Encore un conflit entre Israéliens et Palestiniens, cette fois encore à Gaza. Evidemment –comme d’habitude- il s’agit d’une riposte à des tirs de roquettes du Hamas. A coups de bombardements de quartiers résidentiels, comme d’habitude. Bon, certaines mauvaises langues disent que ladite opération « plomb durci » est prévue depuis 6 mois déjà, comme le bombardement du Liban il y a deux ans…

Il s’agit ni plus ni moins pour Israël que d’éradiquer le Hamas, au moins à Gaza. Car, effectivement, la pauvretégaza des gazaouis constitue un terreau très fertile pour le recrutement de nouveaux militants. Le Hamas le sait depuis longtemps, lui qui vient en aide aux populations étouffées par l’embargo israélien via une aide caritative. A priori donc, ce n’est pas en bombardant les villes de Gaza que Tsahal réussira à étouffer le Hamas.

Et puis, le veulent-ils vraiment, eux qui ont contribué aux financements initiaux dudit Hamas en grande partie pour annihiler le Fatah et décrédibiliser les palestiniens lors des « processus de paix » ? Mahmoud Abbas, représentant du Fatah, ne peut plus mettre le pied à Gaza depuis juin 2007, et reste cantonné en Cisjordanie par le Hamas qui, lui, est bien implanté dans la bande de Gaza.

300 et quelques morts en trois jours pour quelques roquettes lancés à moins de 20 kilomètres de la frontière et trois victimes israéliennes, voilà la réaction de Tsahal, dans la dentelle comme toujours. Les cibles devraient être bien identifiées : cela fait déjà 6 mois qu’Ehud Barak a demandé aux militaires recenser lesdites cibles dans la bande de Gaza.

Quel processus de paix ?

On pourrait revenir sur les nombreux conflits qui ont rythmé la vie de la région depuis le début du Xxème siècle, mais comme les blocages sont toujours liés soit à des « attaques » palestiniennes, soit à des « refus de négocier » d’Israël, on peut se contenter de regarder ce qu’il en est pour le dernier « processus de paix » en date, qui devait aboutir en 2008. On voit aujourd’hui le résultat.

Qu’est-ce qui a bloqué ces « négociations » ? Oh, les colonies israéliennes en Cisjordanie n’ont pas aidé, l’embargo économique non plus, et les divisions dans le camp palestiniens non plus. Mais le meilleur prétexte reste –et de loin- les roquettes du Hamas.

Aujourd’hui, les chars israéliens entrent à nouveau dans Gaza, comme au bon vieux temps des plans Gimmel et Dalet : après les avions et les bombes, passent les tanks et les milices, histoire d’être bien surs qu’aucun palestinien ne s’accrochera à ses terres.

Tzipi Livni, aux Affaires Etrangères israéliennes, est une sioniste pur jus, fille d’un des chefs de l’Irgoun, une milice qui cherchait à englober toute la Jordanie dans Israël. Elle ira donc jusqu’au bout, jusqu’à l’anéantissement du Hamas et des populations qui vivent avec. Surtout qu’elle vise le poste de 1er ministre lors des législatives qui auront lieu dans un mois.

Pendant ce temps-là…

Les cibles des roquettes du Hamas n’étaient pas les villes Israéliennes, mais les colonies Juives de Cisjordanie, qui continuent à se multiplier en toute illégalité. Actuellement, la plupart des nappes phréatiques de Cisjordanie sont accaparées par les colonies Juives, ainsi que le lac Tibériade et ses abords, rendus inaccessibles aux Palestiniens qui, de fait, n’ont quasiment plus accès à l’eau de ce qui reste de leur pays.

En plus d’être étouffés économiquement, les palestiniens sont assoiffés.

Eux ont lâché le droit de retour sur les terres de leurs ancêtres, et ont même accepté de reconnaître Israël et ses frontières illégales, quand Israël n’a reconnu la Cisjordanie que dans les années 90.

Les sionistes, eux, construisent un mur qui empiète encore sur le tracé de base, effectué d’après les frontières déjà illégales issues de la guerre de 1967, celle dite des « Six Jours ». Ledit mur a été déclaré illégal par l’ONU mais qu’importe ! Israël n’a jamais été un Etat légal non plus. 9% de la Cisjordanie seront donc en Israël dès que le mur sera achevé, e