Revenons rapidement sur cette affaire de réseau de prostititon avec des mineures, tenu par le dénommé Baroche en Algérie. L'enquête avance lentement, et on constate que les autorités font tout pour éviter les fuites et pour contrôler au plus près l'information sur cette affaire qui sent le souffre.

 

L'affaire semble avancer lentement. Car, les flics, y compris les spécialistes locaux en matière d'informatique, bloquaient sur les codes de sécurité des ordinateurs de Jean-Michel Baroche depuis la saisie des ordinateurs il y a un mois de cela. Alors, ils ont demandé de l'aide de deux experts du FBI, selon le quotidien algérien El Watan, qui précise: "Il s’agit de deux Américains d’origine indienne spécialistes en cybercriminalité au FBI qui sont venus en Algérie à l’appel de la DGSN. Ils ont réussi à cracker les codesjmb-Bourget-RR---avion avec lesquels Jean-Michel Baroche protégeait jalousement le contenu de ses supports électroniques. Quant au contenu, il a été remis à qui de droit», révèlent des sources proches de la DGSN".

Apparemment, pour déverrouiller les ordinateurs et disques dur du Français, il fallait qu'il se mette devant sa webcam. Via reconnaissance vocale, oculaire ou autre, il pouvait se connecter. Et le processus devait se répéter devant les sous dossiers sensibles, avec à chaque fois un code différent. Si une deuxième personne devait se connecter, Baroche devait lui aussi être derrière son ordi.

Il y a une ou deux semaines, sept cadres d'Algérie Telecom sont passés devant le juge d'instruction dans le cadre de cette affaire, et ont été mis hors de cause hier par les magistrats en charge du dossier. L'entreprise aurait facilité le business de Baroche en lui procurant des numéros de téléphone. C'est du moins la version officielle, à laquelle on n'est pas obligé de croire. 

Baroche, qui dort en prison depuis le 24 avril, a demandé à être placé en résidence surveillée.

En tout cas, les autorités cherchent absolument à limiter les fuites: les ordinateurs de Baroche ont été rapidement transférés à Alger dans ce but, et depuis le 16 mai, Baroche est même auditionné par le juge dans sa prison. Il est seul à être soumis à ce régime parmi les inculpés, et serait dans une cellule à l'écart des autres détenus. D'après certaines sources, ce système a surtout été mis en place afin d'éviter que Baroche ne se fasse descendre lors de ses transferts entre la prison et le tribunal.

En outre, une cellule de communication "de crise" a également été mise en place pour répondre aux journalistes et autres membres des institutions internationales venus "observer" les élections législatives.

Dans cette affaire, une vingtaine de mineures sont victimes de Baroche, qui les manipulait pour tourner des films pornos, mais aussi pour obtenir des informations sur certaines personnalités politiques dans les bras desquelles Baroche les envoyait, voire pour faire pression sur eux en les piégeant au cours de ses partouzes, filmées évidemment, ce qui est une technique classique de chantage dans header_article_tmpphpgAfIITles "hautes sphères". Selon Novopress, "Le scénario était ainsi ficelé: dans sa villa transformée en lupanar, Baroche recrutait des jeunes filles âgées de moins de 18 ans qu’il servait sur canapé à des invités de la bonne société, dont d’impudiques et in discrètes caméras filmaient les ébats". En outre, "Sur une vidéo saisie par la police, on verrait se livrer à des jeux interdits Saâdni Abdenacer, vice-président du conseil municipal d’Annaba et surtout candidat aux législatives sur la liste du FLN, le parti laïc du président algérien Abdelaziz Bouteflika", ce qui arrange beaucoup les islamistes, qui gagneraient les élections en Algérie si elles n'étaient pas complètement bidonnées. Des médecins, au moins un politicien du FLN, donc, et un parton d'hôtel figurent, avec Baroche, parmi les quelques personnes inculpées.

Rappelons encore que Baroche est impliqué dans des affaires louches comme celle du brevet d'extinction des puits de pétrole en Arabie Saoudite, à l'époque où il était proche du 1er ministre Edith Cresson. En effet, d'après El Watan, "Ce ressortissant français était venu en mars 2011, depuis la Tunisie, s’installer en Algérie. Grand de taille, cheveux argentés, il se décline en homme d’affaires, et comme conseiller de Edith Cresson, Premier ministre français (PS) de 1991 à 1992". Quant à l'affaire du brevet (ou affaire Ferrayé), il faut juste comprendre que l'inventeur du système n'a jamais touché l'argent de son brevet, qui a été détourné par les socialistes. Quelques milliards d'euros ont finalement atterri sur un compte en suisse au nom de l'inventeur du brevet, sans qu'il n'en soit averti. Cresson, aidée à l'époque par le ministre du Commerce extérieur et de l'indutrie DSK. A l'époque, également, où un certain Henri Nallet intégrait la Justice, cela parlera aux gens qui connaissent l'affaire Coral.

Affaire à suivre...