donde vamos

26 juin 2015

La pédocriminalité, arme d'oppression des femmes et des enfants

anti-pedoAujourd'hui, je ne résiste pas à l'envie de piquer le texte écrit par Victor Khagan, un auteur belge qui a suivi de près les questions liées à la pédocriminalité. Je me suis permis quelques réflexions à la suite de cet article.

Je partage le constat qui est dressé ici, où on se sent groggy devant tant de manipulations, devant cette justice qui ne signifie plus rien, un concept creux. Nous vivons dans un monde où règne la loi du plus fort, un monde patriarcal où les femmes et les enfants restent quantité négligeable même si les communicants nous disent l'inverse.

 

Source: Sisyphe

 

 

Dutroux et pédocriminalité - Tant que le sang n’arrive pas à la rivière

Je l’ai vu et ouï, je ne le croyais pas vraiment, je voulais ne pas le croire : la Belgique de Dutroux continue telle qu’hier ! Dutroux et les siens gagnent encore leur quotidien, chez nous.
 
Ne se cachent-ils pas encore dans les prétoires et dans les chambres de nos enfants ?

Dans un prétoire d’une ville chef-lieu de province et d’arrondissement, j’ai vu et ouï un président de cour ignorer délibérément les insupportables vexations à l’Enfance et confirmer les ordonnances illégales de substituts mécréants, au mépris de l’instruction et au mépris des droits humains et des droits de l’enfant.

Interloqué, je l’ai vu accuser cyniquement la mère, souffrant elle au profond de son cœur et de son âme. Je me suis pincé pour me lever tout de suite, pour ne pas accepter par lâcheté une hérésie de plus.

J’ai alors eu honte de mon pays, mais j’ai aujourd’hui compris que je dois me battre contre une mentalité héritée du Moyen Âge, qui habite certaines femmes et certains hommes qui ne respectent pas les serments qu’ils ont jurés.

Je croyais que mon pays était un pays perdu où l’on reniait le Dossiers Bis au nez et à la barbe de ses citoyens. Perdu de morale… La morale a perdu tous ses titres de noblesse et les populations contemplent avec effroi le consentement tacite de ses édiles… Le mal épidémique se répand dans toute l’Union européenne car la corruption endémique atteint toutes les institutions démocratiques.

Il ne s’agit plus simplement de mœurs dissolues sur lesquelles on fermait les yeux : il s’agit aujourd’hui de protection de pédocriminels responsables de meurtres psychiques.

Comme le disait Soljenitsyne, l’art et la culture sont notre dernier espoir. Car les victimes survivantes de l’agression sexuelle, du viol et de l’inceste, qui sont des millions en Europe, se sont tournées vers l’art comme thérapie mais également comme refuge de leur espérance vitale. Elles s’opposent systématiquement à la liberté faite aux prédateurs, aux proxénètes, aux déclarés pédophiles, isolés ou en chœur...

Que les élus et gens de robe sachent qu’ils ne resteront plus longtemps eux-mêmes impunis : qu’ils cessent de croire que toute légitimité leur est accordée de s’afficher iniques, abusifs et cyniques. Nous les arrêterons, d’une manière ou d’une autre... 

Certains se déguisent un peu qui pensent donner le change en se faisant paternalistes et moraux. Pour mieux assassiner l’innocence et les idéaux. Tant d’hommes se délectent en effet des discours qui taxent les mères de femmes hystériques et les femmes de "prostituées par essence", dans les rues ou dans le mariage !!

La question, elle n’est pas pour ceux-là d’éviter un effort intellectuel au profit de certitudes couardes : les réseaux du patriarcat, du masculinisme et du machisme veule, sont découverts et dénoncés au quotidien.

Le féminisme égalitaire 3° mouvement a repris le flambeau des révolutions justes et il imposera à toutes nos sociétés la morale des droits humains, drainant avec lui l’enthousiasme adhérent des hommes modernes qui, avec courage et lucidité, veulent participer à la transformation du monde, au bénéfice de leur famille et des jeunes générations. Les unes et les autres ont compris qu’on ne bâtit pas une société sur l’esclavage et l’assujettissement des femmes et le viol des fillettes…

Nous savons maintenant que nous pouvons engager les mères héroïques à croire et à se battre, lorsqu’elles craignent le pire pour leurs enfants. Craignant encore, nous, les moulins à vent de la Justice et les jeux retors des hommes "de pouvoir", ivres de leurs vices !

Je me suis tellement habitué moi-même à l’anonymat du maquis, à la résignation d’une lutte honteuse comme autrefois les homosexuels à l’ombre d’une double vie.

Les abusées, les violées et les prostituées se taisaient ou parlaient derrière un rideau : elles étaient coupables tant qu’elles n’étaient pas mortes !!! Ou, peut-être, pensaient-elles, voici quelques années encore, que c’étaient elles les vicieuses… ou eux, les enfants mineurs qu’ils étaient de simples hystériques fabulateurs ? Que leurs traumatismes n’étaient que lubies de ratés fantasques ?

Les pédophiles et leurs complices, eux, revendiquent le mensonge, ce qui agrée encore chez les partisans du déni : ne rien voir, ne rien vouloir entendre, surtout ne rien changer... 

C’est tellement commode un "pédophile" qui ne fait pas de vagues, qui assassine en silence dans le velours d’un bonheur cossu, dans la courtoisie de sa position sociale influente : cela plaît à une magistrature qui, assise ou debout (voir les 3 procès dits d’Outreau), craint les vagues... devoirs ! 

Ou qui, comme les curés, protègent leurs frères, clients de la prostitution victorienne… ou vils séquestreurs des enfants qui leur étaient confiés pour leur élévation morale !

Les Mamans aimantes et fortes, qui se lèvent contre les masculinistes pervers et manipulateurs, sont encore trop souvent qualifiées de "femmes hystériques souffrant du syndrome d’aliénation parentale" : elles sont déclarées fusionnelles et taxées de dangereuses pour l’intégrité psychique de leur progéniture abusée et prostituée.

Il faut maintenir haut l’étendard de la lutte contre le fascisme qui veille, insidieux et omniprésent. Dans certaines cours de justice, dans certains commissariats de police communale, dans nos familles, même, ou dans certaines associations.

La lutte pour la reconnaissance des droits des femmes et la lutte pour le respect dû à l’enfance sont les clés de la résistance à "la loi du plus fort", héritage écervelé des barbaries d’autres temps.

 

     ----------       ----------     ----------     -----------     ----------     -----------     ----------     --------     --------     ---------     --------

 

nafissatou-employee-modele_254121_510x255En lisant ce texte, j'ai pensé à ces mamans battantes que j'ai pu croiser, et que je ne peux pas citer aujourd'hui. Car toute publicité est prise comme une attaque personnelle par ceux qui ont obtenu la garde des enfants, et des procédures sont toujours en cours.

J'ai aussi pensé à ces quelques pères, qui eux aussi s'enfonçaient toujours plus dans les sables mouvants de la justice.

Aujourd'hui il est clair qu'un parent protecteur est vite obligé de se taire, par cette justice qu'on continue à rendre au nom du peuple français.

J'ai pensé à toutes ces mamans qui ont eu un seul et unique tort: celui de croire leur enfants. J'ai pensé à l'affaire du Carlton, à DSK, Naffissatou Diallo, au débat sur la pénalisation des clients, à l'absence de femmes dans les conseils d'administration, à ces femmes tuées au fusil, étranglées, à ces deux enfants qui meurent chaque jour, en france, de maltraitance.

Dans un silence assourdissant.

Il y a deux ou trois ans, j'ai décidé de me déclarer féministe. Je ne l'étais pas vraiment avant. Bien qu'éduquée en femme indépendante, je ne voyais pas le danger, pour moi nos droits étaient acquis.

Puis j'ai travaillé sur les questions de pédocriminalité. J'ai vu à quel point les droits des enfants et des mères sont bafoués par un système légal fait par et pour les hommes, les pères, les maris violents. Et je me suis dit que si les enfants n'avaient pas de voix, les femmes, elles, en avaient encore.

fathers-justice-roo_686097cJ'ai assisté depuis quelques années à cette lutte sans merci des "pères" contre les "mères", en fait contre les femmes en général mais surtout quand elles ont donné la vie. Ces femmes-là se trouvent de plus en plus enchaînées au Mâle, au "père", qui continue ainsi son oppression mais de manière légale, et cela jusqu'à la majorité du dernier enfant. Ne sont-ils pas émouvants, tous ces pères qui crient leur amour de leur enfants et leur haine de leur ex sur des grues? Qui revendiquent le droit de voir "leur" enfant, chéri et adoré, dont une femme manipulatrice tente des les éloigner.

Sauf qu'à y regarder de plus près, il y a quand-même un paquet de ces pères si merveilleux qui ne voient plus leurs enfants parce qu'ils ont commis des non représentations, des violences, des viols ou des agressions sexuelles sur leur enfant, justement, mais aussi très souvent sur la mère. Ce qui a entraîné la séparation, en général.

Et le problème, c'est que les associations de pères perchés ne font aucune différence entre les coupables ou fortement soupçonnés de l'être et les pères normaux: tous sont reçus par nos politiques, tous revendiquent à la télé, tous sont défendus avec la même verve et les mêmes experts devant les tribunaux.

J'ai donc identifié une menace claire sur les droits des enfants, puisque leur droit à la sécurité passe après le droit de leur père à voir "son" enfant. Les droits des enfants régressent et ceux des femmes avec, je ne vais pas énumérer ici les reculades légales, qui passent notamment par des régressions dans le droit de la famille, mais aussi par des choses comme les mères porteuses (GPA).

Parallèlement à cela, j'ai vu des dossiers d'enfants qui décrivent parfaitement le comportement pédophile de leur père (ou de leur mère, cela arrive), qui ont été vus par des psychologues alarmés, pour lesquels plusieurs signalements ont été faits par différentes personnes ou institutions, des gosses dont le mal être sauterait même aux yeux d'un aveugle, mais que la justice n'écoute pas.

american-academy-of-psychiatry-and-the-law-janvier-2012Comment fait-on pour nier les souffrances d'un enfant qui parle? Mais c'est très simple: il y a la botte secrète.

L'aliénation parentale, inventée comme on l'a dit par un pédophile, pour défendre les personnes accusées de pédophilie. Ca dit quoi, l'aliénation parentale? Eh bien que l'enfant est manipulé par sa mère qui veut détruire l'image du père. Pas besoin de preuve, d'ailleurs cette théorie n'a aucun fondement scientifique, il suffit de sortir un expert magique (on retrouve souvent les mêmes dans les dossiers les plus chauds, quand les enfants parlent de réseaux ou des copains de papa) qui va dire que l'enfant invente, que la mère est instable et paranoïaque, que le père est parfait, et que d'ailleurs les autres exprrts qui eux ont des doutes ne valent pa un clou.

Et devinez ce qu'ils se passe alors? Eh bien dans tous les dossiers que j'ai vus ou dont j'ai entendu parler, on place l'enfant, on retire le droit de garde à la mère, et on va l'amener chez son père à plus ou moins court terme.

C'est devenu systématique. Je ne dis pas que tous les juges réagissent comme cela, mais tous les avocats de la défense le font, ont recours à la même stratégie, et au final les enfants ne sont absolument pas protégés. Derrière ce mouvement qui vise à nier la parole des enfants, il y a quelques personnes qui se répandent dans la presse, les tribunaux et diverses conférences, et qui à ma connaissance n'ont jamais trouvé un enfant crédible.

C'est cela que décrit bien mieux que moi Victor Khagan. Mais, nombreux sont ceux qui font le même constat, sur le terrain. Et le bidonnage médiatico-politique de l'affaire Outreau n'a fait qu'empirer les choses.

cadeaux61-1-900x583Il n'y a que les fanatiques des "enfants menteurs" et des faux souvenirs pour trouver que tout va bien. A les lire, on dirait même qu'ils trouvent encore la répression trop forte en ce qui concerne les agressions sexuelles contre les mineurs.

Non, en réalité comme je le dis, on est face à une véritable catastrophe sanitaire. L'inceste est devenu tellement banal, il y a tellement de victimes cassées et pas reconnues, tellement d'agresseurs en liberté, que le coût purement financier pour la société est effrayant, sans même parler du coût humain, ce "meurtre psychique" dont parle Victor Khagan.

Mais j'irais même plus loin, car le meurtre psychique il est dans cette société qui considère qu'acheter le corps d'une femme sur un trottoir est normal, qui érotise les enfants dans des pubs que renieraient certainement pas des Matzneff, des Cohn-Bendit ou des Mitterrand, qui fait de la loi du plus fort l'alpha et l'omega de sa morale. Tout est inversé.

Ca me rappelle notre ami Dupond, qui parlait encore d' "hypermoralisation" en évoquant l'affaire du Carlton au cours d'une interminable interview pour La Tribune. Pour avoir lu quelques auditions figurant dans ce dossier, je dirais qu'entre l'absence totale de morale et un minimum de respect de l'autre, il nous reste encore bien de la marge.

La morale, en effet, c'est un bien grand mot. Parlons plutôt de valeurs. Tous ces frères la truelle qui se revendiquent humanistes feraient bien d'appliquer un peu leurs grands préceptes. Ces mots qu'on nous lance pendant les campagnes électorales et qu'on remet ensuite au placard jusqu'au prochain scrutin.

Screenshot - 29_06_2015 , 22_46_36Il me semble évident, à force, que les valeurs avec lesquelles on a à peu près tous été éduqués, des choses bêtes comme ne pas mentir, ne pas voler, ne pas tuer ou piétiner son voisin, ne sont absolument pas des valeurs communes. Et je constate que parmi nos dirigeants politiques, parmi les pontes du monde économique, certains sont de véritables tarés, capabales de tout. J'ai eu un choc en réalisant à quel point les pratiques dénoncées en ce moment au Royaume-Uni sont la norme chez nous aussi.

Je pourrais parler de certains politiques dont les noms reviennent dans les dossiers les plus sordides que j'ai pu connaître. De certaines fillettes disparues dont on sait hélas ce qu'il leur est arrivé. De ces rituels sataniques dont j'entends parler trop souvent, et même de cette corruption endémique dans notre classe politique, grâce, entre autres, à la pédophilie (mais le trafic de drogue, le trafic d'armes, en fait tous les trafics peuvent servir à cela). Le cas de l'Angleterre, où des politiciens pédophiles et même meurtriers d'enfants ont été couverts par les renseignements, et cela au moins depuis les années 50, est symptomatique. 

D'ailleurs, les autorités sont très occuppées à étouffer ces dizaines de scandales impliquant ceux que j'appelle les "pédophiles VIP", ce qui demande pas mal d'énergie il faut le reconnaître. Il est vrai que des affaires sortent de tous les coins du pays, la police est débordée, et on ne parle là que de dossiers antérieurs à 2000.

Il y aurait beaucoup à écrire à ce sujet, on aura le temps d'y revenir.

Je terminerai ici en rappelant qu'il est hors de question de laisser le combat pour le respect des victimes devenir un combat honteux, comme certains s'acharnent à vouloir le faire passer aux yeux d'une opinion publique gavée de propagande insipide.

Tout cela, en effet, relève du fascisme: censure, oppression, mensonge, violence, contrôle total. Des valeurs que nous sommes nombreux à ne pas partager.

 

15 juin 2015

Outreau: Un combat acharné contre la parole des enfants

urlcharlieVous vous rappelez, en janvier? Ces attentats, à l'issue desquels on a eu l'injonction d' "être Charlie". Six mois plus tard, après un procès d'Outreau où la censure a battu son plein, où les esprits critiques ont été taxés de "secte", d' "allumés du missel", de "groupuscule", de "révisionnistes", de "complotistes" et même "d'extrême droite" par de trop nombreux médias, où est Charlie? Il n'est certes pas dans ces médias, qui, en revanche, n'hésitent pas à propager les théories d'un lobby très actif pour discréditer la parole des enfants victimes.

 

Il m'était impossible à l'époque de m'exprimer au sujet de ces attentats, parce que les suites m'ont littéralement coupé la chique. Déjà choquée par la violence du massacre, j'ai été ensuite atterrée de voir la parole de tous les extrêmes se libérer, jusque sur le plateau du JT de France 2 où une journaliste politique a réclamé qu'on "repère" tous ceux qui n'étaient "pas Charlie", qui "ne pensent pas que ce combat [la manif organisée par Hollande et ses copains] est le leur".

Ces attentats, en fait, on décomplexé tous ces extrémistes (extrême droite, sionistes, islamistes, fanas du tout sécuritaire...). Le gouvernement en a profité pour faire passer des lois consternantes pour les libertés. Au nom de la liberté d'expression on a imposé la pensée unique. Belle inversion encore une fois.

En tout cas au procès de Daniel Legrand à Rennes, on a vu que Charlie, ce n'étaient pas les grands médias.

 

Des salves d'insultes

Screenshot - 14_06_2015 , 19_37_22Depuis les premiers procès d'Outreau, nous devons faire face à une véritable offensive contre une prise en compte sérieuse de la parole des enfants. Certains parlent même de "jurisprudence Outreau".

Pour ne pas argumenter, pour éviter qu'on aborde le fond du dossier, en fait pour éviter toute réflexion, les Delarue, Dupont & Co ont commencé par traiter ceux qui osaient poser des questions, ceux qui soutenaient les frères Delay et les autres victimes, de "révisionnistes".

On a tous compris qu'il était question de nous comparer aux négationnistes de la Shoah. Pourquoi une telle comparaison? Pour créer un écran de fumée, nous diaboliser et faire en sorte que les gens aient peur de ce que l'on raconte avant même de savoir de quoi il retourne exactement.

C'est amusant, parce que nous, nous avons toujours cherché à argumenter sur le fond. On aurait aussi pu traiter le fan club de Daniel Legrand de révisionnistes, puisqu'ils ont passé 10 ans à nier l'existence des 12 enfants victimes.

Puis on nous a traités de "complotistes". Là encore, le but est de nous diaboliser, d'empêcher la réflexion et encore plus le débat. Qui a envie d'écouter un "révisionniste/complotiste"? Cet argument est assez osé quand on regarde les choses objectivement: ce sont eux, ces médias+avocats de la défense, qui voient des complots partout, et même d' "extrême droite" en plus.

Ils ont d'abord vu un complot d'enfants mythomanes et d'assistantes maternelles contre des gens qu'elles n'ont jamais vus de leur vie. Ensuite, ça a été le complot du juge Burgaud et de Badaoui, jamais démontré lui non plus, bien au contraire. Aujourd'hui, c'est le complot d'on ne sait trop qui d'ailleurs, contre Daniel Legrand dont personne parmi nous n'a stricement rien à cirer. On nous a parlé de "secte", de "galaxie", avec des "associations" et "l'entourage de Soral", de gens "qui se disent bonjour" et "envoient des Tweets" (dixit Aubenas). Bref, dans leur vision complètement paranoïaque du monde, ces gens croient qu'on s'est tous concertés depuis 10 ans pour envoyer un type qu'on ne connait pas au tribunal alors qu'il n'avait rien à y faire.

Screenshot - 14_06_2015 , 19_41_03Cette vision a pour seul mérite d'être simpliste. En réalité, la plupart des gens qui se trouvaient là se rencontraient pour la première fois. Et la plupart n'étaient même pas du tout impliqués dans le problème de la pédocriminalité. Par contre, on se doutait tous qu'il allait y avoir des problèmes d'honnêteté intellectuelle du côté de la presse, quant à la justice on n'en parlera pas, mais il est évident que beaucoup étaient méfiants.

On a donc été traités de "secte" et de "malfaisants" par un avocat, Régis De Castelnau, qui est lui-même mis en examen dans le cadre de l'affaire Guérini (affaire de marché public qui lui a rapporté 50.000€) pour "complicité de corruption active commise par un particulier". C'est lui qui vient nous faire la morale et réclame que "les pouvoirs publics" se penchent sur note cas. Philippe Torreton a utilisé, lui, l'expression de "groupe sectaire" pour définir ceux qui étaient venus à Rennes en tant que citoyens pour soutenir les parties civiles. Il a dit beaucoup de bêtises, d'ailleurs, sur le plateau du Grand Journal.

Je ne résiste pas à reproduire un paragraphe très agressif de cet avocat qui semble terrifié à l'idée qu'on puisse écouter les enfants sérieusement. "Depuis quinze ans une bande d’illuminés organisés en véritables sectes, continue, tout à l’assouvissement de ses fantasmes, à prétendre contre l’évidence qu’il y avait bien des réseaux de notables pédophiles à Outreau. Accompagnés de stars du complotisme [Soral et Serge Garde, qui sont à l'opposé sur l'échiquier politique], se servant abusivement du bouclier de "la protection de l’enfance" et surfant sur l’horreur de la pédophilie, ils multiplient les pressions sur la justice, et embrigadent les fragiles à coups de psychologie de bazar, de "souvenirs retrouvés" et autres insanités. Tous ceux qui s’opposent à ces entreprises délétères font l’objet de campagnes d’intimidation et d’injures. Il serait plus que temps que les pouvoirs publics se penchent sur l’activité de ces groupes qui ont fait de la manipulation leur gagne-pain".

Que Me De Castelnau, soupçonné d'être un corrupteur actif, se rassure: si on faisait des choses illégales, si on manipulait vraiment les victimes, et si en plus on faisait "pression" sur la justice, il y a bien longtemps que les "pouvoirs publics" nous auraient collés à l'hôpital psychiatrique ou au trou. Mais, on est encore en liberté. C'est peut-être parce qu'on n'a rien fait de mal.

Screenshot - 14_06_2015 , 19_46_06Parce qu'il faut replacer les choses dans leur contexte au lieu de sombrer dans la psychose: nous, on veut juste que la parole des enfants, les frères Delay et tous les autres, soit entendue. C'est tout. Alors à Outreau, on a soutenu les victimes parce qu'on connaissait le dossier suffisamment pour penser qu'ils disaient la vérité, et parce qu'on savait que les six avocats de la défense ne reculeraient devant aucune mesquinerie pour obtenir l'acquittement de Legrand.

Quant à l'argument qu'utilise Régis De Castelnau selon lequel on "se sert abusivement du bouclier de la protection de l'enfance", on est plié de rire. Aujourd'hui la "protection de l'enfance" est quasi inexistante, et l'impunité est la règle pour les pédocriminels, les condamnations étant l'exception (6.000 plaintes pour viols sur mineurs en 2012, et 383 condamnations pour viol sur mineur). De quoi a peur ce monsieur? Qu'on passe à 500 condamnations par an?

Cela ne risque pas avec les théories qui sont véhiculées par sa chère épouse et par des psys comme Bensussan, Van Gijseghem et cette clique de négationnistes de la pédocriminalité.

On a été traités d'illuminés, d'ailleurs, par Florence Rault, mariée à Castelnau et sur laquelle on va revenir. Deux jours après son mari, elle nous a publié une tribune incendiaire qui condamnait la trop forte répression des "pédophiles".

Or, on sait tous que l'insulte est le dernier argument de celui qui est acculé. Alors autant dire que ça ne nous impressionne pas, et comme le disait Courteline, "passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet".

Parallèlement à cette campagne d'insultes, on a eu droit à une censure conséquente de la part des médias. En effet, déjà avant que le procès de Rennes ne commence, de nombreuses personnes ont signalé que les commentaires qu'elles postaient au sujet de l'affaire d'Outreau étaient censurés. Par exemple, sur la page Facebook de l'émission Envoyé Spécial, la quasi totalité des commentaires de gens qui ne pleuraient pas sur le sort de Daniel legrand et posaient des questions intéressantes sur l'affaire étaient supprimés dans les 3 jours. Sur le site du Figaro, des commentateurs ont même été expulsés après avoir publié à la suite d'articles sur l'affaire d'Outreau. Idem avec Le Monde, La Voix du Nord et d'autres médias. Pourtant, ces commenataires n'avaient rien d'insultant.

 

urlsapPanier de crabes

Des arguments, ces gens n'en ont pas: on a entendu pendant des heures deux groupies des faux souvenirs, dont Van Gijesghem qui répand assidument sa théorie dans les tribunaux, et son discours ne tenait pas la route.

Il a cité quelques expériences faites auprès d'enfants pour montrer à quel point ils sont suggestibles, maix aucune de ces experiences ne portait sur des faits aussi perturbants pour un enfant que des abus sexuels. Heureusement d'ailleurs, car depuis Kinsey on évite de violer les enfants pour faires des expériences.

Van Gijseghem a aussi eu beaucoup de difficultés quand un avocat des frères Delay a commencé à la questionner sur des références sérieuses en matière de pédopsychiatrie. Des références qui lui étaient apparemment inconnues.

Venons-en à ce couple d'avocats, qui gèrent le cabinet De Castelnau, "Acteur Engagé au service de l’Intérêt Public" (sic.).

Je note avec grand amusement que la page Wikipedia concernant Régis de Castelnau est un copié collé de sa biolgraphie publiée sur son site, avec le passage sur sa mise en examen et son mariage en prime.

Quant à Florence Rault, on lit sur le site du cabinet que "Elle est aujourd’hui reconnue au niveau national comme une des meilleurs spécialistes des sujets de société délicats : pédophilie, fausses allégations d’abus sexuel, paternité forcée, tueurs en série". Me Rault travaille donc sur un créneau bien précis, qui est celui de la défense des personnes accusées d'actes pédocriminels. L'avocate serait ainsi spécialisée en "fausses allégations, aliénation parentale, faux souvenirs induits ou mémoire retrouvée..." Vaste programme.

sexe innocentCette dame a du beaucoup apporter à la République, car elle est tout de même "Chevalier de la Légion d’Honneur (2005) et Chevalier de l’Ordre National du Mérite". Ca en jette. Elle défendu, à grand renfort de sa "dictature de l'émotion", plusieurs enseignants accusés d'actes pédophiles, et d'autres personnes comme un certain Serge Machado, accusé par sa fille puis "blanchi", que Roselyne Godard est venue soutenir lors de son procès, ou encore un certain Eric Martin, ancien de l'Ecole en bateau, directeur d'un centre pour jeunes garçons en difficulté appelé "L'Arbre Voyageur", et condamné à 20 ans de prison l'année dernière [1].

Elle aussi défendu quelques pères accusés d'abus sexuels, avec conflit de garde d'enfants à la clé [2].

Et "elle se spécialise aujourd’hui dans des conférences données à l’occasion de colloques scientifiques".

En 2013, on lisait qu'elle "intervient régulièrement auprès des collectivités publiques pour des formations ou conseils relatifs aux responsabilités des agents publics, prise de décision en matière de signalement, et toutes questions ayant trait à la mission de protection de l’enfance" [3]. Le lobbying passe donc par la formation des autorités mais aussi des professionnels, puisque cette avocate intervient dans des "colloques scientifiques".

Mais, l'équipe du cabinet Castelnau écrit aussi des livres. On a les livres du "cabinet Castelnau", de Régis de Castelnau, de Florence Rault, de Florence Rault et Paul Bensussan: "La dictature de l’émotion. La protection de l'enfant et ses dérives" (2002)...

2002, c'est une date intéressante: pile quand l'affaire d'Outreau a commencé à faire scandale, quand la presse a commencé à dire que tout était bidon parce qu'on n'a pas retrouvé le corps de la petite fille tuée dont quatre témoins avaient parlé.

Ils ont continué sur leur lancée. De son côté, l'avocate Florence Rault a contribué à une oeuvre collective intitulée "Enfants, sexe innocent? Soupçons et tabous" en 2005.

 

Screenshot - 13_06_2015 , 00_07_54Propagande

Florence Rault et Paul Bensussan ont commencé à collaborer il y a plus de 10 ans. C'est marrant, parce que Dupont Moretti et ses copains nous reprochent à nous d'être sur le coup depuis 10 ans, ce qui est juste impossible. En fait, ils ont publié un article commun le 2 mars 2001 dans Libération. L'article s'appelle "Du "tous pourris" au "tous pédophiles"".

Les auteurs y dénoncent le "triptyque": "émotion, surenchère, judiciairisation excessive" qui "nous conduit tout droit à une inquiétante régression". En fait, c'est un de leurs leitmotivs, et Me Rault est revenue là-dessus dans l'Obs. Ils trouvent qu'on gère trop souvent les cas de pédophilie via la justice. Et ils caricaturaient à l'envi la position de ceux qui dénonaaientà l'époque une omerta sur la parole des enfants.

D'ailleurs, que se passait-il à l'époque, en mars 2001?

Delay et Badaoui ont été placés en garde à vue puis en préventive 10 jours plus tôt et des examens médicaux montraient des traces probables d'abus sexuels répétés sur leurs enfants.

urlangersEn 2001, on parlait aussi de l'affaire Véronique L., cette jeune femme qui a expliqué avoir été la proie d'un réseau pédophile qui la trimballait dans toute la France et même à l'étranger. Elle a même été identifiée sur des photos des CD Roms de Zandvoort. En fait, c'était un peu la même histoire qu'Outreau: des parents qui prostituent leurs enfants, des viols collectifs filmés, et même des meurtres d'enfants. Seuls les parents de Véronique L. ont été jugés et condamnés à des peines minimalistes (on a laissé tomber le proxénétisme), aucun client n'a été inquiété.

La jeune fille expliquait pourtant "qu'elle a participé à des messes noires à Nanterre (Hauts-de-Seine), à Bruxelles et à Londres lors desquelles elle et d'autres enfants auraient subi des sévices sexuels par des adultes. Ses parents l'auraient "louée" pour des gens beaucoup plus fortunés", comme nous l'expliquait Le Parisien du 13 janvier 2002

L'affaire Véronique L. se déroulait à Cholet notamment, à 70 km d'Angers. Angers, où en mars 2002 a explosé l'affaire dite "du réseau pédophile d'Angers", quand l'instruction a démarré. En chiffres, ça donnait: 66 adultes accusés et 27 victimes âgées de 6 mois à 12 ans [4]. Là aussi on a parlé de clients non identifiés, et qui venaient dans de grosses voitures, pas du tout le genre de ce quartier défavorisé. Mais ils n'ont jamais été retrouvés.

Comme à Outreau, il a été dit que les films et les autres preuves avaient été détruits.

 

Screenshot - 15_06_2015 , 13_19_43> Florence Rault:

En 2002, Florence Rault dénonçait la "sacralisation" de la parole des enfants, mais aussi une circulaire de Ségolène Royal de 1997 obligeant les directeurs d'établissements scolaires à faire des signalements lorsqu'il constatait des comportements non adaptés. Beaucoup de critiques s'étaient alors fait entendre, parmi lesquels Jack Lang, et certains avaient même crié à "la délation". Force est de constater aujourd'hui que ladite circulaire a eu peu d'effets.

En mai 2004, toujours dans Libération (décidément), Florence Rault a publié une nouvelle tribune intitulée "Des "Outreau" par dizaines". Cet article commençait fort: "Ce qu'il est déjà convenu d'appeler la catastrophe d'Outreau vient d'enclencher le désolant et habituel mécanisme de défausse des principaux responsables de cette tragédie". "Catastrophe", "tragédie"... Elle nous sortait déjà les éléments de langage qu'on nous a serinés pendant 10 ans, sorte d'hare krishna du clan révisionniste (ceux qui cherchent à faire oublier l'existence des victimes de cette affaire, bien-sûr).

Elle dénonçait (encore) la "régression de notre pays en matière de répression de la délinquance sexuelle". Parce que prendre en compte sérieusement les accusations de dizaines d'enfants est en effet jugé par certains comme une régression. Mais qu'ils se rassurent: c'est fini, grâce aux "faux souvenirs". Magique.

Son propos était de dire qu'il y a plein d'innocents accusés partout en France par des mômes délirants et elle entendait "s'opposer à ces dérives". On a vu que cette mouvance a en effet été d'une efficacité redoutable depuis 10 ans.

"Près du quart des détenus français le sont pour des infractions à caractère sexuel. Chiffre considérable et inconnu chez nos voisins européens. Il devient moins risqué de commettre un meurtre ou un braquage que d'être accusé de viol", écrivait-elle. Sauf qu'à l'étranger, en tout cas en Belgique et en Angleterre, c'est encore pire que chez nous. Quant aux nombre de pédophiles condamnés, on arrive au chiffre de 1 sur 100, et encore je pense qu'on surestime ce chiffre, on  a déjà eu l'occasion d'en parler.

ta_dutroux_0Me Rault dénonçait donc les experts (ceux qui valident la parole des enfants, bien-sûr), et surtout sur la justice.

Il y a juste un détail: au moment où elle écrit cette tribune, le 24 mai 2004, le procès en première instance, à Saint-Omer, avait débuté depuis 20 jours et n'était pas encore terminé. A l'issue de ce procès, 10 personnes ont été condamnées, dont 6 sont acquittées ensuite à Paris. Mais on n'en est pas encore là, en mai 2004.

En décembre 2006, Florence Rault et Paul Bensussan ont participé à une table ronde organisée par un groupe appelé JAMAC, monté pour défendre plusieurs enseignants accusés d'actes pédophiles. Cette table ronde avait pour thème: "Abus sexuels sur les enfants: protection de l'enfance et présomption d'innocence. Après Outreau, où en est-on? Quelles évolutions?".

Une question fort étrange car pour beaucoup d'associations et de défenseurs des enfants, depuis Outreau on a régressé dans la prise en compte de la parole des enfants. Depuis Outreau, plus de réseaux pédophiles, plus de scandale de pédocriminalité, en fait depuis Outreau les enfants sont juste inaudibles et les parents protecteurs avec. On peut même aller plus loin: la répression envers le parent protecteur est devenue systématique. Tout cela aurait été un travail de déminage, ils ne s'y seraient pas pris autrement.

Florence Rault s'est aussi préoccupée de l'affaire Dutroux. Elle a contribué à un autre ouvrage collectif intitulé "Procès Dutroux: penser l'émotion". Oui, parce que "l'émotion", pour Rault comme pour Bensussan, c'est l'argument phare à opposer à ceux qui soutiennent et croient les enfants victimes: ils sont dans "l'émotion", ils prennent des vessies pour des lanternes. Ils n'ont pas de discernement, et même ils insufflent de faux souvenirs aux enfants. C'est exactement ce qui a été reproché aux assistantes maternelles dans l'affaire d'Outreau, et ce qui est reproché aux parents qui tentent de protéger leurs enfants contre des abus sexuels, qu'il s'agisse d'inceste ou pas.

urlviols enfantsDans ce livre publié en 2007, l'équipe d'auteurs a dénoncé l'augmentation de soi-disant "fausses allégations" depuis l'affaire Dutroux. Le chapitre de Florence Rault s'intitulait "Les risques de dérive quand l'opinion publique veut rendre justice elle-même".

Elle y écrivait déjà à l'époque la même chose que dans son blog de l'Obs cette semaine: " Depuis une vingtaine d’années, nos pays occidentaux sont sporadiquement interpellés par l’abomination de délits et crimes sexuels perpétrés sur des mineurs. À bien y réfléchir, les mouvements d’opinion qui entourent la révélation de méfaits pédocriminels ne sont pas exempts de contradictions, de simplifications exagérément rudimentaires ou de calculs inavouables"

Elle dénonçait déjà la "dérive" qui consistait à juger sévèrement les pédocriminels, sous la pression de l'opinion publique, rappelant qu'il faut un "procès équitable", ce que personne n'a nié jamais évidemment. Elle dénonçait aussi la presse qui s'y donnait à coeur joie, voilà au moins un aspect qui a été bien corrigé depuis.

Me Rault a aussi beaucoup critiqué, sans le citer, le seul et unique reportage diffusé en France au sujet des abus sexuels rituels: le documentaire de France 3 "Viols d'enfants: la fin du silence", d'Elise Lucet.

"Cette émission supposée montrer à quel point le danger pédocriminel est menaçant, s’appuyait sur le cas de deux enfants, une fillette et son frère, qui racontaient avoir été, de longue date et à plusieurs reprises, non seulement abusés et violés par leur père et ses complices, mais encore conduits à des cérémonies rituelles organisées en région parisienne par une secte abjecte. Le débat était biaisé d’emblée: il s’agissait d’une tragique erreur judiciaire. La présentatrice, journaliste réputée, laissait très clairement entendre, que la justice n’avait pas "cru" les enfants,qu’elle n’avait pas su – ou pas voulu - les protéger, au point que leur mère avait dû s’enfuir à l’étranger", écrivait Me Rault, devenue depuis une "spécialiste" des enfants menteurs, "La recherche effrénée de sensationnalisme de ce reportage était évidente: vraiment, l’obscénité ne résidait pas dans la crudité sordide des scènes évoquées ..."

urlviols f3Elle a bon dos, la vérité judiciaire. Qui peut être assez hypocrite pour dire que la justice ne se trompe jamais? Qu'elle ne subit jamais aucune influence? On pourrait sortir des exemples pendant des heures. Dans ce reportage, on voit beaucoup de choses intéressantes, je vous laisse juges.

L'obscénité, elle est dans la mauvaise foi de l'auteur. Parce qu'on ne parle pas des prix de la salade, mais bien d'enfants qui disent avoir été torturés, certificats médicaux et expertises à l'appui. Mais il est vrai que, malgré tous ces éléments, et malgré les témoignages concordants de frères et soeurs, il est courant que ces affaires soient classées sans suite.

Elle continue "L’absence de signes ou de preuves n’ébranle jamais la conviction des inconditionnels". C'est un pur mensonge: on ne se contente jamais de la parole d'un enfant. Parce qu'on sait qu'ils vont se faire traiter de menteurs, même s'ils sont 40 à raconter les mêmes choses. Pour Me Rault, tous ces abus rituels décrits dans le reportage étaient "inspirés par le discours des adultes", en l'occurrence et comme souvent, la mère des enfants.

Je vous épargne le détail de cet article incroyable, c'est page 129 et suivantes du PDF. Elle conclut en recommandant de ne pas être dans "l'émotion" pour juger. Tout ce blabla pour enfoncer une porte ouverte? Non, le but était de diffuser quelques concepts, quelques éléments de langage.

Ce qui est intriguant quand on connaît les positions de Florence Rault, c'est que ce livre a été édité par la Coordination de l'aide aux victimes de maltraitances qui l'a "diffusé gratuitement à 20.000 exemplaires". Quelle chance.

En tout cas, les ouvrages de Florence Rault et Paul Bensussan font partie de la bibliographie officielle des masculinistes, de même que "La Méprise" de Florence Aubenas et les livres des acquittés.

 

> Paul Bensussan:

urldesirpbQuant à Paul Bensussan, expert auprès de la cour d'appel de Versailles depuis 1996, auprès de la cour de cassation depuis 2007, à la Cour pénale internationale depuis 2011, il recommandait de mener des expertises sur le modèle anglo saxon. Lui aussi contribue à la formation des magistrats à l'ENM, mais aussi des médecins.

Son premier livre, une collaboration (mais il n'est pas cité parmi les auteurs), il l'écrit en 1984 et il s'intitule "Guide pratique de la vie du couple"...

Il apparaît dans les médias à la fin des années 90, avec son deuxième livre "Inceste: le piège du soupçon", publié en 1999 pour dénoncer "la multiplication des affaires d’abus sexuels ‘’fantasmés’’ mettant en cause des parents, plus généralement des pères", lors de séparations. Son option "sexologue" l'a "plus particulièrement orienté, en matière de psychiatrie légale, vers la délinquance et la criminalité sexuelle. Sa réflexion porte enparticulier sur les rapports entre la transgression et la perversion".

Mais c'est avec l'affaire d'Outreau qu'il arrive sur le devant de la scène, après avoir été appelé à l'aide par les avocats des accusés [5]. Il n'a pas vu les enfants victimes mais continue, encore aujourd'hui, à se positionner en tant que connaisseur de l'affaire, surtout pour critiquer les experts qui avaient validé la parole des enfants.

Il est resté très actif dans les colloques et autres commissions, comme la Commission "Allégations d’abus sexuels dans le contexte de séparations parentales" organisée de novembre 2000 à novembre 2002, à la Chancellerie, Direction des Affaires Criminelles et des Grâces.

En 2001, son mémoire s'intitule "Allégations d’inceste : de la vigilance à la déraison". La même année, il passe un diplôme de "sexologie".

Screenshot - 08_06_2015 , 23_29_36Il participe aussi à une assemblée générale du collectif JAMAC, qui avait pour but de défendre des enseignants accusés de pédophilie par des élèves. Son intervention a été intitulée "Allégation d'abus sexuels: le poids de la parole de l'enfant". Ce qui, on l'a déjà dit, est une aberration quand on regarde les statistiques de l'Intérieur et de la Justice à ce sujet. Jusque là, l' "expert" professionnel ne nous a pas encore parlé de chiffres et d'études sérieuses sur le sujet. Il ne prend que des exemples par-ci par-là, et en fait des généralités.

D'ailleurs, il ne s'embarrasse pas de la question des chiffres, mettant sur le même plan des déclarations de van Gijseghem et de chercheurs qui ont mené de réelles études de cas: "On me demande souvent la fréquence des accusations infondées d'abus sexuels. Les chiffres sont tellement disparates que vous allez tout de suite comprendre à quel point ils sont vides de sens. Un de mes éminents confrères chef de service de pédopsychiatrie disait récemment lors d’une émission que selon lui les allégations infondées s’étendaient de 3 à 6%, pour certains auteurs au contraire comme Hubert Van Gijseghem on estime ce chiffre allant jusqu’à 50 à 75%, l’American Psychological Association qui n’a pas l’habitude d’avancer des chiffres au hasard parle de 50%. Vous voyez que quand la disparité va de 3 à 75%, ça ne prouve qu’une seule chose, c’est que finalement on n’en saura jamais rien". Donc, continuons à dire ce qu'on veut, puisqu'on est dans le flou.

En 2002, c'est "la dictature de l'émotion" écrit avec Florence Rault. Cette année-là le psychiatre a aussi participé à un colloque sur la protection de l'enfance, où il a tapé sur le seul et unique spot de prévention qui a été diffusé la télé en France pour inciter à dénoncer les abus sexuels. Il considère que si on assiste à une augmentation des signalements d'abus sur les enfants, c'est surtout parce qu'il y a davantage de fausses accusations, et il considère qu'il ne faut pas "traiter" ces accusations en terme de vérité ou de mensonge. Le hic, c'est que pour la justice il faut des certitudes, sinon le pédophile est acquitté au bénéfice du doute. C'est d'ailleurs ce qu'il se passe: en 2012, un mineur violé avait seulement 6,3% de chances de voir la condamnation de son agresseur quand il avait porté plainte (383 condamnations pour plus de 6.000 plaintes).

Screenshot - 15_06_2015 , 19_44_15Les associations de pères ont alors repéré Paul Bensussan, et diffusent allègrement ses interviews., de même que celles de Van Gijseghem (sur lequel on est déjà revenus) et d'autres fans des théories anti victimaires. En 2002, le petit journal d'une asso pro pères Suisse relate largement ses considérations sur l' "aliénation parentale", ainsi que celles de Jacques Barillon, un avocat suisse  très impliqué dans la défense des pères, selon lui injustement accusés d'abu sexuels par des ex revanchardes.

Jacques Barillon, avec qui Bensussan écrira ensuite deux livres, nous apprend dans ce journal qu'il a même décidé de fonder une association pour défendre encore mieux ces pères accablés. On voit que dès cette époque, plusieurs leaders dans ce mouvement de négation de la parole des enfants ont commencé à se démarquer, et même à se coordonner.

Ils sont toujours en train d'occuper le paysage médiatique au sujet de la pédocriminalité.

"Même si ces faits n'existent que dans l'imagination de la dénonciatrice, l'homme est pris au piège", écrivait le rédacteur de l'article, "La machine judiciaire démarre. Avec comme premier effet la coupure des relations entre le père et sa progéniture". Puis on donnait la parole à Jacques Barillon: "Après de longues années de procédure avec arrestation, interrogation et inculpation à la clé. Même s'il est innocenté – et ce n'est pas le cas de tout les prévenus – le mal est fait. La police, le juge d'instruction et parfois même les tribunaux cèdent à cette tentation de faire fi de la présomption d'innocence dans ces cas-là. C'est à l'origine de l'affaire qu'il faut mesurer l'ampleur des ravages."

 

urlsospapa"Et l'avocat genevois de s'élever contre cette dérive judiciaire: "Quand la femme accuse de mauvaise foi son mari, c'est l'arme absolue, et tout homme y est exposé. C'est pourquoi j'ai lancé l'idée de créer une association de défense des hommes victimes de dénonciations abusives de leur conjoint." On note qu'il parle de "conjoint", mais ce sont bien les mères qui sont visées. Je suis également interloquée quand il dit que "tous" les prévenus ne sont pas "innocentés". Cela laisse supposer que pour lui toutes les accusations sont fausses, ce qui 'nest bien évidemment pas le cas.

 

Et puis pourquoi une mère prendrait-elle le risque de perdre la garde de son enfant (car c'est ce qu'il se passe souvent) en racontant des mensonges qui ne peuvent pas tenir la route?

 

Dans ce même journal, Paul Bensussan y allait de son couplet: "Psychiatre à Paris, le Dr Paul Bensussan a présenté les thèmes développés dans son livre: "Inceste, piège du soupçon". "Cet ouvrage m'a permis d'ouvrir un dialogue avec les magistrats. Quelles que soient la consistance du dossier et la crédibilité des allégations, les décisions étaient dans le passé univoques: on suspendait le droit de visite du père jusqu'à la conclusion de l'enquête. Je constate maintenant que certains juges prennent des décisions courageuses qui évitent la suspension des rencontres père-enfants." Le psychiatre semble regretter qu'on ait préféré appliquer un principe de précaution. N'est-il pas normal qu'on éloigne un enfant de celui qu'il dénonce comme étant son agresseur?

 

urlnamblaPaul Bensussan ne s'arrête pas en si bon chemin. En 2004 il co écrit avec l'avocat Jacques Barillon"Le désir criminel". On y lit beaucoup de poncifs sans fondement, à partir d'exemples montés en épingle. Les auteurs insistent sur la "présomption dinnocence" pour les types accusés d'actes pédophiles, réclament des confrontations avec leurs victimes (des enfants, donc), tapent sur les experts non alignés sur leur théorie, et ils concluent que si on trouve graves leurs propos, c'est parce que "la sexualité est maudite". Je ne dirai pas chez qui j'ai retrouvé le même genre discours, mais cherchez du côté des inventeurs des faux souvenirs et du SAP (syndrome d'aliénation parentale), et de certains politiciens ou "intellectuels" parisiens...

En 2007, encore avec  Jacques Barillon [6], il publie"Le nouveau code de la sexualité", dans lequel les auteurs trouvent qu'on dénonce trop facilement des actes finalement anodins selon eux.

En 2009, nouveau mémoire: "Aliénation parentale: vers la fin du déni?". Un fort déni en effet, puisque même les psychiatres américains refusent de reconnaitre le SAP, alors qu'ils font rentrer tout un tas de nouveaux syndromes dans leur DSM à chaque révision. Toutefois, la mobilisation pour faire reconnaitre ce machin ne fait que croître depuis 30 ans et je crains que ce ne soit qu'une question de temps avant qu'il ne soit recensé. Les "faux souvenirs" suivront.

En 2010, le ministère de la justice pousse pour l'octroi à Paul Bensussan d'une breloque de "Chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur". 

 

Screenshot - 15_06_2015 , 16_33_36Toujours sur son site, il nous explique que l'un de ses axes de "recherches" est "Les abus sexuels sur mineurs (alternatives au traitement judiciaire, poids de la parole de l’enfant). Les fausses allégations d’abus sexuels" (c'est moi qui souligne). Nous y voilà: "l'alternative au traitement judiciaire". Soudain, les choses deviennent plus claires.

L'alternative au traitement judiciaire, on en a déjà parlé: c'est la "justice réparatrice". En gros, pour faire des économies et ne pas surcharger une justice moribonde, on va favoriser la "médiation" directe entre la victime et l'agresseur. C'est un système applaudi par les professionnels qui travaillent auprès des agresseurs, mais fortement décrié par ceux qui travaillent avec les victimes. Car au final, la victime n'aura pas le statut de victime, l'agresseur n'aura pas celui d'agesseur.

Il s'agit d'une "requalification du crime en conflit".  Selon la criminologue Mylène Jaccoud, "Cette politique [de justice réparatrice] s’est concrétisée par l’instauration de programmes de déjudiciarisation particulièrement actifs dans le secteur juvénile". Ce ne sont donc pas de simples délits, comme des vols, qui passent en justice réparatrice, mais des crimes commis contre les enfants.

Dans le domaine de la justice réparatrice comme dans celui de la pédorciminalité, le lobbying est mené de manière intensive ces dernières années. La ministre Taubira a d'ailleurs eu une oreille très attentive pour ces revendications.

Quant à l'aliénation parentale que les scientifiques refusent depuis 30 ans d'inscrire dans le guide des maladies mentales, le DSM, en raison de son absence de fondement scientifique, Bensussan fait du lobbing pour qu'il soit reconnu malgré tout: il explique avoir été "Co-auteur d’une proposition d’inscription de cette pathologie dans les classifications américaine et européenne : Parental Alienation Disorder, DSM-V, and ICD-11. Article “Parental Alienation, DSM-V, and ICD-11”, The American Journal of Family Therapy 38:2, 76-187, mars 2010". Heureusement pour les enfants, ça a encore raté [7]. Mais on n'est pas à l'abri qu'à force d'acharnement, ledit SAP soit finalement reconnu, d'autant que Bensussan en donne une définition de plus en plus large.

En 2012, il publie en anglais un texte appelé "The Outreau Case and False Allegations of Child Sexual Abuse" ("L’affaire Outreau et les fausses allégations d’abus sexuels") qui est, si je puis dire, le pompon.  Déjà dans le titre, il associe les mensonges des enfants et l’affaire Outreau. Alors qu'il n’avait toujours pas vu une seule seconde un seul des enfants d’Outreau.

Concernant Bensussan, je n'ai pas connaissance que d'une seule fois où il a conclu à la réalité d'abus sexuels (mais le coupable était une femme!). Une association vient de déposer deux plaintes contre lui auprès de l'Ordre des Médecins parce qu'il a utilisé le SAP pour faire retirer la garde de leurs enfants à des mères qui dénonçaient des abus commis par les pères.

urlchild abuseCar, le SAP n'existe pas scientifiquement parlant: il n'y a aucune étude qui prouve l'existence de ce phénomène.

Et Paul Bensussan le sait, puisqu'il a expliqué qu'il ne nommait pas le SAP en tant que tel afin d'éviter la polémique :"La façon de dépassionner le débat, notamment lorsque je rédige un rapport d'expertise, c'est de ne pas nommer la chose. Il suffit de décrire la situation dans l'expertise : on peut toujours prétendre que l'aliénation parentale n'existe pas ; mais qui réussira à convaincre un juge aux affaires familiales que, dans le cas de séparations parentales très conflictuelles, les enfants ne sont jamais contaminés par la guerre que se livrent leurs parents?", disait-il dans L'Express en 2013.

On constate que la mythologie diffusée par voie de presse au sujet d'Outreau a surtout servi à donner un semblant de fond à la théorie du SAP, puis avec le procès de Rennes à la théorie des faux souvenirs, toutes deux inventées par des pédophiles, pour des pédophiles, comme on l'a déjà dit maintes fois. Si on regarde la page Wikipedia consacrée au"accusations infondées d'abus sur mineurs en France", la bibilographie ferait rire un élève de CP:

  • Hubert Van Gijseghem, L'enfant mis à nu : à la recherche de la vérité, Éditions Méridien (Québec), 1992
  • Paul Bensussan, Inceste, le piège du soupçon, Belfond, 1999
  • Georges Dupuy, Coupable d'être un homme. « Violence conjugale » et délire institutionnel, VLB, 2000
  • Élisabeth Loftus, Le syndrome des faux souvenirs et le mythe des souvenirs refoulés, Éditions Exergue, 2001, (ISBN 2911525124 et 9782911525124), 350 pages
  • Paul Bensussan et Florence Rault, La dictature de l'émotion, Belfond, 2002
  • Karine Duchochois, Moi, Karine, innocente et cassée, Plon, 2004
  • Antony Bernabeu, Journal d'un instituteur en garde à vue, Calmann-Lévy, 2005, (ISBN 2702146805 et 9782702146804), 168 pages
  • Alain Marécaux, Chronique de mon erreur judiciaire : une victime de l'affaire d'Outreau, Flammarion, 2005
  • Florence Aubenas, La Méprise : l'affaire d'Outreau, Paris, éditions du Seuil, coll. « H.C. ESSAIS »,‎ 14 octobre 2005, 252 p. (ISBN 978-2020789516)
  • Claude Lelièvre, Francis Lec, Les Profs, L'École et la sexualité, Odile Jacob, 2005, (ISBN 273811623X et 9782738116239), 352 pages
  • Marie-Monique Robin, L'école du soupçon. Les dérives de la lutte contre la pédophilie, La Découverte, 2006, (ISBN 2707178640 et 9782707178640), 901 pages
  • Virginie Madeira, Vital-Durand Brigitte, J'ai menti, Stock, 2006, (ISBN 978-2-2900-0514-9)
  • John Goetelen, La femme est-elle vraiment l'avenir de l'homme ?, Éditions Osez dire, 2006
  • Daniel Legrand, père et fils, avec Youki Vattier, Histoire commune, Stock, coll. « Les documents », 2008, 350 p.
  • Michèle Agrapart-Delmas, Femmes fatales, les criminelles approchées par un expert, Max Milo, 2010

Paul Bensussan est finalement très utile aux associations de pères ou de simples machos. Dans les associations de pères, il n'est pas rare que des membres soiennt accusés d'abus sexules sur leurs enfants. Ces pères montent sur des grues pour émouvoir les politiques et l'opinion publique, et appellent à l'aide des experts comme Paul Bensussan pour les tirer d'affaire grâce à leurs théories magiques. Mais il est évident que tous ces pères accusés ne sont pas innocents. Pourtant ils sont défendus avec la même véhémence par ces groupuscules de pères, qu'ils soient innocents ou coupables

Et du côté de la protection de l'enfance, on cherche beaucoup à "faire la part des choses entre le conflit qui oppose les parents et un danger réel et immédiat pour l'enfant". Les mères sont soupçonnées d'entrée de jeu de manipuler leur enfant qui dénonce des abus sexuels. Aujourd'hui ce sont des situations devenues quotidiennes, et ce phénomène ne fait qu'empirer.

-----------------------

 

Il y a de quoi être consterné quand on connait les conséquences pour les victimes qui ne sont pas entendues. Quand on sait à quel point la question des violences sexuelles sur les mineurs est sous estimée. On ne peut que s'interroger sur l'importance de ce lobby de l'omerta, comme on pourrait l'appeler, un lobby qui met en avant des cas extremement minoritaires pour en faire des généralités, avec pour résultat de porter un discrédit systématique sur la parole des enfants ainsi que des parents protecteurs. On ne peut pas croire qu'il est possible de mettre sous le tapis une catastrophe sanitaire et sociale aussi grave que la pédocriminalité sans en payer un jour les conséquences, d'une manière ou d'une autre.


 

[1] Eric Martin avait fondé L'Arbre Voyageur en 1985, la grande époque des lieux de vie comme le Coral ou l'Ecole en Bateau, où il avait faits es armes auprès du épdophile condamné en même temps Léonid Kameneff qui avait été cité dans l'affaire du Coral, d'ailleurs. Le monde est petit. En 1999, quand il a appris qu'une plainte avait été déposée contre lui par un ancien résident du centre, il se trouvait en voyage en Inde avec d'autres jeunes et a décidé de ne pas rentrer. Il a donc été condamné en son absence en 2006. Puis il a été arrêté et extradé en France. Martin, véritable prédateur, a pu sévir impunément pendant plus de 30 ans. "Eric Martin les a considérés chacun comme ses enfants, il s'est comporté en père, mais en père incestueux. Il n'a pas compris les limites, il n'a pas compris qu'il y avait une différence de génération", avait plaidé Me Rault.

[2] Dans le cas de Jean-Chistophe Henriette, accusé de viols, tentatives de viols et agressions sexuelles sur ses trois filles, "la défense a fait citer beaucoup de témoins, certains se sont contredits, d’autres, comme le souligne maître Rémy Boniface, “ont été pris en flagrant délit de faux témoignage”. Devant les nouvelles révélations dans les rangs de la famille Henriette, le président s’était exclamé, la veille : “Ce dossier, c’est un chapeau de magicien ! A chaque audition, on a un lapin qui sort !” Me Rault avait aussi tenté "de démonter la crédibilité de Muriel. “Elle est schizophrène, elle est persuadée que ce qu’elle prend pour la réalité est la réalité.” Donc, quand on lui dit qu’elle a été violée par son père, elle le croit. Quant aux deux sœurs, elles “ont poussé toutes seules, sans tuteur”. Henriette, qui avait dénoncé un "complot" ourdi contre lui par le mère de ses filles, a finalement été condamné à 18 ans de prison. Un certain nombre de témoins favorables à l'accusé ont aussi raconté n'importe quoi.

[3] Elle intervenait au milieu de divers psys lors d'un colloque intitulé "le sexe des anges ou tout ce que la protection de 'lenfance a toujours voulu savoir".

[4] En première instance, 62 accusés ont récolté des peines "s'étalant de 28 ans de réclusion criminelle à quelques mois avec sursis. Les principaux organisateurs du réseau, trois récidivistes, ont été condamnés, à des peines allant de 16 à 28 ans de réclusion criminelle". 12 ont fait appel et ont été à nouveau condamnés.

[5] Il explique sur son site "le docteur Bensussan a contribué à la manifestation de la vérité dans des procès sensibles, au premier rang desquels l’affaire d'Outreau. Cité par les avocats de la défense devant la Cour d’assises de Paris, il a contribué à démontrer, dans cette affaire, les lacunes méthodologiques des expertises judiciaires (...) Lors de son audition du 05 avril 2006 à l’Assemblée Nationale par la Commission d’enquête parlementaire chargée de rechercher les causes des dysfonctionnements de la justice dans l’affaire d’Outreau, Paul Bensussan souligne notamment le poids excessif de l’expert psychiatre dans le procès pénal et le rôle joué par les associations et l’idéologie dans la sacralisation de la parole des enfants, dérives dramatiquement illustrées par l’affaire d’Outreau. Le rapport remis au Garde des Sceaux le 06 juin 2006 cite à plusieurs reprises ses préconisations".

Capturebarillon[6] Sur son site, Barillon explique (il parle de lui à la 3 e personne): "En début de carrière, Jacques Barillon s'est spécialisé dans les affaires pénales et a plaidé dans d'importants procès, en Suisse et à l'étranger, en particulier en France (assassinat du juge Michel, comptes de l'OM, Ordre du Temple solaire, Elf, etc.)", ce qui est intéressant quand on sait à quel point ces dossiers sensibles ont subi de l'enfumage. "Il est aujourd'hui, sur le plan pénal, un spécialiste reconnu, en Suisse et à l'étranger, des affaires d'allégations d'abus sexuels et de violences domestiques, domaine dans lequel il a écrit, avec le Dr Paul Bensussan, psychiatre, sexologue et expert près la Cour de cassation, en France, deux ouvrages qui font autorité". Eh bien, on n'est pas sortis de l'auberge.  

Dans l'affaire de l'OTS où il défendait des familles de victimes Suisses, il a fondé avec un des proches de victimes l'Association internationale de défense des victimes de l'OTS (AVOTS), qu'il a présidée.

[7] Autour de Bensussan, une soixantaine d' "experts", juristes et autres lobbyistes du SAP ont tenté de faire pression pour faire passer le SAP. mais une vingtaine de sommités, des chercheurs reconnus, s'y sont opposés  pour plusieurs motifs principaux:

- il y a toujours un manque de fondement adéquat dans les recherches, et il n’existe même pas encore une définition unique de l’aliénation parentale

- la recherche sur l’étiologie est encore exploratoire

- il n’est toujours pas possible de distinguer de manière fiable une aliénation parentale due à une manipulation, du processus dans lequel un enfant se détache d’un parent parce que ce dernier a une attitude éducative problématique ou abusive.

- l’aliénation parentale due à une manipulation peut être confondue avec d'autres comportements des enfants.

- une aliénation parentale peut co-exister avec un détachement justifié d’un parent.

- les symptômes habituellement présentés pour diagnostiquer une aliénation parentale semblent avoir été choisis arbitrairement, que ce soit par leur nombre ou leur nature, et ne reposent sur aucune analyse validée,

- aucune étude à ce jour n’a pu évaluer l’efficacité des solutions préconisées par les promoteurs de l’aliénation parentale (visites obligatoires, changement de garde, etc.).

 

09 juin 2015

Outreau et les faux souvenirs, le retour d'une théorie obscurantiste

Screenshot - 06_06_2015 , 21_33_33Quelques jours sont passés depuis que le verdict du procès de Daniel Legrand est tombé, il est temps de faire le bilan. Dans notre belle démocratie où la justice est rendue au nom du peuple français, les citoyens n'ont pas le droit de critiquer une décision de justice, quand bien même elle serait ridicule. On n'y reviendra donc pas, pas plus qu'on est revenus sur la décision qui a mené à l'acquittement en masse des personnes dénoncées par 12 enfants reconnus victimes au procès de Paris.

N'empêche, on a encore le droit de parler des conditions dans lesquelles s'est déroulé ce procès, même si nos commentaires sont limités par le statut d'acquitté de Daniel Legrand. Le procès à été public, on a donc le droit de dire ce qu'il s'y est dit. Et de répondre aux révisionnistes, nombreux à réécrire l'Histoire au sujet de l'affaire d'Outreau.

 

Les gens venus soutenir les frères Delay ont été stupéfaits par la manière dont s'est déroulé ce procès, du début jusqu'à la fin. Il n'y avait hélas rien de bien surprenant : on se doutait que le but n'était pas de reconnaître Daniel Legrand coupable. Mais, il y a des limites à l'indécence. 

Je reviendrai plus tard, et en détail, sur la collusion incroyable entre les avocats de la défense et certains journalistes qui ont donné le la à leurs jeunes confrères. De vieux routards déjà présents à Saint-Omer et à Paris, qui  n'étaient pas prêts à revenir sur leurs certitudes. On évoquera en détail les mensonges par omission et les mensonges tout court qui ont été véhiculés dans les médias.

Screenshot - 06_06_2015 , 21_32_48Je reviendrai plus tard également sur les anomalies aussi étranges que nombreuses qui ont entaché ce procès. On doit encore les analyser tellement il y en a eu.

On évoquera aussi, en profondeur, les attaques sans précédent contre la liberté d'expression dans le cadre de l'affaire d'Outreau, qui ont atteint leur paroxysme avec ce procès et sont d'être terminées. Car la censure a été drastique envers tous ceux qui critiquaient la thèse des avocats de Daniel Legrand, à tel point qu'on peut se demander si on est toujours au pays de la liberté d'expression, comme certains continuent à s'en vanter.

Mais aujourd'hui, on va se consacrer au révisionnisme judiciaire qui a eu lieu tranquillement, sous nos yeux ébahis, comme un numéro de prestidigitateur gavé au LSD, par lequel on fait disparaître huit des victimes d'Outreau, pourtant reconnues comme telles. Grâce à ce numéro incroyable, on a pu jeter à la poubelle les délcarations des frères Delay, snas autre forme de procès. 

"Ni vu, ni connu, je t’embrouille", aurait pu être le leitmotiv de ce procès particulièrement long et ennuyeux, auquel on a vu défiler un nombre impressionnant de témoins amnésiques. Je suis mauvaise langue : ces témoins amnésiques se rappelaient tout de même d'une chose : ils n'ont jamais vu Daniel Legrand.

Ce qui a permis d'escamotter ces huit victimes et de ne pas tenir compte des déclarations des frères Delay, c'est la théorie des faux souvenirs."Ils mentent? Non: ils ont de faux souvenirs", a hurlé l'avocat général aux jurés lors de son réquisitoire.

 

Screenshot - 08_06_2015 , 19_37_43L'excuse des faux souvenirs pour enterrer la parole des enfants

Le procès était à peine passé que Bensussan1 ressortait déjà de sa boîte. Il faut dire que sur Twitter, il avait déjà largement commenté ce procès (je vous épargne ses diatribes stériles sur Twitter). 

Ce lundi, Bensussan publiait une tribune dans le journal subventionné de Marcel Dassault, intitulée " Affaire d'Outreau : de l'innocence meurtrie à l'innocence meurtrière".

L'article commence très mal parce qu'il reprend les paroles incompréhensibles de Stéphane Cantero, l'avocat général, qui a crié aux jurés d'acquitter Legrand "parce qu'il est innocent".

Très vite, Bensussan qui ne connaît l'affaire d'Outreau qu'à travers les médias, nous explique que Legrand est "Aujourd'hui "reconnu", grâce à des flashs de leur mémoire, par les enfants devenus adultes qui, à l'époque, ne l'avaient pas désigné". 

Si Bensussan avait assisté au procès, et s'il avait lu le dossier, il saurait qu'à l'époque Dimitri avait bien désigné Daniel Legrand, et d'autres enfants aussi, dont le cousin Rudy L. dont on n'a pas pris l'affaire "vraiment au sérieux" d'après le policier qui s'en est chargé. On a assez parlé de cette liste avec la mention "dany legrand" pour savoir que Legrand a bien été cité par Dimitri.

Le procès a juste considéré que la parole de Dimitri avait été "contaminée", sans toutefois nous expliquer comment.

L'expert craint en tout cas que le débat ne soit pas clos. Il dénonce d'ores et déjà un "acharnement" de la part de ceux qui refusent qu'on enterre la parole des enfants victimes en se basant sur des experts complètement à côté du sujet.

""Nous, les psys, nous n'allons pas en rester là", promet Marie-Christine Gryson, expert psychologue lors du procès en première instance. Dont les "expertises caricaturales" ont été dénoncées sans complaisance par l'avocat général. Comment expliquer un tel acharnement? Que signifie cette volonté rédemptrice d'ériger l'innocence meurtrie d'enfants victimes d'actes les plus odieux, en innocence meurtrière, commuant en autant de coupables tous les adultes pointés par le doigt enfantin?" 

ob_6e506b_gryson-ole-171014Très drôle : depuis quand l'avocat général Cantero a-t-il les compétences pour remettre en question des expertises ?

Et quid de cette "volonté rédemptrice d'ériger l'innocence meurtrie (…) en innocence meurtrière"? On apprécie le sens de la mesure de Bensussan, qu'on sent un peu agacé. On n'a pas dit que "tous" les adultes dénoncés par les enfants étaient coupables. On sait très bien que pour ceux qu'ils ont vus le moins souvent, les choses peuvent se mélanger dans la tête des enfants. Ils ont quand-même dénoncé une cinquantaine d'adultes, et on doit rappeler qu'au total, ce ne sont pas 12 mais une cinquantaine d'enfants qui ont été entendus et ont évoqué des abus divers et variés, citant souvent les mêmes personnes et décrivant des viols en réunion filmés.

Nous, on se dit d'une manière très logique que si tous ces témoignages d'enfants se recoupent, et recoupent ceux des quatre adultes jugés coupables qui ont avoué ainsi que les aveux de Daniel Legrand, il y a peu de chances que ce soit le fruit d'une hallucination collective. Ou d'assistantes maternelles ourdissant un complot contre des gens qu'elles ne connaissent pas, à l'aide d'enfants fous et d'une mythomane, Badaoui, qu'elles n'ont jamais vue.

Cela, c'est de la logique. Mais, la justice fonctionne autrement, puisqu'on a eu tous ces verdicts d'acquittement.

Bensussan attaque ensuite les "experts" (comprendre : Marie-Christine Gryson essentiellement), qu'il qualifie de "fanatique" et de militante. Parce que lui n'est pas un "fanatique" des enfants menteurs et du syndrome d'aliénation parentale, peut-être ? Il n'est pas un militant, à faire son show devant les tribunaux et dans les médias pour diffuser sa théorie même pas reconnue dans l'encyclopédie des maladies mentales (pourtant très, très, très étoffée), à prendre parti systématiquement pour les accusés de pédophilie et jamais pour les enfants ?

On aimerait un peu de sérieux dans le propos, car ce sujet est grave. On n'aime pas les attaques creuses et les syllogismes.

Bensussan écrit que les expertises d'Outreau étaient "caricaturales". Mais on rêve ! Bensussan n'en sait rien puisqu'il n'a jamais vu aucun des enfants victimes. Il ne connaît pas le dossier, n'a pas été aux procès. Il s'agit là d'une insulte totalement gratuite, mais avec lui on commence à avoir l'habitude. 

Screenshot - 09_06_2015 , 00_18_18En outre, on doit rappeler qu'un deuxième collège d'experts a confirmé les premières expertises, et que ces enfants ont bien été reconnus victimes. Sauf à nier que les victimes sont des victimes, je ne vois pas pourquoi il faut taper sur ces expertises. Mais peut-être est-ce là le but de Bensussan ?

Puis, l' "expert" en rajoute une couche quand il ose écrire au sujet de l'expertise de Viaux et Gryson que "À bien les lire, ce n'est d'ailleurs pas le corps d'une petite fille que l'on aurait pu trouver, mais bien trois ou quatre cadavres d'enfants. Dont les enfants Delay, en particulier Jonathan, décrivaient à Marie-Christine Gryson les meurtres (imaginaires) par leur père, avec un regard halluciné: "Jonathan a les yeux écarquillés, il semble assister de nouveau à la scène, sa respiration est haletante"".

Là aussi, on dirait que Bansussan a rejoint le club des extralucides d'Outreau 2 : comment peut-il affirmer de manière aussi péremptoire que les enfants ont menti, que ces meurtres sont "imaginaires " ? Parce que le meurtre de la petite fille belge, ce ne sont pas les enfants qui en parlent les premiers, mais Daniel Legrand. Et les aveux de Legrand ont été confirmés par Badaoui, puis par deux enfants.

Enfin, il est vrai que si on reprend le dossier, il est question de cinq meurtres d'enfants dans l'affaire d'Outreau. Et ce n'est pas parce qu'on n'a pas retrouvé de corps qu'il n'y a pas eu de crime. L'affaire de la petite Fiona 3 est là pour le prouver.

Bensussan continue : "Authenticité émotionnelle confondue avec vérité historique, qui conduira à la validation sans discernement de la parole de l'enfant". Ca il l'a déjà dit et même répété. Qu'est-ce qui lui permet de dire que ces experts ont rédigé leurs conclusions "sans discernement" ? Il était présent lors de ces expertises, peut-être ? Et personne ne "confond" l' "authenticité émotionnelle" et la "vérité historique" (qui n'a par ailleurs rien à voir avec la vérité judiciaire, nombre de procès ont été démontés par les historiens) à part lui-même.

Screenshot - 05_06_2015 , 21_20_31Hélène Romano a simplement expliqué que les émotions ressenties par les victimes d'abus dans l'enfance quand elles se remémorent les faits sont un gage d'authenticité du discours. Bensussan mélange tout, on dirait qu'il le fait exprès.

Il ne le dit pas clairement, préférant manier le sous entendu et l'insinuation, mais pour lui les frères Delay sont des menteurs. Mais pas de vrais menteurs, non, c'est encore pire : ils ne font même pas exprès de mentir. Ce n'est pas un scoop : il le répète depuis 10 ans et on se doutait qu'il ne raterait pas l'occasion de l'acquittement de Legrand pour revenir avec ses théories.

Comme les enfants mentent sans le savoir, comment déterminer s'ils disent aussi la vérité à un moment ou à un autre ? Eh bien c'est impossible, et on jette le bébé avec l'eau du bain. Car avec ce genre de raisonnement, aucun enfant n'aurait été reconnu victime à Outreau. En effet, si on met de côté les témoignages des quatre coupables qui sont revenus sur leurs déclarations, si on met aussi de côté les aveux de Daniel Legrand, et si on considère que tous les enfants "fabulent", rien ne prouve qu'ils ont été victimes de telle ou telle personne puisqu'il n'y a pas d'éléments matériels, comme souvent dans les affaires d'abus sexuels.

"Bien que Dimitri, son frère, persiste en 2015 dans son accusation, Chérif reconnaîtra dans des termes touchants, lors de l'audience du 1er juin, une accusation mensongère portée alors qu'il était enfant: "J'ai grandi, je sais la différence entre le bien et le mal. Je ne connais pas cette femme… [puis, s'adressant au témoin]: Je vous demande pardon"". Bon, la scène ne s'est pas vraiment passée comme cela, mais je voudrais surtout revenir sur la mauvaise foi de Bensussan. Car Chérif est revenu sur deux de ses accusations, contre un couple qui a été mis en cause à l'époque mais pas renvoyé au tribunal. Il a maintenu le reste de ses accusations. Quant à Dimitri, il a maintenu l'ensemble de ses accusations, contre tous les protagonistes qu'il avait déjà accusés.

Si cet expert avait été présent, il aurait entendu le témoignage accablant de Dimitri, dont la défense comme l'avocat général ont refusé de tenir compte, évidemment. Il aurait aussi entendu Chérif et Jonathan accuser Daniel Legrand d'avoir été présent lors des orgies chez les Delay.

Screenshot - 08_06_2015 , 23_29_36"Jonathan et ses frères mentaient-ils, en décrivant ces meurtres qui n'avaient jamais eu lieu?". On dirait que ces crimes "imaginaires" sont le pivot de l'argumentation de Benussan, mais rien ne prouve qu'ils sont bien "imaginaires", et il s'agit de pure spéculation.

Tous ceux qui ont lu les déclarations de Legrand et Badaoui au sujet de ce meurtre restent perplexes devant tant de concordances, ce qui a été souligné lors du procès de Rennes. " Bien sûr que non! Ils y croyaient, au contraire, de toute leur âme". Nous y voilà : ils mentent mais sans s'en rendre compte. Mais Jonathan a quand-même " imaginé " le meurtre dont il parle à la police quand il en a entendu parler à la radio. Tout cela sans se rendre compte qu'il ment. Et les images qu'il a encore aujourd'hui dans la tête, c'est sûrement du souvenir reconstruit...

Le passage le plus drôle dans cette tribune, c'est quand Bensussan nous explique que Badaoui a  fait preuve "d'une finesse supérieure à celle de certains professionnels" quand elle s'est rétractée à Saint-Omer, disant que ses enfants "ne mentent pas, mais parfois ils se trompent". On avait compris que Badaoui avait été réhabilitée par le procès de Rennes, mais à ce point là ca frise le scandale. 

On croit ensuite réentendre van Gijseghem et Melen, venus secourir Daniel Legrand à Rennes avec leur théorie des faux souvenirs : "C'est pourquoi j'insiste, avec la plupart de mes collègues, sur la nécessité de ne pas se limiter au contenu de la révélation lors d'un dévoilement d'abus sexuels. Les mesures de protection prises dans l'urgence doivent (ou devraient) toujours être suivies d'une phase de décryptage et de réflexion, dénuée de tout a priori idéologique". Il est surprenant d'entendre cela de la part d'un psychiatre qui passe son temps à nier la réalité des abus sexuels subis par les enfants, et dont on s'est demandé quelle idéologie le motivait à ce point.

Screenshot - 09_06_2015 , 00_33_04Il continue, et revient sans le citer à son syndrome d'aliénation parentale, évoquant le "contexte" de la révélation qui doit être critiqué pour évaluer la véracité des dires de l'enfant : " le contexte dans lequel a surgi la révélation est indissociable de l'analyse de sa validité. Le rôle de l'expert n'étant pas, au fond, de postuler que "la" vérité sort de la bouche des enfants, mais de dire au magistrat "quelle" vérité en sort. Estimer, dans une expertise, un dévoilement peu fiable en fonction des critères validés par la littérature scientifique ne revient pas à traiter l'enfant de menteur: un très jeune enfant peut mêler en proportions variables le réel et l'imaginaire, il peut avoir été influencé ou mal interrogé, son discours avoir été induit ou suggéré... Un enfant peut être sincère, convaincu et donc convaincant et… dénoncer un fait fantasmé ".

Ghijseghem et Melen disaient cela aussi. En fin de compte, si un enfant dénonce des abus sexuels, il faut d'abord envisager toutes les hypothèses alternatives possibles et imaginables, toutes les "pollutions" possibles de son discours, et si vraiment on ne trouve rien alors peut-être que le gamin ne " fabule " pas. Avec une telle procédure, je peux prédire une baisse importante du nombre de pédophiles renvoyés devant les tribunaux, alors que ce chiffre est déjà catastrophiquement bas dans ce pays.

Il nous dit : "Cette prudence a fait cruellement défaut dans l'affaire d'Outreau". Mais on doit quand-même rappeler qu'il n'y a eu que 4 personnes jugées coupables, et que 12 victimes. On ne peut donc pas dire que la parole des enfants a été crue sans discernement. Sinon, ce ne sont pas 19 mises en examens qu'on aurait eues, mais plus de 50. Que voulait Bensussan ? Qu'aucune victime ne soit reconnue ? Pas de chance, il y a des certificats médicaux qui confirment la réalité de ces abus.

CapturerenensIl fallait bien des coupables, et on les a trouvés a minima, parmi ceux qui ont avoué. Là encore, on est loin d'une parole des enfants sacralisée.

Bensussan évoque ensuite l'audition de Jean-Luc Viaux, qui avait signé plusieurs expertises avec Marie-Christine Gryson : " Et il est édifiant de constater, aujourd'hui, le fossé qui s'est installé entre les co-signataires du même rapport: l'un, le Professeur Viaux, reconnaissant que le style avait été trop péremptoire et que les conclusions auraient dû être amendées; l'autre, Marie-Christine Gryson, s'arc-boutant sur son écrit, refusant de "traiter les enfants de menteurs""

Sauf que Jean-Luc Viaux n'avait pas le droit de revenir sur une expertise qu'il a déposée sous serment sans revoir les enfants entre temps. Mais, Jean-Luc Viaux est universitaire et pas encore à la retraite. Ce qui est édifiant, en l'occurrence, c'est de lire un Bensussan lâchant son fiel sur une collègue, sans rien connaître du dossier, ce qui n'est pas la première fois. Bensussan n'est pas un expert omniscient, il est expert dans les dossiers pour lesquels la justice lui a demandé une expertise. C'est tout.

Et puis, Marie-Christine Gryson a aussi vu la sœur ainée des frères Delay, chez laquelle elle n'a décelé aucun signe d'abus, et une parole crédible, ce qui s'est vérifié et n'a pas été critiqué par Bensussan, la défense et l'avocat général.

Si j'ai pris le temps de revenir sur ce texte particulièrement inintéressant, c'est parce qu'on va en avoir quelques uns dans ce style. Ces théories anti victimaires sont très prisées devant les tribunaux parce qu'elles permettent de nier à peu de frais la parole des enfants.

 

Quelle réalité ?

Screenshot - 09_06_2015 , 00_32_35Il est assez effrayant de constater qu'on ne met pas autant d'énergie à critiquer la parole des adultes mis en cause et à décrypter leurs mensonges. Non, car le but est de minimiser le nombre de condamnations, et de minimiser l'ampleur de la pédocriminalité dans ce pays. J'ai déjà montré à quel point cette catastrophe de santé publique est traitée par-dessous la jambe par nos institutions et par certains experts de la trempe de Bensussan. Un chiffre est assez parlant : en 2012 on a eu autour de 6.000 plaintes pour viols sur mineurs (police + gendarmerie), mais seulement 383 condamnations pour des viols (sur mineur de 15 ans)4.

A Outreau, aucun des experts qui ont vu les enfants n'ont  conclu à de faux souvenirs. Il est donc assez surprenant qu'un Avocat Général ose l'affirmer, en se basant sur les témoignages d'obscurs experts.

Des études sérieuses ont été menées pour déterminer le taux de mensonges quand des enfants dénoncent des abus sexuels, et on arrive à moins de 2 %.

Maurice Berger, pédopsychiatre, a répondu à un article aberrant de Durand Souffland paru le journal de Serge Dassault, dans lequel le critique gastronomique et chroniqueur judiciaire tapait sur les experts qui ont validé la parole des enfants : "J'ai sollicité le Pr Jean-Yves Hayez, chef de service en pédopsychiatrie à Bruxelles, considéré comme un des praticiens ayant le plus d'expérience dans le domaine des abus sexuel et auteur de plusieurs ouvrages de référence sur ce sujet. Le Pr Hayez a reçu 300 situations de mineurs ayant déclaré avoir été l'objet d'agressions sexuelles, dont 100 adolescents. Il n'a constaté que quatre situations de fausses allégations, dont deux lors d'un fort conflit parental (…)

On constate donc que les fausses allégations n'ont lieu que dans un contexte de conflit de garde d'enfants et c'est l'avis de nombreux auteurs. Mais même dans ce contexte, ce processus est très rare. Le ministère canadien de la justice a fait réaliser une étude qui montre qu'il existe un conflit grave entre les parents dans 10 % des situations de divorce, et qu'il n'y a de fausses allégations que dans 2 % de ces 10 %, soit entre 0,2 et 0,4 % des situations conflictuelles. Une autre étude de référence (Thoennes et Thaden) montre que sur 9.000 dossiers de familles en litige de garde des enfants, les fausses allégations d'attouchement sexuel n'étaient présentes que dans 0,6% des situations conflictuelles"

Il y a d'autres études : Judith Herman, a constaté que les mensonges des enfants dans les cas d’abus sexuels se situent entre 2 et 8% suivant les tranches d’âge (les plus petits étant ceux qui mentent le moins).  Elle ajoutait, par contre, que les fausses rétractations et les dénis sont bien plus courants, surtout quand la victime n’est pas protégée (les victimes d’Outreau en savent quelque chose).

Screenshot - 07_06_2015 , 12_13_42En 1987 une autre étude menée par David Jones et J. Melbourne McGraw a analysé 576 cas de signalements d’abus sexuels adressés aux services sociaux de Denver. 70% ont été jugés fiables, 22% insuffisamment documentés, et 8% ont été considérés comme fictifs, rappelle la pédopsychiatre Catherine Bonnet dans son livre "L’Enfance muselée : un médecin témoigne". En 2000, 551 cas similaires des mêmes services sociaux de Denver reçus en un an ont été étudiés, et 14 enfants, soit 2,5%, étaient susceptibles d’avoir menti.

Dans trois de ces 14 cas, un parent avait manipulé l’enfant, trois autres fois, un geste banal a été mal interprété par l’enfant, et les huit derniers cas étaient réellement de fausses allégations émanant de l’enfant. Catherine Bonnet cite aussi l’étude de Mark D Everson et Barbara W Boat en 1987, qui ont travaillé sur 1.249 signalements aux services sociaux, et ont repéré 69 cas comme étant faux, soit 5,5%.

Jean-Yves Hayez explique par contre que les enfants sont très sensibles aux pressions, surtout s'ils sont petits. Alors si un enfant est menacé et frappé pour qu'il se taise, il aura tendance à nier les faits. Car pour un enfant, il est très impressionanant de dénoncer un adulte qui se montre violent, surtout s'il s'agit d'un proche. Le Pr Hayez explique aussi que dans les cas d'abus sexuels, qui sont très marquants et traumatistants pour les enfants, on trouve rarement de mensonges de la part des jeunes victimes.

Quant à Paul Bensussan, il a évoqué cela en 2001 dans une conférence sur "le poids de la parole de l’enfant" : "On me demande souvent la fréquence des accusations infondées d'abus sexuels. Les chiffres sont tellement disparates que vous allez tout de suite comprendre à quel point ils sont vides de sens. Un de mes éminents confrères chef de service de pédopsychiatrie disait récemment lors d’une émission que selon lui les allégations infondées s’étendaient de 3 à 6%, pour certains auteurs au contraire comme Hubert Van Gijseghem on estime ce chiffre allant jusqu’à 50 à 75%, l’American Psychological Association qui n’a pas l’habitude d’avancer des chiffres au hasard parle de 50% ".

Voilà pour la réalité, à laquelle les Bensussan et compagnie n'ont aucune étude sérieuse à opposer. Mais on aura bien compris qu'il adhère aux théories d'un Ghijseghem traité de "Faurisson de la maltraitance".

Si on considère cette réalité, on comprend que discuter des mensonges des enfants ou des fausses allégations de victimes ne concerne qu'une extrême minorité de cas, totalement à la marge.

Screenshot - 09_06_2015 , 00_32_49A quoi sert-il de généraliser des cas aussi rares ? Dans quel intérêt cherche-t-on à imposer un tel obscurantisme quant à la parole des enfants ?   

Aujourd'hui, dans les tribunaux de toute la France, des parents doivent se battre pour qu'on ouvre une enquête sur les abus sexuels dont leurs enfants ont parlé. On subit ce que l'on peut qualifier de "jurisprudence Outreau", comme l'a dit la présidente d'Innocence en Danger lors de son audition à Rennes.

Car depuis, Outreau est un véritable bouclier pour les personnes accusées de pédophilie, et rares sont les juges qui prennent le risque de condamner un suspect qui nie.

Alors qu'on sait parfaitement que les plaintes sont rares en matière d'abus sexuels sur les mineurs, on passe encore son temps, dans les tribunaux de France, à nier par tous les moyens la réalité de ces rares abus qui passent la porte des tribunaux 5.

La question est de savoir pourquoi, et là on a plusieurs solutions, la plus simple à admettre pour le grand public étant le coût qu’entraînerait une prise en charge réelle de la plupart des victimes et des agresseurs (puisqu'il paraît que la pédophilie " ça se soigne").

Est-ce qu'on attend que le scandale éclate aussi violemment qu'en Angleterre, où les crimes impunis de centaines de pédophiles souvent organisés en réseau sont restés impunis durant 50 ans ? Je tiens à préciser qu'un nombre impressionnant de politiciens se retrouve aujourd'hui sous le coup d'enquêtes pour des abus divers et variés sur des mineurs, abus allant jusqu'à des meurtres. Mais ça fait sûrement "complotiste" de dire cela.

enfants ours menteursParmi ceux qui, en France, nient que cela puise arriver aussi, ceux qui mettent tant d'ardeur à tenter de ridiculiser les critiques, combien savent que tout cela est vrai ? Je serais curieuse de le savoir.

Enfin, refermons cette parenthèse, en France on est encore très loin  de parler de réseaux pédophiles VIP, puisque les réseaux pédophiles c'est comme le nuage de Tchernobyl, ils s'arrêtent à nos frontières. Il y a des réseaux pédophiles en Angleterre, en Belgique, en Espagne et au Portugal, aux Pays-Bas, mais pas en France.

Parce qu'en France on a nos prestidigitateurs de la parole des enfants : hop, menteur. A la limite, si un expert trouve des traces éloquentes on finira par dire que le gosse s'est fait ça tout seul, c'est tellement plus simple.

Et puis ce sera pratique pour les pédophiles : s'ils sont accusés de violer un enfant, ils n'ont qu'à  inviter Bensussan, Gijseghem ou Melen à leur procès pour dire que la victime a de faux souvenirs, et ils seront acquittés.

L'avocat général du procès de Daniel Legrand à Rennes, Stéphane Cantero, a lui aussi choisi cette voie, la seule qui permettait de parvenir à un acquittement. Un choix réalisé de manière totalement arbitraire puisqu'il n'est pas compétent en la matière.


La théorie des faux souvenirs à la rescousse des pédophiles

La théorie des faux souvenirs a bénéficié d'une très large promotion dès son origine. Cette théorie n'ayant aucune validité scientifique, aucune étude clinique ne venant la corroborrer dans le cas des abus sexuels (alors qu'elle est justement utilisée dans le cadre d'abus sexuels sur des mineurs), ce sont les tribunaux qui ont permis de la diffuser.

En 1990, un couple, Peter et Pamela Freyd, que leur fille accusait de l'avoir violée quand elle était enfant, créeent la False Memory Syndrome Foundation.

Dans une newsletter de 1992, la FMSF déplorait que "65% des accusations d’abus sexuels sont sans fondement, une augmentation de 35% depuis 1976". Ne tentez pas de chercher la base scientifique de cette assertion: il n'y en a pas. La FMSF n'a fait que véhiculer une théorie inventée en 1979 par un type appelé Douglas Besharov qui dirigeait le "National Center on Child Abuse and Neglect" tout en étant administrateur de  l'American Enterprise Institute6 avec lequel il collabore toujours.

Quand il a vu l'augmentation vertigineuse des dénonciations d'abus sexuels, il a demandé que l'Etat réduise son intervention dans le domaine des abus sexuels, car selon lui les victimes mentant la plupart du temps et finalement elles ne sont pas tellement en danger chez leur agresseur. C'était aussi l'époque où on a commencé à avoir des cas d'abus sexuels de type rituel dénoncéss par des enfants de 2, 3, 5 ans en général. Ils parlaient de tunnels, d'orgies, de sacrifices d'animaux, de menaces.

Au cours des années 80, des centaines d'enfans à travers le pays, et parfois des centaines dans la même école, ont dénoncé ce genre de faits.

Ce qui inquiétait aussi la FMSF, c’est que 88% des thérapeutes considéraient les abus rituels comme une réalité et un véritable danger.  Mais en même temps, on estimait que seulement 5% des cas d’abus rituels sur mineurs passaient au tribunal, tellement ce que racontaient ces enfants semblait impensable. Et quand c’était le cas, la moitié des enfants étaient renvoyés chez les pervers, souvent leurs parents.

88950983_oL'un des fondateurs de la False Memory Syndrome Foundation était un pasteur luthérien misogyne dénommé Ralph Underwager, qu'on essaie d'escamotter ces derniers temps. Underwager était un peu un père spirituel de Ghijseghem, qui faisait la tournée des tribunaux pour répandre sa théorie fétiche.

Underwager est apparu en 1984 dans un tribunal, pour défendre un couple accusé dans l'un des premiers cas d'abus sexuels sur mineurs organisés. Il a défendu les accusés, qui ont été acquittés, en disant que les travailleurs sociaux avaient manipulé les enfants, un peu comme on est venu nous parler de "pollution" des souvenirs des enfants par les assistantes maternelles dans l'affaire d'Outreau.

Underwager a aussi créé VOCAL (Victims Of Child Abuse Laws, victime des lois sur les abus sexuels), qui regroupait des gens se disant injustement accusés et militait pour réduire la protection des enfants victimes et de ceux qui faisaient les signalements, mais aussi la prévention car cela pousse les enfants à mal interpréter des gestes anodins. Underwager a même défendu la pédophilie, disant que Dieu était d'accord, dans une interview à un journal hollandais. Puis en 1988 un juge a mis fin à sa carrière dans les tribunaux car il n'avait aucune compétence scientifique.

88951163_oElisabeth Loftus, autre membre du conseil d'administration de la FMSF, a témoingé dans plus de 150 procès avant de rejoindre la fondation bien qu'elle n'ait aucune expérience clinique. Spécialiste de la "malléabilité de la mémoire", on lui a beaucoup reproché de ne pas faire la différence entre innocents et coupables: tous ceux qui l'appelaient pour témoigner en leur faveur étaient selon elle inncents, et les enfants des menteurs ou des fabulateurs. Elle avait même témoigné en faveur de Ted Bundy, le tueur en série qui passait si bien en société. Mais le pire, c'est que ses témoignages avaient un gros impact: elle était surnommée "la diva de l'acquittement".

Au comité scientifique de la FMSF, on a encore un certain Martin T. Orne, prof de psychiatrie à l'université de Pennsylvanie et ailleurs, qui a travaillé sur l'hypnose pour la Navy et la CIA. Martin T. Orne a collaboré avec le Human Ecology Fund, qui était un des paravents de la CIA en matière de recherche sur le contrôle mental. J'ai déjà abordé les liens entre la FMSF et la CIA il y a quelques mois.

Underwager, comme Loftus et leurs collègues de la FMSF, toujours prêts à défendre les personnes accusées d'actes pédophiles surtout s'il s'agissait de réseaux ou d'abus rituels, avaient également un fort impact médiatique. Les journaux, radios et télés s'alignaient toujours sur leur avis, qui était toujours le même, à savoir que les accusés étaient innocents et les enfans des menteurs.

A l'époque, les lobbys de pères accusés d'actes pédophiles ont sauté sur l'occasion pour se sortir d'affaire.AUjourd'hui, dans les tribunaux, moult experts viennent nous parler avec un ton savant d'aliénation parentale, de fausses allégations. Ils viennent nous dire que les enfants ne sont pas fiables, qu'il ne faut pas trop les prendre au sérieux. A Rennes, cela a permis de jeter à la poubelles toutes les déclarations des frères Delay, et de ne pas se poser de questions quend Grenon, Delplanque, Delay et badaoui sont venus dire que leurs eules victimes étaient les quatre enfants Delay, cela contre toute évidence, et contre la vérité judiciaire.

Avec la théorie des faux souvenirs, pas besoin d'argumenter sur les faits, pas besoin d'analyser les faits. L'enfant invente, fabule, ment, recrée ses souvenirs, est "pollué", "contaminé". Et le débat s'arrête là.

 

-----------------------------------

Il serait dangereux que ce procès constitue un précédent médiatique et judiciaire, tant la situation est déjà catastrophique. Bensussan revendique de "sortir de cette dialectique binaire et simpliste mensonge/vérité". Sauf que pour la justice, c'est l'un ou l'autre. Si l'enfant ne dit pas la vérité, il ment et l'accusé doit être acquitté. C'est tout le drame de cette théorie sans fondement.

 

 


 

1 Il était venu à l'aide des accusés en témoignant en leur faveur lors du procès de Saint-Omer, appelé par leurs avocats pour expliquer que les enfants disaient n'importe quoi. Depuis, il se répand dans les médias, utilisant Chérif comme l'exemple de l'enfant traumatisé qui dit n'importe quoi, ce qui lui a valu quelques critiques de la part de Marie-Christine Gryson, notamment.

2 On parle d'extralucides pour les 4 condamnés d'Outreau et Daniel Legrand, dont les aveux parfaitement concordants ont été inventés de toutes pièces, selon les intéressés. Interrogé au sujet de tous les détails concordants avec Badaoui qu'il a donnés dans ses dépositions, Daniel Legrand a expliqué : "je suis rentré dans la tête de Myriam Badaoui"

3 Fiona, 5 ans, avait disparu alors que sa mère a dit qu'elle se trouvait à côté, en mai 2013. On n'a jamais retrouvé le corps mais le beau père et la mère sont poursuivis pour "coups mortels aggravés en réunion"

4 On a aussi eu environ 10.000 plaintes pour agressions sexuelles sur mineur et 2.831 condamnations pour agressions sexuelles et viols correctionnalisés.

5J'ai déjà énuméré ces moyens, mais le fait de n'ordonner que des examens médicaux superficiels, la correctionnalisation quasi systématique des viols, le syndrome d'aliénation parentale, l'absence de statistiques claires, l'absence de prévention, le fait de ne pas tenir compte de la parole des enfants ni des experts qui valident leur parole, font qu'après le stade de la plainte, un peu plus d'un violeur d'enfant sur 20 seulement est effectivement condamné.

6Un lobby ultra libéral destiné à influencer les politiques publiques via des recherches financées par diverses multinationales et autres bienfaiteurs.

08 juin 2015

Angleterre: le réseau pédophile VIP est toujours dans la ligne de mire de la police

 

Screenshot - 08_06_2015 , 00_12_10Le procès d'Outreau m'a un peu monopolisée, je propose donc une séance de rattrapage sur l'Angleterre.

On était ces derniers temps à parler de meurtres d'enfants commis par le réseau pédophile de Westminster, un réseau londonien VIP dans lequel on retrouvait plusieurs politiciens et qui était actif au moins dans les années 70 et 80. On a aussi appris que la police travaillait sur une liste de plus de 1.400 pédophiles, dont un nombre impressionnant de politiciens et de gens du show biz. Des victimes tentent encore de se battre pour mettre à jour certains réseaux, et sans elles il ne se passerait strictement rien.

 

Mais la grande info qui est sortie fin mai, c'était cette liste de 1.433 pédophiles (tous des hommes) sur lesquels la police est en train d'enquêter, parmi lesquels 76 politiciens, 43 artistes du monde de la musique et 135 représentants de la télé, de la radio et du cinéma 1. Cela, c'est le cru 2014 des personnes dénoncées par diverses victimes, dont quelques uns ont été condamnés, comme le présentateur Rolf Harris, l'ami de Savile Gary Glitter, ou d'autres pédophiles de la BBC. Mais, tous ont été jugés comme des prédateurs isolés alors qu'il est clair qu'ils s'organisaient à plusieurs.

Mais, ce sont aussi des centaines d'établissements comme des écoles ou des hôpitaux qui se trouvent dans la ligne de mire : 154 écoles, 75 orphelinats, 40 institutions religieuses, 14 établissements médicaux (très prisés par Jimmy Savile notamment), 9 prisons et centres pour jeunes difficiles, mais aussi des établissements militaires.

Quant aux victimes, les enquêteurs de cette opération appelée "operation Hydrant" estiment qu'elles pourraient être des dizaines de milliers, et ils appellent à ce que les victimes soient davantage prises en compte.

Car en effet, jusque là, et comme c'est le cas chez nous et ailleurs, on fait tout pour masquer la réalité des abus sexuels sur les enfants, ce qui entraîne une véritable catastrophe de santé publique. Mais avec le scandale de Jimmy Savile qui a éclaté en 2012, et son millier de victimes probable, les victimes se sont mises à parler, enfin, de ces réseaux qui les ont détruits. Jusque là, leurs témoignages n'étaient pas pris au sérieux, et quand ils l'étaient les enquêtes étaient stoppées dès qu'on remontait à des VIP. Depuis 2012, les dénonciations d'abus sexuels sur des mineurs ont augmenté de 71 %, 116.000 dans l'année2 dont la moitié concernaient des abus survenus dans le passé.

Screenshot - 07_06_2015 , 23_11_25Du coup, les anglais commencent à considérer qu'il s'agit d'un problème de santé publique.

On a reparlé de ce garçon d'une dizaine d'années mort écrasé par une voiture, de manière intentionnelle, et d'un autre qui a été étranglé par un député. Cela, c'est une ancienne victime surnommée "Nick" qui l'a dit à la police et aussi aux médias, il y a déjà quelques mois.

Le réseau en question organisait souvent des partouzes dans de luxueux appartements d'un complexe appelé Dolphin Square, à Londres. Selon la police, les accusations au sujet de ce gang sont sérieuses et elle est en train de faire des recoupements avec des disparitions de mineurs dans le secteurs à cette époque.

 

Le politicien inconnu qui dit que c'est pas lui

Le 26 mai, un article relatait le témoignage d'une femme qui a levé son anonymat pour parler d'un gros réseau pédophile très probablement lié au réseau de Westminster. Esther Baker a dénoncé ce réseau, dont faisaient partie des gens puissants, à Cannock Chase, à 20 km au nord de Birmingham.

Esther Baker dénonce un politicien en particulier, qui la violait régulièrement des mineures pendant que des flics montaient la garde (mais ils participaient aussi). La jeune femme a identifié plusieurs de ses abuseurs auprès de la police, au cours de 33 heures d'audition au total. "J'ai parlé parce que j'espère que d'autres victimes suivront", a-t-elle dit au Guardian, " je sais ce que c'est que d'être la première à venir parler de cela, cela fait peur mais je me sens encore plus forcée de m'exposer pour me protéger".

La jeune femme de 32 ans a déclaré que ce politicien avait commencé à la violer quand elle avait environ 6 ans,et cela a duré au moins jusqu'à ses 11 ans. Apparemment, ce politicien est toujours en vie (c'est une chance car ils ont tendance à passer l'arme à gauche assez vote après avoir été exposés dans les médias, comme ce fut le cas de Leon Brittan ou Lord McAlpine), et il serait même toujours actif en politique.

Westminsters-Dolphin-Square-flatsDans sa tête d'enfant, elle avait l'impression que certains de ses abuseurs étaient importants dans l’Église. Il y avait peut-être aussi un juge.

Elle raconte qu'une fois elle a tenté d'échapper aux viols mais des policiers qui montaient la garde l'ont rattrapée. Elle dit que les adultes faisaient boire les enfants et que certains abus étaient filmés.

Dans ce cas aussi, la police locale a déclaré qu'elle prenait ce témoignage très au sérieux.

Jon Drake, un sous-officier de la police de Staffordshire, a déclaré qu'une enquête est menée au sujet de plusieurs témoignages des années 80 et 90 portant sur des abus commis par ce réseau. Il a aussi dit que la police était "déterminée" à faire avancer cette enquête. Mais on verra si comme d'habitude les services secrets ou le ministère de l'intérieur interviennent pour envoyer le dossier à la poubelle.

En tout cas, appel a été lancé à d'autres victimes éventuelles.

L'info était à peine sortie qu'un politicien libéral démocrate a dit qu'il n'était pas pédophile et n'avait jamais violé de fille dans les bois, cirant qu'il était la victime d'un complot destiné à pervertir le cours de la justice 3. On peut d'ailleurs s'étonner que ce politicien se soit reconnu alors que Baker ne l'a jamais nommé publiquement.

Mais, interrogée au sujet de ces dénégations, Esther Baker a maintenu que ce politicien l'avait bien violée, qu'il faisait partie d'un groupe de sept ou huit hommes, et d'au moins cinq policiers, qui se livraient à ces abus. Le politicien dit qu'à cette époque était à Londres, mais Esther Baker a bien précisé qu'il n'était pas du coin.

urlsavileEt elle a aussi dit qu'elle avait été violée dans un appartement à Londres, dans un complexe avec de nombreux appartements qui pourrait être Dolphin Square. Elle a notamment reconnu la "medical room" où se trouvait une chaise comme celles des dentistes, dont avait parlé une autre victime du réseau de Westminster dans la presse.

Esther Baker a précisé également qu'elle a été violée par un ancien ministre du Labour aujourd'hui décédé.

Le journal Exaro, qui a enquêté sérieusement sur cette affaire depuis le mois de janvier, a de son côté affirmé que deux autres femmes ont également dénoncé ce député du Lib Dem, le parti libéral démocrate, le même que Cyril Smith, député pédophile qui était un grand ami de Jimmy Savile.

Esther Baker a également précisé qu'elle n'était pas la seule enfant concernée: d'autres enfants du même âge qu'elle étaient concernés. Le témoin évoque par exemple une scène de viols dans les bois, où "six ou sept" autres fillettes étaient présentes. Personne n'a parlé jusqu'à présent. Il faut dire que tous ont été fortement menacés au cas où ils parleraient de ce qu'on leur faisait subir.

 

Screenshot - 08_06_2015 , 13_12_39Au sujet du ministre carbonisé Leon Brittan

On a déjà eu l'occasion de parler de Leon Brittan, qui fut ministre de l'Intérieur (le Home Office) au début des années 80. C'est de son bureau qu'ont disparu plus d'une centaine de dossiers concernant des réseaux pédophiles qui impliquaient des VIP.

Brittan a été cité comme étant présent lors de certaines partouzes pédophiles à Westminster, et d'après une victime il était même présent lors d'un meurtre d'enfant. Il aurait reconnu sur une vidéo en présence d'enfants nus dans une espèce de soirée pédophile, et un policier a pu constater qu'il organisait chez lui une partouze après qu'on ait retrouvé un enfant nu et apeuré courant dans la rue devant chez lui.

Brittan est aussi cité parmi les visiteurs d'Elm Guest House, une auberge transformée en lieu de débauche où les pédophiles VIP du secteur venaient se taper des garçons pris dans les orphelinats des alentours.

Parmi les dossiers qui ont été remis à Leon Brittan (décédé en janvier), il y en avait deux ou trois qui lui avaient été remis par le député Geoffrey Dickens, qui avait le premier à tirer la sonnette d'alarme au sujet des réseaux pédophiles, en 1983 et 1984.

Apparemment, Geoffrey Dickens lui avait bien dit qu'il y avait un réseau de gens "démoniaques" dans le Paedophile Information Exchange (PIE), un lobby pédophile qui réclamait la majorité sexuelle à 4 ans et dans lequel on retrouvait des pédophiles parfois très influents 4.

Dickens lui a écrit très clairement que certains membres du PIE étaient attirés par le fait de tuer des enfants au cours de tortures sexuelles. Malgré cela, Brittan a refusé d'interdire le groupuscule, dont de nombreux membres seront condamnés par la suite pour avoir violé des mineurs.

"Sir Michael Havers, l'avocat général, dans une réponse écrite, a concédé qu'à l'intérieur du PIE il y aurait des personnes obsédées par la mort d'enfants au cours de tortures sexuelles", a écrit le député Dickens au ministre Brittan dans une lettre récupérée par des journalistes via le Freedom of Information Act.

Screenshot - 08_06_2015 , 13_15_55Il est intéressant de préciser qui est le dénommé Michael Havers : c'est le frère de la baronne Butler Sloss, la première qui avait été nommée pour mener la grande enquête sur les réseaux pédophiles. Mais Michael Havers s'est fait prendre trois fois à tenter de bloquer des enquêtes concernant des pédophiles VIP, dont Peter Hayman qui dirigeait le MI6 et était membre du PIE (il a aussi été protégé par Thatcher), et une autre concernant Elm Guest House, ce bordel pédophile actif à Londres de 1979 à 1983 et fréquenté aussi bien par des politiciens conservateurs que par des stars du show biz.

Bref, si c'est Havers qui le dit, il sait de quoi il parle…

Mais Brittan n'a pas cédé, au contraire : il a même trouvé des fonds pour le PIE. A cette époque, c'est aussi depuis les bureaux du ministère de l'intérieur que le PIE éditait sa revue, parce que le membre du groupe qui s'en occupait travaillait au ministère de l'Intérieur et s'occupait du PIE pendant ses heures de bureau. Leon Brittan a donc refusé de rendre le PIE illégal en parfaite connaissance de cause.

A l'issue de ces échanges, Brittan a même dit à Dickens ce qu'il devait dire aux médias au sujet de leurs entretiens.

On a également appris que Leon Brittan rencontrait régulièrement le député pédophile Cyril Smith (144 plaintes sur le dos, jamais inquiété) dans l'atelier d'un des membres du PIE, Keith Harding, qui réparait diverses antiquités pour la famille royale. Ledit Harding avait une liste d'un millier de membres du PIE, parmi lesquels plusieurs proches de Thatcher.

Un autre politicien membre du PIE, Jeremy Thorpe, se rendait souvent chez Harding, a expliqué un des employés de ce dernier.

 

A côté de cela

On a aussi le procès de Mark Grainger, alias Gary Cooke, membre d'un réseau pédophile actif à Wrexham dans les années 70 et 80, au cours duquel il a refusé de répondre à ses victimes. Six autres pédophiles comparaissaient en même temps que lui à ce procès de sept semaines. C'est Grainger qui organisait des partouzes à son domicile, et des garçons âgés de 10 à 15 ans y étaient violés. Tous les accusés nient en bloc bien qu'ils soient poursuivis pour des charges minimalistes.

Beaucoup d'établissements scolaires ont été concernés par ces viols en bande organisée. Parmi eux, le Tettenhall College, pour lequel un procès était prévu, mais pas de chance, le politicien local qui dirigeait l'école vient de mourir et il a été question de clore le dossier. Colin Hope était poursuivi pour des abus commis sur des garçons dans les années 70.

urlhdHope avait déjà échappé au procès en se disant trop malade pour affronter cette épreuve, mais la justice est tombée sur une vidéo dans laquelle on le voit en pleine forme en train de plaisanter et de porter des charges lourdes huit mois après avoir présenté son certificat médical.

On a aussi eu le témoignage d'un jeune qui était employé dans les bâtiments royaux, et qui a déclaré y avoir été violé par un réseau VIP. Des agressions auraient eu lieu à Balmoral Castle en Ecosse et à Buckingham Palace. Ce dossier a été joint aux autres enquêtes portant sur les années 70 – 80. A l'époque, Leon Brittan en avait été informé mais il n'a pas jugé utile d'intervenir. Quand les parents du jeune ont appris ce qu'il se passait ils l'ont fait rentrer à la maison.

Alors qu'il travaillait pour la famille royale, ce jeune s'est vu proposer par Peter Hayman de le suivre au Canada. Hayman avait même écrit à ses parents pour les convaincre, mais heureusement cela n'a pas marché.

 

-------------------------

On 'nentend plus vraiment parler de la grande enquête sur l'étouffement des réseaux pédophiles VIP depuis que els victimes et le panel de citoyens a été ejecté. Par cotre, les victimes sont toujours plus nombreuses à se faire connaitre, et la police commence à pouvoir recouper certains dossiers. Il n'y a qu'à espérer que les citoyens pourrent empêcher l'obstruction habituelle des autorités dans ces dossiers, car il semble bien qu'aucun parti politique n'a été épargné par les réseaux pédophiles. Ce qui est le plus inquiétant, c'est que rien 'nayant été fait pour détruire ces réseaux et le système politique de corruption qui y est lié, lesdits réseaux se sont très probablement institutionnalisés.

 


 

1Hélas, 216 d'entre eux sont déjà morts, mais cela en laisse plus d'un millier à renvoyer devant les tribunaux si on parvient à retrouver assez d'éléments à charge.

2Pour comparaison, en France nous avions 6.000 plaintes pour viols sur mineurs et 10.000 plaintes pour agressions sexuelles sur mineur en 2012. On est donc très loin des chiffres anglais, même avant le scandale Jimmy Savile. J'en conclus que l'ampleur de la catastrophe est encore plus sous estimé que je ne le pensais et il est très probable qu'on n'en soit même pas à un viol sur 10 de dénoncé.

3Cela rappelle la fois où Jack Lang était monté au créneau après que Luc Ferry ait parlé d'un ministre qui coincé avec des mineurs à Marrakech. Mais, rien ne disait que c'était de Jack Lang que parlait Luc Ferry. Beaucoup de pédophiles français vont à Marrakech.

4On peut citer notamment Peter Hayman, qui a été le patron du MI6, le psychiatre renommé Morris Fraser, le spécialiste de la protection de l'enfance Peter Righton, l'espion Geoffrey Prime, John Stamford du magasine Spartacus. Le PIE a aussi été aidé par le parti conservateur, notamment du point de vue financier, et par le ministère de l'Intérieur.

02 juin 2015

Outreau: Un mensonge répété dix fois reste un mensonge, répété dix mille fois il devient une vérité (Goebbels)

Capturejo2Après plus d'un semaine passée à Rennes, il est temps de faire le point sur la mascarade médiatique et même judiciaire en cours. Etant journaliste et ayant couvert quelques procès d'assises, je suis assez étonnée de la manière dont les débats sont retranscrits par mes confrères. Mais le pire dans ce procès réside dans l'inversion totale des valeurs. Aujourd'hui, ce sont les défenseurs des victimes qui sont violemment attaqués par tout un tas de révisionnistes judiciaires.

 

Depuis le début de ce procès, on assiste à diverses manoeuvres dont le but est assez clair: il s'agit d'enterrer définitivement la parole des enfants victimes de cette affaire d'Outreau. De sceller la chape de plomb sur les enfants victimes, ceux d'Outreau mais aussi tous les autres.

Il s'agit de valider la théorie des faux souvenirs, inventée par des pédophiles américains dans les années 80, quand de nombreux enfants se sont mis à dénoncer des abus sexuels de type rituels dans des dizaines d'écoles maternelles et de crèches à travers le pays.

On veut aussi diffuser l'idée fausse dans l'opinion selon laquelle il n'y a eu que quatre victimes à Outreau alors que la justice elle-même en a reconnu 12 à Paris. Cela qui ne manque pas de piquant, quand on sait que ce sont bien les avocats de Daniel Legrand qui nous ont traités de "révisionnistes".

 

Inversions

CapturematchOn a déjà évoqué l'inversion symbolique qui a eu lieu à Saint-Omer, lors du premier procès. Les enfants ont été obligés de témoigner dans le box des accusés, car il était trop petit pour contenir tous les accusés et qu'on n'a pas investi pour que le procès se déroule dans des conditions normales.

Depuis les prémisses du procès de Rennes, on a placé Daniel Legrand dans le statut de victime, et je dirais même de la seule et unique victime puisqu'une fois de plus la quasi totalité de l'espace médiatique (et donc du temps de cerveau) a été occupé par la défense et le fan club de Daniel Legrand.

Il est clair que les avocats des victimes, en revanche, n'ont pas choisi une stratégie de communication.

Il y a une nouvelle inversion, qui s'est développée ces derniers jours avec les auditions de Myriam Badaoui [1], Thierry Delay, Aurélie Grenon et David Delplanque, les quatre adultes condamnés pour avoir agressé et violé des enfants. Une parole prise bien plus au sérieux, jugée crédible sans aucune critique, que celle de tous les enfants, auditionnés plusieurs fois, et qui ont raconté divers sévices commis par tout un tas d'adultes.

Que sont venus dire ces braves gens? Eh bien ces quatre personnes, condamnées à des peines allant de quelques années à 20 ans de prison pour avoir violé des enfants, sont venus dire qu'elles ont menti à l'époque, qu'elles ne connaissaient pas Daniel Legrand, mais surtout, surtout, qu'en fait les seules victimes de toute cette affaire sont les enfants Delay. Bien-sûr toute la presse leur a emboité le pas: "Daniel Legrand disculpé par tous les condamnés" (L'Express), "Myriam Badaoui disculpe à son tour Daniel Legrand" (La Dépêche), "Le quatrième et dernier condamné disculpe Daniel Legrand" etc.

 

imagesLe gros problème, outre le fait qu'ils soient tous revenus sur des déclarations concordantes avec les aveux de Daniel Legrand lui-même et avec les déclarations de plus d'une dizaine d'enfants qui ont été reconnus victimes par la justice, c'est que ces quatre condamnés ont dit que leurs seules victimes étaient les enfants Delay.

Thierry Delay et Myriam Badaoui, pourtant condamnés pour les 12 enfants, n'ont parlé que de leurs quatre fils. Quand à l'ex couple Grenon-Delplanque, qui a été condamné pour les viols des deux enfants de Delplanque, ils ne se rappelaient plus avoir violé que les enfants Delay. 

Finalement, on comprend que la parole de quatre pédocriminels pèse, du moins pour la défense et pour les médias, plus lourd que celle des 12 victimes et de la cour d'assises de Paris.

Ce lundi, c'était le couple Lavier qui est venu nous dire, outre qu'il ne connaissait pas Daniel Legrand, que leurs fille reconnue victime au procès de Paris n'est plus victime. Et Sandrine Lavier de pleurer sur cette fille qu'elle dit ne pas avoir revue depuis l'affaire, ce qui peut se comprendre quand on a lu les témoignages de la petite.

 

8 victimes oubliées

CaptureprocesCela nous amène à l'un des buts, dévoilés au cours de la semaine, des avocats de Daniel Legrand: réduire l'affaire d'Outreau à une histoire d'inceste, et cela malgré l'existence de 12 enfants victimes issus de cinq fratries différentes.

On s'est demané pourquoi Aubenas avait parlé "d'inceste dans le huis clos d'une cage d'escalier" il y a quelques jours, tellement ce concept était absurde. On s'est demandé pourquoi Dupond Moretti n'a parlé que de "quatre" victimes, puisqu'il y en a bien 12 reconnues comme telles à Paris.

On a compris ces derniers jours avec les témoignages des condamnés, venus disculper Daniel Legrand [2]. Ils ne se rappelaient de rien, même pas de comment leurs sont venus tous les détails qu'ils ont donnés dans leurs aveux, et qui étaient confirmés par les déclarations des autres adultes et des enfants, mais par contre ils se rappelaient d'une chose: ils n'ont jamais vu Daniel Legrand à Outreau.

Cela, c'est du révisionnisme judiciaire. Car à Rennes, on n'est pas au procès d'Outreau, comme nous le répétons depuis le début. On est au procès de Daniel Legrand. Et le statut de victime des 12 victimes ne sera pas plus remis en cause que le statut d'acquittés des des acquittés. Aujourd'hui, on comprend mieux pourquoi les avocats de Daniel Legrand tenaient tellement à rappeler à la barre 40 à 50 protagonistes de l'affaire: il s'agissait bien de "refaire le match", comme Me Julien Delarue nous accusait de vouloir le faire.

enfants ours menteursQuant aux témoignages des frères Delay, ils ont été décrédibilisés par deux experts qui ont changé de version par rapport à leurs expertises des enfants, Jean-Luc Viaux et Brigitte Bonnaffé, qui sont venus nous parler de "confusion" et de souvenirs évolutifs en quelque sorte.

Mme Bonnaffé a vu les enfants Delay pendant le procès de Saint-Omer, où déjà les médias commençaient à traiter les enfants de menteurs et à véhiculer les arguments de la défense.

A elle, les frères Delay auraient dit qu'ils avaient parfois menti, et c'est cette experte qui vient de nous parler de "confusion" à cause des médias [3].

Il semble assez évident en l'occurrence, que si "confusion" il y a eu, c'est dans leurs dénégations. Peut-être qu'à force d'être traités de menteurs, ils se sont dit que ce serait plus simple de dire qu'il ne sont pas vraiment victimes, de s'aligner sur la version martelée à longueur de journée par les avocats de la défense et par le choeur des médias...

Les médias, en effet, se sont empressés de parler d'enfants "affabulateurs" et de reprendre ce discours étrange des deux experts, tous deux travaillant dans le public, cela mérite d'être précisé.

 

Arrivée de Badaoui au palais de justiceAttaques contre les défenseurs de l' "autre vérité" judiciaire

Comme on l'a déjà dit, à Rennes on est au procès de tout le monde sauf de Daniel Legrand, dont on parle finalement assez peu et qui est fermement défendu par l'avocat général en plus de ses six avocats.

On a évité de peu le procès des victimes, du moins durant l'audience.

> Procès du juge Burgaud: en permanence, le travail du juge Burgaud est remis en question, et cela bien qu'aucune faute n'ait été relevée, ni par la commission d'enquête parlementaire, ni par l'Inspection Générale des Services Judiciaires. En outre, les avocats de la défense et leurs témoins ne cessent de répéter que le juge Burgaud a "soufflé" les réponses aux prévenus. Mais en début de procès, le greffier de Burgaud a dit qu'il n'a aucun souvenir de choses pareilles. Et puis, les avocats étaient là et auraient réagi si Fabrice Brugaud avait à ce point bidonné son instruction. Enfin, c'est sans compter les témoignages des enfants qui confirment les déclarations des adultes.

> Procès des experts: Evidemment, ce ne sont pas tous les experts qui sont attaqués à grand renfort de raccourcis et de mensonges répétés inlassablement par la défense. Paul Bensussan, psychiatre appelé à la rescousse par la défense lors du premier procès d'Outreau dans le but de décrédibiliser la parole des enfants, lui, est pris très au sérieux. Ce qui n'a pas été le cas d'Hélène Romano, attaquée d'une manière aussi brutale qu'injustifiée (on lui a reproché de n'avoir pas été présente aux autres procès et de ne pas avoir vu les enfants alors qu'elle était appelée en tant que témoin, par exemple), ni de Marie-Christine Gryson, qui a été à deux doigts de se faire traiter de complotiste elle aussi.

Un certain "Maitre Eolas" a même osé la qualifier de "complètement tarée" parce qu'elle a dit que le statut des victimes devrait être protégé comme l'est celui des acquittés. Eh bien cette phrase, de pur bon sens pour ceux qui sont sur le terrain, a fait monter les tenants de l'omerta sur la parole des enfants, qui ont piqué leur crise. On peut d'ailleurs se demander pourquoi ils sont si énervés, si ils sont sûrs d'avoir raison. Parce que nous, nous parvenons à rester calmes, ce qui n'est pas toujours simple devant autant de bêtises répandues avec autant d'acharnement et de mauvaise foi. En tout cas, cela donne une idée du niveau des débats.

Screenshot - 31_05_2015 , 18_36_10> Procès des "conspirationnistes": Alors que Dupont-Moretti, Delarue & Co voient des complots partout, ce sont les journalistes, experts et citoyens qui osent rappeler l'existence de 12 victimes qu'ils traitent de "révisionnistes" et de "conspirationnistes". Dans le prétoire comme dans les médias, et jusque sur Twitter, cette clique de révisionnistes critique le documentaire de Serge Garde, dans lequel 24 personnes s'expriment, le traitant de "film-propagande truffé de mensonges colportés par des révisionnistes", ou encore de "plaidoyer révisionniste". Car ce documentaire est bien embêtant, puisqu'il rappelle les nombreux dysfonctionnements de l'affaire qui, malgré tout, a débouché sur quatre condamnations et la reconnaissance de 12 victimes en appel.

Quand Laurence G., l'auteure du blog Caprouille qui énerve tellement Me Dupond Moretti, est venue témoigner, on se serait cru à la 17e chambre correctionnelle, celle qui est dédiée aux procès de presse. Car Laurence G. a hébergé deux des frères Delay, qu'elle a aidés pendant de nombreux mois puisqu'ils se sont retrouvés seuls et pour ainsi dire à la rue. Elle a parlé de leurs souffrances, des menaces de mort de Chérif contre Daniel Legrand et d'autres acquittés, de leurs difficultés à s'en sortir. Mais ce qui intéressait la défense, c'était seulement de dire qu'elle avait écrit des "horreurs" depuis 10 ans (en réalité, cela fait moins de quatre ans, et il n'avait qu'à porter plainte pour diffamation s'il n'était pas content). 

Laurence G. a donc eu droit à son procès dans le procès, tout comme Jacques Cuvillier, pointé du doigt par Moretti et traité de révisionniste parce qu'il ose simplement contredire la théorie brevetée par la défense, qui est hélas devenue la version communément admise, à tel point que rappeler la vérité amène à se faire traiter de révisionniste. On marche sur la tête.

Capturejd1Il faut dire que pour obtenir tous ces acquittements, il a fallu développer un raisonnement assez compliqué, car le dossier, auquel on s'est surtout attaché à ne pas revenir, était pour le moins cohérent.

Quand Homayra Sellier, la présidente d'Innocence en Danger, est venue témoigner à son tour, c'est Dupond Moretti qui l'a passée à la question. Il nous a fait le procès d'Innocence en Danger (IED), du documentaire de Serge Garde (contre lequel personne n'a porté plainte, pas plus que contre le livre de Jacques Thomet d'ailleurs), des "révisionnistes", des blogs, des livres etc. On n'a pas du tout parlé de Daniel Legrand, là n'était pas le but. Homayra Sellier, tout comme Marie-Christine Gryson et Hélène Romano, avaient même du mal à répondre à leurs "questions" car les avocats de Legrand ne les laissaient pas parler: ils faisaient eux-mêmes les réponses, se lançant dans des monologues paranoïaques. Les avocats de Legrand ont même tenté de faire croire que Me Reviron, l'avocat de Jonathan, était au comité juridique d'IED [4].

Ce qui est reproché à tous ces gens, c'est de manipuler les frères Delay. Dans quel but? "Par vengeance", nous a-t-on dit. Mais personne n'en veut personnellement à Daniel Legrand. La seule chose que veulent les victimes et ceux qui les soutiennent, c'est un procès avec des débats sereins, au cours duquel les frères Delay puissent s'exprimer.

 

Malhonnêté des médias

Screenshot - 02_06_2015 , 20_36_02Au fil des jours, on a vu la quasi totalité des médias s'aligner sur la thèse de la défense, véhiculée par quelques journalistes déjà présents lors des premiers procès. Leurs comptes rendus du procès sont tellement lacunaires qu'ils en deviennent souvent mensongers.

Dans les médias, vous n'aurez pas tous ces moments où divers témoins ont été mis en difficulté, où leurs incohérences ont sauté aux yeux. Vous n'aurez pas le détail de l'audition du médecin de famille des Delay, qui n'a rien vu, même pas l'armoire à cassettes pornos qui se trouvait au milieu du salon des Delay où ce médecin se rendait au moins une fois par mois, de 1996 à 2001. Vous n'aurez pas les contradictions de Daniel Legrand au sujet de ses aveux détaillés.

Vous n'aurez pas la liste incroyable  de mensonges montés en épingle par les avocats de la défense, ni la violence de leurs attaques contre les témoins des parties civiles. Il n'y aura rien sur ces aveux bien gênants, et trop réalistes, ni sur les explications contradictoires de Daniel Legrand quant à la motivation de ses aveux [5].

On ne s'étale pas sur les aveux concordants des mis en cause, ni sur le fait qu'ils mentent quand ils accusent le juge Burgaud de leur avoir "soufflé" les réponses.

Derrière ces médias, et derrière cette thèse des avocats de la défense selon laquelle les enfants Delay, seules victimes d'Outreau, seraient manipulés, derrière ces insultes contre ceux qui osent encore rappeler l'existence de ces 12 victimes, il y a comme un déferlement de haine par des gens qui croient avoir tout compris du dossier en lisant la presse et en écoutant TF1. On voit des injures, du mépris, de la suffisance, en boucle dans les émissions et les commentaires laissés par des personnes trop sûres d'elles. Mais il est vrai qu'il est plus rassurant de croire que rien de toutes ces horreurs n'est vraiment arrivé, et que les enfants ont menti. On peut ainsi dormir sur ses deux oreilles.

Screenshot - 02_06_2015 , 21_10_10Ca ne gêne absolument pas les médias de nous dire que "L'un après l'autre, les quatre condamnés pour les viols des quatre enfants Delay - leur père Thierry, leur mère Myriam Badaoui, puis leurs anciens voisins - ont assuré que Daniel Legrand n'était pas coupable".

On a eu un Stéphane Durand Souffland qui trouvait "émouvant" le témoignage d'un policier ayant assuré la garde-à-vue de Daniel Legrand, et qui le pensait innocent. Il a même titré là-dessus, alors qu'il n'a pas accordé cette importance aux témoignages de Chérif et Jonathan, pourtant autrement chargés en émotion et autrement poignants. Tout est dans ce qui n'est pas dit.

Les petits briefings matinaux des avocats de la défense semblent porter leurs fruits aussi bien que lors des procès d'Outreau, la mécanique est bien rôdée et ces gens pensent avoir l'impunité.

Quant au témoignage de Dimitri, les médias ont insisté sur une pseudo scission entre Chérif et Dimitri Delay, le premier n'ayant "pas soutenu" le second, ce qui est faux [6]. On a privilégié les rétractations de Chérif Delay au sujet de la culpabilité d'un couple mis en cause, encore ce mercredi, par son frère Dimitri, et par Jonathan dans ses déclarations de l'époque. Stéphane Durand Souffland s'est même permis de dire que Dimitri "est prisonnier d'une fantasmagorie où se mêlent le vrai et le faux", et on se demande bien d'où il peut tirer une telle certitude.

Screenshot - 02_06_2015 , 21_11_43Au lieu d'insister sur des détails dans l'affaire (qui ne concernent pas Daniel Legrand), ces journalistes auraient pu entrer davantage dans le détail de ce qu'a dit DImitri. On aurait ainsi pu rappeler l'essentiel, c'est-à-dire qu'il a maintenu ses accusations contre Daniel Legrand [7] et contre les autres personnes dont il avait encore le souvenir. Il  a aussi reparlé de la Belgique, dont il se souvient bien, ainsi que de certaines personnes qui venaient aussi. Dimitri a reparlé de la petite fille qui a été tuée par son père, et avec laquelle il a joué dans sa chambre, avec un de ses frères. Il explique qu'il se rappellent qu'ils faisaient une cabane tous les trois, puis il se rappelle des cris de la petite fille et de son père... Il a aussi parlé de Daniel Legrand père, du bébé mort dans le placard, de son ressenti suite aux procès et à l'usure de se faire traiter de menteur. Il a dit que d'après ses souvenirs, ce réseau "dépassait Outreau".

Questionné par un avocat général résolu à lui faire dire qu'il a menti plus ou moins, il a simplement répondu: "Je crois que peu importe ce que je dirai, vous aurez votre avis. Je sais ce que j'ai vécu. Je ne suis pas dans un jeu ici. Je peux comprendre que vous ayez un doute, mais moi je me rappelle de ce que j'ai vécu, et je ne pense pas que vous étiez là. Je ne reviendrai pas sur ce que j'ai dit ".

Bref, le parti pris de trop nombreux médias est tellement flagrant qu'il en devient ridicule.

 

Screenshot - 02_06_2015 , 23_34_09Enjeux cachés?

Mais pourquoi la parole de pédophiles est-elle plus crédible que celle de 12 enfants pourtant reconnus victimes? Pourquoi d'ailleurs aucune des victimes extérieures à la fratrie Delay n'a été appelée à venir témoigner? Pourquoi une telle propagande médiatique? Pourquoi une telle absence de fair play dans le réflexions de la défense? Pourquoi les gens n'y comprennent-ils "plus rien" comme on l'entend de plus en plus à la sortie de la salle d'audience? Pourquoi une telle mobilisation des acquittés?

Selon les observateurs attentifs, il est devenu clair que derrière les huit victimes oubliées de l'affaire d'Outreau, c'est la parole des enfants en général qu'il est question d'effacer. On a eu l'autre matin un de ces spécialistes qui diffusent des théories anti victimaires, alors qu'on sait tous à quel point les victimes sont déjà trop souvent bafouées une seconde fois par le système judiciaire.

Ledit spécialiste est un certain Marc Melen à qui ont doit un livre intitulé "Témoins sous influence: recherches de psychologie sociale et cognitive", publié en 1995 et co écrit avec trois autres psys. Un livre qui nous était chaudement recommandé par l'avocat général, qui avait appelé ce témoin. Marc Melen était venu nous expliquer la théorie des faux souvenirs, dont on a déjà dit ici qu'elle est issue des délires d'un pédophile dénommé Ralph Underwager, et qu'elle est de plus en plus utilisée dans les tribunaux à défaut d'avoir une véritable reconnaissance dans le milieu de la psychologie.

Il a expliqué comment faire les meilleures auditions possibles des enfants victimes: une seule audition, la plus courte possible, sans poser de question.

Si avec cela, un enfant parvient à raconter une série de sévices comme ceux que les enfants Delay ont subis, c'est un miracle.

Screenshot - 02_06_2015 , 23_42_51On anticipe déjà un flot d'articles et autres publications sur les faux souvenirs, car la France est encore assez réticente avec ce genre de discours en revanche très populaire en Suisse, au Canada ou en Belgique, justement trois pays où Hubert Van Gijseghem, le double de Paul Bansussan, qui se rapand dans la presse et dans les tribunaux pour diffuser sa théorie fétiche, sur le "syndrôme d'aliénation parentale", une invention d'un pédophile. En gros, il s'agit de dire qu'un enfant peut être manipulé par un de ses parents (mais ce sont les mères qui sont visées) quand il dénonce des abus sexuels commis par son père dans le cadre d'un divorce. Il s'agit donc encore de nous parler des enfants menteurs.

Car, tout ce petit monde semble oublier qu'un adulte mis en cause pour sa participation à un réseau pédophile, qui plus est s'il se trouve impliqué dans le meurtre d'un enfant, a bien plus intérêt à mentir qu'un enfant. En outre, il en a les capacités, certainement bien plus qu'un gamin de 5 ou même 10 ans.

Van Gijseghem viendra témoigner mercredi, et c'est lui clôturera les débats pour le plus grand bonheur des avocats de Daniel Legrand. Il fait partie de ceux pour qui la pédophilie est "une orientation sexuelle", comme les autres en somme [8], et pas une perversion. Rien de grave quoi.

88951300_oLui aussi dit que les enfants ne doivent pas faire plusieurs auditions, et ne pas revenir sur les faits. Soyons clairs: un gamin trauamatisé commence par nier les faits, c'est ce qu'un spécialiste de ces auditions que j'ai interviewé m'a confirmé. Il m'a dit également qu'en 20 minutes d'audition en moyenne, il est quasiment impossible de faire dire tout ce qu'il vit à un enfant, surtout dans des dossiers aussi lourds qu'Outreau. Van Gijseghem est aussi contre la prévention, parce que ça donne des idées aux enfants.

Il a donc contribué à la formalisation des auditons d’enfants victimes : que des questions ouvertes, une seule audition filmée et courte.  Selon Gijseghem, "Le pédophile est l’un de ces agresseurs sexuels qui ne fait pas mal physiquement à l’enfant", les pédophiles idéalisent une relation d’amour avec des enfants et sont loin de l’agressivité car il fait la différence entre les pédophiles et les agresseurs d’enfants, et selon lui seulement 20% des agresseurs sexuels d’enfants sont des pédophiles.

Il déclare aussi que le fait pour un enfant de dévoiler les abus sexuels (il appelle cela "avouer", encore un glissement de langage) est encore plus traumatisant que les abus eux-mêmes, et que finalement, il n’y a vraiment pas besoin de mêler la justice à tout cela. D’ailleurs, même la prévention est néfaste. Ses "analyses" étaient réalisées à partir des cas qu’il a connus dans les tribunaux. Il relativise la pédopornographie[6], la pédophilie, l’impact des abus sur les victimes… Pour lui, les pédophiles ne violent que des gamins non pubères. Donc une fillette pubère à 11 ans est bonne pour les rapports sexuels.

Van Gijseghem a aussi un problème avec "les femmes", auxquelles il ne cesse de faire des procès d’intention. C’est probablement parce que les mères ont une furieuse tendance à s’interposer entre les pédophiles et leurs enfants, et même à porter plainte… Pour Gijseghem, de toute manière, "on est arrivé au constat que le père est le meilleur gardien" pour un enfant. Qui est "on", et selon quels critères a-t-il travaillé ?

childabuseretoucheLors d’un procès au cours duquel il a défendu un père accusé d’avoir sodomisé son fils à plusieurs reprises, le jugement a extensivement repris les élucubrations de Van Gijseghem. On y lit : "Le docteur [Van Gijseghem] soutient qu’il n’est pas approprié de croire les propos rapportés par l’enfant car celui-ci est incapable de décrire en détail ce qui s’est réellement passé [sic !], soit les faits survenus lors de la commission de l’acte reproché. De toute façon, ajoute-t-il, il est généralement impossible d’infirmer ou confirmer des allégations d’abus sexuel. [Sic !] Il suggère à Madame [la médecin] de consulter un psychologue car il est à craindre que sa conviction que l’enfant est abusé ne l’amène à porter d’autres accusations. [...] Il maintient que Madame [la médecin] a tout inventé. Rappelons que le garçon a été sodomisé à plusieurs reprises par son père et que le médecin qui l’a examiné a constaté deux fissures à l’anus [...], l’ouverture anormale de l’anus [...], l’enfant a perdu le réflexe de constriction [...], la muqueuse de l’anus est aplatie. Van Gijseghem  oppose au rapport de cet examen physique qu’il ne faut pas accorder beaucoup de poids à celui-ci car, dit-il, elle [la médecin] voit des cas d’abus dans la majorité de ces dossiers et il affirme que l’enfant a pu s’auto-stimuler ou s’auto-mutiler" Heureusement, le tribunal a suivi les constatations médico légales et a déchu le pédophile de son autorité parentale et sa victime a pu changer de nom.

Un autre cas est rapporté par Dominique Farvan : "Dans un procès de 1993, un homme accusé d’avoir sexuellement agressé une fille de 10 ans (attouchements et tentative de viol) avait été expertisé par Van GIJSEGHEM : celui-ci lui avait donné quatre tests évidemment scientifiques et objectifs, donc non projectifs pour que celui-ci les remplisse… tranquillement chez lui. Lors du procès, Van GIJSEGHEM avait déclaré :" Il n’est pas très probable que M. S. ait posé les gestes qui lui sont imputés. [...] Mon flair clinique ne m’a pas fait voir de danger".  Ni son flair clinique, ni ses tests objectifs semblent très opérationnels, puisque l’homme accusé se révélera plus tard être récidiviste (en 1979, il avait été condamné à 6 mois de prison pour le viol dune fille de 15 ans et il avait reconnu un autre viol aux Pays-Bas). Cet homme, M. S., reconnaîtra plus tard non seulement l’agression sexuelle contre cette fille de 10 ans, mais également deux autres viols. Il sera condamné à 1 an de prison ferme".

Son manque total de rigueur scientifique, ses approximations, l’écho inconsidéré qui lui a été fait notamment dans Le Journal du Droit des Jeunes, ont été dénoncés par nombre de professionnels depuis des années. Pourtant, force est de constater que ses théories se sont propagées et que ces professionnels n’ont pas été entendus. Par exemple, le Dr Pierre Sabourin l’a qualifié de "Faurisson de la maltraitance".

Je ne vais pas métaler sur ce sujet, je pense que les compétences des "spécialistes" appelés à la rescousse par les avocats de la défense parlent d'elles-mêmes. On risque de les entendre de plus en plus et il ne faudrait pas que le procès de Daniel Legrand donne un prétexte à ces tenants de l'omerta sur la parole des enfants pour diffuser davantage et imposer une approche aussi dangereuse pour les enfants victimes, et, par ricochet, pour la société toute entière.

 

---------------------------

Des enjeux, il y en a clairement derrière ce procès, même si tous ne nous sautent pas au yeux. En tout cas, on y a mis les moyens: plus de 50 témoins payés par le contribuable pour défendre Daniel Legrand (5 pour les trois victimes), un rouleau compresseur médiatique enclanché plusieurs semaines avant le procès, des attaques aussi perfides que mensongères contre ceux qui osent rappeler l'existence de 12 victimes dans l'affaire d'Outreau, un pathos indigeste du début à la fin du procès, et une tonne de témoignages sans intérêt pour noyer le poisson.

Il nous semble alors évident qu'on n'est pas près de clore cette affaire.

 

Comptes-rendus sérieux des audiences ici.

Le film de Serge Garde:

 


[1] Il est intéressant de préciser aussi dans quelles conditions Myriam Badaoui a été amenée à la barre: elle est arrivée dans un fourgon de police par l'arrière du tibunal, avec une couverture sur la tête. Elle est aussi le seul témoin qui est entré par l'entrée des magistrats et des jurés, encadrée de deux policiers (pour la protéger car elle n'est pas détenue), avec une capuche et un foulard sur la tête. Elle s'est même payé le luxe de refuser d'enlever son foulard. C'est aussi une Myriam badaoui déguisée que le public n'a donc pas vue, en fait, car elle n'est pas du tout musulmane, au contraire elle a dit être allée à Lourdes et prier de plus en plus. Elle est aussi devenue coquette, se maquille, porte des lunettes, pas du tout un sweat pourri comme celui qu'elle avait mercredi. Bref, on la croiserait dans la rue, il serait impossible de la reconnaître. Ajoutons aussi qu'il a été strictement interdit de la filmer, de la photographier, de lui parler. Même le peintre de presse a été viré de la salle, et le portait qui a été diffusé a du être retiré. On peut se demander la raison d'un tel traitement de faveur.

[2] Delay a toujours nié un maximum de faits et n'a pas varié, à part quand il a dit, en fin d'audition, que "Dimitri n'a pas menti". Une phrase oubliée par la presse, mais qui pose un gros problème car Dimitri est le principal accusateur dans cette histoire.

Le mercredi, Badaoui est venue faire son numéro, pour dire que Legrand n'a rien fait et qu'elle a tout inventé, accusant le juge Burgaud de lui avoir montré les mis en cause, de l'avoir forcée à avouer: "il frappait", dit-elle en pleurant avant de préciser queques minutes lus tard que c'est sur la table qu'il "frappait". De toute manière, ces propos ont été démentis par le greffier du juge Burgaud qui pourtant ne l'appréciait pas du tout, et il faut aussi savoir que les avocats des accusés étaient présents. S'il y avait eu une telle manipulation, il est certain qu'ils se seraient fait une joie de le souligner. Mais ce point est essentiel, car comment a-t-elle pu inventer autant de détails, ensuite confirmés par le couple Grenon-Delplanque, et par Daniel Legrand, et qui est confirmé par plusieurs enfants?

Quant à Aurélie Grenon, elle est devenue tellement amnésique qu'elle a même oublié qui avait violé les deux enfants de son compagnons David Delplanque. Un Delplanqje des plus taciturnes qui a quand même dit que si ses enfants ont dénoncé des viols "c'est que c'est vrai". Il aurait été intéressant de faire venir la mère de ces deux enfants, reconnus victimes à Paris, pour avoir son point de vue.

[3] "Même avant le procès, les enfants Delay étaient submergés par les informations" a-t-elle déclaré. A écouter ecs deux experts, on aurait aussi bien pu ne rien croire du tout de ce que disaient les enfants tellement ils auraient été "contaminés". Au passage, Mme Bonnaffé en a profiter pour dire que l'entourage actuel des frères Delay les "entretient" dans leur statut de victime, ce qui est une pure hypothèse et montre bien le peu de cas qu'elle fait de la réalité. Car ce qui a entretetenu pendant des années ces enfants dans leur conditions de victimes, c'est justement qu'ils n'ont pas été reconnus comme tels par l'opinion publique et ont même été traités de menteurs par cette même opinion publique, sombre troupeau de moutons abrutis par une certaine presse.

[4] Ils ont tenté de refaire le coup qu'ils ont fait à Marie-Christine Gryson, c'est-à-dire de monter en épingle une rumeur colportée par eux-mêmes via des journalistes peu scupuleux. Car cette info impliquant Me Reviron s'est retrouvée dans un quotidien du Nord la veille. Si le journaliste avait pris la peine d'appeler IED il aurait su que c'était faux.

[5] En effet, jusqu'à présent Daniel Legrand et ses avocats nous expliquaient qu'il avait avoué avoir commis des viols en réunion et été présent lors du meurtre d'une petite fille dans le but de sortir de prison, une explication étonnante. Mais lorsqu'il a été entendu vendredi, il a dit que c'était pour être transféré plus près de sa famille puis il a dit que c'était pour renvoyer en prison Aurélie Grenon (qui avait été libérée définitivement après 6 mois de préventive) "parce qu'elle était coupable" (comment le savait-il?). Enfin, il a déclaré qu'il savait très bien qu'il restrait en prison s'il avouait, avant de redire à nouveau qu'il a parlé pour sortir de prison. Il y avait de quoi avoir très mal au crâne, ce vendredi après-midi.

[6] En fait, aors que Catherine L., infirmière, et son ex mari Stéphane L. désignés comme figurant parmi les abuseurs par les frères Delay, sont venus témoigner, le président a demandé à Chérif s'il connaissait les témoins, et Chérif a répondu que non et qu'ils n'ont pas fait partie des agresseurs. Dimitri, quant à lui, a dit qu'il ne reviendrait pas sur ses accusations.

[7] "Je sais qu'il était là et je l'ai vu abuser d'enfants dont moi et mes frères. Dans mes souvenirs, je l'ai vu plusieurs fois dans plusieurs endroits. Je sais que mon père lui mettait la pression parce que c'était filmé"

[8] "Les pédophiles qui ont été interrogés dans des recherches qualitatives ont tous avoué que jamais ils ne changeraient d’orientation", a-t-il déclaré.

24 mai 2015

Outreau: du mensonge et de la manipulation des masses

CapturedlenvsVoilà, le procès de Rennes a démarré. J'avais dénoncé la propagande qui se mettait déjà en place avant l'ouverture des débats. Après une semaine, le constat est triste: la plupart des médias ne font que reproduire fidèlement l'argumentaire fallacieux des avocats de la défense. Pire: ils passent sous silence des éléments essentiels à la compréhension de ce procès et de ce qui s'y déroule. Le parti pris est criant et la déontologie largement piétinée.

 

Pour mieux faire le tour de la question de cette manipulation des masses, tout comme lors des premiers procès d'Outreau, on va examiner quelques éléments clés de cette stratégie. Le but est de pousser les français à s'identifier à Daniel legrand et pas aux victimes, et d'éviter au maximum de parler du fond du dossier.

 

1. Daniel Legrand, LA victime

CaptureprocesJusqu'à ce que Jonthan et Chérif Delay témoignent de ce qu'ils ont vécu, et rappellent que selon eux, "Daniel Legrand était là" lors de scènes de viols collectifs, Chérif ayant même précisé que dans ses souvenirs, Daniel Legrand a été victime deux fois et agresseur une fois, les médias unanimes nous présentaient Daniel Legrand comme la seule et unique victime de cette affaire. Il n'y avait tout simplement pas de place pour les victimes.

On a eu droit à moult reportages sur le terrain de foot de Wimereux, à sa complainte sur sa "carrière" brisée (ce qui ne laisse pas d'étonner quand on connait sa consommation de stupéfiants à l'époque où il dit avoir été un espoir du foot français), à des tirades larmoyantes sur son lourd traitement contre ses "hallucinations", mais aussi contre sa dépendance à l'héroïne (qu'il a niée au procès), au détail de sa vie misérable, entre son écran d'ordinateur et sa télé. Avant que les enfants Delay ne livrent des témoignages bouversants et d'une sincérité absolue, tout l'espace médiatique était réservé à Daniel Legrand et à sa terrible histoire d'acquitté.

C'est seulement le vendredi 15 mai sur France Inter que Dupond Moretti, l'un des six avocats de Daniel Legrand, a pour la première fois évoqué les 12 enfants reconnus comme victimes. Car en effet, pendant 10 ans et jusqu'à ce vendredi, de victimes il n'a jamais été question.

Capturejd1Et puis, on a eu droit à une nouveauté: depuis jeudi, quand Chérif a témoigné, les avocats de la défense et un certain nombre de médias ont commencé à placer sur le même plan les souffrances de Daniel Legrand et celles des enfants Delay, ce qui est une véritable insulte aux victimes. Parce que, selon ses avocats qui refusent d'envisager qu'il puisse être victime, le seul problème qu'a connu leur client dans sa vie est d'avoir été condamné en première instance au procès de Saint-Omer. Il n'a jamais été reconnu victime de proxénétisme, de viols collectifs, n'a pas été maltraité par les services sociaux durant toute son adolescence avant d'être jeté à la rue le jour de ses 18 ans. 

On peut même dire que, comparé à Chérif Delay qui a aussi eu quelques ennuis judiciaires, Daniel Legrand a plutôt bénéficié d'un traitement de faveur: il n'a pas fait de prison quand il a été pris au retour des Pays-Bas avec 130 grammes d'héroïne, alors qu'il en était déjà à son quatrième voyage. Je suis curieuse de savoir quelle peine aurait reçue Chérif pour le même délit.

 

2. De la victime menteuse à la victime manipulée

CapturerenensComme il devenait impossible de continuer à traiter les enfants Delay et les autres victimes de menteurs, la défense et certains médias (Le Figaro, le Monde, France Inter et la Voix du Nord essentiellement) se sont mis à dire que ces victimes étaient "manipulées" et "instrumentalisées" par une "petite bande de révisionnistes", de "complotistes", de "conspirationnistes" qu'on assimile allègrement à Alain Soral. Il y a là de quoi anihiler tout esprit critique chez le lecteur/spectateur. Autant nous traiter nazis, comme cela a été fait pour le juge Burgaud.

Alors d'une part, à ma connaissance, les personnes qui sont venues en aide aux frères Delay, et qui sont nombreuses car l'administrations les a réellement laissés tomber, ont toutes évité au maximum de parler de l'affaire avec eux tellement cela était perturbant pour eux.

Personne ne les a poussés à aller à ce procès, ce sont eux qui ont muri leur décision. Il n'était de toute manière pas question de les pousser dans ce sens, au vu des ennuis que cela allait entraîner, et dont le moindre n'était pas de se faire à nouveau traiter de menteurs. Car il était prévisible que la défense n'allait encore une fois reculer devant rien pour décrédibiliser les parties civiles, les victimes.

Capturedl5Quant à cette accusation d'être des "complotistes", je ne peux que m'esclaffer de rire: qui voit des complots partout, dans cette affaire? Il me semble que ce sont bien les avocats de la défense et les acquittés qui disent qu'au final, toute l'affaire tient à "un enfant fou" et à "une mythomane", qui auraient réussi à faire croire à la justice, à la police et aux services sociaux que 19 innocents devaient être traînés aux assises. Ce sont eux qui insinuent que des dizaines d'enfants et leurs assistantes maternelles auraient monté une cabale pour nuire à des gens qu'ils ne connaissaient pas, selon leur version des choses.

Et ce sont encore les mêmes qui voient aujourd'hui un complot des gens qui soutiennent ces victimes, pour faire accuser Daniel Legrand et dire que "les acquittés sont coupables".

C'est comme quand Me Delarue nous explique doctement que l'on veut "refaire le match". C'est faux et il le sait: nous, nous sommes bien au procès de Daneil Legrand. Et ce ne sont pas les avocats des victimes qui ont rappelé les acquittés à la barre, histoire de bien "refaire le match". Ce n'est pas nous qui parlons sans cesse des acquittés, histoire de faire oublier les charges qui pèsent contre Daniel Legrand.

Enfin, il faut souligner qu'aucun de ces "complotistes" n'a été invité à donner son point de vue sur les plateaux de ces émissions.

 

3. Répéter des mensonges même quand on sait qu'il s'agit de mensonges

urlqeaDepuis 10 ans maintenant,on nous répète qu'Outreau est "une histoire d'incese". On a même Aubenas qui nous invente le concept d' "inceste dans le huis clos d'une cage d'escalier". Sauf qu'on n'y est toujours pas: dans l'affaire d'Outreau, on a 12 victimes, de cinq fratries différentes. Ca fait déjà un sacré inceste. On a aussi quatre coupables, dont deux condamnés aussi pour proxénétisme. On n'ira pas plus loin, mais il est évident qu'on n'est pas juste dans "une histoire d'inceste". Cela, c'est du "révisionnisme judiciaire".

Lors des audiences, il a une fois de plus fallu revenir sur l'histoire du "Dany legrand". En effet, la défense dit que ce nom donné par Dimitri Delay à son assistante maternelle n'avait rien à voir avec Daniel Legrand, qui se serait donc retrouvé tout à fait par hasard dans le dossier. Sauf qu'on a encore dit cete fois-ci que ce "Dany Legrand" correspondait bien à Daniel Legrand, car il n'y avait pas que cet élément contre lui.

Il a aussi été dit et redit, comme c'est le cas depuis 10 ans, que le juge Burgaud a "soufflé" des noms à Myriam Badaoui, qu'il a "mis le doigt" sur les photos des accusés, qu'il n'a pas tout retranscrit dans les PV d'auditions. Sauf qu'une fois de plus, le greffier de Burgaud, qui avait quelques inimitiés envers lui, a encore confirmé qu'il n'a aucun souvenir de manipulations de ce type. Et il a même précisé que les avocats des accusés étant présents lors de ces auditions, ils avaient tout loisir de souligner des dysfonctionnements aussi graves. Ce qui n'a pas été fait, évidemment.

Captureart1Eh bien figurez-vous que dans les médias qui nous ont parlé de ces audiences, c'était comme si la question n'avait jamais été abordée. On a par exemple Karine Duchochois, une des acquittés, qui nous explique sur BFM que le juge Burgaud "soufflait" des noms à Myriam Badaoui.  C'est je crois Montesquieu qui disait "calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose".

Mais BFM n'est pas le seul média qui a repris encore une fois de plus la plaidoirie de la défense, telle quelle. Mais on nous répète beaucoup de stupidités, comme le fait que Daniel Legrand sera "rejugé encore une fois pour les mêmes faits", ce qui est faux: il n'a jamais été jugé pour les faits qui lui sont reprochés cette fois, puisqu'il n'a été jugé que pour des faits qu'il aurait commis une fois majeur. On nous dit que ce sont un syndicat de magistrats et une association "jusqu'auboutistes" (sic.) qui ont fait en sorte que ce procès ait lieu. C'est faux évidemment: ce procès a lieu aujourd'hui parce qu'il n'a pas eu lieu il y a 10 ans, et cela en raison d'une "promesse" (dixit Dupond Moretti sur RTL le 4 mai) "du parquet général", et cela dans le dos des parties civiles.

Il serait laborieux de lister ici tous les mensonges véhiculés par les six avocats de Legrand et par les acquittés. Pour cela, je vous renvoie vers un site dédié à décrypter lesdits mensonges: "Outreau, une mise au point".

 

4. Oublier d'évoquer des faits essentiels

Capturedlenvs2Afin de bien manipuler l'opinion, il faut aussi taire les faits qui sont gênants pour les avocats de la défense et pour les acquittés. Ainsi, un certain nombre de journalistes ont conclu de l'audition du juge Burgaud que son instruction avait été "mise en pièce" ou même "saccagée", ce qui n'a pas du tout été l'impression des témoins qui se trouvaient sur place.

Certes, le juge Burgaud a reconnu quelques erreurs, mais on doit rappeler que ni la commission d'enquête parlementaire ni l'Inspection générale des Services Judiciaires n'ont trouvé de faute à lui imputer. Ni à lui, ni à ses collègues.

On a aussi oublié de rappeler tous les éléments à charge contre Daniel Legrand, rappelés par Patrice Burgaud au début de son audition. Pourtant, ces éléments sont bien réels et n'ont jamais pu être démontés par la défense. 

Un bel exemple de partialité flagrante est l'article rédigé dans Le Figaro, au soir de la journée où on a vu le témoignage de Chérif Delay, mais aussi d'un policier et de deux "experts" qui avaient des témoignages contradictoires. Le témoignage de Chérif a été très lourd, très fort, à tel point que beaucoup ont du sortir de la salle. C'était un témoignage bouleversant parce qu'on a compris toute sa souffrance, pendant les faits mais aussi après. A la fin de cette journée, que choisit de mettre en avant l' "envoyé spécial" du Figaro? "L'émouvant témoignage du policier qui conforte la défense". Oui, vous avez bien lu: ce qui était "émouvant" pour Stéphane Durant Souffland, grand ami de Dupont Moretti, c'était le témoignage de ce policier, le seul à avoir une parfaite mémoire des faits bien qu'il n'ait travaillé que 48 h sur cette affaire, quand les Legrand ont été placés en garde-à-vue. Que disait ce policier? Que selon lui le dossier concernant les Legrand, qui était alors très parcellaire, était vide.

Capturelm1Pourtant, Chérif a dit que Legrand était là pendant des scènes de viols, en tant que victime et en tant que coupable, au soir de la coupe du monde de 1998. Il a aussi réitéré ses accusations contre plusieurs acquittés. Mais cela, c'est accessoire pour le journaliste du Figaro, qui préfère insister sur une phrase pourtant anodine de l'assistante maternelle de Jonathan, qui a dit qu'un jour, entendant parler d'un "Legrand", a demandé s'il s'appelait comme cela parce qu'il était grand ou parce que c'était son nom.

Tollé du côté de la défense et de ses groupies comme Aubenas ou Durand Soufflant, alors que la dame était bien incapable de remettre cette phrase en contexte. Mais pour le chroniqueur du Figaro, "si Jonathan pose la question, c'est qu'il est au courant de son apparition". C'est pathétique, car à l'époque Jonathan n'avait que 5 ou 6 ans à l'époque.

Durant Souffland revient ensuite sur la grande théorie du complot de la défense: la "tata connexion". Car selon Dupond Moretti et ses copains, ce sont les tatas (les assistantes maternelles qui ont accueilli les enfants) qui ont monté toute l'histoire en poussant les enfants à raconter n'importe quoi. Un délire qui n'a évidemment jamais été confirmé par aucun élément, mais qu'on nous répète à l'envi.

------------------------

Je suis journaliste moi-même, et je dois dire que cette manière de "travailler" (si on peut qualifier de travail ces copiés-collés de la plaidoirie de la défense) fait honte à toute la profession. Parce que beaucoup de gens son lucides sur cette affaire, et qu'ils se rendent bien compte qu'on cherche à instrumentaliser l'opinion publique. D'après moi, ces articles totalement subjectifs et même souvent mensongers devraient être étudiés de près en cours de déontologie dans les écoles de journalisme. Les lecteurs et spectateurs de ces médias devraient s'indigner d'être traités comme du bétail ignare par des journalistes acquis à la cause de la défense.

 

14 mai 2015

Revue de presse du mois d'avril 2015

 1428766382-protesters-angry-at-mps-paedophile-cover-up--london-uk_7321206En ce mois d'avril 2015, on a parlé de la petite Chloé, enlevée, violée et tuée à Calais par un pervers, et aussi des pédophiles dans l'Education nationale. En effet, presque chaque jour on apprenait qu'un nouveau prof/ éducateur/ surveillant ou autre venait d'être suspendu ou même condamné pour des faits de pédophilie. On a aussi commencé à parler de ces enfants Centrafricains violés par nos soldats, de Jimmy Savile et de ses amis pédophiles, d'impunité (beaucoup), de majorité sexuelle au rabais, de "morale" et des pédophiles, de parents proxénètes et producteurs de pédopornographie...  Et puis, l'affaire dite d'Outreau est revenue dans l'actualité, suite au démarrage d'une campagne de propagande. Bref, c'était un mois comme les autres.

 

> 1er avril

  • USA : Totale dépravation pour cette "mère de famille". "La caution d’April Corcoran (30 ans) a été fixée à 5 millions de dollars. Elle est notamment poursuivie pour trafic d’être humain, maltraitance d’enfant et complicité de viols. Cette mère de famille de Pleasant Plain (Ohio) affirme qu’elle n’est pas coupable. Le dossier d’accusation retenu contre elle est pourtant très lourd. Les faits se seraient produits entre le 15 février et le 6 juin de l’année dernière. En échange d’héroïne, April Corcoran a déposé sa fille (11 ans) chez son dealer, Shandell Willingham (41 ans) pour qu’elle le paie en relations sexuelles. Les viols ont été filmés."
  • Sociétal : Abus sexuels, violences conjugales et expertises. Sur le pouvoir démesuré des experts psys. Faire des expertises psychologiques ou psychiatriques du couple pour les cas de signalement d’abus sexuels paternels ou violence conjugale est tout à fait anormal. Prétendre qu’il s’agirait d’un simple problème de couple est également tout à fait anormal, voire scandaleux. Comment ose-t-on demander aux mères de faire des médiations avec des pères violents qui agressent femmes et enfants ? Et comment ose-t-on dire qu’il s’agit d’un simple conflit de couple qui demanderait une ...expertise familiale ? Enfin, comment ose-t-on mettre en doute la santé mentale des mères qui signalent de la pédocriminalité et de la criminalité ? Ces affaires devraient faire l’objet d’enquêtes (avec faits, preuves et témoignages) et seul l’agresseur devrait être soumis à une expertise psychiatrique ou psychologique.Une personne qui signale un hold-up n’est pas expertisée psychiatriquement ou psychologiquement.Alors pourquoi les signalements d’abus sexuels paternels et de violence conjugale sont-ils systématiquement expertisés psychiatriquement ou psychologiquement ?

 

> 3 avril

  • Screenshot_8France : 18 mois de sursis pour le prof qui a téléchargé des milliers d'images de viols de fillettes. "Ce professeur de collège, âgé de 46 ans, croyait être tranquille en utilisant un proxy anonyme pour surfer sur internet et échanger des images à caractère pédopornographique. Mais les policiers ont quand même réussi à traquer son adresse IP et à l'identifier. Son domicile d’Hardelot, dans le Pas-de-Calais, a été perquisitionné et des milliers de photos pédophiles ont été trouvés dans son ordinateur.Ces clichés mettent en scène des fillettes, âgées entre 8 et 12 ans, qui se font violer. Ce père d'un enfant a été condamné mercredi à 18 mois de prison avec sursis. "

  •  Suisse : Il y a visiblement un grave problème en ce qui concerne la pédocriminalité, il est interdit de prévenir les enfants contre les agressions sexuelles sous prétexte que la prévention serait traumatisante pour eux (sic). C'est encore plus pervers, puisque des cours de prévention des abus sexuels ont été créés dans les écoles pour donner l'illusion qu'il y a une prévention. En réalité, ce qui est enseigné c'est: surtout ne pas prévenir les enfants contre les abus sexuels, et intervenir uniquement quand l'enfant a déjà été agressé sexuellement pour "prévenir" les conséquences de l'agression. Donc la "prévention" suisse des abus sexuels, c'est uniquement "prévenir" les conséquences des abus sexuels.
  •  Belgique : Protection d'Etat : interdit de manifester devant le domicile du juge qui va héberger Michèle Martin. "Mardi, Christian Panier, ancien président du tribunal de première instance de Namur, a indiqué qu'il accueillerait d'ici peu Michelle Martin dans sa propriété. Jusqu'ici, l'ex-femme et complice de Marc Dutroux séjournait au couvent des sœurs Clarisses à Malonne, à quelques kilomètres de Floriffoux. Depuis mercredi, un appel à manifester le dimanche 5 avril devant le domicile de Christian Panier circule sur les réseaux sociaux."
  • France : Encore un masculiniste enflammé. Mais celui là est psychiatre et député du parti de sarkoleon. N'hésitez pas a lui écrire. "Souvent le terroriste a un défaut: il n'a jamais rencontré l'autorité paternelle le plus souvent, il n'a jamais eu de rapport avec les limites et avec le cadre parental, il n'a jamais eu cette possibilité de savoir ce qui est faisable ou non faisable, ce qui est bien ou mal", lance-t-il, suscitant des cris de protestation." C'est ce genre de propos qui permet au SAP d'exister et de nier les enfants victimes d'un père pédophile.

 

> 6 avril

  • France: Témoignage et chantage affectif d'un prof pédophile qui téléchargerait de la pédopornographie mais qui dit avoir arrêté: "ce professeur angoisse aujourd’hui à l’idée d’être victime d’une chasse aux sorcières. «Si je me fais virer, il est certain que je me suiciderai." Condamné à une "obligation de soins" après s'être fait pincer, il estime avoir le droit de continuer à travailler auprès d'enfants. Il est présenté par Benari de l'Ange Bleu, une asso qui minimise la pédocriminalité et fait du lobying contre ladite "chasse aux sorcières" qui n'existe pas.
  • Angleterre : Pédocriminalité, Jimmy Savile...ça continue. Un groupe de rock, les Swinging Sixties, aurait fréquenté un des bordels à mineurs fréquentés par Jimmy Savile, selon un rapport de police. C'était dans les années 60, dans un appartement privé. Les adolescentes victimes venaient d'un foyer pour filles. L'enquête a été étouffée.

 

> 7 avril

  • 27551A9F00000578-3028128-image-a-27_1428362088720Angleterre : Elm Guest House, témoignage d'une victime : Un homme de 53 ans explique qu'il a été victime du réseau pédophile VIP de Westminster, qu'on l'a violé dans un orphelinat, dans des villas de luxe, dans un bordel gay... Il venait du Kincora Boys home à Belfast et a été trafiqué jusqu'à Londres avec deux autres gamins dans les années 70. Là, des politiciens les violaient, notamment à Elm Guest House ou Dolphin Square, un ensemble de 1.200 appartements de luxe. Ce témoin fait le lien entre trois gros réseaux pédophiles VIP qui opéraient à Londres. Le Kincora avait été transformé en bordel avec la complicité du MI5 et de nombreuses personnalités venaient y violer des garçons.

  • France : Les "Sévices Sociaux" : leur priorité n'est pas la sécurité des enfants.  On prend des enfants à leur famille pour les "protéger", disent les SS, mais au final on se fiche complètement de ces ados quand ils fuguent. Et de ce qu'il peut leur arriver alors... "C'est une mère désemparée, effrayée par la trajectoire mortifère de sa fille que nous prénommerons Joséphine. L'adolescente, en fugue en octobre dernier de son foyer niçois où elle était censée vivre, s'est retrouvée à Marseille dans un squat. Elle y aurait été violée. Et aujourd'hui, cette ado...lescente en perdition est de nouveau dans la nature (...) Me Bothy et sa cliente mettent en cause le foyer de la Protection Judiciaire de la Jeunesse qui avait en charge Joséphine, placée par un juge après un incendie volontaire : "A aucun moment, ils n'ont signalé l'absence de Joséphine." L'avocate entend mettre en cause la responsabilité de l'Etat "qui semble se désintéresser complètement de cette enfant mineure". "Elle a été contrôlée la veille de son agression gare Saint-Charles par une patrouille, mais elle n'était pas signalée en fugue", s'insurge sa mère."
  • Angleterre: Retour sur la Savile connexion. Un groupe de rock, les Swinging Sixties, aurait fréquenté un des bordels à mineurs fréquentés par Jimmy Savile, selon un rapport de police. C'était dans les années 60, dans un appartement privé. Les adolescentes victimes venaient d'un foyer pour filles. L'enquête a été étouffée.
  • Captureprof1France : Les profs pédophiles, une liste non exhaustive de quelques affaires récentes:

- AMIENS (Somme) instituteur de CE1 a été suspendu pour prédation sur internet "détention et diffusion de l’image d’un mineur représentant un caractère pornographique"  

- ARDENNES instituteur et ex directeur condamné pour huit agressions sexuelles sur d'anciens élèves: 36 mois de prison. 

- BELFORT Professeur de musique arrêté pour des viols présumés sur une mineure, durant un an environ.  

- CORMEILLES (Eure) instituteur (CP) trois viols et de trente-six agressions sexuelles http://www.paris-normandie.fr/…/linstituteur-pedophile-de-c…

- COSNE-sur-LOIRE (Nièvre) instituteur Viols (soixante-douze victimes) http://www.humanite.fr/node/247635

- CRETEIL (Val-de-Marne) instituteur (maternelle) agressions sexuelles sur mineurs Mis en examen et relâché sous contrôle judiciaire. Cela, alors qu'il  "a reconnu face aux enquêteurs avoir abusé de trois fillettes de sa classe au sein même de l'établissement, et ce à sept ou huit reprises il y a une dizaine de jours". C'était en 2012.

- DEUX-SEVRES Professeur (lycée) "viol sur mineur par personne ayant autorité" http://www.lanouvellerepublique.fr/…/Les-invitations-sexuel… 

- ESCAUTPONT (Nord) instituteur condamné pour agressions sexuelles sur mineures. 

- HARFLEUR (Haute-Normandie) instituteur (CE1) "détention et diffusion de l’image d’un mineur représentant un caractère pornographique"

- LONGUE-JUMELLES (Maine-et-Loire) Professeur (collège) Prédation sur internet "viols et agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans" http://www.courrierdelouest.fr/…/longue-jumelles-un-prof-ar…

- MARLY (Moselle) Professeur (collège) corruption de mineure http://www.bfmtv.com/societe/moselle-un-professeur-en-garde-a-vue-pour-corruption-de-mineur-873323.html

- NANCY (Meurthe-et-Moselle) ancien instituteur "viols et agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans" http://www.estrepublicain.fr/…/je-suis-honteux-d-etre-pedop…

Capture- PARIS Professeur de technologie (lycée) "viols et agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans" http://www.fdesouche.com/562211-plusieurs-cas-de-pedophilie

- PERPIGNAN (Pyrénées-Orientales) instituteur attouchements sur trois élèves 

- PLANAISE (Savoie) instituteur de CP: "viol sur mineur par personne ayant autorité". On parle de 43 victimes entre 2010 et 2013. "Le procureur affirme que la parquet "a informé depuis longtemps" L'Education nationale. L'instituteur "a été suspendu sans traitement, indique le directeur académique, Frédéric Gilardot. Il n’a pas été révoqué car il n’a pas déjà été condamné, contrairement à l’enseignant de Villefontaine""

- RENNES (Ille-et-Vilaine ) Professeur d'EPS (Collège) "détention d’images pédopornographiques". Il vient d'être suspendu mais avait déjà été dénoncé par son ex il y a bien longtemps. " La jeune femme évoque également les faits d'attouchements sur mineurs qui ont valu à son ex-mari d'être récemment mis en examen. Leur fils s'en était plaint. "C'est suite à l'émission de Groland où il y a des sextoys imagés qui passent. Quand il a vu ces images-là, il a tout de suite dit il y en a plein chez mon papa, je les sens quand je vais lui faire un câlin dans son lit", raconte l'enseignante"

- SAINT-PATHUS (Seine-et-Marne) instituteur "détention et diffusion de l’image d’un mineur représentant un caractère pornographique"

- VILLEFONTAINE (Isère) Directeur (primaire) Viols présumés On compte plusieurs dizaines de victimes présumées à l'heure actuelle: 55 se sont fait connaître.

- YVELINES instituteur "viols et agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans" et "détention d'images pédopornographiques" 

 

> 8 avril

  • CapturezezeUSA : Et hop! Le prince Andrew, ami du proxénète de mineures Jeffrey Epstein, n'est plus un pédophile.  Miracle de la justice: "Deux femmes, identifiées dans ces documents sous les pseudonymes Jane Doe 3 et Jane Doe 4, tentaient en effet de se joindre à des poursuites civiles engagées en 2008 contre les procureurs qui avaient, selon les plaignants, passé un accord avec Epstein sans consulter au préalable ses victimes, comme la loi l'impose pourtant". Et Jane Doe 3 affirmait que, sous les ordres d'Epstein, elle avait été "forcée à avoir des relations sexuelles" avec le prince Andrew, l'un des trois fils de la reine Elizabeth II d'Angleterre, à Londres, New York et dans les Caraïbes. " Finalement un juge a décidé que les 2 autres témoins, dont une accusait Andrew d'avoir eu avec elle des relations sexuelles quand elle était mineure, ne pouvaient pas rejoindre la procédure. 

  • Belgique : Quelle indécence envers les victimes !!! Dixit un abruti de prof (et même doyen) de "psychologie" belge, au sujet d'un politicien qui s'est suicidé alors qu'il était sous le coup d'une plainte pour viol de mineure : "Tu vas nous manquer, Steve. Tu étais un homme bon et particulièrement intelligent. Les femmes… une faiblesse que nous comprenons. A la dame qui a cette décision sur la conscience, j’aimerais dire ceci : en cas de viol, on se rend directement à la police, ou, si nécessaire le jour suivant. Pas trois ans après. " On ne s'étonnera pas que la plupart de ces types défendent les pédophiles et pas leurs victimes.
  • France : Grave: 5 ans de prison pour avoir tenté de vendre leur fille de 14 ans à des fins d'exploitation sexuelle. "Parce qu’ils auraient voulu vendre leur fille de 14 ans à un habitant de Torcy-le-Grand, près de Dieppe (Seine-Maritime), des Roumains ont été condamnés à cinq ans de prison et dix ans d’interdiction du territoire français par le tribunal correctionnel de Dieppe, vendredi 3 avril 2015. "
  • CaptureseazeBelgique : Incroyable! Le paradis des pédophiles met en place un plan pour qu'il y ait davantage de victimes de viols à porter plainte! "Un nouveau projet de plan pour lutter contre la violence sexuelle est prêt au cabinet d'Elke Sleurs (NVA), secrétaire d'Etat à l'Egalité des chances. Le but est d'augmenter le nombre de déclarations. Selon des études, 90% des victimes de viol ne se signalent pas. Pour encourager les victimes à déposer plainte, Elke Sleurs (gynécologue de form...ation) propose une batterie de mesures, dont la mise en place d'une équipe adaptée pour le soutien psychologique" Je crois qu'ils ne se rendent pas compte à quel point cela va boucher les tribunaux... Ou alors on fait de la médiation? Un truc devenu à la mode car cela permet de ne pas dépenser trop d'argent dans des procès.

  • France : Perpétuité pour avoir tué sa femme et son bébé, et violé sa fille de 6 ans, cela au nom de "Belzébuth"... "L'ancien agent de sécurité de 41 ans, sans emploi, alcoolique et ayant des antécédents dépressifs, avait expliqué aux enquêteurs avoir obéi à une "voix intérieure" venant de "celui d'en bas, Belzébuth, le veneur, le malin, le cornu". Le 5 juin 2011, les gendarmes découvraient au domicile familial à Tucquegnieux (Meurthe-et-Moselle) le cadavre dévêtu de son épouse, gis...ant dans le salon, avec des blessures au visage et au crâne, le corps lardé de coups de couteau. A l'étage, le bébé du couple, âgé de 15 mois, était mort dans son lit, également poignardé. Durant les heures d'agonie de sa femme comme après son décès, l'accusé l'avait également violée et sodomisée. Il avait photographié son corps dans des positions érotiques, puis uriné sur son cadavre." Bon, le type n'est pas dingue, fait-il partie d'un groupe satanique? Apparemment on 'na pas cherché à le savoir.

 

> 9 avril

  • France : Un pédophile sado maso a mis sous sa coupe une gamine vulnérable de 17 ans. Il passe en CORRECTIONNELLE pour "agression sexuelle, corruption de mineurs et détention et recel d'images pédopornographiques". Il lui faisait signer des "contrats de soumission". C'est un certain Patrice Resseguier, un quinquagénaire du Val de Marne condamné en 2013 à douze ans de réclusion criminelle pour détention et recel d'images pédopornographiques et surtout le viol d'une fillette de 4 ans, qui a poussé la gamine à suivre le sado maso via internet. Pas grave, on vous dit...
  • France : L'amateur de pédopornographie, déjà condamné, se refait pincer alors qu'il entre en contact avec des filles de 11 ou 12 ans sur Internet : En septembre 2011, à l'occasion du contrôle routier d'un automobiliste qui conduisait en état d'ivresse, la policie se rend compte que l'homme détenait sur ses deux téléphones portables des images à caractère pédopornographique. "Interrogé sur ces clichés, Cédric, 42 ans, prétendait qu'il s'agissait d'images qui n'avaient pas été détruites dans le cadre d'un autre dossier : il se trouvait en effet sous le coup d'un placement sous contrôle judiciaire pour détention d'images pédopornographiques, corruption de mineurs, atteinte et agression sexuelle sur mineur. Des faits commis entre 2006 et 2009, pour lesquels il sera condamné en décembre 2011 à 2 ans de prison, avec un suivi socio-judiciaire de 5 ans". Une nouvelle enquête était ouverte pour établir la provenance des clichés. Sur des clés USB, son ordinateur et deux disques durs, des milliers de photos d'enfants nus étaient retrouvées. En outre Cédric, sous couvert du pseudonyme "Mwaaa", se présentait sur internet comme une adolescente de 12 ans. "Sur des "chats", il discutait avec des jeunes filles âgées de 11 et 12 ans et obtenait d'elles des photos de nu, dans des postures suggestives. Il leur demandait aussi de s'exhiber et de se masturber devant l'écran. La justice lui reproche également de s'être fait masturber par l'une des victimes ou encore d'avoir demandé à une adolescente de 11 ans d'avoir une relation avec sa soeur de 9 ans..."Le "suivi socio judiciaire" a encore été un échec.
  • Belgique : paradis des pédos. Le PS, parti d'Elio di Rupette, futur 1er ministre qui s'est fait coincer avec deux mineurs à poil dans sa voiture, veut abaisser la majorité sexuelle à 14 ans!  Ca fera encore moins de procès pour viol sur mineur puisqu'on présumera que le mineur était consentant dès 14 ans, même s'il se fait harponner par un vieux dégueu de 50 piges. "Le PS vient de déposer un projet de loi visant à ramener la majorité sexuelle de 16 à 14 ans. Les partis de la m...ajorité avaient dit vouloir harmoniser la législation relative à l’âge de la majorité sexuelle. Le PS veut aller plus loin. "Et pourquoi pas la mettre à 4 ans, comme le demandaient des politiciens anglais?

 

> 10 avril

  • CaptureBelgique : Un belge prostituait son fils de 11 ans via le dark web, auprès d'autres pédophiles, et y compris à pleusieurs en même temps. C'est la police australienne qui est remontée jusqu'à lui. "La police australienne a été la première à démasquer le père belge après que celui-ci a d'une part publié sur internet des extraits vidéos de ses propres abus sur son fils et d'autre part proposé de prêter l'enfant de 11 ans à d'autres pédophiles. Les enquêteurs ont découvert que les images provenaient d'une adresse belge et ont averti nos autorités. Mais l'homme a été arrêté trop tard: un viol collectif avait eu lieu deux jours plus tôt."

  •  Sociétal : Il est temps de réagir contre le SAP et son utilisation frauduleuse pour défendre les pédophiles. "Le SAP a été depuis toujours rejetée par la communauté scientifique. Malgré les tentatives de ses adeptes, le SAP a toujours été refusé par le DSM (répertoire des pathologies psychiques).Pourtant le SAP est utilisé de façon massive dans toutes les affaires de dénonciation d'abus sexuel intra-familiaux. De plus, le SAP est utilisé de façon très perverse, puisqu'il n'est jamais nommé et utilisé comme grille de lecture pour juger toutes les affaires d'abus sexuel intra-familial".


> 11 avril

  • chine-fillettes-en-bikini-2Chine : Luxe, commerce d'enfants et hypersexualisation. Indignation après qu'une agence ait fait poser des gamines de 5 ans en bikini à devant des bagnoles. Selon la directrice de l'agence cela a aidé les petites a "prendre confiance en elles".
  • Angleterre : Un gang de pédophiles qui violaient des enfants et des bébés en direct sur internet est envoyé au tribunal. Ils se rapprochaient des familles des enfants qu'ils ciblaient et pouvaient voyager loin pour commettre les viols.Ils recrutaient aussi d'autres pédos pour regarder les vidéos, contre rémunération évidemment.Le tout en passant par le dark web, bien-sûr.
  • France : Lenteur des autorités face à la pédocriminalité = impunité et poursuite des crimes. Cinq mois pour fouiller l'ordinateur d'un instituteur qui a téléchargé de la pédopornographie, après sa mise en examen pour des viols des mineurs "hors cadre scolaire", nous dit-on... Rien ne presse après tout, c'est pas grave... "Cet instituteur de CM2 est soupçonné de viols et d'agressions sexuelles sur un mineur de 14 ans: des faits anciens "qui auraient été commis avant 2000 et sans rapport avec son activité professionnelle", selon un communiqué conjoint du parquet de Nanterre et de la direction des services départementaux de l'Education nationale. La justice avait été saisie à la suite d'une plainte de la victime déposée tardivement, en 2014."
  • France : Témoignage comme on en voit trop aujourd'hui. Le récit assez hallucinant mais devenu hélas trop banal d'une mère à qui les services sociaux, bras armé d'un homme vraisemblablement pervers, ont enlevé son fils.Une histoire qui sent la magouille à plein nez.

 

> 14 avril

  • CaptureFrance : Grave: Slate, un vrai torchon mascu et désormais pro pédos, fait mine de s'interroger: "Pédophilie: la morale doit-elle vraiment passer au-dessus de l'efficacité pénale?" EST-CE CONTRADICTOIRE? Non, sauf pour les pédos qui ne cessent de se victimiser. On est dans une opération de banalisation des crimes sexuels contre les enfants. Un "sociologue" dénommé Guillaume Brie a décrété que les juges manquaient d'objectivité et de sérénité quand ils jugent des pédophiles. On croit rêver: c'est pour ce crime que les condamnations sont les plus rares! Et même pas un crime sur 10 est dénoncé! Pour ce "sociologue", le député à la con qui a dit "Un oncle qui à la fin d'un repas de famille un peu alcoolisé, a un geste déplacé envers sa nièce", celui-là n’est pas "ancré dans une délinquance particulière" avait raison. Et on nous ressort le mythe du "faible taux de récidive" qui ne veut absolument rien dire en l'occurrence puisque même pas un pédophile sur 100 est condamné!

  • France : C'est une émission que j'apprécie peu, mais dans "Toute Une Histoire"de jeudi 9 avril, le thème est les parents d'enfants tués par un tueur en série. Il y a Jean-Denis Lejeune, le père de Julie, tuée par Dutroux et Michèle Martin (entre autres) qui tape bien sur les policiers, les juges d'instruction et autres magistrats, et qui dénonce quand-même leurs mensonges, l'enquête bâclée, la procédure qui a mis volontairement de côté énormément d'éléments. Pour lui, le meurtre de sa fille n'est toujours pas résolu.
  • Angleterre/Irlande du Nord : La police enquête sur le réseau pédophile du Kincora Boys home à Belfast, tenu par des paramilitaires pro anglais avec l'aval du MI5 et du MI6, qui surveillaient l'endroit de près et savaient tout ce qu'il s'y passait, sans jamais rien faire pour que cela s'arrête. Des espions comme Anthony blunt, mais aussi des politiciens comme Lord Mountbatten venaient y violer des gamins. On apprend aussi que des enfants étaient amenés un peu partout, notamment à Londres, Vienne ou Amsterdam, pour y être exploités sexuellement. Les gamins étaient aussi envoyés dans des hôtels partout en Irlande, ou dans des villas.
  • CapturezzFrance : Tiens donc: un prof sous le coup d'une procédure pour viol d'un élève exerce toujours. D'ailleurs, la "justice" fait tout pour que le dossier n'avance pas. La victime a fini par appeler le prof qui a confirmé les viols et d'autres victimes. "Ce Parisien de 34 ans a livré un témoignage bouleversant, ce lundi, en direct sur RMC. Lorsqu’il était enfant, Sébastien a été abusé par son prof de maths. Mais c’est une fois adulte qu’il a pris conscience de la gravité de ce qu’il avait subi, et s’est enfin décidé à porter plainte. Mais depuis, la justice n’avance pas. Et son bourreau, lui, continue à exercer."

  • France : Encore un winner... En 3 semaines il commet (au moins) 8 viols et "agressions sexuelles" à Paris en menaçant les victimes âgées de 12 et 13 ans pour la plupart, avec un couteau. On parie que c'est un récidiviste? "L'homme de 37 ans arrêté vendredi soir à Paris, et soupçonné d'être un violeur en série ayant sévi dans la capitale ces dernières semaines a été mis en examen ce lundi soir. Il a été mis en examen pour les viols sous la menace d'une arme de deux collégiennes, une a...gression sexuelle et plusieurs tentatives d'agressions sexuelles sur des mineures de moins de 15 ans, ainsi que sur une femme majeure, a-t-on appris de source judiciaire. Il a été placé en détention provisoire." Puis son avocat nous tire presque la larme à l'oeil sur la vie si difficile de ce prédateur: ""Il a conscience de la gravité des faits qu'il a commis et il essaie de comprendre", a déclaré son avocat sur BFMTV. "On commence à avoir certaines pistes qui relèvent de son passé mais c'est très difficile parce qu'il a un passé très douloureux où lui même a fait l'objet de viols de la part de touristes sexuels", a-t-il ajouté. D'après son avocat, "ce n'est pas un prédateur sexuel"."
  • France : Aux assises, une mère qui "par amour" pour un pedo qui l'a draguée sur le net, lui a livré sa fille de 5 ans toute une journée. Suite a cela la petite a du être hospitalisée. Ce sont les médecins qui ont signalé les faits.

 

> 15 avril

  • CaptureFrance : Daniel Legrand ne "comprend pas" pourquoi il doit à nouveau passer au tribunal. Dans le Figaro: "L'association Innocence en danger et le syndicat FO-Magistrats, jusquauboutistes d'Outreau, ont insisté pour que ce procès se tienne, malgré le fiasco judiciaire des deux précédents, insistant sur l'imminence de la fin du délai de prescription. Aujourd'hui, c'est un homme dévasté qui ira comparaitre devant les juges. Retourné vivre chez sa mère après une séparation avec une compagne qui lui a donné un fils âgé de quatre ans, il se sent bien seul."Et les victimes, elles se sentent comment ?

  • France : De mieux en mieux : l'ex d'un prof pédophile qui regardait des vidéos pédopornos et agressait son fils dit qu'elle a prévenu l'Education nationale, mais le type a pu continuer à enseigner... "Aujourd'hui, elle témoigne pour dénoncer le temps perdu et le manque d'écoute de l'Education nationale. Gwen a un temps partagé sa vie avec l'enseignant d'EPS de Rennes suspendu le 31 mars dernier. En 2006, l'homme a été condamné pour détention d'images pédopornographiques, mais le rectorat de Rennes affirmait alors n'avoir été mis au courant de ces faits que récemment.Pourtant cette enseignante assure avoir tenté à maintes reprises de prévenir les autorités pour le faire suspendre." L'Education Nationale, deuxième plus gros réseau pédophile après l'Eglise?En plus, ce pédophile a manifestement agressé son propre enfant: "Tout commence en 2005, quand Gwen et ce professeur d'EPS se séparent. Ensemble, ils ont eu un petit garçon. Alors âgé de six ans, l'enfant raconte à sa mère être victime des abus sexuels de son père. "C'est suite à l'émission Groland où il y avait des sextoys imagés qui passent... quand il a vu ses images là, il a tout de suite dit 'il y en a plein chez mon papa, je les sens quand je vais lui faire un câlin'", raconte cette mère de famille." Suite à cela elle prévient le ministère mais comme la """justice""" n'a pas jugé utile de lui interdire de travailler avec des mineurs, rien 'na bougé.

 

> 16 avril

  • CaptureFrance : Encore un pédophile dans l'éducation nationale, qui vient d'être arrêté... Il était en fait employé par la mairie de Paris pour s'occuper des enfants en dehors des heures de cours. Une plainte contre lui avait été classée sans suite. "L’homme de 37 ans, qui vient d’être écroué pour une série d’agressions sexuelles, travaillait pour la direction des affaires scolaires de la Ville de Paris. Selon nos informations, le jour de son interpellation, il avait effectué un remplacement de deux heures en tant que surveillant dans une école. Le suspect changeait régulièrement de quartier. Des faits auraient ainsi été commis dans les IXe, Xe, XIXe et XXe arrondissements. " Il appelait très régulièrement nos services pour demander si une vacation était disponible ", rapporte-t-on à l’Hôtel de Ville."

  • France : Mayotte : un violeur en série court dans la nature, et s'attaque à des enfants de 5 ans... " Suite à ces deux agressions, "chacun dans la petite localité se pose la question de savoir s’il y a un ou plusieurs prédateurs", relate France Mayotte Matin. Car l’affaire ne s’arrête pas là : selon d’autres témoignages, un enfant de 5 ans aurait également été victime d’un viol ces derniers jours. "Sans que cela n’ait pu être vérifié, il y aurait eu 5 victimes en à peine deux semaines et ce, dans un secteur très limité aux alentours du plateau sportif de Hajangua", indique même le journal, rapportant que des enfants ont également affirmé avoir été poursuivis par une voiture, "toujours la même"."
  • uchloerlFrance : Affaire de la petite Chloé: Le récidiviste au casier impressionnant va encore un peu plus loin: il tue la fillette qu'il a enlevée sur un terrain de jeux puis violée. " Ayant eu un parcours chaotique marqué par l'errance et des vols et violences volontaires, Zbigniew H. a notamment été condamné en France une première fois en 2004 pour vols avec armes et violation de domicile. Il repart en Pologne, où il est de nouveau entendu pour des faits de séquestration, écrit le quotidien. En 2009, il revient en F...rance avec pour objectif de rejoindre un de ses proches en Angleterre. Mais sans ressources, il reste à Calais. Après une série d'agressions, il est de nouveau condamné en 2010 à six ans de prison avec interdiction définitive du territoire, selon des enquêteurs. À la barre du tribunal correctionnel, un expert psychiatre l'avait décrit comme un individu "intolérant à la frustration, immature et en manque d'estime de lui-même". Il était sorti de prison il y a quelques mois mais n'a pas quitté le territoire comme prévu. " Bref, encore un pervers narcissique à qui on arrive à trouver des circonstances atténuantes.

  • Angleterre : Zoom sur un réseau pédophile dans les orphelinats. Des élections importantes auront lieu en mai. Les affaires de réseaux pédophiles impliquant des politiciens font donc vraiment tâche, et personne n’a envie que le scandale n’éclate. Il ne se passe donc rien depuis des mois au sujet de la grande enquête sur l’étouffement des affaires de réseaux VIP. Pendant ce temps, la police continue, elle, d’enquêter sur plusieurs de ces dossiers, qui n’arriveront probablement jamais sur le bureau d’un juge.

 

> 18 avril

  • CaptureUSA : 120 millions de dollars dépensés en un an par l'église US pour dédommager ses victimes. Et ce n'est qu'un début. "Pendant cette période 2013-2014, 657 allégations d'abus pédophile par des prêtres sont remontées jusqu'à la hiérarchie, dont 130 ont été reconnus en tant que tels, 243 font l'objet d'une enquête, les autres n'étant pas prouvées. 37 cas, tous rapportés aux autorités séculières, viennent de personnes actuellement mineures, dont six sont reconnus, le reste étant soumis à enquête ou sans preuves, ajoute l'USCCB"

  • France : Mobilisation collective autour de la supercherie du SAP L'association SOS Les Mamans vient de déposer deux plaintes auprès de l'ordre des médecins contre le fan du SAP Paul Bensussan, qui donne son avis sur des enfants qu'il ne voit jamais et les fait passer pour des menteurs, comme à outreau où il a défendu les agresseurs présumés. Là, ces deux plaintes concernent des affaires de pédocriminalité, dans lesquelles cet expert militant favorable aux pédophiles a envoyé les enfants chez l'agresseur (présumé) en utilisant l'arme fatale du SAP qui n'existe pas. ceci, alors qu'il est question de viols sur des enfants de moins de 4 ans. 
  • Belgique : Laxisme extrême avec un instit de maternelle pédophile. C'est parce qu'il a aussi "abusé" de ses nièces qu'il a finalement été envoyé en taule.  "Tim C. a commencé à enseigner en septembre 2010 dans une école maternelle de Watermael-Boisfort, où il a rapidement commencé a abuser de différents élèves. Son comportement n'a pas été décelé pendant longtemps, mais au début de l'année scolaire suivante 2011-2012, des parents d'autres victimes ont introduit une plainte aup...rès de la justice bruxelloise. La direction de l'école a été mise au courant, et a immédiatement remplacé le professeur. Tim C. est cependant resté en liberté et il a fallu des mois avant que l'homme ne soit entendu. Bien que d'autres victimes se soient fait connaître entre-temps et qu'un rapport psychiatrique ait décelé des tendances pédophiles chez le suspect, le juge d'instruction n'a pas jugé utile de placer l'homme sous mandat d'arrêt. Ce n'est que durant l'été 2014 qu'un autre magistrat a décidé de délivrer ce mandat, quand il a été avéré que Tim C. avait aussi abusé de deux de ses nièces. "
  • CaptureFrance : Jean-Luc Lahaye, le pédophile récidiviste de 60 piges, est passé au tribunal pour avoir fait des propositions à une mineure de moins de 15 ans. Mais il est quand-même bien aidé par le parquet censé assurer les poursuites."Si dans son réquisitoire le procureur a demandé la relaxe concernant les propositions sexuelles sur mineure, il a en revanche requis deux ans de prison avec sursis pour "détention d’images pédopornographiques et corruption de mineur". Apparemment, pour ce vieux pervers, il n'y a rien là que de très normal. En revanche, c’est bien "lui qui les sollicite, c’est lui qui demande qu’elles se dévêtissent, c’est lui qui demande qu’elles utilisent des instruments pour des jeux sexuels indignes d’enfants de quatorze ans". Mais ce qui a surtout déplu à l’avocat des parties civiles, c’est l’attitude du chanteur star des années 80. Il a ainsi révélé que son ton était "arrogant et déplaisant" et qu’il n’avait à aucun moment éprouvé le moindre "remord" ou le moindre "regret" tout en ne fournissant "aucune explication". Le jugement doit être rendu le 18 mai.

  • France : Et au passage on correctionnalise un viol (pénétration digitale) "Un juge d’instruction a conclu la semaine dernière à son renvoi devant le tribunal pour agression sexuelle sur mineurs, après les plaintes et dénonciations de quatorze femmes que le Dr âgé de 83 ans a eu comme patientes lorsqu’elles étaient enfants. Elles se plaignent d’attouchements, de "massages" sur le sexe commis lors des consultations à son cabinet."
  • France : Outreau, sur la manipulation de l'opinion : un excellent article qui montre bien comment on bourre le crâne du public avec les acquittés innocents, le "troisième procès" de Daniel Legrand pour "les mêmes faits", les enfants menteurs...

 

> 19 avril

  • panzi-hospital-reutersCongo : La pédocriminalité serait-elle un réflexe basique plus commun qu'on ne le pense? Au Congo, des fillettes se font enlever, violer par des tarés (soldats), et quand elles survivent elles sont laissées à moitié agonisantes devant chez elles. "Les hommes viennent en pleine nuit. Ils jettent leur dévolu sur une maison, en défoncent un mur et enlèvent une petite fille pour lui faire des choses atroces. Puis, au matin, ils la ramènent dans son lit ou la laissent gisante devant la porte ou dans le jardin. Si l’enfant a survécu, il faut la conduire en urgence chez un médecin parce qu’un pénis ou un objet quelconque aura écrasé ses organes tout au fond de son corps. Depuis l’an dernier, au moins 35 petites filles de Kavumu ont eu besoin d’une "chirurgie lourde" à leur entrée à l’hôpital, a précisé Mukvege lors de sa visite au Parlement européen en mars. Certaines de ces enfants, âgées de 6 mois à 11 ans, ont dû passer des mois à Panzi à cause de très graves traumatismes. Sur le terrain, une source m’a parlé d’une petite fille obligée de rester allongée sur le ventre, et incapable de refermer les jambes à cause de la douleur. "Evidemment, la justice s'en tape. Et à cause du tabou tout le monde se la ferme.

  • France : "Hier après-midi, un homme de 48 ans a été mis en examen et écroué pour "viols et agressions sexuelles par ascendant". Il est soupçonné d’avoir abusé de ses trois filles âgées aujourd’hui de 19, 18 et 15 ans. Les faits, à répétition, auraient été commis entre 2010 et 2013. " Et bien que ses trois filles disent la même chose, le type continue à nier les faits. Je sens qu'il va bientot crier au complot.
  • France : Une affaire de placement abusif assez hallucinante. "J'arrive devant la préfecture de Nanterre, et je m'arrêtes devant une tante et des pancartes... Une femme, une mère, a installé ses affaires après que le tribunal lui ait confirmé qu'on lui retirait ses deux enfants qu'elle n'a pas vu depuis 2 ans. Et ce sans raison juridique valable". LE FACEBOOK DE CETTE MAMAN EST ICI

 

> 20 avril

  • Screenshot_188Angleterre : Comme c'est pas étonnant: pouvoir, pédocriminalité et indulgence. Lord Janner, un représentant du Congrès juif mondial très engagé pour la cause d'Israël et politicien du Labour, va échapper aux poursuites pour les viols répétés d'une enfant placé dans un orphelinat, et cela parce qu'il est vieux et (soi-disant) sénile, selon une décision de "justice" qui vient de tomber. Pourtant on a appris en mai que depuis qu'il a été déclaré sénile, il a voté 203 fois à la chambre des Lords. Accessoirement, Janner a été impliqué dans une enquête concernant le réseau pédophile des politiciens à Westminster.

  • France : Paradis pour pédophiles? Le type de 20 ans prostituait sa "compagne " de ... 14 ans dans des chambres d'hôtel un peu partout et jusqu'à Marseille où il a été arrêté, et cela DEPUIS 3 ANS. Et devinez quoi ? Aucun client de ce proxénète n'est inquiété. "L'adolescente - qui a fugué de son domicile familial dans le département du Nord - aurait assuré avoir agi de son plein gré. Et même accepté de vendre ses faveurs sexuelles depuis l'âge de 11 ans." Le pire c'est que la gamine a expliqué qu'elle faisait ça de son plein gré. Mais c'est justement pour ça qu'on a encore un ersatz de loi qui protège les MINEURS...

 

> 21 avril

  • France : L'ami de la famille violait la fille de 12 ans. Il dit que c'était consenti alors que cela ne devrait même pas entrer en considération puisque la petite a 12 ans.  "En janvier 2012, le père a porté plainte pour des textos à connotation sexuelle et amoureuse interceptés sur le téléphone portable de sa fille. Les policiers vont alors découvrir que l’ami, âgé de 32 ans à l’époque, dormait régulièrement dans le lit de la fillette, qu’il lui offrait de la lingerie fine, et qu'il a eu des relations sexuelles complètes. Consenties pour l’un, non consenties pour l’autre." Et les parents laissaient faire.
  • France : Encore un prof pédophile. "L'affaire a éclaté la semaine dernière quand un accompagnateur a surpris une discussion pour le moins équivoque entre deux jeunes élèves au cours d'un transport scolaire. Il a ensuite signalé les faits, provoquant l'interpellation du sexagénaire."

 

> 22 avril

  • jo6France : Bonne idée que de commencer à faire entendre les victimes d'Outreau. Interview de Jonathan. "Je n'ai plus 10 ans, j'ai l'âge pour pouvoir parler. J'ai été reconnu comme victime, maintenant je veux être entendu", dit Jonathan. Il y aurait aujourd'hui deux parties civiles: Jonathan et Chérif. "Sa mère, Myriam Badaoui, lui a beaucoup écrit quand elle était en prison. « Des classeurs entiers... Je lui ai rendu visite en 2007. Elle n'a pas voulu répondre à mes questions". Jonathan voulait savoir pourquoi sa mère avait changé sa version des faits. Le rendez-vous a tourné court. Il l'a revue il y a deux ans, après sa sortie de prison, en septembre 2011. Une Myriam Badaoui métamorphosée. "Elle avait perdu 70 kg et s'était fait refaire le nez, les pommettes, les dents. J'étais à côté de cette femme depuis vingt minutes sans l'avoir reconnue ! J'ai été honnête avec elle. Ça n'a pas été bisous-bisous, tu m'as manqué. Mais elle n'a toujours pas répondu à mes questions. Ça a duré quinze minutes maximum". Depuis, plus de nouvelles. "

  • Belgique : Le pédophile qui a porté plainte contre les parents d'une de ses victimes qui l'avaient traité de pédophile a finalement perdu. OUF. Car oui, il avait porté plainte pour diffamation! "On peut parfaitement traiter un pédophile… de pédophile. C’est ce qu’il ressort d’un jugement du tribunal correctionnel de Verviers rendu ce mardi matin. En effet, un Verviétois de 47 ans, Jean-François Counasse, avait été condamné en novembre dernier à 5 ans de prison (avec sursis pour la moitié) pour viols et attouchements sur une dizaine de fillettes âgées de 6 à 12 ans ! Mais avec un culot incroyable, il avait porté plainte pour calomnie et diffamation à l’encontre d’un parent d’une des victimes qui avait diffusé une mise en garde sur Facebook à l’encontre de "J.F.C., un sale pédophile verviétois qui se cache sous des faux profils parmi mes amis""
  • Screenshot_15Angleterre : Orphelinat et pédocriminalité, deux mots indissociables. Un DJ, un ancien lutteur et le propriétaire d'un orphelinat au Pays de Galles faisaient partie d'un réseau pédophile en exploitant les garçons de l'orphelinat, dans les années 80. Certaines des victimes n'avaient que 10 ans. Ils les droguaient notamment avec du poppers, et ils étaient violés tour à tour par plusieurs pédophiles. Sept types sont envoyés au tribunal et nient les faits. D'autres types identifiés sont déjà morts....Le proprio de l'orphelinat, Gary Cooke, était au centre du réseau d'après le tribunal.

  • Colombie : Un vrai coup de filet comme on n'est pas près d'en avoir en france. "Plus de 1180 mandats d'arrêt avaient été émis dans le cadre d'une vaste opération nationale menée les 20 et 21 avril et qui a débouché sur l'arrestation de 298 personnes suspectées d'abus sexuels sur mineur. Cette année, les autorités ont reçu 11'729 rapports alertant d'agressions de ce type et concernant 12'921 victimes mineures, ont-ils ajouté. La plupart de ces rapports faisaient état d'agressions commises contre des mineurs de moins de 14 ans". La différence avec la France, c'est que la Colombie a fait une priorité de la lutte contre les crimes qui touchent les mineurs.
  • urlBrésil : Dans un pays qui se veut développé et moderne, on laisse des gens vivre tellement dans la misère que la prostitution de mineurs est endémique. Un évêque qui dénonce cela reçoit des menaces de mort, tout va bien. "L'une des villes de l'île, Melgaço, accuse l'indice de développement humain le plus bas du Brésil. La moitié des habitants y est analphabète (IBGE, 2012). Seules 900 personnes sur les 24 000 habitants de la ville disposent d'un contrat de travail et 50% des fe...mmes enceintes sont des adolescentes. Certaines familles vivent avec seulement les 35 réals (un peu moins de 11 euros) par mois que le programme Bourse Famille verse par enfant. Dans un tel contexte, il est devenu « courant » que les parents envoient leurs enfants vendre un produit quelconque aux bateaux qui naviguent entre l'île et les villes voisines de Belém, Macapá, Santarém ou Manaus. Et "vendre quelque chose" inclut son propre corps. Oui, c'est bien cela : les parents eux-mêmes envoient leurs propres enfants de 10, 11 ou 12 ans se prostituer sur les embarcations qui font la traversée du Rio Tajapuru et passent par la ville. Le Brésil souffre d'une véritable carence dans la transmission des valeurs humaines aux jeunes. Face au silence assourdissant de l'État, l'Église catholique est la seule entité qui lutte ouvertement contre cette situation criminelle"

 

> 23 avril

  • 27D4598800000578-3051258-Since_the_age_of_13_when_a_man_called_Mohammed_Karrar_had_stoppe-a-31_1429741890256Angleterre : Sur le réseau pédophile d'Oxford. Une jeune femme explique comment, à 13 ans, elle est tombée dans les griffes d'un gang de pédophiles pakistanais. Elle a été droguée, menacée, et vendue à des types à travers le pays, notamment à Londres. Pendant des années les servies sociaux et la police n'ont jamais entendu les appels a l'aide de sa mère qui a du déménager. Cela a duré 3 ans.

  • Belgique : Un instituteur pédophile tripotait ses élèves et envoyait les vidéos sur le net. Et devinez qui l'a démasqué? "Une association américaine de protection contre la pédophilie". "Un professeur apprécié et jugé de confiance dans l'établissement où il exerçait depuis 30 ans a été arrêté au mois de mars pour des faits de pédopornographie et pédophilie. La police est remontée jusqu'à l'enseignant via un autre pédophile belge qui s'était fait prendre en diffusant des images... à caractère pédophile sur Facebook. Celui-ci a divulgué le pseudonyme de celui qui lui fournissait bon nombre d'images: "Vincent.Simonsex". Il s'est avéré que ce dernier était Jean-Marie Godart, instituteur de primaires à Trazegnies. Il avait filmé ses élèves à leur insu alors quand ils se changeaient au cours de gym.

 

> 24 avril

  • khjlmkjUSA : Un bel exemple du tout-pouvoir de la "justice". Le vieux juge Baugh, qui avait déclaré qu'une gamine de 14 ans violée par un prof l'avait bien cherché (elle s'est suicidée avant le procès grâce à ce connard), vient d'être récompensé pour sa carrière par le barreau local. Il avait rejeté la faute sur la gamine, car en plus elle semblait plus âgée.

  • USA : Un pédophile a carrément enlevé tout un bus scolaire afin de se faire passer pour le chauffeur. Quand il a vu le bus vide avec les clés sur le tableau de bord, ça lui a donné une super idée: il fera lui-même la tournée de ramassage (la liste des adresses était aussi dans le bus). "Alors que Patrick tente de convaincre un premier enfant d’embarquer dans son piège roulant, l'instinct d'un père va sauver le petit. Sentant le traquenard, il empêche son enfant de monter à bord. Mais c'est une mère qui va mettre fin à cette tournée de l'horreur. Quand Patrick lui demande son chemin vers sa prochaine cible, elle sent aussi que quelque chose ne tourne pas rond chez ce prétendu chauffeur de bus scolaire. Elle appelle donc la police."
  • France : Une femme de 31 ans "initie à la sexualité" des enfants âgés de 3 à 12 ans dont les siens "son avocate n’a pas trouvé d’excuses aux actes de sa cliente, mais des explications. Marie P. était encore une petite fille quand elle a découvert l’alcool, le sexe et la violence. (...) Quand leurs pères s’absentent, elle leur fait boire de la bière, les allonge sur son lit, les caresse, suce et introduit leur sexe en elle. Idem avec son fils de neuf ans, et son petit frère de trois ans. Sa fille, âgée d’une dizaine d’années, ne l’intéresse pas sexuellement.". Elle leur faisait aussi regarder des films pornos. Tout cela a été dénoncé par des voisins dès 2005 mais il a fallu attendre 2014 pour que les enfants soient placés. Ceci, alors que nombre de parents protecteurs voient, eux, leurs enfants placés abusivement. Allez comprendre...
  • Screenshot_16Belgique : Nouvel exemple de correctionnalisation de viol. Un infirmier poursuivi pour le viol de son neveu de 6 ans passe en CORRECTIONNELLE et le parquet n'a demandé que 7 ans de prison. L'infirmier en question (on aimerait bien avoir son nom puisqu'il sera libre dans deux ans maximum), en causant avec des pédophiles et des zoophiles sur Internet, a expliqué qu'il avait eu des "relations" sexuelles avec un labrador et qu'il allait pervertir son petit neveu". Quelques mois après, il diffusait des images et des films démontrant qu'il avait commis un viol sur ce garçon." 

  • Belgique : Encore des viols de mineurs correctionnalisés. "Les faits qui sont reprochés aux deux prévenus qui ont comparu devant le tribunal correctionnel de Neufchâteau donnent la nausée. Étienne (prénom d’emprunt) doit répondre de viols avec violence sur des enfants de moins de 14 ans, ainsi que d’attentats à la pudeur avec menaces. Les victimes sont ses deux belles-filles, aujourd’hui âgées de 13 et 11 ans. Quant à sa compagne, on lui reproche de n’avoir rien fait pour aider ses propres filles. Une histoire sordide qui a eu lieu dans un milieu socio-économique très défavorisé, où l’alcool coule à flots et où la violence n’est pas rare."

 

> 28 avril

  • Screenshot_7Belgique : on a un winner. Le beau-père pédophile, qui a mis une de ses victimes, âgée de 15 ans, enceinte, explique sans rire : "les petites abusaient de moi quand j'étais somnolent". De fait, le type a un sacré culot, mais après tout pourquoi pas? Les chiffres montrent qu'il a peu de risques d'être condamné, et surtout pas à une peine importante: "C’est parce qu’elle n’était plus réglée depuis un certain temps que la jeune Océane, âgée de 14 ans, s’est confiée à sa psychologue. Le bébé qu’elle portait en elle ne pouvait être que le fruit de son beau-père, Patrice, qui la violait plusieurs fois par semaine depuis au moins quatre ans." Puis la demi-soeur a commencé à parler à son tour: "les enquêteurs ont poussé plus loin leurs investigations, interrogeant Céline, la propre fille du pédophile. Âgée de 5 ans, l’enfant a confirmé que son papa aimait lui faire des chatouilles sur tout le corps. Pour ces faits, Patrice a été acquitté au bénéfice du doute, tout comme il l’a été pour les viols sur sa nièce dont la première fois s’est jouée sur des sacs de vêtements, dans un box de garage. "Il a instauré un climat de menace tel que ses deux belles-filles n’en parlaient même pas entre elles. Il leur disait qu’il tuerait leur mère. Il a d’ailleurs frappé et violé cette dernière lorsqu’elle était enceinte", a clamé la substitute Lebacq, lors de la dernière audience à laquelle le prévenu n’a pas daigné se présenter." Il a pris 15 ans fermes.

  • JS62178690Angleterre : En 1939, une fillette de 5 ans, Joyce Cox, est enlevée au retour de l'école, violée et tuée par étranglement. Bien que deux suspects aient été identifiés, aucune arrestation n'a eu lieu, l'enquête n'a rien donné. Jusqu'à ce qu'un cousin de Joyce Cox demande via le Freedom of Information Act qu'on lui transmette le dossier. Mais celui-ci a été mis au secret jusqu'en 2040, car une personne citée dans le dossier (un des suspects) ne doit pas être citée. 100 ans de secret, c'est forcément parce qu'on utilise le motif de la sécurité nationale, et donc que le type cité avait un niveau de pouvoir national.

  • France : Affaire Bérényss: Le type arrêté a déjà été condamné pour des violences et avait depuis peu trois plaintes pour des "agressions sexuelles" de fillettes de son entourage sur le dos. "Une plainte a été déposée par trois de ses proches pour agression sexuelle. Deux de ses nièces et une autre proche, toutes de sexe féminin, affirment que cet agriculteur les a agressés sexuellement. Toutes les victimes présumées sont mineures et ont un âge semblable à Berenyss, c’est-à-dire moins d’une dizaine d’années." On constate qu'il a été laissé en liberté tellement c'est pas grave, d'avoir agressé sexuellement trois gamines.

 

> 29 avril

  • Screenshot_8France : La justice déteste qu'on se fasse justice soi-même, tout en continuant à classer sans suite 80% des plaintes... "Pour avoir "puni" un homme soupçonné de viol sur sa belle-fille, un trentenaire a été condamné à trois ans de prison, hier, par le tribunal correctionnel.". Il a cassé la figure d'un pédophile de 70 ans "mis en examen depuis 2012 pour le viol présumé de sa belle-fille, aujourd’hui âgée de 14 ans". Oui : depuis 2012, et le type est toujours... en liberté! TROIS ANS APRES le père pète un plomb, mais comment ne pas le comprendre? "La "punition" se poursuit alors que la victime est au sol. Bilan : nez et pouce fracturés, dents cassées, œdèmes, hématomes, plaies, etc. Et trente jours d’ITT. "J’ai eu une pulsion, comme lui en a eu. Je l’ai quand même pas tué, hein ?", précise le Combrondais, qui ravage dans la foulée l’intérieur du logement. Meubles, vitres, téléphone, lampe, tout y passe. "

  • France : Affaire d'Outreau: le plaidoyer de l'avocat d'une partie civile au procès Legrand, Patrice Reviron, avocat de Jonathan. "Pourquoi Daniel Legrand fils, s’il est innocent, a t-il eu besoin de mentir pour construire sa vérité ? Avant une audience d’assises, il faut un dossier écrit. Dans cette affaire, comme dans tous les dossiers criminels, il existe des éléments incontournables et incontestables sur lesquels il sera bientôt demandé à Daniel Legrand fils de s’expliquer.... Je pensais, en professionnel du droit, en avocat habitué à défendre des hommes et des femmes accusés des pires crimes, rompu à la défense de victimes de ces mêmes faits criminels commis par des accusés dont, presque tous, avaient nié leur responsabilité, tout savoir et avoir tout compris sur l’innocence de Daniel Legrand. J’avais confiance dans tous ceux qui m’avaient appris ce que je savais sur cette affaire. La phase de préparation de ce dossier m’a démontré que je me trompais. Maintenant je le sais, le futur procès de Daniel Legrand fils ne sera pas une monstruosité judiciaire, ce ne sera pas non plus un procès porté par des révisionnistes aveugles assoiffés d’une quelconque revanche."
  • Screenshot_9France/ Centrafrique : L'année dernière, des militaires français ont violé des enfants dont certains étaient âgés de 7 ou 9 ans, surtout des garçons d'ailleurs (étonnant pour des militaires, généralement souvent anti homos), qui cherchaient de quoi manger dans un camp de réfugiés gardé par ces pédophiles. L'ONU a fait un rapport là-dessus, resté lettre morte. Un cadre suédois de l'ONU a alors décidé de le diffuser à la presse anglaise, qui a révélé le scandale. Le cadre a été viré par l'ONU. La Suède le soutient et menace de sortir le rapport publiquement. Le cadre suédois a aussi donné le dossier à la france, qui n'a manifestement rien fait. La réaction face à cela est habituellement de nier, d'assurer l'impunité aux violeurs et à l'armée. Les victimes des pays où se trouvent ces troupes ne peuvent pas porter plainte contre ces types, on a eu la ,même chose en Ex Yougoslavie et les victimes attendent encore d'obtenir justice.

  • Autriche : Lutte contre la pédocriminalité : quand on veut, on peut. Pas comme chez nous avec les fichiers Zandvoort, sur lesquels une soixantaine de familles françaises avaient pourtant reconnu leurs enfants, dont une famille d'une disparue de l'Yonne, notamment. "Des policiers autrichiens spécialisés dans le programme de cryptage internet Tor ont permis l'arrestation en Equateur d'un pédophile présumé qui avait posté depuis ce pays des photos d'une de ses victimes. Les limiers autrichiens, qui avaient intercepté fortuitement cette photo, sont parvenus à identifier le pays et même l'école où était scolarisée la victime, âgée de 12 ans, a précisé un porte-parole de la police, Mario Hejl."
  • France : Tiens, la presse officielle commence à s'inquiéter de l'absence de réaction de la justice face à la pédocriminalité... "De l’enlèvement de Berenyss aux scandales pédophiles au sein de l’Education nationale, de nombreux prédateurs sexuels avaient déjà été identifiés comme tels par la police, laissant entrevoir de graves insuffisances dans leur suivi judiciaire et psychiatrique" Si ce n'était que ça!!! En plus l'interviewé croit encore que les viols d'enfants sont jugés aux assises!
  • Angleterre : Jimmy Savile aurait violé et agressé au moins 22 jeunes filles perturbées à la Duncroft school pour les filles perturbées. Les premiers rapports de police à ce sujet remontent à 1974, mais il a pu continuer à venir dans cette école quand il le voulait.