pratt 2 max cAujourd’hui, on va aborder une affaire franco-belge. La Belgique c’est tout près, c’est le pays de l’affaire Dutroux et ce n’est pas pour rien. Ce n’est pas mieux chez nous, d’ailleurs nos justices ont tendance à accorder leurs violons sur les affaires de réseaux pédophiles. Il s’agit d’une maman, qu’on appellera Lucie, et de son fils, qu’on appellera « X », confié à son père dans le contexte habituel, c’est-à-dire après avoir dénoncé des abus commis par son père.

 

La procédure devant être relancée prochainement, l’affaire ne sera pas évoquée dans les détails. Mais elle mérite un début de mise en lumière car, une fois de plus, on constate qu’un enfant, bien qu’il ait parlé, n’a pas été entendu.

Et non seulement il n’a pas été entendu, mais en plus il a été confié aux bons soins de celui qu’il a dénoncé. 

 

La justice Belge confie l’enfant à celui qu’il dénonce

Pour résumer en deux mots, X. a été confié à son père lors d’une hospitalisation de sa mère, quand il avait 7 ans. Depuis, elle n’a jamais pu réobtenir la garde de l’enfant, bien qu’il ait dénoncé des abus commis par son père.

X. a aujourd’hui une dizaine d’années et vit donc en Belgique avec son père. Il n’a pas vu sa mère depuis bientôt deux ans. A cette époque, la mère avait un droit de visite et d’hébergement, et avait ramené son fils en France pour les vacances. Très vite, il a fait des révélations qui rappellent beaucoup des affaires comme celle du Var, celle de Séverine plus récemment, et quelques autres encore.

ob_1fae16b544cc3ba4104cfefa761cf0cf_barreauxDes médecins ont vu l’enfant, rédigé des certificats et signalé la situation préoccupante. Une procédure a été lancée par la mère, mais juste avant le jugement, Lucie et l’enfant sont convoqués à la gendarmerie, où des gendarmes Belges les ont séparés pour emmener le petit, dans les cris et les larmes.

Je résume énormément l’affaire, car pour l’heure il s’agit d’alerter sur ce dossier et de préparer une éventuelle mobilisation.

Depuis ce moment, X. vit chez son père, sa mère n’a jamais pu le revoir, ni avoir de ses nouvelles. Elle ne sait même pas où il vit.

En mars 2016, elle est convoquée par un tribunal de Belgique qui lui retire son droit de visite et d’hébergement car selon les juges elle serait « toxique » (un mot qui revient souvent dans les jugements contre les parents protecteurs) pour son fils et irait se « cacher dans le maquis » avec lui. Tout cela, parce qu’elle a lancé une procédure au pénal contre le père pour des abus sexuels.

La procédure menée en France a été abandonnée au motif que l’enfant n’étant plus là, il était impossible de l’entendre et donc de mener une enquête.

 

Round 2

justice_1Aujourd’hui, tous les liens entre l’enfant et sa mère ont été coupés par le père. Par ailleurs, on ne peut qu’être inquiets pour la sécurité de X. si on tient compte de ce qu’il a pu dire à Lucie, aux gendarmes et aux médecins qu’il a pu voir lors de son dernier séjour chez sa mère.

Elle a cependant décidé de poursuivre la procédure afin que ses droits soient enfin mis en œuvre. Lucie a toujours l’autorité parentale, et doit être tenue au courant de la scolarité de son fils, ainsi que de son état de santé. Pour l’instant, il n’en est rien. Et la justice belge ne semble pas pressée de faire appliquer le droit dans cette affaire.

De plus, l’ancien avocat de Lucie, en Belgique, ne lui rend pas son dossier, bloquant ainsi la suite de la procédure puisque le nouvel avocat ne peut y avoir accès.

Ce ne sont là que certains des desideratas auxquels Lucie doit faire face depuis qu’elle a décidé de croire et de défendre son fils. Et ce ne sont pas les derniers, car elle est bien décidée à se battre pour pouvoir enfin reprendre le contact avec son fils de 11 ans.

Affaire à suivre, donc.