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15 mai 2022

Si le covid n'est pas un complot...

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Après deux ans de cirque permanent pour effrayer la population et la contraindre à s’injecter des produits expérimentaux, le temps d’analyser les mécanismes de ce qu’on peut déjà qualifier de tragédie mondiale est venu. Il est désormais évident que cette "pandémie" et sa gestion hallucinante ne sont pas des faits isolés, et s’inscrivent dans un processus initié depuis bien longtemps.

 

Je vais commencer ici un article que je compléterai au fur-et-à-mesure. Je l'écris après avoir entendu plusieurs lanceurs d'alerte, médecins ou chercheurs principalement, dont les propos sont riches et essentiels pour comprendre ce qu'il se passe au quotidien, nier l'existence d'un "complot" derrière cette affaire de covid, succession de scandales ininterrompue depuis 2 ans. 

Celle-ci serait donc le fruit du hasard, de mécanismes qui se seraient mis en place tout seuls. Je crains qu'occulter d'office l'existence d'une dynamique en cours et d'intérêts privés derrière ce cirque nous empêche de bien comprendre le processus qui nous ont amenés là.

Pour commencer entendons-nous sur les termes:

Selon le Larousse, un "complot" c’est:

  1. "Une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation"
  2. "Une résolution concertée de commettre un attentat et matérialisée par un ou plusieurs actes" 
  3. "Par extension, projet plus ou moins répréhensible d’une action menée en commun et secrètement".

La seule raison pour laquelle tout cela n'est pas vraiment un "complot", c'est que le plan n'est pas secret. Il a été annoncé urbi et orbi par un tas d'illuminés depuis des années.

si le covid n'est pas un complot, j'ai plusieurs questions :

 

1. La conjonction vers une société de contrôle

Pourquoi observe-t-on une convergence des domaines économique, sanitaire, juridique, numérique, vers une société de contrôle à la chinoise?

On est forcés de constater, sans faire une démonstration trop longue, que le monde décrit par Klaus Schwab dans son ouvrage pathétique "La Grande Réinitialisation" (The Great Reset en anglais), est en train de se dessiner sous nos yeux :

  • Le tout numérique, avec l’incontournable identité numérique, les investissements massifs d’argent public dans la 5G, les infrastructures, objets et même les corps humains connectés, la dématérialisation qui avance à vitesse accélérée, le "passeport" dit "sanitaire" puis "vaccinal" poussé au niveau européen et national à présenter partout, le développement de l’IA et de l’économie de la donnée… "la pandémie accélérera encore plus l'innovation, en catalysant les changements technologiques déjà en cours (comparables à l'effet d'amplification qu'elle a eu sur d'autres problèmes mondiaux et nationaux sous-jacents) et en "suralimentant" toute entreprise numérique ou la dimension numérique de toute entreprise. Elle accentuera également l'un des plus grands défis sociétaux et individuels concernés par la technologie : la vie privée. Nous verrons comment le traçage de contacts a une capacité inégalée et une place quasi-essentielle dans l'arsenal nécessaire pour combattre la COVID-19, tout en étant capable de devenir un outil de surveillance de masse" écrivait Schwab en 2020.
  • Le chaos économique: la destruction des classes moyennes, des indépendants, des entreprises non connectées au système numérique mondial. Les Etats ne sont vus que comme des distributeurs d’argent public pour le privé et des garde chiourmes des populations. Schwab prône aussi le tout business, même teinté de vert et de "revenu universel". Le système financier est à bout de souffle et fin 2019 il était prêt à imploser, et comme on l’a vu les milliards injectés dans l’économie ont surtout servi à booster les dividendes des milliardaires, il faut donc un nouveau souffle et beaucoup misent sur le tout numérique.
  • La destruction de la santé publique, transformée en business et levier de contrôle social. La grande question est: jusqu’à quel point sont-ils prêts à aller dans ce registre, quels moyens sont-ils capables de mettre en œuvre à court ou long terme? La crise du covid montre qu’ils n’ont pas peur de ruiner des millions de vies en jouant les apprentis sorciers.
  • La sortie du cadre juridique national, européen et international au nom de la "crise", avec une avalanche de décrets, circulaires, règlements, directives et même de lois, in fine, pour détruire la constitution, les principes du droit et même les lois. On a vu des préfets passer outre les décisions de tribunaux pour imposer des restrictions dont on savait déjà à l’époque qu’elles étaient contre-productives. Mais d’un autre côté pour le monde du business, la liberté est toujours plus grande au fil de la dérégulation et de la "libéralisation" de l’économie, qui ont créé des monopoles de fait dans le numérique et des cartels dans les autres secteurs.

On peut ajouter aussi la militarisation de la police, particulièrement marquée sous le micron qui a acheté des fusils d’assaut et millions de munitions (2018), puis des tanks et blindés pour les "forces de l’ordre" (2021).

On doit aussi noter que ni le "tout numérique" ni la "révolution verte" ne pourront se faire telles quelles en raison du manque de nombreuses matières premières. La course pour mettre la main dessus ne fait que commencer.

 

2. La répétition des désastres "vaccinaux"

 

Pourquoi depuis plus de 20 ans, les "vaccins" promus par les mêmes individus sont-ils des échecs ?

Le covid n’est pas une première, bien que cette fois-ci les gouvernants et les lobbyistes de Big Pharma ont été particulièrement loin dans la démarche. Depuis 2001 et cette fameuse affaire de l’anthrax, les mesures prises sont de plus en plus draconiennes. Je renvoie notamment vers l’ouvrage de Robert F. Kennedy "Anthony Fauci, Bill Gates, Big Pharma – Leur guerre mondiale contre la démocratie et la santé publique" qui détaille les différents épisodes de "pandémies" depuis 20 ans. Où l'on constate une graduation dans la folie "vaccinale" et la coercition, facilitée par la coordination toujours plus forte des différents acteurs.

Dans les pays jusque-là "vaccinés" en priorité par Gates, beaucoup dénoncent les campagnes de "vaccination" comme étant juste de nouveaux outils de l’impérialisme américain. Aujourd’hui nous aussi sommes les "vaccinés" de Bill Gates, ce qui devrait laisser à réfléchir.

On notera que dès 1986 le National Childhood Vaccine Injury Act exonère les fabricants de vaccins de toutes responsabilités, à la demande du labo Wyeth pour son produit DTP (dyphrtérie, tétanos, polio).

Mais revenons sur quelques scandales récents, entre faux "vaccins" et fausses "pandémies". La liste suivante n’est pas exhaustive :

2000 : La polio

Menée à la suite d’une entente entre Anthony Fauci du NIAID (l’institut des maladies infectieuses US lié au NIH), et Bill Gates qui venait de lancer sa fondation, cette campagne a bénéficié de 450 millions de $ de la fondation Gates sur un budget de 1,2 milliard pour "éradiquer" la polio. La campagne mondiale avait commencé à partir de 1988, mais quand Gates et fauci s'en sont mêlés c'est devenu un très gros business.

Au début des années 2010 Gates a remis ça avec Bllomberg Philanthropies via la Global Polio Eradication Initiative, pour quelques dizaines de cas sporadiques restants. Deux versions de vaccins ont été développées : une pour les pays riches, une pour les pays pauvres donné par voie orale qui comportait un virus vivant qui pouvait rendre malade avec l’ingestion d’eau contaminée.

En Inde où la "vaccination" a été menée tambour battant comme d’ailleurs aux Etats-Unis depuis 2014, une épidémie de "myélite flasque aigüe, similaire à la polio mais deux fois plus meurtrière" (qu'on retrouve parmi les effets indésirables des mixtures anti-covid), a été observée suite à cette "vaccination" à coups de virus vivants et donc capables de muter et d’infecter. Le gouvernement a éjecté une bonne partie des sbires de Gates dans les instances d’autorisation des mixtures, et soudain le taux de paralysie pour poliomyélite a chuté.

Des épidémies de polio de souche vaccinale ont ainsi eu lieu dans plusieurs pays, comme la Chine, l’Italie ou Haïti alors qu’avant 2010 la maladie avait quasiment disparu (c’est d’ailleurs toujours pour "l’éradiquer" complètement que Gates a lancé sa 2e campagne anti polio).

En janvier 2020, la fondation Gates et le Rotary international annonçaient prolonger leur collaboration contre la polio en Afrique et en Asie, avec un nouveau programme de 450 millions de $, et en janvier 2022 l'OMS annonçait de son côté prolonger les efforts pour finir l'éradication du 0,01% de cas de polio qu'il reste dans le monde, avec un focus sur le Pakistan.

 

2001: L’anthrax

Cet épisode n’a pas touché l’Europe, mais aux Etats-Unis ça a été une grande affaire bien qu’elle ait commencé juste après le 11 septembre avec l’envoi de plusieurs courriers avec de l’anthrax à des députés puis à des médias mainstream.

Des gens comme Anthony Fauci qui était déjà le directeur du NIAID (l’organisme gouvernemental chargé de la recherche sur les maladies infectieuses) ont rapidement parlé d’une "épidémie" qui pourrait passer hors de contrôle, il a été question d’une attaque bioterroriste de Saddam Hussein, et alors qu’on disposait de traitements parfaitement connus, pas chers et efficaces contre l’anthrax (qui ne se transmet pas d’homme à homme) c’est l’option vaccinale qui a été retenue.

Aux Etats-Unis, la recherche sur les armes biologiques a été vivement relancée en 2001 juste avant les attaques à l’anthrax qui ont eu lieu à partir du 18 septembre 2001. Le budget est passé à plusieurs milliards de $ par an mais comme le Pentagone ne pouvait pas financer directement des recherches dans ce domaine en raison du traité sur l’interdiction des armes biologiques, il a confié cette tâche au NIH et en particulier au NIAID.

Les autorités ont financé le développement d’un "vaccin" expérimental appelé BioThrax,  développé par Emergent BioSolutions, dont on soupçonnait déjà le caractère toxique puisqu’il était utilisé depuis plusieurs années sur les militaires. Le gouvernement l’a ensuite acheté pour remplir le stock national de médicaments. Il était au départ recommandés pour les soignants, les postiers, les pompiers

Suite à cela, le Public Health Security and Bioterrorism Preparedness and Response Act a été passé dans la foulée en 2002, qui créé le BARDA, le Biomedical Advanced Research and Developpment Authority pour financer de nouvelles technologies médicales pour le stock de médicaments nationaux. 

Quant à l’origine de l’anthrax, il s’agit d’un labo de l’armée US où plusieurs programmes de recherche militaires portaient sur l'exploitation d'anthrax.

 

2002 - 2014 : Scandale des vaccins contre le tétanos.

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Des vaccins contre le tétanos d'un genre spécial ont été administrés à des femmes pauvres de 57 pays. Selon Kennedy, "Ces vaccins auraient été mélangés à une formule développée par la fondation Rockefeller pour stériliser les femmes contre leur gré". Au Kenya des médecins ont en effet retrouvé un agent stérilisant dans les mixtures, qui n’étaient bizarrement données qu’aux femmes en âge de procréer et visaient spécialement les femmes enceintes au motif de protéger les bébés.

Selon un des médecins qui a analysé des échantillons de "vaccins" (injectés en 5 piqûres à 6 mois d’intervalle, au lieu d’une seul habituellement avec les vaccins antitétanos), le Dr Ngare, "La seule fois où le vaccin contre le tétanos a été administré en cinq doses, c’est lorsqu’il est utilisé comme support dans des vaccins régulateurs de la fertilité contenant l’hormone de grossesse, la gonadotrophine chorionique humaine (HCG) développée par l’OMS en 1992 (…) Nous savions que la dernière fois que cette vaccination à cinq injections avait été utilisée, c’était au Mexique en 1993 et ​​au Nicaragua et aux Philippines en 1994.Cela n’a causé de fausses couches que trois ans plus tard". Cette HCG a été retrouvée par trois laboratoires indépendants dans les mixtures.

La campagne de vaccination menée au Kenya en 2014 et dénoncée par ces médecins a été promue par l'OMS, la fondation Gates ainsi que le gouvernement Kenyan. Elle a été menée sous étroite surveillance policière, chaque flacon vide devant être retourné à l’OMS. Les flacons de ces mixtures produites par le Serum Institute of India n'étaient pas stockés sur place, mais arrivaient directement depuis l'aéroport de Nairobi. En Tanzanie, au Nicaragua, au Mexique et aux Philippines des problèmes similaires ont été relevés.

Le "vaccin" anti gestation a été développé en 1972 par le Dr Talwar, un indien, sur le principe de créer des anticorps aux hormones qui permettent d'être enceinte. Les femmes qui sont déjà enceintes avortent et les autres deviennent stériles. Dès1976 l'OMS aurait lancé ses propres travaux, pour combiner le "vaccin" stérilisant HCG avec le vaccin anti tétanos, et en 1993 elle annonçait la finalisation d'un "vaccin de contrôle des naissances".

 

H5N1 – Grippe aviaire de 2005 – 2006

 

Janvier 2004 : alerte de l’OMS sur quelques cas de transmission du H5N1 à l’homme en Asie.

Décembre 2004 : Alertes sur les élevages de volailles eu Europe, notamment dans 45 départements en France.

Mai 2005 : Fauci cité par Le Monde déclare que "Contrairement à la situation qui prévalait lors des précédentes pandémies de grippe, nous avons maintenant le savoir et la technologie permettant de mettre au point des mesures contre cette maladie mortelle".

Après plusieurs alertes, le niveau de stress montait dans la presse, comme le montrait alors Le Monde : "Le virus H5N1, responsable de la grippe aviaire, qui a fait 53 morts depuis fin 2003 dans trois pays d’Asie (Vietnam, Cambodge, Thaïlande), n’a pas acquis jusqu’à présent la capacité de se transmettre facilement d’homme à homme. Les malades avaient été en étroit contact avec des volailles infectées. Ainsi, dans le cas de l’homme dont le décès a été annoncé mardi, la victime possédait dix canards (des animaux considérés comme un réservoir du virus), et des poulets morts ont été trouvés dans les maisons de ses voisins.

En septembre 2004, en Thaïlande, les interrogations autour d’un cas de possible contamination interhumaine avaient fait craindre que le virus se soit adapté à l’homme. Les experts avaient finalement conclu qu’il était resté "purement aviaire". Puis le 18 mai 2005, l’OMS a fait état de la "possibilité que les récents virus H5N1 puissent davantage infecter les humains" et qu’ils deviennent "davantage capables d’être transmis d’homme à homme". Ils "continuent d’évoluer et constituent une menace épidémique croissante", avait ajouté l’OMS" dans un style qu'on lui reconnaît bien.

Aout 2005 : On nous annonce un "vaccin" imminent de Sanofi Pasteur testé par le NIAID de Fauci, qui déclarait : "le vaccin a été testé d’une façon préliminaire et pourrait être utilisé d’urgence si l’épidémie se répandait".

En décembre 2005, au moment où Sanofi Pasteur communique largement sur un "vaccin" prometteur déjà développé depuis plusieurs années, la Direction Générale de Santé annonçait un "plan national de lutte contre une pandémie grippale", à grand renfort d’annonces anxiogènes et parfois contradictoires. Elle anticipait une "Mortalité forte avec H5N1 parmi les nourrissons et les jeunes enfants : 89% en Thaïlande chez les moins de 15 ans" et en France de "91.000 à 212.000 décès" si aucune action n’était mise en oeuvre .

On nous expliquait que "Un vaccin contre la souche aviaire H5N1 devrait être disponibles pour le début 2006" avec un gros bémol tout de même : "Mais, on ne connaît pas le nouveau virus qui serait à l’origine d’une pandémie. En raison des mutations de ce virus, en particulier celles qui lui permettraient d’acquérir la possibilité d’être transmissible entre humains, le vaccin H5N1 mentionné ci-dessus peut ne pas conférer une protection adaptée contre le virus qui provoquerait une pandémie".

Sanofi était alors le seul labo impliqué dans le projet FUPLAN, lancé par la commission européenne avant même le début des signalemenets de grippe aviaire, pour financer la recherche sur de nouveaux "vaccins".

D’abord des antiviraux dont le Tamiflu et un vaccin "trivalent" avec 3 souches de grippe ont été recommandés. Ce même power point de la DGS de décembre 2005 concluait étrangement que "Un vaccin disponible pour la population entière et efficace éviterait 57 % des cas, 62% des hospitalisations et % des décès". De nouveaux "vaccins" avec différentes souches ont été développés sous l’égide de l’OMS et un premier prototype a été lancé en février 2006.

Le Tamiflu a été développé dans les années 90 par Gilead, qui n’avait alors pas les moyens de l’industrialiser et l’a revendu aux labos Roche (en conservant 10% de royalties) qui ont obtenu les autorisations de vente en Europe, USA, Canada, Australie, Japon. Il était même remboursé par la sécurité sociale en France et pouvait être prescrit contre la grippe saisonnière.

Mais comme personne n’en prenait puisque la grippe n’est pas grave et que le Tamiflu ne réduisait les symptômes que de "37%", le business restait poussif jusqu’en 2004, quand l’OMS a signalé le risque de "pandémie grippale aux conséquences meurtrières pour notre espèce", expliquait Le Monde le 16 novembre 2005. Tous les pays riches se sont alors précipités pour faire des stocks de Tamiflu, via des contrats restés secrets.

Pourtant, soulignait cet article du Monde, l’incertitude des autorités françaises était quasi-totale sur l’intérêt de ce produit, et "rien ne permet d’établir avec précision ce que pourrait être, en cas de pandémie, la réelle efficacité du Tamiflu. Les quelques cas d’utilisation chez des personnes infectées par le virus H5N1 au Vietnam n’ont pas permis de prévenir le décès d’une majorité d’entre elles. Le 14 novembre, le groupe Chugaï, qui commercialise le Tamiflu au Japon, a signalé aux autorités le décès de deux adolescents ayant présenté un "comportement anormal" après avoir pris le produit (…) Chugaï a rappelé la liste des effets secondaires connus, dont d’éventuels "troubles du comportement et des hallucinations". Tokyo envisagerait dorénavant d’émettre une nouvelle mise en garde sur ce point. Certains spécialistes de virologie ne cachent pas, en outre, leur inquiétude face aux phénomènes de résistance qui pourraient apparaître dès lors que l’antiviral serait utilisé par des dizaines ou des centaines de millions de gens".

Et dès octobre 2005 il a été démontré que le virus du H5N1 a développé une résistance au Tamiflu dès la saison suivant son utilisation.

 

H1N1- Grippe porcine de 2009

Là encore, on nous a annoncé l'"épidémie" bien en amont. En septembre 2008 le Haut conseil de la Santé Publique expliquait que l’impact des pandémies avait été "modélisé" et que "Le vaccin est le meilleur moyen de prévention contre la grippe, en termes d’efficacité et de coût, à la fois chez l’homme et chez l’animal". On introduit déjà la notion de "vaccin pandémique" à distribuer en plein pic épidémique, et même la notion de "vaccin prépandémique" à injecter à la population "dans l'attente du vaccin pandémique".

La "vaccination" à 2 doses a été modélisée aussi et "Ces modèles suggèrent par ailleurs que la stratégie de vaccination généralisée avec un vaccin prépandémique ne serait efficace que si elle incluait les enfants"

"Lors d’une pandémie, il sera essentiel de pouvoir disposer d’un vaccin contre le virus pandémique le plus rapidement possible. Le vaccin utilisable au moment de la pandémie devra comporter dans sa composition la souche en circulation. Ce vaccin dit "pandémique" ne pourra donc être développé que lorsque la souche pandémique aura été isolée, atténuée et transmise aux industriels producteurs (phases 5 ou 6 du plan pandémique de l’OMS)".

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L’OMS déjà contrôlée par Gates qui s’occupait de vacciner les enfants en Afrique avec toutes sortes de nouveaux produits par le biais de la Global Alliance for Vaccines and Immunization qu’il a créée, a déclaré une épidémie de grippe porcine partie à Hong-Kong.

Selon le rapport du Sénat sur le rôle de Big Pharma dans la "pandémie" H1N1, "l’OMS avait déjà, selon M. Ulrich Keil, directeur de l’Institut d’épidémiologie à l’Université de Munster, lancé plusieurs "fausses alertes" avant le déclenchement de la pandémie grippale de 2009. M. Ulrich Keil cite les exemples de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) et de la grippe aviaire. Toutefois, à la différence des cas précédents, la grippe A (H1N1)v a donné lieu à l’engagement, pour la première fois dans de telles proportions, de mesures de production de vaccins, et à l’engagement de campagnes de vaccination de masse".

A l’époque on nous parlait déjà de "malades asymptomatiques" mais heureusement à l’époque il n’y avait pas les PCR.

En septembre 2009 Tachi Yamada qui était le bras droit de Gates, venu de chez GlaxoSmithKline pour diriger le programme de santé mondiale de la fondation Gates, a lancé un appel pour financer des "vaccins" anti H1N1 pour en fournir aux pays défavorisés.

Yamada avait siégé à l’Imperial College de Londres où travaille encore Niel Fergusson qui a modélisé l’épidémie de H1N1. Et le centre de modélisation de l’Imperial College de Londres est financé par Bill Gates de longue date.

Quand il a fait ses modélisations en 2009 pour la grippe porcine, il n’y avait pas d’épidémie et l’OMS avait seulement détecté quelques cas avec des symptômes légers. "Néanmoins, [l’OMS] décida, à l’issue de réunions secrètes, de déclarer une pandémie mondiale", explique Kennedy, et "fit pression sur divers pays africains et européens pour qu’ils passent des contrats avec GlaxoSmithKline et d’autres sociétés pharmaceutiques. Ces accords confidentiels obligeaient les nations signataires, dont l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Italie et la France, à acheter pour 18 milliards de dollars de divers vaccins contre la grippe H1N1 expérimentaux, non testés, adoptés en procédure accélérée et sans responsabilité pour les entreprises productrices".

C’est là que l’OMS avait modifié la notions de pandémie au prétexte du nouveau règlement sanitaire international:

  • Avant le 4 mai 2009 la définition d’une "pandémie virale" était "Une pandémie de grippe se produit lorsque apparaît un nouveau sous-type de virus dont personne n’est à l’abri. Plusieurs épidémies peuvent se déclarer simultanément dans le monde, provoquant un grand nombre de cas et de décès". Le texte précisait que rapidement on devait dépasser les 7,4 millions de décès dans le monde.
  • 4 mai 2009 : la notion de morbidité et de mortalité ont disparu et le 11 juin 2009 Margaret Chan lance le niveau maximal d’alerte (6), alors que seulement 144 décès sont attribués au covid dans le monde.

2021-08-21 09_57_30-Une étude italienne montre la présence de nano et micro particules dans des vacc

Le 5 mai 2009, Flahaut le spécialiste des "modélisations" et membre du conseil d'administration de la branche recherche de la fédération de l'industrie pharma française, le LEEM, déclarait : "nous sommes en état de pandémie". 

Il présentait plusieurs scénarios dont un "soft" qu’il dit "proche de la pandémie de 1968" c-à-d "l’équivalent d’une grosse grippe saisonnière" avec "20 à 30.000 décès" (chiffre repris en boucle dans les médias), qui "serait susceptible d'entraîner une désorganisation du système de santé, de l'absentéisme et fragiliserait notre société, comme pourrait le faire un ouragan puissant". On a eu une vingtaine de décès attribués au H1N1 au final.

Dans les jours suivants l’IMMI (Institut de Microbiologie et de Maladies Infectieuses) dirigé par Delfraissy a été chargé de coordonner les recherches sur le H1N1 et les traitements. En 5 mois une trentaine de projets ont été soumis et 20 retenus. 12 millions d’euros ont été gaspillés avant qu’on se rende compte qu’il n’y avait pas d’épidémie mortelle. Delfraissy a quand-même eu le temps de recommander la "vaccination" des femmes enceintes et des personnes "à risque" en priorité.

BILAN : Seulement 24 pays ont été touchés, et 196 pays touchés par les mesures. Il y a eu environ 320 morts en France attribués au H1N1.

Antoine Flahault, qu’on a retrouvé en première ligne des covidistes appelant à piquer tout le monde et à mettre en place les pires mesures, avait été épinglé par le rapport du Sénat.

Le rapport du Sénat explique qu'il "affirmait dans la presse que près de 35 % de la population française pourrait être touchée par le virus H1N1, ce qui pourrait entraîner 30 000 morts lors d’un pic intervenant après l’été. Il a indiqué à la commission d’enquête qu’il n’entretenait pas de liens d’intérêts directs avec l’industrie pharmaceutique et qu’il n’appartenait plus au conseil d’administration du syndicat des entreprises du médicament, le"LEEM recherche". Néanmoins, son nom apparaît parmi les membres de cette structure au titre de ses fonctions de directeur de l’Ecole des hautes études en santé publique, ce qui "ne constitue pas à ses yeux un lien d’intérêt" précise le rapport final.

En août 2009 Flahaut déclarait encore que "la grippe A cause 100 fois plus de morts directs que la grippe classique". Et également Delfraissy : "membre de la fondation du laboratoire pharmaceutique GSK".

Les femmes enceintes avaient été incitées fortement à se faire injecter deux fois, certains experts disant qu’elles étaient particulièrement ciblées par le virus, puis on a appris lors d’une étude parue en 2013 qu’elles avaient 11 fois plus de fausses couches. Il y a eu e nombreux autres effets secondaires comme de la narcolepsie, des paralysies, des lésions neurologiques…

Le Tamiflu vendu par Roche a de nouveau été recommandé, et vendu systématiquement aux malades grippés par la Direction Générale de la Santé juste après qu’une méta analyse parue dans le British Meidcal Journal remette sérieusement en cause son efficacité et s’interroge sur de possibles complications de la grippe chez ceux qui le prenaient.

Des effets de résistance au H1N1 ont été rapidement été identifiés -mais occultés- chez des patients traités au Tamiflu au Danemark, au Japon et à Hong-Kong. "Le premier patient pour lequel ce traitement s’est avéré inefficace est un Danois. Selon l’Institut danois de sérologie, l’homme avait été en contact étroit avec une personne malade et avait reçu un traitement préventif de Tamiflu. Il avait malgré tout contracté l’infection virale et avait dû être soigné avec un autre antiviral le Relenza (ou zanamivir) produit par la multinationale pharmaceutique, britannique et concurrente, GlaxoSmithKline", relatait la Revue Médicale Suisse en 2009.

Un cas isolé bien-sûr selon le labo, alors que cette résistance a été documentée dès 2006.

Des études commençaient à pointer des effets graves, notamment pour les enfants sur lesquels le Tamiflu entraînait des vomissements, de la désydratation, des insomnies, des cauchemars... Mais selon Delfraissy il fallait en "relativiser" les résultats.

Le vaccin de GlaxoSMithKline Pandemrix, seul dans les starting blocks, a été recommané par l'OMS et en France le lobby pharma s'est mis en branle pour appeler à "vacciner" directement "toute la population" comme l'ânonnait Sylvie Van der Werf, directrice de recherches à l'Institut Pasteur (aujourd'hui responsable du centre national de références des infections respiratoires), avant même qu'un produit ne soit finalisé.

En juin 2009, alors que le virus refusait toujours d'être dangereux et une dizaine de jours avant que  l'OMS déclare l'état de "pandémie", elle affirmait : "Je n'imagine pas une seconde que la diffusion s'arrête et que ce nouveau virus disparaisse comme par enchantement".

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En tout cas, les affaires tournaient manifestement à plein pour peu qu'on tienne un discours anxiogène sur la létalité du H1N1: "Pour l'instant, le taux de décès est de l'ordre de un pour 1000 malades. Cela reste proche du taux de décès de la grippe saisonnière. Sauf, que habituellement, ce sont des personnes âgées qui sont concernées et que la population est largement immunisée, soit naturellement, soit par le vaccin. Le nombre de malades potentiel pourra donc être très élevé. Pour l'instant nous n'avons pas mis en évidence de marqueurs de virulence. On sait que les virus grippaux mutent en permanence. Et nous ne sommes pas à l'abri d'un changement qui augmenterait sa virulence et sa transmissibilité. Nous sommes en train de répertorier toutes les mutations "dangereuses" possibles. (...) 

Nous allons être conduit à vacciner tout le monde, au Nord, comme au Sud, dans les pays riches comme dans ceux en voie de développement. Et mon avis est que le plus vite sera le mieux, compte tenu de l'évolution actuelle. Mais il y a des délais incompressibles. L'OMS a donné à tous les laboratoires investis dans les vaccins la souche de virus de base. Si tout va bien, si les rendements sont bons, si cette souche se comporte sans imprévu, il faudra compter quatre à six mois, avant de disposer de vaccins".

vaccins H1N1

Cette fameuse menace des "formes graves", des mutants mortels etc. a été agitée comme un chiffon rouge par l'OMS, la fondation Gates, moult télétoubibs et par les gouvernements prompts à agir selon les attentes des industriels. Et des voix, dont certaines sont aujourd'hui bien connues comme celles de Bachelot, Delfraissy, Flahaut, rassuraient sur les mixtures expérimentales. En septembre 2009, Delfraissy qui était directeur de l'Institut des maladies infectieuses du Kremlin Bicêtre, se voulait rassurant sur les effets secondaires

Le Pandemrix s’est avéré donner de la narcolepsie chez les jeunes. Soi-disant efficace à 98%, il a été approuvé en procédure accélérée, comme l’expliquait l’Agence Européenne du Médicament : "À l’origine, Pandemrix a été autorisé dans des "circonstances exceptionnelles", étant donné que, pour des motifs scientifiques, les informations disponibles étaient limitées au moment de l’approbation. La société ayant présenté les informations complémentaires demandées, les "circonstances exceptionnelles" ont pris fin le 12 août 2010".

En février 2010, l’ "épidémie" comme l’ont appelée les médias était finie. mais le 18 février 2010 Antoine Flahault déclarait dans Le Figaro que le H1N1 "reviendra sans doute l’an prochain" et les vaccins anti grippe devaient intégrer des souches du virus de 2009. Une vaccination de toute la population était encore envisagée. 

Au passage, on se souvient du scandale en Allemagne suite à la découverte d’un "vaccin spécial" anti H1N1 destiné aux membres du gouvernement. Le Figaro expliquait : « Lundi, le quotidien populaire Bild avait cité des experts accusant le gouvernement d’ "offrir une médecine de seconde classe à ses citoyens ». Les experts ont révélé que le gouvernement a choisit de vacciner la chancelière et ses ministres ainsi que les principaux responsables gouvernementaux avec du Celvapan, le même sérum que celui commandé par l’armée allemande au laboratoire Baxter. Celui-ci ne contient pas d’adjuvants et entraînerait donc des effets secondaires moins importants que le Pandemrix, le « vaccin des masses » dont 50 millions de doses ont été livrées aux Länder allemands lundi".

 

2010: "vaccin" anti paludisme (malaria)

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Dès 2008 la fondation Gates a versé 168 millions $ au PATH (Program for Appropriate Technology in Health lié à la fondation Gates), "en vue du développement de vaccins contre le paludisme" via la Malaria Vaccine Initiative de PATH. Elle a ainsi financé le Mosquirix contre le Paludisme à hauteur de 300 millions de $, avec GlaxoSMithkline (dont Gates est un gros investisseur) qui apporte 500 millions et le NIAID, l’USAID, le CDC et le Wellcome Trust, la 2e fondation privée -anglaise- qui finance la recherche médicale après la fondation Gates.

Ce 1er "vaccin" antipalu développé d’abord par GSK depuis 1987 puis dans le cadre du "Vaccine Discovery Partnership" (VxDP, lancé par la fondation Gates en 2013)  a été rapidement utilisé par l’OMS dans ses programmes d’immunisation des enfants en Afrique.

Ledit "vaccin" a été autorisé en 2015 par l’Agence Européenne du Médicament mais seulement hors Union Européenne ! Il est injecté aux nourrissons à partir de 6 semaines. Dès 2013 une étude pointait les faibles résultats de cette thérapie à 4 piqûres, de plus il n’avait pas été testé contre Placebo comme à l’habitude de Fauci. Pourtant il y a eu 151 décès et 1048 effets graves sur les 5.049 bébés impliqués dans l’essai, y compris parmi ceux ayant reçu placebo toxique.

Les enfants "vaccinés" ont aussi 10 fois plus de risques d’avoir une méningite et malgré 4 doses il ne réduisait que de 30% environ le risque d’attraper une forme grave de paludisme.

 

Vaccins contre le papillomavirus

Le "vaccin" HPV contre le papillomavirus est aussi une marotte de Bill Gates, qui via son organisation pro vax le GAVI en a fait une intense promotion.

De 2009 à 2012 la fondation Gates a financé des expérimentations de vaccins contre le papillomavirus de Merck et GSK, sur 23.000 fillettes indiennes dont plus de 1200 ont eu des complications graves ou sont mortes. Il y a eu aussi beaucoup de complications au niveau de la fertilité et de la reproduction.

L’enquête de la commission d’enquête parlementaire indienne a montré que les chercheurs du PATH avaient commis de nombreuses violations éthiques. Ils avaient par exemple poussé lourdement des fillettes de zones pauvres à subir les injections, falsifié des formulaires de consentement et refusé des soins aux victimes d’effets indésirables qui n'étaient d'ailleurs pas reconnues comme telles. Beaucoup ne savaient même pas qu’elles participaient à un essai clinique ou ignoraient la teneur exacte de l’essai.

Ca n’a pas empêché la FDA d'autoriser le Gardasil ("vaccin" contre 4 souches de virus) dès 2006, et le CDC de le recommander malgré une toxicité importante, alors que son efficacité contre le cancer du col de l’utérus (qui touche les femmes autour de 60 ans) n’est pas prouvée.

Il a été donné massivement aux Etats-Unis à partir de 2005-2006, et en 2006 on a observé une chute brutale de la fécondité, comme dans tous les pays où il a été fortement utilisé. Le "vaccin" anti papillomavirus a également été très contesté au Sri Lanka ou au Vietnam.

On savait depuis 2009 grâce à une étude de l'unversité de Sydney que des effets neurologiques graves comme la sclérose en plaques ont été détectés chez des personnes injectées.

En 2011 on nous expliquait que "Le taux d'effets secondaires graves de ce vaccin contre le cancer du col de l'utérus est élevé", et même plus important que celui d'avoir le cancer du col de l'utérus: "le taux d'effets indésirables graves (EIG) est en fait de 23,4 pour 100.000 femmes. Un chiffre explosif! A titre de comparaison, le taux d'incidence du cancer du col de l'utérus est de 6,4 pour 100.000 femmes en 2010. Ainsi, le nombre d'effets secondaires graves après une vaccination est près de trois fois plus important que le risque d'être atteinte d'un cancer du col utérin". Mais selon l'agence française de scéurité sanitaire, rien de grave.

2022-05-15 12_22_05-Sanofi Pasteur MSD compte doubler ses ventes avec le vaccin Gardasil _ Les Echos

En France où il est vendu depuis 2006par Sanofi pour les adolescentes de 11 à 14 ans en priorité, l'ANSM déclarait en 2014 que le rapport bénéfice-risque est favorable bien qu'en réalité on n'en sache rien comme l'expliquait un article du site "mes vaccins.net":

"La polémique sur la sécurité vaccinale est plutôt issue du grand public, suite à la survenue de cas de maladies auto-immune après la vaccination, relayés notamment par les avocats des victimes. Les études conduites par les autorités sanitaires en France et dans le monde plaident toutes pour des coïncidences temporelles.

Une autre polémique, relayée par certains médecins, concerne l'efficacité du vaccin contre les papillomavirus. L'argumentaire n'est pas fondé sur les effets indésirables, mais sur l'efficacité du vaccin contre le cancer du col "qui n'est pas prouvée", l'existence d'une autre méthode de prévention (le dépistage par le frottis cervico-utérin) et le coût du vaccin, jugé trop élevé. Cette polémique a été relayée par environ 500 professionnels de santé signataires d'une pétition.

La mise en évidence de l'efficacité du vaccin contre les cancers prendra en effet du temps car les tumeurs du col de l'utérus se développent en dix à vingt ans". Bref...

 

Le vaccin "pentavalent" (Pentavac en France)

Alors que les brevets de 5 vaccins étaient tombés dans le domaine public, Gates a eu l’idée de les combiner dans une seule injection (Hépatite B, DTC, Hib pour l’influenza de type B). Le GAVI et l’OMS l’ont appelé "vaccin pentavalent" et ont décidé qu’il devait remplacer le DTC. Il n’était plus possible pour un médecin d’obtenir seulement le DTC, il devait forcément être injecté avec les deux autres produits.

"Sur son site internet, le GAVI a admis que la raison sous-jacente de cette escroquerie était d’augmenter l’adoption des vaccins contre l’hépatite B et le Hib en s’appuyant sur le vaccin DTC bien accepté", écrit Kennedy.

Comme dans les pays pauvres, le "vaccin" Pentavac est obligatoire pour les bébés français à 2 mois, 4 mois, 11 mois, 6 ans et 11 ans, depuis que la micronie a décidé de mettre 11 vaccins obligatoires.

 Pourtant, dans tous les pays où il a été utilisé, une augmentation de la mortalité des bébés a été observée. En Inde où il a été injecté aux enfants dès 2011, le "Pentavalent" a tué des enfants à travers tout le pays et un lien de causalité a été mis en évidence dans 54 cas, classés comme des "effets indésirables suivant la vaccination".

 

Dengue – 2015-2016

Même mécanisme encore une fois avec la dengue contre laquelle Gates et Fauci ont financé un "vaccin" ultra toxique qui rend la maladie plus grave quand elle est contractée ultérieurement. Depuis 2003, plus de 300 demandes de brevets concernant des "vaccins" anti dengue ont été déposées par Fauci.

Là encore il a effrayé la population en disant que l’épidémie allait certainement toucher les USA. En 2003 la fondation gates annonçait un don de 55 millions de $ à l'International Vaccine Institute pour développer des vaccins pour les enfants, contre la dengue. Et en 2007 le NIAID de Fauci a financé des recherches pour un "vaccin", par exemple avec la John Hopkins Bloomberg School of Public Health également financée par Gates qui a mené des essais cliniques en 2010. 

Le "vaccin" DEFCON 1 testé au Brésil a montré des réactions d’ "amorçage pathogène", c’est-à-dire que la réponse immunitaire forte après l’injection n’empêche pas de contracter le virus sauvage et d’être davantage malade que les non "vaccinés", comme on le constate aujourd’hui avec les "vaccins" anti covid. Cela, en raison d’une inflammation du système immunitaire qui peut entraîner la mort.

Sanofi Pasteur, avec le soutien de la fondation Gates a investi 2 milliards de $ en 20 ans pour développer le Dengvaxia. Dès 2010 Sanofi Pasteur promettait un vaccin contre la dengue pour fin 2015, maximum 2016, et comptait le mettre à disposition des pays défavorisés grâce à sa collaboration avec le GAVI et la fondation Gates. À partir d’avril 2016, 830 000 écoliers philippins ont reçu entre une et trois doses de Dengvaxia, connu de toute manière pour n’être que "partiellement efficace.

Et en 2018 Sanofi devait rembourser près de 23 millions de $ aux Philippines où le "dengvaxia" a été injecté en masse, pour les doses non utilisées. "Les Philippines avaient suspendu en décembre toute vente et distribution du Dengvaxia quand le groupe français avait prévenu qu’il pourrait aggraver la maladie chez les personnes n’ayant jamais été infectées auparavant en cas d’exposition au virus", relatait la presse. En juillet 2018 le pays avait comptabilité 65 décès imputés au "vaccin".

Malgré cela le Dengvaxia a été recommandé dès 2016 par la fondation Gates et l’OMS pour les enfants de 9 à 16 ans via la Dengue Vaccine Initiative de Gates, et autorisé aux Etats-Unis en 2019 par la FDA, mais seulement en cas d’infection précédente par la dengue naturelle pour éviter l’amorçage pathogène.

Et les recherches continuent: Ralph Baric la star du gain de fonction a reçu en 2015 pour 3 ans 726.498$ de la fondation Gates pour utiliser des virus de la dengue recombinants pour un "vaccin" anti dengue.

 

Zika – 2016

Le zika était une opportunité pour les labos depuis le début des années 2010, et en France le programme de financement de recherches médicales REACTing (REsearch and ACTion targeting emerging infectious diseases), qui collabore étroitement avec les "ONG", a défini les besoins de travaux de recherche en septembre 2015, ouvrant la manne d'argent public aux labos pour inventer de nouveaux produits. 

En mars 2016 Fauci a récidivé en faisant croire au public qu’une épidémie de microcéphalies provoquées par le virus Zika était en cours au Brésil. Ces déclarations faisaient suite à la petite réunion de travail annuelle entre Fauci et Gates, où ils ont justement parlé des traitements contre la dengue...

Dès janvier 2016 un appel à recherches a été lancé par le NIAID en épidémiologie et pour des tests et traitements anti Zika. Fauci a dit que les Etats-Unis étaient menacés et a rapidement annoncé qu’il mettait l’argent de recherches sur le paludisme, la grippe et la tuberculose pour trouver 4 ou 5 "vaccins" contre le Zika. Et avec Bill Gates il a demandé 2 milliards pour le NIAID au Congrès.

125 millions de $ sont allés à une petite start-up qui démarrait, Moderna Therapeutics, pour développer un vaccin à ARNm contre le Zika, explique Kennedy. 18 millions de $ ont été donné à Oxytec (société US basée à Oxford) et au Wellcome Trust pour lâcher des moustiques OGM anti Zika au Brésil. Oxytech était largement financée également par la fondation Gates. Des campagnes de vaccination ont été lancées au Brésil et en Afrique par la fondation Gates.

Il n’y a finalement pas eu d’épidémie mais Fauci a dit que le Zika reviendrait. Il n’existe toujours pas de "vaccin" malgré les 2 milliards, parce que le virus a disparu, selon Fauci.

Kennedy explique dans son livre que certains détracteurs de Fauci ont dit que l’origine de ces microcéphalies était probablement une campagne de vaccination DTP avec un produit expérimental menée en 2015-2016 dans les bidonvilles du pays, ou encore les pesticides utilisés intensivement dans cette région. Ils se sont aussi demandé si Fauci n’avait pas inventé cette épidémie de Zika pour détourner l’attention des causes probables des microecéphalies.

Le Remdesivir, développé par Gilead dans lequel la fondation Gates a investi plus de 6 millions de $, a d’abord été testé contre Ebola et le Zika et a donné de très mauvais résultats puisqu’il entraînait par exemple des insuffisances rénales aigües, de l’hypertension, des chocs septiques.

Il a aussi été testé sur des singes à la base militaire US de Fort Detrick contre Zika, puis à partir de 2017 au labo de Wuhan par Ralph Baric.

Selon Kennedy qui qualifie le Remdesivir de "poison", "Après que la menace du zika se soit évanouie, le NIAID avait investi la bagatelle de 6,9 millions de dollars dans l’identification d’une nouvelle pandémie contre laquelle déployer le Remdesivir. En 2018, Gilead avait inscrit le Remdesivir dans un essai clinique financé par le NIAID contre Ebola en Afrique. C’est ainsi que nous savons qu’Anthony Fauci connaissait parfaitement la toxicité du remdesivir lorsqu’il a orchestré son approbation pour les patients Covid".

Fauci avait dit en conférence de presse que c’était la "nouvelle norme de soins" alors que l’étude qu’il avait menée était bidon et n’avait pas donné de résultats. Le Remdesivir a été autorisé aux USA contre le covid le 1er mai 2020. En France l’essai Discovery a montré l’inutilité du Remdesivir contre le covid et ses aspects toxiques.

Bill Gates 3

En avril 2022, on apprenait l’autorisation de lâchages de moustiques OGM aux Etats-Unis pour lutter contre le Zika ou le paludisme notamment : "L’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a autorisé la libération de plus de 2 milliards de moustiques génétiquement modifiés dans les États de Californie et de Floride, dans le but de lutter contre des maladies telles que la dengue et le virus Zika". 

Ces moustiques sont le fruit d’un partenariat entre Bill Gates et Oxitec, une entreprise anglaise (filiale d’Intrexon basée aux USA) spécialisée dans les moustiques modifiés et qui a une usine de production au Brésil depuis 2016.

 

On peut s'interroger: pourquoi toujours miser sur les "vaccins", nouveaux si possible, repositionnés si besoin, au lieu de réutiliser des molécules déjà connues et pas chères qui peuvent en général être efficaces? 

probablement parce que les études avant la mise sur le marché sont beaucoup moins contraignantes: pas de pharmacovigilance, pas d'études de toxicologie, par exemple. Et surtout aucune responsabilité pour les fabricants et les promoteurs des différents produits. Pile je gagne, face tu perds...

Mais alors, pourquoi rien ne change malgré les milliards d'argent public engloutis et les scandales à répétition? 

 

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07 avril 2022

Note de lecture: Le débat interdit - Langage, Covid et totalitarisme

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Maintenant que le délire du covid et des "vaccins" se calme pour un temps, nous pouvons prendre du recul et tenter de réfléchir aux mécanismes qui nous ont amenés à cette catastrophe (qui n’est pas terminée). Il faudra lire, beaucoup, et parmi les ouvrages importants, je recommande le livre d’Ariane Bilheran et Vincent Pavan, très utile pour poser les bases de la réflexion.

 

"Le débat interdit – Langage, Covid et totalitarisme" , réunit deux auteurs issus de disciplines différentes, et pourtant si proches: les statistiques et la philosophie, le langage.

 

Dévoyer la langue et la science pour créer une réalité nouvelle

Pour comprendre cette crise du covid et ses conséquences, il faut en revenir au pécher originel, à la source du mensonge: la trahison des mots et des chiffres, de la langue et des mathématiques les plus élémentaires.

Avec en fil rouge la prescience d’Hannah Arendt qui nous prévenait déjà juste après la 2e Guerre Mondiale que le nazisme, qui pervertit la langue et la réalité, n’était pas le vaincu de cette guerre et reviendrait, les auteurs expliquent comment les dirigeants ont choisi une fausse science et inventé une nouvelle langue, reconstruit un monde factice basé sur rien.

C’est en utilisant des modèles mathématiques aberrants pour tenter de schématiser la propagation d’un virus dont personne ne savait rien et en dévoyant les principes mathématiques pour former des calculs effrayants qu’un narratif morbide, mortifère et manipulateur a pu être imposé, fondé sur une nouvelle langue, elle-même destinée à ancrer de nouveaux concepts, de nouvelles "vérités" dans l’imaginaire collectif.

Les mécanismes du totalitarisme, qui s’impose forcément quand il s’agit d’imposer brutalement une nouvelle réalité, sont ici décortiqués. Et tout est logique: quelle que soit la cause du mensonge, le pouvoir doit imposer sa vision et réduire à néant la critique. Les gens ont été isolés, coupés de leurs fondamentaux, placés sous l’influence quasi exclusive de l’autorité.

Petit à petit, une novlangue pseudo "sanitaire" a inversé les valeurs qui jusqu’à présent ont permis de faire société.

Les esprits critiques ou simplement curieux ont été rejetés, bannis méthodiquement de la société, dans la complaisance la plus générale. Des gens ont été jetés à la rue pour avoir refusé une série d’injections expérimentales, dans l’indifférence de la plupart des citoyens.

Vivre comme des morts cloîtrés et apeurés, dociles et serviles, serait ainsi la seule option pour espérer sur-vivre. Comment en est-on arrivés là? Qu’est-ce qui doit être "éradiqué"?

 

Analyse d’un délire collectif au XXIe siècle

Ce livre expose ces procédés manipulatoires, il décortique l’idéologie construite autour du covid et de la gestion de crise. Il montre, tant sous l’angle des sciences et des mathématiques que de la langue et du psychisme, à quel point ce glissement sans fin est délirant.

Que veut dire aujourd’hui un mot comme "malade"? Ou "soigner"? Que veut dire "vaccin" à l’aune de ce qui a été injecté massivement à une population conditionnée par l’isolement, la peur et la propagande à un degré atteint seulement en période de guerre?

Il faut s’interroger sur chacune des étapes qui nous a menés à cette catastrophe à la fois sanitaire, sociale, économique, politique et culturelle. Nous allons payer durant plusieurs générations le prix des "sacrifices" inutiles imposés au nom d’un dogme aussi obscur que frauduleux.

Ce livre est très utile pour construire la réflexion, pour poser les principes de base d’une déconstruction du narratif.

Je le recommande à tous ceux qui cherchent à prendre du recul et à comprendre ce qu’il s’est passé.

 

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28 mars 2022

Pédocriminalité, impunité et manquements de la justice: récit d'une maman privée de son fils depuis 5 ans

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Nous avions déjà parlé de Liam, qui a 10 ans maintenant et a été séparé brutalement de sa maman après avoir dénoncé des violences sexuelles commises par son père. Depuis, il a été confié par la justice à son père et ne voit quasiment plus sa mère (1 heure de visite médiatisée de temps en temps). Sa maman a accepté de raconter comment les choses se sont passées, en espérant que cela permette de faire bouger les lignes.

 

Je suis obligée de modifier les noms pour éviter les plaintes ineptes dont on a l'habitude. Pour résumer, Liam a dénoncé à 5 ans des violences sexuelles commises par son père et son grand-père, ce que la justice a nié en classant sans suite la plainte de sa mère, Julie, qui a été dans la foulée privée de sa garde. 

 

Est-ce que vous avez le sentiment que la parole de votre enfant a été entendue ou au moins prise en compte ?

Lima a d'abord parlé à moi, à sa grand-mère et à la psy, on était alors à la rentrée 2017. Liam a dénoncé des actes sexuels commis par son père et ensuite son grand père, et j’ai porté plainte contre son père, dont j’étais séparée depuis 2012, quelques mois après la naissance de Liam. 

A la gendarmerie ils se sont carrément fichus de moi : "on en a discuté entre collègues et on trouve ça bizarre que maintenant qu’il doit aller chez son père il y a des problèmes sexuels". J’ai quand-même réussi à porter plainte. Ma mère de son côté a été à la police dans la ville d’à côté et là on l’a écoutée, ainsi que Liam qui avait alors 5 ans. Mais le dossier est retourné à la gendarmerie où j’avais porté plainte et Liam a été de nouveau entendu mais par ces gendarmes. Il a quand-même répété ce qu’il avait déjà dit.

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En sortant le gendarme a dit : "il ne l’a fait qu’une fois". J’ai eu la retranscription et j’ai à nouveau porté plainte. Ce gendarme avait toujours semblé de parti pris, cherchait à montrer qu’il y avait manipulation de notre côté. Nos propos étaient détournés ou pas notés. J’ai retrouvé ce comportement chez beaucoup d’intervenants du dossier qui étaient focalisés sur un conflit entre moi et le père et ne voulaient pas entendre parler de violences de sa part. C’est très violent : on ne comprend pas, on veut être entendue et on n'a pas forcément les bonnes réactions sur le moment.

On me voit alors comme impulsive et c’est un cercle vicieux, un engrenage dans lequel on a du mal à se sortir. On peut s’interroger sur ce fonctionnement : est-ce qu’il est systématique ? Est-ce qu’il est conscient ? Est-ce que ces gens sont formés et si oui, comment ?

Une maman qui apprend des choses pareilles a aussi besoin d’être rassurée mais c’est l’accusé qu’ils rassurent. La maman qui dénonce dérange.

Je pense qu’ils cherchaient la faille à mon niveau pour pouvoir nier les violences. Jamais ce que j’ai dénoncé n’a été entendu. Ensuite, il n’y a pas eu de mesure de protection pour Liam, rien n’a été fait pour le rassurer, pour le protéger de son père. Le gendarme a par exemple écrit dans un rapport que Liam était content de voir son père et qu’il allait vers lui à l’école, ce qui n’a jamais été le cas comme le confirment les enseignants.

Je pense même qu’on a voulu le faire taire.

Le rôle des services sociaux interroge : par exemple au tout début lors du suivi par le SAEI, Liam a voulu parler à une éduc spécialisée mais elle a refusé et lui a dit qu’il devait parler tout seul à son père. C’est Liam qui m’a raconté ça, ça l’avait marqué.

Le fait de le confier à la garde de son père l’oblige à se taire. Il a été vidé, il s’est éteint. Il avait parlé et il depuis ce jour il n’a plus jamais rien dit. Au bout de deux ans, il est même revenu sur ses accusations, disant à l’expert psychologue nommé par le juge, qu’il voulait me faire plaisir.

affiche pro peres au point rencontre

Le fait de ne me laisser que des droits de visite médiatisée est aussi un signal qu’il faut se taire.

Déjà au début, avant l’audience du 23 avril 2018, à la suite de laquelle Liam a été placé alors que ni lui ni moi ne nous y attendions, il a été voir sa psychologue qui a fait le signalement, pour préparer cette audience afin qu’il ne s’inquiète pas. J’ai eu un rendez-vous avec le SAEI qui nous suivait depuis septembre 2017, avant l'audience du 23 avril 2018, M D. l'éducateur du point rencontre qui a un conflit d’intérets dans l’affaire, disait qu’on n'allait pas forcer Liam à parler. Il a aussi dit à l’audience que c’était un "récit répété".

Il m’a dit "vu que l’affaire est classée sans suite, on va se baser sur le conflit de loyauté".

Quand Liam écrivait lors des rendez vous à l’espace rencontre qu’il voulait rentrer chez maman, ca se retournait contre moi car on disait que je le manipulais. Après tout ça comment parler ? Il voit que quand il parle, je me fais agresser devant lui par les éducs qui parlent de conflit parental, me critiquent, menacent d’arrêter la visite, et la situation empire de toutes façons.

J’avais un petit garçon de 5 ans plein de vie, j’ai un enfant de 10 ans qui ne parle plus, qui ne parle pas de son ressenti. Avant on parlait de tout.

Sa parole et la mienne n'ont jamais été prises en compte, on se sent seul. On ne comprend pas ce qu’il se passe, on ne sait pas comment réagir face à une telle situation. On se sent démuni.

Au lieu de protection ça s’est très vite retourné en attaque ; la situation s'est inversée , j’ai très vite eu l’impression que c'était moi la criminelle.

Comme à chaque fois le père portait plainte (au total une quinzaine aujourd’hui), j’ai eu droit aux empreintes, photos, interrogatoires, condamnation pour la non-représentation…, et c’était moi qui étais visée, toujours par ces mêmes gendarmes.

Pour Liam il n’y a eu aucun accompagnement, sauf à considérer que le SAEI est un accompagnement. Quand j’appelais le 119 pour dénoncer les manipulations à l’espace rencontre ils me disaient que comme une AEMO était en cours ils ne pouvaient rien faire. L’educ D. faisait des repas de famille avec le directeur de l’espace rencontre. Ce directeur faisait des notes à la juge en me décrédibilisant.



Dans ton dossier, on a l’impression qu’il y a des collusions. Est-ce que tu peux nous expliquer?

Il y a un individu, on peut l’appeler D. qui est éducateur au SAEI et a suivi officiellement notre dossier en 2017-2019. D. est en contact avec :

  • L’ex mari de l'oncle paternele de Liam,
  • Le directeur du point rencontre qui a été muté en 2020 juste avant une audience,
  • Sa collègue éducatrice du SAEI qui est sa meilleure amie, et qui a suivi notre dossier après lui.
  • Le fils du D va chez la même psy que celle qui suit actuellement Liam.
  • L’ex de D. est en contact avec mon entourage.

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Je m’interroge aussi sur le rôle des avocats. J’avais dit à ce gendarme C. quelle avocate j’allais prendre. J’ai donné le dossier à sa secrétaire et deux jours plus tard elle m’a contactée en me disant qu’elle défendait le père. 

Ensuite, mes avocats ont été surprenants. Le premier, Me R, m'a dit en sortant de la première audience que la juge R. avait avant même de me rencontrer déjà un a priori sur ma personne. Quand il a monté le dossier il manquait certains documents comme ma plainte contre le père.

A une audience devant le juge aux affaires familiales, il m'a laissée me faire agresser par le grand-père et considérait que tout ça n’était pas grave. La secrétaire de l'accueil avant l'audience parlait avec le père et le grand père et les a laissé monté alors qu'elle a empêché mon compagnon, ma mère et une amie de monter. 
Je me suis rendu compte qu’il ne faisait rien, je me suis même demandé s’il n’était pas du côté du père. J’ai du faire moi-même les démarches et il me le reprochait.

Il ne voulait pas que je fasse appel contre les droits de visite élargis du père et m’a dit que je n’avais qu’à changer d’avocat, ce que j’ai du faire en dernière minute avant l’audience du 23 avril.

Il ne m’a accessoirement jamais fait de facture. Il a dit à la juge qu’il attendait que je le paie pour faire quoi que soit.

Mon avocate suivante, Me B, a constaté a l'audience du 23 avril devant le juge des enfants que les differents professionnels étaient aupres du pere. Elle m'a dit a la fin de l'audience que le placement était décidé d’avance. 

Plus tard dans son bureau elle m'a dit "de toute façon personne ne croit pas votre fils et les dossiers sont montés contre vous. Vous ne pouvez pas aller contre un système".

Dès la première audience après ma première plainte pour les violences sexuelles, en septembre 2017, le Juge des Enfants de Thionville a parlé d’un "conflit parental", de "relations conflictuelles", de "conflit de loyauté de Liam" et elle a ordonné une AEMO.

Nous avons aussi eu droit à une expertise psychologique (le père, Liam et moi)

Ils ont limité l’affaire à une lubie de ma part, de vouloir empêcher les droits de visite du père sans raison. Le dossier pénal se déroulait d’un côté, le juge des enfants statuait d'un autre côté sur les questions de garde sans regarder ni tenir compte du dossier.

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Quelque temps plus tard, Liam ayant continué à parler et refusant absolument d’aller chez son père, je me suis mise en état de non représentation car je ne voyais aucun moyen de protéger mon fils et je voyais que la justice ne l’écoutait pas. Il y a aussi eu un signalement, dont la justice n’a pas plus tenu compte et qui n’est pas dans le dossier.

En avril 2018 la même juge des enfants a décidé de placer Liam chez son père, je ne pouvais le voir qu’une heure deux fois par mois à l’espace rencontre, des visites surveillées au cas où je manipulerais mon fils car c’est moi qui étais perçue comme dangereuse. Là je n’ai pas compris ce qu’il se passait, Liam n’est jamais revenu à la maison, je ne l’a presque plus revu depuis. Et je n’avais pas pu l’y préparer, il est parti sans aucune affaire à lui. Je pensais que jamais ça n’arriverait, que la justice allait comprendre que je protège mon fils.

On m’a laissé lui dire au revoir devant tout le monde. Liam  ne parlait plus. Il était choqué, anéanti. L'éduc D. me pressait parce qu’il n’avait pas que ça à faire. J’étais vue comme une criminelle. C’était traumatisant pour moi, je n’imagine même pas comment c’était dans la tête de mon fils. Ce jour là j’ai compris que la justice ne tournait pas rond.

A cette audience, quoi que je puisse expliquer, la juge R. disait que c'était en décalage avec les professionnels : gendarmerie et services sociaux.

Ca fait des années que ça dure. La justice accède à chaque demande du père, les miennes restent lettre morte. Mon appel pour les plaintes classées sans suite a été ignoré car le procureur de Metz doutait de l’authenticité des propos de Liam.

J’ai souvent été prise de haut, même avec les services sociaux. Dès le départ les différents intervenants du dossier ont clairement pris position contre moi et en défense du père. Mon avocate m’avait dit en sortant d’une audience qu’elle avait l’impression que le SAEI et l’Espace Rencontre s’étaient concertés pour tenir le même discours.

A chaque tentative de montrer à mon fils que je suis là, comme les sms ou les mots que j’ai pu écrire sur ma voiture, ma simple présence parfois, ou encore quand j’essayais d’avoir une activité avec lui comme de la peinture, j’ai été critiquée par les juges, les représentants des services sociaux, et ça s’est toujours retourné contre moi.

C’est comme s’ils avaient tout fait pour couper la communication entre nous, et rompre le lien que nous avions, et qui était très fort.

J’ai aussi constaté en 2019 que le signalement fait le 4 septembre 2017 au CDIP (centre départemental d’information préoccupante) par la psychologue de Liam ne se trouvait pas dans le dossier.



Que penses-tu qu'il faudrait faire pour améliorer la prise en compte des enfants dans ces procédures?

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La formation des magistrats, des professionnels qui travaillent sur les abus sexuels subis par les enfants me semble essentielle. J’ai constaté qu’ils ne savent pas protéger les enfants. Dans le cas de mon fils, je me suis entendu dire par le Saei que comme il travaille bien à l’école et qu’il est souriant, il n’a pas les symptômes d’un enfant abusé.

Je pense que dans les cas d’inceste et de violences sexuelles sur mineures, en 2022 il faut absolument saisir et les téléphones et ordinateurs de la personne accusée pour vérifier qu’’il n’y a pas de vidéos et images pédopornographiques, et que l’individu n’est pas dans un réseau ou un groupe. Dans mon cas il n’y a jamais eu de perquisition.

Il faut aussi absolument filmer et au moins enregistrer en audio les entretiens et rendez-vous avec les différents intervenants : juge, forces de l’ordre, éducateurs, assistantes sociales, experts… Pourquoi est-ce si important ? Parce que les propos qu’on tient sont détournés, niés, les rapports qui sont faits ne tiennent absolument pas compte de ce qu’on a pu dire et ça, c’est systématiques.

En lisant leurs documents, on se rend compte que c’est le jour et la nuit. Ces enregistrements permettraient peut-être un peu plus de neutralité dans les pratiques.

Il devrait y avoir une réelle protection pour l'enfant et pour le parent qui protège : c’est-à-dire que Liam ne soit plus obligé de voir son père le temps que les choses se règlent, que son père ne puisse plus le voir à l’école durant ce temps. C’aurait été bien aussi qu’on nous écoute à la gendarmerie, qu’on n’ait pas l’impression de raconter des choses hallucinantes et de déranger.

Souvent j’ai eu l’impression d’être la coupable, tout me semblait inversé, j’ai eu l’impression d’être folle avant de comprendre qu’en réalité c’est notre justice qui dysfonctionne sévèrement.

Dans un monde idéal, il faudrait qu’on prenne les victimes au sérieux quand elles arrivent pour se plaindre de violences sexuelles, surtout quand la victime est un enfant de 5 ans qui ose formuler les choses et les répéter devant des gens en uniforme.

Je me suis sentie très seule dans cette procédure : on ne peut pas dire que les avocats soient d’un grand soutien, les associations que j’ai contactées non plus, le 119 encore moins.

Jugement 23 avril 2018 placement

Il faudrait une structure indépendante, avec des parents qui ont connu ou connaissent des procédures similaires, de vrais professionnels qui connaissent le trauma et des gens, des citoyens spécialisés dans ces dossiers, pour apporter un appui psychologique et juridique dans ces affaires où on voit très vite que les choses ne vont pas dans le sens de la protection de l’enfance.

Trop souvent on constate que derrière une façade de protection de l’enfance, il y a des structures qui semblent en réalité protéger le système.

Sur le plan légal, il faudrait déjà appliquer les lois existantes comme le fait de préserver les liens avec les parents quand l’enfant n’est pas en danger, et avec la fratrie, les grands parents, ou encore d’écouter l’enfant sur ses besoins et même en tenir compte

Il faudrait mettre en place une procédure qui permette de faire parler l’enfant, de le laisser aller au bout de ce qu’il a à dire au lieu de le museler, de l’impressionner, de le sanctionner. Je pense aussi que durant la procédure, quand il y a des signalements, il faut une suppression temporaire de l’autorité parentale. Et quand il y a une condamnation il faut que ce soit systématique.

Cette autorité parentale du présumé agresseur est utilisée comme un moyen de pression pour faire taire le parent qui dénonce et la victime, notamment en raison des droits de visite que décemment une mère ne peut pas appliquer quand son enfant a dénoncé un inceste.

En tous les cas il me semble que forcer un enfant à voir un parent qui lui fait peur ne contribue pas à son bien-être ni à son équilibre. Les droits de l’enfant en France sont appliqués de façons interpellante.



Est-ce que tu as un message pour des mamans ou papas qui se trouvent au début d’une procédure comme la tienne ?

Quoi qu'il arrive,ne lachez rien, meme si on essaye de vous destabiliser,de vous discrediter. Ca risque d'etre long, dur, eprouvant. Pensez a photocopier tout document,notez au fur et a mesure ce qui vous semble necessaire dans chacune de vos demarches, situations, entretiens avec les differents services, professionnels car les rapports ou retours peuvent etre modifiés et a charge contre vous.

Courage.

 

 

27 février 2022

Magouilles et corruption des élites - Partie 15 : Les suites du Gladio

bhl syrie

On observe aujourd'hui que les processus de la grande époque du stay-behind sont toujours en cours, comme l’ont par exemple prouvé les pseudos révolutions Orange en Ukraine, "des Roses" en Azerbaïdjan, ou encore le "Printemps arabe", pilotés en direct par Washington.
Au total, plus d’une vingtaine de coups d’Etat "démocratiques" ont été tentés en 20 ans, parfois avec succès, et complétés par une attaque militaire au besoin, comme c’est aujourd’hui le cas en Ukraine. L’objectif : l’extension de l’OTAN et du modèle capitaliste anglo saxon, toujours plus à l’est.

 

En Ukraine, c’est même sur des milices néo nazies que les occidentaux s’appuient pour imposer un pouvoir anti Russe, et encore en décembre 2021 la Russie annonçait avoir arrêté un groupe de 106 néo nazis actif pour le ralliement de l’Ukraine à l’Europe et piloté par les renseignements ukrainiens. 

En parallèle, les US et l’OTAN continuent à armer, financer et entraîner des groupes armés officiels ou moins officiels, au nom bien évidemment de "la démocratie".

 

La révélation d’un "Gladio 2"

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En 2013, une traductrice turco-américaine du FBI, Sibel Edmonds, a dénoncé l’existence d’un Gladio B, du nom d’une opération du FBI décidée en 1996, lancée en 1997 et toujours en cours apparemment. Cette fois, l’objectif affiché n’était plus la lutte contre les communistes, mais contre "le terrorisme" à savoir à cette époque Al Qaïda, armée et financée en Afghanistan depuis les années 80. Les moyens d’action étaient cependant les mêmes : des opérations sous faux drapeau (false flag), dont l’objectif est de faire peur aux populations pour les manipuler.

Et les objectifs aussi : Selon Sibel Edmonds, les US cherchaient à étendre leur pouvoir sur l’ancienne sphère d’influence de l’URSS, aussi bien en Europe qu’au Moyen-Orient et en Amérique Latine. Elle a par exemple expliqué que des pontes des renseignements US ont rencontré régulièrement un gendre de Ben Laden, Ayman al-Zawahiri, devenu n°1 d’Al Qaida e 2011 et officiellement tué en 2017 par un drone.

Sibel Edmonds explique qu’en 1996 l’OTAN a décidé d’utiliser en plus de ses traditionnels alliés fascistes, les islamistes, et de passer du Gladio première version à la seconde version. Depuis, on constate que les renseignements ne sont jamais loin des terroristes islamistes qui commettent des attentats en Europe. Cela vaut pour la France, pour le Royaume-Uni et ailleurs. Le MI5 et le MI6 par exemple étaient en lien avec de nombreux terroristes, partout dans le monde :

Idem du côté de la CIA ou de l’OTAN, on peut citer aussi :

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    Ali Mohammed, un égyptien qui se serait directement présenté au bureau de la CIA au Caire en 1984 pour devenir "espion" selon la version officielle. Plus vraisemblablement, il est entré en contact avec la CIA en 1981 lors d’un séjour aux Etats-Unis. En 1984, il a été viré de l’armée pour s’être fanatisé et venait de rejoindre le Djihad islamique, et en 1985 il obtenait un visa pour les Etats-Unis. Il est devenu un proche de Ben Laden tout en travaillant pour le FBI qu’il renseignait sur le leader d’Al Qaida. Il a été militaire dans l’armée US, accédant au grade de sergent, basé durant trois ans à Fort Bragg, là où les membres du Gladio étaient entraînés quelques années plus tôt[1], et où lui-même avait déjà été entraîné durant quatre mois dix ans auparavant. Pendant ses trois ans à Fort Bragg (base ultra sécurisée de l’armée et des renseignements militaires US ) au milieu des années 80, Ali Mohammed a disparu plusieurs semaines pour un séjour en Afghanistan, et se rendait presque chaque week-end à New York pour rencontrer des fondamentalistes regroupés dans le Kifah Refugees Center à Brooklyn, qui est probablement la première antenne d’Al Qaida aux Etats-Unis[2]. Il n’a été arrêté qu’en 1998. La CIA l’a utilisé pour le recrutement de djihadistes sur le sol américain, notamment au Kifah Refugee Center à new-York.
  • 2022-02-27 13_57_51-Guerre d'Afghanistan (1979-1989) - Wikiwand - Opera

    Ben Laden qui a été armé et entraîné par la CIA dès la fin des années 70, quand l’objectif pour les US était de virer les Russes d’Afghanistan en s’appuyant sur son groupe armé. En 1988 il a créé une sorte de fédération des mouvements islamistes radicaux, Al-Qaida, et les financements de même que les réunions communes entre officiels US et Al Qaida ont continué même après la fin de la guerre en Afghanistan et la chute de l’URSS, au moins jusqu’en 2000.
  • Muhammad al-Zawahiri, frère du leader d’Al-Qaida Ayman al-Zawahiri a été envoyé au Kosovo (majoritairement musulman) pour diriger une unité d’élite de l’UCK, l’armée de libération du Kosovo qui était clairement un groupe terroriste, dont les responsables sont aujourd’hui les leaders « démocratiques » du pays. Il était alors en contact permanent avec les responsables de l’OTAN, pour la guerre contre les Serbces au cours de laquelle les populations civiles ont été littéralement massacrées par l’UCK. Les membres de l’UCK ont reçu un entraînement par les SAS anglais et les Delta Force US, et de l’argent de la CIA. On notera que la principale base militaire US en Europe, le camp Bondsteel, se trouvait au Kosovo. Le plus gros marché noir d’Europe y était aussi organisé : c’était la plaque tournante du trafic d’armes, d’héroïne, de femmes.
  • Ayman al-Zawahiri qui a été libéré en 1997 en Egypte, à la demande de l’OTAN. Avec lui, d’autres islamistes ont été libérés et acheminés jusqu’en Turquie par le Pentagone, selon la lanceuse d’alerte Sibel Edmonds. Il est toujours en vie apparemment du côté de l’Afghanistan.

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La pratique est courante : dans les années 90 en Algérie, l’armée et les renseignements ont créé le GIA (Groupe islamique Armé) qui a commis de nombreux meurtres et attentats (dont celui RER B à Paris en 1995), et les relations sont restées étroites entre les responsables du Département du renseignement et de la sécurité et du groupe terroriste. L’objectif, assez classique : déstabiliser l’Etat et terroriser la population pour qu’elle suive l’armée.

Les recrues étaient principalement fournies par Ben Laden, parmi les anciens djihadistes d’Al Qaida en Afghanistan qui transitaient parfois par la France, et qui ont importé les techniques de guérilla et de guerre éclair ainsi qu’une méthode d’organisation[3]. Elles étaient renforcées par un escadron de la mort de l’armée (l’équipe 192) créé par trois généraux dont le responsable du contre-espionnage Smaïn Lamari qui y a intégré des mercenaires.

Spécialisé dans les meurtres ciblés, notamment de militaires qui tenaient au semblant de démocratie en Algérie et d’intellectuels, ainsi que dans les massacres et les attentats, ce commando était composé d’agents des renseignements algériens et les mercenaires complétaient les effectifs pour des opérations spécifiques.

Le GIA est notamment soupçonné d’avoir au moins deux attentats à la bombe à Paris à l’été 1995, et de très nombreux actes en Algérie, comme l’assassinat du président Mohamed Boudiaf en 1992 par un de ses gardes du corps[4].

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Une bonne partie des anciens du GIA sont aujourd’hui dans l’organisation appelée "Al Qaida au Maghreb Islamique" (AQMI), créée en 2007 et qui s’étale dans tout le Sahara occidental, notamment au Mali. Comme Abdelmalek Droukdel, chef historique d’Al Qaida au Maghreb et leader de l’AQMI qui a été tué par la France au Mali en 2020.

Bref, la proximité entre les terroristes et les renseignements n’est pas une "théorie du complot" mais un fait historique. Et cette proximité s’accompagne inévitablement du trafic d’armes, mené en parallèle du trafic de terroristes, si on peut dire.

Les dernières guerres en Syrie et en Libye, dont les opérations ont démarré en 2011, ont montré les liens étroits entre l’occident et les différents vendeurs d’armes à Daesh : la fourniture d’armes aux "rebelles" avait lieu pratiquement au grand jour bien qu’absolument interdite par le droit international.

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En Libye, le trafic d’armes "déversées par les forces de l’OTAN", selon certains observateurs locaux, a monté en flèche dès 2011. Des armes occidentales ont en effet permis d’équiper les "rebelles" issus pour la plupart des rangs des mercenaires islamistes d’Al Qaida, et tous les dépôts d’armes de l’armée officielle ont été vidés.

Une bonne partie de ces armes a été récupérée par d’autres groupes comme AQMI, la branche d’Al Qaida au Sahel, qui opère aujourd’hui principalement au Mali, et on les retrouve dans de nombreux conflits jusqu’au Yémen.

En décembre 2020, le Peace Research Institute de Berlin écrivait : "Depuis 2011, des pays comme la Turquie, le Qatar, les Émirats arabes unis, la Jordanie, l'Égypte, la Russie et la France ont continué à transférer d'importantes quantités d'équipements militaires lourds vers l'État nord-africain. Mais les armes légères et de petit calibre (ALPC) restent également un problème majeur".

En Syrie aussi, les armes venaient de partout : les stocks libyens ont été vidés, l’occident a fourni des armes lourdes, l’Ukraine des équipements, l’Egypte et la Turquie des armes légères en quantité, le tout avec l’argent des saoudiens et qataris, sans oublier des US.

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Dès 2012, le député libanais pro US et pro saoudiens Okab Sakr était désigné comme un important trafiquant d’armes occidentales à destination des opposants à Assad, qui étaient des "rebelles" tous plus ou moins radicalisés, qui ont de toute manière fini par se confondre sur le terrain avec Daesh. Sakr était membre du parti de Saad Hariri, héritier de la présidence libanaise et d’une famille proche de Chirac impliquée dans le business au Liban comme en France. Il a été chargé du trafic d’armes, dont le Liban a longtemps été l’une des principales plaques tournantes, grâce notamment à ses banques opaques.

Deux  des grands alliés des Etats-Unis, le Qatar et l’Arabie saoudite, organisaient carrément ouvertement le trafic d’armes, dont des armes lourdes comme des tanks, vers les "rebelles" syriens anti Assad, à savoir les islamistes de Daesh & Co. Sakr faisait le lien entre tout ce petit monde. Jean-Loup Izambert évoque un rapport de la DIA (direction US des renseignements).

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Une partie des armes utilisées en Libye a ensuite été acheminée jusqu’en Syrie, par bateaux et par avions, surtout Qataris et Saoudiens. "Dédouanées directement par les services turcs sur des bases militaires, dont celle de l’OTAN, ces cargaisons ont été ensuite transportées et distribuées dans l’illégalité la plus totale par des agents des services secrets états-uniens, anglais, français, turcs, saoudiens, qataris et jordaniens", écrit Izambert.

Une fois entre les mains des "rebelles", une partie de ces armes payées par l’Arabie Saoudite et le Qatar et fournies par l’Europe, l’Egypte, l’Ukraine, la Turquie étaient revendues au marché noir à d’autres groupes armés. D’ailleurs, cet argument a servi aux US pour expliquer que les armes fournies aux "rebelles", pour un montant évalué à 1 milliard au total (mais c’est certainement davantage) avaient été détournées et revendues aux "djihadistes" via le marché noir.

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L’armée d’opposition à Assad a été constituée par les Frères Musulmans, alliés de l’occident et actifs depuis les années 50 en Syrie où ils ont commis des dizaines d’attentats en vue de renverser le pouvoir. En 2011, les émeutes anti Assad et pro occidentales qui ont servi de prétexte pour l’attaque du pays étaient organisées par eux[5].

L’Armée Syrienne libre, entraînée en Jordanie et en Turquie par les services US, anglais et français dès 2012, était en fait une structure de pilotage d’une nébuleuse de milices islamistes. Puis l’ASL et les différents groupes de « rebelles » ont pu s’entrainer dans toute la région, notamment au Qatar

Selon Jean-Loup Izambert, l’attaque contre la Syrie était préparée par les Etats-Unis depuis 2003, avec l’augmentation des pressions diplomatiques pour isoler le pays et le soutien financier et militaire aux groupes subversifs. En 2005 un attentat, très probablement organisé par le Mossad qui a explosé la voiture de Rafic Hariri, 1er ministre du Liban, a servi à accuser la Syrie pendant des années et à lancer une forte pression diplomatique.

En 2006, une réunion a été organisée à Washington avec des expatriés syriens opposants à Assad et en Grande-Bretagne d’autres "opposants" ont créé un lobby anti Assad et pro guerre appelé "Observatoire Syrien des Droits de l’Homme" (OSDH), qui a abreuvé nos médias et politiciens de propagande destinée à légitimer l’attaque contre la Syrie, dont beaucoup d’intox pure[6]. Pendant ce temps, les réseaux se structuraient pour réunir de l’argent et fournir armes et combattants au moment voulu, et dès août 2012 Obama annonçait l’armement des "rebelles" anti Assad.

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Dans les années 80 déjà, la CIA organisait l’envoi en Afghanistan d’islamistes radicalisés sur le sol US –et ailleurs. Peter E. Williams explique dans "Operation Gladio. The unholy alliance between the Vatican, the CIA and the mafia" : "Réalisant qu'il serait financièrement avantageux de former les nouvelles recrues sur le sol américain, le cheik Gilani, avec l'aide de la CIA, a mis en place des camps d'entraînement paramilitaires dans les zones rurales de tout le pays, y compris Hancock, New York ; Red House, Virginie ; Commerce, Géorgie ; York, Caroline du Sud; Douvres, Tennessee ; Buena Vista, Colorado; Mâcon, Géorgie ; Squaw Valley, Californie; Marion, Alabama; et Talihina, Oklahoma.

En 1985, la presse internationale a commencé à rapporter qu'un nombre indéterminé de musulmans afro-américains - tous liés aux camps mis en place par Gilani - avaient rejoint les rangs des moudjahidines en Afghanistan et que plusieurs avaient été tués au combat. Interrogés, plusieurs des djihadistes importés d'Amérique témoigneraient qu'ils étaient des agents de la CIA". Bref, rien de bien exceptionnel dans ce genre de manipulations probablement aussi vieilles que le monde.

Et quand ces islamistes revenaient du combat, la CIA s’assurait qu’ils obtiennent bien des passeports spéciaux pour rentrer aux Etats-Unis, où ils revenaient dans les mêmes mosquées pour poursuivre leur prosélytisme, la récolte de fonds et le recrutement de nouveaux dingues à envoyer au combat contre les soviétiques.

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La DGSE française a également armé et entraîné –y compris en France- des "combattants" islamistes expédiés ensuite en Afghanistan via le Pakistan pour renverser le gouvernement progressiste[7]. Et depuis les années 80, nos gouvernements de gauche comme de droite soutiennent et protègent les Frères Musulmans (organisation créée par le grand-père de Tarik Ramadan en 1928 un peu sur le modèle de la Franc-Maçonnerie mais en moins discrète), surtout leurs leaders ceux qui sont recherchés par d’autres pays pour des actes terroristes ou propagande islamiste[8].

2022-02-27 14_31_14-Sarkozy ou la grande recup' des voix de l'islam – Libération - Opera

D’ailleurs, les Frères Musulmans ont pignon sur rue en France puisque l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) n’est autre que la branche française des Frères musulmans, qui disposent d’un réseau associatif très dense en Europe et particulièrement en France[9].

"Le travail de prédication des Frères européens leur a permis de disposer de 500 associations dans 29 pays du Vieux continent. Cependant, la France reste l’épicentre de l’idéologie frèriste ; ils y possèdent près de 250 associations et près de 100 lieux de culte (La Courneuve, Dijon, Marseille, Lille, Bordeaux…)" écrivait le sociologue Samir Amghar en 2009 dans la revue Politique Etrangère[10].

Nos ministres de l’Intérieur successifs –dont Pasqua bien-sûr- se sont arrangés pour qu’ils obtiennent des titres de séjour, des moyens de subsistance et l’impunité vis-à-vis des poursuites venues de l’étranger. Cette terre d’accueil permettait aux groupes de se structurer et de préparer leurs prochains coups d’Etats et attentats loin des services de sécurité qui les recherchaient.

2022-02-27 14_35_45-En Tunisie, les islamistes d’Ennahda profitent de la forte abstention pour s’imp

Les anglais ont fait exactement la même chose. Parmi ces groupes islamistes dont les leaders ont trouvé asile en France (pour certains grâce à Pasqua qui leur a offert l’asile politique), mais aussi aux Etats-Unis et en Angleterre notamment, il y avait l’organisation terroriste Ennahda, qui est aujourd’hui au pouvoir en Tunisie grâce au coup d’Etat du "printemps arabe".

Notons au passage que les islamistes aujourd’hui au pouvoir en Tunisie, ceux du parti Ennahda dirigé par Rached Ghannouchi depuis 1991, sont dans les petits papiers de Washington. Ghannouchi, qui était recherché dans son pays pour ses activités terroristes et revendiquait de faire le plus de victimes et de "martyrs" possible dans des attentats, a obtenu l’asile politique en Angleterre en 1991. La même année on le retrouve en Afghanistan, où il a rendu service aux US dans les discussions avec les clans antisoviétiques locaux.

En 2013, un ex djihadiste libyen impliqué dans la guerre contre Kadhafi a déclaré à la télé que Ghannouchi avait facilité son transfert et celui de plusieurs autres combattants islamistes vers l’Afghanistan en 1989.

Depuis, Ghannouchi est régulièrement reçu à Washington, comme en février 2014 où il est venu parler de la "transition démocratique" en Tunisie, et il est aujourd’hui président de l’assemblée du pays. Il y était encore en janvier 2021 et le mois suivant l’ambassadeur US annonçait le renforcement du  "fort appui" US à l’ "expérience démocratique" du pays, avec le doublement du volume de l’aide extérieure et un renforcement de la coopération en "santé".

FIS-Algérie

En 1992, le premier meeting officiel du Front Islamique du Salut (FIS) premier parti politique clairement islamiste d’Algérie soutenu par le Qatar et l’Arabie Saoudite, a eu lieu en France ; des groupes armés affiliés de plus ou moins près au FIS et à Ennahda (son pendant Tunisien) ont fait régner la terreur en Algérie[11] où ses adeptes voulaient imposer la charia dans les années 90, et en France où la première vague d’attentats islamistes a eu lieu à cette époque.

Anouar Haddam, ex porte-parole du GIA et leader historique du versant politique le FIS formé dans les universités américaines, est réfugié aux Etats-Unis qui refusent toujours de l’extrader vers l’Algérie[12] où il doit répondre devant la justice de l’organisation d’un attentat à la voiture piégée en 1995 dans un village, qui a fait 42 morts et 256 blessés.

Jean-Loup Izambert écrit dans "56" que les US lui ont fourni "un quasi statut diplomatique qui, selon un haut-fonctionnaire, lui permit de ‘camper littéralement au Département d’Etat et dans les bureaux des membres du Congrès’ " au milieu des années 90 alors qu’il disait clairement soutenir la lutte armée islamiste. Mais il a été reconnaissant : aucun intérêt américain n’a été attaqué en Algérie. Les liens d’Haddam avec les services US étaient si étroits qu’Izambert s’interroge : "On peut se demander sur Anouar Haddam est le représentant de groupes terroristes auprès de la CIA ? ou l’envoyé de la CIA auprès de groupes terroristes".

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En 1995, un rapport de la Rand Corporation, lobby néo conservateur, préconisait de promouvoir les mouvements islamistes dans les pays arabes pour avoir des moyens de pression, surtout si ces mouvements se montrent favorables à l’implantation de l’OTAN sur le sol national.

Depuis les années 80, l’Afghanistan, mais aussi toute l’Afrique du nord et le Moyen-Orient, ont produit des armées d’islamistes dont ceux du FIS ou d’Ennahda, qui se sont entrainés ensuite du Kosovo à la Tchétchénie, de la Libye à la Syrie. Et qui ont commis des attentats partout.

1996 serait donc selon Sibel Edmonds la date de lancement du Gladio 2, c’est-à-dire le développement de stay-behind version islamiste par ce qu’on appelle le "complexe militaro industriel". Elle explique surtout ce qu’il s’est passé en Turquie, où justement le 3 novembre 1996, un accident de la route a mis en évidence les liens entre les islamistes, la mafia et les milieux politiques d’extrême-droite.

Les corps d’Abdullah Çatlı, membre des Loups-Gris, groupe mafieux d’extrême-droite financé directement par la CIA et le BND allemand et impliqué dans divers attentats tels que la tentative de meurtre de Jean-Paul 2 en 1981, celui de sa copine, et celui de Hüseyin Kocadağ, chef adjoint de la police d’Istambul ont été retrouvés dans un des véhicules. Sedat Bucak, député au Parlement, a survécu.

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Des documents d’identité de 8 nationalités différentes et deux passeports ont été retrouvés sur Abdullah Çatlı, ainsi qu’un permis de port d’armes octroyé directement par le ministre de l’Intérieur Mehmet Ağar et plusieurs armes.

L’affaire fit scandale car les relations du gouvernement et de la mafia étaient clairs et une commission parlementaire a éclairci certains points. Le rôle de l’ambassadeur US dans la protection de Çatlı a été dévoilé par des témoins, et les Loups-Gris sont apparus comme l’antenne du Gladio en Turquie, aidant le gouvernement à éliminer les leaders kurdes du PKK en Turquie mais aussi en Europe et ailleurs.

Dès 1987, quand Çatlı a été arrêté pour trafic de drogue en Suisse, il a miraculeusement pu s’échapper parce que sa porte de prison était ouverte et qu’un hélicoptère de l’OTAN est venu gentiment le chercher sur place. On le retrouve en Grande-Bretagne en 89 doté d’un passeport britannique, puis aux Etats-Unis en 1991 où il s’est marié et a obtenu la Green Card sans aucune difficulté. De là, la CIA l’a envoyé avec un passeport US au nom de Michael Nicholsan dans les ex Républiques soviétiques d’Asie centrale, notamment en Azerbaïdjan et en Chine avec les Ouighours, pour faire du terrorisme [13].

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Aujourd’hui les US soutiennent activement Fethullah Gülen, qu’ils abritent et dont le mouvement qui est l’un des plus importants du monde musulman, a pour ambition de construire un "Nouvel Ordre islamique Mondial" basé sur sa vision de "la société musulmane idéale". Et Gülen a dit que pour y parvenir "tous les moyens sont bons y compris mentir aux gens".

Beaucoup d’observateurs, comme le journaliste Sarkan Kuç réalisateur du film "Le Gülen : Projet Gladio", affirment que Gülen prend directement ses ordres auprès de la CIA et que son mouvement qui fonctionne un peu comme une secte s’est déployé en Asie Centrale pour attaquer le communisme.

Gülen a collaboré avec les Loups-Gris et la CIA dès les années 80 pour des opérations clandestines contre les kurdes et leur parti politique, le PKK. Il est devenu un agent important de la CIA en 1990, quand il a commencé à faire construire plus de 350 mosquées et madrasas[14] en Turquie et en Asie centrale avec l’argent du trafic de drogue.

Il a participé à plusieurs coups fourrés de la CIA dans les ex pays soviétiques, comme la tentative d’assassinat du président –communiste- ouzbek Islam Karimov. Gülen a dû fuir aux Etats-Unis en 1998.

coup d'etat Turquie juillet 2016

De là, il diffuse une forme de taqîya (dissimulation), expliquant à ses adeptes lors d’un sermon sur une chaine turque aux Etats-Unis en 1999 : "Vous devez aller dans les artères du système sans que personne ne remarque votre existence jusqu’à ce vous preniez les centres de pouvoir… jusqu’à ce que les conditions soient réunies. Le temps n’est pas encore venu. Vous devez attendre jusqu'à ce que vous ayez obtenu tout le pouvoir de l'État, jusqu'à ce que vous ayez avec vous tout le pouvoir des institutions constitutionnelles en Turquie ...".

Ceci explique probablement en partie le dernier coup d’Etat en Turquie en juillet 2016 et la ferme reprise en main du pays par Erdogan, avec des milliers d’arrestations[15].

Pour le financement de Gülen, rien d’exceptionnel comme on le verra plus tard dans la partie consacrée au trafic de drogue : les US ont utilisé l’argent de la transformation d’héroïne en Turquie, acheminée par des avions de l’OTAN jusqu’à Bruxelles. De là, elle était dispatchée en Europe et en Grande-Bretagne ainsi qu’aux Etats-Unis.

Les attaques du 11 septembre, largement débunkées depuis 21 ans, étaient aussi une opération sous faux drapeau, réalisée selon Sibel Edmonds en partenariat entre les services US, Ben Laden et Al-Zawahiri. Elle dit que le financement provenait du trafic de drogue, principalement l’opium produit en Afghanistan[16].

 

La France, au premier rang du combat sous faux drapeau

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Les services français n’ont jamais craché sur le recrutement d’islamistes, utiles notamment pour négocier les contrats de nos multinationales, dans l’armement mais pas seulement [17]. Ils sont aussi utiles pour déstabiliser des pays –surtout s’ils sont socialistes ou proches de l’URSS- avec un appui médiatique/ de propagande côté français.

Mais quand des scandales à ce sujet manquent de survenir, le discours officiel consiste à dire que nos anciens appuis parfaitement démocrates se sont "radicalisés" hors de notre contrôle. CQFD.

Cette collaboration des islamistes avec les services occidentaux, principalement US, anglais et français, remonte aux années 30 avec la création des Frères Musulmans dont les programmes politiques bien qu’islamistes sur le fond sont toujours en pratique favorables à l’occident et aux capitalistes. Le fait qu’ils n’hésitent pas à briser les mouvements sociaux n’est pas sans déplaire non plus à une certaine caste dominante conservatrice. Dans les années 50, Les Frères Musulmans n’ont pas hésité à collaborer avec d’anciens nazis, contre les gouvernements démocratiques et socialistes, par exemple en Egypte ou en Syrie.

2022-02-27 16_37_24-Syrie_ le roi de Jordanie appelle le président Assad à quitter le pouvoir - Le P

Beaucoup se souviennent de la propagande massive qui a précédé l’attaque française en Libye et anglaise en Syrie. Kadhafi qui était reçu en grande pompe par sarko 3 ans plus tôt est devenu un "dictateur" sanguinaire, idem pour Assad qui était encore un démocrate aux yeux de nos gouvernants et des médias serpillières quelques mois auparavant.

On a commencé à nous présenter une "opposition" dite "démocratique" à ces "régimes", dont il faut que tous ses représentants vivaient hors de Syrie depuis des années. Mais comme cette propagande politique ne prenait pas, en particulier dans le cas de la Syrie, on a eu droit aux faux massacre de Houla en 2012 et en 2013 à la fameuse "ttaque chimique" attribuée à Assad par nos médias alors qu’elle était le fait du front Al Nosra allié des occidentaux et filiale d’Al Qaïda.

Tout ça était destiné à préparer l’opinion publique à l’attaque contre la Syrie, préparée depuis des mois voire des années.

On a accompagné la mise en place de groupes officiels et politiques d’opposition, comme le Conseil "National" Syrien (en exil comme toujours dans ces "révolutions") qui a été soutenu par sarko dès 2011, ainsi que de groupes militaires "gentils", forcément "démocrates" comme l’ "Armée Syrienne Libre", les deux étant pilotés discrètement par la branche souterraine des Frères Musulmans elle-même responsable d’attentats en Syrie depuis plusieurs dizaines d’années.

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Le premier leader dudit conseil "national syrien", Burhan Ghalioun, vit en France depuis les années 80. C’est un ancien député israélien devenu conseiller du chef du Qatar qui est allé le chercher, et il a reçu l’appui de BHL, officiant encore une fois comme VRP de l’OTAN [18].

En 2011, quand les médias occidentaux ont accéléré la propagande anti Assad, Ghalioun a saisi l’occasion, déclarant en octobre lors de la création officielle du CNS : "Je crois que le régime a perdu toute crédibilité et que le monde attend une opposition unifiée qui puisse devenir une alternative et qui puisse être reconnue".

Bassma Kodmani, cofondatrice du CNR et responsable des relations extérieures, est diplômée de Sciences-Po Paris, a travaillé à l’Institut Français des Relations Internationales, a été directrice de la branche régionale de la Ford Foundation en Egypte [19]. Elle a aussi été à au moins deux réunions du Bilderberg en 2008 et 2012, et d’autres du Council on Foreign Relations.

En 2005, avec l’appui du Council on Foreign Relations, elle a créé un lobby "démocratique" arabe appelé Arab Reform Initiative, qui regroupe des instituts de recherche du monde arabe axé sur les questions de "transition démocratique" dans le monde arabe.

En France où elle est active dans différents lobbys, elle a beaucoup cherché à peser sur les politiques et l’opinion en faveur d’une attaque militaire contre la Syrie.

Quand le Conseil "national" en question a été trop compromis et que les démissions ont commencé à se multiplier, une toute nouvelle "coalition" nous a été présentée, dirigée par un syrien vivant en Arabie Saoudite, Ahmed el Jarba, qui a été arrêté plusieurs fois entre 1996 et 2011, pour trafic d’armes et de drogue.

En 2014 il a eu des problèmes car les islamistes d’Al Nosra disaient qu’il avait dépensé 3 millions de dollars en hôtels de luxe et détourné 75 millions destinés au secours des blessés, au lieu de les leur donner. Mais il ne faisait pas rien : il appelait les US et l’occident à livrer toujours plus d’armes aux mercenaires anti Assad.

2022-02-27 18_16_52-Syrie _ Hollande invite l'opposition à _préparer la transition_ - Opera

Tout ce petit monde du Conseil "National syrien" et de l’Armée "syrienne libre" était reçu tranquillement à l’Assemblée nationale et à l’Elysée par Flamby en novembre 2012, à l’occasion de la création de la "nouvelle coalition de l’opposition syrienne" dont Hollande disait qu’elle était "une étape décisive pour préparer la Syrie nouvelle", démocratique bien évidemment.

Un communiqué de presse précisait aux médias : "Le président de la République a renouvelé son soutien à la nouvelle coalition nationale syrienne, que la France a reconnue comme seul représentant légitime du peuple syrien".

A côté de l’Armée Syrienne Libre, les Frères Musulmans ont mis en place une nébuleuse d’organisations islamistes anti-Assad alimentées par des mercenaires[20], qui ont parfois pu entrer en concurrence. L’ASL donnait ses ordres, distribuait les armes et l’argent à tout un tas de "brigades" plus ou moins indépendantes sur le terrain.

Un premier coup d’Etat a été tenté en 2011 par les manifs soi-disant "démocratiques" anti Assad organisées par les équipes liées aux Frères Musulmans, et un second, militaire, a été organisé directement par les Etats-Unis et la France autour de Ryad Hijab, avec un attentat contre le Bureau de la Sécurité Nationale le 18 juillet 2012 qui a tué plusieurs ministres et responsables de l’armée ainsi que des civils[21]. En parallèle, des milliers de mercenaires djihadistes sont entrés dans le pays en quelques jours.

Chez nous la propagande répétait en boucle qu’Assad tirait sur les manifestants, et les politiques de l’ouest ont commencé leur musique, "condamnant fermement" et de manière répétée chaque nouvel acte que ladite propagande imputait à Assad. Et dont les faits ont montré qu’il s’agissait de mensonges.

Les deux coups d’Etat ont échoué car l’armée comme la population sont restés derrière Assad, les occidentaux ont donc fortement augmenté la violence.

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Les premiers bataillons de cette armée "syrienne libre" étaient, nous disait-on, constitués de "déserteurs" de l’armée officielle, pas du tout d’hallucinés islamistes. Et le tristement célèbre "service action"de la DGSE tout comme le Commandement des opérations spéciales (COS) de l’armée sont allés les entraîner au Liban et en Turquie dès 2011.

Les services français leur fournissaient aussi une aide très précieuse en matière de renseignement et de communications.  A l’été 2012, "Plusieurs dizaines de conseillers militaires particip[ai]ent déjà à un état-major commun turc, américain et français à Charnagh (Turquie), qui bénéficie d'une aide britannique à la frontière syrienne", expliquait un spécialiste de la région.

Un poste de commandement qui regroupait des acteurs des différents pays attaquants était basé à Amman en Jordanie, et dirigé par Salman Ben Sultan, frère d’un ancien chef des renseignements saoudiens et vice-ministre de la défense d’Arabie Saoudite en 2013-2014. C’est de là qu’étaient coordonnés le ravitaillement en armes, le financement et le transport des djihadistes anti Assad[22] jusqu’en Syrie via le Liban et la Turquie, grâce à l’organisation logistique des Frères Musulmans.

2022-02-25 22_55_55-Laurent Fabius veut livrer des armes aux rebelles syriens - L'Express - Opera

On sait, comme l’a avoué Hollande, que la France a financé et armé des terroristes en Syrie (appelés « rebelles »[23]), officiellement pour lutter contre les terroristes qu’on avait armés et financés auparavant, et qui avaient rejoint Daesh & Co. On attend avec impatience des enquêtes sérieuses sur les entreprises, notamment françaises, qui ont revendu le pétrole de Daesh[24] pendant toute la guerre, après avoir été mélangé avec des pétroles d’autres provenance.

Mais des compagnies pétrolières US et saoudienne étaient en première ligne, à commencer par Exxon Mobil qui faisait sortir du pays le pétrole volé par le Front Al Nosra au pays afin de financer sa guerre et Aramco qui revendait le pétrole fourni par l’EIIL (l’ "Etat islamique") qui avait à partir de 2014 le contrôle du plus important site d’extraction du pays.

Selon les estimations de plusieurs spécialistes, ce trafic rapportait autour de 90% des revenus de Daesh soit environ 1 milliard de dollars par an, et en passant par la Turquie. Ce qui a permis à Erdogan d’avoir les mains libres pour sa dictature. Encore une "théorie du complot", selon certains.

Quant à Fabius, de l’affaire du sang contaminé, qui a applaudi tous les délires pseudo sanitaires de la micronie maintenant qu’il est au conseil dit "constitutionnel", eh bien il trouvait en décembre 2012 que le Front Al Nosra, affilié à Al Qaida/ Daesh/ Etat Islamique et voulant imposer la charia en Syrie et ailleurs, faisait du "bon boulot". Un an après il voulait le classer comme "organisation terroriste" quand l’opinion publique française s’est réveillée.

Livraisons d'armes en Libye - Peace Research Institute Berlin

On attend aussi de connaître l’implication exacte des autorités françaises et américaines[25] dans le financement de daesh par Lafarge.

En mai 2013, alors que les "chances" de renverser Assad commençaient à se réduire fortement et que les djihadistes arrivaient de partout, Flamby s’était démené pour faire sauter l’embargo sur les livraisons d’armes à l’ "opposition". Il a obtenu gain de cause très facilement, dès le 27 mai alors que c’est formellement interdit par le droit international.

Ce qui a amené Alain Chouet, ancien responsable de la DGSE à Damas, à déclarer à l’époque : "Je connais la Syrie depuis 40 ans, j'ai fait partie des services spéciaux pendant 30 ans et j'affirme qu'une telle certitude est totalement présomptueuse. Ce que je constate, c'est que, sur le terrain, celle qu'on appelle l'ASL (Armée syrienne libre) est composée d'officiers et d'hommes de troupe qui ont déserté vers la Turquie et qui se trouvent pour la plupart consignés dans des camps militaires quand ils n'ont pas donné des gages d'islamisme. L'un des fondateurs de l'ASL, le colonel Riad al-Assaad, se trouve pratiquement assigné à résidence avec l'interdiction de se rendre sur le territoire syrien. Tout cela pour laisser la place aux groupes salafistes et aux djihadistes. Je repose donc la question : quelles armes allons-nous donner et à qui ?".

2022-02-27 18_34_29-Mali-Al-Qaida-revendique-le-rapt-d-une-Francaise-enlevee-en-decembre

Et d’ajouter, avant de pointer la situation similaire au Mali, du fait de la France encore une fois : "Depuis deux ans, la France a fourni aux opposants syriens une assistance logistique, technique, des entraînements organisés par les services spéciaux, également britanniques ou américains. Cette fois, en livrant officiellement des armes, on passe à un autre stade !". Mais en réalité, flamby livrait déjà directement des armes lourdes aux islamistes en Syrie dès 2012 alors qu’un embargo était imposé par l’Europe.

La CIA n’aurait quant à elle assuré les livraisons d’armes, via l’opération 'Timber Sycamore", que jusqu’en 2017 seulement : il s‘agissait selon le Washington Post de "l’une des plus vastes opérations clandestines de la CIA", lancée "officiellement" en 2012.

Al arifi

Cette année-là, plusieurs cargaisons d’armes ont été interceptées dans la région, comme celle du Luftallah II, parti de Libye et intercepté au Liban avec 3 conteneurs d’armes destinées à l’ "opposition syrienne". Parmi ces armes il y avait des missiles anti blindés et anti aériens et des obus.

Pendant ce temps, la France laissait se balader dans les mosquées et autres congrès musulmans du pays comme le "salon international du monde musulman" à Montreuil en novembre en 2012ou le rassemblement de l’UOIF (union des organisations islamiques de France) au Bourget en mars 2013 un dénommé "cheikh Al-Arifi", qui envoyait des jeunes au "djihad" en Syrie, appelait à frapper sa femme, et prônait le viol de guerre en Syrie, ce qui a amené à un trafic de filles et de femmes massif et à des viols à une échelle rarement vue sur un théâtre de guerre[26].

Al Masri

Il y avait aussi Fahad al-Masri, qui vit en France depuis 1996, et appelait à commettre des attaques en Syrie, se félicitant des attentats qui avaient pu tuer des responsables militaires et politiques avant le lancement du conflit armé.

De 2011 à 2014 al-Masri était officiellement porte-parole de l’Armée "Syrienne" Libre et à ce titre était en relation permanente avec les milieux politiques français. Il se satisfaisait des attaques meurtrières contre le gouvernement et des enlèvements de responsables :  "Nous retenons en otage depuis deux jours, trois responsables du renseignement syrien, dont le chef du renseignement d'Alep, très proche de Bachar al-Assad" déclarait-il, en toute impunité, en juillet 2012.

Pour lui, en 2012, la fin d’Assad était très proche : "C'est une question d'heures, de jours, peut-être de quelques semaines, mais pas de plusieurs mois" disait-il à qui voulait lui donner une tribune. En 2020, il continuait à appeler à des opérations militaires en Syrie, pour "purifier" le pays. Et ils étaient loin d’être les seuls.

guerre en Syrie

Comme d’habitude, ces manigances ont fini par nous exploser à la figure, et la France a été le terrain privilégié des attaques terroristes de ces djihadistes qu’elle avait contribué à financer, armer et entraîner. En 2014 une "coalition contre l’Etat islamique" a été montée cyniquement et en urgence par Washington, histoire de garder la face pour une partie aussi crédule que mal informée de l’opinion publique.

On a donc continué à armer des "rebelles" soi-disant "modérés". Jean-Loup Izambert note que les islamistes de Daesh & Co n’ont "jamais frappé les principaux symboles de la guerre occidentale […] : les structures de l’OTAN et les bases militaires étasuniennes, tout particulièrement celles situées en Turquie, en Italie, en Espagne, en Grèce et dans les dictatures du Golfe". De fait, jamais l’Arabie Saoudite ou le Quatar n’ont été attaqués.

Même pendant la vague d’attentats commis en France et ailleurs, les livraisons hebdomadaires d’armes de tous types et le soutien logistique au djihadistes ont continué. Les US leur apportaient du renseignement grâce à leurs moyens d’écoute, utilisaient des drones pour repérer les mouvements de l’armée officielle… Ils envisageaient même de constituer une "principauté salafiste" pour remplacer l’Etat syrien[27].

daesh syrie

Comme Assad n’est jamais tombé, il n’y a jamais eu le business promis pour nos multinationales : seule les industries de l’armement et du pétrole ainsi que les compagnies militaires privées ont gagné quelque chose dans l’histoire. Un rapport du Pentagone rédigé en 2012 et déclassifié en 2017 soulignait le rôle de l’occident, Etats-Unis en tête, et des pays du Golfe dans la création et le développement de l’ "Etat islamique", et même si il n’a pas reçu une grande publicité, il n’a jamais été démenti.

Au-delà de ce soutien sur les terrains de guerre, des éléments montrent que les services français sont présents dans l’organisation d’attentats terroristes "islamistes" sur le sol français. Par exemple les armes fournies à Ahmedy Coulibaly pour l’attentat du magasin kasher venaient d’un groupe d’extrême droite du nord de la France, par l’intermédiaire de membres de la police de Lille.

Il y a Mohammed Merah qui a dit avoir été manipulé par celui qu’il pensait être son meilleur ami, et qui était en réalité agent des renseignements généraux.

2021-02-06 12_38_38-Mohamed Merah travaillait pour les RG - Le Point - Opera

Il avait déjà été fiché en 2006 pour ses liens avec des djihadistes, et la DCRI qui le suivait officiellement depuis novembre 2010, après une arrestation en Afghanistan[28], lui avait permis d’aller en Israël en septembre en échange de renseignements nous a-t-on dit[29]. Même si officiellement on n’avait pas trouvé Merah dangereux et aucun lien avec "un réseau terroriste", il était dans les fichiers.

Apparemment, il a même été envisagé de le recruter comme indic, contre l’avis du responsable des renseignements à Toulouse qui avait demandé en vain la judiciarisation de son dossier. En 2011, il était surveillé et avait même un correspondant direct à la DCRI. Beaucoup de questions dans cette affaire vont rester en suspens puisque Merah a été abattu dans sa souricière –alors qu’il aurait pu être pris vivant.

Une des questions qui se pose encore est : Merah est-il bien le tireur ? Ne l’a-t-on pas laissé circuler ce secteur pour couvrir le vrai tueur, dont la description faite sur le moment par les témoins ne correspond pas à Merah.

Et quand sarkoléon a donné une vitrine officielle à la religion musulmane, son fameux "conseil du culte musulman", il n’a pas mis à sa tête une organisation progressiste mais l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France), qualifiée de "très proche" des Frères Musulmans dont elle dépend en fait directement depuis toujours, et est liée à l’organisation européenne UOIE. L’UOIF donne par ailleurs dans le clientélisme et développe des réseaux dans toutes les branches de la société, des universités à la finance en passant par la politique et les médias. La "laïcité" version UMP.

2022-02-27 14_11_13-BHL _ _La Libye n'est pas aussi belle qu'on pouvait l'escompter_ - Opera

Peut-être était-ce la préparation du terrain pour les coups d’Etats en Libye et en Syrie, lancés en 2011. On commence par créer un nid douillet pour l’opposition aux "régimes" comme il convient désormais de les appeler de Kadhafi et Assad, opposition qu’on va systématiquement chercher du côté des islamistes les plus radicaux.

En Libye, les forces armées françaises ont entraîné des terroristes islamistes après la "libération" du pays par sarkoléon, pour lutter contre l’armée officielle et contre Kadhafi au nom de la "démocratie".

L’un de ces terroristes qui avait combattu durant 4 mois en Lybie en 2011 a émigré en Angleterre peu après, en 2012. Là, il a commis trois meurtres en pleine rue en juin 2020. Le dénommé Khairi Saadallah a expliqué lors de son procès qu’il a été entraîné en Lybie par les forces françaises[30]. Mais les anglais comme les français, avec de l’argent et des armes du Qatar notamment, ont allègrement entrainé les "rebelles" islamistes envoyés par convois entiers par les groupes terroristes du coin.

Et qui est-ce qu’on a retrouvé en Libye pour lancer l’Etat islamique local ? L’Irakien Abou Bakr al Baghdadi, leader d’Al Qaida dans les années 2000 puis co-fondateur de Daesh en Syrie et en Irak, dont on nous a annoncé plusieurs fois la mort jusqu’à la dernière en 2019 où les US auraient balancé son corps à la mer, là encore fort discrètement.

Il aurait été tué en Syrie où il organisait les troupes islamistes anti Assad. La carrière de Baghdadi, qui selon certains serait un agent du Mossad, a pris de l’envergure après son passage en 2004 dans un centre de détention US connu pour le conditionnement des détenus opéré notamment par la CIA, comme Guantanamo.

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Il existe aussi des photos sur lesquelles on le voit en compagnie d’officiels US dont John McCain[31], membre du Conseil d’administration du NED, le National Endowment for Democracy qui réunit les renseignements des Etats-Unis, d’Australie, du Canada, de Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni.

McCain a d’ailleurs été très actif dans l’organisation des révolutions dans les pays arabes, qualifiées poétiquement de "printemps arabe". On notera que les pays qui n’ont pas eu leur "révolution" ont eu droit à une guerre, c’est-à-dire Libye et Syrie. En février 2011, selon Thierry Meyssan, McCain a présidé une réunion de l’OTAN organisée au Caire pour lancer les opérations du "Printemps arabe". On notera que le VRP des guerres de l’OTAN BHL est mentionné comme présent à cette réunion, qui relève de la conspiration.

Comme en Syrie, l’opposition libyenne dite "démocratique" était en fait largement composées de djihadistes. Plusieurs de ces groupes, comme le Groupe islamique pour la Combat en Libye (GIICL) dirigé par Abdelhakim Belhadj depuis sa création vers la fin des années 80, étaient directement en lien avec Al Qaida ou créées par Al Qaida. Belhadj dirigeait à Tripoli le Conseil militaire qui chapeautait les milices, la plupart djihadistes, anti Kadhafi. Il a tenté depuis l’aventure politique mais les islamistes n’ont pas le soutien des libyens.

2022-02-27 19_04_39-Guerrilla soldiers or mujahadeen stand with artillery at a remote

Dans les années 90 il a combattu à plusieurs reprises en Afghanistan où il dirigeait un groupe de combattants et a fréquenté Ben Laden, et y est retourné en 2001. Il a été arrêté en 2003 en Malaisie, par la CIA qui l’a longuement "interrogé" dans une de ses prisons secrètes avant de le renvoyer en Libye en 2004 pour y faire quelques années de prison.

Il est sorti en 2020 et a donc pu participer pleinement au coup d’Etat. La "révolution" l’a en tout cas beaucoup enrichi puisqu’en 2017 sa fortune était estimée à 2 milliards de dollars. Si son origine reste un mystère, celle-ci lui a permis d’investir dans les médias, notamment une chaine télé.

Et parfois on tombe sur d’étranges informations, comme cet article paru dans la presse locale en septembre 2016 au sujet de la découverte dans un terrain à côté de l’église de Saint-Hilaire-des-Grottes de l’attirail du parfait petit djihadiste : "un drapeau de Daesh, du matériel audio et vidéo, un groupe électrogène, des journaux en langue arabe", racontait Ouest France. Matériel laissé là par les occupants d’une camionnette blanche banalisée.

La police, la gendarmerie, le sous-préfet arrivent sur place, avant qu’on comprenne que ce sont des militaires du Centre interarmées de la défense nucléaire, radiologique, biologique et chimique en formation qui avaient laissé ça là.

La propagande poursuit 7 objectifs principaux, rappelait en 1961 un manuel d’opération contre les "forces irrégulières" (les opposants non militaires) :

  • Diviser, désorganiser et induire la défection des membres des forces irrégulières (qui peuvent être les Gilets Jaunes ou des critiques de la stratégie de gestion du coronavirus, par exemple)
  • Réduire ou éliminer le soutien civil à ces éléments
  • Dissuader les civils de participer à leurs actions
  • Gagner le soutien actif des civils neutres
  • Préserver et renforcer le soutien des civils sympathisants à notre cause
  • Obtenir l’approbation des civils à notre présence militaire (ou sanitaire)
  • Obtenir l’unité nationale ou la division selon le besoin.

2022-02-27 19_06_57-Trafic d'armes _ dix militaires mis en examen et incarcérés - Opera

Récemment, on a eu une affaire de trafic d’armes assez étonnante, qui souligne encore une fois les connexions obscures entre une certaine catégorie de militaires et l’extrême droite. En janvier 2021, une dizaine de types ont été arrêtés et mis en examen, parmi lesquels trois militaires en activité, des militaires à la retraite, des employés de boîtes de sécurité et deux militants d’ultra-droite (dont un fiché S), pour trafic d’armes et association de malfaiteurs.

Les 200 armes en question comprenaient des fusils d’assaut, fusils mitrailleurs et autres armes de guerre, ainsi que "plusieurs tonnes" de munitions.

A qui étaient-elles fournies ? A "des trafiquants de drogue et sympathisants de l’ultradroite" selon la presse. Le même circuit que pour les attentats "islamistes", donc. On nous dit que les armes étaient achetées démilitarisées "à des collectionneurs", ce qui semble étrange pour une telle quantité.

Elles étaient revendues à prix relativement intéressants : "Entre 1.000 et 1.500 euros pour un pistolet automatique et entre 2 et 4.000 euros pour une kalachnikov" selon le JDD du 17 janvier 2021. "Depuis 2017, cinq projets d'attaques, qualifiés de terroristes, liés à l'ultradroite ont été déjoués en France. A ce stade de l'enquête, le coup de filet de la BRB n'entre pas dans cette catégorie".

Car on observe aussi une grande proximité des forces de l’ordre et du renseignement avec la mouvance d’extrême droite à tendance terroriste. On va revenir plus en détail là-dessus dans une autre partie, mais pour aller rapidement on peut citer l’affaire des armes fournies à Ahmedy Coulibaly le meurtrier du magasin Kasher à Paris, par Claude Hermant un indic de la gendarmerie et de la police, leader des milieux d’extrême-droite du nord de la France.

Nordkreutz

En Allemagne en 2019, l’instruction sur un groupe terroriste d’extrême-droite appelé Nordkreuz (la croix du Nord) ou "réseau Hannibal" démantelé deux ans plus tôt, a montré qu’il recrutait principalement chez les militaires et policiers, surtout parmi les membres des unités spéciales. Il y avait aussi des juges et des agents de l’office de protection de la constitution (sorte de police politique) censé surveiller les groupuscules politiques dangereux.

Ce groupe avait une organisation nationale, des branches dans d’autres régions, et cherchait à rester sous les radars. Des armes et des munitions avaient été stockées, des listes d’ennemis à abattre à gauche avaient été dressées. "La liste de courses comprenait également 200 sacs mortuaires et de la chaux vive pour les fosses communes", précise un article de Das Revolt.

L’organisation était calquée sur les réseaux stay-behind.

On reviendra plus tard sur cette utilisation des groupes d'extrême-droite dans la déstabilisation des Etats et des opinions publiques.

 

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Ceci n'était qu'un début d'aperçu des opérations menées aujourd'hui dans le cadre de ce qu'on peut considérer comme les suites du Gladio décrit en Europe de l'ouest et mis au jour en 1991. La méthode a été reproduite depuis à une échelle internationale, toujours pour établir l'ordre de l'OTAN partout dans le monde, par des moyens de subversion d'abord puis par des moyens armés quand les méthodes "douces" ne suffisaient pas. 

Cette branche "militaire" de la domination anglo saxonne ayant les mains libres, elle poursuit ses activités et la question principale à se poser est : pour qui travaillent ces services, créateurs de monstres surarmés qui se retournent contre leurs nations? Dans quel intérêt sont menées ces manipulations? Quel est leur coût pour la collectivité, en France et ailleurs, en premier lieu dans les pays qui subissent ces conflits armés?

Et quels sont les objectifs in fine

 


[1] Selon un article de Libération en décembre 2001, Ali Mohammed jouait un double jeu dans le dos des US : « Membre du Jihad islamique égyptien et d'Al-Qaeda, il a entraîné certains de ceux qui ont placé une bombe au World Trade Center à New York en 1993 et participé à la préparation des attentats contre les ambassades américaines de Nairobi (Kenya) et Dar es-Salam (Tanzanie) en 1998. Tout cela sans en parler aux Américains. Ce n'est qu'en septembre 1998 que l'agent double sera arrêté, quand les autorités américaines commenceront enfin à comprendre combien l'homme est dangereux ». On pourrait aussi imaginer qu’il a été arrêté après avoir fait le coup parce que les connexions entre lui et les services US étaient trop évidentes.

[2] Certains ont accusé l’armée US d’avoir envoyé Ali Mohammed à Brooklyn pour former les djihadistes à envoyer en Afghanistan. Et il est clair que lui aussi a formé beaucoup de terroristes pendant des années, en toute impunité et a minima sous le nez des autorités. D’ailleurs, après avoir quitté l’armée US en 1990, il est resté officier de réserve jusqu’en août 1994. En 1990 lors d’une perquisition chez El Sayyid Nosair, soupçonné de l’assassinat d’un rabbin avant d’être relâché et de participer à l’attentat du World Trade Center en 1993, des documents provenant de Fort Bragg ont été saisis. Mais ces documents qui avaient été volés par Ali Mohammed ont été récupérés par l’armée avant que la police n’ait le temps d’enquêter. Parmi ces documents il y avait des plans, dont ceux des tours jumelles qui ont sauté en 2001.

[3] Combien étaient ces algériens d’Afghanistan ? Un ancien responsable des renseignements algériens évoque le chiffre de 12.000, selon un article de Adlène Maddi paru dans Le Point en septembre 2016.  « Mais un ancien opérationnel du renseignement algérien, qui a longtemps suivi ces recrues, parle aujourd'hui de 12 000 éléments qui ont transité aussi bien par la Syrie ou l'Arabie saoudite via le Pakistan tout au long des années 80, que par la France et l'Espagne principalement. Les relais des Frères musulmans algériens dans le sud de la France ou en Espagne se chargeaient aussi bien de la propagande djihadiste que du transfert des recrues européennes d'origine maghrébine vers la terre du djihad aux confins de l'Asie. À l'époque déjà, la menace était perceptible. Un leader islamiste algérien parlant de l'éventuel retour de cette force combattante et aguerrie, rompue à l'art de la guérilla, évoquait « une bombe entre nos mains qui explosera un jour ». »

[4] L’enquête n’a jamais été jusqu’aux commanditaires de cet assassinat mais les connaisseurs regardent tous du côté du GIA.

[5] Cf. « 56 Tome 1 – L’Etat français complice de groupes criminels » de Jean-Loup Izambert.

[6] Pour n’en citer qu’une, relatée dans le livre de Jean-Loup Izambert, une fusillade commise par un militant anti Assad le 27 décembre 2011 à Damas contre des étudiants pro Assad est devenue une attaque du régime sur des opposants, mensonge de l’OSDH relayé dans tous les médias occidentaux.

[7] Cf. « 56 – Tome 1 L’Etat français complice de groupes criminels » de Jean-Loup Izambert, qui cite les camps de Cercottes, Cylus et la Braconne comme ayant servi à l’entraînement de ces djihadistes.

[8] Cf. « 56 – Tome 1 L’Etat français complice de groupes criminels » de Jean-Loup Izambert.

[9] Cf. Amghar Samir, « L'Europe, terre d'influence des Frères musulmans », Politique étrangère, 2009/2 (Eté), p. 377-388.

[10] Samir Amghar explique qu’il y a deux types d’associations dans l’orbite des Frères Musulmans : « D’une part, des associations généralistes, en charge d’activités religieuses, sociales et éducatives, qui entretiennent des relations plus au moins fortes avec les Frères. À côté de ces associations généralistes, des structures plus spécialisées complètent le quadrillage de la prédication frèriste : une association de jeunes (les Jeunes musulmans de France), d’étudiants (Étudiants musulmans de France), de femmes (Ligue française de la femme musulmane), humanitaire (Secours islamique), palestinienne (le Comité de bienfaisance et de soutien à la Palestine), médicale (Avicenne)… »

[11] Les islamistes algériens et tunisiens s’entrainaient dans le sud de l’Algérie, puis allaient en Afghanistan via le Pakistan pour plusieurs mois pour des entrainements intensifs et au maniement des armes lourdes. Ils revenaient ensuite au pays ou étaient dispatchés à travers le monde.

[12] Plus exactement, les services de l’immigration voulaient l’éjecter du pays en 1996 mais les renseignements ont court-circuité son extradition.

[13] Cf. « Operation Gladio. The unholy alliance between the Vatican, the CIA and the mafia » de Paul E. Williams.

[14] Des « écoles » islamiques dans lesquelles les missionnaires envoyés par Gülen lavaient le cerveau des enfants.

[15] L’opinion publique s’en était émue, jusqu’à ce qu’Erdogan diffuse des photos satellite des camions pleins de pétrole quittant la Syrie tenue par Daesh, passant la frontière turque, et qu’il menace d’expliquer en détail comment se passait le trafic de pétrole et d’armes entre l’occident, l’Arabie saoudite et Daesh.

[16] Alors que l’Afghanistan avait beaucoup réduit la culture d’opium - dont il était le premier producteur mondial - sous le régime des Talibans, la production est repartie fortement à la hausse dès l’invasion US en 2001, suite aux attentats du 11 septembre.

[17] Cf. « 56, Tome 1 – L’Etat français complice de groupes criminels » de Jean-Loup Izambert.

[18] Azmi Bishara, dputé arabe au parlement israélien de 1996 à 2007, s’est ensuite installé au Qatar où il a participé à la création d’un conglomérat médiatique, est allé le chercher. En décembre 2011 Ghalioun a rencontré BHL à Paris, avant d’entreprendre une tournée des leaders arabes.

[19] Kodmani dirigeait le programme « Gouvernance et Coopération Internationale pour le Moyen-Orient » à la fondation Ford basée en Egypte, de 1999 à 2005.

[20] Jean-Loup Izambert cite le journaliste Omar Khidr qui a étudié de près ces mercenaires, et qui estime à 15.000 environ le contingent de libyens, 10.000 tunisiens, 10.000 libanais « pays chacun 500$ par mois par la famille Hariri », 10.000 turcs, qui étaient les nationalités les plus représentées.

[21] A l’occasion du coup d’Etat du 18 juillet 2012, le remplaçant désigné était Riad Hijab (ponte du parti Baas, ministre de l’Agriculture, 1er ministre du 23 juin au 6 août 2012) qui devait diriger un gouvernement de « transition ». Il était en contact depuis plusieurs mois avec les US et les français pour préparer le renversement d’Assad. Il a aussi donné des informations militaires stratégiques à l’ennemi. Mais comme les Frères Musulmans avaient d’autres candidats ce n’est pas lui qui a dirigé la « coalition d’opposition ».

[22] Cf. « 56. Tome 1 – L’Etat français complice de groupes criminels » de Jean-Loup Izambert.

[23] Sauf que comme il l’a admis ensuite, ces « rebelles » se sont « radicalisés » et ont rejoint les rangs des terroristes de daesh avec les armes qu’on leur a offertes. Ça a duré comme ça pendant plusieurs années.

[24] Notamment l’entreprise Rubis société d’investissement spécialisée dans les infrastructures pétrolières et gazières, installée en Turquie depuis 2012, propriété de l’ex banquier Gilles Gobin. Un article de Thierry Gadault paru en juin 2020 sur Le Média explique que Rubis avait une activité portuaire à travers Rubis Terminal, qui était présent aux ports d’Anvers et Rotterdam (les plus gros ports européens), et s’est installé dans des terminaux portuaires au sud-est de la Turquie en 2012 au moment où Daesh se développait en Syrie et en Irak. Le transport routier jusqu’aux ports Turcs était assuré par Daesh qui disposait de sa propre flotte de poids-lourds, comme l’ont dénoncé les Russes. Les Russes et Erdogan ont dit qu’ils avaient plein de photos satellites du passage de ces camions par la frontière Syrie-Turquie. A partir de 2015, les Russes ont bombardé les installations pétrolières syriennes, ce qui aurait permis de diviser par deux les revenus de Daesh. Pendant ce temps, la France et l’occident continuaient à financer et armer des « rebelles modérés » ou de pseudos « casques blancs ».

[25] Amro Taleb, un consultant syrien qui a servi d’intermédiaire entre Lafarge et la fameuse « opposition » melting pot à Assad, était en lien permanent avec les US et s’est rendu plusieurs fois aux Etats-Unis pendant la guerre.

[26] Vers la fin de la guerre en Syrie, Al-Arifi a commencé à être persona non grata, en Algérie, au Maroc, au Danemark, en Grande-Bretagne, et a même été arrêté en Arabie Saoudite.

[27] Selon un document déclassifié de la DIA datant d’août 2012, cité par Jean-Loup Izambert.

[28] Mais selon l’avocat de Merah Chrstian Etelin, Merah était en prison en France au moment où il est censé avoir été en Afghanistan et les autorités afghanes ont déclaré n’avoir jamais détenu de Mohamed Merah.

[29] Le quotidien Italien il Foglio a révélé qu’un conseiller de sarkoléon qui l’a nommé directeur de la DGSE de 2008 à 2013, le dénommé Erard Corbin de Mangoux, a permis à Merah d’entrer en Israël.

[30] En Angleterre où il est arrivé en disant qu’il n’avait jamais combattu bien qu’il appartenait à la milice salafiste Ansar al-Charia, il a mené une vie entre la rue et la prison, et a diagnostiqué comme ayant un stress post traumatique et d’un trouble de la personnalité.

[31] C’était lors d’une réunion en mai 2013, organisée en Syrie par la « Syrian Emergency Task Force », un groupe créé par des syriens vivant aux Etats-Unis et qui voulait renverser Assad. Ce groupe collaborait très étroitement avec le gouvernement US dans le cadre de la guerre en Syrie. A l’époque, al Baghdadi, de son vrai nom Ibrahim al Badri, était depuis 2011 un des 5 terroristes recherchés en priorité par les Etats-Unis avec une récompense de 10 millions de dollars pour ceux qui aideraient à le retrouver. McCain était alors entré illégalement en Syrie.

 

révolutions US princtemps arabe

16 janvier 2022

Magouilles et corruption des élites - Partie 14 : L'Allemagne, 51e Etat américain ?

Défense Unie - Europe

On termine la tournée des réseaux stay-behind en Europe avec l'Allemagne. Un élément-clé pour comprendre la géopolitique européenne et la suprématie allemande en Europe, puisque les Etats-Unis ont décidé d'en faire une succursale au niveau des renseignements.

Les réseaux stay-behind d'Europe, présents aussi au Moyen-Orient et en Amérique latine, étaient à la fin de la guerre constitués par les réseaux d' "anciens" nazis. En Allemagne, les renseignements officiels sont directement issus de l'armée "secrète" stay-behind. 

Aujourd'hui, la mouvance néo-nazie et néo-fasciste est directement soutenue par les renseignements allemands, qui collaborent toujours très étroitement avec les renseignements US.

 

En 1990 quand l’affaire des réseaux stay-behind a fait le tour de l’Europe suite aux révélations du 1er ministre italien Guilio Andréotti, les politiciens allemands ont fait comme les autres : ils ont dit qu’ils n’étaient pas au courant, que cette organisation était inactive, et que finalement personne dans le monde politique ou militaire n’avait rien à voir avec ça. Et bien-sûr aucune action sur le territoire allemand n’a été mentionnée.

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Pourtant le stay-behind est en filigrane derrière des attentats et manipulations survenues depuis les années 60. Les médias ont pu montrer que le Shape, le commandement de l’OTAN, coordonnait les services secrets des différents pays, dont l’Allemagne, depuis 1954.

Et quand l’affaire a éclaté en 1990, il est apparu que plein de nazis, notamment un tas d'officiers SS, avaient été mobilisés dans le cadre de ce réseau stay-behind. Et les US connaisaient parfaitement leur CV.

On relève qu'en Allemagne, chose étonnante, ce ne sont pas les renseignements officiels qui ont créé l’armée secrète, mais l’armée secrète qui s’est mutée en services de renseignement officiels.

Proche du bloc soviétique, l’Allemagne avait une position stratégique de rempart dans l’esprit des US. C’est notamment pour cette raison que le réarmement de l’Allemagne après-guerre a été pour eux une véritable priorité, comme ce fut déjà le cas après la Première Guerre.

 

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Il faut aussi souligner que dès 1942 une partie des Nazis a commencé à préparer son avenir après la chute prévisible du Reich. En 1943 par exemple, Martin Bormann a transféré en Amérique Latine de nombreux documents et des fonds importants, déplacés par avion et bateaux cargos entiers[1]

"L’homme de confiance du Führer effectua des dépôts considérables dans des banques suisses, argentines et brésiliennes. Les transports maritimes se firent sous pavillons neutres ou grâce à des sous-marins d’un type nouveau pratiquement à l’abri des forces alliées", écrit Pierre Mariel dans "La revanche des nazis".

Bormann lui-même s’est installé en Bolivie, comme Klaus Barbie, en 1948. On notera qu’une partie de l’argent, sorti du Reich via l’operation Eagle’s flight, est revenue en Allemagne en 1955 quand la RFA a été déclarée indépendante.

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Fin 1944, les dignitaires nazis de plusieurs pays ont commencé à installer leur famille dans une région autrichienne autour de Hallstatt, haut-lieu des recherches archéologiques sur la préhistoire qui devint donc un repère de Nazis dont la population a gonflé en quelques mois de plus de 60.000 habitants civils[2]. Dans les lacs et mines de sel alentours, ils ont jeté des caisses d’or, d’argent et d’armes.

Pendant le siège de Berlin fin 1943- début 1944, le directeur de la Reichsbank Eugen Pfühl a réuni à Bâle (où se trouvait déjà Allen Dulles) un groupe d’économistes et de banquiers qui a désigné "une centaine de nazis pour s’établir à l’étranger, afin d’y créer des sociétés, réelles ou fictives, susceptibles d’abriter des capitaux allemands, de racheter des firmes allemandes et de les sauver ainsi de la mainmise des Alliés. Déjà Pfühl avait entreposé à la Reichsbank des tonnes d’objets précieux volés aux déportés dans les camps d’extermination. Il en avait remis la contrepartie monétaire aux S.S. Jamais trace n’en fut retrouvée et les enquêteurs de Nuremberg manquèrent de curiosité sur ce point précis", explique Pierre Mariel.

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Des centaines d’entreprises détenues par des allemands et créées avec des capitaux obscurs ont ainsi été créées dans le monde entre 1944 et 1946, la moitié en Amérique latine, mais aussi beaucoup au Moyen-Orient, en Espagne, au Portugal, en Turquie.

En août 1944, Albert Speer, ministre de l’Armement d'Hitler qui a plus tard, malgré de nombreux soutiens internationaux, été condamné à Nuremberg, a organisé une réunion à l’hôtel de la Maison Rouge à Strasbourg avec quelques responsables du Reich.

Objectif : organiser le transfert des capitaux nazis et aussi semble-t-il de plaques pour fabriquer de faux dollars et livres sterling. Tout cet argent a filé dans les banques de quelques pays "neutres", d’abord la Suisse et le Luxembourg.

A quoi cet argent a-t-il servi ? Eh bien à poursuivre le grand œuvre des nazis à travers le monde, à travers des réseaux secrets qui se sont mis au service du capitalisme anglo-saxon.

 

Après la guerre : mise en place d’une internationale nazie

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L'ALlemagne n'a retrouvé son autonomie qu'en 1955. Jusque-là, le pays était découpé en morceaux sous gestion US, anglaise, française ou russe, les US ayant le dernier mot. Cela leur laissait une certaine marge de manoeuvre pour recruter tous les nazis qu'ils voulaient et peser sur la gestion politique et économique du pays.

Plusieurs réseaux parallèles sur le mode "stay-behind", dont certains étaient en lien entre eux, ont été mis en place dès la fin de la guerre par les Américains. Ce sont ces réseaux, constitués majoritairement d’anciens officiers nazis, qui ont été l’embryon de la nouvelle armée et des nouveaux renseignements du pays. Cela, tout le monde le savait évidemment dans le monde politique.

"Entre 1949 et 1955, la CIA a organisé deux réseaux stay-behind composés d’agents allemands. Le premier, le réseau Pastime à Berlin, le second, le réseau Kibitz dans le Sud-Ouest de l’Allemagne. En 1952, le réseau Kibitz comptait 125 agents, parmi lesquels d’anciens nazis. Ces derniers intervenaient également au sein des filières d’exfiltration Die Spinne, Odessa, rat-lines, et ils auraient participé au système Octogon, l’évasion des capitaux nazis", écrit Gérard Desmaretz dans "Stay Behind. Les réseaux secrets de la guerre froide".

Il explique que les US ont fait en sorte de conserver l’armée allemande la plus intacte possible à la fin de la guerre, et ont protégé des bataillons entiers allemands du front de l’Est de l’Armée Rouge. Ce réseau Kibitz n’a pas duré très longtemps et a vite été remplacé par d’autres.

Ce réseau Kibitz était piloté par Walter Kopp, lieutenant colonel de la Wehrmacht, sous les ordres de John McCloy, le Haut-Commissaire US en Allemagne. Il a été mis en sommeil en 1953 suite à son exposition.

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Reinhard Gehlen, membre notamment de l’Ordre de Malte dont il a reçu une croix du mérite en 1948 [3], a été l’un des maîtres d’œuvre de ces réseaux stay-behind en Europe, d’abord à l’Est de l’Europe. 

Les Américains ont immédiatement eu une confiance totale en ce nazi [4], chef de l’armée allemande sur le front de l’est, qui était parvenu à infiltrer le Conseil de guerre de l’URSS –il savait donc que les Russes allaient gagner- et leur est arrivé avec 52 caisses de documents et de nombreux microfilms sur les communistes allemands, sur le staff et la stratégie nazis ainsi que sur la stratégie russe. En août 1945, Gehlen est allé aux Etats-Unis, il est revenu le 1er juillet 1946.

C’est ainsi qu’en 1946, sous le nom de Dr Schneider, Gehlen est revenu en Allemagne avec un mandat des US et sous la supervision de JohnMcCloy (le responsable de la zone US en Allemagne), pour créer et diriger une organisation de plus de 5.000 membres, en partie construite sur les restes d’une organisation de sécurité secrète Nazie, le Deutsche Verteidigungs Dienst (DVD)[5].

Cette symbiose entre les militaires et renseignements nazis et ceux des Etats-Unis après la guerre a été qualifiée par l’historien Agilolf Keßelring de "réseaux de renseignement militaire germano-américain".

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Gehlen a créé cette organisation, appelée "organisation Gehlen", à la demande des Américains et sous leur autorité, et c’est cette organisation qui a été le noyau ds renseignements de la République Fédérale Allemande au début des années 50. Gehlen a donc recruté ses anciens camarades nazis de la SS, de la Gestapo, de la Wehrmacht etc. pour constituer l’état-major de son organisation, puis des renseignements officiels, le BND.

Un article du Frankfurter Allgemeine du 23 avril 2018 explique que l’historien "Keßelring démontre de manière convaincante avec divers exemples (…), que l'organisation Gehlen a joué le rôle central dans le concept américain de remilitarisation de l'Allemagne de l'Ouest".

En 1947, il a installé le QG de cette organisation et ses 400 employés (ex nazis, collabos, SS et autres) à Pullach, grâce à un financement US de 3 millions de dollars. Le QG du BND est toujours à Pullach.

Le tout, sous la façade d’un groupe industriel avec des filiales et succursales un peu partout en Allemagne. Au total, environ 5000 personnes travaillaient pour cette structure alimentée par des fonds US, qu’on a appelée l’organisation Gehlen[6] et qui va se transformer en BND, les renseignements allemands "officiels", en 1955.

L’organisation Ghelen avait recruté un certain Hans Globke, proche conseiller et chef de cabinet d’Adenauer dans les années 50, ce qui en faisait l’un des plus proches conseillers du chancelier. C'était lui qui dirigeait en sous-main la CDU, le patri chrétien, de droite.

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Dès 1933, Globke, haut fonctionnaire au ministère de la Justice, avait été actif dans les réformes imposées par le NSDAP, le parti nazi, notamment les lois raciales et le "code Juif". Globe était aussi le supérieur hiérarchique d’Eichmann.

Pour la CIA, "Globke était le principal point de liaison entre le gouvernement de Bonn, la CIA et l’OTAN. Selon  l’historien Timothy Naftali, ‘Globke était une bombe à retardement pour l’OTAN", expliquait un article du Guardian en 2005, repris par Courrier International.

Gehlen a aussi espionné les leaders socialistes du SPD, notamment Willy Brandt tout au long de sa carrière politique, notamment bien-sûr dans sa vie privée. Apparemment, le BND a carrément fait chanter Brandt et l'a même obligé à démissionner de son poste de chancellier en 1974 après qu'un de ses collaborateurs ait été dénoncé comme espion de la RDA (l'Allemagne de l'est), ce que le BND savait depuis 1954.

Une des techniques de Ghelen et du BND était justement d'accuser des opposants d'être des espions de l'est, à travers des campagnes médiatiques faciles à réaliser puisque beaucoup d'agents des renseignements étaient placés comme "journalistes" dans diverses rédactions, ou alors des "journalistes" s'étaient vendus pour assurer la propagande demandée par le BND.

Gehlen a pris comme bras droit le Dr Franz Six, dont il a fait abréger la peine consécutive à sa condamnation à Nuremberg à 20 ans de prison pour avoir dirigé un commando de la SS puis l’office de la sécurité du Reich[7].

Il a aussi recruté le SS Otto von Bolschwing, ex aide de camp d’Eichmann responsable de pogroms en Roumanie et proche d’Himmler. Cela avec la bénédiction de la CIA qui l’a recruté en 1949, probablement parce qu’il était un grand connaisseur du Moyen-Orient et de la Palestine[8].

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Les hommes de ce réseau étaient entraînés dans les bases du Gladio, notamment en Sardaigne. Et la loge P2, poisson pilote du Gladio en Italie, avait des antennes en Allemagne.

Le système de communication utilisé par les cellules stay-behind était le même qu'en France, en Belgique, au Luxembourg, aux Pays-Bas: le système de radio Harpoon, dont les appareils qui permettyaient d'envoyer des messages cryptés à 6.000 km étaient produits par la société allemande AEG Telefunken.

En parallèle, la direction d’une autre organisation secrète sur le modèle du stay-behind mais tournée vers l’international a été confiée à Otto Skorzeny, un responsable de la SS qui avait toute la confiance d’Hitler.

Comme Barbie et d’autres, il a été arrêté après la guerre, interrogé, puis s’est échappé de cette passoire qui faisait office de camp d’interrogatoire des dignitaires nazis géré par les US. Selon certains observateurs Juifs, Skorzeny était en contact avec Mengele dès 1948 au moins, quand tous les deux se trouvaient en Bavière.

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Appelée Odessa (l’organisation des anciens SS, "Organisation der S.S. Angehörigen"), cette structure s’étendait à l’international et a bénéficié d’une partie de l’argent sorti par les nazis à la fin de la guerre. Au départ elle a beaucoup agi comme une amicale d’aide aux nazis sortis de prison ou en fuite, et à partir de 1949 son état-major s’est installé en Argentine où le dictateur Juan Peron, qui partageait tout à fait leurs vues, les accueillis les bras ouverts. 

"Primitivement, l’état-major d’ODESSA siégeait à Augsbourg. Dès 1947, il jugea plus prudent de se transporter en République argentine. C’est alors que son réseau européen se perfectionna. Tous les vingt à cinquante kilomètres, était établi un relais de trois à cinq sédentaires, qui n’avaient connaissance que des relais précédant immédiatement le leur, ou lui succédant. Ces relais (Anlaufstellen) jalonnaient la frontière austro-allemande, particulièrement à Ostermieting en Haute-Autriche, à Zell-am-See près de Salzbourg, et à Innsbrück, dans le Tyrol", explique Pierre Mariel dans "La revanche des nazis".

Selon le journaliste argentin Uki Goñi qui a écrit "La autentica Odessa", Perón, pro nazi leader d'une loge militaire secrète pro nazie, le Grupo Oficiales Unidos, a offert l'asile à au moins 200 fugitifs nazis et fascistes dans les années d'après-guerre, dont beaucoup de français, de belges et d'italiens, arrivés via les rat lines organisées par le Vatican. Notamment par le cardinal français Eugène Tisserant (officiellement "antinazis") qui a joué un rôle clé dans la mise en place des chemins d'exflitration vers l'Argentine

Cette immigration a aussi concerné 7.250 croates ayant fui à la chute du Reich, dont beaucoup de nazis.

Juan Peron

Les discussions pour organiser cette fuite ont commencé dès l'été 1942, quand deux officiels argentins ont fait une petite tournée en Europe, de l'Espagne au Vatican en passant par la France occupée, à la rencontre de responsables SS et du Vatican.

L'ambassadeur argentin en Suisse, Benito Llambí, membre de la même loge militaire que Perón, a aussi beaucoup contribué à cette opération via la création d'un "Centro Argentino de Emigración" (Centre Argentin de l'Emigration) spécialement dédié aux nazis en fuite, par lequel sont passés Mengele ou Eichmann et plusieurs de ses proches collaborateurs.

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En 1948, Otto Skorzeny était en Argentine pour accuillir ses anciens camarades. Il faisait de nombreux aller-retours entre Buenos Aires et Madrid dans l'Espagne de Franco, pour organiser les nombreuses activités de son réseau plus ou moins souterrain. 

En accueillant tous ces nazis, l'objectif était aussi pour l'Argentine de récupérer du savoir-faire scientifique et militaire, notamment pour se munir de l'arme nucléaire. Certains de ces nazis ont occupé des fonctions officielles importantes dans la dictature de Péron comme Branko Benzon, ex diplomate Croate pro nazis qui est devenu responsable de l'Immigration où il a continué à appliquer une politique antisémite.

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Tout ce petit monde se frénquentait: le collabo hollandais Willem Sassen était proche d'Eichmann, de Skorzeny, de Mengele. Ces criminels de guerre nazis buvaient leur café ensemble en terrasse au milieu des années 50, comme l'explique Uki Goñi.

Sassen qui a aussi collaboré avec moult dictateur latino américains, était un éditeur de médias et de livres connu sur la place publique, mais surtout dans les milieux nazis en Argentine. Où les péronistes sont encore nombreux et le sujet de ces nazis arrivés à la fin des années 40 est tabou.

Les nazis étaient également très présents au Paraguay, où les allemands étaient déjà arrivés en masse au tournant du XXe siècle. Ils ont rapidement pris en main les rênes de l’Etat et de l’économie, ce n’est pas pour rien que Mengele et plusieurs autres sont allés y vivre. Le réseau de Skorzeny a été actif dans de nombreux coups d’Etat, y compris l’assassinat de JFK en octobre 1963 parce qu’il voulait démanteler la CIA, ou une tentative d’enlèvement de Fidel Castro en 66.

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Otto Skorzeny a établir un réseau souterrain d’ancien nazis et fascistes de toute l’Europe, qui était basé en Espagne mais essaimait dans le monde entier. Ce réseau était en partie financé par l’argent du 3e Reich, en partie par des industries telles que celles qui sont issues de l’éclatement d’IG Farben (Hoechst, BASF, Bayer…), Mercedes, Volkswagen…

Il y avait dans son équipe, comme le notait un document de la CIA des années 70, des gens comme Werner Neumann, ex secrétaire d’Etat dans le ministère de la propagande de Goebbels, ou Hans Rudel, ancien de la SA installé en Argentine. L’objectif de l’organisation était alors de créer des cellules secrètes un peu partout dans le monde et de s’insérer dans des partis politiques existants.

Waffen SS

Un des enjeux a été de remettre rapidement sur pied la mouvance nazie en Allemagne, avec la création dès les années d’après-guerre de sortes de groupes d’anciens combattants à moitié clandestins, comme la Schnez Truppe qui fonctionnait déjà sur le mode du Gladio, avec des cellules autonomes censées agir militairement en cas de basculement communiste, ou le Bünderschaft qui était un peu l’amicale des anciens officiers nazis. Groupes qui étaient évidemment en lien avec le réseau de Skorzeny à l’international, et sous la coupe de Gehlen.

Plus officiellement, d’anciens Waffen SS ont monté dès 1949 une association d’entraide qui devient la Hilfsgemeinschaft auf Gegenseitigkeit en 1951 (HIAG). La HIAG était dirigée par Kurt Meyer, un ancien général des Jeunesses hitlériennes. Assez vite, la gentille association d’entraide se structure et devient un point de liaison entre différents groupes de militants nazis dans le monde. Elle réclamait notamment la réhabilitation de tous les nazis, et a même obtenu une pension pour les anciens SS en 1961.

Sa politique a ensuite été d’intégrer des membres dans les associations politiques ou de la société civile, ainsi que dans les différents partis politiques. Parmi ces infiltrés, certains sont devenus députés. A la fin des années 50, environ 20.000 anciens SS étaient membres de l’association.

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Des filiales s’organisent aussi en Autriche ou aux Pays-Bas, très orientées politiquement, l’une proche du "Parti de Liberté" d’extrême droite, l’autre carrément néo-nazie[9], et divers groupes d’anciens SS, notamment en Belgique, en Afrique du Sud ou en Australie, s’affilient à la HIAG.

Depuis l’Amérique latine, les nazis ont investi en Europe, notamment en Irlande où ils ont eu un poids économique important dès la fin des années 40. De là, ils ont organisé un noyau qui devait pouvoir agir en Europe.

Ils ont organisé différents trafics très lucratifs comme les armes, la drogue, la fausse monnaie, les minerais précieux, et des circuits de blanchiment, grâce à des petites forteresses et des aérodromes disséminés en Amérique latine, ainsi qu’à leurs entreprises d’import-export.

Ce réseau de nazis qui s’est étendu rapidement à l’ensemble de la planète et pouvait faire son nid dans de nombreuses dictatures, s’est aussi fédéré derrières les restes des sociétés secrètes nazies, qui ont poursuivi leurs activités sous d’autres noms, là aussi partout dans le monde où il y avait des nazis.

Qu’espéraient-ils ? Le retour du national-socialisme et de ses théories, à un niveau planétaire si possible.

 

Au service de  l'oncle Sam

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En 1949, John McCloy a été nommé gouverneur de la zone d’occupation US et premier Haut-Commissaire de la commission alliée en Allemagne. De 47 à 49 ce très proche de la famille Rockefeller était gouverneur de la Banque Mondiale et avant cela il était assistant du ministre de la guerre US, empêchant le bombardement des chambres à gaz et lignes de chemin de fer.

Et encore avant dès 1929, il avait travaillé au cabinet d’avocats d’affaires Cravath, Henderson & de Gersdorff dès sa sortie d’Harvard où il avait sympathisé avec les Rockefeller. Son patron Paul Cravath était vice-président du Council on Foreign Relations, ce qui a permis de lui mettre un pied à l’étrier. Pour son client JP Morgan, McCloy a par exemple géré un prêt de 110 millions de dollars à Hitler[10]. En 1936 il était l’invité personnel d’Hitler aux Jeux Olympiques de Berlin.

En Allemagne McCloy a surtout été très actif pour réduire les peines des quelques nazis condamnés lors d’une vague tentative d’épuration, avec en tête des industriels tels que Krupp ou Flick qui a fait 3 ans sur les 7 auxquels il a été condamné (ce grand collectionneur d’art contemporain avait notamment ouvert des entreprises de fabrication d’armes pour le Reich aux Pays-Bas avec des capitaux US et utilisé des travailleurs forcés auxquels il a toujours refusé de verser 1 mark d’indemnités).

On notera également qu’il était de la même famille que le premier chancelier d’après-guerre Konrad Adenauer, les deux étant mariés à des femmes de la famille Zinsser, propriétaire de la compagne chimique US Zinsser & Co.

Il a ensuite fait une carrière de conseiller de la plupart des présidents des années 50 à 80.

McCloy a nommé Gehlen a la tête des renseignements allemands non officiel, l’organisation Gehlen, qu’il a rendus "légaux" en 1955, en devenant le BND… Les deux ont été les yeux et les oreilles de la CIA en Europe de l’Ouest, et ont en permanence agité le chiffon rouge communiste devant des US hystériques.

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McCloy a recruté de nombreux nazis, comme Klaus Barbie à qui il a permis de repartir tranquillement d’Allemagne où les US l’avaient exfiltré après la guerre, alors que les ex Résistants français de gauche voulaient l’attraper. Il a pu se planquer avec l’aide du Counter Intelligence Corps (CIC) pour lequel Barbie a travaillé très activement dès 1947[11].

McCloy a aussi empêché l’extradition de Barbie en 1950 pour le procès de René Hardy, à l’issue duquel il a finalement été acquitté d’avoir trahi le réseau de Jean Moulin, balancé à la Gestapo de Klaus Barbie dans une sorte de coup d’Etat de la pseudo résistance vichyste, celle qui est restée au pouvoir après la guerre.

En Allemagne, Barbie avait un réseau de SS qu’il utilisait comme réseau de renseignement et travaillait pour les US en leur rapportant les opérations menées par les renseignements français et des Russes dans la zone gérée par les US, ainsi que sur les activités des Allemands d’origine roumaine.

Pour en revenir à von Bolschwing, le bras-droit de Gehlen, après avoir rendu de bons et loyaux services aux Etats-Unis il y a été accueilli en 1953, naturalisé en 1959 et a été protégé des poursuites lancées contre lui en Allemagne après l’arrestation d’Eichmann en Argentine en 1960 : les US ont oublié de dire qu’il vivait tranquillement chez eux, et à ce moment Von Bolschwing allait occuper un poste au département d’Etat (affaires étrangères) basé en Inde, dans le domaine de l’import-export.

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Il a travaillé dans l’industrie pharmaceutique comme directeur international du marketing chez Warner Lambert Pharmaceutical Co. Le président de Warner Lambert était Elmer Bobst, pédocriminel antisémite proche d’Eisenhower et grand ami de Nixon[12]. C’est seulement en 1980 qu’un des "chasseurs de nazis" à ses trousses, Simon Wiesenthal, a annoncé que von Bolschwing se trouvait aux Etats-Unis où il collaborait avec la CIA.

En juin 1948, le responsable de la CIA en charge des contacts avec les services de renseignements de feu le 3e Reich James Critchfield, et Reinhard Gehlen, ont négocié directement un accord jetant "les bases d’une coopération germano-américaine" le tout "dans le cadre de l’Union de l’Europe de l’Ouest et de la Communauté Atlantique"  car ceci est "indispensable pour le succès de la mise en œuvre d’une politique d’opposition et pour contenir la Russie Communiste" [13]

Et jusqu’à ce que l’Allemagne ait retrouvé son autonomie, c’étaient les Américains qui commandaient et fiançaient les projets qui leur plaisaient.

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Après son "organisation Gehlen", Gehlen a donc dirigé le Bundesnachrichtendienst (BND, les renseignements allemands officiels) de 1956 à 1968. On a vu dans la partie sur la non-épuration d’après-guerre que beaucoup de nazis ont été recyclés dans l’armée, dans la police et dans les renseignements, devenus le BND (Bundesnachrichtendienst) en 1956. Ils y recevaient une nouvelle identité qui les lavait plus blancs que blancs.

Ledit BND était totalement sous contrôle des US, auxquels Gehlen devait transmettre la liste des 150 plus hauts responsables afin qu’ils constituent un dossier sur chacun d’entre eux[14].

Au début il était seulement question d’observer les mouvements de troupes soviétiques, puis des cellules secrètes, parallèles au BND, ont été mises en place avec des membres tous foncièrement anti communistes, donc d’anciens nazis ou collabos.

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Les US se sont occupés de l’entrainement de ces groupuscules, qui ont installé des dépôts secrets d’armes et de matériel un peu partout en Europe, mais surtout le long du "rideau de fer". Parmi ces groupuscules, le Bund Deutsche Jugend (Ligue de la jeunesse Allemande), un groupe d’extrême droite dont 2000 membres, surtout d’anciens Nazis, sont entrainés par les US pour bloquer l’URSS, et même les opposants allemands[15].

Gehlen a pris sa retraite en 1968, dans une luxueuse villa payée par les US, et a été remplacé par le général Gerhard Wessel, qui fut son bras droit sur le front de l’Est et fut le représentant de la RFA au comité militaire de l’OTAN à Washington.

La même année en France, le préfet du Haut-Rhin Maurice Picard, un franc-maçon qui dirigeait la Protection civile du Territoire, a été condamné à 7 ans de prison par la cour de Sûreté de l’Etat pour avoir été un espion au service des Allemands et du réseau Gehlen. Pendant la guerre, Picard avait balancé des Résistants aux renseignements nazis, notamment le réseau "Brutus", mais à la Libération il a réussi à se faire passer pour un Résistant.

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Après la guerre, il a protégé des nazis et a rapidement été en relation avec Gehlen, mais aussi avec Skorzeny. Le procès aurait pu nuire grandement à l’organisation Gehlen mais il s’est opportunément avéré que Picard opérait aussi pour le KGB, qui l’a recruté en menaçant de faire fuiter ses activités pendant la guerre.

Du côté de l’armée, le recyclage a aussi battu à plein malgré un démantèlement officiel de la Wehrmacht. Au niveau des pays écrasés par le Reich, il y avait d’ailleurs peu d’emballement pour un réarmement de l’Allemagne qui était pourtant une des priorités de Monnet, Schuman et des européistes du Bilderberg.

En effet, un des objectifs était de créer une communauté européenne de défense avec notamment une armée allemande, projet qui fut retoqué en 1953. Mais l’OTAN avait été mise en place sans l’avis des électeurs et des politiques, dès 1949, pour unifier les stratégies militaires des pays soumis aux US, et évidemment derrière les intérêts du capitalisme US. L’Allemagne l’a intégrée en 1955.

1955 est aussi l’année de la création officielle de la nouvelle armée allemande dans laquelle les SS pas trop gradés ont été immédiatement intégrés. Très vite le niveau hiérarchique a été élevé, jusqu’au grade de lieutenant – colonel de la SS, puis 61 généraux et colonels de la SS ont pu entrer dans l’armée soi-disant "dénazifiée" allemande.

On notera que d’éminents militaires nazis se sont ainsi retrouvés à siéger à l’OTAN, notamment :

  • Heusinger

    Adolf Heusinger : Ce général de l’armée allemande a été chef d’état-major d’Hitler dont il était très proche. Il a géré les invasions de plusieurs pays de l’est, comme la Pologne ou la Norvège. Il a été emprisonné de 1945 à 1947, le temps d’officier à Nuremberg en tant que "témoin", et en 1950 on le retrouve conseiller d’Adenauer pour les questions militaires. Il logiquement repris du service pour la CIA à travers la création avec Reinhard Gehlen du BND, le service fédéral de renseignements d’après-guerre, puis la mise en place de l’armée en 1955 où il a pris le grade de lieutenant général, avant de devenir en 1961 président du comité militaire de l’OTAN à Washington, jusqu’à sa retraite en 1964.
  • Hans Speidel : Général de la Wehmacht sous Hitler puis de la Bundeswehr dans l’Allemagne "démocratique", dont il a contribué à la création. Militant de la Communauté Européenne de Défense, il a été nommé Commandant en chef des forces armées de l’OTAN en Europe de l’est en 1957.
  • Albert Schnez : ancien de la Wehmarcht, proche après la guerre du ministre de la défense Franz Josef Strauss (lui aussi ancien de Wehrmacht), puis général responsable des armées à la fin des années 60 quand Willy Brandt était chancelier. Discrètement à la fin des années 40, il a mis en place son propre réseau secret d’anciens nazis, appelé l’organisation Schnez ou "Schnez Truppe" dont Heusigner et Speidel étaient des membres fondateurs. Là aussi, il était officiellement question d’entraide d’anciens militaires, mais les débats ont vite tourné sur l’anticommunisme et des financements de la part des US et de patrons d’entreprises sont arrivés. Des armes ont donc été achetées et cachées un peu partout (jusqu’en Suisse), des groupes hommes ont été structurés, armés et entraînés, soi-disant en cas d’invasion soviétique. Il y aurait eu jusqu’à 10.000 membres sur les listes de Schnez, qui a même proposé son aide à Skorzeny et à Gehlen[16]. Il a failli être nommé au commandement de l’OTAN mais ses collègues d’Europe de l’ouest ont trouvé qu’il était trop nazi. Il a cependant assuré la coordination entre l’OTAN et Strauss sur le sujet des armes nucléaires.

D’autres nazis éminents ont collaboré avec la CIA dans le domaine des renseignements, depuis l’Allemagne ou l’étranger, notamment l’Amérique latine. Il est impossible d’en faire une liste exhaustive mais au-delà de Gehlen et Skorzeny, on peut en citer quelques-uns, actifs dans différents domaines :

  • adenauer

    Willy Litzenberg : Ce policier membre du NSDAP dès 1933 et la SS en 1937 a intégré la police politique secrète du parti nazi (la GESTAPO) jusqu’à la fin de la guerre. Il a ensuite été détenu plusieurs mois par les alliés, a servi de "témoin" à Nuremberg, puis a été recyclé par Heusinger et Gehlen dans le BND où il a œuvré jusqu’à sa mort en 1964 [17]. Il y a mis en place un réseau d’agents en partie composé d’anciens collègues de la GESTAPO, avec l’objectif de constituer des cellules dans la société.
  • Gerhard Graf von Schwerin, général de la Panzertruppe sous le Reich, est devenu dès mai 1950 conseiller d’Adenauer pour les questions militaires et de sécurité, en charge plus spécifiquement de la création et du développement des toutes nouvelles forces armées, officiellement "dénazifiées".
  • Klaus Barbie : on a déjà vu son parcours, de la Gestapo, notamment à Lyon, jusqu’en Bolivie où il été le bras droit de plusieurs dictateurs tout en étant un des plus gros trafiquants de drogues et d’armes de la région. Il a été recruté dès 1947 par le CIC (Counter Intelligence Corp, plus tard intégré à la CIA), ses crimes de guerre ont été dissimulés, notamment aux français qui le recherchaient pour les assassinats de plus de 4.000 résistants et Juifs et la déportation de 15.000 autres. Barbie était officiellement exportateur de bois et a continué à collaborer avec la CIA, qui lui a assuré une longue impunité en Amérique latine malgré les chasseurs de nazis à ses trousses –et à celles de plusieurs de ses copains implantés sur ce continent[18]. Dans le cadre de cette collaboration, Barbie a notamment contribué à la traque et à l’assassinat de Che Guevara en 1967. A partir de 1966 au moins, il a également travaillé pour les renseignements allemands sous le matricule V-43118[19].
  • mengele brésil

    Josef Mengele : Après s’être planqué quelque temps en Allemagne, Mengele a été exfiltré en Argentine via l’Italie et le réseau Odessa [20]  –très connecté avec le Vatican- puis au Paraguay, puis au Brésil où il serait mort en 1979. Ensuite, il a beaucoup voyagé comme on l’a vu dans un article sur le contrôle mental made in USA. En Argentine, il ne se planquait pas du tout : Peron l’a reçu plusieurs fois, et s’est montré très impressionné par ses connaissances en génétique, qui était une de ses grandes spécialités. Il aurait aussi travaillé pour le BND, selon certains. Enfin, plusieurs victimes de MK-Ultra aux Etats-Unis déclarent avoir reconnu Mengele sur le sol américain et canadien lors de sessions d’expériences "médicales" et de traumas.
  • Friedrich –Fritz- Schwend : ce SS a été l’un des principaux organisateurs des filières d’exfiltration de nazis est arrivé à Lima au Pérou en 1950 avec un passeport fourni par la Croix-Rouge[21]. Il y a ouvert divers business notamment la société Estrella dans l’import-export (en particulier d’armes), dans laquelle Barbie était aussi impliqué. Schwend avait la main sur la gestion d’importants fonds nazis (dont de la fausse monnaie parfaite en livres et en dollars) qu’il avait en partie lui-même dissimulés pour assurer la lutte après la fin de la guerre, et qui ont servi à aux nazis pour refaire leur vie et ouvrir des business à l’étranger. Comme Barbie, il a travaillé pour les renseignements US, à commencer par le fameux CIC, et a mis en place son propre réseau de nazis. Schwend était aussi en contact avec Mengele à Buenos Aires. Il est mort à Lima en 1980.

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Lors de l’adhésion en 1955 de l’Allemagne de l’ouest à l’OTAN, comme partout les accords étaient accompagnés de protocoles secrets.

Dans "Les armées secrètes de l’OTAN", Daniele Ganser relate les propos d’un ancien responsable du renseignement de l’OTAN au sujet de ce protocole signé par Adenauder "selon lequel les autorités ouest-allemandes s’abstiendraient de toutes poursuites judiciaires à rencontre des partisans de l’extrême droite reconnus. Ce que l’on sait moins c’est que d’autres personnalités politiques allemandes de premier plan furent également informées de l’existence de ces plans de résistance. L’une d’entre elles n’était autre que le ministre des Affaires étrangères allemand de l’époque, l’ancien dignitaire nazi Hans Globke".

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Car en effet, les armées secrètes de fascistes pullulaient dans l’Allemagne dénazifiée. Avec des financements US, souvent directement par la CIA comme pour le Bund Deutscher Jugend et le Technischer Dienst qui était sa branche "clandestine", créés en 1950 avec la participation active de Klaus Barbie, et qui ont existé officiellement jusqu’en 1953.

Le Bund Deutscher Jugend était, selon un article du Spiegel en avril 2021, "financé par des fonds américains, des fonds fédéraux et d'importants dons de l'industrie ouest-allemande". Finalement l’organisation, qui était bien rattachée au stay-behind allemand, a été dénoncée et a dû se dissoudre.

Tout ce petit monde a été relaxé par la Cour suprême en 1952, dans l’indignation générale. Décision qui a valu une promotion aux deux juges à l’origine de cette décision à l’encontre du bon sens.

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Un document des renseignements US daté du 28 janvier 1953 évoque la Bund Deutsche Jugend (ligue des jeunes allemands), créé en 1950 par Paul Egond Lueth pour "rallier les groupes de jeunesse à la cause de la démocratie occidentale et combattre le communisme". Ce document explique que Lueth a contacté la Haute Commission US pour demander un soutien à son projet, "qui incluait l’activation d’un réseau souterrain en Allemagne de l’est". Et c’est ainsi que Lueth a été renvoyé vers la CIA.

"Sous la direction de la CIA, la Ligue de la jeunesse Allemande a été développée comme une organisation de propagande à grande échelle". Elle a été créée dans le cadre d’une opération de l’Office of Policy Coordination (OPC) intitulée projet LCPROWL pour établir une organisation clandestine paramilitaire de plusieurs milliers d’anticommunistes.

Le financement venait de l'OPC, les membres étaient principalement recrutés dans la Ligue de la jeunesse Allemande. Puis la branche paramilitaire a été séparée de la ligue qui est devenue la vitrine officielle. Celle-ci a d’ailleurs mené une campagne intensive de propagande en faveur du "plan Schuman" écrit par Jean Monnet pour créer les bases de l’Europe et relancer "l’amitié franco-allemande".

Certains instructeurs de cette armée "secrète" allemande ont été entraînés sur des bases de l’armée US.

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Tout cela s'est au départ passé dans le dos des autorités allemandes, jusqu’à ce qu’une enquête de la police de Hesse sur la Ligue ne vienne compromettre cette structure, fin 1952.

En effet, des perquisitions ont été menées chez un responsable local de la CIA et de responsables de l’organisation. Mais, les responsables militaires US sur place ont su convaincre le ministre président de Hesse et le président du parti socialiste de ne rien faire (en effet, selon des documents trouvés à l’époque, plusieurs leaders socialistes et 1000 communistes devaient être éliminés en cas de guerre).

On notera que l’un des coordonnateurs du Bund Deutscher Jugend, le dénommé Paul Lüth qui assurait l’approvisionnement par des fonds américains[22], était éditeur d’une revue littéraire de propagande US et est devenu quelques années après le démantèlement de ce réseau médecin et prof de médecine sociale dont il est devenu un grand spécialiste.

Il y a aussi eu le réseau mis en place par Martin Bormann, qui a rapatrié les avoirs des nazis en Allemagne en 1955 à la création de la RFA. "Derrière le programme de Bormann de rapatriement des avoirs Nazis il y avait l’idée, développée en 1943, de les utiliser dans le cadre d’une Europe de post-guerre confédérée sous le contrôle dissimulé de l’Allemagne dans ce qui a même été appelée une "Communauté Economique Européenne" ou CEE" expliquait David Guyatt en 2005 dans World Affairs: The Journal of International Issues.

Car l'Allemagne, tout comme le Japon au niveau de l'Asie, avaient pour les capitalistes US et anglais, ceux qui avaient monté le Council on Foreign Relations après la Première Guerre, un rôlé clé à jouer dans le jeu d'échecs mondial devant amener à la domination totale des US après la Deuxième Guerre. 

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David Guyatt explique que derrière le Council on Foreign Relations, il y avait le groupe de pression discret de Cecil Rhodes, magnat du diamant en Afrique du Sud et eugéniste patenté. Parmi les élites allemandes de l'époque, il n'était pas rare de trouver des adeptes membres de ce groupuscule ou qui en étaient proches.

En effet, le groupe secret de Cecil Rhodes, tout comme l'Ordre de Malte d'ailleurs, ciblait spécifiquement les élites allemandes en leur offrant des bourses d'études pour apprendre l'othodoxie eugéniste anglaise dans différents domaines.

Selon Guyatt, l'ultra réactionnaire Ordre de Malte, dont Gehlen a reçu en 1948 une des plus hautes distinctions, était aussi impliqué dans la gestion de l'argent des nazis. Et évidemment, ont rouve de nombreux types de la CIA parmi les hiérarques de l'Ordre de Malte.

Doté du statut diplomatique par l'Italie et le Vatican dès 1951, l'Ordre de Malte avait donc le droit d'émettre des passeports et d'utiliser la valise diplomatique, ce qui est très pratique pour transférer tout et n'importe quoi à travers le monde. 

 

Développer la propagande US et les théories capitalistes

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Comme en France, en Italie et ailleurs, les US ont aussi investi beaucoup d’argent dans la propagande politique, en finançant divers groupuscules de droite voire d’extrême-droite. Ceux-ci étaient chargés de mener une propagande anticommuniste, pro US, pro européenne.

L’Allemagne a aussi connu sa stratégie de la tension, avec par exemple la Fraction Armée Rouge (RAF- Rote Armee Fraktion), surnommée la bande à Baader, du nom de son leader[23]. Ce groupe d’extrême gauche a commis une série d’attentats, d’attaques de banques et d’enlèvements de patrons d’entreprises au nom de la lutte armée, entre 1968 et les années 90.

Il y a eu deux voire trois générations de ce groupe, les deuxième et troisième ayant commis un plus grand nombre de meurtres et d’attentats pendant que la première puis la deuxième génération étaient en prison.

D’autres groupes d’extrême gauche ont été créés, comme le Mouvement du 2 juin, qui faisait aussi dans les attaques de banques et les enlèvements, et revendiquait les mêmes choses.

Certains des membres du groupe étaient devenus des informateurs de la police ou des renseignements, d’autres étaient des infiltrés. Au total la RAF aurait commis 34 meurtres et assassinats, et aurait vu passer dans ses rangs autour de 80 personnes. Elle a officiellement cessé d’exister en 1998.

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Des liens avec les réseaux de la CIA ont été soulignés, notamment via l’école Hypérion, basée à Paris, qui permettait aux militants des groupuscules de "gauche" à tendance terroriste de se rencontrer. Un rapport de la police italienne a qualifié Hypérion de "plus important bureau de la CIA en Europe" au milieu des années 80[24].

D'autres liens de la RAF avec les services allemands ont été mis en évidence même si là encore, le sujet est un grand tabou national. Il y avait par exemple l'agent provocateur Peter Urbach qui a fourni des armes et des explosifs à la RAF tout en renseignant les services allemands sur ses militants et ses activités.

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Urbach a joué le rôle le plus important dans la transformation d'un groupe de militants un peu allumés en groupe franchement terroriste. Apparemment il a été recruté avant 1967, quand il a commencé à inflitrer les groupes d'étudiants gauchistes pour le compte de l'Office pour la protection de la constitution, une sorte de police politique créée en 1951.

A l'origine de l'opération et de nombreuses autres infiltrations dans les milieux de gauche, il y avait le ministre de l'Intérieur -socialiste- de Berlin Kurt Neubauer. Objectif: criminaliser le mouvement d'extrême gauche pour le décrédibiliser aux yeux de l'opinion publique.

C'est Urbach qui a fourni le premier flingue un des fondateurs de la RAF, l'avocat Horst Mahler. Lors d'une manif qui a dégénéré en 68, il a tranquillement fourni des cocktails Molotov aux plus excités. Il a disparu de la circulation en 1971 quand il a été démasqué après avoir permis l'arrestation d'Andreas Baader et aurait fui aux Etats-Unis avec l'aide de l'Office pour la protection de la constitution où il est mort des années plus tard en Californie. 

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Il y a aussi le cas Ulrich Schmücker, un autre agent infiltré dans un mouvement d'extrême gauche, le "Mouvement du 2 juin", qui a été assassiné d'une balle dans la tête à Berlin en 1974 on ne sait toujours pas par qui malgré plusieurs procès: l'enquête a été torpillée par l'Office berlinois pour la protection de la constitution, qui cherchait à dissimuler ses propres manipulations.

Schmücker avait été retourné lors d'un séjour en prison, pendant un long passage en isolement.

Ce mouvement du 2 juin avait aussi été infiltré par un petit truand, proxénète de son état, Volker Weingraber, devenu en 1974 informateur et agent infiltré pour le compte de l'Office de protection de la constitution.

Etrangement, on retrouve ledit Weingraber en Italie pendant la séquestration et l'assassinat d'Aldo Moro en 1978. Il s'y était réfugié tranquillement après avoir été grillé par ses petits camarades.

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Une partie des membres de la RAF a été tuée par la police, beaucoup se seraient suicidés, ce qui est contesté pour certains ou en tout cas dénoncé comme lié à une stratégie d’élimination des membres des commandos. Par exemple le "suicide collectif" en prison en 1977 de quatre membres de la RAF, dont Andreas Baader, était selon la seule survivante Irmgard Moller une élimination en règle par un commando envoyé spécialement par les autorités.

Elle raconte que cette nuit-là, elle a été agressée et probablement droguée, et qu'elle a appris par quelqu'un que deux de ses camarades étaient morts. Elle s'en est sortie miraculeusement avec quatre coups de couteau au thorax et trois jours de coma.

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Le suicide d’Ulrike Meinhof (une journaliste devenue leader de la seconde génération après avoir défendu les membres de la première) dans sa cellule en mars 1976, avec une corde de 51 cm selon les autorités mais de 80 cm selon d’autres témoins, est l’un de ceux qui posent question. Divers éléments laissent penser qu’elle a été battue, violée et étranglée avant qu’une mise en scène de suicide ne soit montée et diffusée avec l’aide des médias.

En tout cas ses amis sont persuadés qu'elle a été éliminée, dans le cadre de la tentative de faire table rase de la période "révolutionnaire" tumultueuse depuis les années 60. Le traitement qui lui a été reservé en prison où elle était depuis 1972 était, comme celui d'une partie des membres de la RAF, particulièrement violent. Il était basé sur l'isolement complet et la privation sensorielle.

De temps en temps, on colle encore un nouveau crime sur le dos de l’un ou l’autre membre du groupe, grâce notamment à la preuve ultime de l’ADN.

A l'autre bout de l'échiquier politique, les groupes néo nazis et néo fascistes ont ont commencé à se multiplier en Allemagne de l'ouest à partir des années 70, alimentés par les transfuges de la nébuleuse fasciste internationale.

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En 1981, le Turc qui a tiré sur Jean-Paul 2, membre d’un groupe d’extrême-droite appelé les Loups Gris calqué sur le modèle du stay-behind, était resté plusieurs mois à Munich avant l’opération. De nombreux membres des Loups Gris étaient stationnés en Allemagne de l’Ouest, où ils donnaient des coups de main opérationnels au BND, notamment pour gérer les travailleurs immigrés turcs[25].

Par ailleurs, un des complices d’Agça a expliqué devant un juge italien avoir reçu 3 millions de marks de la part des renseignements allemands pour l’organisation de l’attentat et les armes avaient été fournies par le biais d’un marchand d’armes allemand proche du BND, Horst Grillmayer.

Agca avait déjà assassiné le rédacteur en chef d’un journal de gauche en Turquie, avec la bénédiction du parti fasciste et il était passé en 1979 par un camp d’entraînement au Liban. En Italie Ali Agça était aussi en contact avec Toto Riina et d’autres parrains de Palerme.

Il y avait aussi évidemment en Allemagne le terrorisme d’extrême droite, incontournable dans le cadre de la stratégie de la tension, du fait de tout un tas de groupes plus ou moins officiels.

Le premier parti nazi officiel au niveau fédéral depuis 1945 a été créé dès 1964 (le Deutsche National Partei -DNP, parti national Allemand) mais est retourné dans la clandestinité dès 1969. Ses membres étaient issus des 13 organisations "néo" nazies alors recensées en Allemagne et l’un des meneurs a expliqué lors du congrès fédéral de 65 que "Nous n’avons pas inventé les camps de concentration et ne voulons pas être châtiés pour cela. Il ne faut pas oublier leur valeur éducative : de communistes et de marxistes, ils ont fait de bons Allemands" [26].

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Dès 1952, le gouvernement de Basse Saxe a fait interdire un parti nazi qui commençait à remporter un peu trop de succès dans les urnes. Il y avait aussi le "groupe Naumann", du nom d’un nazi qui était le dernier secrétaire d'Etat et successeur de Goebbels. Après la guerre Werner Naumann est resté planqué en Allemagne, qui tentait d’infiltrer les partis politiques d’Allemagne de l’ouest afin de renverser la démocratie et de rétablir le "national socialisme"... 

Les membres du groupe de Naumann étaient d'éminents nazis, comme l'ex chef des Einsatzgruppen Werner Best, le responsable de la propagande radio du Reich Hans Fritzsche (acquitté de toutes les charges contre lui à Nüremberg), le colonel SS Paul Hausser... Que du beau monde. 

Finalement Naumann a été arrêté en 1953 par les anglais alors qu’il comptait se présenter à des élections locales sous la bannière du Deutsche Reichspartei. En effet, tout cela faisait désordre en pleine phase de "construction européenne" [27].

L'activisme nazi en Allemagne ne s'est jamais calmé. En 1972 Gary Lauck a créé aux Etats-Unis le NSDAP-AO, avec l'objectif de permettre à des partis nazis de se présenter aux élections en Allemagne et en Autriche. Il a ensuite beaucoup voyagé en Europe pour faire sa propagande et nouer des contacts avec les groupes néo nazis et fascistes d'Europe, et son journal The New Order était diffusé en 9 langues.

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Lauck a ainsi fourni du matériel de propagande et des fonds aux néo-nazis allemands. Le NSDAP-AO y était très implanté et en lien avec une nébuleuse d'organisations nazies et assimilés. Mickael Kuhnen, meneur de cette mouvance, était un de ses principaux relais en Allemagne.

En parallèle de ces réseaux stay-behind classiques, l’Allemagne comme la France, l’Italie et le reste de l’Europe a été la cible d’une propagande culturelle puissante de la part des US en s’appuyant sur la pseudo "dénazification" du pays. Qui était un leurre ou de la pure propagande, comme on l’a vu[28].

"Alors qu'un concierge pourrait être mis sur liste noire pour avoir balayé les couloirs de la Chancellerie du Reich, nombre d’industriels, scientifiques, administrateurs et même des officiers de haut rang d'Hitler étaient tranquillement réintégrés par les puissances alliées dans un effort pour empêcher l'Allemagne de s'effondrer", écrivait Frances Stonor Saunders dans "The cultural cold war, the CIA and the world of arts and letters".

Car en effet, beaucoup de capitalistes anglais, US, français et autres avaient placé des billes dans l’industrie allemande et attendaient un retour sur investissement, comme c'était le cas dans les années 30.

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L’agent de la CIA Michael Josselson, qui a œuvré à la division des renseignements de la Psychological Warfare Division en Allemagne, est le créateur en 1950 du Congrès pour la Liberté de la Culture (Kongress für kulturelle Freiheit), une officine de la CIA qui diffusait des financements vers des intellectuels et médias pro américains et pro-capitalisme comme André Malraux, André Gide, Denis de Rougemont, Raymond Aron en France. Ledit congrès était directement financé par la CIA.

En 1946 Josselson est revenu au "civil", et toujours à Berlin a occupé le poste d’officier des affaires culturelles, puis aux affaires publiques du Haut-Commissariat des Etats-Unis en Allemagne. 

allemagne anticommunisme

A ce poste, "il a été affecté au "filtrage du personnel" dans la presse, la radio et les médias de divertissement allemands, qui ont tous été suspendus en attendant l'élimination des nazis", écrit Frances Stonor Saunders. Des revues pro US ont été créées comme le mensuel Der Monat qui bénéficiait d’un financement direct de la CIA et visait à développer les liens entre les intellectuels allemands et US.

La fondation Ford, comme ce fut le cas en France, y allait aussi de ses financements, toujours raccords avec les intérêts du capitalisme US.

Nicholas Nabokov, ami de Josselon affecté dès 1945 (en même temps que l’économiste John Kenneth Galbraith) à la Morale division de la Strategic Bombing Survey unit US en Allemagne, a travaillé avec Josselon pour l’Information Control division où il a été affecté à la section "musique", avec l’objectif de "créer de bonnes armes psychologiques et culturelles avec lesquelles détruire le nazisme et promouvoir un authentique désir pour une Allemagne démocratique" et d’éjecter ceux qui n’étaient pas raccord de l’industrie musicale.

Il fallait à la fois intoxiquer les masses avec la propagande et neutraliser les velléités nationalistes dans le paysage musical allemand (ce qui n’était pas une mince affaire même si la notion de "dénazification" a été comprises avec une extrême souplesse[29]).

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L'Allemagne a aussi eu son mouvement anticommuniste "Paix et Liberté", "Volksbund für Frieden und Freiheit" qui était dirigé par Eberhard Taubert, un ancien collaborateur de Goebbels. Il a été officiellement dissous en 1970 suite aux critiques sur le nombre de nazis présents parmi ses cadres, alors que le mouvement avait pignon sur rue.

Le monde de l’édition a été ciblé également : des programmes de publications des auteurs (US ou européens pourvu qu’ils soient anticommunistes) ont été mis en place, des tournées de promotion ont été organisées, et la Psychological Warfare Division se chargeait de traduire de bouquins de culture capitaliste US, comme "The New Deal in action", mais aussi des bouquins pour enfants, d’art ou de littérature classique US.

La franc-maçonnerie, comme partout, a été utilisée par les US dès la fin de la guerre avec la refondation et la création de nombreuses loges, pour disposer d’un réseau de renseignement et d’action. La Berlin 46 Outpost Lodge 895, loge internationale de langue anglaise, a été créée en 1946-1947 à Berlin de la fusion de différentes loges militaires, et est toujours composée d’expatriés anglophones, principalement US.

On y montait les échelons beaucoup plus vite que dans les "loges" civiles en raison de la durée relativement courte de stationnement en Allemagne : juste après la guerre, elle était principalement composée des militaires US francs-maçons qui étaient là, puis les horizons professionnels se sont diversifiés (business, recherche, diplomatie, finance) …

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Le Gladio local était encore opérationnel dans les années 80, même si officiellement les effectifs étaient fortement réduits et le groupe action aurait été dissous en 1983. Il ne serait plus resté alors que la section "renseignements".

Et en 1990, "les postes du BND pour la gestion de l’organisation ont été réduits à 35", expliquait Der Spiegel du 19 novembre 1990. Mais, soulignait le quotidien, "Les unités de sabotage de l’OTAN existent toujours, contrairement à ce que suggère le rapport Jung ils ne sont en aucun cas dissous".

Pourtant, en 1981 encore 33 caches d’armes avec des armes chimiques notamment ont été découvertes dans le pays. Il a été dit qu’elles avaient été mises en place par le militant fasciste Heinz Lembke qui entrainait ses troupes dans la forêt. Lembke a en tout cas été retrouvé suicidé dans sa cellule le 1er novembre 1981, la veille d’une deuxième audition devant un procureur lors de laquelle il devait expliquer qui utilisait ces armes[30].

Oktoberfest

Il était aussi cité dans le dossier de l’attentat de la fête de la bière le 29 septembre 1980 qui a fait 13 morts (dont le poseur de bombe) et plus de 200 blessés, pour avoir refourgué des explosifs provenant de ces caches à un groupe paramilitaire d’extrême droite, le Wehrsportgruppe Hoffmann (groupe de sports de défense Hoffmann). Or, c’est justement vers ce groupe de néo nazis qu’a mené l’enquête sur l’attentat.

Enquête qui n'a jamais débouché sur la condamnation des responsables, et qui a été classée sans suite par la justice en 1982.

Plusieurs observateurs ont fait le lien entre Lembke et le stay-behind. "Sur l’ensemble des armes découvertes dans les arsenaux souterrains, on ne put déterminer l’origine que de trois. Elles provenaient d’une firme privée qui fournissait l’armée allemande et l’OTAN", écrit Daniele Ganser.

En 1995 une nouvelle affaire de caches d’armes de groupuscules d’extrême-droite a percé dans les médias : un néo nazi dénommé Peter Naumann, expert en explosifs et proche de Lembke par le passé [31], a été désigné plusieurs caches d’armes et munitions. Ledit Naumann était impliqué dans plusieurs attentats et les armes venaient de stocks de l’armée (ce qui a valu une amende à un officier de l’armée qui approvisionnait le groupe). Plus de 200 kilos d'explosifs ont été retrouvés dans les caches d'armes, ainsi que de sgrenades, des mines, des fusils, armes de poing et munistions.

plauen-links-d6e401 neo nazis allemagne

D'ailleurs, le terrorisme d'extrême-droite est considéré comme le danger n°1 en Allemagne actuellement, notamment en raison de son "infiltration" des forces de l'ordre et de l'armée. En réalité il y a une porosité historique entre les "forces de l'ordre" et l'extrême-droite, comme on vient de l'expliquer, et tout a été fait pour en arriver là.

Et les groupes d'extrémistes de droite multiplient les attentats, toujours plus nombreux d'année en année depuis les années 70 : plus de 20.000 attaques diverses et variées ont été recensées rien qu'en 2020 [32].

Les groupes néo nazis se sont multipliés au niveau local et national jusqu'à aujourd'hui: Junge Nationaldemokraten (Jeunes Nationaux Démocrates) qui était la branche jeunesse du NPD (Parti National Démocrate à l'extrême-droite), Der Stahlhelm - Kampfbund für Europa (Le Stahlhelm - Ligue de combat pour l'Europe), l'incontournable Blood & Honour, le Gesinnungsgemeinschaft der Neuen Front (GdNF, communauté du nouveau front qui était la tête de pont du NSDAP-AO), le  Nationalsozialistischer Untergrund (NSU, parti national socialiste clandestin), Sauerländer Aktionsfront...

2022-01-16 16_03_23-Tote Polizistin_ Legte sich Familie mit Nazis an_ – B

La plupart cherchent à s'armer et beaucoup sont passés à l'action. Les armes qui ont pu être retrouvées lors de perquisitions après des attentats sont des armes de guerre  et des exploosifs puissants. Par ailleurs, on observe que certains leaders de ces groupuscules sont proches des renseignements allemands, et que ceux-ci y rémunèrement de très nombreux "informateurs".

Un groupe de gauchistes allemands antifascistes constate : "Quand des organisations sont créées par des néo-nazis en Allemagne, les forces de sécurité ont presque toujours la main dans le pot de confiture ".

Beaucoup de leaders de ces mouvements étaient des informateurs rémunérés (parfois l'équivelent d'un salaire ainsi que de quoi développer leurs activités) par les rensiegnements et/ ou l'office pour la protection de la constitution. Il y a des dizaines de cas recensés par les organisations de gauche. 

2022-01-16 14_54_32-Allemagne_ trois néonazis, dix meurtres et treize ans de cavale - L'Express - Op

Le NSU dont certains membres ont commis une dizaine de meurtres d'étrangers et de braquages de banques dans les années 2000 était suivi de tellement près par les renseignements que cela pose question.

Les trois tueurs identifiés ont reçu l'aide d'informateurs connus du BND, comme Tino Brandt, reponsable du NPD qui était grassement rémunéré par les renseignements depuis 1994. En 2000 il a reçu 2000 marks des renseignements, qui ont servi à payer les faux passeports des trois tueurs. 

Ils ont été aidés par Blood & Honour, dont le reponsable en Thuringe Marcel Dienel était aussi un indic des renseignements, qui a collecté de l'argent pour leurs opérations en organisant des concerts "secrets", et leur a fourni armes et munitions.

2022-01-16 16_33_40-Politik _ Berlin _ Rechtsextreme gegen Wehrmachtsausstellung _ Christian Ditsch

Les renseignements allemands étaient par ailleurs au courant des activités des trois terroristes depuis la fin des années 90, mais les ont laissés faire pendant des années, jsuqu'en 2011 quand Beate Zschäpe s'est rendue à la police après avoir fait exploser le GQ du groupe.

Le  NPD qui est un parti officiel, est complètement infiltré par les renseignements, certains ont avancé le chiffre de 130 taupes dont certaines dans des postes importants. Il y a aussi eu les cas Carsten Szczepanski et Toni Stadler, deux informateurs rémunérés des rensiegnements régionaux du Brandebourg et de l'office pour la protection de la constitution, qui ont créé des groupes d'activistes néo nazisdans les années 90, dont certains ont commis des attentats [33].

S'il n'a pas été interdit par la cour constitutionnelle fédérale en 2003, c'est seulement parce que l'office de protection de la constitution était mouillé jusqu'au cou dans ses activités. Les juges ont en effet expliqué que les juges ont expliqué que la présence de ces nombreux informateurs au niveau de la direction du NPD constituaient un "obstacle procédural inamovible". 

On constate que la stratégie de la tension n'a jamais cessé: le modus operandi est toujours le même et l'omerta aussi.

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Les services allemands ne semblent toujours pas autonomes par rapport aux services US qui ont toujours surveillé de très près les services allemands, même après la chute de l'URSS et du mur de Berlin. Quant à l’espionnage commun germano US, il a encore été exposé par Edward Snowden en 2013 : depuis un accord secret signé en 1970 [34], le BND et la CIA ont organisé un puissant système d’espionnage électronique des leaders politiques européens, officiellement "amis", via une société basée en Suisse appelée Crypto AG qu’ils ont créée pour l’occasion.

Cette charmante entreprise qui n’a été liquidée qu’en 2018 pouvait aussi louer ses services à des pays tels que le Pakistan, le Vatican, ou encore des dictatures latino-américaines.

Depuis 2001, le BND a aussi protégé la CIA pour ses arrestations et transports illégaux de prisonniers illégaux, interpellés arbitrairement n'importe où dans le monde et expédiés à Guantanamo où les US leur lavaient le cerveau.

 

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Le cas de l'Allemagne est révélateur de la mainmise de la CIA sur la politique intérieure allemande dès la fin de la guerre. Le réseau stay-behind s'y est très vite confondu avec les renseignements officiels d'un côté, et avec la mouvance nazie puis "néo-nazie" qui ne cesse de se développer. Comme en france, alors que les autorités se focalisent sur un mytique terrorisme d' "ultra-gauche", l'extrême-droite a les mains libres. Et on constate qu'en Allemagne, les groupuscules néo nazis sont aidés et financés par les renseignements.



[1] Cf. « The Bormann Brotherhood » de William Stevenson.

[2] Cf. « La revanche des nazis » de Pierre Mariel.

[3] Cf. « Foundations Of The Anglo-American Financial Empire: The secret story of world war II Japanese and Nazi gold » de David Guyatt, 2005, dans World Affairs: The Journal of International Issues World Affairs: The Journal of International Issues.

[5] Supervisé par Martin Bormann, il était basé à Dachau et avait des ramifications dans tous les pays d’Europe, en Egypte, aux USA, qui étaient souvent pilotées par des nazis et ont ensuite perduré sous d’autres noms comme Die SPinne ou Edelweiss.

[6] Cf. Gérard Desmaretz dans « Stay Behind. Les réseaux secrets de la guerre froide » (livre de droite).

[7] Cf. « La mafia des SS » de Victor Alexandrov.

[8] Von Bolschwing s’est notamment chargé de négocier en 1933 l’accord Haavara avec les organisations juives pour assurer l’immigration de Juifs allemands en Palestine en laissant tout derrière eux. Il y est resté quelques années, le temps d’organiser un milices sioniste appelée la Haganah et des groupes armés nationalistes arabes pour attaquer es anglais qui dominaient alors la région.

Toute cette agitation des nazis a commencé à inquiéter certains pays alliés, qui voyaient là une très mauvaise publicité et un risque pour les systèmes politiques en place. Quelques coups de pression ont donc été mis pour que cette internationale nazie de fasse plus discrète, avec quelques arrestations de nazis notamment.

[9] Cf. Nicolas Lebourg, « Les nazis ont-ils survécu ? », p.83.

[10] Cf. « The Nebula, a political murder traces back to NWS’absolute power » de Walter J.Baeyens.

[11] Dès 1949, les US avaient identifié le grand potentiel des militaires nazis pour remplir les rangs de leur « armée secrète », et le Pentagone a ordonné au tout nouveau Counter Intelligence Corps recruter les profils les plus performants à des fins de lutte contre les communistes et la gauche en général.

[12] Dans les années 30 Elmer Bobst, membre de l’ordre de Malte, dirigeait la branche US du labo Hoffman – La Roche qui faisait partie du cartel IG Farben largement financé par Wall Street. C’est lui qui a poussé Nixon à lancer en 1971 la « lutte contre le cancer » à coups de millions de dollars. La même année, le National Cancer Institute dans quel il était influent a déménagé juste à côté de Fort Detrick, le principal labo militaire de recherche sur les armes biologiques.

[13] Cf « Eagle and Swastika: CIA and Nazi War Criminals and Collaborators » de Kevin Conley Ruffner, p. 327.

[14] Cf. « Les armées secrètes de l’OTAN » de Daniele Ganser.

[15] Le groupuscule recevait aussi 50.000$ par mois ainsi que des armes, munitions et explosifs, de la part des US. Le groupe a été mis à jour, il y a eu un mini scandale, et il a été interdit dès 1953.

Carte d'identité de l'armée américaine de Gehlen avec alias

[16] En 1951 Gehlen et Schnez ont signé un accord d’échange des informations obtenues par l’organisation Gehlen d’un côté, et la Schnez Truppe de l’autre, qui avait semble-t-il un excellent réseau de renseignement.

[17] Un rapport fort élogieux a été rédigé par les services de renseignements au sujet de ce « fonctionnaire excellemment qualifié ». Mais il a connu des difficultés quand a été révélé son rôle dans l’organisation de la répression d’un groupe de SS considérés comme des dissidents par Hitler en 1944.

[18] Barbie a été officiellement « retrouvé » en 1972 par des anti-nazis et extradé en France en 1983, pour son procès pour crimes contre l’humanité qui a eu lieu en 1987.

[19] Un article du 17 janvier 2011 paru dans le Figaro suite à la déclassification d’archives de la CIA précisait au sujet de la collaboration Barbie - BND : « Barbie a livré environ 35 rapports aux services allemands. Il a perçu un premier versement de 500 deutsche marks en liquide. Puis des honoraires lui ont été versés régulièrement par le BND sur un compte établi dans une banque de San Francisco, aux États-Unis. Quelques semaines après avoir été recruté par les services allemands, Barbie a pris la tête de la succursale bolivienne d'une entreprise dont le siège était à Bonn, capitale de l'Allemagne de l'Ouest, vendant du matériel militaire superflu de la Bundeswehr, l'armée allemande. Il était alors chargé par le BND de donner des indications sur d'éventuelles pénuries d'armes et de munitions en Bolivie, indique le journal ».

[20] L’Argentine était à l’époque, et surtout sous Peron de 1946 à 1955, très favorable à l’accueil des Nazis, à la fois par sympathies politiques et par intérêt financier. Mengele est ainsi arrivé à Buenos Aires le 20 juin 1949. Il a pu voyager dans tout le continent et même au-delà sans être inquiété. Il est retourné plusieurs fois en Europe durant les années 50 et 60, dont deux fois en Allemagne où sa famille d’industriels avait toujours pignon sur rue. Quand Peron a été éjecté du pouvoir, Mengele est allé vivre au Paraguay (sous son vrai nom) où le général Stroessner assurait bon accueil aux nazis.

[21] La Croix-Rouge Internationale a contribué à l’exfiltration de nombreux nazis en lien avec le Vatican, notamment l’archevêque Aloïs Hudal, proche de Pie 12 et Paul 6 et grand admirateur du 3e Riech. Hudal a notamment fait évader Eichmann et Stangl. Le Vatican a aussi opéré en lien avec l’Ordre de Malte.

[22] Cf. « Les armées secrètes de l’OTAN » de Daniele Ganser. « Quand le stay-behind allemand fut découvert, Lüth fut caché par les Américains, il put ainsi échapper à la justice et disparut sans laisser de traces. Un ancien camarade d’école de Lüth, Erhard Peters, occupait lui aussi des fonctions de premier plan au sein de l’armée secrète. L’homme fut nommé à la tête du Technischer Dienst en raison de ses compétences en matière de communications radio et d’opé-rations de guérilla », explique Ganser.

[23] Andreas Baader s’était entrainé dans des camps palestiniens, et est rentré en RFA avec l’idée de faire la révolution. Il a fait partie des membres arrêtés en 1972 et s’est suicidé en octobre 1977 avec plusieurs autres membres emprisonnés, suite à l’échec d’une prise d’otage dans un avion la Lufthansa, en échange de leur libération. Le groupe a continué sans lui pendant les années 80.

[24] Cf. « Operation Gladio The Unholy Alliance between the Vatican, the CIA, and the Mafia » de Paul L. Williams.

[25] Cf. « Operation Gladio The Unholy Alliance between the Vatican, the CIA, and the Mafia » de Paul L. Williams.

[26] Cf. « La revanche des nazis » de Pierre Mariel. L’auteur explique que 12 des 18 membres du comité directeur du NPD étaient des membres du parti nazi, comme l’ex « directeur éducatif » des Jeunesses hitlériennes ou un ancien chef de commando SS.

[27] Werner Naumann n’est resté en prison que quelques mois avant que les charges contre lui ne soient abandonnées. Il faut dire qu’il avaiat des contacts intéressants dans l’internationale nazie.

[28] Voir les parties de cette saga dans le chapitre « Recyclage des Nazis et Collabos dans les nouvelles structures » : 1) Les services sercets  2) La banque et l'industrie  3) La politique et les syndicats 4) Le monde universitaire  5) Les médias et la culture  6) La justice

[29] En 1947 certains musiciens étrangers s’étonnaient du nombre de nazis notoires qui pullulaient encore dans le monde de la musique en Allemagne, bien qu’ils soient passés par la commission de dénazification qui n’avait rien trouvé à leur reprocher ou si peu.

[30] Cf. « Les armées secrètes de l’OTAN » de Daniele Ganser.

[31] Lembke et Naumann ont commis un attentat ensemble en 1978, en mettant une bombre devant un monument antifasciste à Rome. Naumann est impliqué dans une série d'attentats par explosifs depuis les années 70. En 1988 il a été condamné pour un attentat et la préparation d'attentats, à seulement 4 ans de prison, mais a pu sortir au bout de 2 ans et reprendre ses activités. 

[32] Un article d'Euronews du 05/05/2021 expliquait : "23 604 : c'est le nombre d'attaques attribuées à l'extrême-droite qui se sont déroulées en Allemagne en 2020. Cela représente une hausse de 5,7% par rapport à l'année précédente et un chiffre record depuis la mise en place des statistiques il y a 20 ans. Ces crimes vont de l'incitation à la haine raciale, aux saluts hitlériens, en passant par les assassinats".

white aryans rebels[33]  Par exemple, Szczepanski a été recruté en 1994 par les renseignement du Brandebourg, alors qu'il était en prison pour un bon moment suite à l'assassinat d'un Nigérian. Bizarrement, il est sorti de prison dès 1997, et a ouvert dans une petite ville d'Allemagne de l'est un magasin et une maison d'éditions pour des publications et musqiues néo nazies. Il a alors joué un rôle important dans la mise en place d'un réseau d'organisations néo nazies dans ce secteur et est devenu président de la branche locale du NPD avec des responsbailités au niveau national.

Quant à Toni Stadler, qui tenait un autre magasin de musiques néo nazies, c'est grâce à l'argent des renseignements qu'il a financé et lancé le groupe de musique néo nazi "White Aryan Rebels" qui appelait à commettre des actes pédocriminels et à violer et tuer les étrangers, les Juifs et les anti-nazis. C'est un autre agent infiltré qui organisait la distribution.

[34] Ce système d’espionnage a été appelé "opération Rubicon" par le BND et "Opération Minerve" par la CIA.

 

 

 

Le plan de la saga:

I. La 2e Guerre Mondiale, oeuvre du fascisme financier.

II. Le sabotage de la dénazification.

III. Recyclage des Nazis et Collabos dans les nouvelles structures: 

  1. Les services sercets
  2. La banque et l'industrie
  3. La politique et les syndicats
  4. Le monde universitaire
  5. Les médias et la culture
  6. La justice

IV. La création de l'Europe, un monstre sans tête au service du fascisme financier

  1. Le cas Jean Monnet, sbire du capital anglais et US
  2. Avant l’Europe, ou la mise en place du piège européen
  3. Les peuples immobilisés dans les sables mouvants européens

V.  Une Europe fasciste déguisée en démocratie :

  1. Stratégie de la tension

a.        Angleterre, Suisse, Italie

b.        France

c.         Belgique

d.        Espagne et Portugal

e.        Allemagne

f.      Les suites du Gladio 

2.   Le pillage économique des nations 

...

 

12 janvier 2022

Pour 2022: ne pas céder, penser à l'après et commencer à construire.

Cambodge Angkor

Cette année, une fois n'est pas coutume, je tiens à souhaiter la meilleure année possible à ceux qui me lisent sur ce blog. Un grand merci pour l'effort de lire mes "longs" articles. 

 

Chers lecteurs, je ne sais pas qui vous êtes mais je sais que vous aimez prendre le temps de la réflexion et remonter à la source de l'information. J'imagine que la période est difficile, et pour cette année 2022 je voulais vous envoyer ce qu'on appelle communément des "bonnes vibrations". Bonnes je ne sais pas, mais combatives c'est certain.

Tout d'abord, je veux dire aux Résistants tout mon respect. J'espère que ces conflits permanents qu'on nous fait subir, et que nous devons vivre aussi à l'intérieur de nous, vont à tous nous permettre d'avancer sur la voie qui est la notre, et si possible de trouver la sérénité.

Je pense que nous verrons bientôt le bout de ce massacre intellectuel, éthique, social, politique qui s'accélère, mais d'ici là nous allons traverser des moments très difficiles. Nous sommes face à des gens aussi puissants que désespérés, nous sommes face au vide total. Un combat inédit face auquel il est difficile d'avoir en permanence les ressources nécessaires. 

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Qui veut voyager loin ménage sa monture, dit le proverbe, et il est si vrai. Gardez-vous des espaces de paix, de passions, de repos, de rires, autant que possible. C'est le carburant de la révolte. Ménagez-vous, sachez que nous sommes dans une course de fond pas un sprint: il faudra tenir sur la durée parce qu'après, il faudra nettoyer et reconstruire.

En 39 - 45, d'après une Résistante que j'ai eu l'honneur d'interviewer, les Résistants étaient ultra minoritaires, bien moins nombreux que les collabos actifs "et la majorité ne bougeait pas". C'est la même configuration aujourd'hui même si, comme en 39-45, certains commencent à sentir le vent tourner et à changer de braquet. En 43 quand tous ces vichystes sont devenus "résistants", dans la veine de Mitterrand et tant d'autres, c'est la même transition aujourd'hui. Nous avons passé le point de bascule: leur délire ne tient plus que dans l'esprit des fanatiques et plus serviles des collabos.

Mais ces fanatiques, acculés, sont dangereux: ils savent qu'ils risquent très gros si on arrive à les envoyer devant un vrai tribunal pour le cirque incommensurable dans lequel ils nous ont fait sombrer. Certains y travaillent, et l'Histoire montre qu'ils seront jugés. En attendant ils peuvent tout détruire, appliquer la politique de la terre brûlée, dans une vaine tentative de s'en sortir. La réalité est déjà celle-là. 

A ceux qui ne sont pas d'accord et qui estiment ne pas pouvoir résister, je souhaite bonne chance. Ca ne va pas être facile.

De la vie de paria ou de celle des multi injectés, je sais laquelle je ne veux pas. J'ai toujours été paria. Très honnêtement cette société m'a toujours dégoûtée: rien n'est cohérent, rien n'est humain. Tout est à changer.

Bangladesh

 Aujourd'hui le monde qui nous est promis est simple. Les puissants savent qu'il n'y a pas assez de matières premières, minérales et autres, pour continuer à courir après la "croissance", ils savent que pour maintenir leur train de vie il faudrait réduire la population mondiale au moins de 80%. La Chine détient une partie des ressources-clés et il y a fort à parier que nos dirigeants, espérant du profit à court terme, nous ont déjà vendus au nouvel ordre mondial made in China.

C'est-à-dire une société de contrôle, de permis à points, de tout numérique, et surtout une société de castes où chacun reste à sa place sauf à avoir promotion du pouvoir. Les "vaccins" ne sont pas le but, ils ne sont qu'un moyen pour ce contrôle avec le graphène d'une part et les laissez-passer pseudo "sanitaires" d'autre part. C'est ce scénario qui est au programme et nous devons absolument le bloquer. 

Le pouvoir est devenu totalitaire et il ne s'arrêtera pas si nous ne l'arrêtons pas. Comme l'a décrit Ariane Bilheran, le corollaire est la paranoïa qui débouche sur la destruction d'une partie du corps social, et sur la négation de l'opposition en général. Tout cela sclérose une société, or une société a besoin de souffle, de flux, de mouvements, de débats, de diversité pour s'adapter aux évolutions du temps. Une société sclérosée meurt.

Nous avons les moyens d'éviter ce monde conçu par des esprtis dérangés sans être nombreux, et nous pourrons trouver des appuis à l'international. Mais surtout ne basculons pas, nous aussi, dans l'obscurantisme.

Nous payons aujourd'hui la note de plusieurs siècles d'aveuglement organisé, de corruption, de compromissions, de tromperies, d'abrutissement et de domination des peuples. Il est plus que temps de faire exploser ce tas de purin et leur crise est une opportunité inespérée pour renverser la table.

Cette année 2022 sera compliquée, elle sera certainement plus mouvementée et plus difficile pour beaucoup que 2021, mais il faut garder confiance en nous et développer le plus vite possible des réseaux de solidarité locaux, pour commencer à construire.

Pensons dès maintenant à organiser l'épuration qui devra être plus efficace qu'en 1945 et à rétablir les règles communes sans lesquelles aucune société ne peut exister et encore moins évoluer. 

Je vous souhaite toute la force nécessaire pour affronter ce qui vient, de trouver du temps pour vous écouter, de rester centrés sur ce qui fait de vous des humains. J'espère que vous pourrez rester vous-mêmes, vous préserver et agir pour vous et vos proches.

De mon côté, je vais refuser "jusqu'au bout" comme dirait jupicrétin de mettre ne serait-ce qu'un doigt dans cet engrenage, je serai encore là à la fin de ce délire et d'ici là je sais comment occuper mon temps libre.

Les amis Résistants, tenez bon. No pasaran.

 

Posté par Ceri à 00:08 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
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