieurs de ses amis âgés de 10 à 14 ans. Les agissements de Brittan avaient été repérés par la police dès les années 70, et il a même été placé sous observation. C’est à cette occasion qu’il a été photographié en 1986, ainsi que Cyril Smith l’ami de Jimmy Savile, a l’entrée et à la sortie d’un immeuble où des viols de mineurs prostitués ont eu lieu.

Il aurait aussi été pris en photos à Elm Guest House.

En 1987, un gamin de 13 ans complètement traumatisé a été retrouvé dans la rue juste devant chez Brittan, avec l’anus ensanglanté. On a prouvé les viols, et le gamin a expliqué qu’il venait de se faire violer chez Brittan au cours d’une partouze. Là encore, Brittan a passé seulement quelques minutes au commissariat après que les flics aient été voir chez lui ce qu’il se passait, et il est reparti libre. Il a même été nommé commissaire européen à la suite de cela.

Une victime, Andrew Ash, a expliqué à un activiste anti réseaux pédophiles, Bill Maloney, qu’il a été forcé à filmer un snuff movie sous les ordres de Sidney Cooke, et qu’il a assisté au meurtre d’un enfant par Cooke, dans le lit juste à côté du sien. Et cet Andrew Ash a aussi déclaré qu’il a été violé par Leon Brittan (qui plaisantait en disant "oui, oui je voterai ce que tu veux", comme si on le faisait chanter), et que Savile était présent à certaines partouzes.

 

b614730a-3c7b-11e5-_953942c4. Edward Heath

Andrew Ash, qui était lui-même dans un orphelinat du nord du pays, a aussi décrit comment des enfants (parfois handicapés mentaux) de Jersey étaient emmenés jusqu’aux Pays-Bas sur des yachts. Et à Jersey, on sait que le club des "yachtmens", dont a fait partie l’ancien premier ministre Ted Heath (que Savile fournissait en mineurs), embarquait des enfants des orphelinats pour les violer, voir les tuer en mer. Selon Andrew Ash, Sidney Cooke était parfois présent aux partouzes d’Amsterdam, en compagnie des autres pédos VIP dont au moins six députés conservateurs. Pas mal, pour un prédateur isolé.

"Nick" a également cité Heath comme l'un de ses abuseurs, un membre central du réseau du Dolphin Square.

Avant même qu'il ne devienne premier ministre, Heath avait été mis en garde plusieurs fois par les renseignements, qui l'ont attrapé régulièrement à trainer dans des toilettes publiques, à la recherche de prostitués mineurs. C'était dans les années 50, déjà.

Un témoin dit aussi avoir vu Jimmy Savile faire monter des enfants de l'orphelinat haut de la Garenne sur le yacht Morning Cloud de Heath, et qu'au retour un des enfants manquait.

Je ne m'étale pas ici: on a déjà listé les accusations contre Heath il y a quelques semaines.

 

5. Harvey Proctor

proctor_1425550190Député et membre du Monday Club, un groupe très à droite du parti conservateur, dont plusieurs membres étaient aussi dans le Paedophile Information Exchange. En 1986, sa carrière politique a pris fin quand un magazine a publié des déclarations selon lesquelles Proctor avait battu des prostitués âgés de 17 à 21 ans dans son appartement de Londres. A cette époque, les relations homosexuelles n’étaient autorisées qu’à partir de 21 ans. Il s’en est tiré avec 1.450£ d’amende. Apparemment, il s’est vite refait, et en 2004 il régnait sur le château de Belvoir, un château de 365 chambres qu’on peut réserver pour des soirées privées ou des séminaires. Il y occupe le poste de secrétaire privé du duc et de la duchesse de Ruthland.

En 1986, on a aussi appris que l'éditeur Robert Maxwell avait été menacé afin que son journal The People ne publie plus rien au sujet des affaires d'Harvey Proctor, qui a du mettre fin à sa carrière politique l'année suivante quand la presse a dit qu'il payait des mineurs prostitués ("rent-boys"), âgés de 17 à 20 ans, et qu'il leur imposait des pratique sado maso.

Cette année-là, Proctor a été cité dans une autre affaire, dont la presse n'avait pas parlé. Il s'agissait d'une histoire de bar clandestin, le Lord Fox, tenu par un certain Terry Dwyer, dans lequel on pouvait fumer de l'herbe et avoir des "massages" y compris dans une sorte de pièce - donjon. Il se trouve que ledit Terry Dwyer s'est vanté devant un journaliste d'avoir fourni des jeunes prostitués à Proctor à Londres pendant des années.

Dwyer est très intéressant, car selon certains témoins, il est l'un de ceux qui ont suggéré à la propriétaire d'Elm Guest House de transformer son auberge en bordel. Et effectivement, ces témoins ont expliqué que Dwyer était un maquereau qui fournissait des mineurs à des pédophiles. Il était aussi en lien avec Peter Glencross, le fondateur de la revue Spartacus. Proctor est lui aussi cité comme étant un visiteur d'Elm Guest House.

Aujourd'hui, le témoin "Nick" déclare que Proctor était l'un des membres du réseau de Westminster, et qu'il était présent lors de partouzes au Dolphin Square. Il serait même impliqué dans le meurtre d'un garçon, et ces propos ont été estimé "crédibles et vrais" par la police.

Nick avait aussi dit qu'une fois, Proctor a été empêché in extremis par les autres pédophiles présents de lui couper les organes génitaux avec un couteau.

mirror210587aC'est à partir de là que la campagne de dénigrement s'est intensifiée dans la presse commerciale, BBC en tête.

Pour montrer qu'il n'a rien à voir avec tout cela, Proctor a carrément fait une conférence de presse pour lister les accusations contre lui, qui sont assez précises, et qu'il a évidemment niées en bloc, en donnant au passage les noms d'autres types concernés par l'enquête [10]:

> En 1980, il aurait attaché un garçon sur une table, dans une maison du centre de Londres (probablement celle d'Edward Heath), le blessant avec un couteau pendant une quarantaine de minutes avant de le violer et de le tuer par étranglement.  Nick dit avoir été témoin de ce meurtre.

> Dans une autre maison à Londres, en  1981 ou 1982, il aurait violé Nick lors d'une partouze. Il aurait ensuite été rejoint par deux autres types qui auraient frappé un autre garçon dont Nick pense qu'il en est décédé.

> En mai ou juin 1979 à Kingston upon Thames, Nick dit avoir été témoin du meurtre d'un garçon qui a été écrasé intentionnellement, et selon Nick, Proctor faisait partie du groupe de pédophiles responsables de ce meurtre.

> Nick déclare aussi que Proctor et d'autres hommes l'ont violé entre 1979 et 1984 au Dolphin Square et en d'autres endroits à Londres.

> D'autres viols ont été commis au Carlton Club, alors que Proctor avait ouvert la porte du club au pédophile qui y amenait Nick.

 

6. Lord Bramall

Agé de 91 ans et vétéran du Débarquement, il a dirigé l'armée anglaise et vient d'être interrogé dans le cadre de l'Operation Midland qui porte sur le réseau VIP de Londres. Sa maison a été perquisitionnée en mars, en même temps que celle de Brittan. Il a nié les faits en bloc.

 

7. Lord Janner

GrevilleJannerOn a aussi abordé le cas de ce député du Labour, également sioniste, qui a failli échapper aux poursuites en se disant sénile. Cependant, il a quand-même du comparaître fin août devant un tribunal, pour avoir abusé d'un jeune garçon vulnérable durant deux ans, et pour avoir agressé plusieurs mineurs entre les années 60 et les années80 des faits qu'il a toujours nié malgré des lettres enflammées qu'il a écrites à sa victime.

Quatre enquêtes à son sujet, notamment en 1991 et en 2007, n'ont débouché sur rien, et aujourd'hui une enquête est censée éclaircir les conditions dans lesquelles ces précédentes investigations ont été closes.

Simon Dankzuk, un député du labour à Rochdale, qui a écrit un livre sur les abus de Cyril Smith, a dit que Janner était un "abuseur d'enfants en série", qui a "violé et torturé" des enfants.

Aujourd'hui, il est concerné par l'enquête sur le réseau de Westminster, suite aux accusations de "Nick" selon lesquelles Janner l'a violé dans plusieurs endroits à Londres entre 1979 et 1982. Et tous les médias alignés de s'appitoyer sur le sort du vieux pédophile, "sénile" nous dit-on, qui lui n'a pas eu beaucoup de compassion quand il a mis le grappin sur des gamins paumés.

 

rrrrrrrr8. Hugh Beach

Fin août, on a appris que cet ancien général vétéran de la deuxième guerre réfutait lui aussi toutes les accusations contre lui. Selon lui, la police aurait déclaré qu'il n'était accusé par personne, mais Harvey Proctor a dit lors de sa conférence de presse qu'il était bien cité dans ce dossier.

Il y a bien longtemps, il avait confessé avoir participé à des séances de masturbation avec six autres garçons, mais il ne parlait alors que d'homosexualité.

 

9. Michael Hanley

Il a dirigé le MI5 de 1971 à 1978 et est mort en 2001. Il était ami de Victor Rothschild, dont certains disent qu'il était le 5e agent double (URSS-Angleterre) [11], celui qui n'est jamais tombé. Quoi qu'il en soit, ledit Victor Rothschild était au coeur du pouvoir et surtout des services de renseignements anglais. D'autres ont dit que c'était Michael Hanley, le 5e.

Récemment, la BBC, puis Harvey Proctor, ont déclaré qu'il était soupçonné d'avoir été à Elm Guest House. Lui aussi, en tout cas, a nié publiquement toute implication dans l'affaire de Westminster, et ses proches montent au créneau pour le défendre.

 

10. Maurice Oldfield

kincora-2Lui a dirigé le MI6 au même moment que Hanley était à la tête du MI5. Lui aussi aurait du son poste aux pressions de Victor Rothschild. Son bras-droit était Peter Hayman, co fondateur du Paedophile Information Exchange et lui aussi visiteur d'Elm Guest House. Nick explique quant à lui l'avoir croisé du côté du Dolphin Square.

Oldfield, qui détestait les femmes, a permis au lobby gay de faire énormément d'entrisme dans les rouages des services anglais à cette époque, les années 70. Une période à laquelle il aurait agressé sexuellement son secrétaire personnel.

Il avait commencé par aller aux USA puis il a été nommé  chef du MI6 en 1973, et chef de la sécurité en Ulster, l'Irlande du Nord, en 1979. Et puis en 1980, Thatcher a été forcée de le virer en raison des visites de jeunes garçons à son domicile privé. Richard Kerr, cette victime du Kincora envoyé à Londres par un juge, a dit qu'il a vu Oldfield au Kincora Boys Home en 1978, ce qu'auraient confirmé des agents des renseignements chargés de sa sécurité.
Hélas, Oldfield est mort au moment où l'affaire commençait à être exposée, en 1981.

Rappelons qu'au Kincora (qui se trouvait à Belfast en Irlande du Nord), il est maintenant certain que le MI5 savait parfaitement et dès le départ ce qu'il s'y passait, et que l'enquête a été étouffée. D'ailleurs, aujourd'hui une nouvelle enquête stagne elle aussi.  

Anthony Blunt, agent double URSS-Angleterre découvert sur le tard, fréquentait lui aussi le Kincora, et il aurait utilisé ce qu'il savait sur l'endroit pour s'assurer une protection. Il est clair que croiser là-bas le chef du MI6 pouvait s'avérer utile. On notera aussi que 'cest entre les mains des services de renseignements qu'ont terminé la quasi totalité des dossiers de réseaux pédophiles VIP étouffés.

 

1BEA0EB100000578-2933319-image-a-45_142263548701911. Peter Hayman

Etrangement, Harvey Proctor a oublié de citer Peter Hayman, longtemps numéro 2 du MI6 (ce qui est longtemps resté un secret), comme étant l'un des types concernés par l'enquête sur les réseaux étouffés. Il faut dire que Hayman est complètement carbonisé, notamment parce qu'avec Peter Righton c'est lui qui a mis en place le Paedophile Information Exchange.

En 1978, Hayman oublie un paquet dans un taxi, ce qui mène la police vers un appartement où ils ont trouvé la trace du Paedophile Information Exchange. C'est seulement en 1981 que le magazine Private Eye évoque cette affaire.

Au début des années 80, le député Geoffrey Dickens avait cité le nom de Peter Hayman, demandant pourquoi il n'a pas été poursuivi. C'est là qu'on a appris que Michael Havers, procureur général et visiteur d'Elm Guest House, lui a évité lesdites poursuites.

En 1984 il est un peu condamné pour indécence dans des toilettes publiques...

En 2014, Nick cite à son tour Hayman comme étant l'un des pédophiles du Dolphin Square, qui l'aurait violé à de nombreuses reprises à partir de 1979, quand il avait 11 ans.

 

12. Le témoignage d'Anthony Gilberthorpe

anthony-gilberthorpe-569106Cet ancien jeune militant du parti conservateur a déclaré qu'il procurait des adolescents mineurs à des membres du parti, pour des soirées de partouzes et de drogues. Il a dit qu'il avait vu des membres du parti conservateur avoir des rapports sexuels avec des mineurs à la fin des années 70, début 80.

Des gamins aussi jeunes que 15 ans étaient poussés à boire et à prendre de la cocaïne lors de ces soirées. Il a cités comme étant présents Michael Havers, un juge impliqué dans l'étouffement de l'affaire du Kincora, proche de plusieurs membres du paedophile Information Exchange et frère de la première juge nommée pour présider la grande enquête sur l'étouffement des affaires de réseaux VIP, ou encore Keith Joseph, Rhodes Boyson, Alistair Smith.

Apparemment, tout le monde savait que ces types payaient pour se taper de jeunes garçons, qui apparemment se prostituaient sans être dans des réseaux. Et ils demandaient à Gilberthorpe de leur trouver "les plus jeunes et les plus mignons".

Gilberthorpe a raconté tout cela à Thatcher, qui n'a rien fait.

 

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Bref, à chaque fois le problème est très simple. C'est comme dans les affaires de viols qui se passent aujourd'hui: on considère que sans preuves matérielles c'est parole contre parole. La police clôt donc vite ses enquêtes, et les affaires arrivent rarement en justice. Il est certain qu'avec des dossiers vieux de 20, 30 ou 40 ans, les preuves matérielles vont manquer, et il est difficile d'imputer des faits précis à des dates précises et dans des lieux précis.

Toutefois, on est quand-même face à un sérieux faisceau de présomptions. Il serait temps qu'on commence à peser l'intérêt du principe de précaution, et peut-être à penser autrement les affaires d'abus sexuels, par rapport à la présomption d'innocence, du moins quand on en arrive à accumuler autant d'éléments concordants sur les mêmes personnages.

Si on parle de ces affaires depuis des années en Angleterre, c'est parce que des victimes parlent. Et aussi parce que des journalistes ou des policiers cherchent à recouper les informations, ce qu'ils parviennent à faire.



[2] On ne sait même pas comment s'appelaient les victimes ni d'où elles venaient. Et pour cause: plusieurs témoins ont expliqué que les enfants ne devaient pas se parler entre eux et que de toute manière ils étaient terrorisés.

[3] Ce témoin a expliqué que c'est Peter Righton, la sommité du moment en matière de maltraitance des enfants et de protection de l'enfance, qui l'a amené plusieurs fois à ces partouzes. Il s'avère que Peter Righton était l'un des fondateurs du Paedophile Infomation Exchange, cette plateforme via laquelle les pédophiles s'échangeaient bons plans et matériel pédoporno tout en revendiquant la majorité sexuelle à 4 ans. Righton était même un conseiller du gouvernement, notamment pour la réforme des orphelinats, où, justement ses copains organisaient réseaux pédophiles.

[4] Toutefois, selon le Sunday Times, Darren n'aurait jamais rencontré Righton.

[5] Il s'agit d'une enquête qui fait suite aux déclarations du témoin surnommé "Nick", qui a évoqué trois meurtres de mineurs commis par ce réseau pédophile.

[6] Le PIO a été créé par Peter Righton, expert  anglais de la protection de l’enfance, et le trésorier était Charles Napier. Une descente a eu lieu chez Righton (de son vrai nom Paul Pelham) en 1992, et on a retrouvé des films pédopornos souvent hard core, tournés à Amsterdam ainsi que toute une correspondance avec des pédos à travers le monde, qui prouvaient qu’il avait exploité, violé et prostitué des enfants. Pour cela, Righton a pris 900£ d’amende. On a aussi appris que l’amant de Righton tenait une école pour enfants émotionnellement perturbés.

[7] Suite à cette descente dont tout le monde était au courant la veille, une enquête a eu lieu, mais elle a été close rapidement, apparemment pour de mauvaises raisons.

[8] Elle serait morte d'une overdose d'insuline.

[9] Des copains à lui, au coeur du même réseau, ont été condamnés pour deux autres meurtres d'enfants.

[10] Leon Brittan, Michael Hanley, ex parton du MI5, Edward Heath (ex 1er ministre), Maurice Oldfield (ex chef du MI6), le général Hugh Beach notamment.

[11] Un autre agent double est Anthony Blunt, cité comme étant un visiteur du Kincora Boys Home à Befast ou encore d'Elm Guest House. Blunt était lui aussi proche de Victor Rothschild.