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15 août 2018

Colombie : la maquerelle, les trafiquants de drogue israéliens et le réseau de prostitution de mineures

2018-08-14 00_03_35-Cae red de proxenetismo que dejó más de 250 víctimas en Cartagena - Delitos - Ju

En Colombie, un réseau de prostitution de luxe dont la maquerelle proposait des mineures sur catalogue est sous les feux des projecteurs depuis quelques semaines. Les 15 agendas de la proxénète, alias "La Madame", font pas mal jaser ces derniers jours. Chose intéressante: une bande d'ex-soldats israéliens, dont un certain Assi Moosh, trafiquant de drogue international, étaient mêlés à ce réseau mais auraient certainement échappé à la justice si "La Madame" ne s'était pas fait prendre.

 

Prostitution et tourisme de luxe

Il y a quelques semaines encore, sur la côte nord à Carthagène, un réseau, soi-disant tenu par une mère maquerelle de 47 ans dénommée Liliana del Carmen Campos Puello, alias "La Madame", est tombé. Les autorités estiment que 250 mineures environ ont été embarquées dans ce réseau.

18 personnes ont été arrêtées (certains ont été vite libérés sous conditions, et on vient d’en retrouver un au Mexique), parmi lesquelles plusieurs fonctionnaires, comme Raul Danilo Romero Pabon, capitaine dans la marine [1], ou encore deux flics qui auraient seulement fermé les yeux contre de grosses sommes d’argent. Carmen Campos Puello, la maquerelle, avait déjà fait un peu moins de 3 ans de prison en Floride entre 2002 et 2005 pour trafic d’héroïne [2].

Elle a donc été arrêtée à nouveau fin juillet, juste après avoir montré son "catalogue "de prostituées, dont des mineures, à des types qui préparaient une sortie en yacht dans les Caraïbes. Son compagnon David Robles, qui se trimbalait dans les soirées avec une caisse de drogues qu’il vendait au détail, a été arrêté en même temps. On le soupçonne aussi d’avoir fait le lien avec les Etats-Unis.

 

 

Le réseau avait pour épicentre la ville de Carthagène, spécialement les zones ultra touristiques, et y développait la prostitution de mineurs. Il avait des rabatteurs qui allaient chercher les touristes en recherche de relations pédophiles dans les quartiers pauvres où ceux-ci vont chasser leurs proies, mais il opérait aussi via les réseaux sociaux (notamment WhattsApp).

colombia red

Deux gérants d’hôtels de luxe sont aussi dans la ligne de mire de la justice : Ana Torres et César Bernal, qui laissaient aller et venir les pédophiles accompagnés de mineures sans rien trouver à redire. Cinq hôtels étaient concernés par des perquisitions dans le cadre de ce réseau fin juillet 2018, trois ont été fermés, d’autres lieux de Carthagène où des abus sur mineures ont eu lieu devraient suivre dans le cadre de ce dossier.

Le procureur en charge du dossier parle de filles de moins de 14 ans exploitées dans ces hôtels [3], et beaucoup de victimes mineures sont des Vénézuéliennes "en situation de vulnérabilité". Les patrons ne demandaient même pas que les types signent les registres des clients, pourtant exigés par la loi.

La "Madame", quant à elle, gérait sur les plages l’approvisionnement de divers yachts en chair fraiche ou adulte. Apparemment, les mineurs "étaient vendues sur catalogue", selon le procureur. Des catalogues ont été saisis par la police lors des perquisitions. Ils disposent aussi de mails dans lesquels elle organise l’envoi de fillettes ("ninas") pour des croisières dans les Caraïbes avec des hommes matures de pays étrangers.

Le réseau avait des extensions à l’international, vers les Bahamas et Miami notamment, où les prostituées étaient envoyées pour participer à des partouzes, dans des hôtels, donc, mais aussi sur des yachts. Del Carmen Campos recevait un virement dès que les filles arrivaient sur les lieux.

¿Quiénes estaban tras las fiestas sexuales con menores en Cartagena? | Noticias Caracol

Le tout, derrière une la façade d’une entreprise de tourisme, Dream Fantasy Cartagena. Au téléphone, elle proposait à un type des filles « bien dressées » pour 600 $ les 24 h. Elle donnait environ 130, 150 $ aux filles pour les 3 heures et gardait 500 ou 600. En fait, cette boîte était une école de prostitution, et del Carmen Campos n’hésitait pas à demander des prestations gratuites aux filles, histoire de monter en compétence. Sur le web, des vidéos de "La Madame" en train d’expliquer à des mineures, dont certaines de 14 ans, comment procéder avec les clients, ont été diffusées il y a quelques jours. La scène, filmée sur un yacht en plein milieu d’une fête, est assez révélatrice.

Le 17 juillet, elle a expédié trois adolescentes au Bahamas, dont une espagnole de 19 ans qui a été attrapée par les douanes US.

 

2018-08-13 23_58_38-Este es el rastro fotográfico de ‘La Madame’ - Opera

En lien avec Liliana del Carmen Campos, il y a plusieurs étrangers, dont deux texans [4], le dénommé Assi Moosh dont on va reparler plus bas, un allemand et un argentin. Tous sont sous le coup d’une demande d’extradition pour répondre devant la justice colombienne. Moosh, lui, n’a été gratifié d’un mandat d’arrêt que le 31 juillet 2018. On va voir si Israël accepte de l’extrader mais ce serait une première : les Israéliens peuvent faire ce qu’ils veulent à l’étranger, ils sont tranquilles tant qu’ils restent au pays.

Dans ce secteur touristique, où officiait la "Madame", on a justement attrapé un autre groupe d’israéliens, des militaires en vacances ou à la "retraite" le plus souvent, qui donnaient dans le trafic de drogue et organisaient des partouzes géantes avec des prostituées dans leurs hôtels de luxe, où seuls les israéliens étaient accueillis à bras ouverts. Des étrangers d’autres nationalités pouvaient cependant y séjourner à l’occasion.

On peut envisager que la maquerelle fournissait une partie des filles qui servaient aux "fêtes" des israéliens.

La "Madame" était semble-t-il la plus importante des proxénètes d’une ville où les mineurs sont amenés à se prostituer dans les lieux touristiques et les coins glauques pour quelques pesos. Il n’est donc pas compliqué de ramasser quelques gamines dans la rue, de les habiller en paillettes, de les maquiller, et de les prostituer auprès de pervers qui paient rubis sur l’ongle. Evidemment, elle garde la plupart de l’argent pour elle, mais les gamines n’ont jamais vu autant d’argent de leur vie de toute manière.

 

Israël Connection

2018-08-15 00_28_06-Ex-Israel soldier heading child prostitution ring deported from Colombia – Middl

Le propriétaire de la Casa Banjamin, l’ex soldat de Tsahal Assi Mosh, a été arrêté, et allez savoir pourquoi, expulsé le 17 novembre 2017[5]. Si les médias colombiens n’osaient pas trop évoquer la prostitution de mineurs, d’autres n’ont pas hésité : un média du Moyen-Orient a titré dès le 29 novembre "L’ex soldat israélien qui dirigeait un réseau de prostitution de mineurs est expulsé de Colombie".

L’hôtel Benjamin a quant à lui été fermé il y a quelques semaines seulement. Dans ce dossier, la justice, les autorités et les médias ont tenté pendant plusieurs mois de mettre sous le tapis l’aspect "prostitution de mineurs" du portefeuille d’activités de ce réseau. Les enquêteurs ont établi en que Liliana del Carmer Campos amenait des filles à l’hôtel Benjamin

Aujourd’hui, alors qu’il circule librement en Espagne mais réclame de rentrer en Colombie, la justice colombienne voudrait lui poser des questions. En effet, le scandale de la maquerelle de Carthagène semble avoir remis un coup de fouet à l’enquête.

Trois autres israéliens ont été arrêtés avec lui [6], mais à l’époque il n’était question que de fiestas trop arrosées avec des drogues qu’ils fournissaient en quantité à leurs hôtes [7]. En fait, l’histoire a commencé suite à des troubles en ville, liés à l’abus de ces drogues par les israéliens en goguette sur les bords de mer, qui se croyaient tout permis et commençaient à faire peur aux habitants. Des israéliens défoncés ont insulté des flics, et cela de manière assez fréquente ces derniers mois, semble-t-il.

Tout cela a fini par énerver les forces de l’ordre, qui ont commencé à observer les débordements divers et variés de ces bandes de « touristes ». C’est alors qu’ils sont donc tombés sur le petit manège autour de la prostitution, dans la rue, dans des bars, et jusque dans des hôtels, appartenant à quelques-uns de ces israéliens. La situation était devenue telle que ce coin touristique, Taganga, était appelé par les gens du coin le "Petit Israël". Deux maires de la ville avaient même demandé aux autorités nationales de faire intervenir l’armée pour rétablir l’ordre dans la station balnéaire.

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Moosh serait arrivé en 2009 en Colombie, aurait lancé son business et fait venir pas mal de ses compatriotes pour des fiestas débridées. Depuis quelques mois, une cinquantaine d’israéliens ont été sanctionnés pour être restés en Colombie au-delà du délai autorisé par leur visa. Par ailleurs, "plus de 20 natifs d'Israël ont été refusés, considérant que ces étrangers peuvent représenter un risque pour l'ordre social ou la sécurité nationale", explique le quotidien national El Tiempo, "Le niveau de préoccupation dans le célèbre centre de villégiature est tel que les autorités ont formé une équipe interinstitutionnelle pour "reprendre le pouvoir aux Israéliens et retrouver un tourisme sain et légal". Ambiance.

En mai, plusieurs opérations ont été menées contre ce groupe dans la ville, visant à chaque fois des étrangers. Selon la police locale, cela faisait "des années" que ces israéliens faisaient n’importe quoi, et il était temps que cela cesse.

 

La "nébuleuse" à Moosh

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La Casa Benjamin a été visé en premier, car cet hôtel de luxe était considéré comme la base arrière de cette bande, où avaient lieu "les plus grandes fêtes illégales, en présence d’étrangers de différentes nationalités". Les policiers ont établi une surveillance de l’hôtel pour observer les allées et venues de mineures : le type les faisait entrer par une maison jouxtant l’hôtel, qu’il avait rachetée, et elles passaient ensuite par un tunnel. La drogue prenait le même chemin. Deux autres hôtels où avaient lieu ce genre de « fêtes » ont été fermés dans la foulée.

Les opérations de police se sont étendues jusqu’à Bogota, dans des fermes appartenant à des israéliens qui organisaient des « fêtes » entre compatriotes, et au fil des semaines des témoins ont commencé à parler de réseau de prostitution impliquant des mineures, et que plusieurs des propriétaires de ces lieux étaient en lien avec Assi Moosh Ben Mush, de son nom complet.

L’hôtel Santa Marta, également propriété d’Assi Moosh, a été fermée début mai parce que les autorités y dénonçaient l’existence d’un réseau de prostitution de mineures.

Un certain Gabriel Kenigsberger est aussi dans le champ des investigations, car il est propriétaire d’un hôtel et proche de Moosh. En 1998 la France, via son ambassade en Colombie, avait demandé son arrestation car il avait été condamné à 20 ans de prison pour trafic de stupéfiants, et il avait déjà "des antécédents pénaux en Israël et aux Pays-Bas pour le même délit". Les flics colombiens l’ont donc expédié en France et il est donc vite retourné dans ce pays, où il faut tout de même rappeler que les narcos colombiens des années 80 jusqu’à 2010 au moins avaient recours à des barbouzes israéliennes pour former les milices paramiliaires d’extrême droite telles que l’ELN, qui protégeaient le trafic et en assuraient le transport jusqu’aux frontières. Bref, Keningsberger a entamé une procédure pour invalider cette demande d’extradition, qui n’avait pas été formulée dans les règles de l’art et a donc été invalidée en 2002.

Si Moosh veut rentrer, c’est tant mieux : la presse explique qu’il doit désormais être entendu pour tentative de meurtre et menace de mort, ainsi que tentative de subornation et intimidation d’un policier. Selon ce fonctionnaire, Moosh aurait déclaré : "J’ai des avocats puissants. Je vous parie que je n'arrive pas en Espagne et que je retourne d'abord en Colombie. Ils se souviendront de moi, je sais où vivent leurs familles et ils reverront mon visage". Cela ressemble assez au personnage, qui semble en tout cas très sûr de lui.

Mosh

Selon les autorités, Moosh, "l’intouchable de Taganga", proposait des forfaits touristiques pour les militaires retraités de son pays (qui ont 20-30 ans), avec un package de drogue, de partouzes y compris avec des mineures, et avec des succursales dans quatre pays et dans trois villes: Bogotá, Medellín et Carthagène. Les mêmes villes que le réseau de Liliana del Carmen Campos Puello.

L’ambassade d’Israël aurait déclaré aux autorités colombiennes que ce citoyen était connu, et avait déjà été arrêté à Amsterdam en 2003, pour son implication dans un réseau de trafic de diverses drogues : shit, cocaïne, ecstasy, LSD, ces deux derniers était des spécialités de la mafia israélienne dans la région Flandres-Pays-Bas notamment.

"La police israélienne a même dû se rendre en Thaïlande, en Nouvelle-Zélande, au Brésil, en Espagne, en Inde, en France et au Japon pour désarticuler la bande, liée à la mafia Yakuza", nous apprend la presse colombienne. En effet, en 2003, 14 israéliens ont été arrêtés aux Pays-Bas, en Nouvelle Zélande, en Australie, au Brésil et au Pérou pour leur participation à un trafic international de drogue. Ils transportaient des pilules d’XTC (ecstasy) depuis la Hollande où à l’époque elle était produite en quantité industrielle, et l’expédiaient partout dans le monde (Europe, Asie, Amérique Latine). Ces arrestations sont le fait d’une enquête conjointe de plusieurs pays, coordonnée par les israéliens.

Le type serait plein aux as, achetant des véhicules et des hôtels. Mais ce n’est pas tout : "Depuis 2009, le DAS [8] a ouvert une enquête sur la participation présumée de Mosh au réseau de tourisme sexuel, qui comprend des drogues, des mineurs et de la drogue dure, exclusivement pour les étrangers, en particulier les ex-soldats israéliens". Puis il ne s’est plus rien passé : le DAS a été dissous et le parquet qui a repris le dossier n’a rien fait.

 

Magouilles politico-financières en vue

2018-08-14 21_07_50-La agenda de clientes de La Madame hace temblar a Colombia_ hay narcotraficantes

Derrière les hôtels et les packages touristiques, il y aurait deux entreprises, Assi SAS et Hadary SAS, ainsi qu’une fondation, appartenant à un certain Evyatar Hadary, qui l’aurait rachetée à Kenigsberger.

Le bras droit de Moosh à la Casa Benjamin, qui en était en fait le représentant légal et l’administrateur, un certain Itay Senior, a lui aussi été expulsé et officie désormais à l’Hôtel Benjamin… à Playa del Carmen, au Mexique. Un autre lieu ultra touristique dans un petit coin de paradis au sud du pays. On parle aussi de six voyages récents au Brésil, où il serait aussi question d’expulser ledit Itay Senior, ou encore du Pérou et de l’Equateur où il est allé cinq fois en peu de temps.

Dans les années 2000, Moosh a passé pas mal de temps à Tokyo, d’où il voyageait un peu partout. Puis il aurait eu un froid avec les Yakusas et s’est réfugié en Espagne. D’après les flics, c’est de là qu’il faisait venir les tablettes d’XTC pour les envoyer aux destinataires. Finalement, c’est en refaisant un saut aux Pays-Bas qu’il a été arrêté.

Moosh et son équipe bénéficiaient de faux passeports pour transporter la drogue sans problème, même après avoir été carbonisés par les autorités de presque tous les pays du monde.

Les autorités colombiennes cherchaient encore à minimiser les choses eau mois de mai, expliquant que la présence de mineurs n’était pas confirmée, et que tout cela n’avait probablement rien à voir avec un réseau organisé. Mais, l’arrestation de la bande de la maquerelle Liliana del Carmen Campos Puello semble avoir motivé la justice à instruire cette affaire.

Le média national Semana expliquait lors de l’expulsion de Moosh en novembre 2017 qu’à peine deux mois plus tôt, Netanyahou est venu en visite officielle en Colombie à la mi-septembre, avec une importante délégation, et que parmi les sujets abordés il y avait le cas Moosh, qui n’avait encore fait jaser que dans la presse locale. Mais, le sujet était semble-t-il assez important pour le président Colombien Juan Manuel Santos, et Netanyahou, prennent le temps de parler de ce type.

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Apparemment, Netanyahou a fait le coup habituel : "oui, oui, ah là là, on sait il est vraiment affreux ce Moosh avec ses trafics de drogue. C’est vraiment pas bien. D’ailleurs, confiez-le nous et nous allons nous occuper de son cas". En décembre, Moosh était interviewé par un média colombien alors qu’il était encore en Israël, et il expliquait que tout se passait bien pour lui : "Ca se passe très bien avec ma famille. Justement aujourd’hui on a une fête familiale. Je n’ai aucun problème, personne ne me recherche, je ne suis pas un criminel. Je n’ai jamais commis de crime en Colombie, et pas en Israël non plus[9]

Il est donc assez clair que le cas Moosh relève des préoccupations de l’Etat, et ce n’est manifestement pas dans le but de stopper son trafic, qui continue aux quatre coins du monde depuis plus de 15 ans.

Au passage, on apprend qu’il y a des centaines de constructions illégales à Santa Marta (justement dans le secteur où Mooshe et sa bande ont des propriétés, tels que la Casa Benjamin), dont beaucoup appartiendraient à des étrangers.

Pour en revenir à la "Madame" aux catalogues remplis de mineures à vendre, elle bénéficiait, toujours selon la police, de la complicité de fonctionnaires qui lui permettaient d’obtenir de faux papiers pour faire voyager les filles mineures.

Cette "Madame" serait la plus grosse proxénète de Carthagène, ville de 1 million d’habitants, ce qui ne peut se faire sans protections. Et justement, selon El Tiempo du 6 août, on a retrouvé 15 agendas appartenant à Liliana del Carmen Campos Puello, avec toutes les infos sur les clients, les tarifs, les lieux de rencontre : "Dans ces agendas, les autorités ont réussi à démontrer que certains des hommes qui cherchaient leurs services étaient membres du réseau criminel «la Oficina de Envigado »[10] (le bureau des envoyés) et qu’ils aidaient également à de hautes personnalités de la vie nationale qui cherchaient des femmes lors de leurs voyages à Carthagène".

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En effet, il y aurait dans ces carnets de quoi faire trembler pas mal de monde, selon certains médias. Dedans, selon le bureau du procureur, il y aurait des noms de politiciens, de narcotrafiquants, des gens de la jet set, locale mais pas seulement puisque des gens de la "farandula" de Bogota sont inclus dans ses carnets d’adresses. Un enquêteur parle également de noms de juges et "employés de la justice", d’entrepreneurs, de commerçants, les propriétaires de plusieurs agences immobilières Finca Raiz, de dépôts ventes, de restaurants, des députés, conseillers et même "des médecins reconnus".

Cela doit faire du monde, car « La Madame » avait au moment de son arrestation 200 filles en catalogue. Un média local rapportait le 13 août que « Ce qui a le plus surpris le front de l’accusation, ce sont les noms des fonctionnaires des institutions de l’État, dont certains ont accédé à leurs positions par des élections populaires ».

Si déjà la moitié de ce petit monde a été filmé en présence de mineures avec une paille dans le nez, ceux qui tiennent le réseau peuvent être tranquilles, et deux ou trois lampistes prendront probablement une peine ridicule tant qu’ils se taisent.

Paraît-il que lors de son arrestation, quand elle a été amenée devant un juge "sous haute escorte, elle a fait des gestes obscènes, et menacé de révéler les noms des politiciens et des hommes puissants qui étaient des clients de son réseau" [11]. Espérons qu’il ne lui arrive pas une bricole avant qu’elle parle, et qu’elle finira par balancer, mais ce serait étonnant. On va plutôt lui proposer une peine ultra light et étouffer au maximum l’affaire des mineures si elle se tait.

En tout cas, ce serait croustillant, puisque sa petite entreprise de "fêtes sexuelles" prospérait jusqu’à l’étranger, et ses catalogues étaient "diffusés internationalement".

Elle avait d’ailleurs la main sur des bordels dans plusieurs villes de Colombie, mais aussi dans d’autres pays, principalement au Venezuela [12]. Dans tous ses bordels, il y avait des caméras de vidéosurveillance dans tous les coins.

Pour l’heure, elle se dit totalement innocente, bien que bizarrement le trafic de mineurs ait disparu des charges[13].

 

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Cette affaire est très intéressante car elle soulève plusieurs points qui posent question :

  • La présence d’ex soldats israéliens restés illégalement sur le territoire, autour d’un trafiquant de drogue international notoire. Comme je l’ai dit, les liens entre Israël et les nacos colombiens sont très anciens. Cela passait par la formation des paramilitaires d’extrême droite, mais aussi de nacros : par exemple Carlos Castano, leader des AUC (Autodefencias Unidas de Colombia), un groupe paramilitaire qui collaborait jusque dans les années 2000 avec les cartels de Cali ou Medellin et massacrait les villageois et les indiens rétifs, les syndicalistes, les communistes, les journalistes et tout ce qui se mettait sur le chemin des narcos et de leurs alliés politiques et économiques. Castano a admis avoir été à en Israël pour s’entrainer à commettre ses exactions, et cela avant même le début de sa carrière de tortionnaire. Il y aussi l’exemple, au hasard, du mercenaire israélien Yair Klein, qui a formé en Colombie lesdites AUC. Même officiellement, les liens militaires entre la Colombie et Israël remontent au début des années 80, et durant toute cette période, l’armée –complètement corrompue comme la police- a souvent été le bras armé des narcos et des mafias locales. La Colombie des années 80 à 2000 était le plus gros producteur de coca au monde.
  • L’existence d’un réseau de prostitution de mineures, avec juste derrière un business de trafic de drogue de la part des israéliens. Il faut comprendre, d’un point de vue purement stratégique, que mettre en place un réseau de pédophilie, ou en l’occurrence de prostitution de mineures, un peu comme Jeffrey Epstein, est un bon préalable pour installer ensuite d’autres trafics. En effet, les personnes bien placées prises dans les filets du réseau de pédophilie/prostitution de mineurs (car c’est presque toujours filmé) se tairont ensuite sur les autres trafics (armes, drogue, blanchiment d’argent en quantité, voir les organes aussi, autre spécialité israélienne). Le réseau pédophile/de prostitution de mineures sert aussi d’écran de fumée pour les diverses enquêtes : on sait que la police, et surtout la justice, n’iront pas plus loin tellement ces dossiers sentent le souffre.
  • L’implication de politiciens locaux comme clients, puis très probablement comme protecteurs de ce système. Ces réseaux ne se privent pas pour faire chanter leurs cibles, en leur demandant des services, ou en les extorquant. Au Cambodge, une mafia française similaire a étendu son emprise depuis plus de 20 ans sur les réseaux de pouvoir et de business locaux.


[1] Ce taré payait des familles pauvres pour prendre la virginité de leur fille, et après ils les tatouait avec son nom.

[2][2] Elle avait 26 lors de cette première arrestation aux Etats-Unis, avec quatre autres types. La peine la plus élevée fut 5 ans de prison pour un dénommé Juan Manuel Rodríguez Ocampo.

[3] La Casa Benjamín, l’hôtel Artun de San Agustín et l’hôtel Central Los Tropicales.

[4] Michyel Edward Fanade et Terrance Wayne Griffin ont été enregistrés par des caméras de surveillance alors qu’ils entraient à l’hôtel avec des mineures, dont on présume qu’elles étaient sous la coupe de Liliana del Carmen Campos.

[5] Il paraît qu’il a été expulsé car il représente un « danger pour la sécurité nationale ». Certes, mais pourquoi ne pas l’avoir d’abord jugé, et au moins gardé sous la main le temps de faire une enquête ? Il a interdiction de revenir pendant 10 ans, mais a entamé une procédure pour rentrer, juste avant que l’enquête sur « La Madame » ne revienne vers lui et que la police demande à le voir.

[6] Golan Ben Baruch, Sali Brami et Saúl Grami.

[7] En 2013 déjà, la presse locale relatait les crispations du voisinage de la Casa Benjamin à cause du tapage nocturne et diurne « tous les jours de la semaine », sans se préoccuper des autres.

[8] Le Departamiento Administrativo de Seguridad, les services secrets colombiens, dissous en 2011 suite à divers scandales de collusion avec les narcos, les paramilitaires etc.

[9] Dans la même interview, il déclare qu’il veut rentrer en Colombie et qu’il n’a « jamais eu aucun lien avec les Yakuzas » quand il était au Japon.

[10] C’est une bande de narcos paramilitaires (deux en un) qui s’est formée à l’origine autour de Pablo Escobar, et serait aujourd’hui plutôt axée sur le « recouvrement de dettes » et les assassinats. Et dont plusieurs chefs ont été arrêtés début 2018.

[11] Elle aurait dit exactement, selon plusieurs médias présents lors de cette courte audience : « Déjenme de joderme la vida porque voy a echar al agua a todos los políticos que me contrataban ».

[12] Rappelons que Maduro, le président Vénézuélien, a essuyé une attaque par drone lors d’une cérémonie début août et qu’il a directement accusé le président Colombien d’être derrière cette tentative d’attentat.

[13] Elle serait donc aujourd’hui poursuivie pour « incitation à la prostitution », « association en vue de commettre un crime » et « trafic d’êtres humains ».

Posté par Ceri à 13:20 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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09 août 2018

Afrique du Sud: des pontes du régime de l'apartheid impliqués dans un réseau pédophile

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Un réseau pédophile impliquant des politiciens puissants du régime de l’Apartheid est dénoncé dans le livre d’un ancien policier, qui explique que l’affaire a été étouffée depuis 30 ans. Des journalistes confirment avoir travaillé sur ce dossier et avoir été censurés, et aujourd’hui on commence seulement à assembler les pièces du puzzle. Le 14 août, le policier en question a été tué d'une balle dans la tête par une arme qui n'est pas la sienne.

 

On a longuement parlé ici du cas anglais, bien étayé, avec tous ces ministres pédophiles morts qui ne seront jamais jugés, les enquêtes systématiquement étouffées, et les victimes harcelées. On verra prochainement pourquoi nos élites sont corrompues par la pédocriminalité dans un prochain article.

 

Les nazis violeurs de gamins Noirs

Les faits se déroulent dans les années 80, dans une Afrique du sud où les Blancs font perdurer une dictature raciste, l’apartheid, sans que personne dans le monde n’y trouve à redire[1]. Les tenants de ce régime avaient des mentalités de nazis, avec ce penchant pédophile qu’on retrouve beaucoup chez les nazis.

L’ex ministre de la défense (nommé en 1980) du Parti National, qui était le n°2 après le président, Magnus Malan (mort en 2011), ex général de l’armée passé par les USA pour se former, est cité comme l’un des quatre piliers du réseau de pédophiles qui abusait de gamins vulnérables.

En 1995, il est inculpé avec 19 autres militaires pour la mort de 13 Noirs dans un bidonville, mais ils ont été acquittés. Le régime de l’apartheid mettra en effet des dizaines d’années avant de disparaître totalement.

Un autre ex ministre du parti national toujours en vie, et vu comme un candidat potentiel à la présidence, n’est pas cité, contrairement à John Wiley, qui a été nommé en 1984 ministre de l’environnement et était également membre du parti National (suicidé d’une balle dans la tête en mars 1987, après une campagne médiatique sur ses orientations sexuelles), faisait aussi partie du quatuor, de même qu’un ancien entrepreneur et accessoirement lieutenant réserviste de la police, John Allen, qui se serait également suicidé d’une balle dans la tête en février 1987 juste après avoir été arrêté pour une affaire de pédophilie, et surtout le jour où il devait comparaître à une audience au tribunal.

Cette bande de pédophiles organisait des partouzes dans une île appelée Bird Island. Ils se sentaient tellement dans l’impunité qu’ils signaient même de leur nom le livre d’or des visiteurs de l’île.

Ce qui est assez ignoble, en plus de l’exploitation sexuelle des enfants, essentiellement des garçons, était que ces victimes étaient Noires. Ces types ségrégationnistes et racistes, qui ont contribué à maintenir le régime de l’apartheid dans une Afrique du Sud où les Blancs étaient ultra minoritaires, violaient en plus des petits Noirs de préférence.

 

Pédophilie, passe-droits et corruption

2018-08-06 19_16_49-Apartheid 'paedophile ring'_ New light shed on alleged island abuse

Pour Allen, qui avait son propre business, le fait de si bien connaître le ministre de l’environnement, Wiley, a eu des avantages : obtention de concessions et visibilité dans le gotha et dans les médias, notamment.

Ces types ont donc organisé le transport de leurs victimes jusqu’à cette île, où les jeunes étaient ensuite violés. Au cours de l’une de ces partouzes, un enfant a été mutilé quand une arme à feu aurait été introduite dans son anus et qu’un coup serait parti. L’enfant aurait été transporté par hélicoptère dans un hôpital local. C’est probablement le même enfant que de garçon de 12 ans, un jeune Noir qu’une infirmière a vu arriver en hélicoptère, sans y avoir été enregistré et dans une chambre gardée par un type en uniforme. Il y serait resté environ une semaine, selon cette infirmière.

Certains enfants étaient harponnés par un dénommé « Oncle Dave » (il s’agit d’Allen) dans des bars, des piscines, des salles de jeux vidéos, où trainaient les maquereaux et les dealers. On leur proposait 20 rands (1,30 euro aujourd’hui) contre une fellation à l’arrière d’une voiture. La plupart des gamins se droguaient et étaient devenus alcooliques, ils passaient leurs journées à traîner et représentaient des proies faciles pour les trafiquants.

Oncle Dave revenait souvent, et à force il a entretenu avec un des témoins des relations sexuelles complètes, et a fini par l’emmener chez lui. Puis il a été emmené à Bird Island dans la baie d’Algoa pour une partouze avec plusieurs autres types. Cette petite île désertique, avec seulement un phare et quelques bâtiment dont certains sont en ruines mais ce n’était pas à l’époque, est un refuge pour les oiseaux. Oncle Dave organisait régulièrement ces petites traversées pour les victimes afin qu’ils y « divertissent » des pédophiles, souvent dans des hélicoptères de l’armée. Des pilotes ont confirmé cela à un journaliste qui a travaillé sur cette affaire.  

Le petit frère de ce témoin a vite été embarqué dans le réseau, dès l’âge de 12 ans. La première fois, le rapport a été très violent, si bien qu’il a eu une fissure anale. Puis le frère aîné à pris de l’âge et c’est le petit frère qui est devenu la cible d’Oncle Dave, à 13 ans.

Sur cette île, selon certains témoins, les partouzes pouvaient durer plusieurs jours. Certains garçons ont aussi été violés dans une villa luxueuse à Schoenmakerskop pas loin de Port Elizabeth, ou encore dans une maison de plage à Witelsbos près d’une forêt à 70 ou 80 km de Port Elizabeth.

 

Etouffement en règle de l’affaire par la police et les médias

2018-08-06 18_42_30-I wonder if the Lost Boys of Bird Island

L’affaire des partouzes sur Bird Island était revenue aux oreilles de pas mal de monde à l’époque, mais elle n’avait jamais pu sortir.

Ce policier, Mark Minnie, et l’ex journaliste Chris Steyn, ont publié un livre début août, "The Lost Boys of Bird Island", qui raconte l’affaire. Minnie y explique que sa hiérarchie lui a demandé de clore l’enquête et de la mettre au placard, il y a 30 ans de cela environ.

Il avait constitué un dossier, avec les différents témoignages et des enregistrements, mais celui-ci a été enlevé de son bureau, sans le prévenir, par un brigadier et deux officiers haut placés de l’office central de Pretoria, la capitale judiciaire du pays.

Mais même avant que le dossier ne soit enlevé, le procureur de Port Elizabeth à Port Elizabeth a averti Minnie en "grosses lettres rouges" écrites sur le dossier: "Toute enquête sur cette affaire devrait être immédiatement interrompue." Signé: "John Scott". Ambiance. En 2017, ledit John Scott a été en nommé à la tête de l’office de contrôle des policiers, les bœuf carottes locaux, en intérim.

C’est Mark Minnie qui a arrêté Allen et l’a emmené au commissariat, et il explique que sur le chemin, « Allen chantait comme un canari ». Arrivé au commissariat, il a directement balancé les noms des trois ministres, et lui a proposé 100.000 rands pour étouffer l’histoire. 

Il devait comparaître le lendemain devant le tribunal mais n’est jamais venu. Minnie a appris un peu plus tard par un collègue qu’on l’avait retrouvé sur la plage à Schoenmakerskop avec une belle dans la tête et le revolver encore en main, mais il n’y avait pas de poudre de la détonation sur sa peau autour de l’impact, ce qui signifie que la balle a été tirée à plusieurs dizaines de centimètres de distance.

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Un photojournaliste, Colin Urquhart, a aussi enquêté sur ce réseau pédophile après avoir reçu des informations de la part de quelqu’un qui travaillait sur cette île, mais il n’a jamais pu publier quoi que ce soit faute de preuves suffisantes. Quand il a parlé avec Wiley, celui-ci aurait confirmé certains éléments dans un fax.

Selon Urquhart, un type qui travaillait pour la boîte d’Allen Atlas Fertilisers, faisait aussi partie du réseau. Ce type venait chercher du guano sur l’île, pour les fertilisant d’Allen. Alors qu’elle était sur le point de paraître, aucun des deux grands journaux pour lesquels il travaillait n’a rien voulu publier son enquête, ce qui n’est pas étonnant : il y a un plafond de verre sur les affaires de réseaux pédophiles, d’autant plus quand elles concernent des politiciens. En France ou en Belgique, ils ne prennent aucun risque en termes de procédures judiciaires, et ne publient rien sur ces sujets-là.

Urquhart a aussi reçu la visite de gens qui se disaient de la police, qui lui disaient qu’il était sur la mauvaise voie. Il a tenté de retrouver les jeunes qui lui avaient parlé à l’époque mais il n’y est jamais arrivé.

Gavin Evans, un autre journaliste, avait fait le lien entre Malan, Wiley et Allen : dans les années 90, il a interviewé Malan et lui a demandé s’il était au courant de ce qu’il se passait sur l’île, qu’il avait entendu dire que son ami Allen était pédophile, et il a répondu que oui, avant de demander « De quoi m’accusez vous ? ».

 

Une protection et des meurtres politiques ?

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Les deux « suicidés » de 1987 auraient été liquidés, selon les journalistes ainsi que selon Mark Minnie, car ils commençaient à être grillés. « Selon les sources de Steyn, qui comprenaient deux agents de l’armée et un policier à la retraite, Malan était «le plus probable des commanditaires » des meurtriers qui ont assassiné Wiley et Allen. L'une des sources a affirmé que le troisième ministre, "considéré comme un candidat à la présidentielle", ne devrait pas être négligé pour son rôle dans ces morts », explique le magazine City Press.

La co-autrice du livre, Chris Steyns, pense que ce sont des membres des services de sécurité, probablement de l’ancien Bureau de Coopération Civil, qui ont commis les deux assassinats. Elle a mené une enquête et a relevé de nombreuses contradictions dans la version officielle sur ces deux « suicides ».

Steyns a par exemple appris par une source au sein du Parti National que depuis deux ans, Wiley était sujet à divers chantages. Ses mœurs (à l’époque on parlait juste d’« homosexualité » mais cela suffisait à ruiner une réputation) étaient manifestement connues, et comme il se préparait à une nouvelle élection, le risque était grand que ces « rumeurs » ne viennent à la surface.

Apparemment, un chantage aurait aussi été exercé sur le parti, menaçant d’exposer Wiley, et une date butoir aurait même été fixée, juste avant le « suicide ». Mais finalement, on a dit qu’il s’était suicidé en raison de problèmes financiers. La première personne qui serait venue chez lui après sa mort était Malan, qui est reparti avec deux gros cartons. C’est seulement après le départ de Malan que les flics ont été autorisés à entrer, d’après un renseignement obtenu par quelqu’un des renseignements.

Allen aussi était visé par du chantage, après qu’un gamin ait été envoyé à l’hôpital dans une situation critique pour une opération en urgence. D’après Steyns, Allen a payé le maître chanteur et fui la ville.

Selon Minnie, « Nous connaissons l'implication d'au moins trois anciens ministres du parti national et un homme d'affaires, mais il est tout à fait possible que beaucoup d'autres soient impliqués ». Allen était, d’après des informations qu’il a reçues d’un adolescent, un Blanc cette fois-ci, opéré pour des blessures liées aux abus.

En 2007, Mike Minnie a émigré en Chine où il est prof d’anglais.

 

Epilogue

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L’Afrique du Sud a un passé colonial et fait partie du Commonwealth. Il semble que le phénomène de corruption par la pédophilie, rituels sataniques compris, soit le même qu’en Europe.

En 2017, le procès de quelques membres d’un réseau qui s’échangeait des vidéos de viols, de tortures et de meurtres de bébés a eu lieu, à la suite d’une procédure menée conjointement par les services sud-africains et belges. Aucun coupable d’abus directs n’a été renvoyé au tribunal pour l’instant. Deux des pédos consommateurs du réseau étaient de Port Elisabeth, et ont été jugés séparément. Trois autres ont été arrêtés en Belgique et deux aux USA.

Parmi les images, il y avait des viols, parmi lesquels des viols ultra violents, et aussi des meurtres, notamment de bébés âgés de quelques jours. La juge a prétexté du caractère violent des images pour réclamer un huis clos quand les débats ont porté sur ces contenus, et malgré deux ans de procédure, l’enquête n’a pas permis de tracer l’origine de ces films, même pas les snuff movies. L’ingénieur qui avait mis en place la plateforme, William Beale, a finalement pris 15 ans, grâce à un expert venu expliquer qu’il n’est jamais passé et ne passera jamais à l’acte.

En 2016, un pédophile anglais bien connu a été arrêté au Cap : Lee Tucker a fait partie des fournisseurs du réseau pédophile VIP en Angleterre dans les années 90, il a été condamné en 2000 à 8 ans de prison mais il a fui à Amsterdam où il vendait des gamins des foyers du Pays de Galles à des bordels de la Spuistraat, puis en Asie, avant d’aller en Afrique du Sud. A chaque fois, il a remis en place des réseaux de production de pédopornographie. En 1993 il avait été arrêté au Portugal en compagnie de deux autres pédos du Pays de Galles. Tucker était très proche d’un autre pédophile anglais globetrotter, Warwick SPinks, mais on ne va pas s’étaler sur ce cas.

Chose intéressante, Tucker, qui va rentrer en Angleterre pour répondre des viols sur mineurs commis dans les années 90, était devenu pilote d’hélicoptère au Cap.

En 2017, l’affaire « Sydney Frankel », accusé d’abus sexuels par huit victimes, fait scandale quand le type est mort. Ce businessman millionnaire était à ses heures perdues conseiller du ministre de la Justice. Les faits remontent à la fin des années 70. Les victimes avaient porté plainte en 2013 mais rien n’a bougé et le pédophile est mort tranquillement. D’ailleurs cette histoire a entraîné une révision de la loi pour permettre des poursuites sans prescription pour les agressions sexuelles (pas les viols) sur les mineurs.

D’après Chris Steyns, le type était un grand ami d’un des visiteurs de Bird Island.

 

Ajout du 15/08/2018 :

Mark Minnie assassiné, selon ses proches

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Le policier Mark Minnie a été tué le 14 août (le lundi 13 au soir en Australie) d'une balle dans la tête, à proximité de chez un ami. à Port Elizabeth A côté de lui, on a retrouvé une lettre de suicide, selon les médias, et une arme qui n'était pas la sienne.  Sa famille refuse de croire au suicide une seule seconde et déclaré qu'il avait été assassiné.

Peut avant sa mort, Minnie avait même dit à des proches que sa vie était en danger, tout comme sa co-autrice Chris Steyn, et que s'il lui arrivait quelque chose, c'est parce qu'on l'aurait tué. Les deux ont d'ailleurs reçu des menaces avant et après la publication du livre, et n'apparaissaient en public que le moins possible (le livre n'a pas été lancé de manière habituelle avec une grande conférence de presse, pas de tournée médiatique...)

Vendredi, Minnie avait rencontré une de ses sources, et il devait en voir une autre le lundi où il a été tué.

 

Gun found next to Mark Minnie's body not his: Police

SABC EXCLUSIVE: Family believes Mark Minnie did not commit suicide

Juste avant sa mort également, Mark Minnie avait déclaré qu'il allait en dire plus, sur ce réseau et ses connexions, et donner des preuves. Selon lui, le livre "n'était qu'un début".



[1] La période 1985-1988 était même marquée par un état d’urgence, avec restriction des libertés et suspension de la constitution, et tous les droits pour la police, qui était sous le contrôle du ministre de la Défense, Malan, impliqué jusqu’au cou dans ce réseau pédophile.

03 août 2018

Réseaux pédocriminels à la tête de l'Etat français : réveillez-vous les gens !

On en a marre. Les citoyens et militants qui luttent contre la pédocriminalité se sentent très seuls, ils sont désespérés de constater l'inaction des gens. On se bat pour vos enfants. Bougez avec nous. D'autres dénoncent, j'ai l'impression que nous sommes de plus en plus nombreux, il ne manque plus que les citoyens avec nous. Regardez ces vidéos, jusqu'au bout, même si c'est trash, car c'est la réalité. Et diffusez-les en masse !

 

La première vidéo, c'est un militaire qui se lâche sur ce qu'ila vu lors d'opérations à l'étranger : ces gosses exploités au Rwanda dans des bordels pédophiles tenus par des français, ce système de corruption, et surtout il demande que les gens se lèvent et résistent. On ne peut rien faire seuls, on ne peut agir que si tous les parents, tous ceux qui sont choqués par le système qu'on nous impose et la perversion qui devient la norme, ceux qui résistent, s'allient et s'organisent.

 

Témoignage d un ancien légionnaire sur les réseaux pedophile

 

==> Le lien au cas où la vidéo ne s'affiche pas : LIEN.

La deuxième, c'est celle de Corrinne, une simple citoyenne elle aussi écoeurée, qui vous demande de bouger aussi au lieu de nous regader faire derrière un ordinateur. Ca fait trop longtemps que cela dure, nous avons besoin de VOUS TOUS!

 

 

==> Le lien de la vidéo: LIEN.

Personnellement, cela fait environ 10 ans que je suis ces affaires, et la situation ne fait qu'empirer même si on limite un peu la casse sur certains aspects, grâce à des positions communes entre militants, associations, et spécialistes de l'enfance.

Mais sans vous, et force est de constater que vous n'êtes pas là lors des mobilisations, nous ne sommes pas efficaces. Nous ne pouvons avoir de force que si les citoyens s'impliquent à leur tour, au moins en venant soutenir les familles et les victimes confrontées à ce système pédophile.

Je sais, c'est le mois d'août et ce sujet n'est pas "fun". Mais il nous faut préparer la rentrée qui va être très tendue, notamment en matière des droits de l'enfant: éducations à la sexualité, vote de la loi sur le consentement des mineurs aux actes pédophiles, nombreux procès de parents protecteurs, et de nombreux autres dossiers sensibles impliquant la mafia étatique.

 

31 juillet 2018

Pédocriminalité : Un site pour centraliser les demandes de soutien lors des procès de parents protecteurs

2018-07-29 02_30_45-Agenda Mobilisations

Depuis des années, je constate que des parents sont broyés par le système judiciaire quand ils dénoncent des abus sexuels commis sur leurs enfants par l'autre parent. Les premiers à avoir observé cette dérive, dès les années 90, étaient des gens comme Bernard Valadon. Mais depuis rien n'a changé: les enfants ne sont toujours pas entendus, les parents protecteurs passent pour des tordus et les pédophiles pour des victimes.

Il est impératif aujourd'hui que ces parents protecteurs puissent échanger, s'organiser et se soutenir. J'ai donc créé un site pour cela, une plateforme qui leur appartient et donc j'ai hate de remettre les clés à un groupe de parents motivés.

 

Ceux qui me suivent ont bien compris que l'ambiance n'est pas à respecter les enfants dans leur intégrité (éducation sexuelle, porno, loi pourrie sur soi-disant la protection des mineurs), et que les pédophiles ont tous les droits.

Dans les procédures lancées par des parents protecteurs, cela se traduit par le classement express des plaintes pour abus sexuels, et l'envoi quasi immédiat de l'enfant chez celui qu'il a pourtant dénoncé. Aujourd'hui, le processus prend moins d'un an. Cela ne traîne plus. Et gare aux parents qui essaient malgré tout de continuer à dénoncer ces faits, ils seront alors punis par la "justice" qui va leur retirer tout droit de visite et jusqu'à l'autorité parentale.

 

Un site web pour échanger et se mobiliser

J'ai vu cela des dizaines et des dizaines de fois, comme tous ceux qui tentent de venir en aide à ces parents protecteurs et à leurs enfants. 

Chaque parent est isolé, il met longtemps à comprendre ce qui lui arrive. Il met trop longtemps à comprendre que la justice n'appliquera jamais les lois et ne protègera pas son enfant. Quand il s'en rend compte, il est souvent trop tard car il n'a déjà plus que des droits de visite médiatisée une fois par mois, et encore.

Il y a ceux qui comprennent, plus rare,s et font le constat qu'ils doivent se taire sur les abus et accepter une garde alternée.

J'ai pu constater en tout cas que lorsqu'on "médiatise" une affaire sur le net, même via les blogs, cela calme les pédos qui cessent de s'en prendre aux enfants. On ne les récupère pas, mais on parvient au fil du temps à regagner des droits de visite, puis d'hébergement, puis une garde alternée. Mais cela prend des années et la condition est de ne plus parler des abus.

J'ai constaté aussi que lorsqu'on mobilise et qu'il y a du monde au procès, cela a du poids. Cela montre à l'insitution judiciaire et aux politiques que nous ne sommes pas d'accord et que nous surveillons la procédure, et en général l'étau arrête de se resserrrer. Même si évidemment, la justice menace et crie au complot citoyen. 

Tous les citoyens engagés auprès des familles dédespèrent de regrouper des familles. Chaque parent est pris dans son dossier, mais c'est une erreur.

Ce site permettra trois choses:

  • Demander du soutien lors de procès, 
  • Voir quels procès se déroulent près de chez vous pour venir soutenir les familles
  • Echanger, via un forum 

Il appartient à ces parents qui se battent, et est bien-sûr ouvert à ceux qui les soutiennent, citoyens ou associations. Je ne laisserai par contre AUCUN troll sur le forum.

 

Comment ça marche ?

 L'objectif du site est :

  • De permettre à des parents de demander un soutien pour des procès, que ce soit au JAF au JDE, en comparution immédiate, en correctionnelle ou aux assises. Idem pour les citoyens et militants.
  • De permettre aux citoyens de voir le calendrier et la carte des mobilisations, afin de venir soutenir des parents protecteurs ou des militants.

L'intérêt n'est pas seulement de montrer à la justice que ce parent n'est pas isolé, il est aussi de se rencontrer. C'est lors de procès, comme celui du réseau épdophile du Var (Amidlisa) ou de Rennes (procès Daniel Legrand), que les gens se rencontrent, se parlent et s'organisent. Beaucoup de chsoes ressortent de ces mobilisations, il est donc essentiel de venir à ces procès.

Pour afficher un événement:

Il y a deux moyens: 

 

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Pour repérer les événements:

Pour l'instant il n'y a que celui du 30 août pour l'affaire Sandrine G., Tof et Jérémy.

On peut retrouver les événements via:

  • Le calendrier 

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  • La carte 

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  • Le blog 

J'ai aussi créé un blog, pour expliquer plus en détail les différentes affaires inscrites à l'agenda, et renvoyer vers les liens sur les réseaux sociaux ou autres parlant de ces affaires. 

2018-07-29 12_38_32-Agenda Mobilisations _ Blog

 

Le forum

Pour permettre d'échanger sur différents sujets et notamment se conseiller sur les procédures judiciaires, j'ai créé un espace de forum.

Pour y participer il suffit de s'inscrire comme membre : l'onglet "me connecter" orange en haut à droite (voir ci-contre).

Les sujets sont libres, la modération se fera a posteriori, mais je surveillerai particulièrement les équipes de trolls potentielles, qui seront virés sans avertissement.

Le forum est réservé aux membres qui s'inscrivent (l'inscription se fait automatiquement avec une adresse mail, il n'y a pas à attendre), afin de préserver la paix des débats.

Chacun peut créer des posts, ouvrir un nouveau thème. S'il faut de nouvelles rubriques, je les créerai. 

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Agenda Mobilisations

Agenda des mobilisations de soutien dans les affaires de pédocrminalité / pédophilie / inceste

https://nopedozone.wixsite.com


 

 

22 juillet 2018

Pédophilie en cours de normalisation: le lobby s'active pour une reconnaissance comme minorité sexuelle

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Cela peut sembler incroyable pour ceux qui ne suivent pas du tout la question de la pédophilie, mais les pédophiles sont bien organisés et réclament des droits. Oh, bien-sûr ils ne commencent pas par demander le droit de violer les mineurs dès la naissance. Non: d'abord ils demandent un abaissement de la majorité sexuelle (ce qui est en cours en france), puis ils vont réclamer des droits en tant que "minorité sexuelle", c'est-à-dire à pouvoir pratiquer la pédophilie. Pour y parvenir, il y a cependant des prérequis: faire croire que les enfants sont demandeurs de relations sexuelles avec des adultes, et qu'il y a des "gentils pédophiles".

 

Depuis les années 70 en france, un lobby pédophile est à l'oeuvre pour banaliser la pédophilie et tenter de démontrer que les enfants sont en réalité de petits pervers sexuels qui ne cherchent qu'une chose: se faire tripoter et violer par des adultes. Chaque personne un peu saine d'esprit sait que cela n'arrive jamais, à moins que le pauvre enfant n'y ait été conditionné depuis sa tendre enfance.

Aucun enfant ne veut sucer une bite qui pue, aucun ne veut avoir mal au sexe ou aux fesses, ni se faire embrasser par de vieux porcs qui puent autant que leur bite. Je le dis crûment (et encore), mais une "relation sexuelle" avec un adulte, pour un enfant, c'est ça.

Bref, les Matzneff, les Mitterrand, les Kouchner ou Lang qui défendent Polanski (quoi que maintenant qu'il en est à la 5e plainte pour viol sur mineur, on les entend moins), les pédophiles de Libé, les Cohn-Bendit, ont fait passer dans une certaine catégorie de la population qui se veut "intellectuelle", "décomplexée" et "ouverte", l'idée que les enfants aiment le sexe en général, et avec les adultes en particulier.

Aujourd'hui, le discours des pédophiles est plus subtil, axé sur la victimisation et la normalisation. 

 

Le pied dans la porte: les pédophiles abstinents

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On met désormais en avant, non plus le pédophile pratiquant, mais le pauvre pédophile abstinent qui est injustement rejeté par l'opinion publique. On a vu quelques témoignages de ce genre dans des médias, d'abord anglo saxons, ces dernières années. Le top dans ce domaine étant un article de Slate en 2016, le journal d'Attali, intitulé "Le cerveau des pédophiles abstinents n'est pas le même que celui des pédophiles passés à l'acte". Donc en gros, il faudrait distinguer l'abstinent, dont on est censé croire qu'il ne passera jamais à l'acte (ni qu'ils regardent de la pédopornographie), à qui on peut donner des droits dans la communauté LGBT, des pédophiles pratiquants.

Une véritable campagne de propagande est en cours à ce sujet, depuis quatre ou cinq ans. 

Le tout nouveau concept du "pédophile abstinent" sert aussi à ouvrir le débat sur la place des pédophiles dans la société, en commençant par ceux qui semblent les plus acceptables pour l'opinion: les abstinents. Evidemment, on n'a aucun chiffre sur les abstinents passés à l'acte ou consommateurs de vidéos et d'images de viols d'enfants, bien concrets ceux-là.

Les articles sur le sujet se multiplient avec à la clé des reportages d'une rare complaisance, comme si fantasmer sur des enfants était finalement quelque chose de normal, pas grave, acceptable en somme.

Sans surprise, on retrouve parmi ceux qui défendent cette ligne le psy Roland Coutanceau, qui considère qu'il s'agit d'un "trouble de préférence sexuelle" (sic.). Ce ne serait donc pas une perversion que de voir les enfants comme des objets sexuels, ni même une "maladie". Rien de bien grave, donc. Il introduit même la notion de "pédophile secondaire", c'est-à-dire ceux qui se rabattent sur les enfants quand ils n'ont rien d'autre sous la dent ou quand ils ont une pulsion et l'occasion de se faire un gosse.

Pour Coutanceau, l'attirance sexuelle pour les enfants "n’implique pas forcément un passage à l’acte. Il y a des pédophiles qui restent abstinents. Je vois aussi des pédophiles secondaires, des gens généralement attirés par des adultes, qui peuvent occasionnellement s’intéresser aux petits garçons ou aux petites filles."

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Dispose-t-on de chiffres fiables sur l'abstinence chez les pédophiles? Certainement pas puisqu'on ne connaît pas le nombre de pédophiles dans la population, en raison du fait qu'ils ne sont que très rarement condamnés.

De plus, si comme Coutanceau on accepte le chiffre de 1% d'hommes ayant des pulsions pédophiles, j'ai bien peur que presque tous sont passés à l'acte à un moment où à un autre, si on en juge par le nombre de victimes chaque année (environ 80.000 mineurs victimes de viol chaque année [1]).

On retrouve aussi parmi les propagateurs du concept de "pédophile abstinent" l'innénarrable Hubert van Gijseghem, venu raconter n'importe quoi au procès de Daniel Legrand à Rennes, ainsi que dans de nombreux procès, et hélas dans les écoles de magistrature de France, de Suisse, du Canada. Car Gijseghem, toujours prompt à défendre les pédophiles, répand aussi les théories des "faux souvenirs" et du "syndrome d'aliénation parentale", inventées par des pédophiles, et qui consistent à dire que les enfants qui parlent d'abus sexuels inventent tout et sont manipulés par leur mère. 

Avec ce personnage, on passe encore un pas, car celui qui se fait qualifier d' "expert" à travers le monde déclare que la pédophilie est une "orientation sexuelle au même titre que l'homosexualité ou l'hétérosexualité", qui concernent des adultes libres et consentants.On voit donc bien d'où vient cette normalisation de la pédophilie qui est en cours.

 

La banalisation par le vocabulaire

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Aujourd'hui, donc, il ne faut plus dire pédophile, ça fait pas correct. Eux voudraient qu'on les appelle par le terme abscons de "Personnes attirées par des mineurs" (Minor Attracted Persons, MAP). Et ils ne sont donc pas pervers, ils ont un "trouble"...

Depuis 2010 environ dans les pays anglos saxons, des "jeunes" pédophiles promettent que jamais ils n'agresseront de mineurs, et se déclarent en tant que "Minor Attracted Person" ou même comme des pédophiles "Anti contact"! Sauf qu'évidemment, d'autres s'affirment "pro contact" et profitent de l'ouverture du débat par les "gentils pédophiles" pour porter leurs revendications de "méchants pédophiles".

De gros lobbys pédophiles comme B4U Act reprennent en choeur cette notion de "Minor Attracted Person", qui leur plaît beaucoup. Ce genre de lobby ne cesse de crier à la "discrimination" des pédophiles, et a trouvé une excellente porte d'entrée dans le débat public avec ce concept flou et propagandesque de "pédophile abstinent/vertueux/anti-contact".

B4U organise des séminaires, le prochain sera, comme par hasard, axé sur le thème "étendre l'angle de la recherche sur les MAPs". Il s'agit là d'un lobbying que je qualifierais de "pseudo scientifique", et on a vu la même chose dans le cas de l'"éducation sexuelle". En gros voici le système: un lobby veut faire passer des lois dans le monde entier pour faire accepter un truc inacceptable. L'opinion mondiale est clairement contre, mais le lobby a beaucoup d'argent et des relais dans les milieux académiques. On va donc faire des "études", des "recherches", afin d'imposer la question dans le débat "scientifique", puis dans le débat public grâce aux médias. Au bout de quelques années, on a réussi à imposer le concept inacceptable dans l'opion, ouvert le débat, et grâce à toutes les "études", et autres travaux complètement bidons diffusés auprès des institutions, on arrive à faire bouger les lignes par la loi.

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D'autres pédophiles se sont regroupés sur le net et s'appellent les "virtuous paedophiles", les "pédophiles vertueux", parce qu'il disent ne pas toucher aux enfants. Ils ont même créé leur site internet. Ils se disent clairement contre les abus sexuels sur les mineurs, mais on peut se demander pourquoi ils font de la publicité pour les "gentils pédophiles" s'ils veulent tellement protéger les victimes potentielles.

En Allemagne, selon "The Indépendant", "on traite les pédophiles comme des victimes... et pas comme des agresseurs". Nous y voilà: tous les pédophiles, qu'ils aient ou non agressé des enfants, se considèrent comme des victimes. Pour avoir couvert pas mal de procès de pédos, j'ai remarqué que c'est une constante. D'abord, ils n'avouent jamais les faits, ensuite ils se considèrent eux comme la victime (d'un complot familial, d'un enfant menteur, de la société, des mères qui les diabolisent... il y a le choix, et les combinaisons sont possibles).

Tout ce nouveau vocabulaire dont le seul but est de relativiser l'horreur de la pédophilie, est évidemment répandu auprès du milieu des "sexologues", qui je le rappelle n'ont aucune formation sur la psychologie des mineurs: conformément au DSM V, qui compile les "troubles " et maladies" psychiatriques, on parle de "trouble pédophilique", à comprendre différemment du "pédophile", on distingue ceux qui disent ne pas passer à l'acte des autres, et finalement on considère qu'il faut les "soigner" (eh oui il y a du business à faire avec les pédos) et les réinsérer dans la société, au milieu de leurs cibles potentielles. Ceci, alors que les "thérapies" ont à moult reprises démontré leur inefficacité, en france comme ailleurs.

On parle aussi d'"abuseurs d'enfants non prédateurs", qui seraient d'abord attirés par les adultes mais se rabattent aussi sur les enfants, souvent les leurs.

Les sexologues jouent un grand rôle dans la propagation d'une part des théories pédophiles que je qualifierais de "relativistes", et d'autre part l'"éducation sexuelle" version Kinsey, impulsée par l'OMS, l'UNESCO etc., et qui vise à préparer les enfants dès le plus jeune âge à la sexualité.

 

La propagande sicentifico médiatique

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Un des angles d'attaque pour nous faire accepter la pédophilie est de victimiser les pédophiles. Pour cela, ils ont mené plein d'enquêtes auprès des pédophiles, pour recueillir leur ressenti et affirmer ensuite qu'ils ont besoin d'aide et même de reconnaissance par la société. Un gros lobbying a donc été mené pour redéfinir la pédophilie, notamment par B4U Act, créée dans ce but en 2003.

On a donc des "études" qui poursuivent deux buts:

 > Introduire et banaliser le nouveau concept de "pédophile non pratiquant"

> Peser sur l'opinion publique

Par exemple, en 2018 une enquête auprès de 342 pédophiles aurait trouvé des distinctions entre les pédophiles "acteurs" et "non acteurs", plus jeunes que les premiers, moins cyniques, et ne réclamant pas la légalisation de la pédophilie. En 2016 on en a eu une autre, intitulée "Une étude sur Internet des hommes sexuellement attirés par les enfants: Les modèles d'attraction sexuelle".

Peu à peu, ces gens finissent par créer un corpus qui fait masse à défaut d'avoir un caractère scientifique.

Des individus estampillés "scientifique" font la tournée des conférences et autres séminaires, avec quelques interviews au passage, pour répandre la bonne parole. L'un de ces individus est une certaine Jill S. Levenson, qui n'est pas scientifique mais travailleuse sociale et enseigne à la fac. Elle sera présente au séminaire de B4U Act en septembre, pour parler du besoin d'aide des "MAPs".

Levenson est aussi mise en avant par les associations de défense des pédophiles, car elle critique beaucoup les lois répressives contre les pédophiles condamnés, qui seraient selon elles "inefficaces". Elle critique les zones dans lesquelles les pédophiles et les agresseurs sexuels de tous ordres sont forcés de vivre quelque temps ou définitivement après leur condamnation, car ça les "pousserait à la clandestinité". Bref, selon elle il faut les "soigner".

De l'aide aux pédophiles "abstinents" on en arrive donc vite à l'aide aux "pédophiles". Et cela passe, selon ces "experts" en pédophilie, par une meilleure acceptation par la population, mais aussi bien-sûr par leurs propres victimes

On a aussi un certain John Z. Sadler, psychiatre, pour qui la pédophilie n'est un vice qu'en raison de la morale, venu au symposium de B4U Act en 2011. Par ailleurs, lui aussi fait la distinction entre les abstinents qui ne feraient "que" penser à des actes pédophiles, et ceux qui passent à l'acte.

Au début des années 2010, le lobby a fait pression pour que la pédophilie soit définie comme un simple "trouble" à défaut d'être sorti de la liste des "pathologies mentales" établie par l'American Psychiatric Association (APA). Introduite dans le DSM en 1980, la pédophilie est alors un "trouble psychosexuel", et pour être pédophile, il fallait agresser régulièrement des mineurs ayant plus de 10 ans d'écart d'âge.

En 1989, la pédophilie devient un "trouble sexuel", qui peut être "léger" (pour les abstinents), "moyen" (passage à l'acte occasionnel) ou "sévère" (passage à l'acte répété), et l'écart d'âge passe à 5 ans. Le diagnostic de la pédophilie évolue avec le DSM IV, excluant ceux qui ne passent pas à l'acte. Avec le DSM V, la pédophilie devient un "trouble paraphilique" quand il y a passage à l'acte, sinon ce n'est pas un "trouble".

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Comme l'écrit Thierry Favre, psychanalyste qui a analysé l'évolution de la définition de la pédophilie dans le DSM [2], "Depuis 1983, année de publication en français du DSM 3, la pédophilie qui inaugure sa première entrée dans cet ouvrage, a connu une évolution notable qui l'a fait évoluer d'une paraphilie totalement pathologique à une paraphilie qui peut être partiellement pathologique (DSM 5), c'est-à-dire présenter un trouble paraphilique qualifié de "trouble pédophile ". La pédophilie peut désormais, selon l'APA, se vivre avec ou sans trouble", ce qui "ouvre la voie à la dépsychiatrisation" de la pédophilie.

Thierry Favre continue, expliquant que le DSM V relève une pédophilie "pathologique", ce qui veut dire qu'il y a aussi de la pédophilie "non pathologique", donc "normale" en somme. Celle-ci serait donc une "orientation sexuelle pédophile", même si le terme a été modifié après la première publication du DSM 5, suite à la levée de boucliers des militants de la protection de l'enfance. 

Le piège devient plus clair quand on comprend que selon le DSM, le fait de consommer de la pédopornographie n'implique pas forcément que le type est pédophile. Or, le constat est qu'à force, ils le deviennent : il n'y a qu'à assister à quelques procès de pédophiles pour entendre "c'est à force de regarder des vidéos avec des enfants, j'ai voulu faire pareil". De plus, ce qu'ils "consomment", ce sont bien des viols de mineurs, qui sont bien des victimes, et la répression de ces pervers doit être forte dès la première fois. Enfin, je défie quiconque n'étant pas pédophile de regarder une seule de ces vidéos sans avoir envie de vomir. Pourquoi donc enlever ces individus de la catégorie des "pédophiles"? Où est l'intérêt? 

L'étape suivante sera de définir la pédophilie comme une simple "orientation sexuelle" quand il s'agit d' "abstinents", puis ce sera progressivement pour tous les pédophiles au feu-et-à-mesure que l' "éducation sexuelle" et la pornographie sexualiseront les enfants.

On constate qu'un gros travail a été effectué sur le plan "scientifique", si on peut appeler cela comme ça, reste à travailler l'opinion publique pour parvenir à faire de la pédophilie une banale "orientation sexuelle" qui ne relève pas du tout de la psychiatrie et qui doit être acceptée.

 

La pédophilie comme "orientation sexuelle"

2018-07-21 20_23_39-TEDx speaker says, 'pedophilia is a natural sexual orientation' · Caldron Pool

Récemment, une certaine Mirjam Heine, universitaire allemande, a fait scandale dans une conférence Ted X intitulée "Pourquoi notre perception de la pédophilie doit changer", en clamant que "la pédophilie est une orientation sexuelle naturelle, tout à fait comme l'hétérosexualité". Gijseghem, sors de ce corps!

La jeune et charmante Mirjam Heine, qui "espère une société où les gens s'netraident pour devenir la meilleure version d'eux-mêmes", se base évidemment sur des "recherches actuelles", donc pas encore publiées, donc invérifiées et invérifiables en l'état. Mais elle a créé le buzz et un gros coup du marteau de la propagande sur le clou de l'opinion publique a été porté.

Selon elle, et en cela je la réfute absolument, "personne ne choisit d'être pédophile. Personne ne peut cesser d'en être un". Cela peut sembler incroyable, mais dans nombre de dossiers de pervers narcissiques pédophiles, ceux-ci ne sont devenus pédophiles que pour détruire la mère et les enfants, voire pour obtenir la garde exclusive de leurs enfants [3].

Et cette lobbyiste des pédophiles d'ajouter: "Il est de notre responsabilité de dépasser nos sentiments négatifs envers les pédophiles. Et de les traiter avec le même respect que les autres personnes". Mais bien sûr, et avec un gros smack en plus, peut-être? 

Ces propos nous choquent parce que nous n'en sommes qu'au début de la propagande pour la normalisation de la pédophilie. C'était le pavé dans la mare, maintenant la voie est libre pour toutes les revendications des pédophiles. 

Comme on a bien tenu compte des déboires des années 80, des Cohn-Bendit, des Matzneff, des Duvert et compagnie qui ont été un peu trop crus pour l'opinion publique, maintenant on aseptise le discours avec un vernis pseudo scientifique. Ce ne sont plus les "intellectuels" pédophiles qui parlent, mais les scientifiques, bien-sûr dotés d'une étiquette de neutralité.

"Nous devons faire la différence entre les abus sexuels sur les mineurs et la pédophilie", a-t-elle insisté. Sans blague? Donc si on suit le raisonnement, les pédophiles n'étant pas tous des abuseurs d'enfants, ils ont le droit d'exister et d'avoir des droits en tant que pédophiles, car ils souffrent déjà tellement c'est bien connu.

2018-07-21 22_22_21-Un pédophile s’adresse à ses détracteurs - VICE

Ce qui est bizarre, c'est qu'on ne trouve aucun de ses travaux sur le net [4], comme si tout avait été effacé, ou comme si elle sortait vraiment de nulle part, tel un pur objet de propagande.

Au passage, cette mystérieuse étudiante estime on ne sait comment qu'il y a "1 à 2% de pédophiles" dans la population masculine. Pour d'autres, ce serait "1 à 5%", et je pense que 5%, tous profils de pédos confondus, est plus près de la réalité. 

Tout comme cette Mirjam Heine, les psyschiatres de l'APA qui rédigent le DSM, et nombre de relais dans le monde médical et de la sexologie, militent pour apporter une aide aux pédophiles car ce serait difficile à vivre d'être pédophile, ce qu'on peut croire, mais il y a quand même des limites. Ces types doivent apprendre à se maîtriser comme des adultes, point barre. Et s'ils ont des pulsions incontrôlables alors c'est la psychiatrie ou la prison et la castration chimique à vie.

Un des "pédophiles abstinents" les plus connus d'Angleterre, un certain Todd Nickerson, qui tient un blog, revendique la pédophilie comme une "orientation sexuelle". Derrière ces "gentils pédophiles", il y a le lobby pédophile. 

Vernon Quinsey, un prof de psychologie à l'université spécialisé dans les agresseurs sexuels, a déclaré devant le Parlement canadien en 2011 déjà, que la pédopilie est "une orientation sexuelle", mais que cependant tous les hommes qui agressent des mineurs ne sont pas des pédophiles. Il revient donc sur la dernière version du DSM.

Il a même une technique pour dire si un type est pédophile: la "phallométrie"! Cela consiste à mesurer la taille du sexe du type quand on lui montre des images pornographiques de mineurs. Aux USA, les "orientations sexuelles" sont protégées spécifiquement, et des droits y sont rattachés. Tout l'enjeu est de savoir si les pédophiles sont compris dedans ou pas, et en 2013 les députés Démocrates ont bloqué un amendement des Républicains visant à exclure la pédophilie des "orientations sexuelles" reconnues, au motif que "tous les styles de vie alternatifs doivent être protégés par la loi".

 

Rappel de ce qu'est le vrai discours des pédophiles

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Nous sommes donc face à une campagne de propagande destinée à nous faire accepter les pédophiles parmi nous. On commence donc, avec un discours édulcoré, par opérer une distinction, selon moi totalement arbitraire, entre les pédophiles "pratiquants" et les autres. Le but est de faire d'abord accepter les pédophiles "gentils", qui disent ne pas violer eux-mêmes des enfants. 

Mais le discours des pédophiles, nous le connaissons. Ils ont assez fait de lobbying par le passé et encore aujourd'hui pour qu'on connaisse parfaitement leur position. On sait par exemple que pour le "sexologue" Sylvain Mimoun, "Il n'y a pas d'âge pour son premier rapport sexuel", que pour Françoise Dolto, un père a "le droit" de "violer sa fille par correction", que pour Cohn Bendit "la sexualité d'un gosse c'est fantastique", tout comme se "faire déshabiller" par "une petite fille", ou que pour des psys comme Ruffo ou Doucet, l'inceste ou le viol sur mineur peut avoir des bons côtés pour les victimes, que pour Ralph Underwager, l'inventeur des faux souvenirs, la pédophilie est "la volonté de Dieu" car elle favoriserait la procréation... Ce individus n'ont pas de limite.

Mais pour l'instanct, ils développent un argumentaire un peu plus vicieux, beaucoup plus tordu, et qui procède par étapes. Ce qu'ils veulent, c'est nous faire accepter :

1) La notion de sexualité des enfants, similaire bien-sur à la sexualité des pédophiles

2) Le délire selon lequel les enfants réclament naturellement des relations sexuelles avec les adultes

3) Des lois favorables aux pédophiles, à commencer par la suppression de la majorité sexuelle (en cours en france)

Soyons lucides: les "gentils" pédophiles abstinents rêvent de pouvoir pratiquer, à moins de rester frustrés toute leur vie, surtout ceux qui ne sont attirés que par les mineurs ou qui sont incapables de séduire des adultes. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'une partie des pédophiles revendique la liberté sexuelle des enfants. Cela aussi, c'est en cours au niveau de l'ONU, avec la notion de "droits sexuels" sans condition d'âge. 

On peut même anticiper, dans ce monde patriarcal de plus en plus vicieux, que les mères seront de plus en plus écartées de la vie de leurs enfants, pour la simple raison qu'elles font obstacle entre les pédophiles et leurs victimes. Un certain Tony Duvert, propagandiste pédophile et misogyne heureusement décédé assez jeune, détestait particulièrement les mères, qu'il accusait de protéger leurs enfants de la sexualité avec lui et ses congénères. 

Tony Duvert est encore adulé par certains pseudos "intellectuels" aujourd'hui (, , ou encore par exemple).

Jacques Dugué, un pédophile revendicatif, condamné, qui a eu droit à une tribune dans Libération en 1979, a écrit : "Pourquoi toujours considérer les enfants comme des demi-hommes dépendants et irresponsables? Ils aiment ça. Ils font comme tout le monde. Leur corps leur appartient. Ca ne leur fait aucun mal. Ca ne leur fait que du bien et ça ne porte préjudice à personne". Dugué réclamait "le droit pour tous, aux plaisirs et à la différence", encore cette notion de "droits sexuels pour tous", qui revient dans les agendas politiques.

 

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On peut être surpris par toute cette énergie mise à défendre les pédophiles alors que partout, la protection des mineurs est indigente, voire dramatiquement inopérante. Il est clair que toute cette propagande, bien huilée, répond à des intérêts bien compris, financés et soutenus médiatiquement. Les mentalités vont petit à petit "infuser", et finir par accepter sans même s'en rendre compte que les pédophiles soient parmi nous et revendiquent des droits au nom de la liberté. 

En parallèle, n'oublions pas les conséquences de l' "éducation sexuelle", qui prépare les enfants à la sexualité à partir de l'âge de 4 ans, dès la maternelle, avec des concepts très clairs et exhaustifs. Dans quelques années, les deux "libertés" se rencontreront: celle des enfants à avoir une sexualité (ce "droit" est déjà reconnu par l'ONU pour les enfants), et celui des pédophiles à vivre leur sexualité si les enfants sont "consentants".

D'où l'importance du débat actuel en france sur le "non consentement" présumé pour les mineurs de moins de 15 ans, réclamé par les associtaions suite aux deux jugements qui ont conclu que des fillettes vierges de 11 ans étaient consentantes à un rapport sexuel dans la rue avec de parfaits inconnus bien plus âgés qu'elles. Le gouvernement, lui, a cherché à nous embobiner en créant le concept d' "atteinte sexuelle avec pénétration", faisant du viol de mineur un simple délit passible au maximum de 10 ans de prison [5]. 

Bref, l'heure est grave et il est clairement temps que les gens comprennent où on essaie de nous emmener, et la menace que ce lobbying représente pour la sécurité des enfants.

 

 


[1] Beaucoup d'études montreraient qu'une victime sur 10 porte plainte, et en France en 2016, par exemple, 8.184 plaintes pour viol sur mineur ont été déposées. Cela ferait donc environ 80.000 victimes annuelles de viol sur mineur. On ne parle pas des agressions sexuelles, encore plus nombreuses. "Selon l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (Ondrp), le nombre de cas estimés entre novembre 2014 et octobre 2015 atteint 84.000".  

Si on compte, à vue de pif, 20 millions d'hommes majeurs et pas trop vieux pour agresser des mineurs, ça ferait donc 200.000 pédophiles dans la population française en âge d'être pédophile "pratiquant". On comprend donc que si la théorie selon laquelle les pédophiles sont généralement "abstinents", cela veut dire que les "pratiquants" sont très prolifiques en termes de victimes.

Personnellement, je pense qu'il y a beaucoup plus qu'un pourcent d'hommes pédophiles, auxquels il faut ajouter les femmes. 

En Angleterre, une étude de la National Crime Agency en 2015, juste après le scandale Jimmy Savile, aurait montré qu'un homme sur 35 serait un danger pour les enfants (1 à 3% d'hommes à tendance pédophile) et 250.000 seraient de "vrais pédophiles", attirés sexuellement par les fillettes pré pubères (les pédos attirés par les garçons ne sont pas inclus, alors que les faits divers montrent que la plupart d'entre eux, dans ce pays, sont bien attirés par les garçons pré pubères ou à peine pubères. Plus grave encore, le nombre d'enfants à risques aurait augmenté de 80% depuis 2002.  

[2] Voir : https://www.sfsc.fr/pdf/Pe%CC%81dophilie-D'un%20DSM%20a%CC%80%20l'autre-27%20Aou%CC%82t%202015.pdf

[3] Véridique: un de ces pères devenu pédophile après la séparation avait prévenu la mère qu'il utiliserait les enfants pour la détruire. Il a utilisé la pédophilie pour cela et a obtenu la garde comme il l'avait prévu. Car oui en france, il semble que violer ses enfants permet d'obtenir rapidement la garde exclusive, et même souvent l'autorité parentale exclusive: lorsque les mères et les enfants dénoncent les faits, les plaintes sont classées et les pédos passent pour les victimes, obtenant tous les droits sur les enfants. 

[4] Je n'ai trouvé aucune trace d'elle nulle part avant mai 2018, y compris sur le site de l'université où elle dit être étudiante en psychologie, ou alors cela a été effacé, et son comtpe Twitter ouvert en 2013 est vide. 

[5] Après plusieurs semaines de polémique, Schiappa a enfin retiré cette connerie de sa loi, mais nous ne sommes pas à l'abri du tout d'une nouvelle régression. 

 

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15 juillet 2018

Quelques nouvelles du réseau pédophile international, par Fiona Barnett (Australie)

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On avait parlé ici de Fiona Barnett, cette australienne qui a dénoncé le réseau pédophile VIP de son pays, dans lequel on retrouve des politiciens, des producteurs et présentateurs télé, de grands sportifs, des magistrats, des flics gradés... Depuis plusieurs années, elle continue à dénoncer ce réseau, qu'elle a connu dès son enfance, et qu'elle décrit comme tentaculaire. Retour sur quelques infos récentes.

 

La présidente de la commission des droits de l'homme

Un des derniers coups de gueule de Fiona Barnett était dirigé contre la nouvelle présidente de la commission des droits de l'homme, une certaine Rosalind Croucher, nommée en juin 2017. Celle-ci a pris position pour indemniser un pédophile, viré de sa boite parce qu'il a été condamné pour des actes pédophiles. Du coup, Barnett décide d'expliquer "qui est Rosalind Croucher", qu'elle a croisée lorsqu'elle était jeune:

"Rosalind Croucher est l'une des sorcières au comportement froid qui ont présidé à l'assassinat rituel et à l'orgie pédophile à l'hôtel de ville de Bathurst lorsque j'étais mineure. Rosalind Croucher était l'un des grands prêtres qui se tenaient à l'hôtel de ville de Bathurst aux côtés du capitaine de cricket australien Richie Benaud, de l'acteur de merde Bruce Spence, du commissaire de police  de Nouvelles Galles du Sud John Avery et du chef du réseau de trafic d'enfants ASIO [Australian Security Intelligence Organisation] Kim Beazley Senior".

Ce que Barnett raconte ensuite relève des pires scènes de sacrifice. Elle décrit ce rituel à Bathurst: "Rosalind Croucher a regardé Bruce Spence me violer sur scène. Rosalind Croucher a regardé comment une "fiancée" complètement enceinte a été ouverte et son bébé déchiré dans le cadre du rituel de la messe noire. Rosalind Croucher a regardé une ligne d'enfants être assassinés rituellement. Rosalind Crouch les regardait alors que toute la foule se lançait dans une orgie à laquelle elle participait".

Fiona Barnett dénonce la présence de pédophiles aux postes clés du pays, notamment ceux qui touchent à l'enfance de près ou de loin. Si on regarde, chez nous, il faut rappeler le tollé du côté des associations quand il a été question de nommer Jack Lang comme défenseur des droits. Finalement ils ont nommé Baudis, à qui Jacques Toubon a succédé. Je ne vais pas m'étaler mais ceux qui connaissent les dossiers comprendront le caractère pour le moins ironique de la situation.

Bref, les choses sont semblables en Australie.


Le versant "show biz" du réseau pédophile VIP

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Elle revient aussi sur le cas de quatre types du show biz, après qu'un présentateur télé, Bert Newton, ait qualifié ses amis Graham Kennedy et Don Lane de "mentors" de jeunes talents. Par exemple sur Kennedy il a dit : "Il aimait donner une chance aux jeunes à la télévision, il était un excellent mentor, il a encadré beaucoup de jeunes. Tu savais que si tu allais dans sa loge, et que c'était verrouillé, il était en train de former un jeune". Un peu comme Jimmy Savile, en quelque sorte... 

Et comme à Hollywood aussi, des ex enfants de la télé en Australie ont dénoncé l'atmosphère pédophile qui régnait dans les grands studios à l'époque. Selon Barnett, de nombreuses victimes du réseau pédophile de VIP ont nommé parmi les abuseurs Graham Kennedy, Don Lane et Bert Newton, devant la commission royale d'enquête sur les abus sexuels sur les mineurs, lancée il y a près de deux ans. Le Dr Reina Michaelson, qui a dénoncé le même réseau, les a également cités.

Newton, comme Savile en Angleterre, était un pilier du réseau, lui aussi gros pourvoyeur de chair fraiche: "Graham Kennedy, Don Lane et Bert Newton fréquentaient les bordels de Kings Cross lorsque le trafic d'enfants était coordonné par Roger Rogerson, un policier gangster emprisonné pour meurtre". Rogerson a été l'un des officiers de police les plus décorés de sa carrière, puis ce fut la chute: accusé de faire partie d'un groupe de flics corrompus qui fricotait avec des figures du crime organisé, ou encore d'avoir bloqué le cours de la justice, puis de meurtre.

Et justement, à Kings Cross, des flics pourris protégeaient le réseau pédophile.

Selon Fiona Barnett, le mouvement #MeToo a surtout servi à dissimuler le scandale de pédophilie à Hollywood, qui concerne des dizaines de mineurs depuis des dizaines d'années. 

  

Anthony Kidman

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Fiona Barnett avait cité Anthony Kidman, chirurgien et père de l'actrice Nicole Kidman, comme l'un des membres éminents du réseau et l'un de ses propres abuseurs. La conférence de presse où elle en avait parlé est l'article le plus vu du site Sydney Morning Heraldmême, dit-elle, si les robots du site ne l'affichent pas. 

Elle écrit que le National Inquirer US avait tenté de faire sa Une avec l'affaire Kidman, mais il en ont été dissuadés par des lettres des avocats de Nicole Kidman. Celle-ci aurait aussi fait pression sur une journaliste pour qu'elle ne publie pas d'interview avec Barnett. Finalement, un journaliste anglais serait venu l'interroger elle et deux autres victimes de Kidman pour le Daily Mail, mais l'une des victimes, dont les parents étaient amis du père Kidman, a subi des menaces et n'a plus voulu que son témoignage soit publié. 

Apparemment, l'équipe de "relations publiques" de Nicole Kidman (son père est mort juste après les révélations de Fiona Barnett) a tout fait pour rendre inaudible la bombe qu'elle a balancée publiquement. Kidman a même lancé une sorte de campagne de com en Australie pour redorer son image.

Barnett explique même qu'elle a remporté le "jackpot du conspirationnisme" quand David Ike a parlé de son histoire lors d'une tournée en Australie.

 

Le Pizzagate

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Fiona Barnett revient sur l'affaire du Pizzagate, qui est devenu un véritable scandale sur le web mais a été conscienscieusement étouffé dans les médias officiels. Elle explique que son histoire a été agrégée au Pedogate, pour faire gicler la mère Clinton.

En effet, à partir de la vraie histoire du Pizzagate, c'est-à-dire un réseau qui exploite sexuellement des enfants pour le compte de pontes du Parti Démocrate et de la Maison Blanche, des dizaines d'histoires ont été reliées abusivement au Pizzagate, pour faire mousser l'histoire. Qui, selon moi, n'en avait vraiment pas besoin, ne serait-ce que par souci de clarté.

Barnett explique, comme l'évidence le montre, que la Fondation Clinton sert au trafic sexuel d'enfants, dont ceux de Haïti où la fondation est arrivée après le tremblement de terre. John Podesta était impliqué (d'ailleurs on n'entend plus parler de lui maintenant qu'il est grillé).

L'affaire a démarré quand les emails de la mère Clinton et de son chef de campagne John Podesta ont été publiés par Wikileaks. Ils ont montré qu'elle se déclarait elle-même adoratrice de Moloch, mais on comprend surtout qu'ils utilisent des mots codés dans le registre du fast food pour commander leurs victimes.

Barnett écrit que des officiers honnêtes du FBI et du NYPD "ont fait de multiples tentatives pour inculper Clinton et d'autres VIP du réseau pédophile, mais leurs efforts ont été anéantis par ceux qui se trouvent au-dessus d'eux dans la chaine de commande".

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Les médias mainstream, explique Barnett, ont lancé une campagne d'étouffement des emails de Podesta. Elle dit que derrière CNN (créée par un des types qui l'a abusée, Ted Turner, dit-elle), les médias se sont focalisés sur le concept de fake news au lieu d'aborder le fond de l'affaire, c'est-à-dire le contenu pour le moins étrange de ces mails. "Clinton elle même n'a jamais nié ni confirmé le contenu de ces mails", souligne Fiona Barnett.

Elle ajoute: "Les maills ont en fait été divulgués par le personnel de la communauté du renseignement américain qui s'opposait à la pédophilie organisée. Les journalistes traditionnels qui ont rapporté la vérité ont été rapidement renvoyés. Des dizaines de membres du personnel et des associés de Clinton ont connu des morts prématurées".

De fait, d'après ce que j'ai pu en comprendre jusqu'à présent, l'origine de la fuite de ces mails vient de l'intérieur de la CIA et surtout du FBI. On a bien-sûr accusé les russes, mais cela n'a jamais pu être prouvé, bien au contraire, donc on se rabat sur le trollage russe sur les réseaux sociaux, en faveur de Trump. Mais là aussi j'ai le regret de dire que pour avoir tracé pas mal de fake news pendant la campagne, un bon paquet d'entre elles venaient de l'extrême droite US, notamment du forum Reddit et de pas mal d'autres sites spécialisés dans les fake news comme YouNewsWire, apparus justement pendant la campagne.

Finalement, le Pizzagate a inauguré l'ère des "fake news", étant le premier scandale estampillé officiellement "fake news" par la mère Clinton et l'ensemble du pouvoir US. C'est d'ailleurs grâce au Pizzagate et à son traitement par les autorités qu'on a eu droit à du flitrage de l'info sur Facebook et Google. 

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Barnett fait référence aux déclarations d'un ancien flic, un certain James Rothstein, ex inspecteur du New York Police Departement spécialisé dans le trafic d'enfants, qui avait déclaré au sujet du Watergate que : "Le cambriolage du Watergate était strictement basé sur une chose - les dossiers de pédophiles qui étaient conservés au siège national des démocrates". Pour rappel, l'affaire du Watergate a débouché sur la démission de Nixon en 1974. Des "cambrioleurs" se sont fait attraper dans les locaux du Parti Démocrate, et l'enquête de journalistes a montré qu'ils étaient payés et mandatés par la Maison Blanche, où se trouvait Nixon. 

Pour Rothstein, le Pizzagate (elle l'appelle le Pedogate) est le même réseau que celui sur lequel il a enquêté pendant 35 ans. Il avait dit que les puissants arriveront encore une fois à étouffer l'affaire, comme à chaque fois que ce réseau était sur le point d'être exposé.

Sur le Pizzagate, on peut se dire que l'ampleur de la réaction pour étouffer l'affaire montre qu'il y avait forcément quelque chose à cacher. Ils ont eu très peur, parce que d'habitude la technique c'est de ne pas réagir frontalement, pour ne pas se dévoiler. Cette fois ils y sont allés franchement, car beaucoup de gens à travers le monde ont compris ce qu'il y avait réellement derrière cette hsitoire.

 

Le Watergate, une affaire de réseau pédophile?

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En 1966, Rothstein a été le premier flic chargé de l'industrie de la prostitution au NYPD, et il est très vite tombé sur le système de corruption des politiques par la pédophilie. Le process est simple: on invite la cible à une partouze avec plein de drogue, une ou deux fois, la troisième on s'arrange pour qu'il/elle se retrouve en présence d'un mineur "dressé" pour avoir un rapport sexuel, le tout étant bien évidemment filmé ou photographié. Ainsi la cible sera obligée de céder à toutes les demandes.

Là où c'est devenu grave, c'est que plusieurs services de renseignements étrangers disposent aussi de ces éléments sur les politiciens des grandes puissances. Le Mossad, par exemple, est très bien informé à ce sujet (pour ne citer qu'un exemple, Jeffrey Epstein, qui rpoposait des mineures à ses invités de marque, avait truffé ses villas de caméras vidéo. Clinton y est allé plusieurs fois, le prince Andrew, Trump...).

Un réseau de prostitution de mineurs a ainsi été mis en place pour fournir la Maison Blanche. L'affaire avait failli sortir dans les années 90 quand un lobbyiste républicain et proxénète a été inculpé mais pas de bol il a sauté par la fenêtre d'un building avant son procès [1].

Selon Rothstein, plus de 70% des hauts officiels du gouvernement sont impliqués dans la pédophilie. Ce serait pareil en france, entre ceux qui savent et ne disent rien et ceux qui sont directement impliqués, un contact bien informé sur le sujet m'a dit qu'ils seraient tous dedans à partir du niveau national. Ca me semble vraiment énorme mais j'ai peur que ce soit vrai, à part pour les outsiders qui font seulement un mandat.

Rothstein dit que le même réseau existe en Angleterre, ce qu'on bien compris à travers l'affaire Savile, celle des dizaines d'orphelinats, hôpitaux, écoles et centres éducatifs impliqués dans des affaires de réseaux pédophiles.

"Rothstein a conclu que les réseaux pédophiles internationaux sont connectés, et que leurs membres se rencontrent dans de nombreux endroits dans le monde, où chaque destination répondait à un type différent de pratique sexuelle dégénérée, y compris les abus sataniques", explique Barnett.

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Plusieurs fois, les procédures contre certains de ces pédophiles ont été bloquées. Les contacts journalistes, notamment au New York Times et au Washington Post, n'ont jamais pu publier ces affaires de pédophilie malgré les preuves. Cela, tous les journalistes qui ont essayé de publier un article impliquant un politicien, à plus forte raison s'il s'agit de pédophilie, savent qu'il y a là une barrière de Plexiglas impossible à franchir. Je me suis entendu dire par les grands chefs de ma rédaction, sur une affaire impliquant notamment un politicien français dans le viol d'une mineure : "on sait que c'est vrai, il a déjà été attrapé au Maroc deux fois, et tu as les éléments, mais on ne publiera rien parce qu'on perdra le procès et on devra payer des millions". J'ai testé la manière dont ce genre de procès se déroule, et en effet c'est très risqué, même avec les éléments de preuve dont je disposais. Bref, ne vous étonnez pas si ce genre d'affaire, bien que parfaitement vraie, ne sort jamais dans les médias officiels.

"Tous les agents de la police, du FBI, des douanes et de l'IRS [le fisc] qui ont poursuivi le réseau pédophile VIP au-dessus du niveau de la rue ont vu leurs carrières détruites par la suite", explique encore Barnett, au sujet des propos de Rothstein. Ca aussi, ça arrive dans tous les pays couverts par ce réseau pédophile.

Il y a eu cette fois, en 1971, où un pédophile devenu indic suite à son arrestation, Ben Rose, a dit que Tippy Richardson, un agent de la CIA qui fournissait le réseau, le businessman Leonard Stewart de l'OPEC (Organisation des pays exportateurs de pétrole, OPEP en français), et un chirurgien appelé le Dr Chesky, ont violé, torturé et assassiné trois ados âgés de 14 et 15 ans dans l'appartement de Rose. Les corps ont ensuite été transportés dans le Connecticut et enterrés dans une ferme. Roy Cohn, un avocat très proche de Trump, aurait contribué, selon Rothstein, à dissimuler les corps. Entendu par les flics, il a dit qu'il était au courant de ce qu'il s'était passé. 

Une enquête a été lancée sous le nom de code "Operation Together", mais elle a été stoppée quand c'est devenu trop "chaud" et le flic qui en avait la charge a été mis à la retraite. Il a été impossible d'accuser Richardson car parce qu'il était de la CIA, il était couvert par le National Security Act.

En 1972, Rothstein a arrêté l'un des cambrioleurs du Watergate, un agent de la CIA appelé Frank Sturgis, qui a été interrogé pendant deux heures. Il aurait ainsi déclaré que ce qu'ils cherchaient dans les locaux du Parti Démocrate, c'était un truc appelé "The Book", qui listait les politiciens démocrates et républicains qui avaient accès aux mineurs prostitués par le réseau, mais aussi leurs pratiques sexuelles et les montants qu'ils ont versés. Officiellement, on a dit qu'ils venaient chercher des éléments sur la stratégie des démocrates pour la campagne.

Si Nixon a sauté, c'est juste parce que là, il avait dépassé les limites, et que son action menaçait tout le système.

Barnett, qui a été trimballée régulièrement aux Etats-Unis durant son enfance, dit qu'elle a été livrée à Nixon et à son bras droit Billy Graham quand elle était prostituée par le réseau. A ce sujet, plusieurs victimes de MK Ultra qui ont témoigné devant une commission présidentielle dans les années 90 ont aussi dit avoir été violées par Nixon, mais aussi par d'autres politiciens de haut vol, quand elles étaient mineures.

 


[1] Ce lobbyiste; Craig Spence, était un fournisseur pour la Maison Blanche, et était lié, entre autres, à l'affaire Franklin, un autre réseau de pédophilie implanté dans le Nebraska. Paul Bonacci, une des victimes du réseau de Franklin, qui se fournissait beaucoup dans un orphelinat géant appelé Boys Town, a déclaré avoir été prostitué par Spence à la Maison Blanche et ailleurs. 

 

13 juillet 2018

Comment la justice lituanienne étouffe une affaire de réseau pédophile impliquant du gratin

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Retour sur une affaire de réseau pédophile, cette fois en Lituanie. A l'origine, on a un divorce, puis une fillette de 5 ans qui parle à son père des viols commis par des amis de sa mère et de sa tante. Un père qui tente de sortir sa fille de ce réseau et qui finit assassiné, une mobilisation populaire impressionnante, et aujourd'hui la justice lituanienne continue à persécuter les personnes qui ont essayé d'agir.

 

D'une affaire de réseau pédophile au conflit parental

En 2008, plusieurs années après la séparation de Drasius Kedys et de la mère, la petite Deimantele, 5 ans, explique à son père que le week-end, sa mère l'emmène voir des monsieurs qui la déshabillent et "mettent leur sexe tout partout". Elle décrit avec ses mots d'enfant les actes qu'ils lui font subir, notamment des fellations, et désigne même plusieurs personnes, dont un juge et un homme politique, "des messieurs appelés Andrius, Jonas et Aidas", a-t-elle précisé. Elle a dit que cela se passait chez sa mère, ou bien dans des hôtels ou encore aux domiciles des types, et qu'ils remettaient de l'argent à la maman.

Le père porte plainte en novembre 2008 contre la mère et contre le juge, mais évidemment il n'y a pour ainsi dire pas d'enquête et les dossiers sont  classés.

Drasius Kedys diffuse sur le web des vidéos dans lesquelles sa fille raconte et mime ce qu'il se passe quand elle va chez sa mère, et il en appelle au soutien de l'opinion publique. Selon Kedys, la mère touchait 1.000 € par passe de sa fille. La justice s'en prend alors à lui pour "calomnie", comme cela arrive souvent chez nous, c'est un classique, très efficace pour faire taire les gens sans avoir à mener d'enquête sur le fond. En gros, on l'a accusé d'avoir inventé tout cela dans le cadre d'un "conflit" parental.

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En octobre 2009, le juge désigné par la petite, Jonas Furmanaviciusest retrouvé assassiné devant chez lui en pleine rue (3 balles dans l'estomac, une dans la tête, la signature d'un contrat passé dans le milieu). Drasius Kedys disparaît exactement en même temps. Les médias et les autorités ont tenté de laisser penser que ce juge s'était fait liquider parce qu'il était intègre et travaillait sur des dossiers "chauds". 

Le même jour, la tante maternelle de la petite, Violeta Naruseviciene, qu'elle avait désignée comme responsable des faits au même titre que sa mère (c'est elle qui aurait fait le lien entre son ex et le réseau), et qui exploitait sa propre fille, est également retrouvée assassinée par balles. Cette femme était strip teaseuse et son conjoint était un repris de justice condamné 14 fois. Détail croustillant: un Beretta enregistré au nom de Kedys aurait été retrouvé près de son corps.

Evidemment, Kedys est officiellement soupçonné d'avoir commis ces assassinats et peut-être même avec des complices, mais il est permis d'en douter tant ces deux morts subites arrangent le réseau pédophile en préservant l'omerta. En tout cas, il est condamné pour ces deux homicides.

Les médias officiels étaient à l'unisson dans la diffusion de fausses informations, parfois carrément diffamatoires, pour détourner l'attention du fond de l'affaire, c'est-à-dire le réseau de VIP.

Quelques mois plus tard, Andrius Usas, un autre type dénoncé par Kedys, est mort noyé dans 20 cm d'eau à la suite d'une sortie de route de son 4x4. Il était le seul à avoir été vaguement poursuivi par la justice mais la procédure a été stoppée avec sa mort. Usas, patron d'entreprise et assistant du président du Parlement Viktoras Muntianas, avait été recommandé par quelqu'un des services sociaux à la mère de Deimantele. C'était en 2006, quand elle avait cherché à obtenir la garde complète de sa fille, Usas l'a assitée devant les tribunaux, l'aidant ainsi à gagner sa procédure. 

A cette époque, elle disait à sa fille qu'elle ne reverrait plus son père, et qu'elle finirait par l'oublier.

La soeur de Kedys, Neringa Venckiene, a cherché son frère dans toutes les morgues du pays, et a fini par le retrouver en avril 2010 dans un casier anonyme. Le corps et le visage de Kedys portaient des marques de coups mais la version officielle déclare qu'il s'agit d'une mort naturelle parce qu'il avait trop bu et serait étouffé dans son vomi. A côté de lui, on aurait retrouvé l'arme qui a servi à tuer le juge. A son enterrement, 5.000 personnes étaient présentes.

La semaine suivante, un ami de Kedys, Albertas Zilius, rentre d'une année et demie passée en Grèce et est immédiatement arrêté, accusé d'avoir aidé Kedys pour les deux meurtres par balles. Ce Zilius a déclaré qu'en Grèce, il avait été violemment attaqué par un groupe d'hommes qui parlaient le lituanien, et dont il pense qu'ils appartenaient à la sécurité nationale du pays.

 

Acharnement contre la victime et ceux qui ont dénoncé l'affaire

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La soeur de Kedys, elle-même juge, a été sanctionnée pour avoir aidé son frère à rédiger des plaintes. Mais elle parvient à garder sa nièce avec elle, jusqu'à une décision de justice en 2012 qui impose d'envoyer la fillette chez sa mère.

A partir de là, des citoyens ont monté la garde pendant des mois autour de la maison pour empêcher une intervention de la police. En mars 2012, des centaines de personnes se sont regroupées devant le domicile de la fillette et de sa tante, pour empêcher les flics de la récupérer et de la confier à sa mère, comme la justice l'avait décidé. La vidéo de cette opération tourne encore sur le web et a choqué nombre de citoyens.

La petite a toujours répété les mêmes choses lors de ses trois auditions à la police, elle a aussi passé quatre examens psychologiques et vu au total dix experts à la demande de la justice (mais les résultats n'ont jamais été communiqués), et le médecin légiste qui a autopsié son père et conclu à une mort naturelle a été chargé de l'examiner elle pour repérer des traces d'abus. Mais quand il lui a demandé de se déshabiller, elle s'est mise à hurler et a été prise de panique, si bien que l'examen a été impossible.

On notera aussi qu'un dispositif de protection a été mis en place, même après la mort de Kedys, autour de la mère de l'enfant et d'un politicien et  homme d'affaires qui avait été désigné par Deimantele, le dénommé Andrius Usas.

Vidéo de l'intervention de mars 2012 (video iš Garliavos)

Le 17 mai 2012, nouvelle mobilisation pour bloquer une nouvelle intervention de 250 flic, dont un groupe de la police anti émeutes, mais cette fois 39 personnes sont arrêtées et la petite est littéralement arrachée à sa tante.

Le 1er ministre Andrius Kubilius est même intervenu personnellement pour défendre cette intervention, qui a fait jaser jusque dans les médias anglais, suisses, espagnols ou luxembourgeois.

KedysStankunaiteUsasFurmanavicius

La tante, Neringa Venckiene, a fui aux Etats-Unis en 2013, où elle a fondé un parti anti corruption. En Lituanie, elle avait reçu de nombreuses menaces de mort et a décidé de quitter le pays avec son fils adolescent.

Mais, suite à un mandat d'arrêt international émis par la Lituanie en 2015, la justice US vient de décider de son extradition pour être "jugée", et elle est emprisonnée en attendant histoire d'être certains qu'elle ne va pas s'enfuir.

Le mandat d'arrêt lituanien mentionne seulement quelques charges minimes contre Venckiene, mais ses avocat pensent qu'une fois sur place, la justice lui prépare une avalanche de plaintes pour des faits graves, parmi lesquels la liquidation du juge et ancien flic Jonas Furmanavičius. Neringa Venckiene se demande aussi si on ne va pas essayer de l'assassiner à son tour.

Par contre, il n'est évidemment pas à l'ordre du jour d'investiguer au sujet des accusations de Venckiene et de la petite Demiantele. 

About Drasius Kedys - including parts of the video he made with his daughter