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15 juin 2013

5 ans de prison pour une mère sans nouvelles de son fils depuis des années

BITTONJe publie ici la lettre d'une mère totalement désespérée, comme trop de parents le sont hélas aujourd'hui. Il s'agit de Ronite Bitton, une femme qui va être incarcérée pour avoir tenté de sauver son fils d'un pédophile qui a un réseau suffisamment puissant pour faire basculer les procédures judiciaires et ruiner la mère de son fils.

 

" Je vous appelle au secours, du fond de ma détresse, d’une tragédie que les mots ne suffisent plus à dire.

Je m’appelle Ronite Bitton, de nationalités française et israélienne. J’ai passé ces 12 dernières années de ma vie, à me battre corps et âme pour que la Justice protège mon enfant contre un homme de nationalité belge, un père violent, très puissant, qui en a obtenu la garde en 2006.

Harcelée, ruinée, épuisée par ce combat, je viens d’être condamnée par la Justice israélienne à cinq ans de prison ferme pour l’enlèvement de mon propre enfant, sans preuve et alors qu’une procédure en ma faveur est pendante au niveau européen.

Parce que le jour où la justice israélienne ordonne l’expulsion immédiate de Solal Michaël vers la Belgique, conformément à la demande de son père, il disparait. Je suis aussitôt arrêtée et emprisonnée, à la demande de son père. Après enquête, il s’avère que celui-ci était alors en Israël, circulant dans une voiture diplomatique. Depuis lors, mon enfant reste introuvable. Solal aura bientôt 15 ans.

Dans quelques jours, je dois être incarcérée pour de longues années. Mon enfant, qui n’a fait que crier son désespoir devoir me quitter pour aller vivre chez son père qui l’a battu et dont il a peur, est condamné à ne plus me revoir jusqu’à sa majorité, voir plus jamais.

Pourtant, avant l’entrée en politique du père et de son frère en Belgique, la justice nous protégeais mon enfant et moi, allant même jusqu’à prendre des mesures extraordinaires contre le père violent : éviction du domicile familial par la cour belge puis transfert de la résidence légale de l’enfant vers la France, etc.. Jusqu’à ce qu’elle opère une véritable volte-face, sans assise juridique : alors que nous vivions depuis deux ans en France, de plein droit, la Cour d’Appel belge a confié la garde au père belge et ordonné le retrait immédiat de notre enfant de France, en plein milieu d’année scolaire.

Depuis lors, fermant obstinément les yeux face à ce revirement inexplicable et faisant la sourde oreille aux témoignages rapports d’experts et appels à l’aide de mon enfant, la justice française, puis israélienne se contentent de suivre docilement la décision belge. J’ai fait tout mon possible pour les sortir de cet aveuglement complaisant, de cette torpeur, de les réveiller, preuves à l’appui. En vain.

Depuis la disparition de mon petit Solal, ma santé s’est considérablement détériorée, je n’ai plus que les os sur la peau et je viens de subir une nouvelle opération, la seconde en six mois, tandis que son père multipliait les procédures contre moi et que je devais faire face à l’impossible : harcèlement procédurier, prison pendant deux mois puis un mois, à sa demande, détention prolongée durant près de trois ans en résidence surveillée, contrôles judiciaires et enquêtes policières incessants, amendes judiciaires colossales, calomnies, mensonges, sans parler de la perte de tout ce que j’avais construit durant ma vie et de tout ce qui m’était le plus cher au monde…

Le temps m’est désormais compté. Je vous implore de m’aider en agissant d’urgence par tous les moyens dont vous disposez pour demander à la Justice israélienne d’arrêter cette mise à mort et de décider que le dernier mot revient non plus à la justice, ni au père, ni à la mère mais seulement au jeune homme de quinze ans qu’est devenu Solal. Un enfant n’est pas un paquet mais un être humain. Où qu’il se trouve, il doit pouvoir lui-même décider de son sort.

Ronite"

 

chid focusDans cette histoire, il faut savoir que le père accuse la mère d'avoir enlevé l'enfant, et vice versa. Au final, on n'a pas de trace de l'enfant, aujourd'hui ni la mère ni ses proches ne savent ce qu'il lui est arrivé, même si quelques soupçons demeurent.

Le 19 juin, une audience aura lieu en Israël, au terme de laquelle Ronite Bitton pourrait être envoyée en prison.

Le père a un profil qu'on retrouve souvent dans ces affaires, avec un changement radical de comportement après le mariage et alors que Ronite était enceinte. Devenu un véritable tyran domestique de surcroît violent, la séparation intervient en 2002. La garde exclusive de l'enfant est d'abord confiée à la mère, qui s'installe en France, puis en Israël deux ans plus tard, suite à un harcèlement permanent du père.

Ronite explique: " En 2002, malgré les menaces et manipulations du père, alors que l'état de Solal s'était brusquement dégradé, que j'étais moi-même en miettes et vivais dans l'appréhension des prochaines crises voir d'un dérapage fatal, j'ai trouvé la force d'entamer la procédure en divorce et ai demandé la protection à la justice pour mon enfant et moi contre cette violence, ce que la justice nous a accordé"

Puis, le père accuse Ronite d'être folle, sous le coup d'une "névrose paranoïde délirante", ce qui devient hélas un classique dans ce genre d'affaire.

En 2005, la garde a été confiée au père. Depuis, la Justice s'est retournée contre Ronite afin de lui faire perdre tous ses droits sur son fils. Lorsqu'il doit être renvoyé en France, en juillet 2008, il disparaît à l'âge de 10 ans.

En 2011, Ronite est poursuivie pour non représentation d'enfant.

Dans cette affaire, le réseau politique et corrompu dont on a longuement parlé dans le cadre de l'affaire Dutroux continue à opérer. L'obstruction est totale contre Ronite Bitton, l'impunité est de mise pour le père, qui bénéficie même du soutien de la presse nationale belge.

Le frère du père est directeur d'un centre d'accueil pour les enfants étrangers sans papiers en Belgique. Il a aussi été conseiller du ministre belge de la justice.

 

 

 

Page Facebook sur l'affaire: https://www.facebook.com/pages/Fan-du-combat-dune-maman-pour-son-enfant/109329492423325

Le blog sur l'affaire: http://solalgeoris.com

Le père a également fait des blogs : http://solalgeoris.over-blog.com

http://reseau-parental-europe.blogspot.fr/2008/11/solal-9-ans-enlev-et-plac-dans-une.html

Pétition: http://www.petitiononline.com/ohsolal/petition.html

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Commentaires
S
Bonjour, je viens ici aux nouvelles, je cherche des nouvelles de cette affaire, que deviennent Solal et Ronite ? que puis je faire ?
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P
Merci – en complément, à lire, un article d'Elisa sur le scandale des mères en prison sur le site de presse juristique.org : Concilier l’inconciliable « être mère en prison », accessible ici : https://www.juristique.org/actualite/mere-en-prison
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A
Ronit Bitton n'a cessé de mentir. Condamnée par la justice israélienne, c'est elle qui a organisé le faux enlèvement de son fil, comme elle vient de l'avouer à la justice israélienne. Elle a kidnappé son fils puis en a fait cadeau à une poignée d'ultra orthodoxes extrémistes qui ont élevé l'enfant en cachette. Cette mère à non seulement privé son enfant de père, mais aussi de mère ! Elle a besoin de voir un psychiatre.
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S
Je viens de lire très sérieusement les "blogs" créés par le père...UN seul message de soutien...ET ...depuis 2012....RIEN d'écrit sur ces deux blogs...ah ! si il était vraiment sincère, ce "père", cette pâle copie d'humain, écrirait tous les jours ! Soutien total et absolu à Ronite Bitton, et son fils Solal, j'espère qu'il échappera à son soi-disant père , qui l'utilise pour faire du mal à la mère. Que les "justices" des pays qui ont mené Ronite en prison soient confondues devant leurs méfaits !
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L
Une honte a la justice israelienne comment peut elle servir la cause des pedophiles criminels !!!!
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