2016-11-22 21_30_52-Nouvelle notificationJe reviens sur le décès de Max Spiers, un "complotiste" comme diraient certains, qui est mort dans des conditions suffisamment suspectes pour que ses proches se posent de sérieuses questions. Spiers parlait aussi bien d'aliens que d'occultisme, mais il suivait des pistes sérieuses. Notamment celle de Michael Aquino, un militaire américain dont le nom a été cité dans plusieurs dossiers très sulfureux de réseaux à la fois pédocriminels et sataniques, et qui se fait discret ces derniers temps.

 

En octobre, un certain Max Spiers, qualifié de "conspirationniste" par les médias commerciaux, est décédé brutalement en Pologne, où il se rendait pour participer à une émission et à un congrès sur les OVNIS.

Agé de 39 ans et en pleine santé, Spiers est mort brutalement après s'être plaint de migraines et avoir vomi un liquide noiratre, alors qu'il se trouvait chez une amie vivant là-bas, Monika Duval. Quelques jours plus tôt, il avait prévenu sa mère par SMS que s’il lui arrivait quelque chose, il fallait enquêter. Cependant, les autorités polonaises n’ont pas procédé à une autopsie, mais ont quand-même conclu à un décès pour des "causes naturelles". C’est seulement une fois le corps rapatrié en Angleterre que des analyses ont été effectuées, pour conclure qu’il n’y avait pas besoin d’autopsie, mais sans expliquer les causes de la mort.

On a aussi appris que l’ordinateur de Spiers avait été vidé de nombreux contenus, emails et documents, avant qu’il ne soit retourné à sa mère. Sa copine, Sarah Adams, a quant à elle déclaré que le couple avait récemment reçu des menaces de mort, et fait le lien avec le travail de Spiers sur des élites versées dans l’occultisme, qu’il s’apprêtait à dénoncer. D’après elle, le groupe chez qui il étaoit hébergé en Pologne lui aurait fait des rituels "magiques".

2016-11-22 22_58_23-Bref, dans son entourage tout le monde pense qu’il a été liquidé, mais comme c’est généralement le cas dans de telles situations, aucune enquête n’a été ouverte sur les causes du décès.

Si Spiers était devenu un spécialiste des OVNIS, il avait aussi commencé à travailler sur le réseau pédophile de l’armée US. Un sujet qui peut causer quelques désagréments si on menace d’aller trop loin dans les recherches. Selon sa compagne, Spiers travaillait sur des cérémonies et de la magie noire pratiquées par des politiciens et des célébrités.

Spiers avait évoqué ce travail dans une interview diffusée deux semaines à peine avant sa mort, où il semble particulièrement fatigué et même confus. Il avait notamment évoqué l’affaire de Presidio, survenue dans les années 80 dans une base militaire US où officiait le colonel Michael Aquino, spécialiste du contrôle mental, et fondateur d’un groupuscule sataniste appelé le temple de Set[1].

Un journal anglais a titré sur le "4e reich" allemand qu’avait annoncé Spiers au cours de cette interview.

Le 18 novembre, le tabloïd anglais The Sun publiait un article dans lequel on apprenait que David Ike proposait de donner 1.000£  à la police polonaise pour poursuivre l’enquête sur la mort de Spiers. Je n’apprécie pas énormément Ike, bien que beaucoup de ce qu’il dit soit vrai, car les 10 à 20% de conneries qu’il raconte permettent aux médias mainstream de décrédibiliser tout le mouvement de ceux qui cherchent la vérité du côté obscur du système.

Il y a quelques semaines, Gordon Duff a écrit sur le site VeteransToday un article sur un réseau pédocriminel puissant qui opère au plus haut niveau de l'Etat belge et des USA, et qui trafiquerait des mineurs aux USA, en Belgique et aux Pays-Bas, relié à la galaxie Aquino et actif depuis des années.

 

aquinopicfromgeraldo1Aquino, ou l’arlésienne du satanisme US

Le Presidio Child Development Center était une crèche située dans une base US, gérée par l’armée US, où plusieurs dizaines d’enfants avaient dénoncé des abus sexuels de type rituel, avec des histoires de tunnels et de sacrifices. Il va sans dire que l’affaire a été étouffée dans les règles de l’art, d’autant plus qu’elle est survenue en plein dans la vague des abus rituels, dénoncés par des centaines d’enfants à travers le pays et même au Canada dans les années 80.

C‘est à la suite de ce que les médias commerciaux ont appelé la "panique satanique" que des experts bidons comme Ralph Underwager ou Richard Gardner sont arrivés sur le devant de la scène, avec leurs théories aussi magiques que bidons destinées à empêcher la condamnation des pédocriminels (il s’agit essentiellement de la théorie des faux souvenirs et du syndrome d’aliénation parentale).

Finalement, à Presidio, seul un type a été mis en cause, un lampiste employé civil, appelé Gary Hambright. On lui a collé une dizaine de chefs d’accusations minimes alors que 60 gamins avaient dénoncé des abus accompagnés de violences, et puis un jour un juge a décidé que les charges étaient trop vagues et a laissé tomber les poursuites. Aquino, lui, a pu continuer tranquillement ses activités.

En 1992, le American Journal of orthopsychiatry a publié un rapport dans lequel il signale pourtant que les traumas subis par les enfants sont, eux, bien réels.

8927b0b1901837d6edf2250d798444aaQuatre jours avant sa mort, c’est donc de cette affaire qu’avait parlé Spiers. Il avait précisé qu’il était au courant de l’existence de plusieurs tunnels reliant des maternelles, des crèches et des églises à San Fransisco.

Dans cette même interview, Spiers semblait aussi divaguer, évoquant une base sous-marine entre Calais et Douvres, et les "reptiliens" qui y seraient planqués, tout en commençant à infiltrer nos les élites globales. Il a aussi parlé d’une connexion en Allemagne, entre Nazis et sionistes, pour établir une sorte de dictature.

C’est surement un hasard, mais Aquino était également fasciné par les Nazis, tout en revendiquant de ne pas en être. Pourtant, le temple de Set revendique la suprématie des Blancs, et parmi les " livres" recommandés par le groupuscule, on trouve " Mein Kampf ", "Hitler, le messie occulte" ou "Les racines occultes du nazisme". D’anciens membres du temple de Set ont affirmé sur le plateau de l’émission d’Oprah Winfrey qu’Aquino était fasciné par le 3e Reich et son "idéologie".

Par ailleurs, il y a cette anecdote sympathique qui circule au sujet d'Aquino: lors d'un passage en Allemagne en octobre 1982, il a organisé une petite cérémonie sataniste dans l'ancien château d'Himmler, le chef de la SS, dont beaucoup d'officiers versaient dans l'occultisme. Ledit château, le câteau de Wewelsburg, était dans les années 30 le centre névralgique de la SS, mais aussi un lieu de recherche et de culte, nous dit Wikipedia. Himmler voulait en faire le "Centre du Monde Nouveau".

On ne sait pas très bien ce qu'il a fait au cours de ce qui a été appelé le Wewelsburg Working: lesse noire, méditation et invocations "avec l'esprit d'anciens chefs SS" ? Apparemment, Aquino s'est bien gardé de le préciser.

Aquino, lui, explique qu'il est attiré par la "philosphie", la religion nazie, pas par la politique qu'ils ont menée. Il considère également qu'Himmler était initié au satanisme et que Wewelsburg est "un point terrestre de puissances diaboliques".

Le temple de Set et l‘église de satan ont également en commun un ordre parallèle appelé Order of the Trapezeoid, qui relève d’une idéologie nazie et dont l'insigne actuel a été trouvée lors de la session au château de Wewelsburg le 19 octobre 1982, puis dessinée dans la pièce où Eva Braun buvait son thé quarante ans plus tôt, précise Aquino sur un site web dudit Order of the Trapezoid.

Quant au lien entre nazis, pratiques satanistes et pédocriminalité, j’ai moi-même relevé un lien étroit entre certains pans de l’armée liés à l’extrême droite, et le réseau pédocriminel européen. Selon moi, l’OTAN est l’organisateur du réseau pédo sataniste européen, qu’il a mis en place et entretient depuis la deuxième guerre. Et les personnages clés de ce système sont des nazis ou sympathisants nazis, cela depuis la deuxième guerre également.

 

203572-1L’affaire Presidio, étouffement en règle

On va revenir très rapidement sur cette affaire d’abus sexuels à Presidio, une importante base militaire située près de San Francisco. A cette époque, l’armée gérait plus de 300 crèches dans le pays, où étaient pris en charge près de 95.000 enfants. Des accusations d’abus sexuels étaient survenues dans 10% de ces établissements entre 1984 et 1986.

On est en 1986 quand l’affaire éclate, mais depuis six ou sept ans déjà, de nombreuses affaires d’abus sexuels commis dans des écoles, crèches et maternelles à travers tout le pays ont été dénoncées. Grâce aux experts bidons de la False memory Syndrom Foundation (FMSF, la fondation du syndrome des faux souvenirs, syndrome qui a été inventé par le pédophile Ralph Underwager [2] pour décrédibiliser les victimes d’abus sexuels et en particulier d’abus rituels [3]), la totalité de ces affaires s’est conclue par zéro condamnation. Pourtant, ce sont bien des centaines de gamins de moins de 6 ans qui avaient parlé, et leurs témoignages se recoupaient étrangement malgré les distances.

Mais depuis Outreau, on le sait en france : il n’y a rien de plus simple que d’ignorer la parole des enfants.

A Presidio, on a réussi le tour de force de nier la parole de 60 enfants. Une centaine de gamins ont été examinés –par l’armée puis le FBI- pour des soupçons d’abus sexuels et quatre ou cinq avaient contracté la chlamydia, une MST.

Le premier enfant à avoir parlé, après quelques heures passées au centre, avait dénoncé Hambright qui lui aurait touché le pénis et enfoncé un crayon le derrière. La mère envoie le petit se faire examiner à l’hôpital, qui conclut qu’il a été violé par voie anale.

L’histoire finit par circuler parmi les parents, mais il a fallu un an pour que 59 autres victimes âgées de 3 à 7 ans soient identifiées. Mais l’armée a envoyé un courrier aux 242 parents d’enfants de la crèche, leur disant qu’il n’y avait qu’un seul cas d’abus.

Mais, les enfants ont continué à parler, citant d’autres personnes que "Mr Gary", d’autres lieux que la crèche.

Certains enfants ont dit qu’on les a emmenés dans des maisons privées de Presidio et de l’extérieur de la base où ils ont été abusés, d’autres ont dit que "Mr Gary" leur demandait de lui uriner ou de faire caca dessus avant de leur faire la même chose, précisant qu’on leur étalait du sang sur le corps. D’autres encore ont dit qu’on avait pointé des armes sur eux, qu’on avait menacé leurs parents s’ils parlaient.

Malgré cela, l’armée, le FBI et le parquet local ont décidé de traiter l’affaire comme un simple cas de pédocriminalité. Hambright est arrêté en janvier 1987, mais les charges ont été rapidement abandonnées contre lui, et les gamins ont été jugés trop jeunes pour témoigner et donc pour que leur parole soit prise en compte.

presidio-tricyclesUn agent du FBI, Marc Remson, est chargé d’auditionner les enfants, mais il n’a aucune expérience avec de jeunes enfants, il le fait sans enregistrement vidéo, et il a induit des réponses toutes faites du genre "Mr Gary est méchant et il doit être puni", antienne que les enfants ont ensuite répétée, ce qui a largement contribué à les décrédibiliser.

Etrangement, alors que la justice a conclu qu’il ne s’était rien passé, l’armée a fait détruire la crèche pour en reconstruire une autre toute neuve, et celle-ci, très probablement sans tunnels.

Pourtant, six ans plus tôt, une employée de la crèche avait dénoncé de mauvais traitements à l‘encontre d’enfants de couleur. Il ne s’est rien passé, et les employés qui avaient parlé ont été menacés de perdre leur job.

Sur le site de la base, il existait aussi une sorte de bunker derrière l’immeuble des renseignements militaires. Avec des inscriptions comme "Prince of darkness" (prince de l’obscurité), des "666", des mots comme "die" (mort), des noms, un pentagramme dans un cercle, le tout peint en rouge. Et avec des chandelles un peu partout, histoire de mettre l’ambiance.

Dans un parc avec des jeux pour les enfants situé près de la base, un autre endroit avec un pentagramme, des têtes de poupées, un mannequin avec une arme, a été retrouvé après que des gens aient entendu des cris provenir de là. Le lieu a été mis sous surveillance quelque temps, puis la justice a clos l’enquête.

 

Où l’on entend parler d’Aquino

50f0fa54189ad4bd44954d96d145cb68A Presidio, la fille du couple Thompson, qui venait d’avoir trois ans en 1986, a elle aussi évoqué des abus commis par Hambright quand elle a commencé à faire des cauchemars et à changer de comportement. A son thérapeute, elle a aussi parlé d’un certain "Mickey" et d’une femme, "Shamby", qui étaient présents et ont participé aux abus.

Un jour de 1987, alors qu’ils se baladaient en ville avec leur fille, celle-ci s’est soudain crispée en voyant le type qu’elle a désigné comme "Mickey" : il s’agissait du lieutenant-colonel Michael Aquino. Elle a aussi reconnu "Shamby", la femme d’Aquino prénommée Lilith. La famille appelle le FBI, qui demande à la petite de reconnaitre des gens sur photos, et elle reconnait Hambright, Aquino et sa femme. Elle reconnait aussi la maison d’Aquino, qu’elle décrit dans le détail. La petite dit que des abus s'y sont produits, au cours desquels elle a été prise en photo. Elle dit aussi qu’Hambright et Aquino étaient habillés en femmes, et Lilith en homme.

D'autres enfants auraient aussi mentionné "Shamby" et "Mickey", et reconnu la demeure conjugale.

Une perquisition est ordonnée chez Aquino, et du matériel est saisi : des vidéos, des répertoires, deux albums de photos, de nombreux négatifs, des photos de costumes et de masques. Mais, l’armée était au courant de ses activités satanistes et n’avait rien à y redire, a expliqué Aquino. Pour l’armée, donc, il vaut mieux un sataniste dans ses rangs qu’un homosexuel, mais passons.

Il se comparait même un Juif dans les camps d’Hitler, persécuté pour sa croyance "religieuse". En tout cas, ni lui ni sa femme n’ont été poursuivis dans cette affaire. A ce moment, le Los Angeles Times parle de 37 victimes identifiées.

Dans la nuit du 21 au 22 septembre 1987 (data appréciée des tarés de satanistes), les archives de la base et une partie de la crèche prennent feu et son détruites. Deux semaines après, toute la crèche est détruite par un nouvel incendie, avec deux départs de feu.

Le 30 septembre 1987, l’employé Hambright est accusé d’avoir agressé une dizaine d’enfants, mais finalement on garde des faits mineurs contre seulement deux victimes. Le procureur du coin déclare dans une conférence de presse, où il est entouré de types de l’armée et du FBI, qu’il n’y aura pas d’autre arrestation dans ce dossier. Hambright, lui, déclare dans une autre conférence de presse le 2 octobre, qu’il ne comprend pourquoi il est le seul à être poursuivi par la justice.

Bref, la justice a laissé tomber l’ensemble des charges rapidement, suite à quelques manipulations et après avoir écarté les deux dernières victimes. Plus aucune charge n’a donc pesé sur Hambright, qui a bien gardé le silence sur ses complices.

Le Dr Summit, psychiatre qui est intervenu sur plusieurs cas d’abus rituels dont l’affaire de Presidio, a expliqué qu’on manquait de preuves corroborant les accusations d’abus rituels portées par les enfants. Certes, mais pour cela il aurait fallu une enquête digne de ce nom, ce qui n’a bien-sûr pas été fait. Summit explique que les témoins abordant ce genre de faits sont systématiquement écartés par la """justice""" parce qu’ils ne seront pas crédibles aux yeux du jury, et que le but d’un procureur est de gagner ses affaires. Il envoie donc au tribunal les seuls dossiers qu’il pense gagner.

button_aquino-devil-worshiperConcernant les victimes de Presidio, le Dr Diane Ehrensaft a évoqué des « traumas sévères ». Avant même que les faits ne soient dévoilés, les parents avaient noté des comportements sexualisés, des dessins pornographiques, des cauchemars et problèmes de sommeil, des douleurs aux parties génitales… Les enfants avaient été menacés au cas où ils parlaient, car on leur a dit que leurs parents et ceux à qui ils parlaient mourraient s’ils apprenaient la vérité. Le Dr Ehrensaft évoquait déjà des syndromes de stress post traumatique chez les victimes,

C’est d’ailleurs pareil en france : si un enfant est victime d’abus rituels, on va systématiquement écarter les faits étranges commis en groupe, pour se concentrer sur un seul abuseur, et un ou deux faits minimes. Et même dans ce cas, la partie civile a tout intérêt à ne pas évoquer les détails scabreux ou l’existence d’un réseau, car elle passerait pour fabulatrice dans la seconde. C’est ainsi qu’aucun tribunal en France n’a officiellement jugé d’affaire de pédocriminalité de type satanique, et que les affaires de réseaux pédocriminels sont extrêmement rares. Il n’y en a d’ailleurs pas eu depuis Outreau, qui fut l’enterrement en règle d’une affaire de réseau à la fois pédophile et satanique, si l’on en croit les propos et descriptions de plusieurs victimes.

Une autre affaire d’abus rituels a eu lieu en 1985 à Fort Bragg, en Caroline du Nord. Des enfants de différentes villes ont cité Aquino comme l’un des abuseurs. Les enfants ont parlé de meurtres de bébés, de rituels, de tortures notamment par noyades, de viols, de pentagrammes… Les enfants ont été menacés y compris avec des armes, et leurs parents aussi.

Diana Napolis était une psychologue de la protection de l’enfance de San Diego qui a enquêté sur plusieurs affaires d’abus rituels, et a permis d’en renvoyer quelques-unes devant les tribunaux, au tout début des années 90. Informée du dossier Presidio par un documentariste appelé Dale McCulley  en 1995 (il est décédé quelques mois après), elle se penche sur cette affaire dans laquelle les enfants parlaient de cannibalisme, ou encore de meurtres d’enfants.

Peu après ses premiers signalements des faits, elle a été victime d’une campagne de dénigrement et de harcèlement de la part d’Aquino, de Tanya Lysenko (une autre sataniste), de Elisabeth Loftus, qui était l’un des piliers de la False Memory Syndrom Foundation, ce paravent de la CIA créé pour contrer les scandales d’abus rituels, d’un journaliste et de l’éditeur du San Diego Union Tribune et de deux autres nanas.

L’affaire a été portée au tribunal en 2008 car ce harcèlement a littéralement terrassé Napoli, au point qu’elle a été diagnostiquée comme folle. Elle a d’ailleurs elle-même été condamnée pour avoir harcelé Spielberg ou l’actrice Jennifer Love Hewitt sur le net et par téléphone. Parmi les armes utilisées contre elle, Napoli a évoqué des armes électromagnétiques qualifiées de "non létales", utilisées par l’armée. Elle a tenté de démonter la False Memory Syndrome Foundation, le pseudo "syndrome des faux souvenirs", et de démontrer la réalité des abus rituels, en se basant sur des recherches scientifiques et des affaires jugées par divers tribunaux US.

Aquino a systématiquement poursuivi en justice (grâce une fortune issue de diverses propriétés à la fin des années 80) tous ceux qui le mettaient en cause dans l’affaire de Presidio et ailleurs. Par ailleurs, Aquino a écrit en 2014 un livre, "Extreme Prejudice", dans lequel il dénonce les sommes réclamées par les familles de victimes, à hauteur de 74 millions de dollars, en dommages et intérêts.

 

Aquino et l’affaire Franklin

06_10_015309On a déjà longuement abordé cette affaire, qui remonte aux années 80, début 90, dans le Nebraska. L’affaire Franklin part d’un scandale financier impliquant un éminent membre du parti Républicain, Lawrence King, puis dérive sur une histoire de réseau pédophile autour d’un orphelinat géant appelé Boys Town.

Là aussi, l’affaire a été étouffée, surtout quand des victimes ont commencé à parler de voyages jusqu’à la maison blanche, et de partouzes plus ou moins rituelles. Parmi ces victimes, un certain Paul Bonacci a cité Michael Aquino comme l’un des abuseurs au centre du réseau, réseau qui aurait kidnappé plusieurs enfants dans le pays à cette époque.

La mère de Johnny Gosh, un gamin enlevé en 1982 dont on a aussi parlé, a recueilli le témoignage de Bonacci, qui déclare avoir participé comme appât à l’enlèvement de Johnny afin de l'attirer, et lui a dit qu’Aquino et des militaires impliqués dans le programme MK-Ultra avaient enlevé son fils. Noreen Gosch a expliqué devant un tribunal, en 1999, que ces types utilisaient des enfants pour compromettre sexuellement des politiciens, après les avoir traumatisés au moyen de sévices rituels, de chocs émotionnels, de drogues diverses et variées, de manière à les manipuler à l’envi.

Quand elle rencontre Bonacci dans sa prison en 1991, Noreen Gosch apprend que deux semaines après l’enlèvement de Johnny, Michael Aquino (qui se faisait appeler "le colonel") est venu dans la planque où était retenu Johnny depuis deux semaines, pas loin de Sioux City dans l’Iowa. Il a versé plusieurs milliers de dollars aux kidnappeurs et est reparti avec l’adolescent. Aquino nie évidemment tout cela.

Aquino a justement été se balader du côté de l’Offut Air Force Base, près d’Omaha dans l’Iowa. D’autres personnes, comme David Shurter, qui dit lui aussi être victime de ce réseau "Franklin", a cité la base comme un lieu d’abus et de traumatismes, mais aussi comme une plateforme du trafic de drogue.

Bonacci, qui après avoir été victime du réseau, en est devenu un homme de main, a déclaré sous serment devant un tribunal que Aquino avait été le commanditaire de l’enlèvement de Johnny Gosh. Il est à préciser que Bonacci a gagné un procès au civil contre Lawrence King, avec à la clé 1 million de dollars de dommages et intérêts dont il n'a jamais vu la couleur bien que King travaillait comme vendeur chez BMW jusqu'en 2011.

Autre témoin du lien entre King et Aquino: le photographe personnel de Lawrence King (qui prenait des photos lors des partouzes), qui a déclaré sous serment avoir vu King remettre à Aquino une valise pleine de billets, dans un hôtel de Minneapolis. L’argent, lui, venait de la magouille de l’Iran Contra.

On reviendra prochainement sur l'affaire Franklin, car il y a probablement du nouveau avec la mort cette année du juge Antonin Scalia, relié à ce dossier par David Shurter, qui dit avoir été victime de ce réseau.

 

bd6559_3c96e84327864b3aacb207de259e776f~mv2Aquino et MK-Ultra

Celle qui parle le plus en longueur d’Aquino reste Cathy O’Brien, notamment dans le livre co écrit avec son psy et conjoint, Trance Formation of America, qui a été publié en 1995.

Cette femme a été l’une des premières à parler d’abus rituels et de contrôle mental commis dans le but de traumatiser les enfants, de fractionner leur personnalité et de la modeler selon différents types de programmation, pour en faire d’un côté des assassins, de l’autre des objets sexuels, ou encore des gens "normaux", avec une bonne place dans la société. Elle a aussi affirmé que ce système était initié dans le cadre du projet MK-Ultra [4], lancé par l’armée après la guerre afin de créer un assassin parfait qu’on peut piloter à sa guise.

Le projet MK-ultra n’est plus une théorie du complot (même les Inrock en ont parlé vite fait), mais un dossier documenté grâce à diverses archives et témoignages qui se sont accumulés au fil du temps. La seule question, qui en réalité n’en est pas une, est de savoir si ce programme continue aujourd’hui, et sous quelle forme.

Selon O’Brien, Aquino est un programmeur en chef, c’est-à-dire qu’il sait comment traumatiser et manipuler les gens pour reconstruire leur personnalité.

Cathy O’Brien explique que toute petite, elle a été victime d’un réseau dans lequel on adorait satan, et où on torturait les enfants au cours de cérémonies auxquelles pouvait assister du gratin. Les enfants étaient également prostitués auprès de divers politiciens, dont Reagan, nom qui revient souvent dans son témoignage.

hearingNée en 1957, O’Brien dit qu’elle a été conditionnée [5] pour être une esclave sexuelle auprès de la Maison Blanche, et a rencontré son thérapeute en 1988. Elle raconte dans son livre que c’est lui qui l’a "déprogrammée" et sortie du système avec sa fille de 8 ans, Kelly.

O’Brien dit que son père était un pédophile, et que sa mère était issue d’une famille dysfonctionnelle et abusive depuis des générations. Le père de sa mère était un franc-maçon, qui a été militaire avant de diriger une entreprise de livraison de bière. Son premier souvenir est d’étouffer alors qu’elle a le sexe de son père dans la bouche. Elle explique que toute petite, elle avait déjà une personnalité fractionnée, lui faisant oublier les abus jusqu’à ce qu’ils surviennent à nouveau.

Du côté de son père, toute la famille était également dysfonctionnelle et incestueuse, et O’Brien explique que son père, ses oncles et tantes ont tous été abusés lors de rituels également.

Un de ses oncles paternels, Bob, en plus d’être pilote de l’armée, produisait avec le père de Cathy O’Brien de la pédoporno pour la mafia du Michigan, qui la refourguait à une autre mafia et à un élu du congrès, Jerry Ford. Cette activité a apporté d’importants revenus à la famille.

Quand le père O’Brien allait se faire coincer suite à l’interception d’un film pédo et zoophile fait avec Cathy et chien de l’oncle Bob, ce dernier lui a parlé du projet Monarch, un sous-programme de MK-Ultra destiné à recruter des enfants victimes d’inceste multi générationnel, pour diverses « études ».

Puis, Jerry Ford est venu au domicile familial. Le père O’Brien est allé en formation pour mieux ma manipuler, et est revenu avec l’art d’inverser les choses, façon sataniste, dans le but d’augmenter l’incompréhension de faire perdre ses derniers repères à Cathy. Au retour de son père, Cathy explique qu’elle a été systématiquement prostituée auprès du sénateur du Michigan Guy Vander Jagt[6], devenu député du congrès et président du groupe républicain au congrès, et grand ami du tonton Bob.

VanDer Jagt était aussi très proche de Gérald Ford, président de la commission Warren censée élucider le meurtre de Kennedy, et futur président. Vander Jagt lui a aussi présenté le 1er ministre Canadien Pierre Trudeau, le père de l’actuel, élu en 1968, qui faisait partie du même groupuscule, et auprès duquel elle a été plusieurs fois prostituée, sous contrôle mental.

slide0013_image053A l’âge de 13 ans, elle est introduite auprès du démocrate Robert C. Byrd, qui a eu jusqu’en 2013 le record de longévité au congrès. Dans les années 40, il recruté 150 types pour lancer une antenne locale du Ku Klux Klan. En 1944, il refuse de rentrer dans l’armée pour ne pas se battre aux cotés de Noirs, et quand il est devenu sénateur en 1952 il a nié avoir eu un intérêt dans le KKK, et en 1964 il refuse la fin de la ségrégation et a toujours été contre les droits des homosexuels.

Cathy O’Brien a donc été prostituée auprès de Byrd, qui l’aimait bien parce qu’elle pouvait supporter une grande souffrance. De fait, Byrd, d’après O’Brien, était amateur de tortures qui plongeaient la victime au bord de la mort, et elle en porte toujours des cicatrices visibles.

Byrd était aussi celui qui décidait, à partir de ses 13 ans, comment devait évoluer Cathy dans le projet Monarch. Il donnait l’orientation de sa programmation, et elle explique qu’à partir de ce moment, les livres qu’elle lisait, les musiques qu’elle écoutait, tous ses loisirs, étaient contrôlés de près. Plus elle devait se tape de types importants, plus son père montait dans l’échelle sociale.

Son père lui a finalement fait rencontrer le président Ford, auprès de qui il l’a prostituée le soir même.

En 1974, elle est emmenée sur une base de l’armée, la MacDill Air Force Base en Floride. Elle s’est retrouvée dans une aile secrète dédiée aux programmations destinées à modifier le comportement des cibles. C’était la première d’une série de visites dans des bases militaires, des sites gouvernementaux ou de la NASA pour des tests, des évaluations, des programmations. A la suite de cela, O’Brien dit qu’elle a perdu toute volonté propre, toute intériorité.

C’est alors que sa famille a envoyé Cathy dans le Wyoming, le terrain de Dick Cheney, chef de cabinet du président Ford. Elle était manifestement conditionnée comme il le fallait pour supporter encore plus de souffrances. Les chasses à l’homme, explique O’Brien, sont devenues encore plus trash que d’habitude. Cheney en était très fan, apparemment.

Elle a ensuite été mariée à un musicien, membre d’un groupe de country adepte de rituels sataniques. Il est devenu le père de sa fille, Kelly. Puis Byrd l’a mariée au ventriloque Alex Houston, autre taré du sérail.

MK_barnettO’Brien raconte qu’elle a accompagné son mari dans ses trafics de drogue, d’armes, et qu’il l’amenait aux soirées où Byrd et d’autres voulaient qu’elle se trouve. Elle a ainsi rencontré le gouverneur de l’Arkansas Bill Clinton.

Une programmation intense de contrôle mental démarre alors, à Fort Campbell dans le Kentucky, au début des années 80. C’est le lieutenant-colonel Aquino qui, selon O’Brien, pilote ce programme. Elle explique qu’il utilisait des armes à haute fréquence, mais aussi les traumatismes, et qu’il suivait les instructions de Byrd pour la programmer. La fille de Cathy O’Brien aurait quant à elle été soumise aux travaux d’Aquino dès ses 2 ans. Il n’utilisait pas le délire sataniste mais des électrochocs, les privations (sommeil, eau, aliments) et des abus sexuels.

Elle explique qu’en 1981, Byrd et Aquino se sont retrouvés à Huntsville en Alabama, lors d’une session de programmation sexuelle de Cathy afin d’en faire une super prostituée pour de grands politiques, puis en 1982 pour la programmation de Kelly, toujours par Aquino. Le tout, dans une violence hallucinante que décrit O’Brien. Kelly a du subir les viols répétés de Byrd et Aquino durant ses premières années, sans que Cathy n’ait les moyens de s’y opposer.

O’Brien évoque aussi ma Swiss Villa, à Lampe dans le Missouri, où étaient organisées des programmations ultra violentes avec des expériences proches de la mort. Elle était aussi utilisée comme un camp d’entraînement pour le gouvernement fantôme, pour des projets paramilitaires. On y développait des armes secrètes de très haute technologie (qui aujourd’hui, d’après ce que j’en sais, sont non seulement opérationnelles mais installées sur tout le territoire des pays développés grâce à des antennes téléphoniques/internet et autres), dont la destination finale est le contrôle mental de la population à grande échelle. J’attire l’attention des lecteurs sur ce point, alors qu’un renversement de la politique internationale est en train de s’opérer.

51U-hXS6kKLCes armes électromagnétiques, comme je l’ai déjà dit, sont opérationnelles et en partie actives depuis au moins les années 80. Mais elles évoluent, et leur puissance également. O’Brien explique que ces armes serviront à imposer une politique globale dans le cadre du Nouvel Ordre Mondial.

Dans cette Swiss Villa, avaient également lieu, entre autres tortures, des chasses à l’homme, dont O’Brien et sa fille ont été victimes.

Aquino, selon O’Brien, était dans les petits papiers de Donald Reagan pour ses compétences en matière de programmation mentale. O’Brien explique avoir subi les programmations dernier-cri gérées par Aquino pour montrer un peu partout dans les bases militaires du pays à quel point cette technologie était performante. Aquino utilisait ainsi O’Brien pour de nombreuses "démonstrations" sur des sites militaires, comprenant bien sûr des actes sexuels extrêmes.

Dick Cheney, selon O’Brien, avait les clés de certaines de ces programmations et pouvait la manipuler à son aise, aussi bien dans le domaine sexuel que pour des actions secrètes comme le trafic de drogue, ou délivrer des messages qu’elle oublie immédiatement après les avoir transmis.

On notera aussi qu’O’Brien décrit un trafic de drogue établi dans le cadre du financement de l’Iran Contra, que l’on retrouve aussi dans l’affaire Franklin. En effet, les enfants victimes voyageaient souvent dans des avions bourrés de billets et aussi de cocaïne, qui a servi à financer le putsch au Nicaragua destiné à mettre le dictateur Noriega en place. O’Brien décrit en détail les liens entre l’administration Reagan et Noriega. Elle décrit des scènes de soirées satanistes auxquelles Aquino et Noriega étaient présents.

 

Aquino et la guerre psychologique

Même de manière tout à fait officielle, Aquino est un professionnel de la manipulation : que penser de cette phrase, qu’on peut lire dans la préface de son rapport –écrit avec son ami et protecteur dans l’armée Paul E Vallely [7]- "From Psy ops to Mind War" (rédigé en 1980), quand il explique que son "image de personnalité occulte" ajoute du piment à la guerre psychologique car "La guerre psychologique était maintenant vue par les plus fous comme la preuve définitive que le Pentagone est inondé par la magie noire et le culte du démon" ?

Dans ce mémoire, on peut préciser qu’Aquino encourage l’utilisation des "phénomènes électromagnétiques dans l’atmosphère", de "l’ionisation de l’air", ou encore de l’utilisation des ondes ELF (extremely low frequency).

En effet, les ions négatifs dans l’air, explique Aquino, engendrent chez les gens une augmentation de la vigilance et même de l’euphorie. A l’inverse, une forte présence d’ions positifs entraîne chez les sujets une sorte de somnolence ainsi qu’un état dépressif.

A l'époque, quand le document a été diffusé, il a été dit que son importance était mineure, à relativiser, que ce n'était qu'un petit document de travail. Mais en réalité, Aquino admet aujourd'hui que beaucoup des principes qui y sont énoncés ont été appliqués lors de la guerre du Golfe, ou en Irak, avec notamment le système des "journalistes embarqués" qui filment la guerre du coté des troupes US, tout en disant qu'il s'agit d'une vision objective de la guerre.

Si ce rapport est encore disponible sur Internet, ce n’est probablement pas pour rien. Qu'est-ce qu'Aquino veut nous laisser croire ? Que l’occulte et la "Mind War" n’ont rien à voir ? D'ailleurs, Aquino a sorti une seconde édition de son best seller en 2016, dans le but manifeste de faire croire que le gouvernement n'a jamais manipulé personne malgré l'existence du programme MK Ultra, que plus personne ne conteste aujourd'hui. Et qu'il n'y est pour rien si le premier opus de "Mind War" a été utilisé à mauvais escient.

2016-11-27 12_14_39-DébutCe bouquin de 260 pages est dédié à une floppée de personnes, parmi lesquelles Machiavel, Oliver Stone, Jules Verne ou Mark Twain, son ami Vallely, Bruce Lee, Walt Disney, George Orwell, Isaac Asimov, le général Westley Clark, le général Patton ou encore HG Wells. Aquino propose dans ce livre un nouveau style de guerre, plus oft car voyez-vous, avec la guerre psychologique il n'y a plus besoin d'armes létales.

Pour certains, comme O'Brien mais pas seulement, Aquino n'est rien de moins que l'organisateur de nombreux programmes de torture aux USA. En se pavanant sur les plateaux télé pour se dire victime de tarés, de la "panique satanique", de gosses à qui on a implanté de "faux souvenirs", il est d'ailleurs exactement dans son rôle de manipulateur et implante ces notions dans l'inconscient et même dans la conscience collectifs.

35 ans après, on se doute que la recherche militaire a bien avancé sur ce sujet, et que ces armes ont été perfectionnées.

Aquino est également un membre de l'AFIO (Association of Former Intelligence Officers), un lobby puissant lié à la droite US, qui regroupe d'anciens pontes du renseignement et de l'armée US. On trouve ainsi parmi les membres Bush 1er, l'ex n°1 de Carlyle Franck Carlucci, qui est directeur honoraire de l'AFIO, John Gittinger qui était impliqué dans MK-Ultra et bien d'autres. Ont aussi été membres plusieurs anciens chefs de la CIA comme Colby, Angleton, Helms, Schlesinger ou Casey, aujourd'hui décédés, ou d'anciens présidents comme Gérald Ford. Les membres de ce groupuscule ont accès aux secrets les mieux garés du renseignement US.

Quant à Aquino, qui dit avoir quitté l'armée en 1994, il continue à se faire passer pour la victime de cabales incessantes et injustifiées, retournant les attaques contre ceux qui cherchent à l’exposer.

Il aurait aussi parmi ses activités, selon certains, de gérer en sous-main quelques groupuscules néo Nazis, aux Etats-Unis mais aussi en Europe. D'ailleurs, les fachos sont depuis des lustres le bras armé de nos dirigeants, et bénéficient d'une impunité assez incroyable. Pour en comprendre les raisons, se référer au livre de l'historien suisse Daniele Ganser sur les réseaux stay-behind, "Les armées secrètes de l'OTAN".

 

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Il n'est pas suprenant que Max Spiers ait travaillé sur Aquino, qui est un incontournable quand on travaille sur les réseaux pédocriminels ou sur le satanisme. Aquino est probablement toujours actif, d'ailleurs son dernier livre montre qu'il n'a pas abandonné le combat de la propagande. Mais la guerre psychologique est loin d'être aussi anodine qu'Aquino ne le dit en public. Derrière, il y a le contrôle des masses et des individus, il y a des armes surpuissantes capables de manipuler la population, et il y a les buts poursuivis par cette élite de détraqués, qui n'ont rien de démocratiques. Les moyens utilisés dans cette guerre, le délire sataniste qui existe autour de ce concept, les pratiques inhumaines dénoncées par nombre de victimes, nous obligent à rester extrêmement vigilants par rapport à ces vélléités de "nouvel ordre mondial", car c'est bien de cela dont il est question, encore et toujours.

 



[1] Aquino a créé le Temple de Set en 1975, après avoir quitté l’Eglise de Satan de son ami Anton La Vey. L’armée n’a eu aucune objection à ces pratiques, alors que Aquino, ex spécialiste de la guerre psychologique au Vietnam, était habilité au secret défense.

[2] Underwager a défendu la pédophilie au nom de Dieu dans le journal Paidika, et il a joué un rôle important dans la création d’une asso pro pédo, VOCAL pour Victime of Child Abuse Law, qui a essaimé un peu partout dans les pays développés anglophones. Beaucoup de pédos impliqués dans des dossiers d’abus rituels avaient rejoint VOCAL.

[3] Leur argument était de dire que les psys qui examinaient les victimes leur implantaient de faux souvenirs d’abus. Ca a super bien marché devant les tribunaux, qui ont comme par hasard très vite considéré la FMSF comme une organisation légitime. Dès le départ, des scientifiques ont appelé ce délire profond de la  " junk science ", il n’empêche le machin s’est répandu, au point qu’au procès de Daniel Legrand, acquitté d’Outreau, à Rennes en 2015, deux psys bidons dont Van Ghijesghem ont avancé ce "diagnostic" sans avoir jamais rencontré les victimes, et que le procureur de la cour d’appel a repris cette théorie bidon pour justifier l’acquittement de Legrand. Une autre arme de la FMSF était le dénigrement systématique des scientifiques contestataires et des experts qui donnaient foi aux paroles des victimes. Underwager, lui, a gagnait sa vie en venant "témoigner" en faveur des accusés à des centaines de procès de pédos, grâce à sa théorie bidon. A l’heure actuelle, personne n’a démontré que le "syndrome des faux souvenirs" existe réellement.

[4] Aujourd'hui, le projet MK Ultra, longtemps passé pour une théorie du complot, est assez bien documenté. Même si la CIA a détruit la quasi totalité des archives et que la version officielle veut que les expériences menées dans le cadre de cette opération étaient menées à l'insu du gouvernement.


CIA Projet MK-Ultra (fabrique de terroristes)

[5] Parmi les méthodes de « conditionnement » citées par O’Brien, il y a des livres et dessins animés qui reviennent souvent dans les récits de victimes : Le Magicien d’Oz, Alice au pays des Merveilles, Cendrillon, et d’autres classiques de Disney.

[6 Fils de fermiers immigrés hollandais, Van Der Jagt s’est fait remarquer très jeune par le Rotary pour son éloquence. Le Rotary sert aussi de fonds de recrutement pour la franc maçonnerie. Cela lui a permis d’étudier un an à Bonn en Allemagne, en 1956. Il a aussi été pasteur évangélique avant de devenir rédacteur en chef à la télé, puis avocat, puis sénateur en 1964, réélu 12 fois de suite. En 1980, il était considéré comme potentiel voce président de Reagan.

[7] Qui s’est rendu plusieurs fois en Syrie depuis le début de la guerre, afin de former les rebelles qui sont devenus Daesh, alors qu’il était offciellement à la retraite.