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01 décembre 2016

Affaire Amidlisa: on repart pour un tour. Nouvelle audience à la Cour d’Appel...

100817672_oJe diffuse aujourd'hui le communiqué de la famille du Var, qui se bat depuis des années pour obtenir justice suite aux déclarations des trois enfants qui ont dénoncé des viols. Ils ont raconté des faits commis en réunion, et même des meurtres d'enfants.

Le 6 janvier, à 14h à la cour d'Appel d'Aix-en-Provence, Sophie Giuli et Jack Maillard, qui ont tenté de faire entendre la parole de ces enfants à la justice.

 

Ceci leur a valu d'être condamnés pour dénonciation calomnieuse, condamnation annulée en cassation. On repart donc de zéro.

 

AFFAIRE AMIDLISA

 

Une nouvelle audience devant la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence aura lieu le

VENDREDI 6 JANVIER 2017 à 14 HEURES,

Palais Monclar, rue Peiresc, 13100 Aix-en-Provence

 

L'objet de cette audience: rejuger Sophie Giuli et Jack Maillard poursuivis injustement depuis plus de 7 ans.

Ceci est naturellement consécutif au fait que la Cour de Cassation, et c’est une victoire momentanée, a par son arrêt du 30 mars 2016, annulé toutes les accusations et toutes les condamnations pour dénonciations calomnieuses et dénonciations mensongères portées par cette même Cour d’Appel d’Aix-en-Provence en 2015 contre cette maman alors que ses enfants ont révélé des faits pédocriminels d’une gravité extrême avec des preuves indubitables dont des aveux qui n’ont jamais été pris en compte puisque depuis 9 ans il n’y a jamais eu d’instruction des faits contrairement à la loi !

Le beau-père Jack Maillard quant à lui n’a été lavé que partiellement en cassation, ce qui reste incompréhensible puisque les accusations contre lui pour les mêmes faits non instruits ont été fondées sur des mensonges et non sur la réalité.

 

LA JUSTICE EST RENDUE AU NOM DU PEUPLE,

ALORS SOYONS NOMBREUX POUR ASSISTER A CETTE AUDIENCE !

 

 

UN APPEL AUX DONS EST LANCE AFIN DE PARTICIPER AUX NOUVEAUX FRAIS D’AVOCAT INCONTOURNABLES POUR CETTE NOUVELLE AUDIENCE DECISIVE QUE LA FAMILLE NE PEUT PAS ENCORE ASSURER APRES PLUS DE 95 000 EUROS DE FRAIS ENGAGES DEPUIS 9 ANS DE PROCEDURES INIQUES POUR TENTER DE PROTEGER SES ENFANTS TOUJOURS LAISSES AU PERE QU’ILS ONT POURTANT DENONCE.

LA MAMAN A CE JOUR NE VOIT PLUS DU TOUT SES ENFANTS !!!

 

 

> Pour approfondir le sujet:

Sur Donde Vamos: http://dondevamos.canalblog.com/tag/affaire%20du%20Var

 

 

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27 novembre 2016

Des réseaux pédo-satanistes à la guerre psychologique

2016-11-22 21_30_52-Nouvelle notificationJe reviens sur le décès de Max Spiers, un "complotiste" comme diraient certains, qui est mort dans des conditions suffisamment suspectes pour que ses proches se posent de sérieuses questions. Spiers parlait aussi bien d'aliens que d'occultisme, mais il suivait des pistes sérieuses. Notamment celle de Michael Aquino, un militaire américain dont le nom a été cité dans plusieurs dossiers très sulfureux de réseaux à la fois pédocriminels et sataniques, et qui se fait discret ces derniers temps.

 

En octobre, un certain Max Spiers, qualifié de "conspirationniste" par les médias commerciaux, est décédé brutalement en Pologne, où il se rendait pour participer à une émission et à un congrès sur les OVNIS.

Agé de 39 ans et en pleine santé, Spiers est mort brutalement après s'être plaint de migraines et avoir vomi un liquide noiratre, alors qu'il se trouvait chez une amie vivant là-bas, Monika Duval. Quelques jours plus tôt, il avait prévenu sa mère par SMS que s’il lui arrivait quelque chose, il fallait enquêter. Cependant, les autorités polonaises n’ont pas procédé à une autopsie, mais ont quand-même conclu à un décès pour des "causes naturelles". C’est seulement une fois le corps rapatrié en Angleterre que des analyses ont été effectuées, pour conclure qu’il n’y avait pas besoin d’autopsie, mais sans expliquer les causes de la mort.

On a aussi appris que l’ordinateur de Spiers avait été vidé de nombreux contenus, emails et documents, avant qu’il ne soit retourné à sa mère. Sa copine, Sarah Adams, a quant à elle déclaré que le couple avait récemment reçu des menaces de mort, et fait le lien avec le travail de Spiers sur des élites versées dans l’occultisme, qu’il s’apprêtait à dénoncer. D’après elle, le groupe chez qui il étaoit hébergé en Pologne lui aurait fait des rituels "magiques".

2016-11-22 22_58_23-Bref, dans son entourage tout le monde pense qu’il a été liquidé, mais comme c’est généralement le cas dans de telles situations, aucune enquête n’a été ouverte sur les causes du décès.

Si Spiers était devenu un spécialiste des OVNIS, il avait aussi commencé à travailler sur le réseau pédophile de l’armée US. Un sujet qui peut causer quelques désagréments si on menace d’aller trop loin dans les recherches. Selon sa compagne, Spiers travaillait sur des cérémonies et de la magie noire pratiquées par des politiciens et des célébrités.

Spiers avait évoqué ce travail dans une interview diffusée deux semaines à peine avant sa mort, où il semble particulièrement fatigué et même confus. Il avait notamment évoqué l’affaire de Presidio, survenue dans les années 80 dans une base militaire US où officiait le colonel Michael Aquino, spécialiste du contrôle mental, et fondateur d’un groupuscule sataniste appelé le temple de Set[1].

Un journal anglais a titré sur le "4e reich" allemand qu’avait annoncé Spiers au cours de cette interview.

Le 18 novembre, le tabloïd anglais The Sun publiait un article dans lequel on apprenait que David Ike proposait de donner 1.000£  à la police polonaise pour poursuivre l’enquête sur la mort de Spiers. Je n’apprécie pas énormément Ike, bien que beaucoup de ce qu’il dit soit vrai, car les 10 à 20% de conneries qu’il raconte permettent aux médias mainstream de décrédibiliser tout le mouvement de ceux qui cherchent la vérité du côté obscur du système.

Il y a quelques semaines, Gordon Duff a écrit sur le site VeteransToday un article sur un réseau pédocriminel puissant qui opère au plus haut niveau de l'Etat belge et des USA, et qui trafiquerait des mineurs aux USA, en Belgique et aux Pays-Bas, relié à la galaxie Aquino et actif depuis des années.

 

aquinopicfromgeraldo1Aquino, ou l’arlésienne du satanisme US

Le Presidio Child Development Center était une crèche située dans une base US, gérée par l’armée US, où plusieurs dizaines d’enfants avaient dénoncé des abus sexuels de type rituel, avec des histoires de tunnels et de sacrifices. Il va sans dire que l’affaire a été étouffée dans les règles de l’art, d’autant plus qu’elle est survenue en plein dans la vague des abus rituels, dénoncés par des centaines d’enfants à travers le pays et même au Canada dans les années 80.

C‘est à la suite de ce que les médias commerciaux ont appelé la "panique satanique" que des experts bidons comme Ralph Underwager ou Richard Gardner sont arrivés sur le devant de la scène, avec leurs théories aussi magiques que bidons destinées à empêcher la condamnation des pédocriminels (il s’agit essentiellement de la théorie des faux souvenirs et du syndrome d’aliénation parentale).

Finalement, à Presidio, seul un type a été mis en cause, un lampiste employé civil, appelé Gary Hambright. On lui a collé une dizaine de chefs d’accusations minimes alors que 60 gamins avaient dénoncé des abus accompagnés de violences, et puis un jour un juge a décidé que les charges étaient trop vagues et a laissé tomber les poursuites. Aquino, lui, a pu continuer tranquillement ses activités.

En 1992, le American Journal of orthopsychiatry a publié un rapport dans lequel il signale pourtant que les traumas subis par les enfants sont, eux, bien réels.

8927b0b1901837d6edf2250d798444aaQuatre jours avant sa mort, c’est donc de cette affaire qu’avait parlé Spiers. Il avait précisé qu’il était au courant de l’existence de plusieurs tunnels reliant des maternelles, des crèches et des églises à San Fransisco.

Dans cette même interview, Spiers semblait aussi divaguer, évoquant une base sous-marine entre Calais et Douvres, et les "reptiliens" qui y seraient planqués, tout en commençant à infiltrer nos les élites globales. Il a aussi parlé d’une connexion en Allemagne, entre Nazis et sionistes, pour établir une sorte de dictature.

C’est surement un hasard, mais Aquino était également fasciné par les Nazis, tout en revendiquant de ne pas en être. Pourtant, le temple de Set revendique la suprématie des Blancs, et parmi les " livres" recommandés par le groupuscule, on trouve " Mein Kampf ", "Hitler, le messie occulte" ou "Les racines occultes du nazisme". D’anciens membres du temple de Set ont affirmé sur le plateau de l’émission d’Oprah Winfrey qu’Aquino était fasciné par le 3e Reich et son "idéologie".

Par ailleurs, il y a cette anecdote sympathique qui circule au sujet d'Aquino: lors d'un passage en Allemagne en octobre 1982, il a organisé une petite cérémonie sataniste dans l'ancien château d'Himmler, le chef de la SS, dont beaucoup d'officiers versaient dans l'occultisme. Ledit château, le câteau de Wewelsburg, était dans les années 30 le centre névralgique de la SS, mais aussi un lieu de recherche et de culte, nous dit Wikipedia. Himmler voulait en faire le "Centre du Monde Nouveau".

On ne sait pas très bien ce qu'il a fait au cours de ce qui a été appelé le Wewelsburg Working: lesse noire, méditation et invocations "avec l'esprit d'anciens chefs SS" ? Apparemment, Aquino s'est bien gardé de le préciser.

Aquino, lui, explique qu'il est attiré par la "philosphie", la religion nazie, pas par la politique qu'ils ont menée. Il considère également qu'Himmler était initié au satanisme et que Wewelsburg est "un point terrestre de puissances diaboliques".

Le temple de Set et l‘église de satan ont également en commun un ordre parallèle appelé Order of the Trapezeoid, qui relève d’une idéologie nazie et dont l'insigne actuel a été trouvée lors de la session au château de Wewelsburg le 19 octobre 1982, puis dessinée dans la pièce où Eva Braun buvait son thé quarante ans plus tôt, précise Aquino sur un site web dudit Order of the Trapezoid.

Quant au lien entre nazis, pratiques satanistes et pédocriminalité, j’ai moi-même relevé un lien étroit entre certains pans de l’armée liés à l’extrême droite, et le réseau pédocriminel européen. Selon moi, l’OTAN est l’organisateur du réseau pédo sataniste européen, qu’il a mis en place et entretient depuis la deuxième guerre. Et les personnages clés de ce système sont des nazis ou sympathisants nazis, cela depuis la deuxième guerre également.

 

203572-1L’affaire Presidio, étouffement en règle

On va revenir très rapidement sur cette affaire d’abus sexuels à Presidio, une importante base militaire située près de San Francisco. A cette époque, l’armée gérait plus de 300 crèches dans le pays, où étaient pris en charge près de 95.000 enfants. Des accusations d’abus sexuels étaient survenues dans 10% de ces établissements entre 1984 et 1986.

On est en 1986 quand l’affaire éclate, mais depuis six ou sept ans déjà, de nombreuses affaires d’abus sexuels commis dans des écoles, crèches et maternelles à travers tout le pays ont été dénoncées. Grâce aux experts bidons de la False memory Syndrom Foundation (FMSF, la fondation du syndrome des faux souvenirs, syndrome qui a été inventé par le pédophile Ralph Underwager [2] pour décrédibiliser les victimes d’abus sexuels et en particulier d’abus rituels [3]), la totalité de ces affaires s’est conclue par zéro condamnation. Pourtant, ce sont bien des centaines de gamins de moins de 6 ans qui avaient parlé, et leurs témoignages se recoupaient étrangement malgré les distances.

Mais depuis Outreau, on le sait en france : il n’y a rien de plus simple que d’ignorer la parole des enfants.

A Presidio, on a réussi le tour de force de nier la parole de 60 enfants. Une centaine de gamins ont été examinés –par l’armée puis le FBI- pour des soupçons d’abus sexuels et quatre ou cinq avaient contracté la chlamydia, une MST.

Le premier enfant à avoir parlé, après quelques heures passées au centre, avait dénoncé Hambright qui lui aurait touché le pénis et enfoncé un crayon le derrière. La mère envoie le petit se faire examiner à l’hôpital, qui conclut qu’il a été violé par voie anale.

L’histoire finit par circuler parmi les parents, mais il a fallu un an pour que 59 autres victimes âgées de 3 à 7 ans soient identifiées. Mais l’armée a envoyé un courrier aux 242 parents d’enfants de la crèche, leur disant qu’il n’y avait qu’un seul cas d’abus.

Mais, les enfants ont continué à parler, citant d’autres personnes que "Mr Gary", d’autres lieux que la crèche.

Certains enfants ont dit qu’on les a emmenés dans des maisons privées de Presidio et de l’extérieur de la base où ils ont été abusés, d’autres ont dit que "Mr Gary" leur demandait de lui uriner ou de faire caca dessus avant de leur faire la même chose, précisant qu’on leur étalait du sang sur le corps. D’autres encore ont dit qu’on avait pointé des armes sur eux, qu’on avait menacé leurs parents s’ils parlaient.

Malgré cela, l’armée, le FBI et le parquet local ont décidé de traiter l’affaire comme un simple cas de pédocriminalité. Hambright est arrêté en janvier 1987, mais les charges ont été rapidement abandonnées contre lui, et les gamins ont été jugés trop jeunes pour témoigner et donc pour que leur parole soit prise en compte.

presidio-tricyclesUn agent du FBI, Marc Remson, est chargé d’auditionner les enfants, mais il n’a aucune expérience avec de jeunes enfants, il le fait sans enregistrement vidéo, et il a induit des réponses toutes faites du genre "Mr Gary est méchant et il doit être puni", antienne que les enfants ont ensuite répétée, ce qui a largement contribué à les décrédibiliser.

Etrangement, alors que la justice a conclu qu’il ne s’était rien passé, l’armée a fait détruire la crèche pour en reconstruire une autre toute neuve, et celle-ci, très probablement sans tunnels.

Pourtant, six ans plus tôt, une employée de la crèche avait dénoncé de mauvais traitements à l‘encontre d’enfants de couleur. Il ne s’est rien passé, et les employés qui avaient parlé ont été menacés de perdre leur job.

Sur le site de la base, il existait aussi une sorte de bunker derrière l’immeuble des renseignements militaires. Avec des inscriptions comme "Prince of darkness" (prince de l’obscurité), des "666", des mots comme "die" (mort), des noms, un pentagramme dans un cercle, le tout peint en rouge. Et avec des chandelles un peu partout, histoire de mettre l’ambiance.

Dans un parc avec des jeux pour les enfants situé près de la base, un autre endroit avec un pentagramme, des têtes de poupées, un mannequin avec une arme, a été retrouvé après que des gens aient entendu des cris provenir de là. Le lieu a été mis sous surveillance quelque temps, puis la justice a clos l’enquête.

 

Où l’on entend parler d’Aquino

50f0fa54189ad4bd44954d96d145cb68A Presidio, la fille du couple Thompson, qui venait d’avoir trois ans en 1986, a elle aussi évoqué des abus commis par Hambright quand elle a commencé à faire des cauchemars et à changer de comportement. A son thérapeute, elle a aussi parlé d’un certain "Mickey" et d’une femme, "Shamby", qui étaient présents et ont participé aux abus.

Un jour de 1987, alors qu’ils se baladaient en ville avec leur fille, celle-ci s’est soudain crispée en voyant le type qu’elle a désigné comme "Mickey" : il s’agissait du lieutenant-colonel Michael Aquino. Elle a aussi reconnu "Shamby", la femme d’Aquino prénommée Lilith. La famille appelle le FBI, qui demande à la petite de reconnaitre des gens sur photos, et elle reconnait Hambright, Aquino et sa femme. Elle reconnait aussi la maison d’Aquino, qu’elle décrit dans le détail. La petite dit que des abus s'y sont produits, au cours desquels elle a été prise en photo. Elle dit aussi qu’Hambright et Aquino étaient habillés en femmes, et Lilith en homme.

D'autres enfants auraient aussi mentionné "Shamby" et "Mickey", et reconnu la demeure conjugale.

Une perquisition est ordonnée chez Aquino, et du matériel est saisi : des vidéos, des répertoires, deux albums de photos, de nombreux négatifs, des photos de costumes et de masques. Mais, l’armée était au courant de ses activités satanistes et n’avait rien à y redire, a expliqué Aquino. Pour l’armée, donc, il vaut mieux un sataniste dans ses rangs qu’un homosexuel, mais passons.

Il se comparait même un Juif dans les camps d’Hitler, persécuté pour sa croyance "religieuse". En tout cas, ni lui ni sa femme n’ont été poursuivis dans cette affaire. A ce moment, le Los Angeles Times parle de 37 victimes identifiées.

Dans la nuit du 21 au 22 septembre 1987 (data appréciée des tarés de satanistes), les archives de la base et une partie de la crèche prennent feu et son détruites. Deux semaines après, toute la crèche est détruite par un nouvel incendie, avec deux départs de feu.

Le 30 septembre 1987, l’employé Hambright est accusé d’avoir agressé une dizaine d’enfants, mais finalement on garde des faits mineurs contre seulement deux victimes. Le procureur du coin déclare dans une conférence de presse, où il est entouré de types de l’armée et du FBI, qu’il n’y aura pas d’autre arrestation dans ce dossier. Hambright, lui, déclare dans une autre conférence de presse le 2 octobre, qu’il ne comprend pourquoi il est le seul à être poursuivi par la justice.

Bref, la justice a laissé tomber l’ensemble des charges rapidement, suite à quelques manipulations et après avoir écarté les deux dernières victimes. Plus aucune charge n’a donc pesé sur Hambright, qui a bien gardé le silence sur ses complices.

Le Dr Summit, psychiatre qui est intervenu sur plusieurs cas d’abus rituels dont l’affaire de Presidio, a expliqué qu’on manquait de preuves corroborant les accusations d’abus rituels portées par les enfants. Certes, mais pour cela il aurait fallu une enquête digne de ce nom, ce qui n’a bien-sûr pas été fait. Summit explique que les témoins abordant ce genre de faits sont systématiquement écartés par la """justice""" parce qu’ils ne seront pas crédibles aux yeux du jury, et que le but d’un procureur est de gagner ses affaires. Il envoie donc au tribunal les seuls dossiers qu’il pense gagner.

button_aquino-devil-worshiperConcernant les victimes de Presidio, le Dr Diane Ehrensaft a évoqué des « traumas sévères ». Avant même que les faits ne soient dévoilés, les parents avaient noté des comportements sexualisés, des dessins pornographiques, des cauchemars et problèmes de sommeil, des douleurs aux parties génitales… Les enfants avaient été menacés au cas où ils parlaient, car on leur a dit que leurs parents et ceux à qui ils parlaient mourraient s’ils apprenaient la vérité. Le Dr Ehrensaft évoquait déjà des syndromes de stress post traumatique chez les victimes,

C’est d’ailleurs pareil en france : si un enfant est victime d’abus rituels, on va systématiquement écarter les faits étranges commis en groupe, pour se concentrer sur un seul abuseur, et un ou deux faits minimes. Et même dans ce cas, la partie civile a tout intérêt à ne pas évoquer les détails scabreux ou l’existence d’un réseau, car elle passerait pour fabulatrice dans la seconde. C’est ainsi qu’aucun tribunal en France n’a officiellement jugé d’affaire de pédocriminalité de type satanique, et que les affaires de réseaux pédocriminels sont extrêmement rares. Il n’y en a d’ailleurs pas eu depuis Outreau, qui fut l’enterrement en règle d’une affaire de réseau à la fois pédophile et satanique, si l’on en croit les propos et descriptions de plusieurs victimes.

Une autre affaire d’abus rituels a eu lieu en 1985 à Fort Bragg, en Caroline du Nord. Des enfants de différentes villes ont cité Aquino comme l’un des abuseurs. Les enfants ont parlé de meurtres de bébés, de rituels, de tortures notamment par noyades, de viols, de pentagrammes… Les enfants ont été menacés y compris avec des armes, et leurs parents aussi.

Diana Napolis était une psychologue de la protection de l’enfance de San Diego qui a enquêté sur plusieurs affaires d’abus rituels, et a permis d’en renvoyer quelques-unes devant les tribunaux, au tout début des années 90. Informée du dossier Presidio par un documentariste appelé Dale McCulley  en 1995 (il est décédé quelques mois après), elle se penche sur cette affaire dans laquelle les enfants parlaient de cannibalisme, ou encore de meurtres d’enfants.

Peu après ses premiers signalements des faits, elle a été victime d’une campagne de dénigrement et de harcèlement de la part d’Aquino, de Tanya Lysenko (une autre sataniste), de Elisabeth Loftus, qui était l’un des piliers de la False Memory Syndrom Foundation, ce paravent de la CIA créé pour contrer les scandales d’abus rituels, d’un journaliste et de l’éditeur du San Diego Union Tribune et de deux autres nanas.

L’affaire a été portée au tribunal en 2008 car ce harcèlement a littéralement terrassé Napoli, au point qu’elle a été diagnostiquée comme folle. Elle a d’ailleurs elle-même été condamnée pour avoir harcelé Spielberg ou l’actrice Jennifer Love Hewitt sur le net et par téléphone. Parmi les armes utilisées contre elle, Napoli a évoqué des armes électromagnétiques qualifiées de "non létales", utilisées par l’armée. Elle a tenté de démonter la False Memory Syndrome Foundation, le pseudo "syndrome des faux souvenirs", et de démontrer la réalité des abus rituels, en se basant sur des recherches scientifiques et des affaires jugées par divers tribunaux US.

Aquino a systématiquement poursuivi en justice (grâce une fortune issue de diverses propriétés à la fin des années 80) tous ceux qui le mettaient en cause dans l’affaire de Presidio et ailleurs. Par ailleurs, Aquino a écrit en 2014 un livre, "Extreme Prejudice", dans lequel il dénonce les sommes réclamées par les familles de victimes, à hauteur de 74 millions de dollars, en dommages et intérêts.

 

Aquino et l’affaire Franklin

06_10_015309On a déjà longuement abordé cette affaire, qui remonte aux années 80, début 90, dans le Nebraska. L’affaire Franklin part d’un scandale financier impliquant un éminent membre du parti Républicain, Lawrence King, puis dérive sur une histoire de réseau pédophile autour d’un orphelinat géant appelé Boys Town.

Là aussi, l’affaire a été étouffée, surtout quand des victimes ont commencé à parler de voyages jusqu’à la maison blanche, et de partouzes plus ou moins rituelles. Parmi ces victimes, un certain Paul Bonacci a cité Michael Aquino comme l’un des abuseurs au centre du réseau, réseau qui aurait kidnappé plusieurs enfants dans le pays à cette époque.

La mère de Johnny Gosh, un gamin enlevé en 1982 dont on a aussi parlé, a recueilli le témoignage de Bonacci, qui déclare avoir participé comme appât à l’enlèvement de Johnny afin de l'attirer, et lui a dit qu’Aquino et des militaires impliqués dans le programme MK-Ultra avaient enlevé son fils. Noreen Gosch a expliqué devant un tribunal, en 1999, que ces types utilisaient des enfants pour compromettre sexuellement des politiciens, après les avoir traumatisés au moyen de sévices rituels, de chocs émotionnels, de drogues diverses et variées, de manière à les manipuler à l’envi.

Quand elle rencontre Bonacci dans sa prison en 1991, Noreen Gosch apprend que deux semaines après l’enlèvement de Johnny, Michael Aquino (qui se faisait appeler "le colonel") est venu dans la planque où était retenu Johnny depuis deux semaines, pas loin de Sioux City dans l’Iowa. Il a versé plusieurs milliers de dollars aux kidnappeurs et est reparti avec l’adolescent. Aquino nie évidemment tout cela.

Aquino a justement été se balader du côté de l’Offut Air Force Base, près d’Omaha dans l’Iowa. D’autres personnes, comme David Shurter, qui dit lui aussi être victime de ce réseau "Franklin", a cité la base comme un lieu d’abus et de traumatismes, mais aussi comme une plateforme du trafic de drogue.

Bonacci, qui après avoir été victime du réseau, en est devenu un homme de main, a déclaré sous serment devant un tribunal que Aquino avait été le commanditaire de l’enlèvement de Johnny Gosh. Il est à préciser que Bonacci a gagné un procès au civil contre Lawrence King, avec à la clé 1 million de dollars de dommages et intérêts dont il n'a jamais vu la couleur bien que King travaillait comme vendeur chez BMW jusqu'en 2011.

Autre témoin du lien entre King et Aquino: le photographe personnel de Lawrence King (qui prenait des photos lors des partouzes), qui a déclaré sous serment avoir vu King remettre à Aquino une valise pleine de billets, dans un hôtel de Minneapolis. L’argent, lui, venait de la magouille de l’Iran Contra.

On reviendra prochainement sur l'affaire Franklin, car il y a probablement du nouveau avec la mort cette année du juge Antonin Scalia, relié à ce dossier par David Shurter, qui dit avoir été victime de ce réseau.

 

bd6559_3c96e84327864b3aacb207de259e776f~mv2Aquino et MK-Ultra

Celle qui parle le plus en longueur d’Aquino reste Cathy O’Brien, notamment dans le livre co écrit avec son psy et conjoint, Trance Formation of America, qui a été publié en 1995.

Cette femme a été l’une des premières à parler d’abus rituels et de contrôle mental commis dans le but de traumatiser les enfants, de fractionner leur personnalité et de la modeler selon différents types de programmation, pour en faire d’un côté des assassins, de l’autre des objets sexuels, ou encore des gens "normaux", avec une bonne place dans la société. Elle a aussi affirmé que ce système était initié dans le cadre du projet MK-Ultra [4], lancé par l’armée après la guerre afin de créer un assassin parfait qu’on peut piloter à sa guise.

Le projet MK-ultra n’est plus une théorie du complot (même les Inrock en ont parlé vite fait), mais un dossier documenté grâce à diverses archives et témoignages qui se sont accumulés au fil du temps. La seule question, qui en réalité n’en est pas une, est de savoir si ce programme continue aujourd’hui, et sous quelle forme.

Selon O’Brien, Aquino est un programmeur en chef, c’est-à-dire qu’il sait comment traumatiser et manipuler les gens pour reconstruire leur personnalité.

Cathy O’Brien explique que toute petite, elle a été victime d’un réseau dans lequel on adorait satan, et où on torturait les enfants au cours de cérémonies auxquelles pouvait assister du gratin. Les enfants étaient également prostitués auprès de divers politiciens, dont Reagan, nom qui revient souvent dans son témoignage.

hearingNée en 1957, O’Brien dit qu’elle a été conditionnée [5] pour être une esclave sexuelle auprès de la Maison Blanche, et a rencontré son thérapeute en 1988. Elle raconte dans son livre que c’est lui qui l’a "déprogrammée" et sortie du système avec sa fille de 8 ans, Kelly.

O’Brien dit que son père était un pédophile, et que sa mère était issue d’une famille dysfonctionnelle et abusive depuis des générations. Le père de sa mère était un franc-maçon, qui a été militaire avant de diriger une entreprise de livraison de bière. Son premier souvenir est d’étouffer alors qu’elle a le sexe de son père dans la bouche. Elle explique que toute petite, elle avait déjà une personnalité fractionnée, lui faisant oublier les abus jusqu’à ce qu’ils surviennent à nouveau.

Du côté de son père, toute la famille était également dysfonctionnelle et incestueuse, et O’Brien explique que son père, ses oncles et tantes ont tous été abusés lors de rituels également.

Un de ses oncles paternels, Bob, en plus d’être pilote de l’armée, produisait avec le père de Cathy O’Brien de la pédoporno pour la mafia du Michigan, qui la refourguait à une autre mafia et à un élu du congrès, Jerry Ford. Cette activité a apporté d’importants revenus à la famille.

Quand le père O’Brien allait se faire coincer suite à l’interception d’un film pédo et zoophile fait avec Cathy et chien de l’oncle Bob, ce dernier lui a parlé du projet Monarch, un sous-programme de MK-Ultra destiné à recruter des enfants victimes d’inceste multi générationnel, pour diverses « études ».

Puis, Jerry Ford est venu au domicile familial. Le père O’Brien est allé en formation pour mieux ma manipuler, et est revenu avec l’art d’inverser les choses, façon sataniste, dans le but d’augmenter l’incompréhension de faire perdre ses derniers repères à Cathy. Au retour de son père, Cathy explique qu’elle a été systématiquement prostituée auprès du sénateur du Michigan Guy Vander Jagt[6], devenu député du congrès et président du groupe républicain au congrès, et grand ami du tonton Bob.

VanDer Jagt était aussi très proche de Gérald Ford, président de la commission Warren censée élucider le meurtre de Kennedy, et futur président. Vander Jagt lui a aussi présenté le 1er ministre Canadien Pierre Trudeau, le père de l’actuel, élu en 1968, qui faisait partie du même groupuscule, et auprès duquel elle a été plusieurs fois prostituée, sous contrôle mental.

slide0013_image053A l’âge de 13 ans, elle est introduite auprès du démocrate Robert C. Byrd, qui a eu jusqu’en 2013 le record de longévité au congrès. Dans les années 40, il recruté 150 types pour lancer une antenne locale du Ku Klux Klan. En 1944, il refuse de rentrer dans l’armée pour ne pas se battre aux cotés de Noirs, et quand il est devenu sénateur en 1952 il a nié avoir eu un intérêt dans le KKK, et en 1964 il refuse la fin de la ségrégation et a toujours été contre les droits des homosexuels.

Cathy O’Brien a donc été prostituée auprès de Byrd, qui l’aimait bien parce qu’elle pouvait supporter une grande souffrance. De fait, Byrd, d’après O’Brien, était amateur de tortures qui plongeaient la victime au bord de la mort, et elle en porte toujours des cicatrices visibles.

Byrd était aussi celui qui décidait, à partir de ses 13 ans, comment devait évoluer Cathy dans le projet Monarch. Il donnait l’orientation de sa programmation, et elle explique qu’à partir de ce moment, les livres qu’elle lisait, les musiques qu’elle écoutait, tous ses loisirs, étaient contrôlés de près. Plus elle devait se tape de types importants, plus son père montait dans l’échelle sociale.

Son père lui a finalement fait rencontrer le président Ford, auprès de qui il l’a prostituée le soir même.

En 1974, elle est emmenée sur une base de l’armée, la MacDill Air Force Base en Floride. Elle s’est retrouvée dans une aile secrète dédiée aux programmations destinées à modifier le comportement des cibles. C’était la première d’une série de visites dans des bases militaires, des sites gouvernementaux ou de la NASA pour des tests, des évaluations, des programmations. A la suite de cela, O’Brien dit qu’elle a perdu toute volonté propre, toute intériorité.

C’est alors que sa famille a envoyé Cathy dans le Wyoming, le terrain de Dick Cheney, chef de cabinet du président Ford. Elle était manifestement conditionnée comme il le fallait pour supporter encore plus de souffrances. Les chasses à l’homme, explique O’Brien, sont devenues encore plus trash que d’habitude. Cheney en était très fan, apparemment.

Elle a ensuite été mariée à un musicien, membre d’un groupe de country adepte de rituels sataniques. Il est devenu le père de sa fille, Kelly. Puis Byrd l’a mariée au ventriloque Alex Houston, autre taré du sérail.

MK_barnettO’Brien raconte qu’elle a accompagné son mari dans ses trafics de drogue, d’armes, et qu’il l’amenait aux soirées où Byrd et d’autres voulaient qu’elle se trouve. Elle a ainsi rencontré le gouverneur de l’Arkansas Bill Clinton.

Une programmation intense de contrôle mental démarre alors, à Fort Campbell dans le Kentucky, au début des années 80. C’est le lieutenant-colonel Aquino qui, selon O’Brien, pilote ce programme. Elle explique qu’il utilisait des armes à haute fréquence, mais aussi les traumatismes, et qu’il suivait les instructions de Byrd pour la programmer. La fille de Cathy O’Brien aurait quant à elle été soumise aux travaux d’Aquino dès ses 2 ans. Il n’utilisait pas le délire sataniste mais des électrochocs, les privations (sommeil, eau, aliments) et des abus sexuels.

Elle explique qu’en 1981, Byrd et Aquino se sont retrouvés à Huntsville en Alabama, lors d’une session de programmation sexuelle de Cathy afin d’en faire une super prostituée pour de grands politiques, puis en 1982 pour la programmation de Kelly, toujours par Aquino. Le tout, dans une violence hallucinante que décrit O’Brien. Kelly a du subir les viols répétés de Byrd et Aquino durant ses premières années, sans que Cathy n’ait les moyens de s’y opposer.

O’Brien évoque aussi ma Swiss Villa, à Lampe dans le Missouri, où étaient organisées des programmations ultra violentes avec des expériences proches de la mort. Elle était aussi utilisée comme un camp d’entraînement pour le gouvernement fantôme, pour des projets paramilitaires. On y développait des armes secrètes de très haute technologie (qui aujourd’hui, d’après ce que j’en sais, sont non seulement opérationnelles mais installées sur tout le territoire des pays développés grâce à des antennes téléphoniques/internet et autres), dont la destination finale est le contrôle mental de la population à grande échelle. J’attire l’attention des lecteurs sur ce point, alors qu’un renversement de la politique internationale est en train de s’opérer.

51U-hXS6kKLCes armes électromagnétiques, comme je l’ai déjà dit, sont opérationnelles et en partie actives depuis au moins les années 80. Mais elles évoluent, et leur puissance également. O’Brien explique que ces armes serviront à imposer une politique globale dans le cadre du Nouvel Ordre Mondial.

Dans cette Swiss Villa, avaient également lieu, entre autres tortures, des chasses à l’homme, dont O’Brien et sa fille ont été victimes.

Aquino, selon O’Brien, était dans les petits papiers de Donald Reagan pour ses compétences en matière de programmation mentale. O’Brien explique avoir subi les programmations dernier-cri gérées par Aquino pour montrer un peu partout dans les bases militaires du pays à quel point cette technologie était performante. Aquino utilisait ainsi O’Brien pour de nombreuses "démonstrations" sur des sites militaires, comprenant bien sûr des actes sexuels extrêmes.

Dick Cheney, selon O’Brien, avait les clés de certaines de ces programmations et pouvait la manipuler à son aise, aussi bien dans le domaine sexuel que pour des actions secrètes comme le trafic de drogue, ou délivrer des messages qu’elle oublie immédiatement après les avoir transmis.

On notera aussi qu’O’Brien décrit un trafic de drogue établi dans le cadre du financement de l’Iran Contra, que l’on retrouve aussi dans l’affaire Franklin. En effet, les enfants victimes voyageaient souvent dans des avions bourrés de billets et aussi de cocaïne, qui a servi à financer le putsch au Nicaragua destiné à mettre le dictateur Noriega en place. O’Brien décrit en détail les liens entre l’administration Reagan et Noriega. Elle décrit des scènes de soirées satanistes auxquelles Aquino et Noriega étaient présents.

 

Aquino et la guerre psychologique

Même de manière tout à fait officielle, Aquino est un professionnel de la manipulation : que penser de cette phrase, qu’on peut lire dans la préface de son rapport –écrit avec son ami et protecteur dans l’armée Paul E Vallely [7]- "From Psy ops to Mind War" (rédigé en 1980), quand il explique que son "image de personnalité occulte" ajoute du piment à la guerre psychologique car "La guerre psychologique était maintenant vue par les plus fous comme la preuve définitive que le Pentagone est inondé par la magie noire et le culte du démon" ?

Dans ce mémoire, on peut préciser qu’Aquino encourage l’utilisation des "phénomènes électromagnétiques dans l’atmosphère", de "l’ionisation de l’air", ou encore de l’utilisation des ondes ELF (extremely low frequency).

En effet, les ions négatifs dans l’air, explique Aquino, engendrent chez les gens une augmentation de la vigilance et même de l’euphorie. A l’inverse, une forte présence d’ions positifs entraîne chez les sujets une sorte de somnolence ainsi qu’un état dépressif.

A l'époque, quand le document a été diffusé, il a été dit que son importance était mineure, à relativiser, que ce n'était qu'un petit document de travail. Mais en réalité, Aquino admet aujourd'hui que beaucoup des principes qui y sont énoncés ont été appliqués lors de la guerre du Golfe, ou en Irak, avec notamment le système des "journalistes embarqués" qui filment la guerre du coté des troupes US, tout en disant qu'il s'agit d'une vision objective de la guerre.

Si ce rapport est encore disponible sur Internet, ce n’est probablement pas pour rien. Qu'est-ce qu'Aquino veut nous laisser croire ? Que l’occulte et la "Mind War" n’ont rien à voir ? D'ailleurs, Aquino a sorti une seconde édition de son best seller en 2016, dans le but manifeste de faire croire que le gouvernement n'a jamais manipulé personne malgré l'existence du programme MK Ultra, que plus personne ne conteste aujourd'hui. Et qu'il n'y est pour rien si le premier opus de "Mind War" a été utilisé à mauvais escient.

2016-11-27 12_14_39-DébutCe bouquin de 260 pages est dédié à une floppée de personnes, parmi lesquelles Machiavel, Oliver Stone, Jules Verne ou Mark Twain, son ami Vallely, Bruce Lee, Walt Disney, George Orwell, Isaac Asimov, le général Westley Clark, le général Patton ou encore HG Wells. Aquino propose dans ce livre un nouveau style de guerre, plus oft car voyez-vous, avec la guerre psychologique il n'y a plus besoin d'armes létales.

Pour certains, comme O'Brien mais pas seulement, Aquino n'est rien de moins que l'organisateur de nombreux programmes de torture aux USA. En se pavanant sur les plateaux télé pour se dire victime de tarés, de la "panique satanique", de gosses à qui on a implanté de "faux souvenirs", il est d'ailleurs exactement dans son rôle de manipulateur et implante ces notions dans l'inconscient et même dans la conscience collectifs.

35 ans après, on se doute que la recherche militaire a bien avancé sur ce sujet, et que ces armes ont été perfectionnées.

Aquino est également un membre de l'AFIO (Association of Former Intelligence Officers), un lobby puissant lié à la droite US, qui regroupe d'anciens pontes du renseignement et de l'armée US. On trouve ainsi parmi les membres Bush 1er, l'ex n°1 de Carlyle Franck Carlucci, qui est directeur honoraire de l'AFIO, John Gittinger qui était impliqué dans MK-Ultra et bien d'autres. Ont aussi été membres plusieurs anciens chefs de la CIA comme Colby, Angleton, Helms, Schlesinger ou Casey, aujourd'hui décédés, ou d'anciens présidents comme Gérald Ford. Les membres de ce groupuscule ont accès aux secrets les mieux garés du renseignement US.

Quant à Aquino, qui dit avoir quitté l'armée en 1994, il continue à se faire passer pour la victime de cabales incessantes et injustifiées, retournant les attaques contre ceux qui cherchent à l’exposer.

Il aurait aussi parmi ses activités, selon certains, de gérer en sous-main quelques groupuscules néo Nazis, aux Etats-Unis mais aussi en Europe. D'ailleurs, les fachos sont depuis des lustres le bras armé de nos dirigeants, et bénéficient d'une impunité assez incroyable. Pour en comprendre les raisons, se référer au livre de l'historien suisse Daniele Ganser sur les réseaux stay-behind, "Les armées secrètes de l'OTAN".

 

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Il n'est pas suprenant que Max Spiers ait travaillé sur Aquino, qui est un incontournable quand on travaille sur les réseaux pédocriminels ou sur le satanisme. Aquino est probablement toujours actif, d'ailleurs son dernier livre montre qu'il n'a pas abandonné le combat de la propagande. Mais la guerre psychologique est loin d'être aussi anodine qu'Aquino ne le dit en public. Derrière, il y a le contrôle des masses et des individus, il y a des armes surpuissantes capables de manipuler la population, et il y a les buts poursuivis par cette élite de détraqués, qui n'ont rien de démocratiques. Les moyens utilisés dans cette guerre, le délire sataniste qui existe autour de ce concept, les pratiques inhumaines dénoncées par nombre de victimes, nous obligent à rester extrêmement vigilants par rapport à ces vélléités de "nouvel ordre mondial", car c'est bien de cela dont il est question, encore et toujours.

 



[1] Aquino a créé le Temple de Set en 1975, après avoir quitté l’Eglise de Satan de son ami Anton La Vey. L’armée n’a eu aucune objection à ces pratiques, alors que Aquino, ex spécialiste de la guerre psychologique au Vietnam, était habilité au secret défense.

[2] Underwager a défendu la pédophilie au nom de Dieu dans le journal Paidika, et il a joué un rôle important dans la création d’une asso pro pédo, VOCAL pour Victime of Child Abuse Law, qui a essaimé un peu partout dans les pays développés anglophones. Beaucoup de pédos impliqués dans des dossiers d’abus rituels avaient rejoint VOCAL.

[3] Leur argument était de dire que les psys qui examinaient les victimes leur implantaient de faux souvenirs d’abus. Ca a super bien marché devant les tribunaux, qui ont comme par hasard très vite considéré la FMSF comme une organisation légitime. Dès le départ, des scientifiques ont appelé ce délire profond de la  " junk science ", il n’empêche le machin s’est répandu, au point qu’au procès de Daniel Legrand, acquitté d’Outreau, à Rennes en 2015, deux psys bidons dont Van Ghijesghem ont avancé ce "diagnostic" sans avoir jamais rencontré les victimes, et que le procureur de la cour d’appel a repris cette théorie bidon pour justifier l’acquittement de Legrand. Une autre arme de la FMSF était le dénigrement systématique des scientifiques contestataires et des experts qui donnaient foi aux paroles des victimes. Underwager, lui, a gagnait sa vie en venant "témoigner" en faveur des accusés à des centaines de procès de pédos, grâce à sa théorie bidon. A l’heure actuelle, personne n’a démontré que le "syndrome des faux souvenirs" existe réellement.

[4] Aujourd'hui, le projet MK Ultra, longtemps passé pour une théorie du complot, est assez bien documenté. Même si la CIA a détruit la quasi totalité des archives et que la version officielle veut que les expériences menées dans le cadre de cette opération étaient menées à l'insu du gouvernement.


CIA Projet MK-Ultra (fabrique de terroristes)

[5] Parmi les méthodes de « conditionnement » citées par O’Brien, il y a des livres et dessins animés qui reviennent souvent dans les récits de victimes : Le Magicien d’Oz, Alice au pays des Merveilles, Cendrillon, et d’autres classiques de Disney.

[6 Fils de fermiers immigrés hollandais, Van Der Jagt s’est fait remarquer très jeune par le Rotary pour son éloquence. Le Rotary sert aussi de fonds de recrutement pour la franc maçonnerie. Cela lui a permis d’étudier un an à Bonn en Allemagne, en 1956. Il a aussi été pasteur évangélique avant de devenir rédacteur en chef à la télé, puis avocat, puis sénateur en 1964, réélu 12 fois de suite. En 1980, il était considéré comme potentiel voce président de Reagan.

[7] Qui s’est rendu plusieurs fois en Syrie depuis le début de la guerre, afin de former les rebelles qui sont devenus Daesh, alors qu’il était offciellement à la retraite.

 

26 novembre 2016

David Hamilton: une autre femme décrit les mêmes faits que Flavie Flament (mise à jour)

2016-11-17 20_33_21-Affaire Flavie Flament _ d'autres femmes accusent David Hamilton de viol - L'ObsJe reprends ici un article censuré ailleurs au sujet du photographe David Hamilton, cité par Thierry Ardisson comme étant l'individu qui aurait agressé Flavie Flament lorsqu'elle était mineure. La prescription des faits implique l'impunité totale, Hamilton restera donc définitivement innocent de ces faits au regard de la justice.

 

Toutefois, bien qu'il ait nié les faits dans un communiqué, d'autres femmes, rapporte l'Obs, ont contacté Flavie Flament pour lui dire qu'elles avaient subi les mêmes faits. "Alice et Lucie racontent alors le même mode opératoire que celui décrit par Flavie Flament dans son livre : des caresses qui dérapent, cette tête soudainement entre leurs jambes, des pénétrations... Et leur sidération".

Est-ce l'une de ces femmes ou bien une autre? En tout cas une collègue a été contactée par une femme qui a détaillé le même scénario, toujours au Cap d'Agde, à la même époque, le même mode opératoire. Et la même honte, le même silence, après la ou les agressions dont elles parlent.

C'est ce témoignage, reçu il y a un mois environ, qui est repris plus bas.

Quant à Hamilton, pas plus tard qu'en mai 2015, il expliquait à Gala qu'il avait "toujours été un grand séducteur", que pour trouver les ados qu'il photographiait, il faisait son "marché" dans des pays du nord, qu'il leur donnait en guise de rétribution une photo d'elles en Polaraoïd,

En août 2015, Paris Match lui consacrait une longue interview genre cirage de bottes, intitulée "David Hamilton, un charme flou !"

Dans cette interview, Hamilton -83 ans aujourd'hui- explique comment il fait ses photos de très jeunes filles nues dans des poses souvent suggestives, et précise, comme à regret: "Aujourd’hui, ce ­serait impossible. Photographier la nudité d’une très jeune fille est devenu de nos jours un tabou absolu ! Moi, je n’étais qu’à la recherche de la candeur d’un paradis perdu. Il n’y avait rien de sexuel là-dedans". Il y a des passages croustillants, dans cette interview. Comme celui-là : "Jusqu’à 75 ans, j’ai toujours vécu avec quelqu’un. Aujourd’hui, je vis  comme un moine défroqué".

2016-11-17 20_59_49-DébutPuis, la journaliste lui demande où il trouvait ses modèles, et comme par hasard c'est seulement loin, très loin du Cap d'Agde, où pourtant il a trouvé quelques modèles, si l'on en croit les témoignages des femmes qui se font connaître en ce moment.Et dont il utilise encore les photos aujourd'hui.

Ainsi, Hamilton trouvait ces modèles "Exclusivement en Scandinavie, aux Pays-Bas et dans le nord de l’Allemagne. C’étaient de vraies blondes aux yeux bleus qui portaient encore en elles une innocence que d’autres jeunes filles de nationalités différentes, au même âge, avaient déjà perdue. Pour chacune, j’avais l’autorisation écrite des parents et lorsque je les emmenais autour du monde, des Maldives à Hawaii, je tenais le rôle du père de famille ! Le règlement était très strict : interdiction d’aller en boîte de nuit, de se maquiller, d’avoir un petit copain…" Tiens donc, aurais-je envie de dire.

Pour en revenir à l'article de l'Obs paru le 16 novembre, il se termine ainsi : "Une quatrième femme s’est manifestée. Nous l’avons eue au téléphone. Elle affirme avoir été violée à 14 ans, en 1967, soit vingt ans plus tôt que les faits décrits précédemment. Pas au Cap d’Agde, mais à Ramatuelle, dans la maison que le photographe possède, et où il séjourne encore souvent aujourd’hui".

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""Une victime de David Hamilton parle : il m'a violée, j'avais 13 ans !

Tout a commencé au camp naturiste de Cap d'Agde où j'allais en vacances avec mes parents.

Une jeune fille nous a abordés, mes parents et moi-même, déclarant que David Hamilton m'ayant repérée voudrait faire des photos avec moi.

A cette époque cet artiste s'était forgé une réputation de bon photographe, sa renommée était internationale.

Tout le monde connaissait « ses flous artistiques » d'adolescentes dénudées, ses « jeunes filles en fleurs ». Rien de choquant dans un camp de naturistes. Aussi mes parents m'ont-ils encouragée à faire un essai, l'occasion de vivre une aventure insolite à mon âge !

Un rendez-vous a été pris dans sa studette du Cap d'Agde où il fit signer un petit document sur papier bristol à mes parents. Je ne me souviens pas du contenu.

2016-11-17 21_51_46-Nouvelle notificationIl ne payait pas ses mannequins pécuniairement mais leur donnait une photo Polaroïd en fin de séance, ce qui devait être considéré comme l'honneur suprême, un peu comme Picasso qui signait les nappes des restaurateurs chez qui il mangeait en échange du repas servi.

David Hamilton promettait à ses jeunes modèles de les propulser dans une belle carrière, il s'engageait à leur faire faire le tour du monde « si ça se passait bien ».

Les mannequins arrivaient nues chez lui, ce qui était d'usage dans le camp naturiste.

Lors de la première séance, il m'a ouvert la porte, dévêtu, l'appareil photo en bandoulière autour du cou. Les photos qu'il a prises étaient soft : j'étais habillée d'un grand et magnifique tutu...

Je suis revenue pour d'autres prises les jours suivants.

Il m'a emmenée dans la chambre après quelques photos.

Là, il m'a dit qu'il allait me faire quelque chose qu'il faisait à tous ses mannequins, et qu'elles aimaient ça. J'étais mal à l'aise, j'étais incapable de réagir, incapable de m'opposer avec fermeté.

Il a rajouté : « Tu me diras ce que ça te fait »... Mais quand il a fini et qu'il m'a demandé ce que ça m'avait fait je lui ai répondu, laconique : « Rien, ça m'a rien fait »... Le dégoût m'avait envahie. Il venait de me violer, j'avais 13 ans...

Je me souviens d'une autre fille, qui devait avoir 15 ou 16 ans tout au plus qui obéissait à tous ses ordres, à tous ses désirs. Il lui en faisait autant, elle ne réagissait pas d'avantage.

Il s'est passé un autre événement un peu plus tard. Après cela, je me suis cachée afin qu'il ne me retrouve pas. Je l'ai fui, espérant ne plus jamais le croiser.

Mes parents déconcertés par mon attitude ont fini par comprendre la raison de ma dérobée en feuilletant mon journal intime. La consternation les a saisis. Ils se sont sentis démunis, impuissants face à la notoriété du photographe, du violeur.

J'ai capitulé et essayé de tourner la page.

Quelques années plus tard, j'ai cru reconnaître Hamilton dans les rues d'une grande ville. J'ai foncé dans sa direction pour hurler sur lui toute la haine et l'amertume qu'il avait créées en moi. Arrivée à la hauteur de l'individu, j'ai réalisé que je m'étais trompée, ce n'était pas lui.

Cet homme m'a infligée une blessure profonde qui malgré le temps a du mal à cicatriser.

L'opprobre est pour cet homme !

 

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2016-11-17 21_57_51-Nouvelle notificationQu'est-ce qui empêche une victime de porter plainte dans les délais prévus par le Code Pénal ? Les raisons sont nombreuses.

Mais est-il juste qu'une victime vive avec un sentiment d'injustice aggravant la plaie que le viol a laissée ?

Flavie Flament, victime elle aussi d'un photographe dont le témoignage rappelle étrangement celui du témoin ci-dessus... Le choc traumatique a été si violent que Flavie Flament s'est inconsciemment plongée dans une amnésie dont elle est ressortie très tard, trop tard pour porter plainte contre son violeur qui bénéficie de la prescription de son crime.

Se pose de nouveau le problème de l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur enfants : il devient de salubrité publique que cette loi soit adoptée en France !

Par son courage, Flavie Flament ouvre une voie... Soyons à ses côtés pour que la loi soit modifiée en faveur des victimes.

Il est temps de tout faire pour que les crimes sexuels sur mineurs soient imprescriptibles !"

 

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Je reprends le clavier.

La prescription est un problème réel en ce qui concerne la pédocriminalité, car l'impunité n'incite pas à la modération. Et puis, le fait que suite au choc traumatique, un grand nombre de victimes ne retrouvent la mémoire des faits que des années après n'est pas pris en compte, ce qui entraîne le risque d'ajouter des victimes une liste qu'on aurait pu écourter par une sanction judiciaire.

On verra bien ce qu'il se passera concernant Hamilton. Les faits qui sont aujourd'hui dénoncés semblent tous être prescrits. Mais Hamilton ne peut décemment pas gagner un procès en diffamation contre les gens qui le citent comme étant le photographe pédophile du Cap d'Agde, dont Flavie Flament avait refusé, alors qu'elle était encre seule à parler, de citer le nom.

L'une de celles qui l'accusent avait même porté plainte dix ans après les faits, dans les délais légaux, en 1997, mais cette plainte a été classée sans suite, selon l'Obs. Une confrontation a eu lieu, Hamilton a nié en bloc. Cette femme a donc tenté de se porter partie civile, mais là on lui a réclamé la somme hallucinante de 30.000F pour ticket d'entrée: "Je me suis dit qu’il était trop protégé, que le combat était perdu d’avance, que j’allais y perdre ma vie.", déclaré cette femme, manifestement à raison.

 

Mise à jour du 26/11/2016:

2016-11-26 11_39_54-INFO E1 - Accusé de viol, le photographe David Hamilton s'est suicidéLe 25 au soir, on apprend que Hamilton se serait suicidé. Il aurait été retrouvé à 20h30 inanimé chez lui à Paris, avec un sac plastique sur la tête. Certains médias ont précisé qu'il y avait des "médicaments" "a proximité du corps".

A 21h30 la mort était constatée, et avant 23 h la première dépêche AFP est tombée, et tous les médias balaçaient l'info. C'est extrêmement rapide: Hamilton était encore chaud quand tout le monde a appris cette histoire de suicide.

Suicide étrange, d'autant qu'il y a trois jours, le 23 novembre, Hamilton a fait savoir qu'il allait porter plainte pour diffamation. C'eut été grandiose, avec quatre ou cinq victimes, au moins, prêtes à témoigner. Car, il aurait fallu aller au fond des choses pour savoir si les accusations étaient vraies ou non, si on pouvait les prouver ou non.

Mais on n'aura pas la chance d'avoir un débat judiciaire sur cette question.

Bref, ce qui va probablement être qualifié de suicide tombe à pic. Car Hamilton ne faisait pas toujours ses petites affaires tout seul. Monsieur se rendait aussi à des soirées, avec certaines de ses proies.

Il est possible que ce procès en diffamation ne constituait pas un risque que pour Hamilton.

 

Ajout du 27/11/2016:

Le comptable et ami de 40 d'Hamilton confie à un magazine People qu'il a parlé à Hamilton le matin même et que celui-ci n'était pas dépressif et avait des projets en cours: "Je l'ai eu encore hier matin au téléphone. Il n'était ni malade ni dépressif. Je connais David depuis 40 ans. Je me suis occupé de son mariage puis de son divorce. On est sous le choc. Il était avec un collaborateur qui l'a quitté vers 18-19 heures vendredi, avec plusieurs projets en cours".

Donc en deux heures Hamilton se serait gavé de médocs, collé un sac plastique sur la tête et aurait fait un arrêt cardiaque.

 

 

24 novembre 2016

Des femmes victimes de psys violeurs, en lutte contre l'omerta psychiatrique

justice-for-saleSi on entend rarement parler des psys condamnés pour les viols de leurs patients, c'est peut-être parce que le milieu se tient les coudes. Quelques fois, on voit un titre passer un titre, "Un psy jugé pour avoir violé un patient", "un an de prison ferme pour un psychologue pédophile" (celui-là traitait aussi des enfants autistes), "Un pédopsychiatre Belge arrêté pour Pédophilie" (celui-là avait déjà été condamné en 1995 pour ces viols et agressions sexuelles sur cinq enfants de sa famille), "Un psychiatre condamné à 12 ans pour le viol de quatre patientes" mineures, "Un psychiatre condamné à 8 ans de prison pour viol", là aussi sur des patientes mineures, un autre radié pour détention d’images pornos d’un mineur,  un autre a pris 13 ans pour 6 années de viols sur un patient mineur, un troisième a été condamné pour tourisme sexuel avec des mineurs et détention de pédoporno…

 

Les cas ne sont donc pas rares, et le taux d’affaires dénoncées par des plaintes et qui aboutissent à une condamnation est le même que dans la population en général, on peut estimer que le nombre des viols commis par des psychiatres et pédopsychiatres est cent fois plus important que ce que ne laissent entrevoir les gros titres.

On peut également redouter une impunité plus importante que pour le clampin moyen, mais il est vrai que ces gens sont généralement plus intelligents que la moyenne, et ils savent parfaitement mentir.

Justement, si j’en crois certains témoignages récents, ces médecins, dont une bonne partie est ou a été expert auprès des tribunaux, bénéficient de la volonté de notre institution judiciaire de fermer les yeux. Et quand la justice réagit, les peines sont souvent dérisoires.

psychiatrie-sous-influenceAinsi, récemment, un pédiatre angevin de 84 ans a été condamné en première instance en 2015 à la peine dérisoire de 4 ans de prison dont 3 avec sursis pour « des actes pédophiles dans le cadre de son activité ». Un an de prison signifie qu’en réalité il est certain de voir sa peine aménagée, c’est-à-dire d’éviter la prison. Les femmes qui ont porté la procédure contre lui avaient alors entre 35 et 65 ans, ce qui veut dire que ces actes ont été commis sur une longue période. Une de ses victimes explique même que les agressions sexuelles ont duré de ses 5 ans à ses 11 ans.

Bien que ses victimes n’avaient aucun lien familial avec lui, le nom de ce pédiatre pédophile n’était pas cité dans les médias. Si une femme d’une trentaine d’années dont la première plainte a été classée sans suite n’avait pas trouvé elle-même d’autres victimes, le procès n’aurait même jamais eu lieu.

Et puis, grâce à la prescription, l’impunité est la règle dans ces dossiers. Car il en faut, du courage, pour mener une telle procédure contre ces types qui présentent si bien, qu’on pourrait même croire au-dessus de tout soupçon.

 

Le mur du silence, le système de l'impunité

Récemment, une femme qui a tenté de dénoncer le psychiatre qui l’avait violée étant adolescente a raconté son chemin de croix pour faire condamner le médecin, qui exerce toujours au Mans. Hélas, quand elle a porté plainte, les faits étaient prescrits. On appellera ce médecin le Dr P.

"Mon psychiatre a usé de son ascendant sur moi pour me manipuler, il m’a agressée à de nombreuses reprises (baisers, attouchements et un viol par pénétration digitale). Il disait que je souhaitais ce genre de relation avec lui sans en avoir conscience, il s’est qualifié de « grand frère un peu incestueux », propos qui m’ont blessée extrêmement profondément", écrit-elle. Elle signale donc les faits aux conseil de l’ordre, qui lui explique que le type a été radié. Mais, cela s’avère faux.

2016-11-23 22_31_31-Nouvelle notificationPar ailleurs, la version retenue par ces médecins est que c'est la victime qui s'est jetée sur le psychiatre, et qu'une "relation" existait entre eux. " Il y a un an, j’ai été recontactée par les services de police. Une troisième personne avait à son tour dénoncé des violences sexuelles commises par mon ancien psychiatre. En dépit de ces nouveaux éléments, certes eux aussi prescrits, aucune investigation supplémentaire n’a, à ce jour, été menée", constate-t-elle.

Après moult démarches auprès des institutions, qui n’ont mené à rien, elle finit par apprendre qu’une victime du Dr P est parvenue à le faire condamner en appel, des attouchements. Ce qui aurait entraîné un simple blâme de la part du conseil de l’ordre.

Le Dr P a en effet été condamné en 1998 pour une agression sexuelle. Dans le jugement, on lit que la victime "reprochait à ce médecin d'avoir, ffin septembre 1992, au cours d'une consultation, eu à son égard des "gestes déplacés" et de l'avoir ensuite fait hospitaliser abusivement pour une cure de sommeil". Pour se défendre, le Dr P a accusé cette femme d'être "érotomane".

Par ailleurs, ce médecin, qui a été expert auprès du tribunal local, est connu dans le milieu judiciaire et son nom est revenu régulièrement dans des conversations avec des membres de l’institution judiciaire, de la gendarmerie ou avec d’autres « patients » de psys du coin. D’autres noms reviennent aussi, « tout le monde sait », explique cette femme. Il y a eu des signalements contre l’un de ces éminents spécialistes, une condamnation restée dissimulée un autre…

2016-11-23 23_40_57-Nouvelle notificationEn 2011, elle démarre une grève de la faim en espérant se faire entendre, et faire bouger les choses. Par le biais d’une association, elle apprend que trois autres victimes de ce même psychiatre, "le Dr P", ont porté plainte l’année dernière, et il est même question d’un dossier pénal ouvert à l’encore de ce psychiatre. Une membre de cette association souligne dans une lettre au conseil de l'ordre des médecins du département ledit ordre aux femmes qui ont dénoncé des agressions sexuelles et des viols commis par divers psys du secteur,

Une pétition a recuilli 1.700 signatures pour faire condamner ces psychiatre, ce qui n’est pas rien pour une pétition qui concerne un problème local.

Au sujet du Dr P, on trouve aussi cet article, sur un blog. Il parle d’une femme qui a porté plainte contre son psychiatre pour des attouchements, et réussit à le faire condamner à six mois de sursis en 1998, à la cour d’appel d’Angers. Cette personne a également porté plainte auprès de l’ordre des médecins, afin d’empêcher le psy d’exercer à nouveau, mais il ne ramasse qu’un simple blâme, la sanction la moins forte alors qu’il a été condamné pour avoir agressé une patiente.

Une autre femme, toujours victime du Dr P, décide de signaler, par une plainte auprès de l’ordre local, une série de viols commis entre 1973 et 1977, des faits prescrits. Elle ajoute cependant à son dossier la condamnation obtenue en 1998 par la victime qui est parvenue à le faire condamner. Et voilà l’ordre des médecins qui porte plainte contre cette femme pour procédure abusive et la sanctionne, d’après un document judiciaire publié dans cet article, à 10.000 € de dommages et intérêts et 3.000€ pour les frais de procédure. Et la condamnation de 1998 a mystérieusement disparu de la liste des pièces du dossier.

Ces affaires pourraient sembler anodines, mais elles sont révélatrices d’un système. Ces psys sont souvent experts auprès des tribunaux, ils sont parfois même considérés comme des sommités dans leur domaine. L’un des psys du coin, cité par plusieurs victimes, a siégé dans une instance disciplinaire des médecins. D’autres, qui ont les mêmes casseroles, suivent les procédures concernant les enfants placés.

Ces gens sont un maillon de cette mafia judiciaire, si bien établie, qui fait de la france une république bananière, un Etat de non droit.

 

2016-11-24 00_49_58-Rouen, Paris _ L'ordreConvocation devant la chambre disciplinaire

Ces experts sont installés, réputés, si bien qu'ils peuvent intervenir dans des dossiers chauds et les planter en chargeant les victimes au lieu des coupables. Qu’ils peuvent assurer l’impunité aux criminels, à leurs collègues.

Que la vérité judiciaire peut être aux antipodes de la vérité dans les dossiers sensibles, comme j’ai souvent été amenée à le constater. N’oublions pas que le réseau pédophile d’Angers, par exemple, est une affaire qui n’a jamais livré tous ses secrets, et qui s’est déroulée dans ce secteur. Et ce n'est pas le dossier le plus glauque du coin.

Le combat de cette femme qui a été jusqu'à mener une grève de la faim devant l'ordre des médecins n’est pas anodin lui non plus. Il semble même inquiéter les autorités puisque les RG se renseignent sur ses intentions, notamment autour de sa convocation devant le conseil de l’Ordre. Une réunion qui doit se tenir à huis clos alors qu’il s’agit en principe d’une audience publique, mais on n’est plus à cela près dans ce dossier.

Ce n’est probablement pas pour rien que cette femme a été menacée d’être internée, en psychiatrie justement, ce système carcéral qui n’en a pas le nom, trop souvent confondue avec les oubliettes de la société. Ce n'est pas non plus étonnant qu'elle ait été condamnée pour plainte abusive, ou a subi moult tentatives destinées à la décrédibiliser, et autres joyeusetés…

L'affaire est donc à suivre. En tout cas, il semble qu'il y a un sacré ménage à faire du côté des psys en général et du côté des psys de cette région en particulier.

 

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L'affaire "Hamilton", ce photographe dénoncé par plusieurs femmes qui racontent le même scénario, fait couler de l'encre, soulevant la question de la prescription. Cette femme qui cherche à faire reconnaitre les agressions et viols commis par ce Dr P, et d'autres parmi celles qui le dénoncent, expliquent qu'elles étaient incapables de porter plainte dans le délai avant la prescription des faits. Le traumatisme est parfois énorme, et souvent il faut du temps avant d'avoir le courage d'entreprendre une procédure judiciaire.

La prescription arrange seulement les agresseurs, qui sont nombreux à se sentir impunis quand ils constatent qu'ils n'ont pas été poursuivis, et la justice qui fait des économies en écartant d'office des procédures qui, pourtant, permettraient d'épargner quelques autres victimes, qu'elles soient majeures ou mineures.

 

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08 juillet 2016

Pourquoi les juges privent les mères de leurs enfants dans les cas d'abus sexuels:une étude US

patriarchy-134102395xAlors que de plus en plus systématiquement, des enfants victimes sont confiés à leur abuseur par la justice grâce à ce que j’appelle le « bouclier à pédos », le SAP (syndrome d’aliénation parentale), ce machin prend du plomb dans l’aile.  Une étude universitaire financée par le Bureau chargé de la lutte contre la violence faite aux femmes du ministère US de la justice et publiée en 2013, traduite en français, a planché sur 27 cas conflictuels de garde d’enfants dans lesquels un pseudo expert a « diagnostique » un SAP. Ce travail a été réalisé par une équipe de chercheurs du Leadership Council on Child Abuse and Interpersonal Violence, un organisme scientifique indépendant et à but non lucratif.

 

L’étude pilotée la psychologue Joyanna Silberg, spécialiste des "violences domestiques", avait pour but d’aider le système des tribunaux aux affaires familiales à mieux identifier, comprendre et répondre aux allégations d’abus sexuels dans les litiges de garde d’enfants, en tentant de comprendre par quel mécanisme les juges et éducateurs préconisent d’envoyer la victime, souvent non reconnue, chez l’agresseur. En effet, nombre de professionnels qui travaillent sur les violences intrafamiliales et les abus sexuels ont écrit sur les cas de mères protectrices qui se voient retirer la garde de leur enfant au profit d’un père maltraitant [1]. Il n’y a que Paul Bensussan et ses copains, et aussi les juges et éducateurs qu’ils ont « formés » pour l’ignorer.

Le Leadership Council on Child Abuse and Interpersonal Violence estime que rien qu’aux USA, 58.000 enfants sont placés chaque année chez le parent maltraitant.

Pour répondre à la problématique de ces placements incompréhensibles [2], les auteurs ont étudié de près des « retournement de cas », quand un enfant initialement placé chez l’abuseur a enfin été entendu. Un exemple: une étude menée sur 800 cas de divorces a montré qu'avant la procédure de séparation, 94% des mères étaient les premières à s'occuper des enfants et 87% avaient la garde de leurs enfants. Mais une fois qu'elles ont dénoncé des abus sexuels commis sur l'enfant, seulement 27% d'entre elles ont conservé la garde après le jugement. Ces mères n'ont pas été crues, et dans près de la moitié des cas on les a même accusées d'être "aliénantes".

Et même si 85% d'entre elles (les mères) prises dans des procédure stupides liées à la sépration, sont certaines que les abus continuent quand l'enfant est chez son père, 63% disent avoir cessé de dénoncer les abus, car sinon elles risquaient de ne plus voir leur enfant. 65% disent même qu'elles ont été carrément menacées par la justice si elles continuaient à dénoncer les abus.

Comme en france, la plupart des cas de séparation se résolvent d’un accord commun entre les deux parents. Chez nous, moins de 10% des divorces sont conflictuels. L’étude constate que les divorces conflictuels sont souvent la conséquence d’un climat de violence intrafamiliale dont l’enfant est également victime. On sait aussi que c’est souvent lors de la séparation que ces violences sont dénoncées, et que la séparation intervient parce que le parent protecteur cherche à protéger son enfant.

prog_3Notons d’ailleurs l’inaction des flics et pandores qui est généralisée dans les cas de violences familiales, il n’y a qu’à voir le nombre de femmes massacrées par leur ex bien qu’elles aient dénoncé les faits, parfois à plusieurs reprises.

Diverses études (US) ont montré que les violences augmentent pendant et après la séparation. Personnellement, j’ai constaté dans quasiment tous les dossiers qu’on m’a soumis que les « pères » menacent directement les enfants pour garder une forme de contrôle sur leur ex. Encore lundi, on a retrouvé une gamine de 6 ans pendue par son père, suite à ce qu’il est hélas convenu d’appeler un « conflit de garde d’enfant ». En réalité c’est pire que cela, il s’agit de types qui se croient tout puissants et veulent avoir le dernier mot. Ils l’ont hélas bien trop souvent car ils ne reculent devant rien.

Deux études US montrent que « les agresseurs instrumentalisent le système judiciaire des tribunaux aux affaires familiales pour poursuivre le harcèlement, les représailles et les intimidations des femmes victimes de violences. Une des formes de harcèlement est la « maltraitance administrative» («paper abuse ») qui se traduit par le dépôt de multiples plaintes, la plupart du temps fausses, qui finissent par «enterrer» littéralement des mères déjà vulnérables et victimes sous les formalités administratives afin de répondre aux tribunaux ».

Les violences intra familailes ne sont pas une légende, et sont la cause de beaucoup de demandes de séparation. Sauf que, quand une femme dénonce les violences de son ex devant un tribunal, c'est elle qui se retrouve, souvent sur le banc des accusés. J'ai aussi pu constater que les enfants victimes de leur père parlent au moment de la séparation. Mais là aussi ces accusations se retournent contre le parent protecteur, la mère dans la très grande majorité des cas.

Tout simplement parce que les juges, aussi ignares que machistes et mal formés, considèrent que le fait de dénoncer des violences conjugales ou des viols commis sur les enfants lors d'un divorce, relève de la stratégie dans le cadre d'un "conflit" parental. Et qu'au lieu d'enquêter sérieusement (ce qui coute des sous et la "justice" en france n'en a pas), ils donnent de la crédibilité aux profonds délires d'une clique de défenseurs acharnés des pédophiles.

 

Le climat de violence, d’après diverses études

1639630765Un père violent avec la mère est-il un bon père ? Les tribunaux français se posent encore la question, ce qui est une aberration. Aux USA, « plus de 30 études ayant examiné la co-occurrence de la violence conjugale et des maltraitances contre les enfants ont noté une forte corrélation. Ces deux formes de violence ont été relevées dans 30 à 60 % des familles étudiées. Peut-être que la preuve la plus convaincante vient d’une enquête nationale représentative sur 3363 parents américains. Les violences maritales ont été considérées comme un facteur prédictif important des violences physiques sur les enfants ; plus il y avait de violences contre l’épouse par le conjoint violent plus la probabilité d’une agression physique sur l’enfant était élevée ».

Il a aussi été démontré que les filles d’agresseurs ont 6,5 fois plus de risques d’être victimes d’inceste par leur père que les autres.

Comment se fait-il, alors, que les femmes victimes de violences perdent aussi souvent la garde de leurs enfants, et qu’elles obtiennent moins que les autres la garde exclusive ?

Et comment se fait-il que les femmes victimes qui dénoncent les violences de leur ex soient moins protégées que celles qui ne dénoncent pas ces violences ?

Une étude a montré que les faits de violences conjugales n’influencent pas du tout la décision des juges en matière de garde. En gros : c’est garde alternée quand-même, quels que soient les risques, puisqu’ils ne sont pas pris en compte. Le constat d’une de ces études est même terrible (et je le rejoins tout à fait d’après ce que j’ai constaté moi-même): « La sympathie et la préoccupation légitimes à l’égard d’un adulte victime peut se transformer en mépris , voire en hostilité flagrante, lorsque la femme agressée cherche à limiter l’accès de l’agresseur à ses enfants».

En effet, pour des raisons que je ne m’explique pas vraiment, même si j’ai des bouts d’explications comme la volonté de minimiser les abus sexuels en général, et sur les mineurs en particulier, les tribunaux transforment alors la victime en coupable, et ni la mère (ou le père car parfois c’est bien le père le parent protecteur) ni l’enfant ne sont entendus.

 

richard-gardner-sex-abuse-hysteriaQuand la victime devient coupable : le miracle d’une justice préhistorique

Je l’ai vu dans tous mes dossiers : une mère, ou un père, qui dénonce l’autre parent comme abuseur, se voit accusé de mensonges et d’en vouloir à l’autre parent, qui devient aux yeux des juges une victime. Des études US ont ainsi montré que le fait de dénoncer des abus sexuels sur l’enfant impacte négativement les chances d’obtenir la garde de l’enfant.

Une étude de 1995 a ainsi « examiné 214 cas de divorces comportant des allégations d’abus sexuels qui ont été évalués par une équipe pluridisciplinaire d’une clinique universitaire : 72.6 % ont été considérés comme probables, 20 % improbables et 7,4 % incertains. Ils ont aussi conclu que 40 des parents concernés ont été sanctionnés pour avoir fait part de leurs craintes d'abus sexuels. Ces sanctions se déclinaient comme suit: incarcération, perte de la garde au profit du parent désigné agresseur, mesure d’accompagnement éducative; limitation ou perte des droits de visite; avertissements de ne pas faire de nouvelles allégations d’abus devant les tribunaux, des services de protection ou policier ; interdiction d’amener l’enfant chez le médecin ou un thérapeute pour éviter d’autres signalements d’abus sexuels dans le futur ».

Généralement, toujours d’après cette étude, les sanctions du parent protecteur sont assez rares, sauf quand il y a réellement de fortes probabilité que l’enfant soit victime, et que ces abus sont appuyés par des preuves médicales, que la justice se refuse donc à prendre en compte.

Le résultat est clair : « Les chercheurs ont conclu que la garde exclusive était donnée au parent protecteur et des visites médiatisées au parent maltraitant présumé dans seulement 10 % des cas comportant des allégations de maltraitance. En revanche, dans 20 % de ces cas, les enfants ont été placés chez l’agresseur présumé qui obtenait l’autorité parentale exclusive. Dans les affaires restantes, les juges ont attribué la garde conjointe sans prendre de disposition pour encadrer les visites chez le parent présumé agresseur »

2203c4552859cb30de0f3dbce3fc4911-1439829252Edifiant. On sait que la justice est absolument nulle, qu’elle ne sert qu’à préserver l’ordre établi et à masquer ce qui dérange, mais là on parle bien d’enfants victimes de tyrans domestiques, de pervers voir de pédophiles.

Une étude a interrogé 400 parents qui se disaient protecteurs et dont seulement 25% ont conservé la garde de leurs enfants après la procédure de séparation. « Deux tiers des parents protecteurs ont perdu la garde au cours d’une procédure qui n’a donné lieu à aucune enquête du tribunal, empêchant toute possibilité d’appel. 90 % des mères ont rapporté qu’elles avaient été victimes de violences conjugales et la moitié des pères avaient des casiers judiciaires ». Mais de cela, les tribunaux n’en ont cure.

Donc, dans 75% des cas la garde a donc finalement été confiée à l’agresseur. La conclusion est que pour conserver la garde des enfants, potentiellement ou réellement victimes, il ne faut pas dénoncer les agressions ni sur la mère ni sur l’enfant, devant les tribunaux. On est en 2016 aujourd’hui, et on a l’impression d’avoir à faire à une justice issue tout droit du Moyen-Age.

Dans 50% de ces affaires, la mère a totalement perdu le contact avec l’enfant, probablement victime lui aussi. Personnellement, j’ai constaté cela. Les seules fois où la mère regagne des droits de visite, d’abord médiatisés puis chez elle, c’est quand elle cesse de dénoncer les violences du père contre les enfants. Je n’hallucine pas, l’étude dont je parle ici le confirme : « Soixante-six pour cent des mères ont continué de croire que leurs enfants avaient bien été agressés, mais 63 % des mères ont expliqué qu’elles ont cessé de dénoncer les abus de peur de perdre tout contact avec leurs enfants ».

A côté de cela, l’étude mentionne les frais judiciaires aberrants auxquels ont du faire face ces mère protectrices, autour de 100.000$. En france, j’ai constaté que les frais de justice, c’est environ 10.000€ par an, avec en moyenne un avocat par an, parce qu’ils s’avèrent absolument nuls dans 99% des cas et donc il faut en changer. Clairement, cela mène à la ruine, et en vain.

 

j79l3SaP-arnaqueLes « fausses accusations », le SAP & co

Les théories SAP [3] et compagnie (faux souvenirs) disent que quand des accusations d’abus sexuels surviennent lors d’une séparation, on est face à du syndrome d’aliénation parentale, que le parent protecteur ment et que l’enfant ment aussi, manipulé par le parent protecteur. Or, des études (sérieuses, pas comme les délires de Gardner et Underwager) montrent qu’il n’y a pas plus de fausses allégations dans les cas de litiges de garde qu’en général.

Et les accusations d’abus sexuels sont très rares (2% dans les cas de séparation). Les fausses accusations le sont donc encore plus (rien à voir avec les 60% sortis par Underwager avec ses études jamais entérinées par le monde scientifique et pour cause) : une étude a « conclu que le taux de fausses allégations s’élevait à 5% pour celles qui étaient commanditées par l'adulte et à 1% pour celles faites par l'enfant lui-même. En 2000, Oates et al. ont poursuivi cette étude, le taux de fausses allégations commanditées par un adulte s’élevait à 0,2 % et à 2.5 % provenant de l’enfant lui-même. Des résultats similaires ont été trouvés par d’autres chercheurs ». Pire : aux USA, une étude menée par les services de protection de l’enfance a conclu que seulement 0,1% des accusations rapportées aux services de l’enfance étaient délibérément fausses.

Accessoirement, il a été démontré que les pères sont bien plus enclins que les mères à faire de fausses accusations : « Parmi les allégations formulées par des mères, seulement 1,3 % étaient considérées par le tribunal comme délibérément fausses par rapport à 21% d’allégations faites par des pères et considérées délibérément fausses par les juges ». Et encore, dans les cas d’abus sexuels sur les mineurs, je me permets de dire qu’on atteint quasiment les 100% de fausses allégations commises par des « pères ».

 

Pourquoi la justice met les enfants en danger

divorce_accueil_du_juge_aux_affaires_familialesDiverses études ont évoqué des « raisons » pour lesquelles les tribunaux enfoncent les parents protecteurs et les enfants victimes :

==> Les préjugés sexistes et la pathologisation des mères qui dénoncent des maltraitances. On est là face au patriarcat dans toute sa splendeur, et la france est réellement à la traine en la matière. Cela s’illustre, notamment, par le fait que, toujours selon une étude universitaire, « les campagnes des agresseurs présumés pour décrédibiliser ses victimes sont facilitées par le fait que les juges et les évaluateurs psychosociaux appliquent souvent différent es normes de preuve en fonction du type d’allégations soulevées pendant un conflit.

Lorsque les mères allèguent des violences conjugales ou des incestes commis par le père, les auxiliaires de justice demandent un degré de preuve élevé. En revanche, une allégation selon laquelle une mère a fabriqué des allégations de maltraitance pour avoir le dessus dans un litige de garde est souvent prise en compte sans aucun support factuel ». Eh oui le problème est là en matière d’abus sexuels : la pseudo justice veut systématiquement des preuves matérielles, quasiment impossibles à trouver. Donc pas de preuve, pas de victime. Je trouve hallucinant qu’on en soit là en 2016 mais après tout dans, un pays qui nous fait revenir au XVIII e siècle, ça peut sembler logique. Du coup, il y a peu, voir pas d’enquêtes. Du coup, c’est le parent qui dénonce, qui lui est soumis à expertises psys par des psys pro SAP généralement, qui passe pour un menteur.

Phyllis Chesler, qui a travaillé sur la question, explique : « Le système judiciaire ne veut pas croire qu’un beau parleur, un homme charismatique puisse vraiment être un homme violent avec les femmes ou un agresseur d’enfant. Il est bien plus rassurant de croire que cette pauvre femme, traumatisée, épuisée, effrayée et rapidement ruinée ment, exagère ou imagine des choses ». Au final, le pervers, habile en manipulation, et auquel les juges, souvent eux-mêmes pervers s’identifient, estiment que le pervers est blanc comme neige et que c’est la mère qui est la cause du problème. En plus de cela, les « experts » ne sont pas formés du tout pour démasquer ces pervers, abuseurs et tyrans domestiques, qui sont capables de pleurer sur commande au tribunal et surtout de se faire passer pour des victimes devant les « experts » bidons que la justice mandate pour les « expertiser ». D’autant que ce genre de personnalité se fait toujours passer pour la victime, je l’ai vu moi-même dans nombre d’audiences au tribunal. A tel point que je pense que c’est même un élément essentiel pour repérer un pervers.

« Reconnaissant la gravité du problème, l’Association américaine du Barreau a publié un guide sur les conduites à tenir dans les pratiques judiciaires à avoir dans le meilleur intérêt de l’enfant. Les litiges de Garde deviennent fréquemment un moyen permettant aux agresseurs d’élargir ou de maintenir leur contrôle et leur autorité sur le parent victime après la séparation. Soyez conscient du fait que de nombreux agresseurs familiaux sont des grands manipulateurs, se présentent comme de bons parents coopératifs et dépeignent le parent victime comme une personne diminuée, encline aux conflits, impulsive ou excessivement protectrice ». Bref, c’est là qu’intervient le bouclier, la soi-disant « aliénation parentale ».

Palais-de-Justice0062-658x1024A ce stade il faut rappeler que le SAP n’a même pas été reconnu par le DSM, qui reconnait pourtant un tas de troubles et autres pseudos pathologies à tour de bras. Si le SAP n’est pas reconnu, c’est vraiment que rien, mais absolument rien, ne vient l’étayer.

==> Le manque d’éducation et de formation des juges en matière de violences familiales et de maltraitances y compris sexuelles contre les enfants (et pour cela, on peut remercier Bensussan et consorts). En effet, alors que ces juges et les évaluateurs de type éducateurs, psys etc., sont largement « formés » aux théories fumeuses du SAP, moins de 10% ont reçu une formation spécifique sur les abus sexuels et les violences familiales. Du coup, ils pre nnent en compte le SAP mais ni les abus sexuels, ni les violences conjugales.

Et ce constat porte sur un problème systémique, pas à la marge comme on pourrait l’espérer. En outre, un père abusif a tendance à dissimuler son caractère pervers et se présente bien, de manière respectueuse, devant les personnes chargées d’évaluer son cas. Une étude montre qu’alors, les déclarations de la mère sont moins crues, même quand elle dispose d’éléments de preuve. Eh oui : les pervers sont de grands séducteurs. « Une étude réalisée par 201 psychologues évaluateurs psychosociaux en matière de garde provenant de 39 états a constaté que la plupart ne considéraient pas la violence domestique comme un facteur majeur dans les litiges de garde. A l’inverse, trois quarts des évaluateurs ont recommandé de refuser la garde exclusive ou alternée au parent qui « aliénait » », précise l’étude.

  • ==> Le dogme de la garde alternée, grand combat des masculinistes, qui attaque systématiquement le parent jugé non conciliant, qui soi-disant cherche à écarter l’autre parent sans aucune raison. D’ailleurs, comme par hasard, des textes de l’ONU préconisent cette manière de faire. Et moi je sais que l’ONU, dans les secteurs de l’enfance, est infiltrée par les lobbys pro pédos. Le concept de « parent coopératif » est une arme absolue dans les litiges de garde, qui permet de dénigrer le parent protecteur car dénoncer l’autre parent comme un abuseur est considéré comme le summum de la « non coopération ». Et évidemment, les mères protectrices sont prêtes à tout pour éviter que leur enfant ne se retrouve seul avec l’abuseur. Du coup, elles se voient souvent retirer la garde. Un chercheur résume ainsi cet état de fait catastrophique : « Les juges qui font l’amalgame entre les violences et le conflit peuvent conclure que les parents qui s’opposent à la garde partagée sont dans une démarche de vengeance et soumettent les intérêts de leurs enfants à leurs propres intérêts alors qu’ils expriment des angoisses légitimes concernant leur sécurité et celle de leurs enfants. Ironiquement, en vertu de la disposition du « parent coopératif », la préoccupation légitime d’une mère concernant les compétences parentales de son conjoint maltraitant a un impact négatif sur ses chances d’avoir la garde, pas sur celles du père »

==> L’usage et l’interprétation inappropriés des évaluations psychosociales en matière de garde. N’importe quel parent protecteur qui a eu à faire à des experts psys dans le cadre de procédures de séparation sur fond de violences sait que l’agresseur réussit toujours haut la main l’examen, tandis que le parent protecteur, souvent à bout de nerfs, a tendance à le « rater ». Une étude de 1998 montre ainsi que « Les évaluations des agresseurs sont particulièrement malaisées étant donné le degré élevé de déni manifesté généralement par les agresseurs, le fait qu’ils n’ont pas un profil d’agresseur, et l’absence de profil type pour les agresseurs ».

pédophilie-apologie-article-mpiPar ailleurs, ces « tests » sont inaptes à évaluer la véracité des accusations de violences faites aux enfants, pour la simple raison que ces tests n’existent pas. Par contre, ils surévaluent les traumatismes des femmes déjà violentées par le pervers, en leur adjoignant un profil psychologique perturbé, alors que les violences sont, rappelons-le largement minimisées. J’ai vu nombre d’ « expertises » stigmatiser des mères protectrices, qui en plus d’être traumatisées par un pervers, le sont par la « justice » durant d’interminables procédures abusives.

Ces tests sont tellement ineptes qu’au final, ce sont les préjugés de l’évaluateur qui priment.  C’est ainsi que les mères passent souvent pour « instables », « hystériques », « possessives », cherchant à « casser l’image du père » ou à « effacer la place du père », alors que le comportement des pères passe pour totalement justifié. Un exemple, cité dans l’étude : un père qui nie avoir harcelé son ex, et qui a été vu par le même expert qu’elle, a été cru sur parole par l’expert. La mère, qui dénonçait le harcèlement, a été qualifiée de « paranoïaque ». Evidemment le pseudo « expert » n’a jamais considéré utile de jauger la réalité des propos du père.

 

104764755_oRichard Gardner, grand défenseur des pédophiles

J’ai déjà expliqué dans les longueurs qui est Richard Gardner, l’inventeur du SAP, et aussi son collègue Ralph Underwager, inventeur des tout aussi bidons « faux souvenirs », un machin inventé par la CIA pour désamorcer la vague de dénonciation d’abus sexuels de type rituel commis sur des centaines d’enfants de crèche et de maternelle.

Le SAP a d’ailleurs été inventé en 1985, en plein dans cette vague de dénonciations. Qui n’ont, grâce à lui et à d’autres experts appelés à la rescousse dans les tribunaux, débouché que sur de très rares condamnations. Car au final, on a dit que les enfants déliraient, de même que leurs parents et les experts qui les avaient estimés crédibles.

Gardner, qui a clairement défendu Woody Allen et accusé Mia Farrow d'avoir manipulé ses enfants afin d'accuser Allen, a en réalité tout du parfait imposteur, et il est surprenant que des gens qui se revendiquent sérieux reprennent ses théories. Il revendique sur ses CV d’avoir enseigné à l’université de Columbia, ce qui n’est pas certain du tout. L’individu a même réclamé lui aussi des sanctions contre les personnes qui signalent des abus sexuels (même avérés).

Comme ses études étaient complètement bidons et que les revues scientifiques à peu près sérieuses n’en voulaient pas, Gardner a créé sa propre maison d’éditions, Creative Therapeutics, Inc, où la plupart des 250 bouquins, vidéos et articles de Gardner ont été publiés, dont ses premiers articles sur le SAP. Le bouquin « Sex Abuse Hysteria: Salem Witch Trials Revisited » (Hystérie des abus sexuels : le procès des sorcières de Salem revisité) a été publié dans sa propre maison d’éditions en 1991, de même que « The Parental Alienation Syndrome and the Differentiation Between Fabricated and Genuine Sex Abuse Allegations », un de ses premiers bouquins sur le SAP publié en 1987, ou son premier article sur le sujet « Child Custody Litigation: A Guide for Parents and Mental Health Professionals », publié en 1986. Rappelons qu’en principe, pour être reconnu, le travail d’un scientifique doit être publié dans des revues « sérieuses », avec un comité de lecture qui valide les recherches, ce qui n’a jamais été le cas pour Gardner.

Le SAP, j’en ai déjà parlé, mais en gros il s’agit de dire qu’un enfant qui évoque des abus sexuels dans le cadre d’un divorce ment. Selon Gardner, l’enfant mentait d’abord dans 90% des cas, puis dans 30%, à la fin de sa carrière. Pour Gardner, la pédophilie intra familiale relève d’une tradition  plus que d’une déviance, et la pédophilie devrait être intégrée dans la liste des comportements sexuels basiques, tels que l’homosexualité par exemple. Mais, le sadisme sexuel, la nécrophilie, la zoophilie ou la scatologie devraient selon Gardner être considérées de la même manière.

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Il reprend aussi la théorie des pédophiles, selon laquelle les enfants seraient à la recherche de sexualité avec les adultes, ce qui est particulièrement inquiétant pour un psy spécialisé dans les enfants. Il reprend aussi cet autre argument bien connu, selon lequel « les abus sexuels ne sont pas nécessairement traumatisants ; ce qui est déterminant dans l’aspect traumatique des abus sur les enfants, c’est l’attitude de la société envers la personne poursuivie ». De fait, il n’y a pas un seul forum de pédos dans lequel on ne trouve pas  cet argument absolument débile. Comme les autres, d’ailleurs, mais c’est fatiguant de répéter pourquoi on a créé la notion de mineur en droit.

En ce qui concerne sa préoccupation pour le bien être des petites victimes, Gardner a écrit que « On doit dire aux enfants qu’il n’y a pas de parent parfait. L’exploitation sexuelle doit être mise dans la liste des choses négatives, mais les choses positives aussi doivent être appréciées ». Selon Gardner, le parent pédophile ne doit pas être écarté du foyer où vit l’enfant, sauf si vraiment il reste complètement pédophile et que le rapprochement avec la famille (et sa victime) a raté.

Alors qu’aujourd’hui, on cherche à mettre les enfants à l’abri le plus rapidement possible. Il faut également dire aux enfants « que dans d’autres sociétés, ces comportements [pédophiles] étaient considérés comme normaux », et en outre « il faut aider les enfants à comprendre que nous avons dans nos sociétés une attitude exagérément punitive et moraliste concernant les accusés d’abus sexuels sur les enfants ». Il n’y a pas besoin de faire un dessin pour comprendre que des types comme Gardner, encensés encore aujourd’hui par des « spécialistes » comme Bensussan en France, ont fait perdre des dizaines d’années dans la prise en charge des victimes d’abus sexuels, particulièrement quand il s‘agit d’enfants. Je m’arrête là sur les théories fumeuses de Gardner, mais la liste est longue et on pourrait en faire une encyclopédie de la propagande pédophile. Accessoirement, toutes ces théories ont été publiées par sa propre maison d’édition.

Gardner a été tellement critiqué qu’il a tenté de répondre à la plupart des reproches, souvent acerbes, faites par ses « collègues » (notamment les spécialistes US des abus sur les enfants qui n’ont pas reconnu le SAP) et par les associations de victimes. Rappelons que le SAP n’est toujours pas inscrit dans le DSM, qui recense les troubles mentaux officielles, et qui a pourtant une furieuse à s’étoffer à chaque révision. Si le SAP n’y est toujours pas malgré le lobbying intensif de Gardner, c’est qu’il n’a vraiment aucun fondement scientifique (il n’est toujours pas reconnu, malgré moult tentatives, dans le DSM qui recense pourtant des centaines de troubles et autres maladies mentales parfois sans fondement autre que celui de vendre des médocs). En France, pourtant, des psys comme Paul Bensussan, qui défend les accusés de pédophilie jusque dans nos médias, se basent uniquement sur le SAP pour décrédibiliser la parole des enfants. Et des associations comme SOS Papa, qui défend tous les pères, y compris les pères accusés d’actes pédophiles, font leurs choux gras avec ledit SAP, brandi comme un bouclier par les pédos.

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Parmi les élucubrations de Gardner, bon nombre visaient à faire accepter la pédophilie. "La pédophilie sert des buts procréateurs. Évidemment, la pédophilie ne sert pas ce but de façon immédiate puisque les enfants ne peuvent tomber enceinte ni rendre d’autres enceintes. L’enfant attiré dans des interactions sexuelles dès l’enfance est susceptible de devenir hautement sexualisé et de rechercher activement des expériences sexuelles durant les années précédant la puberté. Un tel enfant “ chargé à bloc ” est susceptible de devenir plus actif au plan sexuel après la puberté et donc susceptible de transmettre rapidement ses gènes à sa progéniture. [...] L’idéal est donc, du point de vue de l’ADN, que l’enfant soit sexuellement actif très tôt, qu’il ait une enfance hautement sexualisée avant d’entamer sa puberté", a-t-il écrit. Il estime, en effet, que certaines pratiques comme la zoophilie, la coprophilie et d’autres peuvent être utiles à la survie de l’espèce.

Quant à sa définition du viol d’enfant, elle semble des plus floues : "Il existe tout un continuum qui doit être considéré ici, allant de ces enfants qui ont été forcés et qui n’ont pas pris de plaisir (et qui peuvent même être considérés comme ayant été violés) jusqu’à ceux qui ont retiré énormément de plaisir (avec des réponses orgasmiques) de ces activités sexuelles", a-t-il écrit.

Lui aussi estime que les procédures pour abus sexuels sur les mineurs sont pires que les abus eux-mêmes : "Ce qui détermine le caractère traumatique ou non de l’expérience, c’est l’attitude sociale à l’égard de ces rencontres", écrivait l’ami des pédophiles. Ce sont exactement les mêmes théories que reprenait Cohn Bendit dans l’émission où il défendait la pédophilie. Gardner a d’ailleurs milité pour abolir l’obligation de signaler les abus sur les mineurs, et pour que les professionnels qui font des signalements ne soient plus systématiquement protégés.

ACLU-NAMBLA

D’après les observateurs, « la théorie du SAP a eu un effet profond sur la manière dont les tribunaux de notre pays abordent les allégations d’abus sexuels, particulièrement lors de divorces ». De fait, comme Underwager, il a en partie fait sa com ‘ en défendant les accusés de faits pédophiles jusque dans les tribunaux, et serait ainsi intervenu dans 400 affaires environ à travers 25 Etats.

On constate que Gardner rejoint parfaitement les théories fumeuses de la NAMBLA (north american man boy love association), le lobby pédophile US. Quand il dit que "si la mère réagit de manière hystérique aux abus, et qu’elle s’en sert d’excuse pour mener une campagne de dénigrement du père, le thérapeute doit essayer de la calmer", car selon lui c’est cette "hystérie" qui donne un mal être à l’enfant. A regarder certains dossiers en France, on peut se demander si cette théorie n’est pas plus répandue qu’on ne croit dans le monde des professionnels de l’enfance. On pourrait énumérer pendant longtemps les sophismes pédophiles de Richard Gardner, mais d’autres l’ont déjà fait. 

Gardner est allé assez loin dans ses propos pour défendre les pédophiles, comme quand il déclare que "On doit l’aider [l'enfant] à reconnaître que, même aujourd’hui, [la pédophilie] est une pratique largement répandue et acceptée, littéralement, par des milliards de gens. Il doit considérer que, dans notre société occidentale en particulier, nous avons une attitude très punitive et moralisante envers de telles tendances ". 

 

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SAP créé par des pédos, pour des pédos

Comme le dit cette étude, « La recherche a réfuté la majorité des hypothèses de Garnder concernant l’aliénation chez les enfants ». Je pose la question : pourquoi ce truc est-il encore l’arme fatale des pédos dans les cas de séparation ? La réalité, c’est que les enfants ont peur et ne veulent pas aller chez le parent qui les oppresse.

Le problème avec le SAP, selon moi est double : d’une part, il nie absolument la parole des enfants (et du parent protecteur), d’autre part elle évite toute étude approfondie des cas de violences, quelles qu’elles soient.

Par ailleurs, avec la théorie de Gardner, seules les femmes sont responsables. Selon ce pédophile, les mères mentent et instrumentalisent leurs enfants. Et dans cette théorie, seule la parole du père, qui je le rappelle est dans les cas séparations conflictuelles est considéré comme la victime, compte. Un enfant qui rejette son père, sachant qu’aucune enquête sérieuse n’a été menée, est considéré comme étant « instrumentalisé ».

En bon pédophile, Gardner, inventeur du SAP qu’il a utilisé dans des centaines d’audiences aux USA pour défendre des pères accusés de violences, s’attaque clairement aux mères, qui sont généralement le parent protecteur. Il a ainsi déclaré : « Les enfants ne sont pas nés avec des gères qui les programment à rejeter leur père. Une telle haine est induite par l’environnement, et la personne la plus susceptible d’avoir induit l’aliénation est la mère ». Voilà la théorie qui est devenue le dogme des tribunaux en france comme ailleurs. Il n’est pas venu à l’idée de ce mec que les enfants pouvaient avoir peur de leur père, et cela pour moult raisons.

Selon Gardner et ses sbires du genre Van Ghijseghem ou Bensussan, la parole de l’enfant, dans ces cas précis, ne doit a priori pas être prise au sérieux. Et qu’importent les études, sérieuses celles-là, qui montrent que le mensonge est extrêmement marginal chez les enfants. En revanche, la parole du père est parole d’évangile, pour ce genre d’ « expert ». Ils considèrent qu’a priori le père désigné comme agresseur n’a aucune raison de mentir, et même qu’il ne ment pas.

 

Les 27 affaires étudiées

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Les 27 affaires étudiées ici étaient des cas de séparation dans lesquels les enfants ont d’abord été confiés à l’agresseur, pour une durée moyenne de 3, 2 ans. Dans ces 27 dossiers, 78% des enfants avaient dénoncé des maltraitances sexuelles et 52% des maltraitances physiques. 60% des mères avaient évoqué des violences conjugales et elles ont dans un premier temps obtenu une ordonnance de protection, pour elles ou pour l’enfant.

Dans presque tous ces dossiers, les enfants ont parlé au parent protecteur, et à quelqu’un d’autre, notamment des professionnels. Les violences ont été signalées mais dans 63% des cas elles ont été jugées sans fondement. Au fil de la procédure, on se rend compte que les enfants dénoncent moins, que les violences sont moins prises au sérieux par la justice, et que les nouveaux signalements n’entraînent plus d’enquête sérieuse.

Dans 59% de ces dossiers, la garde exclusive a été confiée à l’agresseur, dans 26% au parent protecteur.

Deux tiers des mères ont été « pathologisées » (on leur a trouvé un problème) parce qu’elles demandaient la protection de leur enfant. Presque 8 fois sur 10, les décisions judiciaires jetaient le doute sur la crédibilité de la mère. Et dans certains cas, des mères à qui on avait diagnostiqué un « trouble » ou autre pathologie n’ont pas pu récupérer la garde de leur enfant même après que la justice ait admis qu’il y avait des maltraitances chez le parent abuseur.

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« Les mères ont souvent été punies pour avoir dénoncé des maltraitances et les tribunaux ont souvent érigé des systèmes qui rendaient les tentatives de protection des enfants par la mère plus compliquées. Par exemple, un rapport rédigé par un évaluateur affirmait que le fait que la mère pense que son ex conjoint avait maltraité son enfant était en soi une forme de maltraitance. Voici ce qu’il a affirmé:

« Elle semble être incapable de prendre conscience des sentiments virulents et des motivations qui l’ont conduite à adopter ce comportement et à dépeindre le papa en tant qu’abuseur d’enfant et parent inapte. Elle est obsédée par sa campagne de dénigrement du père et ne se soucie pas de l’impact négatif que ce comportement peut avoir sur son fils et sur la relation de son fils avec son père...  Cette croyance erronée et les fausses accusations qu’elle profère contre le père sont en soi une forme de maltraitance de l’enfant ».

La mère a perdu la garde et l’enfant a continué à être maltraité. Plusieurs années après, le père a été arrêté car il avait violé son fils »

C’est presque au mot près ce que j’ai lu dans diverses expertises de mères protectrices qui se sont vues retirer la garde pour avoir dénoncé tant qu’elles le pouvaient des abus sexuels commis par le « père » sur l’enfant. Incroyable, mais vrai. Ce type d’ « expertise » est la norme, et plus les abus sont circonstanciés, plus les « experts » ont recours à ce genre de raisonnement. On peut penser qu’ils sont tous pro pédophiles, mais je pense que surtout, les pervers se reconnaissent entre eux.

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C’est même au point où nombre de ces mères ont reçu l’injonction de cesser de dénoncer les abus en question sinon elles ne voyaient plus les enfants, et cela, je l’ai vu moi-même dans plusieurs dossiers, si pas tous, de manière plus ou moins claire. J’ai aussi constaté qu’au fil des procédures, les enfants parlent de moins en moins : ils constatent que plus ils parlent, moins ils voient leur parent protecteur. Autant dire que le système est efficace, et qu’il permet de minimiser de manière effrayante l’ampleur des abus sexuels.

L’étude montre que si les juges n’ont pas cherché à protéger les enfants c’est dans les deux tiers des cas parce qu’on a trouvé une pathologie au parent protecteur, la mère dans ces 27 dossiers.

« Il a été difficile pour les parents protecteurs de récupérer la garde. Les enfants ont finalement pu être protégés grâce à de multiples procédures judiciaires. Les parents protecteurs sont parvenus à récupérer la garde en faisant appel de la décision judiciaire de première instance », lit-on dans ce document.

Il est également important de noter les raisons pour lesquelles la justice a, dans ces 27 affaires, fini par prendre des mesures pour la protection des enfants.

« Si les affaires ont fait l’objet d’un renversement de situation, c’est principalement parce que les parents ont pu présenter des preuves de maltraitances et appuyer ces preuves grâce aux rapports de professionnels qui sont parvenus à contrer les fausses informations et les mythes diffusés » lors des premières audiences et expertises.

Notamment parce que les experts amenés à témoigner lors d’une procédure en appel ou devant des instances supérieures au tribunal de première instance avaient dans 57% des cas une réelle expertise en matière de maltraitances à l’égard des enfants. Dans 30% des cas le juge a constaté que l’enfant confié à l’agresseur allait de plus en plus mal.

Il y a aussi eu ceux qui ont été arrêtés pour les faits que l’enfant dénonçait depuis des années, ce qui a convaincu le juge qu’ils n’étaient pas aussi innocents que cela.

« Huit (30 %) de dossiers ont fait l’objet d’un appel, mais seulement cinq procédures d’appel ont été gagnées et ont permis de protéger les enfants. Dans trois cas, le parent protecteur a perdu la procédure en appel mais est parvenu à protéger l’enfant lors d’une procédure ultérieure. Lorsque le parent protecteur est parvenu à gagner la procédure en appel, c’est souvent parce qu’un tribunal inférieur avait violé les droits du parent protecteur ou négligé des preuves importantes de maltraitances », précise l’étude.

 

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La parole inaudible des enfants

Autre chose que tous ceux qui connaissent ce genre de dossier ont hélas pu observer, et cela de manière quasiment systématique : la parole de l’enfant n’est absolument pas prise en compte ni même entendue.

« Dans 78 % des cas, si le juge a confié la garde et l’autorité à l’agresseur c’est principalement parce que la mère ne semblait pas crédible et les allégations de l’enfant étaient considérées comme des inventions ou des exagérations.

Bien que les services de protection de l’enfant mandatés pour enquêter sur les maltraitances aient été alertés dans 93 % des cas, ces agences ont initialement considéré que ces allégations n’étaient pas fondées ou ont écarté toute possibilité de maltraitances dans 63 % des cas.

Bien que nous ayons eu des preuves convaincantes que tous les enfants de notre échantillon avaient subi des maltraitances, les SPE n’ont confirmé les maltraitances que dans 20 % des cas.

Ils se sont par ailleurs montrés très empressés à classer sans suite les affaires sans faire d’enquête suivant vraisemblablement en cela les vues des professionnels des tribunaux selon lesquels les allégations de maltraitances étaient fausses ».

A deux reprises, l’agence de protection de l’enfance, l’équivalent de nos services sociaux, a même classé deux affaires sans enquêter, au motif que les accusations survenaient dans un contexte de litige de garde d’enfant.

Pire : les tribunaux ont tendance à fermer les yeux sur les pères qui détiennent des images pédopornos.

 

Recommandations

L’étude conclut avec une série de recommandations :

  • Une enquête approfondie à la suite des premiers signalements
  • Les spécialistes des maltraitances doivent jouer un plus grand rôle dans la protection des enfants maltraités au sein des tribunaux aux affaires familiales, qui n’ont pas les moyens de mener des enquêtes approfondies et s’en remettent aux experts.
  • Les agences mandatées pour protéger les enfants (associations chez nous) doivent elles aussi enquêter sur les accusations de maltraitances. Les éducateurs doivent être formés aux abus contre les mineurs.
  • Les professionnels de la santé mentale et les juges doivent reconnaitre la logique déficiente qui consiste à pathologiser un parent dénonçant des maltraitances devant un tribunal.
  • La préférence du « parent coopératif » ne doit pas s’appliquer dans les cas de violences conjugales ou familiales.
  • Les experts doivent être mieux formés.

 

Quid du SAP aujourd’hui ?

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Si le SAP, considéré sans aucun fondement scientifiqu et qualifié de "mythe" par silberge, continue à sauver un tas de pédophiles de la case prison, c’est parce que, d’après moi, il y a autour de nos tribunaux un véritable lobby du SAP. Pourtant, nombreux sont ceux qui dénoncent ce machin, et qui eux sont des spécialistes des violences masculines ou des victimes. Le sociologue Patrick Jean a évoqué un « négationnisme de l’inceste », ce qui est hallucinant quand on sait les conséquences à court, moyen et long terme de ces abus sur les mineurs, et, si on veut rentrer dans le jeu politique, le coût que cela représente pour la société, avec des victimes souvent détruites et qui en tout cas connaissent des difficultés qu’elles n’auraient pas eues sans ces agressions.

C’est ainsi qu’en france, une plainte pour viol sur mineur a à peine une chance sur 16 de se conclure par une condamnation. Et je parle bien des plaintes, pas de la totalité des viols sur mineurs, qui sont au moins dix fois plus nombreux chaque année que le nombre de plaintes (6.000 environ, pour moins de 400 condamnations en 2012, en france).

Chez nous, les médias ne cessent de réclamer une « reconnaissance » du SAP, qui n’existe pas. Même si bien-sûr, certains parents, et souvent les pères d’ailleurs, instrumentalisent leurs enfants dans les cas de séparation.

Au Canada, où le SAP a fait le bonheur des pédos depuis des années, on commence à revenir de cette théorie et à mettre en garde contre son utilisation. Aux USA, où le SAP a été utilisé plus qu’à son tour, on commence aussi à prendre du recul : « le guide révisé en 2006 du Conseil national des juges aux tribunaux de la famille des États-Unis a inclus un énoncé qui dénonce le SAP comme de la junk science, c’est-à-dire une « science de comptoir ». Plusieurs États ont adopté des législations pour éliminer l’utilisation de ce type de défense dans les litiges de garde », écrivent les spécialistes Hélène Romano et Jacqueline Phélip.

Le problème, c’est que si on bannit le SAP, que vont faire les éminents « spécialistes » du SAP ? Pointer au chômage ? Ils ne vendront plus leurs livres, ne feront plus de conférences ou de formations, n’interviendront plus dans les tribunaux pour promouvoir leur machin. Autant dire : une perte sèche.

Alors ce petit lobby continue son travail de sape des enfants victimes, pour le plus grand bonheur des pédocriminels. Ce qui est assez hallucinant dans cette histoire, qui me fait penser au conte du roi nu, c’est que des gens censément intelligents, qui parlent du haut de leur grand savoir, parviennent à défendre cette théorie des plus aberrantes, et cela constamment, et cela dans l’ensemble des médias et par tous les moyens mis à leur disposition.



[1]  Pour les USA l’étude cite notamment les études Bancroft, Silverman, 2002 ; Brown, Frederico, Hewit et Sheehan, 2001; Erickson et O’Sullivan, 2011; Neustein et Goetting, 1999 ; Rosen et Etlin, 1996 ; Saunders, Faller et toman 2011).

[2] Par exemple, une étude US a montré que les pères accusés de violence sobtiennent la garde de leurs enfants dès les premières audiences dans 10% des cas, alors que les pères qui ne sont pas accusés de violences l'obtiennent dans 9% des cas. 

[3] Selon Gardner, le SAP c’est : « un trouble qui apparaît essentiellement dans un contexte de litige de garde. Sa manifestation principale est la campagne de dénigrement de l’enfant contre son parent, une campagne qui n’a pas de justification. Il résulte de la combinaison d’endoctrinement (lavage de cerveau) par le parent et de la participation de l’enfant à la diffamation du parent cible ».

Posté par Ceri à 20:09 - - Commentaires [114] - Permalien [#]
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29 juin 2016

Lille, ville où prospèrent les réseaux de prostitution de mineures

F3Aujourd’hui, un petit point sur les réseaux de prostitution de mineures dans la capitale nordiste et alentours (Roubaix, Tourcoing, la Belgique et ses bordels). Après quelques années dans ce secteur en tant que journaliste, j’ai constaté que des réseaux organisés existent, mettent la main sur des gamines, souvent paumées ou un peu trop naïves, et les exploitent dans la rue, des appartements ou même dans des bordels officiels en Belgique.

 

A la fin 2015, deux affaires de prostitution de mineures ont été mentionnées dans la presse locale. La première impliquait, du moins officiellement, cinq adolescents de banlieue qui prostituaient des gamines âgées de 14 à 21 ans.

Certaines d'entre elles faisaient carrément le trottoir avenue du Peuple Belge, haut lieu de prostitution en plein cœur de Lille, dans les beaux quartiers. Contrôlées régulièrement par les flics qui ont mis des mois à mettre le grappin sur les maquereaux, elles auraient fini, pour certaines, par être mises à l’abri.

Le profil des filles, d’après les médias : des fugueuses de foyers qui ne savaient pas où dormir et se sont retrouvées dans le réseau, violées, frappées et obligées de ramener un maximum de fric. Des équatoriennes, des Roms, bref pas de quoi fouetter un chat, que les braves gens dorment tranquilles.

 

Des gamines sur les trottoirs du centre-ville de Lille

En 2014, la presse évoquait une gamine de 12 ans, ramassée 8 fois en un an par les flics au même endroit. Relâchée dans la nature par les flics, elle est retournée tapiner à chaque fois. Inutile de dire qu’aucun client (ou presque) n’a été inquiété bien que la gamine « avait sa propre clientèle », selon ses collègues de trottoir.

Depuis quelques années, pas mal de filles et quelques garçons Roms sont également prostitué€s, toujours dans le même secteur du Peuple Belge. En 2014, 21 mineures ont ainsi été « interpellées » par les flics, un chiffre en forte augmentation au fil des années.

Mais qu’on se rassure, BFM nous explique que selon le chef de la sureté urbaine de Lille, Aurélien Cros : "Il n’y a pas de réseau derrière ces fillettes. C’est ce que nous appelons du proxénétisme artisanal. C’est une situation qui nous révolte mais on veut davantage les aider que les stigmatiser."  RTL nous dit même que les gamines sont seulement « attirées par l’argent facile ». Circulez y’a rien à voir, surtout pas de réseau.

bfmComme an Angleterre, la plupart des filles mineures qui sont prostituées sortent de foyers où on ne prend manifestement pas assez de précautions avec elles.

A quelques kilomètres de là, en Belgique, des mineures de Roubaix et Tourcoing ont été retrouvées, à l’occasion d’un rare contrôle de police. C’était en 2009. Les gamines avaient été accrochées par des types du côté de Roubaix. Pour l’une d’elles, qui a réussi à s’enfuir quand des flics sont entrés dans le bordel, elle avait rendez-vous avec un jeune de Roubaix, un soir. Embarquée et amenée directement dans un bordel de Courtrai, elle a été retenue de force, à 16 ans, et obligée à enchaîner les passes.

J’ai travaillé sur cette affaire, et la maquerelle du bordel s’en est tirée en disant que la gamine avait de faux papiers et qu’elle ignorait qu’elle était mineure. Les macs s’en sont tirés en niant en bloc, et n’ont pris que quelques mois de prison, donc ils n’y ont pas mis les pieds (en prison). Bref, pas de coupables, et une gamine traumatisée qui a dû avec sa mère quitter le Nord pour se reconstruire et échapper aux tarés.

L’avocate de cette adolescente m’a expliqué que ce n’était pas la première à se faire avoir de la sorte, loin de là, mais qu’il était très difficile de faire condamner les coupables. Je l’ai constaté par moi-même. Le parquet belge m’a dit que les contrôles étaient sérieux et systématiques, les flics m’ont dit qu’ils n’avaient pas les moyens de contrôler les nombreux bordels frontaliers, j’ai écrit un article et après cela le parquet a toujours refusé de me répondre. La seule réponse que j’ai pu obtenir est : « on ne communique pas là-dessus, c’est un sujet sensible ». Ah bon ? Pour moi aussi c’était sensible, ces gamines poussées dans la prostitution contre leur gré, retenues de force dans des bordels glauques et exploitées par des réseaux, car il faut appeler un chat, un chat.

Tous les tarés impliqués dans ces affaires continuent aujourd’hui leur business, et on le sait bien l’impunité ne pousse pas à la modération. Une des gamines prostituées en Belgique n’avait que 13 ans mais cela ne pose problème à personne.

J’ai alors cherché à comprendre comment il était possible que les coupables ne prennent que des peines absolument dérisoires, quand ils sont condamnés. J’ai parlé à une patronne de bordel, révoltée par ce système. Elle m’a expliqué que des juges de Bruxelles, qui plaçaient des gamines dans des foyers, en envoyaient certaines dans les bordels où elles étaient forcées à la prostitution. Impunément bien-sûr, parce que ce système durait depuis des années et n’a jamais cessé.

On peut aussi rappeler qu’au départ de l’affaire dite « du Carlton », il a été question de mineures[1]. Dans certains bordels où se fournissait le troupeau, il y avait effectivement des mineures, mais ces bordels-là ont été vite « oubliés » par la justice. En tout cas, il y en avait au moins une de 19 ans qui s’est retrouvée à Washington, mais elle est arrivée par un autre biais, celui d’un média bien connu en France.

 

vsdUn réseau de proxos vite sorti de prison

Revenons à Lille. Bizarrement, quand l’affaire des ados proxénètes a éclaté, une autre affaire est plus ou moins sortie mais très discrètement. Il s’agissait nous disait-on d’un autre réseau de prostitution, dont la presse officielle (La Voix du Nord, seul groupe média local) a plus ou moins parlé. Les médias locaux ont évoqué une vingtaine de jeunes équatoriennes, dont certaines étaient mineures, même si le grand média local, La Voix du Nord, ne l'a pas précisé. Un détail, sûrement.

Dans ce réseau, on n’avait pas des ados proxénètes mais des gens mieux insérés socialement. Cette affaire est sortie au même moment, comme occultée par l’affaire des ados. Là, on avait un notable, médecin de son état (le « docteur F. »), qui louait apparemment une dizaine d’appartements où des filles, dont certaines mineures se prostituaient. Allez savoir pourquoi, la presse locale a parlé d’ «équatoriennes ». Quatre personnes, dont la femme de ce médecin qui a tenté de se planquer en Belgique, ont été collées en détention préventive en novembre 2015.

Mais tout ce petit monde a été très vite relâché dans l'attente du procès, en correctionnelle. Apparemment, la justice considère qu'il n'y a aucun risque qu'ils fassent pression sur les victimes ou qu'ils poursuivent leur activité. 

« Après plusieurs semaines d’enquêtes, les poli­ciers lillois ont déman­telé à la mi-novembre un vaste réseau de proxé­né­tisme qui pros­pé­rait au sein de la commu­nauté équa­to­rienne implan­tée dans la métro­pole lilloise. Une petite entre­prise de proxé­né­tisme qui se déve­lop­pait grâce au rôle supposé majeur d’un méde­cin domi­ci­lié à Roubaix (Nord), qui louait des appar­te­ments à plusieurs des pros­ti­tuées mises en cause », nous explique VSD.

La femme du médecin officiait semble-t-il en tant que "mère maquerelle", et d'autres personnes ont été interpellées et relâchées dans cette affaire, notamment à Mouscron, de l'autre côté de la frontière belge.

Ce réseau était actif depuis 2012 nous a dit la presse, ce dont on peut légitimement douter vu le dégré d'organisation et le nombre d'appartements utilisés par la bande. Le réseau exploitait des filles, au Peuple Belge et dans les appartements loués par le « Docteur F. », un médecin généraliste qui continue manifestement à exercer puisque son cabinet est toujours ouvert. Ce même « Docteur F » avait déjà été embêté par la justice pour avoir sauvé la vie d’un type qui avait pris des balles dans le corps suite à une tentative de braquage d'un fourgon blindé, sans signaler à la justice ces blessures par balles, ce qui est pourtant obligatoire. Il avait ramassé 6 mois de sursis et 5.000€ d'amende. Une paille.  En décembre 2012, il a été sous le coup d'un "redressement judiciaire" prononcé par le TGI de Lille.

Sa société, toujours active, a deux activités: la médecine générale et la location de meublés.

A l’époque, il a déclaré que sa mission, en gros, était d’aider son prochain. Ledit médecin donnait aussi dans la fraude à la sécu, réclamant à la sécu plus de 400.000 € de remboursements en 4 ans, deux fois plus que tous ses collègues de la région.

 

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2016-06-29 19_48_46-DébutEn France l’UNICEF évoquait en 2001 le chiffre de 8.000 mineurs prostitués, et les seules affaires qui font la une sont :

  • Des enfants roms prostitués à la gare du nord ou à Lille
  • D’Africaines prostituées dans des réseaux (sauf à Lille où bizarrement la presse officielle nous parle d’Equatoriennes)
  • Des enfants migrants dont on perd la trace sans chercher ce qu’il advient d’eux
  • Des affaires comme le réseau pédophile d’Angers, ou Outreau, et qui sont largement étouffées[2]

Autant le dire : 15 ans après, crise économique et développement d’internet aidant, ce chiffre de 8.000 est allègrement dépassé. Aujourd’hui un pédocriminel n’a qu’à aller sur internet pour trouver des parents prêts à lui vendre leur gosse. Il sait déjà dans quels quartiers aller pour trouver de la chair fraiche contre quelques euros, même si le réseau Albenque a montré que les pédos connaissent toujours les bonnes adresses où ils trouveront de quoi s’amuser. Je note tout de même que, d’après les médias officiels, en 2014 on aurait compté « 5.000 à 8.000 » mineurs prostitués en France, ce qui est un non sens absolu car le chiffre aurait diminué au fil du temps, ce qui, quand on connait le problème de la pédocriminalité, est juste impossible si rien n’est fait pour lutter efficacement contre ce fléau.

 Accessoirement, le titre de 20 Minutes était « Entre 5.000 et 8.000 mineurs se prostituent aujourd’hui en France ». Donc ce sont les gamins qui se seraient levés un matin en se disant « ah tiens, si j’allais « me » prostituer aujourd’hui ». Evidemment la réalité est bien plus glauque : on sait que déjà chez les prostituées adultes « consentantes » environ 9 sur 10 ont été victimes de viols et/ou d’agressions sexuelles dans l’enfance. Par ailleurs, un mineur est un mineur parce qu’on estime qu’il n’a pas le consentement (sinon il pourrait voter et rentrer dans l’armée)

La réalité, c’est que le tourisme sexuel visant des mineurs, ça ne se passe plus qu’au Cambodge ou en Indonésie, c’est aussi en Belgique, en France, aux Pays-Bas, en Angleterre, en Espagne. Et c’est à nos portes, juste en bas de la rue. Y’a pas à aller loin : à Angers, à Outreau, à Lille, à Paris ou à Toulouse, vous cherchez juste un quartier de gens au RMI et en quelques heures au maximum vous trouverez un gosse à vous mettre sous la dent. Et cela, les pédos le savent parfaitement.

Mais le plus inquiétant, c’est l’inertie des autorités, voir leur déni. Alors qu’en 2014 la cause nationale c’était justement les violences contre les enfants, la situation ne fait qu’empirer. Lesdites autorités, que ce soit via la justice, la presse, l’absence de réaction face au problème, passent leur temps à minimiser la catastrophe. Et on sait pourquoi : on est bel et bien dirigés par une clique de pédophiles, satanistes et cocaïnés, et pas à la marge.



[1] L’article que je mets en lien a une erreur : ce bordel n’appartenait pas à Dodo la Saumure, comme une procédure en justice l’a montré (Dodo connait bien les lois).

[2] Cet étouffement est du à deux choses : la « justice » veut des preuves matérielles qui n’existent pas dans le cas de viols répétés de mineurs. Aucun moyen de prouver que X a abusé Y à telle date, à tel endroit. Et aussi parce que généralement les clients sont des gens friqués, contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, c’est-à-dire que les réseaux de pédophiles ne sont composés que de cas sociaux.

19 juin 2016

Donald Trump : un entourage de mafieux et de pervers

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Alors que Donald Trump représente le seul opposant à la détestée Hillary Clinton, regardons d'un peu plus près dans quel milieu il évolue, et surtout les casseroles qu'il peut avoir collées aux fesses en matière d'abus sexuels, sur des mineures notamment. Car dans son entourage, il y a une belle bande de pervers, aux comportements aussi douteux que celui de Trump. Bref, il est un candidat parfait pour la Maison Blanche.

 

Dès le début de sa carrière dans l'immobilier, dans les années 60, des journalistes ont repéré une proximité entre Trump et certains mafieux, toujours prompts à lui rendre service et à lui éviter des ennuis. Son avocat, Roy Cohn, en plus de ses liens avec diverses familles mafieuses comme les clans Genovese ou Gambino, était très proche du pouvoir et de certains types, comme Craig Spence, qui faisait aussi dans la prostitution de mineurs.

 

Trump et la mafia

Trump a longtemps eu pour mentor un certain Roy Cohn, connu pour avoir été l'avocat de plusieurs grands mafieux, et qui a permis à Trump de se constituer un carnet d'adresses. D'ailleurs, un journaliste qui a travaillé sur le cas de Trump pendant 27 ans, David Cay Johnston, s'interroge sur ses liens avec la mafia, notamment en raison d'investissements dans des casinos et autres buildings du côté d'Atlantic City ainsi qu'à New York. Certains des mafieux avec qui il a fait des affaires étaient des clients de Cohn, et leurs entreprises étaient clairement dans l'orbite de la mafia.

 

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Cohn était lui même un bon ami de Craig Spence, ce lobbyiste qui avait défrayé les chroniques pour avoir organisé un réseau de prostitution de mineurs à la maison blanche[1], mais qui a eu la bonne idée de se suicider avant son procès, en 1989. De fait, parmi les clients de Spence, il y avait de hauts officiels des administrations Reagan et Bush, dans les années 80, mais aussi des militaires de haut rang, des hommes d'affaires locaux aussi bien qu'étrangers. Selon certaines sources, une liste de plus de 200 clients existait, mais elle n'a bien sûr jamais été mise sur la place publique [2].

Il est aussi probable que ce réseau était piloté par la CIA dans le but de faire chanter ou de manipuler diverses personnalités. La maison de Spence, où il organisait de nombreux "cocktails" connus dans toute la ville de New York, était bourrée de micros, de caméras dissimulées et de miroirs sans tain.

Par ailleurs, Cohn aurait carrément déclaré à un inspecteur de la police de New York, un certain James Rothstein, qu'il avait participé à un réseau de prostitution dont le but était de faire chanter ou de faire pression sur des politiciens, réseau dans lequel des mineurs étaient utilisés. Ce réseau aurait été opérationnel à l'époque de la grande chasse aux communistes, dans les années 50 et 60. 

Car, Cohn a aussi été un l'avocat de McCarthy dans les années 50, au moment où ce dernier menait cette chasse aux communistes, en voyant partout dans l'appareil d'Etat US. Alors qu'il dénonçait publiquement l'homosexualité, il était lui-même gay et est mort du SIDA en 1986. D'après certains, le réseau en question a continué à être opérationnel jusqu'à présent, et le réseau de prostitution de Deborah James Palfrey, en partie mis au jour il y a quelques années, avait également pour but d'accéder à des politiques afin de les manipuler. Pas de bol, elle aussi s'est suicidée juste après sa condamnation, en 2008. Elle avait, dit-on, une liste de 10 à 15.000 clients. Liste que la justice refuse évidemment de divulguer.

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D'après certaines sources loin d'être officielles, Cohn aurait aussi été en contact, à la même époque, avec des Nazis passés du côté US après la guerre, comme Otto Skorzeny, un important financier d'Hitler, Hjalmar Schacht, ou encore Werner Naumann. Selon John DeCamp, un sénateur qui a travaillé sur l'affaire Franklin, Cohn avait notamment pour rôle de mouiller diverses personnalités dans des soirées où des mineurs étaient violés, et où le chef du FBI de 1924 jusqu'à sa mort en 1972, Hoover, était parfois présent.

En 1971, Trump s'installe à Manhattan pour se lancer dans l'immobilier, et il choisit de prendre Cohn comme avocat. Ce qui a bien aidé Trump à se sortir de poursuites engagées par l'Etat pour diverses malversations.

Les liens de Trump avec la mafia, essentiellement la mafia juive, n'ont a priori pas cessé

En 2011, Trump aurait renoncé à se présenter à l'élection présidentielle de 2012 en raison de l'implication de deux de ses partenaires d'affaires dans un trafic de cocaïne. Engin Yesil, l'un d'eux, était son partenaire de business pour construire une tour à Istanbul pour 500 millions de dollars et a fait six ans de prison aux Etats-Unis dans les années 90. Un autre de ses partenaires d'affaires dans l'immobilier, Raoul Goldberger, a été arrêté en 2013 pour trafic d'amphétamines et d'ecstasy (spécialité de la mafia israélienne), et avait déjà été poursuivi pour le même genre de trafic en 1999.

 

Epstein, un ami un peu embarrsassant

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En avril 2016, une plainte a été déposée contre Trump par une femme, Katie Johnson, qui dit qu'il l'a violée quand elle avait 13 ans, à plusieurs reprises. Les faits se seraient notamment produits en 1994 lors d'une des innombrables partouzes organisées par Jeffrey Epstein, dont on a déjà parlé. Epstein, qui s'amusait dans la finance, était (avant d'être impliqué dans des viols de mineures) l'ami du prince Andrew, Ehud Barak (ex 1er ministre israélien), Bill Clinton et de bien d'autres gens du gratin[3].

Katie Johnson déclare que Trump était furieux contre elle et une autre gamine parce qu'il n'a pas été satisfait du rapport. Elle évoque une troisième victime du même âge et précise aussi qu'elle a été menacée ainsi que sa famille si elle ne faisait pas ce que Trump et Epstein voulaient. Epstein est également visé par cette plainte.

Dans le carnet d'adresses d'Epstein, on trouve les noms et les numéros d'Ivana Trump, la première femme de Trump, et d'Invanka Trump, sa fille, ainsi que plusieurs adresses et numéros de Donald Trump, notamment à Mar a Lago, son ranch où diverses partouzes ont eu lieu. Dans ce carnet, il y a également les coordonnées de nombreuses victimes d'Epstein et de ses copains pédophiles, aux USA ainsi qu'à Paris.

Alfredo Rodriguez, qui a été un assistant proche de Trump, avait en 2009 essayé de revendre ce carnet d'adresses , qu'il avait mis de côté, aux avocats de la défense pour 50.000$. Mais c'est le FBI qui est venu voir Rodriguez afin de récupérer le carnet, et l'a envoyé en prison 18 mois pour obstruction à la justice. Fort opportunément, Rodriguez est mort juste avant de témoigner devant le cour, d'une maladie nous dit-on. Il avait déclaré avoir vu des filles mineures à poil chez Epstein, alors qu'elles vannaient pour donner des "massages" dans les soirées du pervers.

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Aujourd'hui, quatre femmes ont porté plainte contre Epstein et certains de ses copains, et toutes ont eu le même parcours, recrutées alors qu'elles étaient mineures pour faire des massages, ou en tant que mannequins. Car Epstein était aussi à des agences de mannequins sulfureuses.

D'autres accusations du même registre ont été faites par une femme qui décrit un comportement à la DSK, comme si toutes les femmes, y compris jeunes, n'étaient que des objets sexuels à sa disposition. Une certaine Jill Harth, compagne d'un autre partenaire d'affaires avec lequel Trump était en délicatesse, a porté plainte car il aurait tenté de la  violer en 1992 à l'hôtel Plaza à New York puis en 1993 dans sa résidence de Mar-a-Lago. Elle déclare carrément que Trump a essayé de faire d'elle une esclave sexuelle. La plainte a été retirée suite à un arrangement à 125 millions de dollars.

C'est d'ailleurs dans cette résidence de Trump à Mar-a -Lago (où Trump avait aussi créé un "club privé" dont Epstein était membre), que Virginia Roberts, une femme d'une trentaine d'années qui a été l'une des premières à porter plainte contre Epstein, a été embauchée comme "femme de chambre", pour 9$ de l'heure, alors que son père y travaillait comme ouvrier. C'est à Mar-a-Lago qu'Epstein l'aurait recrutée en tant que "masseuse", en 1998 à l'âge de 15 ans.

Roberts a ensuite été trimballée en jet privé dans les divers pieds à terre d'Epstein, où elle l'a vu abuser de très jeunes filles à moult reprises, y compris, dit-elle dans sa plainte, de deux gamines françaises de 12 ans. Virginia Roberts a aussi déclaré qu'Epstein la forçait à avoir des rapports sexuels avec des gens du gratin, politiciens et hommes d'affaires notamment, un peu partout à travers le monde. Parmi eux, le prince Andrew.

Bien qu'il le nie aujourd'hui, en 2002 Trump disait qu'il connaissait Epstein depuis 15 ans et que comme lui "il aime les jolies filles" (jeunes en plus, apparemment, ce qui ne semblait pas lui poser problème). Les deux ont évidemment continué à se fréquenter après, au moins jusqu'à ce qu'Epstein ait de petits ennuis avec la justice, en octobre 2007. D'ailleurs, dans le carnet d'adresses d'Epstein, il y a pas moins de 14 entrées rien que pour Trump. Cependant, quand la justice lui a demandé s'ils se fréquentaient, Epstein en a appelé au 5e amendement, qui permet de ne pas répondre.

 

L'affaire du yacht-bordel étouffée en Turquie

yacht trump

Un des partenaires d'affaires de Trump, un ancien haut fonctionnaire de l'URSS et diplômé de l'université de Columbia aux USA, dénommé Tevfik Arif0 [4], a été poursuivi en Turquie pour avoir mis en place un réseau de prostitution pour VIP avec des mannequins mineures venues d'Ukraine et de Russie. Il a été acquitté en 2012 au motif qu'aucune des femmes qui se trouvaient une fois à une partouze n'étaient mineures.

D'après l'enquête, qui a duré sept mois, plusieurs filles sur les 13 qui ont été repérées (et arrêtées) étaient mineures [5], mais finalement au procès il se serait avéré que non (cependant des écoutes téléphoniques montrent que les protagonistes évoquaient des filles de 16 ans, décrivaient leur âge, leur apparence, leur poids). L'un des types voulait des filles de 13 - 14 ans et d'après ces écoutes on les lui aurait fournies. Des businessmans payaient de 3.000 à 10.000$ pour une nuit avec ces filles, sur un yacht de 16 suites appelé Savarona.

Apparemment, des hommes d'affaires Russes, Kirghizes et Kazakhs, ainsi que des membres du gouvernement, ont également été arrêté lors de la procédure. Derrière cette affaire, il y avait aussi, d'après ce qu'en ont dit les médias trucs au début de l'affaire, un trafic de faux passeports commis par des officiels trucs et du blanchiment d'argent.

Les enquêteurs ont également parlé de réseau international de prostitution, d'une quinzaine de femmes prostituées dans un hôtel de la station balnéaire chic de Belek en Turquie, où mouillait le yacht mis en cause. Toutefois, les victimes de traite ont été expulsées immédiatement du pays et les types présents, puissants et bénéficiant de faveurs diplomatiques, ont presque tous quitté le pays sans être inquiétés.

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Un certain Alexander Machkevitch, ami d'Arif, homme d'affaire russo-israélien suflureux et président de l'Euro-Asian Jewish Congress, était également sur le yacht. Il le louait chaque été à 300.000$ pour 5 jours (alors que le tarif habituel était de 30.000$ la semaine), et était présent lors de la descente de police sur le bateau. Deux associés kazakhs de Machkevitch étaient aussi impliqués dans l'affaire.

Toutefois, parmi les personnes présentes sur le yacht le jour de la descente, seul Arif et une femme appartenant au monde de la mode, Ekaterina Maisuradze, ont été renvoyés devant le tribunal, pour un procès éclair plié en quatre audiences.

Une dizaine de lampistes qui n'étaient pas sur le yacht lors de la descente de police ont également été renvoyés devant le tribunal. Tout le monde en est ressorti libre, parfois cependant avec quelques mois de sursis, y compris les collaborateurs d'Arif qui ont été condamnés pour "inciter, faciliter, et organiser une activité de prostitution". Voilà une peine bien dissuasive...

Plus proche de Trump lui-même, il y a aussi plusieurs femmes qui l'accusent au minimum d'agressions sexuelles. Il y a par exemple cette femme qui a porté plainte contre Trump en 1997 avant de la retirer, probablement suite à des pressions. Malgré tout, cette femme continue à affirmer que Trump utilisait l'American Dream Festival, un concours de musique, d'art etc, pour se fournir en femmes, et même mineures. Trump aurait demandé à cette femme, qu'il a(urait) agressée sexuellement, de lui donner un accès à une des jeunes compétitrices, une tchèque âgée de 17 ans, que Trump a(urait) qualifiée d' "objet sexuel" devant elle.

 

D'autres amis violeurs -et pédophiles- de Trump

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Trump est également un vieil ami de Hugh Hefner, le patron de Play Boy, qui a traumatisé par mal de ses playmates, et dont certains disent qu'il est directement relié au programme Monarch. On notera d'ailleurs que Bill Cosby, accusé de viol par plus de 54 femmes dont certaines mineures, était un très grand ami de Hefner, ce pervers adepte des playmates parfois à la limite de la puberté.

Certaines des femmes qui accusent Cosby de les avoir violées, la plupart du temps après les avoir droguées, accusent aussi Hefner des mêmes faits ou d'avoir facilité lesdits viols. De fait, certains faits qui se seraient déroulés à la "Playboy Mansion" remonteraient à 1974 [6], quand d'autres sont situés par une victime en 2008. Plusieurs des "bunnies" de Hefner, des playmates qui vivaient à la Playboy Mansion, poursuivent aujourd'hui Cosby pour des viols et/ou des agressions sexuelles.

Fiona Barnett, cette australienne qui a dénoncé fin 2015 un vaste réseau pédophile et satanique (et nazi) dans son pays, a aussi expliqué qu'elle a été emmenée aux USA et notamment au Bohemian Grove, à plusieurs reprises[7]. Elle dit qu'elle a assisté à diverses cérémonies, et qu'elle a été droguée et violée par le révérend évangélique Billy Graham, un star dans le sud des states, un dingue très respecté par Trump. A cette occasion, elle dit qu'elle a assisté à un meurtre rituel commis par des politiciens en robe.

Graham a dit que Trump, qui a "une expérience dans les affaires", est "certainement" le prédisent dont le pays a besoin, et d'une manière générale Graham ne tarit jamais d'éloges sur Trump, qui était présent, tout comme la non moins débile Sarah Palin, à son 95 e anniversaire.



[1] Un réseau qui était au moins en partie approvisionné par les gamins placés à BoysTown, c'est à dire au réseau Franklin.

[2] Spence avait accès sans problème à la Maison Blanche, notamment grâce à un certain Donald Gregg, conseiller à la sécurité de Bush 1er, alors vice-président. Gregg a été impliqué dans le scandale de l'Iran Contra notamment.

[3] Figurent aussi dans le carnet Alec Baldwin, Ralph Fiennes, Michael Jackson et son avocat, Mick Jagger, Courtney Love, Flavio Briatore (ex patron de Benetton), Jean-Luc Brunel (grand ami d'Epstein quia payé ses frais de justice et patron de l'agence de mannequins MC2, basée à New-York et Tel-Aviv, dont certains jeunes mannequins ont été envoyés faire des "massages" chez Epstein. il a été mis en cause dans le milieu de la mode à Paris pour être accro à la coke et sauter sur toutes les gamines qu'il pouvait. Dans ke carnet, lié au nom de Brunel, il y a les numéros de plusieurs filles et de l'agence de mannequins Karins), Naomi Campbell (on se rappelle de cette histoire où le dictateur de Sierra Leone Charles Taylor lui a donné un gros diamant contre on en sait trop quelle prestation), Hermine de Clermont Tonnerre, Sarah Ferguson (l'ex du Prince Andrew, dont Epstein a payé quelques dettes lors du divorce), Robert Hurst (vice président de Goldman Sachs), Ted Kennedy Jr (de la famille Kennedy, associé d'Epstein dans le cabinet Epstein Becker & Green), Henry Kissinger (faucon néo conservateur impliqué dans moult coups foireux des USA à travers le monde, membre du Bilderberg, de la Trilatérale, du CFR et autres groupuscules), Caroline Lang (Time Warner), Jean-Yves Le Fur, Peter Mandelson (membre du Bilderberg, dénoncé comme étant membre d'une secte sataniste anglaise, ami des Rothschild , du prince Andrew, du pédophile Greville Janner, devenu commissaire européen), Alistair McAlpine (autre politicien anglais cité dans des dossiers de pédophilie), Peter Soros (neveu de George Soros), Sarah Kellen (ex mannequin qui a officié comme rabatteuse pour Epstein, qui s'appelle aujourd'hui Sarah Kensington et gère des sociétés pour Epstein), Ghislaine Maxwell (fille de Robert Maxwell le magnat des médias et rabatteuse en chef pour Epstein), David Rockefeller, et bien d'autres.

[4] La boîte d'Arif, Bayrock, a participé à la construction et à l'exploitation du Trump SoHo et du Trump International Hôtel aux Etats-Unis.

[5] La presse Turque parlait même de plusieurs filles de 16-17 ans sur le yacht, mais très vite il n'a plus été question que de deux mineures (dans la presse anglaise notamment), puis plus du tout au tribunal.

[6] Les premières victimes de Cosby remonteraient aux années 60.

[7] D'après d'autres victimes comme l'américain David Shurter, Fiona Barnett est une authentique victime d'abus rituels. Elle a dessiné quelques-unes des scènes dont elle se rappelle, et ses dessins ressemblent beaucoup à ceux d'autres victimes d'abus du même type.

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