Agim Ceku, on en avait déjà parlé dans les articles sur le Kosovo, ce pays devenu indépendant où l’OTAN a installé au pouvoir toute une clique de mafieux ex tortionnaires. Les dernières nouvelles le concernant confirment la collusion entre certains de nos dirigeants, et Kouchner en premier lieu, et ces mafieux devenus hommes d’Etat.

Pour recadrer les choses, Ceku était colonel dans l’armée croate avant la guerre du Kosovo qui a démarré en 1999, et il a bien travaillé en se battant contre les Serbes et en multipliant les exactions. Ce qui lui vaudra quelque poursuite du TPIY, le tribunal pénal international pour l’ex Yougoslavie.

Sa carrière prend un étrange virage en 1999, quand la KFOR, les forces de l’OTAN sur place, le nomment à la tête du KPC, le corps de protection du Kosovo, qui n’est autre le pendant devenu légal de l’ex UCK, l’armée de libération du Kosovo, et qui regroupait tout un tas de mafieux albanais comme Hashim Thaci ou Ramush Ahmadinaj, qui sont des criminels de guerre blanchis par les politiques occidentaux comme c’est étrange.

Agim Ceku, donc, était le chef du KPC en 1999, et est présent à Rambouillet pour négocier l’indépendance du Kosovo, et en 2006 il devient premier ministre.

Aujourd’hui, en 2009, ledit Ceku est sous le coup d’une demande d’extradition et d’un mandat d’arrêt international de la part de la justice Serbe au motif qu’il aurait commis quelque génocide contre les population Serbe, ce qui, n’en déplaise à Kouchner qui a tant fait pour que les Serbes passent pour des tortionnaires génocidaires, nous ramène au cas de Thaci et Ahmadinaj, coupables eux aussi des mêmes exactions et sauvés par les occidentaux. La Serbie aurait ainsi la preuve qu’il est responsable du massacre d’au moins 669 serbes en 1995 lors de l’opération Olutja (Tempête), et de nouveau en 1999 contre d’autres minorités.

La Colombie, où il était de passage pour un séminaire international sur le désarmement, a donc annoncé à la Serbie que Ceku se trouvait sur son territoire et l’a arrêté le 7 mai. La Serbie a fait une demande d’extradition auprès des autorités colombiennes, pas tout à fait disposées à lui remettre le militaire-1er ministre-mafieux, puisqu’elles l’ont envoyé… en France (en lui interdisant de revenir en Colombie avant 10 ans).

La Serbie a donc réitéré sa demande d’extradition à la France en la justifiant par un tas de documents prouvant les crimes de guerres de Ceku. Mais, comme par hasard, la France a fait savoir par Interpol qu’il n’en était pas question, soi-disant parce qu’aucune charge ne pèse sur Ceku de la part de la France (ce qui ne tient pas au regard du droit international soi dit en passant). Et puis, tant qu’à faire, on le renvoie à Zagreb. Comme on avait fait quand il a été attrapé suite à d’autres mandats Serbes à l’aéroport de Ljubljana en octobre 2003, et à celui de Budapest en février 2004. Quelle bienveillance.

Selon le réseau voltaire, c’est l’ancien administrateur de la « communauté internationale » au Kosovo, Bernard Kouchner, qui a demandé au président colombien de ne pas renvoyer Ceku en Serbie.

En 2004 à Budapest, Ceku avait été arrêté durant deux heures à l’aéroport où il transitait, mais la police Hongroise l’a laissé partir parce qu’il était citoyen croate. En 2003 à Ljubljana, pareil : il a été relâché parce que la MINUK (les forces de l’OTAN) a envoyé une lettre pour dire qu’elle ne reconnaissait pas le tribunal de Pristina qui avait émis le mandat d’arrêt.
La Hongrie avait aussi détenu son copain Hashim Thaci un peu plus tôt dans l’année, qui est lui aussi passé par le rang de 1er ministre du Kosovo juste après Ceku, et il a lui aussi été libéré après différentes interventions diplomatiques notamment de l’administrateur US du Kosovo,  Michael Steiner, par le chef de la
mission de l’ONU au Kosovo,  Harri Holkeri, et par des diplomates européens.

On peut donc se poser quelques questions, comme pourquoi est-ce que de tels énergumènes sont protégés en dépit du droit international par les hommes politiques occidentaux, ou pourquoi est-ce qu’on a mis au pouvoir des criminels de guerre doublés de mafieux, ou encore pourquoi aucune enquête pénale n’est entamée pour déterminer les responsabilités de ces types…

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