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C'est la rentrée, qui s'annonce sous des auspices combatifs. Les citoyens sont encore plus gavés que l'année dernière par l'inanité du micron et sa clique, et eux n'ont pas du tout l'intention d'agir intelligemment. Si toutefois c'était à leur portée, ce qui est loin d'être sûr. Réflexions sur l'ambiance de cette nouvelle rentrée en micronie.

 

En cette rentrée, nous sommes nombreux à être comme au bord d'une piscine, avant un plongeon. Bien insipirer, anticiper l'impact au mieux, et se lancer.

Quelles sont les forces en présence? D'un côté, une population fatiguée par des années de restrictions, d'absence d'horizon, de décrochage total des élites. Mais une population qui ne s'avoue pas vaincue, et qui, comme on l'entend beaucoup les samedis après midi de promenades citoyennes, "n'a plus rien à perdre". 

De l'autre, des flics fatigués mais armés jusqu'aux dents, un pouvoir à bout de souffle, qui ne tient plus que grâce aux miracles de la répression et de la propagande la plus bête et méchante. D'ailleurs, ça en devient triste tellement les infos "mainstream" sont à côté de la plaque, triste reflet d'un néant dominant, d'un vide intersidéral de la pensée devenu la norme dans le monde politique. 

 

La mascarade

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Cette mascarade ne tient plus que par la violence, et grâce à une mafia qui applique les lois faites par les politiques, et que l'on appelle la "justice". 

La justice est l’instrument du pouvoir politique. C’est un point clé que nous devons dénoncer et modifier en tant que citoyens.

Elle applique les lois faites par le politique, les magistrats dépendent du politique pour leur carrière, et de plus en plus elle montre qu’elle n’est plus que le bâton qui frappe les masses pour assurer l’ordre établi. La justice ferme les yeux devant les élections bidons en france, comme elle a pu, au Brésil, contribuer au coup d’État qui a mis bolsonaro au pouvoir.

Elle enferme des Gilets Jaunes et refuse d’enquêter sur l’affaire du coffre fort disparu de Benalla au milieu d’une perquisition, classe sans suite l’affaire des mensonges de tout le monde sur l’affaire benalla, l’affaire des conflits d’intérêts -présumés- d’Alexis Kohler son ancien bras droit, l’affaire des comptes de campagne du micron, la plainte des Insoumis pour fraude électorale contre Valls à Evry lors des législatives (pourtant avérée), la plainte pour viol contre Darmanin, une plainte contre brigitte pour pour des faits de "corruption passive" et "trafic d’influence", les 500 plaintes de manifestants contre castaner, l’affaire des mutuelles de Richard Ferrand devenu président de l’Assemblée Nationale, etc. 1

Quant aux plaintes pour les violences policières, elles trainent ou, pour la plupart, sont classées sans suite.

Et d’un autre côté, des manifestants, des citoyens sont poursuivis et même parfois emprisonnés pour rien, juste parce qu’ils se trouvaient là, à tenter de défendre leurs droits.

Le politique, en micronie, est quant à lui réduit à son plus strict minimum : la communication élyséenne.

L’État, aujourd’hui en micronie, se réduit aux décisions d’un seul individu. Listons rapidement les régressions et destructions qu’il nous a imposées ces deux dernières années (mais j’en ai certainement oublié) :

  • Retraites
  • Chômage,
  • Sécurité sociale
  • "Justice" 
  • 11 vaccins pour les bébés
  • Fermetures de classes et d'écoles
  • Enseignement (régression vers un système encore plus inégalitaire)
  • Audiovisuel Public (en cours)
  • ED8a6xrWsAcwes- - CopiePrivatisations des Aéroports de paris, de la française des jeux, des barrages

  • Réduction des effectifs des ministères : environnement, impôts, santé.
  • Finir la destruction à marche forcée de la SNCF, de La Poste, des agences de l’environnement, des hôpitaux, des services publics en général, un bien commun.
  • Militarisation croissante de la police
  • Restrictions des libertés (manifester, liberté d’expression, droit de la presse, fichage de masse des opposants…)
  • Bombardement de la Syrie
  • Signatures des traités commerciaux ultra libéraux qui donnent tous pouvoirs aux multinationales (CETA, TAFTA, MERCOSUR en cours).
  • Droit du travail
  • Formation professionnelle
  • RIEN contre l’évasion fiscale 2 et l’ "optimisation fiscale".
  • Secret des affaires
  • Droits des femmes
  • Droits des enfants
  • Environnement, pesticides etc.
  • Non respect des droits des migrants
  • "Tolérance" pour les fausses déclarations des entreprises.
  • Intégration du trafic de drogue dans le calcul du PIB.
  • Cadeaux fiscaux aux riches : doublement du CICE à 40 milliards par alors qu’il ne créé pas d’emploi, fin de l’ISF sur les valeurs spéculatives 3, fin de la flat tax.²..

Le prochain chantier est carrément la "démocratie", ou ce qu’il en reste.

 

De qui micron est-il le représentant ?

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A ce sujet je recommande de lire Marc Endeweld (le Manipulateur), les Pinçon-Charlot (le président des ultra-riches) et Juan Branco (Crépuscule). Le micron a été financé par très peu de gens, qui ont donné le maximum au micron et à son parti rétrograde. Ces gens ont le même profil : petits patrons, patrons de grosses boîtes, professions libréales comme avocats etc.

Logiquement, même si son ingratitude a été déjà pointée du doigt, et surtout parce qu’il vient du même milieu, le micron défend leurs intérêts : les intérêts de sa classe, de celle de brigitte, de ses amis, de ses soutiens, de tous ceux qu’il a placés autour de lui, etc.

Car c’est bien de lutte des classes qu’il s’agit, même si le mot fait peur aux "bourgeois". Les riches sont en guerre contre les classes populaire (depuis longtemps) et moyenne (depuis les années 80, le fumeux "tournant libéral" de mitterrand et fabius, son 1er ministre).

Nous avons basculé hors des clous de la démocratie de bisounours qu’on nous vend depuis la "révolution", une révolution des élites pour les élites qui a eu pour seul mérite d’instaurer la propriété privée. Cet individu qui vit à l’Elysée depuis plus de deux ans ne supporte pas "le peuple", les citoyens, encore plus quand ils sont pauvres ou manifestants. Il centralise tous les pouvoirs sur sa personne, allant même jusqu’à nommer le procureur général de Paris (n°1 en france), et le chef du parquet national financier, tout en laissant ses équipes parler de "séparation des pouvoirs"4.

2017-12-30 23_47_56-20 heures _ [émission du 19 janvier 2008] - Vidéo Ina

Cet individu pense que le pays ira mieux en lui appliquant son remède, digne des médecins du Moyen-Age équipés de leurs clystères capables de prendre jusqu’à 5 litres de sang à un moribond.

Or on sait, depuis le début de l’ultra libéralisme pour certains, depuis quelques années pour d’autres (FMI, Banque Mondiale, ONU 5…), que ces méthodes ne font qu’enfoncer les pays dans la crise économique,  politique, sociale. Est-il aussi stupide, est-il ivre d’idéologie, rabâchée par des mentors comme Attali, Jouyet, Minc, Hermand, Pisani-Ferry, Rothschild et compagnie ?

Car, de deux choses l’une : soit nous sommes face à un incompétent qui ne sait pas ce qu’il fait, soit l’individu a un agenda dont l’objectif est d’assurer le règne des fonds spéculatifs, de la haute finance, de l’évasaion fiscale et du ruissèlement de l’argent des pays vers les poches de quelques profiteurs hors d’atteinte.

Au vu des faits et de ses discours, on ne peut qu’être amenés à se poser ces questions. Par ailleurs, le micron a certainement un plan de carrière, pour après ce job tremplin, et il pourra viser d’autant plus haut qu’il aura tenu bon devant les citoyens.

 

Que fait le micron ? Une lecture que vous n’aurez par dans la BFMsphère

Le micron dit sur Twitter (je recommande d’aller faire un tour sur son twitter, et surtout de regarder les nombreux commentaires des citoyens) que les inégalités c’est pas bien.

2019-09-02 21_46_00-Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) _ Twitter - Opera

Pourtant, les faits montrent qu’il fait tout pour enrichir ses copains les milliardaires. Alors on s'interroge: nous prend-il pour des cons, prend-il des drogues hallucinogènes, ou pense-t-il vraiment que son interminable série de régressions tend à réduire les "inégalités"? 

Pour ne prendre que quelques-unes des informations révoltantes de ces derniers mois :

En parallèle, les salaires baissent, comme les services publics, par exemple.

Quand le micron nous dit que les inégalités c’est pas bien, il se fout littéralement de tous "ceux qui ne sont rien " à ses yeux et qui par conséquent subissent de plein fouet son délire ultra libéral, totalement contre-productif. Où est la sacro-sainte "Croissance" (0,3 % au 1er trimestre, 0,2 % au 2e trimestre) 7 ? Où est-il, l’emploi ?

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Ce ne sont en tout cas pas les médias pro-micron (qu’on pourrait qualifier de "BFMsphère" 8  tant on a vu s’aligner les autres sur le discours ultra libéral et même quasi sectaire de BFM, comme LCI, France 2 ...), si nombreux qu’ils étouffent le paysage médiatique "grand public", qui nous permettront de nous poser les bonnes questions à partir des bonnes informations.

Alors que les citoyens sont opprimés comme jamais depuis l’invasion par les nazis (désolée d’en arriver au point Goodwin mais c’est une réalité), la BFMsphère continue de chanter les louanges du petit père du business français, devenu son candidat puis un président qu’il faut défendre envers et contre tout. Ce n’est pas un hasard si une dizaine de milliardaires, tous fans de jupiter, détiennent la grande majorité des médias et de l’audience, ce temps de cerveau disponible pour la propagande micronienne.

Petit à petit, nous entrons dans ce qu’on pourrait appeler une dictature capitaliste, avec quelques privilégiés très riches qui échappent à l’impôt, pendant que les entreprises dans lesquelles ils ont placé leurs billes bénéficient de lois différentes de celles auxquelles les citoyens sont soumis, de tribunaux différents 9, et désormais d’une quasi impunité même face à un endettement catastrophique10 et à des maltraitances graves des travailleurs (salariés, sous-traitants etc.).

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Ce personnage, ce jupiter de cour de récré, applique la politique de la mondialisation et de l’ultra libéralisme, c’est-à-dire la privatisation de tout ce qui peut rapporter à ses amis les milliardaires, français et étrangers. En parallèle les salaires régressent et l’endettement des ménages augmente 11.

Il ne remettra pas en cause ce qui a nous a menés dans la crise de 2006, dont ne sommes en réalité jamais sortis (la vente des biens publics encore 13 ans après en est la preuve).

Par exemple, il ne remettra pas en cause le mélange des genres entre banques de dépôts (celles qui ont notre argent et sont censées investir dans l’économie) et banques de spéculation financière, dites "d’investissement" (sic.), qui jouent en bourse les dépôts des épargnants 12.

Il ne régulera pas les banques 13, ni la finance, encore moins la mondialisation. Il ne mettra jamais fin aux paradis fiscaux.

Il n’instaurera aucune protection de l’économie nationale, ni, par conséquent, des citoyens. Quant à l’environnement, tout le monde a compris que cette préoccupation est totalement absente de son esprit probablement trop "complexe".

 

Conclusion et perspectives

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La question que nous devons nous poser aujourd’hui est : quand devons-nous arrêter de parler de démocratie, dire le mot d’oligarchie, de dictature (même "soft") ou de ploutocratie ?

Quand assumerons-nous enfin que la seule alternative est de nous battre pour ne pas tomber dans l’obscurité ?

Dans deux ans, nous aurons très certainement à nouveau le pen au 2e tour, contre le micron. Tout est prévu pour que ce scrutin auquel peu ont hâte d'arriver se passe ainsi, et nous en prenons dangereusement le chemin. Mais nous ne devons pas nous laisser à nouveau coincer dans ce traquenard qui ne nous précipitera qu’un peu plus vite, quel que soit le vainqueur du 2e tour, dans le néant démocratique et humaniste, et le gavage des élites 14. Nous devons organiser les filets de sécurité démocratiques, les réseaux de solidarité, afin de nous donner des chances de ne pas finir en esclavage.

L’obscurité commencera, comme dans les années 30, par le marasme économique. Dans lequel nous sommes déjà, mais qui va s'aggraver. Même Le Figaro s’étonnait le 5 septembre de la levée exceptionnelle de fonds par la France pour alimenter sa dette : un peu plus de 10 milliards, à taux négatifs même à 15 ans. Cela montre que les "investisseurs" sont prêts à perdre un peu d‘argent dans l’espoir d’éviter d’en perdre beaucoup, car la dette de la france s’avère parmi les moins risquées au monde.

Le quotidien des "idées saines" de préciser : "Ces levées s’inscrivent dans un contexte particulier pour la France. Le besoin de financement français en 2019 atteint 237 milliards d’euros. Il a été prévu dans la loi de finances d’y pourvoir essentiellement via des émissions de dette à moyen et long terme, avec un montant d’émissions de 200 milliards d’euros, là aussi un record. Ce pic s’explique d’une part par la dégradation continue des finances publiques mais aussi par les besoins de refinancement de la dette émise il y a dix ans, lors de la crise financière". En gros, la gestion désastreuse des finances publiques entraîne -malgré l’austérité et la taxation massive des classes moyennes- un trou de 237 milliards. Et en plus de la catastrophe micron, nous payons encore le financement public de la dette privée à la suite de la crise de 2006 15.

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Le micron nous parle sans cesse d’économies, mais en réalité il n’économise pas : il donne des milliards aux plus riches.

Aujourd’hui, de nombreux citoyens dénoncent les conséquences de l’ultra libéralisme, que ce soit sur les humains ou sur la nature : les animaux 16, les plantes, l’eau17, le sol, l’air.

Les gens sont de plus en plus nombreux à comprendre que plus rien ne tourne rond dans nos belles sociétés "démocratiques". Nombreux sont ceux qui ont parfaitement compris d’où vient le problème : du système économique et social actuel. Et certains tentent de s’organiser.

La bonne nouvelle est qu’il est tout à fait possible de créer des systèmes plus cohérents, puisque nos cerveaux sont capables de l’imaginer : "les inventions d’inconnu réclament des formes nouvelles", disait Raimbaud. Nous devons dépasser les concepts qui nous ont été inculqués depuis toujours, pour aller vers le bon sens, l’intérêt commun.

Il est évidemment contre-productif d’imposer à tous un système qui soit le même sur le plan politique, économique, social, culturel de plus en plus, et cela partout dans le monde. Par contre, nous pouvons inventer de nombreux systèmes, différents, adaptés aux histoires, aux paysages, aux contextes : il semble évident qu’un Inuit ne peut pas vivre avec le même sysème qu’un Peul, un européen, ou un habitant de New York. Cela n’empêche certainement pas les échanges, les liens, l’ouverture.

Cela peut sembler une évidence, mais nous vivons aujourd’hui dans le système inverse : les élites se reproduisent, se cooptent, dirigent, et s’organisent pour préserver leur pouvoir et leurs intérêts. Elles ont centralisé le pouvoir politique, économique, médiatique et accaparent les richesses comme jamais.

Le micron a commandé 25 millions de cartouches de fusil d’assaut pour équiper les "forces de l’ordre", celles qui font déià tant de dégâts avec des LBD et grenades de désencerclement 18.

On peut légitimement craindre qu’il ne s’en serve car cet individu a montré qu’il n’a pas de limites. Cette commande n’a pas été passée pour gaspiller une fois de plus de l’argent public, au vu et au su de tous (ces appels d’offre sont publics), mais parce qu’il pense devoir s’en servir, parce qu’il sait que ses régressions 19 pousseront à bout la grande majorité des citoyens.

 


 

1 Accessoirement, la « justice » sert surtout à classer sans suite les procédures gênantes, qu’elles concernent la micronie ou même les enfants victimes d’abus sexueles, les femmes battues etc.

2 Evasion fiscale estimée à 100 milliards d’euros par an en france. Quant à l’optimisation par les multinationales, elle ne coûterait que 14 milliards par an, soit un tiers de l’impôt sur les sociétés. 70.000 entreprises en france y auraient recours.

 

2018-09-16 10_12_42-Comment Emmanuel Macron appauvrit l'Etat _ Alternatives Economiques

3 La fin de l’ISF sur la spéculation (pas sur les biens immobiliers) coûte la bagatelle chaque année de 3,2 milliards d’euros contre 2 milliards annoncés par les expertis microniens. Quand il s’agit de fare payer les citoyens, on se contente de calculs à la louche.

4 Ces nominations des chefs du parquet par l’exécutif font d’ailleurs que la france ne peut pas vraiment se targuer d’être une véritable démocratie puisque la séparation des pouvoirs est un mythe.

5 Depuis la crise financière de 2006 - … ces insitutions ont toutes fini par admettre que l’austérité était néfaste pour les économies nationales. Tout en continuant à appliquer les bonnes vieilles mesures d’austérité, d’ailleurs.

6 Mais pas selon BFM, bien-sûr., qui situe plutôt le chiffre à 20 milliards Contre 1 milliard de fraudes RSA, arrêts maladie et CAF réunies. BFM qui, appartient au super endetté Patrick Drahi, vit aceessoirement grâce à l’évasion fiscale, appelée « optimisation » en micronie.

7 Et encore, cette mini "Croissance" n’est due qu’aux revendications des Gilets jaunes, dont certaines ont permis de limiter la destruction du pouvoir d’achat. En France, la "Croissance" est tenue à plus d’un tiers par la cosommation. Ceci dit, toute la « zone euro » est dans les choux, et la Deutsche bank fait craindre quelques difficultés pour l’Allemagne. Quoi que, la BNP est prête à racheter ses produits dérivés pourris. Notons aussi que la Deutsche Bank a été la banque de Jeffrey Epstein jusque très récemment, et a beaucoup financé Donald Trump. La bqnue détient d’ailleurs des documents fiscaux concernant Trump, que celui-ci a refusé de donner au Congrès.

8 En plus BFM est un bon exemple, puisqu’elle appartient comme RMC, Libération et L’Express et d’autres, à Patrick Drahi, qui finance « télé micron » grâce à l’évasion fiscale et à l’impunité offerte par l’État. Quand il était à Bercy, le micron a facilité le rachat de SFR par Drahi, sans qu’il ‘nait à rapatrier ses avoirs depuis la Suisse (Le Monde Diplomatique, mai 2017).

9 Les tribunaux de commerce sont un exemple, les tribunaux dits d’arbitrage prévus par les traités commerciaux comme le TAFTA ou le CETA en sont un autre en pire, puisqu’il s’agit de décisions prises par des arbitres privés, qui peuvent imposer des amendes de dizaines de milliards aux Etats. La belgique, tête de pont de la finance, mène depuis le refus du CETA par le parlement Wallon un intense lobbying à l’ONU pour créer un seul et unique tribunal "d’arbitrage" pour régler "les différends entre investisseurs et États". Comme si les investisseurs n’étaient pas le commun des mortels. Si Hulot n’a rien pu faire, c’est aussi à cause des traités comme le TAFTA : un rapport du Corporate Europe Observatory précise que des multinationales ont menacé la france de poursuites devant les "tribunaux arbitraux" (et d’extorquer des milliards à l’État) en cas de mesures de protection du climat qui auraient pu les pénaliser. Du coup, la loi Hulot a été vidée du peu de substance qu’elle avait.

 

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10 Endettement catastrophique car, selon la revue Oblik d’Alternatives Economiques, "si une partie de l’argent emprunté par les entreprises sert à renforcer leur trésorerie, une autre est utilisée pour jouer au casino boursier, avec tous les risques que cela comporte". On imagine qu’il en va de même avec les bénéfices, qui ne doivent pas vraiment servir à l’investissement ou à la rémunération des salariés.

11 En 2015, on apprenait qu’en 10 ans "l’encours de dette des Français a enflé de 79% alors que leurs revenus cumulés ont progressé de moins de 25%". Et la situation n’a fait que s’aggraver depuis l’arrivée du micron, d’autant que les taux de crédit sont très bas. Selon La Tribune du 18 mars 2019, "L'endettement des ménages et des entreprises français rapporté au PIB est désormais le plus élevé des grands pays d'Europe : à 133,3% du PIB en France à fin septembre 2018 (dont 59,2% pour les ménages et 74,1% pour les sociétés non-financières)".

12 La séparation entre banques de dépôts et de spéculation a été faite en 1933 après le krach boursier, avec le Glass Steagall Act, qui a été abrogé par Clinton en 1999. Ce qui a permis la crise financière, puisque les banques ont engagé du vrai argent dans des produits dérivés pourris. Et pour que les épargnants ne se retrouvent pas à la rue comme en 1929, les Etats sont obligés de renflouer les banques, avant de nous imposer des politiques d’austérité pour combler le trou. En France la séparation entre banques de dépôts et banques de spéculation a été opérée après la guerre, en 1945, jusqu’à ce que Mitterrand, en plein dans son délire et son tournant « libéral », décide que les banques pouvaient spéculer avec l’argent destiné à financer l’économie réelle. Puis en 2013, suite à la crise, les placements les plus risqués ont été vaguement "isolés". car les résistances dans le milieu de la finance sont encore importantes.

Ajoutons qu’aujourd’hui, ces "banques d’investissement" ne savent plus où placer leurs mises pour se faire des bénéfices supérieurs à la croissance mondiale (en berne). Et il n’y a plus grand-chose pour spéculer, à part racheter des actions dont les cours sont maintenus artificiellement par des rachats massifs de leurs propres actions par les multinationales, grâce aux taux d’emprunt proche de zéro, voir en dessous de zéro. Le marché du rachat d’action, le marché "secondaire", c’est plus de 80 % des achats d’actions. Dont la spéculation (appelée "investissement" par les idéologues ultra libéraux) ne créé pas de richesse, ou très peu. Par exemple, le patron de la Deutsche Bank vient tout juste d’annoncer qu’il consacrerait 15 % de son mirobolant salaire pour racheter des actions de la Deutsche Bank, passée à 7 euros. Elle était à 54 € en 2009, à 30 € en 2014. Mais, la tendance générale est à la baisse pour les banques européennes en général, france comprise.

13 En effet, le credo des amis banquiers du micron est l’auto-régulation. Elles font elles-mêmes leurs stress stests, qu’elles réussisent toujours (du moins quand on comprend les résultats, ce qui n’est pas le cas en 2019).

14 Car l’extrême drotie a toujours servi le capital et les capitalistes. En Europe, ces partis votent systématiquement en faveur du business contre les citoyens. Même s’ils disent le contraire.

15 A ce sujet, il est important de rappeler que la droite est pire gestionnaire que le PS. Sous Chirac, Sarkoléon, et Micron, la dette a explosé et les finances publiques se sont toujours retrouvées dans le rouge. C’est le prix des cadeux fiscaux aux entreprises (en réalité aux multinationales) et aux spéculateurs. 2018 fut une année record pour la dépense publique, et en avril 2019 le magazine Challenges titrait "Finances publiques : les baisses d’impôts de Macron ne seront pas soutenables".

 

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16 88 % d’espèces d’eaux douces en 40 ans, - 75 % d’insectes en 30 ans, et encore 40 % d’espères d’insectres menacées à court terme, une baisse de 60 % de la population animale entre 1970 et 2014...

17 En mcironie, les cours d’eau peuvent être détruits et remplis de pesticides, Nestlé pompe comme il veut dans la nappe phréatique, etc.

18 Précisons aussi qu’un des premiers actes du micron en tant que président, dès juin 2017, a été de commander pour 4 ans de lacrymos d’un coup, pour 22 millions d’euros. Tout le stock a été épuisé cet hiver. Aujourd’hui, des citoyens suisses tentent de faire interdire l’exportation de ces armes de guerre en France car elles sont utilisées contre les citoyens, ce qui est interdit par les conventions de Genève (qui régissent les conflits armés).

19 Le terme de "réforme" qui est employé par la mcironie, et avant eux par le club sarkoléon, le club flamby, etc., est impropre : comme le rappelle la revue Frustration – que je recommande à tous-, le Larousse définit une réforme par "Changement de caractère profond, radical apporté à quelque chose, en particulier à une institution, et visant à améliorer son fonctionnement".  Or, comme ces personnages successifs n’ont fait que réduire la qualité (et la quantité) des services publics, de l’aide sociale, des droits des citoyens/ travailleurs/ consommateurs /utilisateurs/ électeurs, il est plus adapté de parler de régressions que de "réformes". Encore un terme galvaudé par les politiques.