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Un peu en retard, je vous souhaite une bonne année 2018. Ceci dit, cette année sera une année de combat, et cela sur tous les fronts. Nous sommes aujourd'hui dirigés par une bande lobbyistes sans culture, qui croient dans les théories économiques traditionnelles comme des enfants croient au Père Noël, et qui ne voient pas qu'en réalité, c'est vers le totalitarisme qu'ils nous mènent. Quant au micron, on l'a vu il n'est que l'instrument du Medef, des multinationales, des financiers. Il fera ce pour quoi il a été mis en place, financé, adulé dans des médias subventionnés.

 

Je vais tenter dans cet article qui sera mis à jour au fil de l'eau de suivre les régressions, démocratiques, sociales et économiques surtout, que micron 1er et sa clique vont nous imposer. Histoire de garder une trace écrite, qu'on ne s'étonne pas quand, dans quatre ans, on se retrouvera dans un cloaque géant. Quand la précarité absolue sera la norme, et que nos élus assumeront sans complexe de n'être là que pour favoriser la caste des puissants.

Au titre de mes voeux pour 2018, je vous souhaite évidemment le meilleur, mais je vous souhaite surtout d'être combatifs et solidaires. 

De ne pas vous laisser influencer par la propagande, qui pousse à l'abrutissement, au manichéisme, à la paresse intellectuelle. Autant d'armes utilisées contre les peuples, depuis des siècles, avec une terrible efficacité. 

Je l'ai déjà dit et je continuerai à le dire: il faut se réveiller, sortir de la léthargie dans laquelle on nous plonge depuis l'école maternelle, comprendre et enfin agir. Surtout ceux qui ont des enfants, d'ailleurs, car le monde qui les attend est pire que celui qu'on connait aujourd'hui, et cela absolument sur tous les plans. C'est donc à notre génération de se battre, maintenant.

Il ne devrait pas être bien compliqué de trouver un combat crucial à mener: vaccins obligatoires, appauvrissement des pauvres, enrichissement des riches, volonté de destruction de l'alternative à Notre-Dame-des-Landes, attaques contre la liberté d'expression, destruction de la protection sociale, destruction du syndicalisme (qui certes est moribond, parce que les leaders ont tout laissé passer), élections dignes d'une République bananière, politique environnementale nulle, GPA...

Depuis quelques années, nombreux sont ceux qui ouvrent les yeux. Qui cherchent à comprendre et qui comprennent, tant bien que mal, entre propagande médiatique et officielle, sites fachos et orientés, fake news (issues essentiellement de la droite US). Cela inquiète la micronie et les autres gouvernements aussi, qui ont comme priorité depuis un an environ de contrôler et restreindre la diffusion des informations qui ne leur conviennent pas. On aura l'occasion d'y revenir dans cette chronique.

Bref, pour 2018 restez vigilantes et  vigilants, parlez autour de vous, organisez vous.

 

"Le nazisme d’Hitler, et le fascisme en général, sont une manifestation du capitalisme - et le capitalisme pourrait très bien engendrer à nouveau des formes de fascisme"

   

                                                                                                                                    Jacques Pauwels, "Big business et Hitler".

 

Les chroniques de Micronie:

 

JANVIER

  • 118677038_oLe 1er janvier: ça y est, les bébés doivent recevoir 11 vaccins, si les parents veulent les mettre à la crèche ou à l'école, qui est obligatoire. Tous les médias commerciaux ne cessent de nous servir la propagande habituelle, comme quoi les vaccins sont sûrs ("aucune étude" ne montre de lien entre les maladies des victimes et les vaccins, évidemment [1]), qu'en fait il y a très peu d'effets secondaires, que ça sauve des vies, et que vraiment, les français sont trop rétifs et complotistes (cf. pseudo sondage du 08/01 comme quoi les français croient à n'importe quelle théorie du complot). Cette propagande ne fonctionne pas, les gens ne veulent pas des vaccins à l'aluminimum et aux nano particules de métaux lourds, et il ne veulent pas que l'Etat les oblige à vacciner au-delà du raisonnable et sans principe de précaution.

Il faut dire qu'une semaine plus tôt, le Canard enchaîné annonçait les grandes lignes des sanctions envisagées, suite à quoi un autre obscur député LREM a déclaré : "Il faut une pénalisation plus importante" des chômeurs, ajoutant que "Nous sommes dans une situation de profonde mutation économique. Nous avons été élus, et Emmanuel Macron a été élu, pour transformer économiquement aussi le pays. Et dans cette politique, nous avons toujours dit qu'il y aurait des efforts à faire pour l'ensemvble des Français, il y aurait des droits et des devoirs". Sauf que, comme on l'a vu, ce sont toujours les mêmes qui paient, c'est-à-dire les classes moyennes et populaires.

  • Le 5 janvier: micron veut aussi une loi sur les "fake news" en période électorale. Au sujet de la notion aberrante de "fake news", voir mon article "Les fake news, ou le procès en sorcellerie du XXIe siècle". Car micron ose se plaindre d'avoir été victime de fausses informations sur les réseaux sociaux pendant la campagne. Sans blague? Certes, les réseaux sociaux ne lui ont pas léché le c.. pendant des mois, et n'ont pas oublié, comme l'avaient fait les médias commerciaux classiques, de parler des assistants parlementaires du Modem, de l'illégalité de sa candidature, de l'excès de buzz médiatique autour de ce pantin et j'en passe. Ca lui plait pas, ça, au micron.

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Pourtant, la censure bat son plein en france: "Plus de 30.000 comptes français diffusant de fausses informations ont été supprimés durant la campagne pour les élections présidentielles et législatives, selon le géant internet", nous apprennent Les Echos [2]. Et cela, sans les "lois" de censure que prévoit le roitelet de l'Elysée. J'apprécierais de savoir QUI décide si une info est bidon ou pas, puisque cela ne pasee PAS par des décisions de justice. Reviendrait-on à la censure de l'Ancien Régime?

En 2015 la france était championne mondiale des contenus facebook supprimés, avec près de 38.000 pages supprimées à la demande du gouvernement. L'Inde (plus d'1 milliard d'habitants)  arrivait 2e avec 30.000 contenus supprimés. Turquie 3e avec 6.500 contenus supprimés. Et qui va donner des leçons de démocratie au monde entier?

En 2016, la france a demandé la suppression de 1.430 comptes Twitter (la france est 2e derrière la Turquie cette fois).

En 2017, les médias nous ont dit que facebook avait supprimé 30.000 "faux comptes", soi-disant liés à la Russie, mais qui avaient surtout une fâcheuse tendance à critiquer le futur roi soleil. En réalité, Facebook a admis avoir supprimé 70.000 comptes facebook pendant la campagne électorale. 

Avec sa nouvelle loi, micron veut donc aller plus loin. Mais il reste flou: "En cas de propagation d'une fausse nouvelle, cette législation permettrait, selon le président de la République, "de saisir le juge dans une action en référé, pour faire supprimer le contenu, déréférencer le site, fermer le compte utilisateur concerné, voire bloquer l'accès au site internet". Quel intérêt puisqu'ils le font déjà sans décision d'un juge? Même pour le déréférencement: tapez par exemple "donde vamos" sur Google, regardez les résultats, puis essayez "donde vamos" et "pédophilie" ou "pédocriminalité" ou "réseaux pédophiles". Eh bien vous ne verrez plus rien car on a déréférencé ces mots-clés. Je ne sais pas qui ni pourquoi, mais ça date d'il y a au moins 2 ou 3 ans.

On va quand-même avoir un problème parce qu'à un moment il faudra bien définir ce qu'est une "fake news", ce qui promet des débats animés. On ose espérer que ce ne seront pas micron et sa clique qui seront les seuls à décréter ce qu'est une vraie info et une fausse info. Question bête: quand l'Etat annonce aux citoyens que le nuage de Tchernobyl s'est arrêté à la frontière, c'est quoi? Parce que dans le délire actuel, toute info officielle est considérée d'emblée comme vraie, et toute contestation de cette parole officielle est considérée comme de la "fake news".

Micron veut que ce nouveau caprice soit applicable pour la campagne des européennes, en juin 2019.

A regarder: comment l'austérité imposée en Grèce par l'Europe et le FMI ressemble aux "réformes" micron:

Comment la France va subir le même sort que la Grèce: Troïka inside

 

  • 11 janvier : où l'on apprend que finalement, la taxe d'habitation ne va pas disparaître, elle sera seulement transformée en un autre impôt. Mais, "plus juste" celui-là! Remarquez, c'était une évidence qu'il allait falloir compenser cette taxe, qui profitait aux collectivités, dont micron et ses amis réduisent les moyens. "« Il faut parler de réforme fiscale et d'impôt plus juste », a ainsi déclaré la ministre lors de l'émission Questions d'info LCP-Franceinfo-Le Monde-AFP. La disparition de la taxe d'habitation étant prévue sur trois ans, « il y aura bien évidemment besoin de ressources pour les collectivités locales ».
  • 118772320_o12 janvier : toujours occupé à contrôler au maximum les médias et la parole contracditoire, micron 1er planche aussi sur une nouvelle mouture du temps d'accès aux médias, dans le cadre des campagnes électorales. Il vise la durée des spots de campagne. Les européennes se profilent, et si le plan actuel est maintenu, le grand gagnant sera évidement le parti de micron, et les Insoumis seraient même quasiment effacés des ondes.  L'hebdo Marianne a fait le compte: " Selon nos calculs, LREM, allié au MoDem, passerait ainsi de 20 minutes à… 51 minutes de temps de propagande dans l’audiovisuel public. Soit une augmentation de temps de propagande de 155%, grâce à leurs 382 parlementaires. La bonne affaire ! Les Républicains passeraient eux de 20 à 32 minutes d’antenne. Jean-Luc Mélenchon devrait en revanche hurler : avec cette réforme, le temps d’antenne des Insoumis via ces spots passerait de 20 minutes… à 2 minutes. Maigre consolation, la future loi prévoit d’octroyer 2 minutes supplémentaires… pour toutes les listes".

Ledit budget contient "des mesures fiscales et budgétaires générant de multiples transferts au sein de l'économie. Ces transferts sont marqués par le choix de la réduction de la fiscalité du capital, de la poursuite de la baisse de la fiscalité des entreprises et de la hausse de la fiscalité indirecte". Je rappelle que la "fiscalité indirecte", c'est en premier lieu la TVA, mais aussi les taxes sur l'essence, le tabac, les véhicules polluants... En gros, la suppression de l'ISF pour les spéculateurs (déjà promise par sarkoléon qui l'avait bien réduit) et la baisse accrue des taxtes sur les entreprises, avec en parallèle une baisse des cotisations sociales (salaires indirects) et une augmentation de la fiscalité indirecte, donc, revient à transférer de l'argent de la poche des classes moyennes et populaires, pour le mettre dans celle des plus riches, qui en outre ne produisent rien en spéculant. On sait même aujourd'hui que la spéculation nuit à l'économie.

Mieux encore: toujours selon l'OFCE, cette politique budgétaire amènera une baisse du PIB de 0,2 % en 2018 et 0,1 % en 2019, mais les mesures prises par flamby permettront de ne pas avoir de croissance négative, c'est-à-dire un début de récession.

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Poursuivons la lecture de ce rapport, qui confirme ce que je disais dans l'article précédent sur l'impact des "réformes" de micron 1er: "En ce qui concerne l’impact redistributif des mesures nouvelles pour les ménages, celles-ci devraient être en 2018 largement au bénéfice des 2 % de ménages du haut de la distribution qui sont ceux qui détiennent le capital mobilier le plus important. A contrario, pour les ménages du bas de la distribution, les revalorisations en fin d’année des minimas sociaux ne compenseront pas le relèvement de la fiscalité indirecte pour les ménages qui le subissent.". 

Quant aux autres, "Pour les "classes moyennes", ces mesures devraient avoir un impact net nul. Enfin, Les ménages situés au-dessus des "classes moyennes" mais en-dessous des 2 % les plus aisés verraient eux leur niveau de vie se réduire sous l'effet des mesures nouvelles".

Bref, alors que depuis des siècles, on s'attache à redistribuer l'argent au bénéfice des plus pauvres, c'est-à-dire ceux qui en ont besoin, micron 1er n'hésite pas à faire l'inverse, et cela de manière ostensible (car le processus est en cours depuis les années 80, mais par petites touches).

Mais, micron ne s'arrête pas là : il réduit aussi les dépenses publiques, en baissant le nombre de fonctionnaires, mais aussi les budgets de la santé, de l'environnement, des collectivités locales... Et tout cela va plomber encore un peu plus le PIB (et sans "croissance", pas de création d'emplois) :  "les mesures structurelles visant à réduire les dépenses publiques (hors investissement public) seraient un frein à la croissance. En 2018, elles représenteraient -0,4 point de PIB, sous l’effet principalement de la contraction de la masse salariale non marchande (principalement la réduction du nombre des emplois aidés et le gel de l’indice de la fonction publique) et de la réduction de certains transferts sociaux en nature et des prestations sociales (politique du logement principalement)"

En gros, micron joue aux vases communicants, prenant par-ci pour mettre par-là afin d'équilibrer les comptes. Mais au final, les cadeaux sont pour les riches (notamment avec les 3 milliards liés à ka suppression de l'ISF chaque année) et les entreprises, au détriment des autres.

  • 20 janvier : on apprend qu'un cabinet d'audit a calculé qu'en 7 mois, micron 1er nous a créé 8 nouveaux impôts et taxes.
  • 118852233_o21 janvier : Micron et Merkel veulent "renforcer la coopération franco allemande". Comprendre: aligner le droit du travail français sur le droit du travail allemand, avec ses jobs à 1 euro de l'heure (et même à 80 centimes pour les réfugiés [3]). Officiellement, il s'agit de pousser vers une "Europe prospère" (sic.), en définissant des "des positions communes sur les questions européennes et internationales majeures". Aïe. 

  • 21 janvier : amusant, ce titre du Figaro, fan du micron: "Première baisse de popularité de macron depuis octobre". Deux choses: il baisse, donc. Mais c'est la "Première fois", mais seulement depuis octobre, donc. Et on oublie de rappeler qu'il est parti de tellement bas qu'il eut été difficile de baisser encore. Il a d'ailleurs été élu avec le moins d'électeurs de toute la 5e République, ce qui n'est pas rien. Il a même fait moins que flamby, avec 8,5 millions de voix au premier tour, soit 1,7 million de moins que son prédécesseur en 2012.

Toutefois, il est interpellant de lire que la moitié des français ont une opinion favorable de micron et son sbire Philippe : où sont-ils ? Qui sont ces gens ? Comment s'informent-ils ? Trouvent-il un intérêt personnel dans cette politique ?

  • 22 janvier: grand raout à huis-clos de micron 1er à ... Versailles, devant 140 PDG de multinationales. L'objectif était de vanter les mérites de ses réformes, qui feraient de la france un pays super compétitif dans lequel il faut investir. Devinez combien de créations d'emploi ont promis ces patrons, malgré une destruction quasi totale du code du travail et un pilonnage des acquis sociaux ? 2.200. Et 3 milliards d'investissements

 

FEVRIER

  • 119013157_o2 février : nouvelle annonce de micron 1er avec la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires, avec des incitations à quitter la fonction publique pour le privé. Ce truc ne peut pas marcher vu la situation du marché de l'emploi dans le privé: les fonctionnaires n'ont rien à y gagner. Sauf dans les métiers les plus tendus... et encore : Il fera comment, si 30.000 infirmières, 20.000 profs, 10.000 flics, ou même 1.000 greffiers ou magistrats épuisés décident de se tirer? 

  • 4 février: un article intéressant sur les réseaux de micron, dans Challenges. L'article évoque un petit comité, "Cap 22", qui planche sur les réductions de budget de la fonction publique et le dépeçage de la bête. Dans ce groupuscule, 34 "personnalités" aux profils de jeunes cadres dynamiques à l'ultralibéralisme décomplexé., généralement fans inconditionnels du roitelet de l'Elysée. L'un d'eux est l'increvable Jean Pisani-Ferry [4] ou Laurent Bigorgne qui dirige l'Institut Montaigne, un lobby ultra libéral financé par des banques et autres multinationales, et qui a hébergé le mouvement "En marche" à son domicile en 2016. Bref, n'attendons rien de nouveau avec ce comité, on peut même parier que plus de 80% des propositions auront déjà mentionnées par la "commission pour la libération de la croissance", mise en place sous sarkoléon, et dirigée par Attali qui avait été chercher le futur micron 1er pour l'assister à l'époque.
  • 6 février: la police privée est en route. Selon gérard Collomb, il faut donner à des sociétés privées le pouvoir d' "assurer la sécurité", et même d'être armées et d' "assurer la protection des français", comme nous l'a dit l'autre ab... de Anne Sophie Lapix, une fana des théories ultralibérales, considérées comme des évolutions. En Espagne, un pays au bord de la ruine, les sociétés privées peuvent aujourd'hui procéder à des interpellations. Cela, sans aucun diplome ni concours évidemment. Avec accès à tous les fichiers judiciaires et policiers. Quand l'Etat en est à privatiser un pouvoir régalien comme celui de faire la police, il y a clairement de quoi s'inquiéter. 

On n'en est qu'au début du processus, mais l'Etat commence à préparer l'opinion à accepter l'inacceptable. Ce n'est pas que j'aime la police, loin, loin de là. Il y a trop de débiles dedans. Mais confier à des entreprises privées, qui ont comme seul objectif celui de la rentabilité à court terme, le pouvoir de contrôler la population, puis de la fliquer, de lui tirer dessus, de la réprimer en général (car c'est ce qu'il va se passer) nous garantit des dérives encore bien pires. 

Car évidemment, ce sera la politique du chiffre. Comment évaluer l'action de ces sociétés autrement? Avec du qualitatif? Certainement pas. De plus, le seul but de micron et sa clique est de faire des économies sur le dos des services publics, pour filer leurs 3 ou 4 milliards annuels à ses copains autrefois assujettis à l'ISF...

  • 20 février: on apprend que le micron veut privatiser le rail, suite à un rapport sur le démantèlement du service public du rail, qui préconise les vieilles recettes déjà appliquées à EDF, France Telecom, La Poste, et aujourd'hui la santé: privatisation du rail et du réseau (dont on se demande avec quel argent il pourra être entrenu), fin des lignes non rentables, fin du statut de cheminot... Même si on connaît le désastre de la privatisation du rail en Angleterre vers 1990, on applique les mêmes recettes thatchériennes. Aujourd'hui en Angleterre, les trains sont tellement en retard, le réseau mal entretenu, les salariés ont été tellement licenciés et les prix ont tellement augmenté que les usagers et les salariés restants cherchent à reprendre en main ce qui doit rester un service public, et réclament la renationalisation du rail. Car il faut savoir que même aux mains d'entreprises privées, les contribuables devront continuer à payer pour des trains rarement à l'heure.

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Extrait de Bastamag, sur le cas consternant du pays de Thatcher: "Tout récemment, Virgin Trains et le groupe de transport Stagecoach, les deux entreprises privées qui ont obtenu la gestion de l’East coast main line – partie du réseau reliant Londres à Édimbourg en longeant la côte Est – ont annoncé qu’elles abandonneraient leur concession trois ans avant la fin du contrat. Et qu’elles ne payeront pas les redevances qu’elles devaient verser à l’État. Apparemment, la concession n’était pas aussi profitable que ces entreprises l’avaient espéré.

Cet abandon représente un manque-à-gagner de plus de 2 milliards de livres (2,25 milliards d’euros) pour le trésor public britannique. Ironie de l’histoire : l’East coast main line a été gérée directement par le gouvernement de 2009 à 2014 suite à la défaillance successive de deux prestataires privés. Elle a été re-privatisée en 2015. Ces événements n’ont pas empêché le ministère britannique des Transports de confier – et sans mise en concurrence – le contrat de concession d’une autre ligne ferroviaire, InterCity west coast, aux deux mêmes entreprises, Virgin et Stagecoach".

Le 21 février, le journal Les Echos dit que le micron veut faire passer ce nouveau délire par ordonnances. C'est à se demander pourquoi des types ont inventé le Parlement, la séparation des pouvoirs et des trucs comme ça. On nous dit qu'il "pourrait" faire passer la loi par ordonnances, mais en réalité c'est une certitude, il commence juste se propagande pour qu'on accepte encore une fois ses pratiques totalitaires.

Enfin, pour comprendre l'impact des fameux "partenariats public-privé" en matière ferroviaire, lisez cet article qui détaille comment est financée la 1ère ligne confiée au privé, le TGV Paris-Bordeaux. En gros: Lisea, le concessionnaire, financera moins d'un tiers des frais, mais engrangera avec ses actionnaires la totalité des bénéfices, pendant que la SNCF épongera les pertes avec notre argent. Une redite de l'affaire des autoroutes et de la santé...

 

MARS

  • 2018-03-02 20_55_16-À l'Élysée, Emmanuel Macron joue les comédiens - Le Point2 mars: la fameuse "réforme de lassurance chômage" promise par micron, vous savez: votre boîte vous vire quand elle veut mais "en même temps", vous avez des sous quand vous démissionnez... Eh bien ça ne va pas se passer comme ça: on va bien se faire virer sans besoin de motif valable, avec des limitations des procédures et des indemnités aux prud'hommes, mais par contre pour les sous quand on démissionne, y'a intérêt à remplir toutes les cases. Au final, au maximum 30.000 personnes par an seraient concernées (mais je suis mauvaise langue et je parie qu'on peut au moins diviser ce chiffre par quatre ou cinq). Vous vous y attendiez? Moi aussi!

Au final, l'assurance chômage ne sera pas "universelle" comme promis. Selon Le Monde, "la liste des critères érigée dans l'accord avec les partenaires sociaux, conclu le 22 février, validée ensuite par Muriel Pénicaud, est particulièrement restrictive. Voici les principales conditions que les salariés démissionnaires devront respecter pour être éligibles :

  • avoir été affilié à l’assurance-chômage de manière "ininterrompue" pendant au moins 5 ans (les partenaires en voulaient sept mais la ministre a préféré maintenir la durée de cinq ans promise par Emmanuel Macron) ;
  • avoir un "projet d’évolution professionnelle" qui soit une reconversion nécessitant de nouvelles formations ;
  • ce projet doit avoir été jugé comme "réel et sérieux" avant la démission par la commission paritaire régionale compétente. Pour cela, il doit notamment répondre "raisonnablement aux besoins du marché du travail". "Etc.

Par ailleurs, pénicaud a annoncé le "renforcement du contrôle des chômeurs", avec un triplement des effectifs des contrôleurs. Une mesure stupide, car elle ne crééra pas d'emploi: il y aura toujours autant de chômeurs pour une offre d'emploi.

 

 

2018-03-02 21_08_19-Brigitte Macron s’engage contre le harcèlement scolaireLe Monde, au comble du ridicule:

Après un article inepte sur le court passage du micron au lycée Henri IV, un autre article sur sa "pensée politique"! Car oui, le micron pense. Il ne fait pas qu'appliquer les desideratas du Medef.

D'ailleurs il paraît qu'il a même une "pensée complexe"

Vu de loin, avec un minium de recul historique, je vois une filiation directe avec Reagan et Thatcher. Mais pas Le Monde...

"Analyser la généalogie politique et même philosophique d’Emmanuel Macron et du macronisme n’est pas une chose facile. En dehors même de la complexité de toute trajectoire politique, faite de choix et d’affirmations mais aussi de hasard et de circonstances, plusieurs risques existent : l’anachronisme en premier lieu, plaquer artificiellement sur une trajectoire politique du XXIe siècle une grille de lecture issue d’une autre expérience historique, ou encore forcer le trait en obligeant Emmanuel Macron, son parcours ou sa vision politique, à ne rentrer que dans une seule case".

Et pendant ce temps-là, Brigitte a toujours sa rubrique dans Paris Match, et nous apprenons qu'elle "s'engage contre le harcèlement scolaire".

 

Bref, micron et ses amis appliquent les mêmes mesures que sarkoléon, et elles auront le même "succès", c'est-à-dire une augmentation du déficit et de la dette nationale. 

  • ECH22449071_17 mars : Aéroports de Paris : Micron 1er veut privatiser Aéroports de Paris, qui appartient encore majoritairement à l'Etat (50,6 % soit une valorisation à 8,2 milliards d'euros, c'est-à-dire à peine deux années de cadeau d'ISF). Ensuite, ce sera très certainement La Française des jeux (véritable poule aux oeufs d'or pour l'Etat). Une "loi" est en préparation pour permettre à l'Etat de passer en-dessous de la barre des 50% de parts de l'entreprise, sans aucune limitation. "Le français Vinci fait figure de favori, d’autant qu’il détient déjà 8 % d’ADP. L’italien Atlantia, déjà propriétaire de l’aéroport de Nice, ou l’espagnol Ferrovial pourraient aussi être de la partie", a expliqué BFM. 

Bien que la privatisation de l'aéroport de Toulouse [5], décidée par lui, au profit d'un groupe chinois, s'avère désastreuse, micron 1er semble pressé de faire profiter ces copains de ce bien national stratégique. Rappelons que ce sont par les aéroports qu'arrivent la plupart des "valises diplomatiques" au contenu souvent douteux, par exemple, mais aussi quelques tonnes de drogues, d'armes, de personnes en fuite, ainsi que moult exportations illégales.

L'ensemble des actifs de l'Etat dans des entreprises (EDF, Engie, Airbus, PSA, Renault, Orange, Air France, Safran, Areva, RATP, Française des Jeux, SNCF, La Poste...) s'élevait en avril 2016 à environ 90 milliards d'euros (et 68,2 milliards selon Les Echos en mai 2017), et micron veut en vendre au moins 10%. Au final, il ne restera probablement que les entreprises déficitaires comme EDF et Areva à la charge des contribuables, tandis que les participations rentables seront revendues les unes après les autres.

  • 12 mars : Fake News : Micron 1er, toujours aussi pressé de lutter contre ce qu'il qualifie de "fake news" (en général des critiques ou points de vue dissidents), cherche un prête nom pour porter sa loi. Le texte devrait être déposé sous une dizaine de jours par un député "En Marche" (sic.).
  • 13 mars : "Réforme" institutionnelle : Comme souvent avec ce type de "réforme" fourre-tout, le diable est dans le détail. Il y a quelques propositions phares, mises en avant, comme la réduction du nombre de députés ou la limitation du nombre de mandats dans le temps. Evidemment, "les français", cette masse informe qui ne vit que dans les sondages, y est largement favorable. Mais il y a aussi la restriction du droit d'amendement des parlementaires, pour éviter que le débat ne s'éternise sur les lois voulues par le Pouvoir. Il y a même la possibilité de faire passer une loi sans aucun amendement possible. Certains dénoncent un affaiblissement de la réprensation des français, car ladite "réforme" ferait de la france l'un des pays ayant le moins de députés par habitants. 
  • 17 mars : "Réforme" de la carte scolaire:   un blog de Médiapart nous apprend la fermeture de près de 1.100 classes dans des écoles rurales, contrairement à sa promesse de campagne qui était donc une "fake news" de plus. "Les chiffres, ce sont les données déjà collectées par le SNUipp-FSU dans 90 départements où les instances décisionnaires en matière de carte scolaire se sont déjà tenues. En ont été retirés les départements uniquement urbains, 75, 92... Au total : 1097 fermetures dans les écoles rurales pour seulement 289 ouvertures, soit un différentiel de 808 postes supprimés", peut-on lire.

On note encore pas mal de violences policières dans ces manifs.

 

  • 26 mars : fort discrètement l'Assemblée a "discuté" du texte de loi sur le secret des affaires. Il s'agit d'une loi inspirée par la Commission Européenne (plus particulièrement par Michel Barnier, commissaire au marché intérieur) et avalisée par le Parlement [6], qui vise à interdire d'enquêter sur les magouilles internes des entreprises, ainsi qu'à renforcer l'arsenal contre les sources, les fameux "lanceurs d'alerte". Micron a quand-même opté pour aller au-delà des demandes de Bruxelles. En effet, ce qui doit être "protégé" n'étant pas précisé dans ce texte qui viserait soi-disant le "pillage industriel", tout ce qui est suscpetible d'être considéré comme une atteinte au "secret des affaires" pourrait justifier des poursuites, contre n'importe qui et dans n'importe quel contexte. 

2018-03-27 22_32_41-Le projet de loi sur le secret des affaires, une menace pour la liberté d'inform

"Le problème, selon les Sociétés de journalistes, c'est que n'importe quelle information interne à une entreprise pourra être classée "secret d'affaires" et entraîner une sanction pénale contre les journalistes. Avec cette loi, les signataires estiment que des scandales comme celui du Mediator ou des Panama papers ne seraient jamais sortis. Ils ne croient pas aux garanties qui sont données par le gouvernement"

Micron ne s'affiche pas sur cette "réforme" mais c'est une de ses vieilles marottes. Déjà quand il était au gouvernement de Flamby, en 2015, il a inclus un amendement dans sa loi pour "la croissance", visant à punir par des peines de prison ceux qui portaient atteinte au "secret des affaires":

Le texte "posait le principe général de l'interdiction de violer le secret des affaires, reprenant les termes d'une proposition de loi PS. Il prévoyait de punir quiconque prend connaissance, révèle sans autorisation ou détourne toute information protégée à ce titre d'une peine de trois ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende. La peine aurait pu être portée à sept ans et 750 000 euros d'amende en cas d'atteinte à la sécurité ou aux intérêts économiques essentiels de la France".  Suite au tollé dans le monde journalistique, cet amendement a été retiré in extremis à la demande de l'Elysée.

  • 27 mars : Micron et ses amis rendent l'école obligatoire dès 3 ans. Selon Jupiter, "Dans notre mythologie républicaine, l’école maternelle n’occupe pas toute la place qu’elle pourrait occuper. Elle est et sera davantage à l’avenir un moment fondamental de notre parcours scolaire". L'embrigadement des enfants dans une école désormais consacrée ostensiblement à produire des employés jetables et maléables aura donc lieu dès qu'ils apprennent à parler. Rien de grave, si on lit Libération, car "Cette annonce n’aura (...) de conséquence que pour (...) 26 000 enfants au total. Et encore : rien n’obligera les parents à mettre leurs enfants à l’école". Non, mais le jour où l'école sera obligatoire, on pourra incriminer les parents dès les 3 ans de l'enfant.
  • 28 mars : "Bercy", c'est-à-dire le suppôt de micron Bruno Le Maire, donne les grandes lignes de sa "réforme" de l'assurance vie et de l'épargne retraite. L'objectif, selon Challenges, est de "faciliter le financement des entreprises en fonds propres", c'est-à-dire leur permettre d'avoir davantage de cash, quitte à pousser les français à miser sur des produits spéculatifs peu attractifs, voir sans intérêt ou même risqués.

Il s'agit d'une partie d'une future loi, la "loi "Pacte" (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises), visant à favoriser le financement des entreprise, et dont une partie pourra passer par ordonnances, sans aucun débat au Parlement :

> Les entreprises pourront être financées via les fonds de l'épargne retraite soit une somme de 200 milliards d'euros (évidemment, en cas de crack boursier rien ne garantit les remboursements).

> "La réforme permettra également de faciliter le paiement des contrats d’assurance vie en titres ou en parts de fonds de capital-risque, pour favoriser le développement de ces investissements par les assureurs, et d'élargir la liste des fonds éligibles, notamment les fonds de capital-investissement", autrement dit: les assureurs vous inciteront à placer votre retraite dans n'importe quel produit spéculatif, y compris des titres risqués.

 

AVRIL 

  • 29595423_1619178204826552_3572925523994114294_n3 avril : Trois mandats pour micron? Le chef des sénateurs du parti micronien, François Patriat, veut que le président puisse faire trois mandats consécutifs, et il compte faire passer ce truc à la hussarde, dans la "réforme" constitutionnelle à venir. La loi qui limitait à 2 le nombre de mandats aura donc tenu à peine 10 ans. "Réforme" après "réforme", on glisse vers des manières dignes des despotes du siècle dernier. Ils nous assomment avec leurs "réformes", dont on prend des salves durant plusieurs semaines d'affilée, dans tous les sens et sur tous les sujets, de manière à nous empêcher de prendre du recul et à paralyser la réflexion. Mais derrière ces "réformes", il y a un fil conducteur qu'on connaît bien, qui est ce paroxysme de capitalisme, ce mépris des classes populaires qui le lui rendent bien et elles ont raison, accompagnés des mantras du libéralisme économique. 

  • Du côté des gèves, après la grande grève des services publics le 22 mars, c'était la cata à la SNCF, le mouvement ce 3 avril a été bien suivi (près de 34% des cheminots d'après la direction, chiffre contesté par les syndicats) et a été rejoint par les étudiants, qui bloquent 9 facs au moins dans le pays. L'impression générale est que la grève de la SNCF va se poursuivre, peut-être jusqu'à la fin juin comme prévu, et qu'il est très probable que d'autres corps de métiers se mobiliseront à nouveau. Une grève générale semble même envisageable, et nombreux sont ceux qui proposent de mettre en place des blocages au lieu de faire de "simples" manifestations. Il faut dire que mincron est le premier à avoir réussi le tour de force de mettre dans la rue le même jour les retraités et les étudiants, ainsi que les personnels des maisons de retraite, ce qui est assez symbolique.
  • 830x532_mannequin-effigie-macron-pendu-lors-manifestation-nantes9 avril: micron 1er s'attaque à la "réforme" des retraites: les boites privées se frottent déjà les mains de pouvoir accéder à une manne de plusieurs milliards. La destruction prévue du système de retraites va transférer des milliards dans la poche du privé, avec le risque de se faire enfler à la première crise économique. On nous dira, comme ça a été le cas aux USA et ailleurs, que la banque ou la boite d'assurances a tout perdu à force de spéculer n'importe comment, et après que les actionnaires se seront gavés on dira aux braves gens qu'il n'y a plus un euro pour leur retraite. Cette sous m... commence les pseudos "concertations" alors que 10 à 20 facs sont bloquées, que la SNCF continue à bloquer, que moult corps de métiers veulent le dégager, que les zadistes viennet de se faire défoncer comme jamais à Notre-Dame-des-Landes, et cela avec sa fourberie habituelle.

  • jean-pierre-pernaut-interview-emmanuel-macron-jeudi-avril_square500x50012 avril : alors qu'il ne veut pas discuter avec les cheminots, les EPAD, les étudiants, les retraités, qu'il vire les zadistes à coups de blindés et de grenades à effet de souffle, micron 1er a fait un show chez Jean-Pierre Pernaut. Il n'a strictement rien dit d'intéressant (puisqu'il maintient ses "réformes" telles quelles), mais on a eu un scoop international! Micron, en effet, a dit qu'il avait "les preuves" que Assad aurait utilisé des armes chimiques contre son peuple (ça fait juste 4 ou 5 fois qu'ils essaient de nous faire gober ça), alors que le même jour Trump disait qu'il les attendait encore, ces preuves. Micron le va-t-en-guerre? Si il a ces preuves, ben qu'il nous les donne car on est très  très sceptiques. Et il est hors de question que la france bombarde la Syrie sans preuves de cela.

  • 13 avril: l'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes à coups de blindés et de lacrymos se poursuit, malgré un fort soutien local et militant, et malgré que de nombreux Zadistes avaient déposé des projets de fermes à la péfecture. Pour être certain qu'aucune version dissidente ne circulera dans les médias, micron 1er et ses amis ont interdit l'accès de la zone aux journalistes, les gendarmes fournissant leurs propres images "objectives" (sic.) grâce à 200 caméras sur place.
  • 1527636-visees-avec-differents-types-bombes14 avril : il l'a fait! micron a ordonné des bombardements sur la Syrie dans la nuit du 13 au 14 avril! Soi-disant à cause d'une attaque d'Assad aux armes chimiques! Sans preuve! Juste pour remonter de deux ou trois points dans les sondages. C'est misérable. Même BHL appelait à faire la guerre,  comme Trump, et micron suit comme un ersatz qu'il est. Et pourquoi il n'a pas fait cela quand Daesh risquait encore de remporter la guerre? Pourquoi il n'a pas bombardé les islamistes? Ecoeurement.

  • 18 avril : le Sénat a voté la "loi" sur le secret des affaires tellement voulue par Jupiter. "Pour éviter les procédures dites «baillons», les grands groupes multipliant les plaintes contre quiconque oserait contester leur imperium, les députés avaient glissé un amendement visant d’éventuelles procédures abusives, les journalistes, lanceurs d’alerte ou militants associatifs pouvant obtenir des dommages et intérêts - quoique limités à 20 % des sommes parfois colossales réclamées par les entreprises. Les sénateurs l’ont tout simplement trappé, sous couvert d’inconstitutionnalité." , précise Libération.
  • 2018-04-20 22_18_52-À Notre-Dame-des-Landes, avec les marginaux de la Zad, ceux qu’on n’entend jamai19 avril : on nous refait le coup de "l'ultra gauche", en gros la suite de la version "anarcho autonome" qui a fait un bide avec les relaxes des accuses de l'affaire Tarnac, accusés par sarkoléon et ses copains d'avoir fomenté un attentat terroriste. Une procédure montée de toutes pièces, mais cette histoire de vilains gauchistes prêts à tout casser et surtout la propriété privée est bien pratique pour faire flipper les fans de Pernaut, de Lapix, et de la floppée d'éditorialistes français. C'est aussi pratique parce que ça pourrait laisser croire que le mouvement dans les facs, qui serait, donc, "infiltré" par "l'utra-gauche", ne concerne qu'une "petite minorité" comme ils aiment bien le dire, et en plus des excités. A Notre-Dame-des-Landes également, les médias et le gouvernement répètent qu'il y a une "minorité" de "marginaux" qui pousseraient à la violence. La blague. Le seul but de ces accusations sans fondement est de faire croire que les alternatives sont dangereuses car potentiellement violentes, et que rien ne vaut le bon vieil ordre établi, et chacun devant sa télé.

  • 25 avril : Marianne rappelle que la loi sur l'inénigibilité des politiques condamnés pour corruption ou trafic d'influence n'est pas pour demain.
  • 26 avril : alors que les étudiants et les lycées sont dans la rue, la micronie sort une nouvelle idée de génie: la suppression des CIO, vous savez, les "centres d'information et d'orientation", là où il y avait tous ces classeurs avec des fiches ésotériques. Les CIO étaient sous la coupe de l'Etat jusqu'à présent, et il est question de faire un nouveau machin destiné à l'orientation scolaire et professionnelle des jeunes, mais géré par les régions. Régions qui ont très à coeur le développement économique de leur territoire, et auront une oreille très sensibles aux différentes demandes des entreprises en matière de formation. Or les études, surtout à l'université, ne sont pas destinées à répondre à un besoin à court terme des entreprises, au contraire, elles sont destinées à permettre à un pays de s'adapter, de rebondir et d'évoluer dans l'intérêt de tous. 
  • DbJw-8SW4AA1uYV27 avril : ah tiens, la "croissance" se limite à 0,3% au premier trimestre, selon l'INSEE. Elle a donc "ralenti", si on peut encore appeler cela de la croissance (et sachat comment elle est calculée), sachant qu'en outre la minuscule "croissance" jusqu'à présent (0,7% au trimestre précédent) était due au mandat de flamby. C'est surtout l'explication qui est intéressante: cette "croissance" ridicule est liée à la faible consommation des ménages (malgré une forte consommation en énergie à cause du froid cet hiver), dont le pouvoir d'achat a pris une sacré claque [7]. parce que oui: les travailleurs sont aussi des consommateurs. Et même s'il nous reste peu d'industrie grâce à 30 ans de libéralisme effréné, on produit encore dans ce pays. " D'après l'Insee, cette décélération - qui intervient après cinq trimestres consécutifs de croissance supérieure ou égale à 0,5% - s'explique par le faible dynamisme des dépenses des ménages, qualifiées "d'atones (...) Dans ce contexte, la production totale de biens et services a nettement ralenti, avec une croissance de 0,3% contre +0,9% au trimestre précédent, avec un repli marqué dans le secteur manufacturier (-1,1 % après +1,5%).", explique Europe 1. Pour résumer: on est mal barrés. 

  • 29 avril: on apprend que la société d'évenementiel GL Events, dont le patron Olivier Ginon est très proche de Gérard Collomb, a fait des "ristournes" allant parfois jusqu'à 100% sur certains frais, au candidat micron. Pour se défendre la société dit que ce des ristournes "habituelles", c'est-à-dire qu'elles devraient bénéficier aussi aux autres candidats, ce qui n'est pas le cas. Par ailleurs, une entreprise n'a pas le droit de faire des cadeaux à un candidat, c'est la loi. Mais en france, les comptes de campagne sont toujours validés pour les gros candidats, même quand ils explosent les plafonds, même quand il y a une affaire Bygmalion. Le conseil constitutionnel, composé d'anciens présidents notamment, valide toujours les comptes, quitte à faire pression pour qu'ils rentrent en apparence dans les clous [8].

 

MAI

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  • 2 mai : les banderolles des manifs du 1er mai sont à peine posées que micron 1er nous balance (dans le magazine économique US Forbes dont il fait même la Une, pas à Jean-Pierre Pernaut comme par hasard, c'est même à se demander à qui il s'adresse et pour qui il fait ses "réformes") sa dernière invention, à savoir la suppression de l' "exit tax", taxant les entreprises qui délocalisent. Le motif? Eh bien selon cet individu, le fait de taxer les entreprises qui quittent la france va les freiner dans leur envie de s'installer en france. 

Autrement dit: "la guerre, c'est la paix". Ou la nuit c'est le jour. Ou la richesse des patrons c'est la richesse de tous... C'est le même argument que celui qui est utilisé pour détruire le droit du travail, en fait selon cette idéologie toute norme, toute taxe, est un frein à la libre entreprise, credo adapté depuis peu en "la régulation est un frein à 1) l'investissement 2) l'emploi. Cela fera 800 millions d'euros de moins dans les caisses (mais le gouvernement parle de ...70 millions!), à ajouter aux 4 à 6 milliards de la suppression de l'ISF sur la spéculation, et concernera... une centaine de contribuables. Combien parmi ses donateurs? 

Dans cette interview digne d'un Reagan en campagne, micron revendique une approche de la société et de la politique qui soit "business friendly", mais dit aussi qu'il faut "investir massivement dans l'éducation" (pourtant là il ferme plutôt des dizaines de classes et freine l'accès aux études supérieures), puis explique que sa "réforme" du "marché du travail" avait pour objectif de "supprimer de nombreuses normes créées par la loi au niveau national pour créer davantage de flexibilité et faire passer un grand nombre de choses au niveau du secteur ou au niveau de l'entreprise" [9].

Puis il se félicite de sa réforme de la SNCF, nous ressort le bon vieux TINA de Thatcher (There Is No Alternative à l'ultra libéralisme), revient sur son délire de start-ups, explique comment il impose ses choix - c'est le "no choice" man) partout et à tout le monde, enfin bref, il a clairement pris le melon, et après sa prestation ridicule avec Laurel... pardon avec Trump, on peut se demander s'il touche encore terre, ou si nous l'avons définitivement perdu.

  • 5 mai : c'était la fête à micron, un peu partout en france. Assez calme à Lyon, mais pour une fois des gens d'horizons différents sont d'accord une chose: il faut que cet individu dégage, et vite. Après tout, il ne représente que 8,5 millions d'électeurs. D'après les échos à droite à gauche, il a beaucoup été question de s'organiser, de revendications à porter en commun.
  • 2018-05-30 19_39_11-#ZAD - Recherche sur Twitter25 mai : sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, l'opération militaire continue, les robocop persistent à défoncer tout ce qui bouge dans la zone de l'aéroport qui ne se fera jamais, et pas grâce au micron. Un jeune étudiant lillois a eu la main arrachée par une grenade offensive  GLI F4. Evidemment, la version officielle dit que la victime a relancé la grenade et que c'est pour cela qu'elle a explosé dans sa main. Apparemment, la grenade serait tombée à ses pieds et il aurait tenté de la lancer plus loin. A ce sujet, il faut aussi noter la militarisation progressive de l'équiêment des poulets. Les flashballs d'aujourd'hui sont plus puissants que ceux du début, les grenades sont elles aussi de plus en plus puissantes, occasionnant des blessures qu'on peut qualifier de "blessures de guerre". Petit à petit, "réforme" après "réforme", les moyens d'assurer l'ordre établi contre les foules en colères ressemblent toujours plus à ceux des militaires en goguette sur les zones de guerre. Quant à la vicitime, elle s'est retrouvée à l'hôptial dans une chambre gardée par deux flics qui ont pris des photos et relevé l'identité de tous les visiteurs. Aucune procédure n'est pourtant lancée contre lui. Et il paraît que nous sommes dans un "Etat de droit"!

  • 2018-05-30 21_05_06-Not Gorafi _ _Nous nous battons pour l'homme pauvre_, clame Benjamin Griveaux27 mai : une belle fake news gouvernementale ! Griveaux, en première ligne dans la micronie, affirme dans une tribune dans Le Parisien (propriété du groupe LVMH de l'ami Bernard Arnault, 1ère fortune de france): "Nous nous battons pour l'homme pauvre". A ce niveau de mensonge éhonté, on a en fait largement dépassé le stade de la fake news. On est, à mon avis, en plein foutage de gueule. La seule question est : ces contre vérités égrennées à longueur d'antenne et de pages de médias par Jupiter et ses amis ont-elles une efficacité, et si oui quel est son ampleur?

  • 28 mai : encore une promesse du micron qui ne sera pas tenue, comme la quasi totalité des promesses les moins stupides qu'il a pu nous faire. Le glyphosate continuera à empoisonner nos légumes, nos fruits, nos céréales et nos abeilles. Enocre une fois, c'est la moutonnerie des députés A Reculons ! qui a permis ce résultat désastreux. Quant au type qui nous fait office de ministre de l'environnement, on n'a toujours pas de nouvelles...
  • 29 mai : on apprend qu'une fois de plus, la loi qui est censée protéger le littoral va être rognée par un amendement paru dans un texte de loi qui n'a rien à voir. Evidemment, cela va dans le sens des bétonneurs, pas dans celui de la protection de l'environnement. Selon Les Inrocks, "Ce texte défendu par Jacques Mézard, le ministre de la Cohésion des territoires vise particulièrement les "dents creuses", ces espaces non construits entourés de bâtiments déjà existants. Ces zones restées à l'état naturel et protégées depuis 1986 par la loi littoral pourraient devenir constructibles afin de "répondre aux demandes relatives à la possibilité de densifier les formes urbaines intermédiaires entre le village et l'urbanisation diffuse" (...) L'amendement le plus contesté reste toutefois celui qui permet aux maires d'adapter la loi littoral et de définir eux-mêmes les zones constructibles de celles qui ne le sont pas. "Autant dire que les côtes sauvages en Bretagne, on peut les oublier.
  • 30 mai : revoilà les médias avec cette histoire de rabottage des aides sociales. Parce que évidemment, comme il ne reste plus grand chose à prendre dans la poche des pauvres, on attaque l'os, c'est-à-dire les aides sociales qui ne permettent déjà pas de vivre au-dessus du seuil de pauvreté. Selon un membre du fan club micronien, "il faut se demander : est-ce que les aides sociales ciblent les bonnes personnes ? Faut-il les simplifier ?". Aïe: jusqu'à présent, toutes les "simplifications" réglementaires se sont avérées désastreuses sur le plan social... Pour l'instant, la propagande est floue: un coup c'est oui, un coup c'est non, un autre coup c'est peut-être bien. Nous, on sait très bien comment cela finira.
  • fake-newsFake News: les députés A Reculons ! ont fait passer une définition complètement débile des "fake news" en commission. Elle sera présentée à l'Assemblée. Alors, une fausse information, ce sera : "Toute allégation ou imputation d’un fait dépourvue d’éléments vérifiables de nature à la rendre vraisemblable". Donc dans cette logique, toutes les révélations de scandales, à l'origine invérifiables, seraient des "fake news". Par ailleurs, le gouvernement en aurait un paquet à se reprocher, notamment quand il dit que sa loi sur la protection des mineurs renforce la protection des mineurs: il n'y a rien pour rendre cette affirmation "vraisemblable", et surtout pas le texte de loi! Les juges vont en tout cas s'amuser à mener des investigations approfondies pour vérifier le caractère "vraisemblable" de telle ou telle affirmation. Enfin, je dois ajouter que j'ai déjà entendu dire que des accusations portées par des enfants victimes, au sujet de réseaux pédophiles organisés, parfois satanistes, ont déjà été qualifiées d' "impensables" par un magistrat, d'"invraisemblables" par des journalistes et des avocats de la défense, et les affaires ont été classées. Pour autant, une investigation même basique permet de comprendre que les enfants ne mentaient pas. Dans ces cas là, on fait quoi?

  • La "croissance" sera plus basse que prévue: 0,2% au premier trimestre 2018. Ouah. Et cela, même en intégrant les revenus du trafic de drogue (estimés à 3 milliards par an). La micronie ne le crie pas sur les toits mais la consommation des ménages est plombée (comme leur pouvoir d'achat), et les entreprises n'investissent toujours pas malgré les milliards de cadeaux fiscaux comme le CICE de micron, la suppression de l'ISF, de l'exit tax et j'en passe. Encore une preuve que la "théorie du ruissèllement" est un mythe.

 

JUIN

  • 34473962_10204464614413618_7963702912561971200_n5 juin : le plan banlieues du micron ne sera pas. Aucune ambition, pas de budget, bref on repassera si on espérait une action d'envergure. Pire encore: dans cette loi, outre le fait qu'elle permettra de bétonner le littoral encore davantage, vise aussi à privatiser le logement social. Avec évidemment à la clé, comme toujours avec les privatisations, une réduction du service et une augmentation des prix. Quant aux vieux et aux handicapés, ils devront se battre pour accéder aux 10% de logements accessibles (contre 100% aujourd'hui).

Le système est simple: en baissant les APL de 5%, le bento micronien a pris ces 5 euros aux sociétés de logement social, en imposant une baisse des loyers de 5 euros. Cela fait autant en moins pour rénover, construire, investir dans les énergies renouvelables etc. La micronie va nous dire qu'il faut donc privatiser, et la loi "ELAN" le permettra. Bastamag résume:

"Après avoir fragilisé la situation de bailleurs sociaux, le gouvernement propose sa solution miracle : vendre 1% du parc chaque année, soit 40 000 logements par an basculés sur le marché privé. Les exemples de privatisation du logement social en Angleterre et en Allemagne laissent pourtant présager le pire : baisse du nombre des logements, dégradation des résidences, augmentation drastique des loyers, et explosion du mal-logement" [10].

Concrètement, le micron va encore gratter 1,5 milliard sur le dos des pauvres (10 millions de personnes bénéficient d'un logement social, souvent les plus pauvres excepté quelques politiciens et hauts fonctionnaires), en s'attaquant au logement social. on sait déjà que 40.000 logements sociaux ne pourront plus être construits chaque année, alors que la crise du logement est toujours plus forte.

 "1,5 milliard d’euros : c’est la brutale coupe budgétaire réalisée par le gouvernement à l’encontre du logement social. 800 millions en moins sur les allocations logement versées aux locataires du parc social, et 700 autres millions via une augmentation de la TVA sur les HLM, qui passera de 5,5 à 10 %". 

  • 14 juin : ce n'était pas le Gorafi, c'était une fausse vidéo volée, donc une vraie vidéo de communication, dans laquelle le micron partait dans un délure digne d'une Thatcher en plein orgasme ultra libéral, expliquant qu'on met "un pognon de dingue" dans des aides sociales et qu'elles ne servent à rien puisqu'il y a de plus en plus de pauvres. De l'art du syllogisme, en quelque sorte. Selon lui, il faut "responsabiliser" les chômeurs, et paf quelques jours plus tard, campagne de com' sur les deux ou trois départements qui ont expérimenté le travail forcé pour les RMIstes. Si ce raisonnement digne d'un enfant de moyenne section n'était pas en réalité l'alpha et l'oméga de la communication du lobby patronal et financier, on pourrait en rire. Hélas, ce délire se concrétise...

Macron met en scène sa philosophie sociale: "On met un pognon dingue et les pauvres restent pauvres"

  • 15 juin : la destruction des retraites est engagée, puisque les premières "rumeurs" destinées à préparer l'opinion publique sortent dans les médias. Dans le viseur, notamment : la fin des pensions de réversion, touchées par leurs veuves à 89%, quand leur pension était très inférieure à celle de leur mari. Les fonctionnaires, dont les salaires sont plus faibles mais qui cotisent davantage, le montant de leur retraite sera revu à la baisse, et calculé comme pour le privé (excepté les militaires, allez savoir pourquoi. Aurait-il peur d'une insurrection de militaires?). De toute manière, nous savons qu'il n'y a rien de constructif à attendre de ce nouveau rouleau compresseur législatif. Evidemment, la micronie promet que la "réforme" sera "plus juste", mais jusqu'à présent à chaque fois qu'ils nous ont dit cela, on s'est fait avoir.
  • 31952987_10155780065202981_8767515452281716736_n24 juin : le micron a encore chuté dans les sondages, mais a priori il s'en fiche, il n'a pas l'air de compter sur l'opinion publique pour être réélu. Ce qui est incroyable, c'est qu'il y aurait selon ce sondage sur presque 2.000 personnes, encore 40% d'individus ayant une "opinion favorable" de ce lui qui fait office de président.

  • 25 juin: une enquête préliminaire est ouverte à Lyon pour détournement de fonds publics, financement irrégulier de campagne électorale, abus de biens sociaux et recel, au sujet des petits cadeaux de la mairie de Lyon et de la Métropole, pour la campagne présidentielle de jupiter. Salles municipales prêtées quasiment gratos, petits fours et personnel municipal au garde-à-vous... Une réception notamment, organisée le 12 juin 2016 à l'Hôtel de Ville de Lyon pour 2.000 personnes, aurait coûté la modique somme de 19.000 €. Petit plus: il y aurait aussi une affaire d'emploi fictif, un type payé à mi-temps par la Métropole de Lyon alors qu'il dirigeait à temps plein la campagne d'A Reculons!, selon la plainte.
  • 26 juin : les bénéfices du CAC 40, les 40 plus grosses entreprises côtées en bourse dont le siège est en france, ont augmenté de 22% en 2017, à 94 milliards d'euros au total (niveau d'avant la crise). Si on cherchait où allait notre % de "croissance", voilà une partie de la réponse. Par contre, les investissements, c'est-à-dire ce qui permet à une entreprise de rester "compétitive" comme ils disent, ont chuté de 15%... Sur ces 94 milliards de bénéfice, pas moins de 47 milliards ont été versés directement dans la poche des actionnaires.
  • 26 juin : Le micron ose traiter les Bretons de "mafia de la france"! Mais quelle blague. Ce mec révèle son ignorance crasse mais on le savait déjà qu'il n'alignait pas deux idées intelligentes. De toute manière la Bretagne n'a qu'une chose à faire: récupérer Nantes et quitter ce pays de jacobins ignares.
  • 27 juin: signature de la "réforme" de la SNCF, qui ouvre la voie à la privatisation en deux étapes. D'abord l'ouverture à la concurrence (avec la destruction du statut des cheminots au passage), ensuite l'ouverture du capital.
  • 2018-07-14 19_05_07-« L’ambition émancipatrice du programme présidentiel échappe à un nombre grandis28 juin: MDR. Deux semaines après la publication dans Le Monde d'une note confidentielle osant interroger la pertinence de la politique micronienne du "tout pour les super riches", Jean-Pisany Ferry, banquier fan du micron, a fait un magnifique rétropédalage dans une autre tribune, qui s'en prend cette fois au montant des dépenses publiques, notamment les "120" milliards par an consacrés à l'emploi. Dans cette très bonne analyse du délire de Pisany Ferry, il est rappelé que le très inefficace CICE, inventé et étendu par Jupiter, coutait en 2015 à lui seul près de 20 milliards par an (on en est à 27 milliards aujourd'hui, toujours sans aucun effet sur l'emploi). On peut rire de ce retour immédiat dans le rang de ce chantre de l'ultra libéralisme, mais il est révélateur d'une cour servile, un mal typique des roitelets qui ne souffrent aucune contradiction. Même quand ils nous emmènent droit dans le mur. Ca rappelle le conte du "roi est nu", et la question est de savoir quand cela va s'arrêter.

  • 29 juin : le grand "service national", ou "service militaire", "civique" ou autre tant annoncé durant la campagne se réduira finalement à 1 mois, à 16 ans! Ouah.
  • 30 juin : de l'inefficacité de la destruction du droit du travail et du CDI par les ordonnances micron. Selon un sondage CSA auprès auprès de l’Association nationale des DRH (ANDRH), ceux-ci "sont peu nombreux à considérer que les ordonnances permettent de recruter plus facilement, mais largement majoritaires pour dire qu’elles simplifient les procédures de licenciement ". En gros et comme nous le savions tous, on nous a encore menti.

 

 

JUILLET

  • 1er juillet: "réforme" de la fonction publique, le feuilleton continue. Ce machin appelé "Action Publique 2022" est dénoncé par tous ceux qui tiennent à un service public. On parle souvent des hôpitaux, des flics, des écoles, parce que ce sont les plus visibles. Mais les services publics sont omniprésents dans vos vies, et même s'ils sont à améliorer, ils accomplissent des tâches que le privé ne fera aussi bien pour le même tarif, et certainement pas avec la même indépendance. Il reste La Poste et ses salariés compressés, la sécurité sociale, l'audiovisuel, qui est encore capable de diffuser de vrais magazines d'investigation, les pompiers dont les budgets s'effritent de manière indécente... Les services publics ce sont aussi les mairies, l'inspection du travail, les douanes, c'est plein de maisons de retraites, de sociétés de logements sociaux et moyens, c'est la conception et le contrôles des routes et infrastructures, la préservation de la qualité de l'eau, de l'air, du littoral, de la biodiversité, c'est la réflexion sur l'aménagement de la ville, la qualité de vie, la gestion de l'espace public... Le secteur public, contrairement à ce que beaucoup pensent, c'est aussi l'innovation même si elle est de plus en plus transférée au privé qui se fait des bénéfices grâce à l'argent public. Une innovation que le privé est incapable de financer, en termes de moyens matériels et humains. 
  • 9 juillet: Darmanin convoque les chefs des douanes et du fisc, deux ministères qui devront se "réorganiser" pour faire mieux avec 20.000 postes en moins. Il ne faudra pas se plaindre de l'évasion fiscale, des patrons voyous, des produits importés illégalement et autres déboires. Le seul objectif de cette "réforme" étant de "faire des économies". Ben oui, les 4 à 6 milliards d'ISF supprimés doivent bien être financés avec de l'argent venu de quelque part.
  • 2018-07-11 21_54_32-Réforme de l'action publique_ les propositions seront dévoilées _au fur et à mes11 juillet : ah tiens, quelle surprise. La micronie "renonce à son objectif d'excédent budgétaire d'ici la fin du quinquennat". Donc, dans quatre longues années de "réformes" qui nous mènent dans le mur. Il est temps que cette clique d'illuminés revienne sur terre, comme semble le montrer cet aveu: prendre l'argent des pauvres et des classes moyennes pour le donner aux 2% les plus privilégiés n'a aucun sens, ne serait-ce que sur le plan économique. Cet aveu, fait par Darmanin et pas par Jupiter évidemment, signifie qu'ils ont conscience que leurs "réformes" ne permettront pas de sortir la tête de l'eau. Ce qui est dommage, c'est que des pays comme le Portugal y sont parvenus en quelques années, mais avec des réformes intelligentes. 

La micronie, apparemment, ne sait toujours pas comment s'y prendre pour relancer la machine, car le budget 2019 reste totalement inconnu. On sait aussi qu'on n'aura jamais les 2% de croissance mirifiques sur lesquels comptait micron 1er, on sera au mieux à 1,7%.


[1] La Cour de justice de l'Union européenne vient pourtant de reconnaître le lien entre sclérose en plaques et vaccin contre l'hépatite B (qui a été imposé dans les lycées dans les années 90, suite à une vaste campagne de propagande). Sur les effets secondaires des vaccins, moult études et documentaires permettent de se faire une idée, notamment celui-ci, Vaxxed, ou encore "Silence on vaccine". On a aussi trouvé la présence de nano et micro particules de métaux lourds dans 2/3 des vaccins (étude italienne universitaire).

[2] Par ailleurs, "Facebook applique des sanctions financières aux groupes et pages propageant des informations fausses, les privant alors de publicité et vient également d'embaucher 10.000 personnes supplémentaires pour accroître ce contrôle".

[3] C'est parce que l'immigration permet de faire baisser les salaires que le patronat a toujours été favorable à l'arrivée de ces travailleurs moins chers, qui en plus ne revendiquent pas. Le Medef a toujours été un militant  de l'immigration. On peut d'ailleurs s'interroger quand Gattaz dit que "les migrants sont un atout pour la france", alors que de l'autre côté il ne cesse de taper sur les travailleurs pas assez productifs, qu'il décrit en permanence comme des "coûts".

[4] Pisani Ferry, un fan de micron, s'est rendu en 2009 au Bilderberg, et a dirirgé ou été membre de divers groupuscules ultralibéraux et atlantistes.

[5] Micron a d'ailleurs répandu une "fake news" au sujet de la participation publique dans l'aéroport de Toulouse, affirmant qu'elle restait au-delà de 50,01 %. Médiapart a montré qu'en réalité, il a donné les pleins pouvoirs aux actionnaires privés: "Au passage, l’État donne aussi les pleins pouvoirs aux investisseurs chinois, sans le moindre garde-fou, pour qu’ils pratiquent la politique de rémunération qu’ils souhaitent au profit de ceux qui dirigeront la société". 

[6] D'ailleurs, ce sont principalement des députés français du FN et des "Républicains" qui ont voté en faveur de ce texte. 

[7] "Selon l'Insee, le pouvoir d'achat devrait ralentir au cours du premier trimestre en raison de la hausse de la fiscalité indirecte sur le tabac et les produits énergétiques. L'économiste de l'OFCE Pierre Madec explique que la politique fiscale du gouvernement pourrait freiner sérieusement le pouvoir d'achat de certaines catégories au cours de cette année", expliquait La Tribune du 28 mars 2018. Tout cela est d'une telle évidence qu'on peut se demander si Monsieur Rothschild a vraiment mené "réformes" sans connaître leurs conséquences. En gros, le pouvoir d'achat va être amputé de 5 milliards sur l'année (tiens, justement le cadeau aux riches de la suppression de l'ISF sur la spéculation). 

Heureusement que "Les importations à bas coûts ont amélioré le pouvoir d'achat de 1.000 euros par ménage", selon Les Echos du 17 avril. Il s'agit en fait du cercle vicieux qui mène à l'endettement des ménages, qui a mené aux Etats-Unis à la crise des subprime. En gros: les salaires sont très bas chez nous, donc on ne peut consommer que des produits pas chers fabriqués en Chine et en tout cas à l'étranger, donc nos usines ne tiennent pas le coup, donc le chômage augmente chez nous et les salaires baissent. Ca a l'air un peu bête mais c'est exactement le cycle dans lequel nous sommes entrés depuis le tournant libéral de Mitterrand en 83. Et aujourd'hui on peut dire qu'on tourne en vitesse essorrage.

[8] Sur les comptes de campagne, il y a un passage très intéressant de ce documentaire sur l'affaire Karachi (très bon docu), où des conseillers du conseil constitutionnel expliquent avoir validé les comptes de Chirac et de Balladur alors qu'ils étaient hors des clous. (Lien du docu, c'est vers 15 mn)

[9] Le fait de permettre aux accords d'entreprise d'avoir une force réglementaire, même quand ils sont moins avantageux que les accords passés au niveau national ou au niveau de la branche d'activité est une vieille réclamation du patronat. En effet, les travailleurs ont beaucoup moins de poids lorsqu'ils négocient au niveau de leur propre entreprise, directement avec la direction. Les accords d'entreprise sont presque toujours plus défavorables aux salariés que les accords nationaux et même les accords de branche.

[10] Selon Bastamag, "En Allemagne, l’important mouvement de privatisation du secteur du logement social à partir de 1990 s’est traduit par une diminution du nombre de logements disponibles. Les bailleurs communaux – équivalent de nos bailleurs sociaux – ont été massivement vendus à des entreprises et fonds d’investissements privés entre 1990 et le milieu des années 2000. Avec comme objectif affiché d’assainir les finances municipales. « Depuis 1990, le stock de logements sociaux en Allemagne a baissé d’environ 60 %», alertait l’Association nationale d’aides aux sans-abri (Bundesarbeitsgemeinschaft Wohnungslosenhilfe). À Berlin, 482 000 logements appartenaient aux bailleurs communaux en 1990. Il n’en restait plus que 273 000 en 2005, soit 209 000 en moins ". Le pire, c'est que dans ce pays, on a justifié cette privatisation du parc social au nom de l'accès des particuliers à la propriété. Cependant, "seuls 11 000 des 209 000 logements berlinois privatisés ont atterri entre les mains de particuliers (soit 5 %). 11 000 autres ont été cédés à des coopératives d’habitants – un modèle qui n’existe pas en France. La très grandes majorité, 120 000 logements, a été vendue à des fonds d’investissements". Et on peut parier que ce sera la même chose en france. Après cela, bonne chance pour faire marche arrière et reconstruire des logements sociaux.