26 décembre 2009
Al Gore, ou comment faire du fric avec l'industrie du CO2
Encore une fois, je reviens sur l’affaire du
réchauffement climatique. Michel-François Clérin, économiste à l’université de
Chicago (qu’on ne peut accuser de visées marxistes), explique
comment Goldman Sachs a mis Al Gore sur orbite en matière de réchauffisme
climatique. Son film, « Une
Vérité qui Dérange », a été
au départ de cette hystérie collective sur le CO2, hystérie de laquelle est née
la taxe carbone, mais aussi, par exemple, le business des droits d’émettre du
CO2.
En gros, pendant que le contribuable est appelé
à payer, les multinationales et les spéculateurs, eux, s’empiffrent grâce à la
pollution. Génial…
De fait, il y en a qui n’ont pas perdu le nord.
Toute une industrie s’est mise en place pour
tirer un maximum de profits avec cette histoire de droits à émettre le CO2. Étrangement, dans les plus importantes des boîtes de conseil en spéculation et
« investissement » liés aux droits de polluer ainsi que dans les
boîtes de notation de ces «produits dérivés » liés au CO2, on retrouve les
types qui ont conseillé aux gouvernements, à l’ONU et tout le reste de taxer ledit
CO2 car il réchauffe la planète.
Un débat est de savoir si
le CO2 réchauffe ou s’il est la conséquence du réchauffement. Là, on va
seulement aborder quelques cas de conflits d’intérêts flagrants, à commencer
par celui d’Al Gore, probablement le premier à avoir senti le filon.
Créer des
grands marchés de la pollution
En 2007, il a reçu, en même temps que le GIEC
(groupement intergouvernemental de recherche sur le climat), le prix Nobel de
la Paix pour son film et son « action » pour le climat.
Pourtant, il n’était a priori pas enclin à
l’écologie : sa famille possède les plus grosses mines de zinc du
Tennessee, « l’un des sites les plus polluants des Etats-Unis »
qui émet plein de saletés dans les rivières. Mais, bref.
Al Gore est surtout à la tête ou dans le staff
de très nombreuses boîtes qui font de l’argent sur le créneau des droits
d’émission de CO2, ou bien de conseil en économie de CO2 etc. Et en tous les
cas, ça lui rapporte de l’argent. Son fonds de commerce, c’est le
réchauffement et le CO2.
On se rappelle que le film qu’il a défendu tambour battant dans
le monde entier a déclenché une vague de paranoïa totale concernant le climat,
alors que les méthodes scientifiques restent aléatoires et qu’il y a une
importante marge d’erreur dans toutes les prévisions concernant le climat. Il a
bénéficié d’une promotion et d‘une bienveillance extraordinaires, car
finalement pas mal de monde avait compris qu’en surfant sur la vague, les
espèces sonnantes et trébuchantes ne tarderaient pas à tomber.
Ledit film a été financé notamment par Jeffrey
Skoll, l’ex patron d’EBay1],
et par le fonds d’investissement londonien dirigé par Al Gore « Generation Investment Management »
(GIM). Cette boîte, GIM, a été créée en 2004 par l’ex directeur de Goldman
Sachs Asset Management (dédié à la spéculation), David Bloom, qui est
actuellement n°2 de GIM. Mais d’autres de Goldman Sachs ont participé à sa
création, comme Mark Ferguson et Peter Harris, ou encore Henri Paulson, qui fut
responsable du « plan de sauvetage » de l’économie US et vient lui
aussi de Goldman Sachs. Ensemble, ils ont trouvé une idée géniale : faire
du fric grâce à la pollution2].
Officiellement, le rôle du GIM est d’« d’acheter
des sociétés de grande qualité à un prix attrayant permettant d’obtenir un
retour sur investissement à long terme supérieur à la moyenne. La recherche en
durabilité menée par ses équipes joue un rôle important dans l'évaluation d’une
entreprise et de son équipe dirigeante ainsi que de ses niveaux de valorisation ».
Et,
depuis qu’elle s’intéressait au CO2 jusqu’à sa faillite, c’est Lehman Brothers
qui était la banque de cette boîte.
D’ailleurs, le consultant climat de Lehmann est James Hansen, un ancien de la
NASA qui était aussi président du conseil d’administration de la fondation de
Gore.
En 2007, Generation Investment Mangement s’est
associée avec Lombard Odier Darier Hentsch, la plus ancienne maison de banquiers
privés de Genève, ‘inventeuse’ des fonds de pension en 1919, qui a 179
milliards d’actifs sous gestion, et est reconnu comme spécialiste de la gestion
de patrimoine, c’est-à-dire de la spéculation et des paradis fiscaux. Le
but ? Investir dans le « développement durable ».
GIM a aussi investi dans CAMCO,
une boîte dont elle détient un peu moins de 10%, qui conseille la Commission
européenne, mais aussi la Banque Mondiale, British petroleum ou land Rover en
matière de gestion des droits carbone.
Dans les faits, il s’agit ni plus moins que
d’une officine de lobbying
et de spéculation, utilisant l’argument du développement durable pour spéculer
sur le CO2. Car, ces gens déclarent qu’on peut avoir un « capitalisme
soutenable » ! C’est un peu l’ « économie verte »
de sarkoléon…
Aujourd’hui, Al Gore se vante de conseiller le gouvernement anglais en matière
de réchauffement. Avant son film, au nom de la lutte pour le
climat, Gore a mis en place un marché des droits de pollution au CO2. On
(enfin, surtout les anglais) a conçu le système des « droits de
CO2 », et immédiatement après on a créé le « marché » des droits
de CO2, sur lequel les multinationales et les Etats s’échangent des droits à
polluer. Autrement dit, les multinationales et les banques ont encore réussi à
spéculer, sur le CO2 cette fois.
En Angleterre, David Miliband, ministre de
l’Environnement longtemps pressenti pour devenir « ministre des Affaires
étrangères » de l’Europe, a
expliqué qu’il voulait créer un système permettant de vendre des droits
d’émission de CO2 entre les différents secteurs économiques nationaux et
internationaux.
De son côté, juste avant son film, Gore a mis en
place le système des droits de CO2 ainsi que le système d’échange de ces droits
de CO2. Il s’agit à la base de l’équivalent de 100 milliards de dollars, qu’on
peut revendre à l’infini. En Europe, depuis 2005, c’est l’European
Union Emission Trading Scheme (système européen d’échanges de quotas) qui
gère ce système. 60% du volume de CO2 échangé dans le monde y transite.
Les émetteurs de CO2 doivent signaler combien
ils ont émis sur une période donnée et ils reçoivent un droit d’émettre
du CO2
en fonction de cela. Aujourd’hui, acheteurs et vendeurs de droits à polluer
peuvent vendre et acheter via ce marché. Plus de 11.000 entreprises européennes
responsables d’au moins la moitié des émissions de CO2 européennes sont dans le
système.
Et il ne s’agit pas que de rentrées d’argent
accessoires : entre 2007 et 2008, ce sont 86 milliards d’euros de
transactions qui ont été réalisées sur ce marché. Mais avec la crise, le prix
de la tonne de CO2 a chuté ; passant de 30
à 8 euros la tonne, pour revenir aujourd’hui à 12 euros/t. Un prix si
faible qu’il n’est absolument pas contraignant pour les industries polluantes.
La planète attendra que la crise soit passée…
Officiellement, l’Europe a choisi ce système
pour diminuer sa production de CO2 de 8%, mais surtout en ne perdant pas un
euro. Evidemment, tous les « réchauffistes » applaudissent des deux
mains devant un truc aussi astucieux qui permet de se donner bonne conscience
en faisant du fric sur la pollution. Car du coup, il est plus rentable de spéculer que de
diminuer cette vilaine pollution (qui reste à définir, du moins en partie)3].
Accessoirement, le système permet aux
multinationales de ne pas payer de TVA (5
milliards passés à la trappe depuis mi 2008)4].
Ce n’est pas compliqué : une boîte
basée en France achète des droits de polluer à l’étranger, étant ainsi exonérée
de TVA, avant de les revendre à des entreprises Françaises mais cette fois avec
la TVA. Il reste à empocher le total sans rien déclarer au fisc, et on a une
belle plus value en polluant autant si ce n’est plus.
Au niveau international, le marché principal
pour ces échanges c’est l’InterContinental Exchange (ICE) crée en 2000 par des
banques internationales comme Goldman Sachs qui en est le deuxième actionnaire,
mais aussi de pétrolières comme Shell ou BP.
L’ICE
contrôle de nombreux marchés des droits CO2, comme l’European Climate Exchange5] (ECX), le London Climate Exchange ou le Chicago Climate
Exchange (CCX), première bourse de CO2 créée
en 2003 par Al Gore et Maurice Strong6],
dont l’un des plus gros actionnaires est Goldman Sachs, et dont les statuts ont
été rédigés par
Obama, alors avocat à Chicago. Des boîtes comme Ford, Motorola, Baxter,
STMicroelectronics, Electric Power etc. ont aussi contribué à la mise en place
de ce marché à Chicago, qui a servi de plate-forme pour les Etats-Unis.
Mais officiellement, c’était l’idée de Bush et
Paulson.
Enfin, bref : sur tous ces marchés, qui
appartiennent à des actionnaires privés, on invente des
produits spéculatifs de plus en plus complexes et risqués (ça va
ensemble), un peu comme on a fait avec les subprime, CDS etc.
Des
premiers pas au big business
Richard
Sandor, l’un des fondateurs de l’ICE, a « inventé »
l’échange de droits CO2, et a été recruté par Gore et Strong pour gérer le CCX7].
Le fric est venu en partie de l’ONU, en partie du GIM de Gore, mais aussi de la
Joyce Foundation à laquelle appartenait
Obama. A la direction du CCX, on trouve également, en son nom propre, le
président du GIEC, qui est le chantre du réchauffisme.
Dans la collection
des bourses de CO2, on a encore Blue Next,
qui est une filiale d’Euronext –New York Stock Exchange et de la Caisse des
Dépôts et Consignations, ce qui la rend plus « solide », ou encore
Chicago Climate Futures Exchange (CCFE), qui est passé sous la coupe du CCX,
lui-même sous la coupe de l’ICE. On peut encore ajouter que Goldman Sachs
possède 10% du CCX, et GIM, la boîte d’Al Gore, encore 10%.
Al Gore a commencé dans l’écologie, dit-il, en
1976 quand il a été élu au Congrès « grâce à (sa) vision de
l’environnement », puis en 1992 il a mené la délégation du Sénat US au
sommet de Rio sur le climat. Il le dit lui-même : il a travaillé « de
manière proche avec le monde des affaires » et a « aidé à négocier le
traité de Kyoto ».
C’est le début de la vague écolo, qui démarre en
1987 quand sort le « rapport
Bruntland » commandé par l’ONU et auquel Maurice Strong a grandement
contribué. Un des aspects intéressants est que pour une fois, on a parlé de
préservation des espèces, d’écosystèmes, de déchets toxiques, de cultures vivrières
etc., ce qui a été complètement mis de côté aujourd’hui pour évoquer uniquement
le CO2. Mais, le rapport insiste beaucoup sur l’effet de serre.
Il fut assez alarmiste pour mettre en branle la
machine (à moins que ce ne soit la machine,
qui l’ait mis en branle). Le Programme des nations Unies pour l’Environnement
de Strong est renforcé et doté de 100 millions de dollars pour 5 ans.
Peu à peu, d’abord sous les auspices de Strong
puis grâce à l’énergie de tous les Gore et autres, l’argent mis sur la table
pour l’écologie va être capté par des « boîtes vertes » et cabinets
de lobbying, conseil ou placement en droits de CO2.
L’INCR (Investor Network on Climate Risk),
par exemple, est une sorte de groupement de boîtes dites « vertes » et
de
fonds spéculatifs (du genre AIG, le GIM de Gore, l’église évangélique
luthérienne d’Amérique, l’église
presbytérienne…), gérée par un conseil d’administration où on retrouve des
pontes de la finance ainsi que de nombreux fonds de pension…
L’INCR est dirigé par des gros poissons de la banque, comme
Morgan Stanley, ou des fondations comme la fondation
Heinz (du nom de la famille de la femme de John Kerry). L’INCR a été créé
en 2003 et est chapeautée par le CERES, un lobbie et fonds
d’investissement qui regroupe lui aussi investisseurs et groupuscules
environnementalistes. Dans le staff, on retrouve encore des évangéliques, comme
Vidette Bullock de l’Eglise Méthodiste Unie.
L’INCR a pour but essentiel de capter des
subventions d’Etat pour les entreprises « vertes » qui en font
partie, ce qui est une manne considérable en ces temps réchauffistes. En plein
été 2008, alors que les faillites commençaient aux Etats-Unis, l’INCR écrit aux
chefs de la majorité et de l’opposition au Sénat afin qu’ils prennent conscience
du fait qu’il faut continuer à « investir
et à produire des crédits taxables » histoire que le business continue à
bien se porter. Car, précise le courrier, « on risque de perdre plus de
116.000 emplois et 19 milliards de dollars d’investissement en 2009 rien que dans
l’industrie des énergies solaire et éolienne ». Mais ce n’est là qu’une
tentative d’influence et de pression parmi tant d’autres, puisque l’INCR est
en fait en première ligne pour défendre la cause de l’ « économie verte ».
En dehors de cela, Gore est aussi
« partenaire » de Kleiner Perkins Canfield & Byers (KPCB),
une des plus grosses boîtes de capital risque (de fonds spéculatifs), qui
n’hésite pas à mener
un lobbying actif auprès des élus pour qu’ils fassent monter le prix de la
tonne de CO2 d’une manière ou d’une autre. KPCB investit également des
centaines de millions de dollars dans
les « entreprises vertes », si possible de type start-up, en
espérant bien sûr un retour sur investissement. Et GIM a conclu une « alliance » avec
KPCB pour « accélérer » le processus afin de résoudre le problème
du climat, c’est-à-dire financer les « entreprises vertes »...
Alors qu’il a quitté en 2000 la vice présidence
avec moins de 5 millions de dollars de patrimoine8],
Gore a encore investi
35 millions de dollars dans Capricorne
Investment Group, un fonds spéculatif dont l’autre fondateur est Jeffrey
Skoll qui avait produit son film. Un des clients de Capricorne, évidemment, est
la fondation Skoll. Et dans le staff on retrouve des gens de Goldman Sachs,
comme Stephen George, le chef des investissements.
Aujourd’hui, grâce au CO2, Gore affiche jusqu’à
100 millions de dollars sur ses comptes en banque. Du coup, il a créé sa fondation,
pour réinvestir un peu de cet argent. C’est l’Alliance for Climate Protection
et qui a des partenaires
aussi variés que le Réseau Environnemental Evangélique ou le réseau d’Action US
pour le Climat qui regroupe 400 ONG.
Mais, il serait injuste de parler seulement de
Gore, car tout un tas de rapaces ont senti la viande avec cette histoire de
CO2. Et pour certains, comme Gore, ils sont les premiers à crier au
réchauffement et à la taxe carbone qui fait tellement consensus. Et pour
cause : ces types ont occupé des fonctions-clé auprès des gouvernements,
ou comme Gore y ont participé, ce qui leur a permis de diffuser leur propagande
réchauffiste.
Le cas de Nicholas Stern, ex chef économiste à la Banque Mondiale et prof à la London School of Economics, qui a écrit en 2006 pour le gouvernement anglais « La Revue Stern sur l’économie du réchauffement climatique », évidemment alarmiste, est révélateur. Après sa mission de conseiller pour le gouvernement anglais, il a pris la tête, comme Gore, d’une boîte de conseil en spéculation sur le CO2, IDEA global. Du coup, pour faire monter les cours de la tonne de CO2, ces messieurs conseillent aux gouvernements de diminuer les émissions, en se basant sur des éléments plus ou moins sérieux.
Stern a par exemple conseillé aux Etats-Unis, en
avril 2008, de baisser ses
émissions de 90% pour 2050. Accessoirement, IDEAglobal se vante carrément
de « fournir de l’information » mais surtout d’influencer les investisseurs-clé,
les commerciaux et
les « policy makers », expression floue qui désigne autant les
bureaucrates que les élus, et ce dans le monde entier.
D’ailleurs, le Trésor US, la banque Natexis,
Bank of America et d’autres expliquent qu’ils font totalement confiance aux
« analyses » très pertinentes d’IDEAglobal.
On a aussi, par exemple, Ian Johnson, conseiller
de l’UNFCCC (Conférence des Nations Unies sur le changement climatique), qui
est aussi le directeur
d’une agence de notation et de conseil en matière de « finance du
carbone », IDEAcarbon. Lui aussi
est passé par la banque Mondiale.
---------------
Je conclus en m’interrogeant sur la présence de
groupes évangéliques dans nombre de ces boites de spéculation et leur
implication dans la vague écolo, mais aussi sur l’avenir d’un tel système.
Si les droits de CO2 augmentent indéfiniment, comme c’est probable, et qu’on
continue à se développer à travers le monde, on sera confronté à une
impossibilité pour certains de vivre normalement puisqu’ils ne consommeront pas
écolo et seront surtaxés, ce qui les appauvrira encore. Dans l’autre sens,
certains vont encore canaliser une grande partie de l’argent en taxant les
autres et en spéculant. Le problème, c’est qu’on sait parfaitement jusqu’où
peut aller la spéculation.
Bientôt la taxe sur l’air qu’on respire ?
Enfin, et pour terminer, on ne sait toujours pas
si le CO2 réchauffe la terre, ni si l’homme est à l’origine de l’augmentation
dudit CO2.
Quelques infos au sujet des doutes sur le lien
entre CO2 et réchauffement, par
ici, par
là…
Sur le lobbying
réchauffiste
[1] Et qui a aussi créé la Fondation
Skoll qui s’occupe des « menaces urgentes », essentiellement en
matière d’environnement, et qui est dotée de
100 millions de dollars.
[2] On peut noter au passage qu’un des
effets pervers de cette pseudo taxation du CO2 est la délocalisation des
industries émettrices de CO2 vers les pays moins développés, qui ont davantage
de droits à en émettre que nous. Les bureaucrates européens et les lobbies
desdites entreprises ont ainsi établi une liste de 164 secteurs industriels
susceptibles de délocaliser pour
les exempter de taxe.
[3] C’est ce qu’a prouvé Arcelor Mittal, qui
en 2008 a réalisé une belle plus value : il a réussi à obtenir le droit d’acheter
plus de 85 millions de tonnes de CO2 à
émettre mais n’en a émis « que » 64,7 millions. Du coup, ça faisait 20
millions de tonnes à revendre, avec une plus value de 1 milliard au passage.
Mais Mittal a précisé qu’il allait
les garder, et on sait tous ce que vaut sa parole.
[4] En principe, les crédits carbone sont soumis à la TVA.
[5] Lancé en 2005 par le Chicago
Climate Exchange de Gore, l’ECX gère aujourd’hui le
marché européen (plus d’un
million de tonnes y sont échangées chaque jour).
[6] Maurice Strong
était numéro 2 de l’ONU sous Kofi Annan, puis a été le président du Programme
des Nations Unies pour l’Environnement. Mais, il a commencé sa carrière dans le
pétrole et a dirigé Pétro canada ou Dome petroleum, des entreprises de gaz
et/ou pétrole, il a aussi co fondé le
GIEC en 1998 et a été secrétaire général de la conférence de Rio en 1992. Il a
été viré de l’ONU en 2005 parce qu’il avait trempé dans un des nombreux
détournements qu’a permis la fumeuse opération « pétrole contre
nourriture » contre l’Irak dans les années 90 (il aurait touché près d’un
million de dollars pour que l’ONU laisse Saddam tranquille et couvrir quelques
magouilles liées au « boycott »).
[7] Cependant, la légende veut que ce soit Sandor qui l’ait fondée. Il a même reçu un prix pour ça en 2002 par le Time Magazine.
[8] En fait 2 millions de dollars en banque et une villa familiale.
22 novembre 2009
Compléments alimentaires: affaiblir la population pour vendre des médocs
Un sujet fort
intéressant bien que largement ignoré : la question des vitamines contenues
dans l’alimentation. Derrière cette question qui semble anodine, il y a l’enjeu
de la santé publique. Certains veulent limiter ces vitamines ou carrément les
interdire en tant que compléments alimentaires, comme la FAO ou l’OMS, les
autres affirment qu’on connaît parfaitement les doses à ne pas dépasser et
qu’il n’y a pas lieu de leur faire la chasse. Sauf, peut-être, pour enrichir
l’industrie pharmaceutique…
Alors qu’en 50 ans, beaucoup d’aliments, à cause de la course au rendement, ont perdu la moitié de leur valeur nutritionnelle, les normes en matière d’alimentation font que les quelques vitamines et nutriments qui restent encore sont voués à disparaître totalement ou presque. Un exemple parlant : la pomme de terre, qui a perdu la moitié de ses vitamines, de son fer et un quart de son calcium.
Potatoes, one potato, peeled before boiling, 136g. 100/136=.74
| |
Calcium(mg) |
Iron (mg) |
Vitamin A |
Vitamin C (mg) |
Thiamine(mg) |
Riboflavin (mg) |
Nicacin(mg) |
| 1951 |
11.00 |
0.70 |
20.00 |
17.00 |
0.11 |
0.04 |
1.20 |
| 1972 |
5.74 |
0.49 |
0.00 |
16.39 |
0.09 |
0.03 |
1.15 |
| 1999 |
7.97 |
0.30 |
0.00 |
7.25 |
0.09 |
0.02 |
1.74 |
| % change |
-27.55 |
-57.14 |
-100 |
-57.35 |
-18.18 |
-50.00 |
+45.00 |
Broccoli, Raw, 3 spears,
93g. 100/93=1.08
| |
Calcium(mg) |
Iron (mg) |
Vitamin A |
Vitamin C (mg) |
Thiamine(mg) |
Riboflavin (mg) |
Nicacin(mg) |
| 1951 |
130.00 |
1.30 |
3500.00 |
104.00 |
0.10 |
0.21 |
1.10 |
| 1972 |
87.78 |
0.78 |
2500.00 |
90.00 |
0.09 |
0.20 |
0.78 |
| 1999 |
48.30 |
0.86 |
1542.00 |
93.50 |
0.06 |
0.12 |
1.07 |
| % change |
-62.85 |
-33.85 |
-55.94 |
-10.10 |
-40.00 |
-42.86 |
-2.73 |
Aux Etats Unis, des
études ont montré que ces dernières années, les aliments ont perdu au moins
10% de leur teneur en fer, zinc, calcium, sélénium etc. ce qui diminue
l’apport nutritionnel par calorie consommé et favorise donc l’obésité et
l’affaiblissement de l’organisme. De son côté, l’agriculture bio, avec des
rendements moindres, produit des aliments qui contiennent 20% de certains
minéraux en plus et 30% d’anti oxydants en plus. Dans certaines tomates
biologiques, on a même deux fois plus de certains anti oxydants que pour les
tomates « normales ».
exemple, est
dans la
ligne de mire des autorités sanitaires canadiennes. En effet, le sodium est
accusé de favoriser l’hypertension. Alors, au lieu d’interdire l’alcool ou le
stress au travail, on a mis en place des groupes de travail censés étudier une
limitation de la teneur en sodium des aliments pour que les canadiens en consomment
moins.
En
dehors de cela, certains éléments présents depuis peu dans l’alimentation,
notamment les OGM, réduisent nos capacités à assimiler ces nutriments.
C’est le site du Dr Rath
qui en parle cette fois, un médecin qui se bat pour qu’on reconnaisse les
vertus des thérapies douces au lieu de miser sur le tout chimique. Evidemment,
il est fort critiqué et caricaturé par l’industrie en question.
Là, il
évoque un énième rapport (rapport Cochrane) qui reprend 67 études portant
sur la question, et qui affirme que les vitamines anti oxydantes sont
dangereuses. Ce type d’étude est dans la vague actuelle qui consiste à pointer
les dangers des compléments alimentaires, quitte à exagérer.
Etrangement, parmi les
centaines d’études disponibles (815 apparemment) les auteurs n’en ont retenu
que 67 pour faire un bilan qui se veut affirmatif quant à la dangerosité des
vitamines anti oxydantes.
C’est un groupe appelé Cochrane Collaboration,
qui évidemment se réclame indépendant, et déclare avoir pour but d’informer sur
les soins médicaux qui existent, qui a pondu ladite étude.
Parmi les griefs contre
l’étude en question :
- dans ces 67 études, 47 portent sur des
personnes atteintes de maladies comme Alzheimer, cancers, troubles cardiaques…
et l’étude finale ne tient pas compte des causes de décès, qui sont
automatiquement attribués aux vitamines. En outre, Rath explique que « Si un risque véritable de mortalité lié
aux anti-oxydants avait existé pendant un essai, il aurait été arrêté. Mais
aucune de ces études n'a été arrêtée et les auteurs omettent de donner cette
information »
- dans un certain nombre d’études, les
témoins ont pris des « nutriments testés », mais aussi des produits
pharmaceutiques ou suppléments alimentaires non testés, ce qui implique des
risques d’interférences des produits et fausse l’étude.
- les dosages de vitamines et les durées de
traitement sont très différents d’une étude à l’autre.
- enfin, les auteurs eux-mêmes ont reconnu «
quelques erreurs » dans le analyse d’études.
En 2003, aux Etats-Unis,
on n’a identifié que quatre cas de décès liés aux suppléments de vitamines, dont
deux sont sujets à caution. Mais, 70% des américains consomment des suppléments
composés de vitamines au moins occasionnellement, et 40% régulièrement.
Mais, aucun de ces décès
n’est lié au vitamines incriminées par le rapport (vitamines A et E, bêta carotène).
D’un autre côté, il
semble qu’aux Etats-Unis, les effets secondaires liés aux médicaments sont la 4è ou
la 6è cause de décès des
personnes hospitalisées. En Suède, on considère que plus
de 3% des décès sont liés aux effets secondaires des médicaments[1], ce qui en fait la 7è cause de mortalité.
Sous prétexte de «
sécurité alimentaire », on va finalement empêcher les gens de trouver des
compléments alimentaires qui renforcent leur organisme (même si certains, trop
chimiques, sont plus nocifs que bénéfiques pour l’organisme). Les apports
nutritifs des aliments ont diminué de 50% depuis le milieu du XXème siècle, du
fait de l’industrialisation, de la standardisation alimentaires. A qui profite
le crime ?
Le Dr Rath souligne que
« nos hôpitaux ne regorgent pas
de patients souffrant ou mourrant des effets des vitamines et autres thérapies
naturelles . Par contre, on sait que les effets secondaires des médicaments de
synthèse coûtent réellement 2 milliards de livres aux services de santé
britanniques chaque année ».
Au Danemark, où l’étude
Cochrane a été publiée, les compléments alimentaires sont en passe d’être
interdits à la vente, à
la suite du décès d’un homme qui avait pris un complément (interdit en
France). Et ladite étude est le fruit d’une collaboration de Cochrane avec le Knowledge & Research Centre for
Alternative Medicine (ViFAB) au conseil duquel on retrouve des
médecins également présents dans les autorités sanitaires et le Copenhagen Trial Unit’s Centre for
Clinical Intervention Research, specialisé dans le traitement
chimique de différentes maladies.
En outre, Cochrane
Collaboration, l’organisation « indépendante » qui a publié l’étude mis en
cause par Rath, a aussi proposé au British Medical Journal deux études
largement financées par Pfizer sur des médicaments contre
la migraine, dont l’un était fabriqué par Pfizer. D’ailleurs, Andrew Moore,
le chercheur directeur des deux études qui a aussi été consultant pour
différents labos, aurait carrément revendiqué le parrainage du labo.
Accessoirement, le PDG
de Pfizer, par ailleurs, a été membre de la direction de la maison d’éditions
de Cochrane Collaboration, John Wiley & Sons. Mais revenons à Gluud, qui a
clamé dans son étude publiée dans une revue médicale que les compléments
alimentaires n’aident pas à vivre plus vieux (mais ce n’est pas ce qu’on leur
demande), que la vitamine A et les anti
oxydants en général augmentent
les risques de décès, et qu’il faut donc une réglementation
rigoureuse encadrant leur utilisation.
Une
autre étude dans le même style et tout aussi médiatisée à grand renfort de communiqués
de presse a été publiée à peu près en même temps par Cochrane, juste avant une
réunion du Codex alimentarius (un organisme censé légiférer en matière de norme
alimentaires) qui portait sur ces compléments alimentaires à base de vitamines
et de minéraux.
Une journaliste du Sunday Times qui avait publié
un article reprenant sans aucun recul les conclusions du rapport Cochrane,
Rachel Johnson, a expliqué ensuite avoir subi des pressions afin qu’elle
défende ladite étude. Même si elle considérait qu’il «y avait quelque chose de
louche » derrière.
Le Codex
Alimentarius
C’est une organisation créée
en 1963 par la FAO et l’OMS pour établir des normes internationales en
matière alimentaire
(soi disant
pour « protéger le consommateur », mais en surtout pour faciliter le commerce).
Il y a des Comités
pour presque tous les domaines liés à l’alimentation. Aujourd’hui, plus de
300 normes du codex sont déjà obligatoires, de fait. La plupart datent de
ces dernières années (2006, 2007, 2008…)
Le problème est que l’industrie
y est fort bien représentée, et que le Codex a tendance à faire la chasse aux
vitamines, compléments alimentaires et autres thérapies naturelles basées sur
une meilleure alimentation.
C’est d’ailleurs en
décembre de cette année que doit être prise une législation très contraignante
portant sur les compléments alimentaires. Or, les normes, minimales, du Codex,
sont recommandées pour éviter de perdre dans un conflit à l’OMC, qui a reconnu
lesdites normes. En effet : une réglementation plus contraignante sera
assimilée à une barrière non tarifaire au commerce, un peu comme quand les
Etats Unis portent plainte à l’OMC contre l’Europe qui refuse ses poulets aux
hormones.
En revanche, les OGM[2],
les pesticides, ou
le sel et les mauvaises graisses ne posent pas de problème aux types du Codex.
Et la définition qu’il donne des produits biologiques permet d’y ajouter des
additifs dangereux comme le dioxyde de soufre qu’on met par exemple dans le vin « bio » ou le carraghénane,
pour que l’industrie agro alimentaire puisse faire du bio sans changer son mode
de production. Mais cette question mériterait un article à elle toute seule.
Revenons aux compléments alimentaires.
En 2005, la commission du Codex a adopté le projet de
directives en matière de compléments alimentaires à base de vitamines et
sels minéraux, qui établissent des critères en ce qui concerne les teneurs
maximales et minimales par portion journalière, le conditionnement et
l’étiquetage de ces compléments quand ils sont alimentaires.
Immédiatement, ça
embraye dans les autorités sanitaires nationales. Dès juillet 2009, on profite
de la loi hôpital, Patients, Santé et Territoires (sic.) pour confier à l’Afssa
(Agence française de sécurité sanitaire des aliments) « la mise en œuvre du système de vigilance
sur les nouveaux aliments, les compléments alimentaires, les aliments qui font
l’objet d’une adjonction de substances à but nutritionnel ou physiologique
ainsi que sur les produits destinés à une alimentation particulière
». Première phase : « identifier
les effets indésirables liés à leur consommation », bien qu’il ne
s’agisse absolument pas d’une priorité sanitaire, contrairement aux OGM ou aux
graisses saturées.
Anthony Taylor, qui
observe le Codex pour le compte de la national Health care Federation, explique
ainsi qu’ « il est tout à
fait clair que le Codex privilégie toujours les intérêts économiques, surtout
ceux des industries pharmaceutiques, chimiques et génétiques, avant ceux de la
santé humaine. Il ne fait donc aucun doute que Codex est bien un instrument des
forces qui poussent pour la « globalisation »(…) En contrôlant, et en limitant, l’accès à
des aliments et compléments alimentaires sains et sûrs, le Codex, en fin de
compte, protège surtout les intérêts des grandes multinationales
pharmaceutiques. Pour cette industrie, tout ce qui développe la bonne santé,
aux dépens de la maladie, est une menace directe au développement des ventes de
drogues chimiques synthétiques, brevetées. »
En 1979 le Codex publie
le ‘Codex general
guidelines on claims’, révisé en 1991, un document qui prétend que seuls
les produits pharmaceutiques chimiques sont bons pour la santé. Et le texte
interdit de dire que :
- une alimentation normale n’apporte pas
suffisamment de nutriments pour être en bonne santé
- qu’on peut aussi se soigner, même en
partie, avec une alimentation adéquate et/ou des compléments alimentaires.
- certains aliments sont dangereux. Ce qui
devient pourtant de plus en plus le cas.
Dès
lors, toute information qui ne va pas dans le sens du Codex est interdite. Le
monopole de la vérité médicale appartient donc aux industriels.
Le
13 mars 2002, le parlement européen entérine une
réglementation très contraignante au sujet des thérapies naturelles et des
compléments alimentaires[3],
malgré près de 400 millions de signatures pour défendre les thérapies
alternatives. Ainsi, un pays ne peut autoriser des compléments alimentaires non
avalisés par le Codex, mais il a le droit des les interdire complètement. Des
quantités maximales et minimales de vitamines etc. sont établies.
Dès
juillet 2005, il est question d‘appliquer toute une série de normes du Codex,
par exemple :
- l’ionisation des
aliments, c’est-à-dire leur irradiation au cobalt afin, soi disant, des les
« décontaminer ». La mesure devrait prendre effet incessamment sous peu.
- La suppression
des suppléments alimentaires naturels, qui seront remplacés par des espèces de
copies synthétiques fabriquées par les labos et faiblement dosées.
- La suppression
progressive des médecines alternatives comme par exemple la médecine indienne
ayurvédique, qui fait pourtant ses preuves depuis des dizaines de siècles
et n’a rien de nocif puisqu’il s’agit d’être en harmonie avec sa nature et avec
la nature.
- L’agriculture
sera réglementées via les normes du Codex, qui sont loin de favoriser
l’agriculture biologique.
Un
exemple de non sens : l’irradiation des aliments
L’irradiation
au cobalt émet des rayons gamma radioactifs et peut détruire les cellules
en 24 heures avec une forte irradiation (10.000 radons). A des doses moins importantes,
cela freine ou arrête la division cellulaire. Au passage, on sait que cela
élimine une partie des substances contenues dans le produit irradié, comme les
vitamines ou les oligo éléments.
Ainsi,
des algues
soumises à cette irradiation ont moins de chlorophylle a/L que les plantes
non irradiées, mais plus de chlorophylle a dans chaque cellule que les algues
non irradiées.
L’irradiation
permet de retarder le mûrissement des fruits et légumes, peut tuer les
bactéries responsables du pourrissement ou les insectes. En France, les herbes aromatiques
surgelées sont ionisées, ainsi que l’ail, les oignons, les échalotes, qui
normalement sont des aliments très nutritifs, mais aussi les germes de céréales
pour produits laitiers, la farine de riz, la volaille, les cuisses de
grenouille congelées, les crevettes congelées, le blanc d’œuf…
jus d’orange.
En
outre, l’irradiation qui détruit des éléments, en crée d’autres, dont
certains sont cancérigènes comme les cyclobutanones qui apparaissent dans les
aliments uniquement avec l’irradiation d‘acides gras et sont responsables de
dommages génétiques chez les rats, le
benzène, le xylène ou le toluène, responsables de l’apparition de
cancers… Mais bien sûr, aucun risque pour la santé !
Et
puis, l’irradiation fait muter
génétiquement les aliments: au bout d‘une heure de rayons gamma, toute la
structure moléculaire de l’aliment est cassée, l’ADN est détruit et il n’y
a plus rien de vivant à l’intérieur, sans que l’aliment en question ait changé
de forme à l’extérieur.
Il
y a donc une autorisation pour irradier un certain nombre d’aliments, mais en
2002 un rapport européen montrait que 2,7%
des 5.000 échantillons alimentaires testés dans différents pays européens
étaient irradiés et non étiquetés comme aliments irradiés. 29% des compléments
alimentaires censés améliorer la santé étaient irradiés !
Des
pays comme le Brésil, la Thaïlande ou l’Afrique du Sud ont l’habitude
d’irradier les fruits et légumes exportés. La Chine a 50 centres d’irradiation
pour l’alimentation, contre 7 en 2003, et en Europe, plus de 15.000 tonnes
d’aliments ont été irradiées. Evidemment, les contrôles sont quasi inexistants,
puisque d’après les scientifiques autorisés, il n’y a aucun risque. En France,
on ainsi eu droit à 216
contrôles pour 3.000 tonnes de produits alimentaires irradiés alors qu’en
Allemagne, il y a eu plus de 4.000 contrôles pour 340 tonnes.
Dès
les années 50, on avait
montré que des animaux qui consomment des aliments irradiés souffrent de nombreux
problèmes sanitaires, que certains en mouraient prématurément, que d’autres
avaient des anomalies génétiques, d’autres faisaient des fausses couches,
avaient des problèmes de reproduction, du système immunitaire, des hémorragies
internes mortelles, des tumeurs, des problèmes de croissance et des carences
nutritionnelles.
En
novembre 2008, une boîte d’aliments pour chats a du retirer toute une gamme de
produits qui avaient été irradiés à fortes doses car un groupement de
vétérinaires australiens avait remarqué des troubles neurologiques chez les
chats qui en avaient mangé.
Et pour preuve que les
anti oxydants sont bénéfiques, voici un article sur une trouvaille récente en
la matière : « Les chercheurs
de l’Unité de Recherche sur les Herbivores de l’Inra et la société
Phytosynthèse ont mis au point un mélange antioxydant de vitamine E et de
différentes plantes capable de protéger de l’oxydation les acides gras
essentiels de type oméga 3, de la viande chez les bovins en production. Ce
mélange valorisé par un brevet (EP 1902631), lutte efficacement contre les
radicaux libres générés par le stress des animaux et permet d’obtenir des
viandes d’une plus grande valeur nutritionnelle ».
Question
à dix mille : à qui l’OMS a t-elle confié la mission d’évaluer la dangerosité
des aliments irradiés ? A l’AIEA, l’Agence Internationale de l’Energie
Atomique, qui a pour but de promouvoir le nucléaire.
Pourtant,
l’OMS, la FAO, le Codex, la Commission européenne en font une panacée en se
réfugiant derrière l’argument de la santé publique !
La
chasse au millepertuis, concurrent du Prozac
Le
cas du millepertuis,
une plante utilisée depuis des siècles pour ses effets sur l’humeur et qui
pousse partout, est également révélateur de cette tendance à empêcher les
remèdes naturels de trouver leur place.
Le
millepertuis, donc, s’utilise à l’état naturel pour régler
les troubles de l’humeur (les dépressions « légères et moyennes » du moins,
mais aussi l’asthme, les bronchites, les sciatiques…), et a l’avantage de ne
pas entraîner d’effets secondaires, ce qui n’est absolument pas le cas des
traitements chimiques. Mais surtout, il est au moins aussi
efficace sur le long terme que les médocs.
On
sait en revanche que les « médicaments » contre la dépression ont une fâcheuse
tendance à rendre suicidaires certains patients.
Dans
un pays où un tiers des gens sont sous médocs pour une dépression ou quelque
chose qui s’en approche, l’idée d’utiliser des plantes efficaces et sans effets
secondaires devrait faire son chemin. Mais, non.
Le
problème du millepertuis ? Certaines autorités sanitaires considèrent qu’il
peut interagir avec des médicaments, et qu’il est, par conséquent, dangereux.
L’Allemagne
l’a ainsi classé dans les anti dépresseurs, et le millepertuis ne s’obtient
plus que par ordonnance[4]. Et en
France, la DGCCRF
(directions générale de la concurrence, de la consommation et de la répression
des fraudes) a décidé de
l’interdire en 2000 car il réduisait
l’efficacité de certains médocs comme le Prozac, selon l’Afssaps[5] (Agence
française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé). Des agents
de contrôle ont même fait le tour des pharmacies pour être sûrs qu’aucune boîte
de millepertuis n’était vendue, ce qui a occasionné quelques saisies de la
vilaine plante un peu partout en France.
En
2001, une seule société, Arkoparma,
commercialise 80% du millepertuis vendu en France, car l’autorisation de
fabriquer des produits à base de millepertuis n’est octroyée qu’au compte
goutte par l’Afssaps.
Pendant ce temps-là, les cultivateurs bio et autres qui
en cultivent se
voient saisis et poursuivis puisqu’il est interdit de consommer et de
produire cette plante (à cause des interactions avec les médocs). D’autres
plantes séchées vendues en sachet sont interdites, comme le buis, le bleuet, la
prêle, le souci, connaissent le même sort…
En
2002, il revient… avec le statut de médicament. On en peut donc plus s’en
procurer normalement (dans les herboristeries par exemple), et la production
est contrôlée.
Depuis
2000 environ, le millepertuis est la cible de nombreux articles qui pointent
sa dangerosité. The Lancet
l’a fait, mais le Quotidien du Médecin, en France, l’a fait aussi presque en
même temps.
Plus récemment, en 2005, l’Afssaps a décidé de retirer de la vente et d’interdire la fabrication de tout un tas de produits utilisés en phytothérapie, qui sont en France considérés comme des médicaments « par fonction ». C’est-à-dire que sans être des médicaments, on les utilise pour se soigner et donc ce sont des médicaments, réglementés et contrôlés comme tels. Enfin, beaucoup plus que les vrais médicaments pour lesquels les effets secondaires ne sont pas vraiment un frein. Parmi ces produits, le millepertuis, mais aussi l’aloe vera, l’ephedra, le gui, la rhubarbe…
Au
Québec aussi, le millepertuis est en passe de devenir un monopole des
pharmacies et des médecins. L’Ordre des pharmaciens veut en effet de le retirer
de la vente libre et le classer comme médicament en raison des interactions
avec les médicaments. Exactement le débat qu’on a eu en France quelques années
plus tôt.
Enfin, le millepertuis
comme les autres plantes d’ailleurs, n’est pas brevetable et ne rapporterait
donc pas grand-chose à l’industrie, qui préfère les mélanges chimiques bien
plus rentables. Les labos ont peur de tous ces remèdes naturels, qui en plus
sont préventifs. Pfizer, qui vend un médoc proche du prozac, le Zoloft, a par
exemple racheté en 2000 une boîte qui vendait du millepertuis, Warner Lambert,
pour… faire
cesser la production.
Finalement,
même l’OMS a reconnu l’efficacité du millepertuis, au moins pour les dépressions
« légères et moyennes ». On les trouve en pharmacie (Mildac de Merck et Procalmil
d’Arkopharma) pour les dépressions, mais bien sûr on recommande d’éviter
d’en prendre avec des médocs comme le Prozac.
Il
reste donc une grande part d’hypocrisie au sujet du millepertuis, que les
laboratoires essaient de cantonner à une utilisation minimale. On a par exemple
pensé l’utiliser contre l’hyperactivité des enfants, mais comme des études
ayant réalisé des tests qui n’ont duré que
huit semaines alors que le millepertuis met 4 à 8 semaines pour agir, on
n’a évidemment pas démontré qu’il était plus efficace que des médocs.
Aujourd’hui,
le millepertuis est considéré en France comme un complément alimentaire et est
soumis aux règles de plus en plus restrictives sur les compléments
alimentaires. On ne le trouve qu’en pharmacie, produit par des labos. Du coup,
certains amateurs de tisane au millepertuis se demandent pourquoi la plante ne
fait plus d’effet ou presque.
On
s’en rend vite compte : les mesures sanitaires prises un peu partout ne vont
pas dans le sens de la santé des consommateurs mais dans celui de l’industrie
pharmaceutique et agroalimentaire qui ont un poids énorme dans les décisions
prises en la matière.
La
logique voudrait que les organismes sanitaires soient davantage inquiets des
risques des OGM et des taux de suicide liés au Prozac qu’à l’interdiction des compléments
alimentaires. Mais, non : c’est tout l’inverse. Si on n’a pas l’esprit mal
tourné, on pourrait être perplexe.
[1]
Essentiellement des hémorragies liées à des médicaments tels que l’aspirine.
[2] En 2007, après
trois ans de discussions, le Codex a refusé le principe de précaution, et de
faibles teneurs en OGM sont admises. A peine a t-il émis quelques
recommandations concernant l’étiquetage.
[3] Dont la
définition, selon le texte, est « denrées alimentaires dont le but est de
compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée
de nutriments ou d'autres substances ayant un effet nutritionnel ou
physiologique seuls ou combinés, commercialisés sous forme de doses, à savoir
les formes de présentation telles que les gélules, les pastilles, les
comprimés, les pilules et autres formes similaires, ainsi que les sachets de
poudre, les ampoules de liquide, les flacons munis d'un compte-gouttes et les
autres formes analogues de préparations liquides ou en poudre destinées à être
prises en unités mesurées de faible quantité »
[4] Où près de 3 millions
d’ordonnances prescrivent du millepertuis chaque année.
[5] Après que les autorités sanitaires US aient fait de même suite à un article paru dans la revue médicale financée par l’industrie pharmaceutique, The Lancet, en février 2000.

08 octobre 2009
Grippe A et vaccination: prenons du recul
Il est temps de faire un
peu le point sur cette grippe A dont on nous rebat les oreilles depuis quelques
mois déjà. Cette épidémie semble plutôt inoffensive, ce qui n’empêche pas la
campagne de vaccination d’arriver à grand pas.
Sans être une scientifique
de haut rang ni même scientifique du tout, ce que je trouve inquiétant dans
cette
histoire de grippe H1N1, ou grippe A, c'est le vaccin. Parce qu'on 'na
fait aucun test, parce qu'on n'a pas encore identifié le virus de manière complète,
parce que l'histoire montre que les vaccins ont provoqué des maladies, comme ce
vaccin "contre l'hépatite B" qu'on a obligé des milliers de lycéens à
se faire injecter et qui a fait quadrupler le nombre de scléroses en plaques,
parce qu'on sait, aussi, que ce sont des histoires de gros sous. Et aussi parce
qu’avec ces vaccins, il y a de fortes chances que le virus mute puisqu'il sera
mélangé à d'autres virus grippaux. Là, on aura peut-être droit (hélas) à
un virus qui mérite que les médias nationaux et internationaux en fassent tout
un foin.
Je mets ici les liens de vidéos d'une interview du médecin homéopathe Marc Vercoutère au sujet des vaccins en
général et de ceux "contre" la grippe 1 en particulier. Ce médecin
note fait par exemple remarquer que les campagnes de vaccinations n'ont jamais
enrayé les maladies, bien au contraire, ce qui sera le cas pour la grippe A
comme pour les autres maladies. Il évoque aussi les adjuvants utilisés dans les
vaccins pour fixer les molécules dans le corps. D'après lui, ces adjuvants,
comme le formol, le mercure ou le squalène sont parmi les éléments à l'origine
des complications qu'on observe après les campagnes de vaccination, comme les
scléroses en plaque, certains problèmes thyroïdiens ou cérébraux etc.
la vérité sur les vaccins et la grippe A partie 1/3
envoyé par liberezvotreconscience. - L'info internationale vidéo.
la vérité sur les vaccins et la grippe A partie 1/3
envoyé par liberezvotreconscience. - L'info internationale vidéo.
Dr Vercoutère La vérité sur les vaccins et la grippe A 3/3
envoyé par corsair31. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
Un petit dernier, sur l'absence de test de ces vaccins miracle.
Dr Marc Girard Grippe
envoyé par contrelapenseeunique. - Vidéos des dernières découvertes scientifiques.
Toujours Marc Vercoutère, sur la grippe A.
Politique vaccinale, on nous ment, on nous cache la vérité
Réalités
juridiques et scientifiques
dimanche
25 avril 2004, par Dr Marc Vercoutère
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A la suite de l’éradication de la
variole attribuée à la campagne mondiale de vaccination, l’Organisation
mondiale de la santé a lancé un programme élargi de vaccination afin
d’éradiquer la diphtérie, la poliomyélite, le tétanos, les méningites
bactériennes, les hépatites A et B.... Dans cette croisade contre ces maladies
infectieuses, quelques rares pays dont la France continuent d’imposer certains
vaccins.
Alors que les plaintes de victimes se
sont multipliées depuis le lancement de la campagne massive de vaccination
contre l’hépatite B, la justice met en avant, depuis mai 2001, l’obligation de
prudence, le principe de sécurité et le devoir d’information pour condamner,
sans faute, les laboratoires et l’Etat.
En mars 2002, une nouvelle loi
relative aux droits des malades stipule qu’ « aucun acte médical ni aucun
traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la
personne ». (article 1111-4 de la loi 2002-303).
En janvier 2003, la Direction
générale de la santé lançait un appel d’offre auprès de sociétés de juristes
pour étudier les conséquences éthiques et juridiques de ... l’abrogation
vaccinale, tandis qu’un nouveau projet de loi visant à introduire une clause de
conscience pour les personnes refusant les vaccinations obligatoires était
déposé à l’Assemblée nationale.
Politique
vaccinale, on nous ment, on nous cache la vérité
Faut-il en conclure que les autorités
sanitaires françaises, parfaitement informées de la faillite de cette politique
vaccinale (1) comme en témoignent les rapports épidémiologiques américains
catastrophiques faisant état de plusieurs milliers (voire dizaines de milliers)
de décès chaque année, quelle que soit la vaccination en cause, chercheraient,
sans pour autant tirer les leçons des scandales sanitaires à répétition, à se
dégager de toute responsabilité civile ou pénale devant la multiplication des
plaintes de victimes de ces vaccins ?
Depuis l’éradication de la variole
officiellement et abusivement attribuée à la massive campagne de vaccination
mondiale étalée sur près d’un siècle, la politique vaccinale est devenue une
composante fondamentale de la politique de santé publique au sein de l’OMS avec
le Programme élargi de vaccination instauré au début des années 1970.
Tout en participant à ce nouveau
programme, la plupart des pays d’Europe occidentale a supprimé toute obligation
vaccinale. Certains d’entre eux, comme les Pays-Bas et la Grande-Bretagne
l’avaient d’ailleurs assortie d’une clause de conscience. Actuellement, douze
pays européens sur 15 n’imposent plus aucune vaccination, estimant pour des
raisons d’éthique que cet acte doit résulter d’une démarche volontaire. Ce
n’est pas le cas de la France qui est l’un des derniers pays européens
industrialisés à maintenir encore la contrainte vaccinale avec : le BCG
(obligatoire pour les enfants entrant en crèche, à l’école maternelle et à
l’école, ainsi que le personnel des crèches et écoles maternelles), les vaccins
contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite, sans oublier celui contre
l’hépatite B pour les professions médicales et para-médicales. En plus de ces
vaccins « classiques », nos enfants se voient recommander des vaccins
toujours plus nombreux : Coqueluche, R.O.R, anti-Haemophilus B,
anti-méningococcique, anti-pneumococcique, Hépatites A et B.... A travers ces
vaccinations, chacun aura ainsi reçu, à l’âge de 20 ans, 38 stimulations
immunitaires par antigènes vaccinaux. Cette politique vaccinale intensive pose
toutefois des problèmes médicaux dont certains ne sont guère médiatisés et
soulève de nombreuses interrogations sur le plan juridique quant à l’atteinte à
la liberté individuelle et à l’imputabilité des accidents reconnue par les
magistrats et par certaines études scientifiques mais discréditée par certains
quotidiens nationaux qui préfèrent amplifier le message rassurant d’études
dites scientifiques sponsorisées par les fabricants de vaccins.
Si la dégradation de la santé
publique - que nos autorités sanitaires ne peuvent plus longtemps ignorer -
répond à des facteurs environnementaux et alimentaires notamment,
l’intervention préjudiciable des vaccins ne peut être davantage niée dans
l’augmentation considérable de la fréquence de certains cancers (en rapport
notamment avec le virus SV40), de celle de l’asthme (2) et des allergies pour
lesquels la pollution n’est, manifestement, pas le seul facteur, du diabète
(3)... ainsi que dans l’émergence de nouvelles maladies par la sélection de
germes virulents et agressifs liée au constant phénomène de commutation
Alors que le Conseil d’Etat rejetait
constamment les recours contre les vaccinations obligatoires fondés sur la
violation des libertés publiques qu’elles causeraient, les institutions
judiciaires, se basant sur l’obligation de prudence, viennent à plusieurs
reprises de juger les laboratoires et l’Etat responsables des accidents
survenus à la suite de vaccinations.
C’est dans ce contexte et devant la
multiplication des accidents liés à certaines vaccinations que Madame Boutin,
députée des Yvelines, déposait le 30 janvier 2003 un nouveau projet de loi
visant à introduire une clause de conscience pour les personnes refusant les
vaccinations obligatoires, tandis que la Direction générale de la santé
lançait, quelques jours auparavant, un appel d’offre auprès de sociétés de
juristes pour étudier les conséquences éthiques et juridiques de ...
l’abrogation vaccinale, - et sans doute implicitement de son maintien - ce qui
lui permettrait de se dégager de toute responsabilité civile et pénale
ultérieure.
Une
législation paradoxale
Si conformément aux dispositions du
Code de santé publique, quatre vaccinations comportent un caractère
obligatoire, l’article 36 du code de déontologie insiste de son côté sur
« le consentement de la personne examinée ou soignée- qui - doit être
recherché dans tous les cas. Lorsque le malade, en état d’exprimer sa volonté,
refuse les investigations ou le traitement proposés, le médecin doit respecter
ce refus après avoir informé le malade de ses conséquences. Concernant les
soins aux enfants, l’article 42 du même Code précise que « le médecin qui
soigne un enfant doit une information loyale et précise aux parents, et leur
consentement lui est nécessaire pour agir. Car ils ont l’autorité parentale
(art. 371 -2 du code civil). »
Acte médical à part entière,
l’administration d’un vaccin responsabilise le prescripteur tenu ainsi
d’apporter une information « loyale et précise ». La Cour de
cassation et le Conseil d’Etat ont d’ailleurs, à plusieurs reprises, rappelé
avec force que « le médecin a la charge de prouver qu’il a bien donné à
son patient (ou aux parents si le patient est mineur) une information loyale,
claire et appropriée sur les risques des investigations ou soins qu’il lui
propose, de façon à lui permettre d’y donner un consentement ou un refus
éclairé. Ce devoir pèse aussi bien sur le médecin prescripteur que sur celui
qui réalise la prescription. » La récente loi du 4 mars 2002, relative aux
droits des malades codifiée dans l’article 1111.4 du CSP, ne dit pas autre
chose : « aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué
sans le consentement libre et éclairé de la personne ».
Dans la mesure où « la formation
et l’information des médecins sont assurées essentiellement par les
laboratoires pharmaceutiques » ainsi que le reconnaît la Cour des comptes
dans son rapport de septembre 2001 sur le budget de la sécurité sociale, on
peut regretter que le législateur ne se soit pas penché sur l’indispensable
réforme de l’information du médecin qui doit être transparente, indépendante,
« loyale et claire ». Car les laboratoires, qui font volontiers le
siège du Ministère de la santé, ne sont pas un modèle de vertu en la matière.
Selon Michel le Duff, chef du service de pharmacie du CHU de Rennes et
directeur du centre régional d’information sur le médicament (C.r.i.m) : « Il
y a bien une obligation légale d’informer les médecins de l’ensemble des
données « officielles » communiquées à l’Agence de sécurité sanitaire
des médicaments avant la commercialisation. Mais on estime que les labos ne
communiquent que 1 % de leurs données. En outre, l’information légale est
très marginale. Les contre-indications sont inscrites pour respecter la
législation. Mais elles sont peu lisibles : écrites en petits caractères,
à la fin de la notice. Et souvent, elles renvoient elles-mêmes à d’autres notices.
Les médecins ou pharmaciens disposent seulement des indications que les
laboratoires s’arrangent à mettre en valeur dans l’autorisation de mise sur le
marché. » (Ouest France, 5 novembre 2001).
Cette loi du 4 mars 2002 n’abroge pas
explicitement les autres articles du Code de Santé Publique (CSP) nous
soumettant à la contrainte vaccinale. Mais elle les abroge implicitement :
qui pourra en effet nous obliger à respecter dorénavant des obligations
anciennes alors qu’un texte nouveau, succédant au Code de déontologie et à
plusieurs arrêts de la Cour de cassation ou de Conseil d’Etat, vient consacrer
notre liberté ? Est-ce pour ces raisons que le Ministre de l’Intérieur du
gouvernement RAFFARIN a modifié, en août 2002, l’arrêté du 6 mai 2000 fixant les
conditions d’aptitude médicale des sapeurs-pompiers : le défaut de
vaccination ne sera plus un critère d’inaptitude, tandis que le BCG et le
vaccin hépatite B, obligatoires dans le précédent arrêté, sont désormais
facultatifs (Journal Officiel, 24 août 2002).
L’intérêt collectif avancé par
certains pour maintenir l’obligation vaccinale ne peut être retenu puisque la
loi, dite Kouchner, va dans le même sens que les articles 16 et suivants du
code civil, qui consacrent l’inviolabilité du corps humain. Elle va également
dans le sens très général de la législation et de la jurisprudence actuelles,
qui, en toutes matières protègent de plus en plus l’individu contre
l’Institution ainsi que contre le caractère défectueux des produits de santé
assimilés à des produits de consommation.
La
responsabilité sans faute des laboratoires et de l’Etat
Depuis deux ans, les tribunaux civil
et administratif ont en effet condamné à plusieurs reprises des laboratoires en
s’appuyant sur la directive communautaire du 25 juillet 1985 qui « dispose
qu’un produit est défectueux lorsqu’il n’offre pas la sécurité à laquelle on
peut légitimement s’attendre. » Montrant la voie, la 14ème chambre civile
de la Cour d’appel de Versailles a considéré que : « le vaccin
Engerix B fabriqué par les laboratoires SKB a été le facteur déclenchant de la
maladie développée par Madame X ; [...]le dommage causé à celle-ci établit
une absence de sécurité du vaccin à laquelle son utilisateur pouvait légitimement
s’attendre et démontre la défectuosité du produit ;
[...] la société SKB, fabricant du
vaccin défectueux, doit réparer le dommage causé à Madame X par l’utilisation
de ce produit.... » (2 mai 2001)
Ce sont ensuite les laboratoires
Servier (Isoméride) et UCB-Pharma (Distilbène) qui ont été condamnés pour le
caractère défectueux de leur produit, avant que la justice administrative ne
retienne la responsabilité de l’Etat pour un vaccin hépatite B imposé à un
employé hospitalier victime d’une sclérose en plaques (TA de Marseille,
Mme Mollard, n° 01-5367, 5 novembre 2002)
Le 2 avril 2003, la chambre sociale
de la Cour de cassation a pris en compte le fait que les différentes injections
du vaccin contre l’hépatite B entre 1993 et 1994 ont été ensemble à l’origine
d’une sclérose en plaques survenue plusieurs années après et constituent autant
d’événements successifs mais à date certaine. Elle a ainsi sanctionné les juges
d’appel qui avaient refusé de retenir la qualification d’Accident du travail
(Cour de cassation, affaire Albert :CPAM du Gard).
Ces décisions, comme le rappel des
scandales sanitaires passés, devraient avoir des répercussions dans toute
l’industrie pharmaceutique ainsi que sur la politique vaccinale. Elles
devraient inciter nos autorités à une plus grande prudence. Comme le signale
Bertrand Pauvert, maître de conférence à la faculté de droit de Mulhouse et
membre du Centre européen de recherche sur le droit des accidents collectifs et
des catastrophes, l’obligation de prudence, « droite règle de l’action »
(Saint Thomas, Somme théologique, I-II, qu. 57,4), paraît en tout état de cause
plus facilement discernable - et responsable - qu’un principe de précaution
trop fréquemment invoqué et tenant parfois plus du mythe politique que de la
stricte norme juridique (AJDA, 1er septembre 2003).
Lorsqu’elle aura pris connaissance de
l’efficacité très relative des vaccins et des dangers liés à leur composition
et à leur mode de fabrication, la justice ne pourra en effet se borner
indéfiniment à la responsabilité sans faute des laboratoires et de l’Etat et
pourrait dès lors assimiler leur utilisation à l’administration - obligatoire
ou recommandée - de substances avérées ou potentiellement toxiques, mettant en
danger la vie d’autrui.
L’insécurité
des vaccins
1) Les produits bovins et humains
La majorité des vaccins fait appel
pour sa fabrication au sérum fœtal de veau ou à la bile de bœuf (pour le BCG),
voire l’albumine humaine (pour le ROR), ce qu’ignorent encore beaucoup de
médecins.
Or, peu après la deuxième crise de la
vache folle, les autorités britanniques suspendaient, en octobre 2000, un
vaccin oral contre la polio, de la société Medeva dont le sérum de veau
provenait de Grande-Bretagne. Commentant cette décision, les experts de
l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps),
déclaraient que : « Ce retrait par l’Agence du Médicament
britannique (Medecine Control Agency) a été effectué à titre de précaution en
raison d’un non-respect des recommandations européennes concernant
l’utilisation de produits bovins d’origine britannique au cours de la
fabrication. Plus précisément, le laboratoire avait utilisé pour la fabrication
du vaccin d’anciens lots de virus préparés à partir de cellules dont la culture
nécessite du sérum de veau foetal. Ce sérum de veau foetal avait été collecté
sur le territoire britannique avant 1990 ». Lors de cette même réunion
en novembre 2000, les experts feront le point sur la maladie de
Creutzfeldt-Jakob. Ils « s’accordent à penser que l’essentiel du risque
repose sur un risque alimentaire au cours de la période 1980-1996, et
principalement au Royaume-Uni. Bien qu’ils n’en aient pas la preuve, les
experts pensent que certains types de viandes (viandes séparées
mécaniquement) ou certains tissus très à risque (cervelles) utilisés dans la
préparation de steacks hachés industriels, ont pu jouer un rôle prépondérant
dans la diffusion de la maladie (nouveau variant de la maladie de
Creutzfeldt-Jakob, nv-MCJ) chez l’homme. Dans les médicaments, ce type de
tissus à risque n’était pas utilisé. Aussi il est fort peu probable que les
médicaments aient pu jouer un rôle dans la diffusion de la maladie même avant
1991. »
En décryptant ces propos plein de
nuances, chacun aura compris que nos experts n’ont aucune certitude de ce
qu’ils avancent. Ils pousseront même la contradiction quelques minutes plus
tard en reconnaissant que pour les vaccins « la voie d’administration est
potentiellement plus " à risque " que la voie orale ».
Heureusement, une étude réalisée en Grande-Bretagne montre que l’année de
naissance des 54 premiers cas de nv-MCJ détectés dans ce pays est antérieure à
l’émergence de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) dans le cheptel
anglais. « Ainsi, selon nos experts soudainement plus sûrs dans leurs
conclusions, les vaccins qui ont été utilisés pour vacciner ces sujets (le plus
souvent vaccination dans les 2 premières années de la vie), même si ils
contiennent des éléments bovins, ont été produits dans des années antérieures à
l’épidémie d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). Les vaccins reçus ne
sont donc pas à mettre en cause dans la survenue des cas de nv-MCJ. »
Les experts de l’Afssaps se gardent
bien de préciser que le délai d’incubation de cette maladie est d’une dizaine
d’années pour la vache comme pour l’être humain, et que si les vaccinations ont
été effectuées « le plus souvent dans les 2 premières années de
vie », les victimes ont « bénéficié » ensuite de vaccins de
rappel.
Poursuivant leur
« analyse » sur l’éventuelle transmission de cette nouvelle maladie
par voie sanguine, ces mêmes experts déclarent que : « A ce jour
aucune donnée scientifique ne confirme ce risque. Les experts scientifiques
réunis sur cette question en 1999 et en 2000 par l’Afssaps (rapport) constatent
qu’aucune des maladies à prion " naturelle " - tremblante du mouton,
BSE chez le bovin, MCJ chez l’homme - n’est transmise par voie sanguine.
Toutefois, ces mêmes experts estiment que ce risque ne peut être aujourd’hui
formellement exclu. Ils sont d’accord pour estimer que si le risque infectieux
existe dans le sang, celui-ci est faible. C’est d’ailleurs en prenant en compte
cette hypothèse que sont mis en place et progressivement renforcés, des
procédés de réduction du risque de transmission du nv-MCJ par le sang et les
produits sanguins (déleucocytation généralisée depuis 1998, validation des
procédés de fractionnement... ). »
Se voulant rassurants, ces propos
occultent une étude scientifique britannique rendue publique le 11 février 1997
et reprise par Le Monde du 14 février 1997 confirmant la transmission de la
maladie de Creutzfeldt-Jakob de la vache au veau par le placenta, et par
conséquent par le sang. Ils seront également totalement contredits par un autre
expert de l’Afssaps, J.H Trouvin, de la Direction de l’évaluation des médicaments
et des produits biologiques (Demeb). Ce spécialiste n’hésite pas en effet à
affirmer que « Pour les produits dérivés du bovin (pour lesquels existe un
risque de transmission de l’agent de l’ESB), ce sont essentiellement des
garanties sur l’origine géographique des animaux et le recours à des tissus
bovins sélectionnés parmi les tissus à faible niveau d’infectiosité, qui
assurent la sécurité finale du produit. En effet, pour l’agent de l’ESB, il n’y
a ni test de diagnostic, ni procédé ou méthode d’élimination/inactivation »
(Virologie,Vol. 6, Numéro 2, Mars-Avril 2002 : 83-7,).
Signalons cependant que,
contrairement aux propos de Monsieur Trouvin, l’origine géographique n’apporte
aucune garantie, l’OMS et la FAO n’ont-elles pas déclaré en mars 2001 qu’aucun
pays ne peut être considéré indemne d’ESB ?
Quelques jours après la suspension du
vaccin polio britannique, le laboratoire Pasteur-Mérieux tiendra également des
propos abusivement rassurants. Dans une interview accordé à Martine Perez du
Figaro, il reconnaîtra tout simplement faire appel, depuis plusieurs années, à
du sérum provenant des Etats-Unis, du Canada, de Nouvelle-Zélande ou
d’Australie. Or, les Etats-Unis - qui viennent de décider, le 20 mai 2003,
l’embargo des bovin canadiens après le premier cas d’ESB dans ce pays - avaient
déjà observé, en 2000 sur leur territoire, une curieuse maladie de la
« vache couchée » dont les symptômes ressemblaient étrangement à ceux
de l’encéphalopathie spongiforme recensée chez les bisons d’élevage américains
puis en début 2001 chez les bovins du Dakota et du Texas. Quelques années
auparavant, ce même laboratoire Pasteur-Mérieux, avait pourtant déclaré au
Parisien, que depuis plusieurs années, il chauffait le sérum de veau à 120 °
afin de détruire le prion. Si le procédé est inefficace sur le prion, il a
détruit les qualités nutritives du sérum. Les vaccins commercialisés pendant
plusieurs années ne correspondaient donc plus aux caractéristiques des vaccins
qui avaient reçu l’autorisation de mise sur le marché. Ce qui semble
correspondre au délit de tromperie sur la marchandise...
Ce mépris du consommateur n’est pas
propre à la France. Selon la FDA (Food and Drug Administration), l’équivalent
américain de l’Afssaps, cinq laboratoires américains ont fabriqué jusque fin
2000, au mépris d’une recommandation de 1993, différents vaccins avec des
tissus bovins susceptibles d’être contaminés par le virus de l’ESB. Ils
« accepteraient » depuis de modifier leur processus de fabrication,
les laboratoires SKB et Aventis annonçant qu’ils préparaient le remplacement de
ces dérivés animaux par des protéines végétales ou recombinantes, mais qu’il
leur faudrait trois ou quatre ans pour y arriver (Le Quotidien du médecin 14
février 2001).
Peut-être mieux informés que leurs
collègues de la FDA, les experts de l’Afssaps reconnaissaient dans leur
mémorable réunion de novembre 2000, que « de nombreuses tentatives ont été
faites depuis des années pour tenter de remplacer le sérum de veau foetal (SVF)
par des milieux plus "synthétiques", en essayant notamment de
reconstituer le SVF par un mélange de différents constituants. Malheureusement
le sérum de veau foetal est un milieu très complexe et tous les essais réalisés
jusqu’à présent ne sont pas parvenus à reproduire exactement sa composition et
à apporter aux bactéries, virus ou cellules tous les éléments nutritifs.
L’utilisation de milieux de culture sans sérum se traduit par une production
beaucoup plus faible, voire la production d’un produit qui diffère du produit
attendu. » Lequel a pourtant reçu l’autorisation de mise sur le
marché..... Ces tentatives de remplacement du sérum de veau par des protéines
végétales ou recombinantes (et donc génétiquement modifiées) trouvent leur
justification dans les derniers travaux de John Collinge de l’University
College de Londres. Ce spécialiste de la transmission des prions a en effet
« réussi » la transmission de l’agent de l’encéphalopathie
spongiforme bovine chez 100% des souris transgéniques « humanisées »
porteuses de la séquence Met/Met au niveau du prion, correspondant à la
protéine prion porteuse de la méthionine retrouvée chez tous les patients
atteints de la forme liée à la maladie bovine, alors que le prion des malades
atteints des autres formes de la maladie présente un autre acide aminé, la valine
(Cf., British Medical Journal, 4 janvier 2003). A ce jour, les experts de
l’Afssaps n’ont pas commenté cette découverte pour le moins inquiétante.
2) L’Hydroxyde d’aluminium
La grande majorité des vaccins,
c’est-à-dire les vaccins obligatoires Diphtérie, Tétanos et Polio, ainsi que
les vaccins contre les hépatites A et B, les méningites, les pneumocoques, la
fièvre jaune, l’anthrax, font appel à l’hydroxyde d’aluminium comme adjuvant.
Depuis octobre 1998, a été identifiée une nouvelle maladie, la myofasciite à
macrophages caractérisée par la présence systématique, à la biopsie musculaire
au point d’injection des vaccins, de lésions histologiques caractéristiques
sous forme de cristaux d’aluminium dans des cellules du système
immunitaire : les macrophages (cf. Ghérardi et all., “ Macrophagic
myofasciitis : a reaction to intramuscular injections of aluminium
containing vaccines ” in Journal of Neurology n° 246, 1999).
Cette affection, dont la fréquence ne
cesse de croître, est associée une fois sur trois à une maladie auto-immune.
Elle apparaît en moyenne trois ans, avec un délai maximum de dix ans, après la
vaccination, le plus souvent après les vaccins hépatite B et anti-tétanique.
Après avoir « conclu à un lien de causalité très probable entre l’administration
d’un vaccin contenant de l’hydroxyde d’aluminium et la présence de la lésion
histologique caractérisant la MFM », le Comité Consultatif pour la
Sécurité des vaccins de l’OMS a réclamé discrètement à la France en octobre
1999 une étude épidémiologique pour confirmer les liens entre les lésions
musculaires de la MFM, les symptômes cliniques des malades et les vaccinations
incriminées. Cette étude épidémiologique ne sera finalement lancée en France
qu’en février 2002. La publication des résultats, programmée en décembre 2002,
est régulièrement reportée à une date ultérieure : en janvier, mars, avril
2003.... Nos autorités seraient-elles confrontées à un nouveau scandale ?
Il est vrai que selon une étude
réalisée chez les animaux de compagnie, entre 1982 et 1993, dans 258 cliniques
américaines, le nombre de cancers au point d’injection, a été multiplié par
18,4, tandis que celui des cancers en dehors des points d’injection n’a été
multiplié que par 5,7. L’hydroxyde d’aluminium a été très souvent retrouvé dans
les macrophages à la biopsie (Cf., Lester, S & al., Journal of the american
animal hospital association, 1996).
La fréquence
de lésions comparables déjà observées chez l’homme serait-elle
préoccupante ?
3) Le Mercure
Le mercure, utilisé comme conservateur
dans certains vaccins comme l’hépatite B ou le R.O.R, semble être impliqué dans
l’autisme dont la fréquence n’a cessé d’augmenter : 1 pour 2000 en 1970, 1
pour 1000 selon des études effectuées entre 1970 et 1990 (cf. Gilberg C., Wing
L., « Autism : not an extremely rare disorder » in Acta
Psychiatr. Scand., 99 (6), p. 399-406, 1999) et même un enfant autiste sur 312
selon une étude californienne très récente, soit une augmentation de 273 %
entre 1987 et 1998.
Selon une récente étude américaine,
ce mercure serait également « impliqué aux Etats-Unis dans l’apparition
d’un nombre significatif de leucémies lymphoblastiques chez les nourrissons
ayant reçu trois doses de vaccin contre l’hépatite B » (Le Figaro, mardi
23 avril 2002).
Un rapport
bénéfice/risques totalement négatif
1) Les dangers inhérents aux vaccins
à virus vivants.
Selon le docteur Gallo, co-découvreur
du virus du sida, « l’usage des vaccins à virus vivants peut activer un
virus endormi comme celui du sida », mais également d’autres virus ou bactéries
à l’image du méningocoque, du pneumocoque... présents à l’état saprophyte dans
la gorge d’un pourcentage non négligeable d’enfants et d’adultes. C’est
pourquoi le Pr Luc Montagnier avait déclaré dans Le Monde du 23 mai 1987 :
« Peut-être devra-t-on rapidement organiser le dépistage des enfants (et
des adultes) séropositifs, avant leur vaccination ».
Dans le même quotidien, le professeur
Saliou, directeur scientifique de Pasteur Vaccins ajoutait : « Les
problèmes soulevés pourraient effectivement conduire à une remise en question
de certains vaccins comme le BCG, le vaccin contre la polio ou le vaccin contre
la rougeole. »
De nombreux virologues et
scientifiques ont vainement répétés les mises en garde sur les dangers de ces
vaccins. C’est le cas du Dr J. Ledeberg, Prix Nobel de Médecine en 1958, qui,
après avoir déjà reproché le manque d’études de l’impact des vaccins sur les
organismes récepteurs, craignait des risques génétiques ; des Dr K.
Pentittem (Université d’Helsinki), H. Ginsburg (Université de Columbia), R.A.
Aldrich (Université du Colorado), et J. Salk pour lesquels les vaccins à virus
vivants présentent plus de risques que l’absence de vaccin ; de Wendell et
Winters, virologues de l’université du Texas, qui évoquent le rôle possible des
virus vaccinaux dans la genèse du cancer, de l’arthrite et de la sclérose en
plaques ; du Dr R. Bell, pour qui « il y a une corrélation directe
entre les vaccinations et le taux croissant des cancers chez les enfants en
dessous de 15 ans » ; du Dr M. Guinan du CDC pour qui « il
est dangereux d’injecter des virus vivants » ; du Dr S.L. Katz, de
l’université d’Harvard, du Dr J.G Stevens, microbiologiste et immunologiste de
l’université de Californie, pour qui les vaccins à virus atténués peuvent se
recombiner et provoquer des maladies, ce qui été prouvé expérimentalement....
(cf., R. Delong, Live viral vaccines, 1996).
D’autre part, M. Eihl, J.
Mannhalter, G. Zlabinger de l’Université de Vienne ont découvert, qu’au lieu de
renforcer nos défenses, les vaccins font apparaître un affaiblissement
immunitaire comparable à celui observé au cours du sida et amoindrissent ainsi
notre capital immunologique !
L’anatoxine tétanique a ainsi été
injectée à 11 sujets en bonne santé, âgés de 25 à 50 ans, n’appartenant pas à
un groupe à risque pour le sida. Entre 7 et 14 jours après la vaccination, les
évaluations moyennes des rapports T4/T8 étaient significativement plus bas chez
l’ensemble des sujets qu’avant la vaccination, avec pour certains des taux
comparables à ceux observés en cas de sida (Cf. New England Journal of
Medecine, vol 310, 1984).
2) Des cas d’épidémies dans les
populations vaccinées.
Après de nombreux cas d’épidémies de
poliomyélites survenues, depuis de nombreuses années, lors de campagnes de vaccination
contre cette maladie (cf., Darell Salk, université de Washington, pour qui la
plupart des cas de polio qui se produisent actuellement sont provoqués par le
vaccin à virus vivant, cité par R. Delong), Roland Sutter, directeur du service
d’éradication de la polio au CDC d’Atlanta a récemment reconnu après la
survenue de cas de polio au cours d’une campagne de vaccination aux
Caraïbes : « Il est clair que la sonnette d’alarme a été tirée. Notre
problème est de savoir si l’heure est grave ou non. » (Courrier
international, n° 536 du 8 février 2001).Curieusement,cespropos
inquiétants n’ont jamais été repris par les revues médicales françaises.
3 ) Le phénomène de commutation
Nous savons que toute bactérie - et
sans doute également tout virus - échange en se détruisant son matériel
génétique avec les bactéries (et virus) voisines. Or, ainsi que le reconnaît le
Dr Mohammed Kheir Taha, directeur adjoint du centre national de référence du
méningocoque à l’Institut Pasteur, « Dans l’évolution des infections à
méningocoques, il y a un aspect qui nous fait très peur, ce sont les
changements dans les types de bactéries apparus à l’occasion des campagnes de
vaccination massives.[...]. Ce qui change tout, c’est la sélection, par le
vaccin, de nouveaux variants virulents et invasifs. » (Cf, UFC Que
choisir, février 2003).
Ce phénomène n’est pas nouveau, il a
déjà été observé en 1993 en au Canada, aux USA, en Tchéquie, en Belgique (à la
suite de la campagne de vaccination contre les méningites à Haemophilus B, on a
observé un doublement de la fréquence des méningites à Haemophilus A, C, D, E
et F, ainsi que des méningites à méningocoques), ou encore en Grande-Bretagne
(après la vaccination de 13 millions de jeunes en 1999-2000, une chute
importante de la mortalité par méningite à méningo de type C tandis que la
mortalité globale par méningites à méningocoque n’avait pas baissé selon le
Conseil supérieur d’hygiène publique dans son avis du 8 mars 2002).
Ce phénomène ne concerne pas que les
méningites et les seules bactéries. Il concerne également les virus ainsi qu’on
a pu l’observer notamment avec le vaccin contre la polio ou encore avec le
vaccin contre les coranovirus utilisé chez les volailles et les porcs en Asie
du sud-ouest, point de départ des « pneumopathies atypiques » chez
l’homme dont une forme mutante de coranovirus serait l’un des agents
responsables !
4 ) La contamination d’un vaccin
contre la polio par un rétrovirus cancérigène et infectieux Entre 1954 et 1963,
des millions de doses du vaccin Salk contre la polio avaient été contaminées
par un rétrovirus simien, le SV 40.
Dans le cadre d’un débat public sur
les OGM, Mr Tibon-Cornillot, conseiller technique de l’ancien ministre de
la santé (Bernard Kouchner), avait reconnu que ce virus infectieux avait été transmis
par voie sexuelle ou sanguine à plus de 600 millions de personnes (Cf,
Science-Actualités, mai 1998). Après avoir rappelé « simplement que le
SV40 est cancérigène chez la souris », ce conseiller scientifique osa
déclarer que : « Il semble qu’il ne l’est pas chez l’homme mais on
n’a jamais eu de travaux sérieux sur le suivi du SV40 chez les
hominiens. »
Ignore-t-il réellement que ce
rétro-virus est retrouvé dans 35 à 85% des cancers du cerveau - dont la
fréquence a plus que doublé en vingt ans jusqu’à 60% dans les mésothéliomes
dont la fréquence a été multipliée par 10 depuis trente ans, tuant 2 000
personnes chaque année en France et plus de 1 000 en Grande-Bretagne 35% des
cancers des os chez les personnes ayant reçu ce vaccin dans les années 1950 ou
dans leur descendance ? C’est du moins ce qu’affirment dans des revues
spécialisées des chercheurs sérieux comme Geissler : “ SV40 and human
brain tumors Progress ” in Medical Virology, t. 37, p. 211-222, 1990 ;
M. Carbone, et al., “ Simian virus 40 like DNA sequences in human pleural
mesothelioma ” in Oncogene, T. 9, p. 1781-1790, 1994 ; Carbone et al., SV
40-like sequences in human bone tumors, in Oncogene, t.13, p. 527-535 ;
1996. En outre, le Rapport technique 747 de l’OMS évoque le risque de malignité
que pourrait présenter à long terme un ADN contaminant hétérogène par le biais
des vaccinations.
5 ) Des complications post-vaccinales
Des atteintes du système nerveux
central, des maladies auto-immunes, des décès ont été rapportés dans la
littérature médicale officielle après les vaccins polio Salk et Sabin (cf., Dr
Pilette, Nous te protègerons, 1997, faisant état de plus de 120 publications
scientifiques). Aux USA, le très institutionnel VAERS (Vaccine Adverse Event
Reporting System) dépendant de la F.D.A, a rapporté chez les enfants de moins
de six ans pour la seule période 1999-2002 : 16 544 effets secondaires,
631 hospitalisations et 349 décès pour le DTP ; 13 363 effets secondaires,
1 840 hospitalisations et 642 décès pour le vaccin hépatite B ; 22 463
effets secondaires, 3 224 hospitalisations et 843 décès pour le vaccin
Haemophilus B ; 18 680 effets secondaires, 1 736 hospitalisations et 110
décès pour le ROR ; 419 effets secondaires, 41 hospitalisations et 11
décès pour le vaccin contre la grippe.
Lorsque le directeur de la FDA
reconnaît lui-même qu’un à 10% des effets secondaires sont recensés, on peut
imaginer raisonnablement qu’aux USA, ces vaccins ont été en réalité
responsables de 5 000 à 50 000 décès par an. (cf., N.Z. Miller, Immunization,
page 35, 1996 ; Dayton Daily News, May 28, 1993, p. 15A ; 20-20
Newcast, jan.26, 1990). A moins de considérer que les vaccins
gagneraient en virulence en traversant l’Atlantique, on peut tout autant
avancer 1 250 à 12 500 décès chaque année en France, ce que l’on ne peut
malheureusement pas confirmer pour la simple raison qu’il n’y a pas
d’équivalent du VAERS dans notre pays protégé il est vrai remarquablement par
ses frontières et la célèbre ligne Maginot (Tchernobyl est déjà
oublié !)....
Il ressort de ces chiffres
catastrophiques que tout acte de vaccination systématique et aveugle nuit
gravement à la santé et que le rapport BENEFICES/RISQUES des vaccins - qui n’a
jamais été évalué de manière scientifique et rigoureuse - ne profite qu’aux
« appétits meurtriers des fabricants de vaccin » ainsi que le
soulignait déjà en 1955 sa Sainteté Pie XII.
Les conseillers techniques des
ministères, de même que les experts de l’Afssaps, n’ignorent pas ces faits
scientifiques et ces décisions juridiques : ils savent et sont
parfaitement renseignés (1). Ainsi, lorsque l’OMS a informé l’ensemble des pays
de l’abandon du BCG, jugé inefficace et dangereux, au profit d’une stratégie
basée sur le suivi des patients (programme DOTS), la France a été le seul pays
à ne pas y souscrire ; en réponse aux interrogations d’une association,
Mr Jean Le Garrec, à l’époque président de la commission des affaires
sociales a cru bon reconnaître que ce silence « était dommageable d’autant
que le problème était urgent et grave ».
Car nos décideurs préfèrent comme
lors de l’affaire du sang contaminé, masquer et minimiser la réalité médicale
et scientifique. Est-il nécessaire de rappeler que lors du procès du sang
contaminé, Louis Schweitzer, l’ancien directeur de cabinet de Laurent Fabius
devenu ensuite Pdg de Renault, avait reconnu que « tous les quotidiens
nationaux et internationaux arrivaient à Matignon, mais personne n’avait le
temps de les lire » ? En attendant que la législation française se
mette en conformité avec le devoir d’information et le respect du consentement
mutuel par la levée de l’obligation vaccinale, comme elle vient de le faire
pour la procréation médicale assistée ainsi que pour les sapeurs-pompiers,
serions-nous condamnés à prôner d’ici-là la désobéissance civile, « forme
suprême de responsabilité qui appelle à davantage de responsabilité »
ainsi que le soulignait André Glücksmann dans la Fêlure du monde ?
Dr Marc
VERCOUTERE
P.S : En annexe, analyse du
récent arrêt de la Cour de cassation annulant deux décisions de la Cour d’appel
de Versailles, laquelle vient en septembre 2003 de condamner à nouveau le
vaccin hépatite B, tandis qu’en avril 2003 la chambre civile de la Cour de
cassation retenait la notion d’accident de travail pour une sclérose en plaques
survenue plusieurs années après un vaccin hépatite B imposé.
(1) A l’évocation devant l’Assemblée
nationale en juin 1998 d’une étude de l’INSERM et du Haut Comité de santé
publique sur les taux de décès comparatifs par âge et par sexe, au Royaume-Uni,
en Suède et en Italie, par rapport à la France, Laurent Dominati, député de
Paris à l’époque, puis Jacques Barrot, ancien ministre de la santé et actuel
président de l’UMP à la dite assemblée, ont fourni la même réponse : -
« Oui je connais, oui c’est la faillite de notre politique de santé
publique » ; l’ancien ministre ajoutant même « Si je comprends
bien, vous ne devez pas être partisan de la politique vaccinale ! »
(2) Diabète et vaccins : A la
suite d’une campagne de vaccination massive anti-Hépatite B réalisée en
Nouvelle-Zélande de 1988 à 1991, au cours de laquelle 70 % de jeunes de
moins de 16 ans ont été vaccinés, l’incidence du diabète est passée de 11,2 cas
pour 100 000 enfants avant le programme de vaccination en 1982 à 18,2 cas pour
100 000 enfants après la campagne de vaccination. (cf., Pr. Barthelow Classen,
New Zealand Medical Journal, 24 mai 1996).
En Italie, où on a comparé l’état de
santé de 400 000 enfants de 12 ans vaccinés contre l’HB, à un nombre égal
d’enfants non vaccinés, l’incidence du diabète de type 1 était presque trois
fois plus élevée chez les vaccinés.
(3) Asthme et vaccins : Selon
une étude publiée dans le magazine Science reprise par l’AFP du 3 janvier 1997,
la nette augmentation des cas d’asthme dans les pays développés pourrait être
due au développement des vaccinations contre d’autres maladies, notamment
respiratoires. Soulignant que les cas d’asthme aux Etats-Unis ont doublé en 20
ans, ce rapport établit un lien entre l’augmentation des allergies provoquant
l’asthme, le rhume des foins ou l’eczéma, et la protection des enfants contre
la tuberculose, la coqueluche ou la rougeole. Le principal auteur de l’étude,
le Pr T. Shirakawa, du Churchill Hospital d’Oxford (Grande-Bretagne), estime
que la vaccination des enfants contre ces maladies les empêche de développer un
système immunitaire qui les protégeait autrefois de l’asthme. Dans les
Highlands d’Ecosse, sur 446 enfants nourris au sein jusqu’à 6 mois, 243 avaient
été vaccinés contre la coqueluche. Les 203 enfants non vaccinés ont présenté 5
fois moins d’asthme et 2 fois moins d’otites que les autres, alors que les
Highlands ont le taux d’asthme le plus élevé du Royaume-Uni avec un taux de
pollution le plus bas (cf., Dr M. Odent, M & al., Jama, 1994).
CRI-VIE
Coordination d’associations, d’usagers de la santé, d’avocats, de
scientifiques, de médecins pour une information et une recherche indépendante
en matière de santé 3bis, rue Henri Faisans. 64 000 PAU. Tel : 05 59 84 48
45 . ** cri-vie@wanadoo.fr
07 septembre 2009
Quand le liquide coule à flots: les marchés publics de l'eau
Je reviens sur mes histoires de
flicage et de barbouzes, mais cette fois sous un angle plus local :
l’attribution de marchés publics,
une dépense qui en 2008 s’est élevée pour l’Etat à plus de 144
milliards d’euros, d’après le Ministère de l’économie, et à plus de 98
milliards pour l’année 2009 jusqu’à présent. Ca fait quand même des sous, jusqu’à
15% du PIB des pays de l’OCDE, et 10 % en France, qui doivent être dépensés de manière juste, dans
le cadre de la loi sur les marchés publics, qui a déjà été bien aménagée ces
derniers temps. Aujourd'hui nous allons nous pencher sur la situation de la distribution de l'eau en France, un cas emblématique des abus en matière de marchés publics.
Je
ne suis pas spécialiste du droit des marchés publics, mais on sait qu’à partir
d’un certain montant (revu à la
hausse en 2008) il doit y avoir mise en
concurrence, c’est-à-dire appel d’offre. Pour les travaux c’est à partir de 5
millions et quelques.
Enfin,
bref : la procédure, en principe, est encadrée.
Sauf
que des petits malins, par l’odeur du magot alléchés, ont évidemment trouvé des
moyens de s’en mettre plein les poches et/ou de s’adonner à un népotisme de bas
étage. A ce propos, le CNRS a rédigé une petite
fiche pratique assez succincte certes, mais claire et didactique, recensant
les grands classiques des abus liés aux attributions de marchés publics. Où
l’on s’aperçoit au passage que ça ne rigole pas du côté de la loi, lesdits
délits (appelés également « prise illégale d’intérêts »,
« trafic d’influence » ou même « corruption », de ces
délits qui seraient bien temporisés par la fumeuse « dépénalisation du
droit des affaires » de sarkoléon) étant passibles de 10 ans de prison.
Un
rapport
du Service Central de Prévention de la Corruption de 2007 (pages 79 à 94)
détaille ainsi différentes techniques pour détourner une partie de l’argent des
marchés publics ou bien favoriser des copains.
Prenons
l’exemple de l’eau, un bien public par excellence, dont les élus sont bien
obligés, en raison du retrait de l’Etat dans les services publics, de passer
avec le privé des contrats de « délégation de service public » avec
un secteur privé qui détient aujourd’hui plus des trois quarts du marché
français (Véolia en 1er, avec près de 40% du marché).
Et
cela, via les fameux marchés publics. Dans le domaine de l’eau, il y a des
monopoles, nationaux et internationaux : une dizaine de multinationales,
dont trois françaises, se partagent le gros du marché. L’ex Lyonnaise des eaux,
Suez,
par exemple, a la grande chance d’être en bonne position aux deux niveaux. Et la Saur (Société d’aménagement
urbain et rural, propriété de Bouygues
puis d’un fonds d’investissement) ou Vivendi, ex Générale des Eaux devenue
Véolia, idem. Pour cette dernière, présente dans 57 pays avec 132 millions de
clients, l’eau représentait 12 ,5 milliards d’euros de chiffre d’affaire en
2008. A l’étranger des boîtes comme la hollandaise Bechtel,
qui a été mise dehors par les boliviens, ont à leur actif les mêmes abus que
nos multi Françaises.
En
2007 en France, pas moins de 883 collectivités locales ont lancé un appel
d’offre pour la distribution d’eau, mais dans
96% des cas on reprend la boîte qui avait déjà le contrat. Dans 1% des cas
seulement, l’eau revient à une régie municipale, même si, pourtant, les tarifs
sont moins élevés.
A
tous les niveaux, les marchés peuvent être bidonnés. Tout le monde le sait,
personne ne le dit ou presque. Et ça se bidonne d’autant plus facilement que
les pontes de ces multinationales de l’eau usent et abusent du tourniquet,
cette méthode qui consiste à passer du secteur public au secteur privé, avant
de revenir dans le public pour favoriser certains textes législatifs ou les
petits copains.
C’est
ainsi que Stéphane Richard, le chef de Véolia Transports, s’est retrouvé
directeur du cabinet du ministre de l’Economie et des Finances en 2007, ou que Villepin soi-même est lui
aussi passé par Véolia, qui avait le monopole de l’eau en Ile de France depuis les
années 60 avant de devoir partager avec Suez et dont l’Etat est
actionnaire, en tant que « conseiller international » entre 2005 et
2007, puis plus
récemment après les dernières élections, en tant que consultant pour Véolia
Environnement. Etrangement, Villepin avait poussé pour un rapprochement entre
EDF et Véolia en 2006, par exemple, et aujourd'hui on parle d'Henri Proglio, patron de Véolia, pour prendre la tête d'EDF. Jean-Luc Touly, un ancien cadre de chez
Véolia, ajoute
quelques exemples venus de chez Véolia,
comme Rainier d’Haussonville, qui a fini comme conseiller aux affaires
économiques européennes dans le cabinet de Villepin en 2007.
Gérard
le Gall, ancien conseiller de Jospin pour les sondages d’opinion et prof à la
fac, a quitté son poste pour rejoindre Suez
en 2004. Un dénommé Eric Besson, avant le PS et avant l’UMP, était à la tête de
la fondation Vivendi. Un ancien conseiller de Chirac, Jérôme Monod, était quant
à lui à la lyonnaise des Eaux…
Bref,
du coté des multinationales de l’eau, on reste entre soi. Ce qui facilite
grandement les mics-macs et la
tolérance du pouvoir envers les agissements de
ces boîtes.
Car, les affaires de marchés publics bidonnés par ces entreprises ne manquent
pas, au national comme à l’international. A Abu Dhabi, par exemple, Véolia
aurait versé des commissions occultes afin d’obtenir un marché : 18
millions de dollars (et 317 millions d’euros avaient été surfacturés aux
usagers) auraient été versés à des « intermédiaires ». Je souligne ce
dernier mot car il est important : ce qu’on appelle
« intermédiaires », en général, sont les membres des cabinets
de consulting et autres lobbyings dont nous avons relaté certains exploits
récemment. Rappelons encore que ces 18 milliards sont payés par les pouvoirs
publics, c’est-à-dire par les contribuables.
On
n’évoquera pas non plus les abus divers et variés, liés aux droits de l’homme,
au respect de l’environnement, du droit du travail ou même des affaires, que
ces multinationales peuvent commettre à travers le monde. Revenons à nos
marchés publics.
Le
Courrier, un quotidien suisse, nous
apprend ainsi qu’il est question de surfacturations et de détournements de
fonds de la part de Vivendi, ainsi que de ses « méthodes
anticoncurrentielles ». En ce qui concerne les surfacturations, cela
expliquerait que les prix augmentent systématiquement avec le privé,
en l’occurrence Vivendi : 4,5 milliards payés par les clients en eau de
Vivendi se sont évaporés.
A
Grenoble en
1997, le Conseil d’Etat avait finalement décidé que la privatisation de
l’eau en faveur de Vivendi par l’élu local bien connu des tribunaux Alain
Carignon, était illégale. Au passage, quelques méthodes de facturation plus que
douteuses ont été mises à jour lors de l’enquête judiciaire, et les tarifs de
l’eau appliqués ont été déclarés illégaux. Carignon a pris 5 ans dont un avec
sursis, 5 autres d’inéligibilité et 400.000 Francs d’amende.
De
fait, les taux de marge de ces boîtes peuvent atteindre le pharamineux sommet
de 58% dans certains endroits. D’après l’Institut français de l’environnement
(Ifen), on payait en moyenne en 2,19 pour un m cube d’eau fournie par une régie
municipale, et 2,93 avec un privé. Et des villes qui ont quitté le privé pour
revenir à la distribution municipale ont pu voir leur facture d’eau baisser de
20%. No comment.
Le
cas de la commune
de Neufchâteau, paisible bourgade de 8.000 âmes, est assez symbolique,
d’autant plus qu’on devine les jeux d’influence derrière les étapes de la
rupture qui s’est produite entre le maire de la ville et une filiale de Véolia,
le premier ayant en 2001 décidé de rompre le contrat de fourniture d’eau suite
à des augmentations de prix sans justification. En fait les prix, qui devaient
être de 2,92 euros le mètre cube, étaient montés à 3,65 euros (24 francs de
l’époque). Véolia a en retour traîné la commune en justice pour réclamer des
« indemnités » de plus de 7 millions d’euros représentant les
bénéfices espérés par Véolia sur les 21 ans qu’il restait au contrat et à
700.000 euros pour l’atteinte à l’image de la boîte. Au final, ladite indemnité
s’est limitée à 1,7 million d’euros. Avant qu’il ne prenne la décision de
remunicipaliser l’eau, Véolia avait quand même tenté de payer un
voyage à notre bon maire et à la personne de son choix, tous frais payés
(au prétexte d’un colloque à Madrid), une technique classique de corruption.
Par
contre, le Conseil général des Vosges, présidé par l’inénarrable Christian
Poncelet, a refusé une subvention de 700.000 euros destinés à la station d‘épuration
qu’il fallait rénover, ce qui va obliger la ville, désormais gestionnaire de
l’eau, à investir enfin et donc à augmenter les prix. Mais en 2005, il y avait
bien une nouvelle station d’épuration à Neufchâteau, et les tarifs étaient
redescendus en dessous de 3 euros le mètre cube.
A Castres, Véolia a pratiqué des tarifs
illégaux de 1990 à 2001, et avait aussi aidé la maire de droite de l’époque
à
faire passer le coût de quelques grands chantiers sur les factures d’eau au
lieu des impôts.
A
Rennes, certains
dénoncent le contrat de
fourniture d’eau renouvelé en 2004 avec Véolia, au motif que certains élus
(et délégués syndicaux) seraient trop proches de la multinationale et que les
prix seraient surévalués de 11% par rapport à une régie municipale. Les Verts
expliquent ainsi que Véolia fait passer sur les factures ses frais de
communication, charges de recouvrement, subventions au comité d’entreprise,
frais du siège de Véolia et j’en passe, alors que c’est interdit, ces
prestations n’ayant rien à voir avec le service de l’eau. Accessoirement, entre
1996 et 1999, Véolia aurait mis au chaud plus de 3,3
millions d’euros censés servir à des travaux de renouvellement toujours pas
entamés. Rappelons quand même que c’est le client et le contribuables qui
paient la note.
Comment
cela est-il possible ? Un ancien syndicaliste de Véolia cite entre autres
l’exemple de cet élu local, Marcel Rougemont qui, après avoir perdu son siège
de député, est passé chez Véolia, puis a retrouvé un mandat de Conseiller
Général d’Ille et Vilaine, où Véolia assure une grande partie des transports en
commun ainsi que la distribution d ‘eau. Le cas Jean-Michel Henry, pourtant élu
communiste en charge de l’eau au conseil municipal de Rennes, est également
révélateur : il a voté la reconduite du contrat Véolia, qui fournit l’eau
à Rennes depuis des plombes et des plombes, d’autant plus facilement que sa
fille y travaille.
Mais
à Rennes, Véolia
c’est aussi les transports, le ramassage des déchets, le chauffage de
certains nouveaux quartiers… N’en jetez plus !
Bref,
les
affaires du genre ne manquent hélas pas, dans tous les départements de
France, mais
aussi à l’international.
Preuve que les marchés publics permettent tous les excès, surtout quand il y a
une certaine collusion entre les élus et lesdites multinationales, et le tout
est payé au final par le consommateur et par le contribuable.

01 septembre 2009
Quand les barbouzes se prennent pour les RG
Il
y a un sujet qu’il faut aborder, même si c’est en plusieurs volets : cette
vague de ce qu’on appelle l’intelligence économique, et ses corollaires à
différents niveaux tels que le recrutement de flics et autres anciens des
services secrets pour des actes d’espionnage divers et variés. On revient en ce
moment sur l’affaire EDF/Greenpeace, qui avait démarré il y a déjà quelques
années, quand une officine payée par EDF avait été surprise à espionner le
directeur de campagne de Greenpeace. EDF nie, mais le cas n’est pas isolé.
Où
il est question d’espionner Greenpeace
Après
quelques mois de tergiversations, le groupe EDF vient d’être mis en examen en
tant que personne morale
pour complicité et recel d’intrusion frauduleuse dans
un système informatique. En gros, EDF a payé Kargus
Consultants, une officine chargée d’assurer l’ « appui opérationnel
à la veille
stratégique sur les modes d’action des organisations écologistes» pour
EDF, qui a elle-même payé un informaticien pour s’introduire dans l’ordinateur
de Yannick Jadot, ex directeur de campagne de Greenpeace qui a aujourd’hui
rejoint Europe Ecologie. Ca aurait commencé dès
2004 selon certains,
Depuis
le printemps, quand l’affaire est sortie au grand jour, quatre
personnes ont été mises en examen par le tribunal de Nanterre: deux
officiers à la retraite chargés de la sécurité d’EDF (qui auraient mandaté
Kargus) et deux agents de Kargus, dont Alain Quiros, l’informaticien spécialisé
dans le piratage informatique.
Plus
récemment, il serait même question de surveillance rapprochée de membres de
Greenpeace et même d’infiltration, en France, en Belgique, au Royaume Uni ou en
Espagne.
Patrick
Lorho, le patron de Kargus, est un ancien agent de la DGSE de 44 ans et fait
partie des mis en examens. Il a déclaré en avril qu’il « assume
complètement la mise sous surveillance de l’ordinateur du responsable de
Greenpeace Yannick Jadot, mais je n’assumerai pas le reste et j’aimerais bien
que EDF, qui a commandité l’opération, prenne aussi ses responsabilités ».
Evidemment,
EDF nie avoir ordonné un tel suivi, dit n’avoir été au courant de rien et
conteste le bien-fondé de sa mise en examen. Mais il semble qu’Edf ait déjà été
mis en cause dans une affaire d’écoute téléphonique du porte-parole de Sortir
du Nucléaire par l’officine d’intelligence économique Securewyse. Sortir du
Nucléaire précise à ce sujet que « depuis 2003, une "source"
interne à EDF a fait parvenir au Réseau "Sortir du nucléaire"
plusieurs documents sensibles, dont un qui concerne l'inadaptation des
centrales EDF au risque sismique, et un qui n'est autre que le fameux document
Confidentiel défense qui reconnaît la vulnérabilité du réacteur EPR en cas de
crash d'avion de ligne».
Où
Taser se prend pour les RG
On
se souvient également de la fois où c’est la société Taser France qui a été
mise en cause pour avoir espionné Olivier Besancenot (après l’avoir
poursuivi pour diffamation, d’ailleurs), celui-ci ayant eu l’outrecuidance
de critiquer l’arme, dite « non létale ». Sept
personnes ont été mises en examen, dont deux policiers et un douanier, pour
«violation du secret professionnel», «détournement de finalités de
données», «divulgation intentionnelle de données confidentielles» et
«accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données ».
Enfin, mis en examen pour « complicité par instruction », nous avons
Antoine Di Zazzo, le patron de Taser, deux membres de l’ « agence de
détectives » Dusaussy et un ancien flic.
Décidément,
on retrouve souvent dans ces affaires d’espionnage d’ONG le trio
infernal : groupe quelconque – sécurité du groupe avec d’anciens flics –
officine avec anciens flics.
Où
Nestlé s’intéresse à Attac
Cette
fois, l’affaire se passe en Suisse et ça a fini en non
lieu pour cause de prescription, du moins au pénal, après un procès assez
étrange où maintes preuves ont pourtant été fournies par Nestlé soi-même,
et une investigation faite à décharge pour Sécuritas et Nestlé. Le groupe
Nestlé a donc mandaté Sécuritas, grosse compagnie de sécurité, pour espionner
Attac et en particulier des membres qui écrivaient à ce moment-là un livre sur
Nestlé, justement. En outre, il semble qu’il y ait eu une certaine coopération
entre Sécuritas et la police locale du canton de Vaud où l’affaire se passe, et
même la
police fédérale de Berne.
Encore
une fois on retrouve des anciens flics, dont un ancien officier, le chef de la
sécurité de Nestlé John Hedley, un ancien du MI6 britannique engagé en 2002, ou
encore un ancien
cadre de la police fribourgeoise, qui a été pour Sécuritas « responsable pour Securitas
SA à Lausanne du Centre opérationnel investigation service dont les points
forts étaient l'observation, la filature, l'enquête et la surveillance »
et donc de la personne qui s’est
infiltrée chez Attac auprès des rédacteurs du bouquin.
Quelque
temps plus tard, Sécuritas était à nouveau mis en cause, cette fois pour avoir espionné
LausAnimaliste, une association de libération des animaux et ce peut-être
dès octobre 2004.
Puis,
c’est le
Groupe Anti Répression qui dit a été infiltré par une
cadre de Sécuritas.
Où
on nous refait le coup des faux plombiers
L’affaire
Rhôdia, qui est sortie en 1999, est assez révélatrice de l’atmosphère qui
règne autour de ces officines.
Deux boites d’intelligence économique, Egideria
et Astarte, avaient été payées pour espionner deux actionnaires
mécontents : le banquier Edouard Stern, décédé plus tard en tenue de latex
et le financier Hugues De Lasteyrie, lui aussi décédé mais d’un infarctus
foudroyant semble-t-il. Ils disaient que lors de la fusion qui a crée Rhôdia,
Aventis avait dissimulé son passif.
Enfin
bref, les rapports sur les deux actionnaires ont été remis notamment à un des
administrateurs de Rhôdia à l’époque, un certain Thierry Breton, qui nie tout.
En
Belgique, on parlait en 2007 de l’Eletragate,
pour une autre affaire de barbouzerie moderne : le groupe
Suez et cinq français ont été inculpés pour « piratage informatique"
et "tentative d’interception de communications privées". En
2004, on découvre que le système informatique d’Elecrtabel (l’équivalent belge
d’EDF) a été piraté. L’enquête avait montré qu’une nuit de février 2004, un
ancien de la DGSE qui avait créé sa boîte de sécurité, Richard Guillet, était
entré chez Electrabel déguisé en plombier avec deux collègues, et avait
installé des micros espions dans les ordinateurs.
Le
trio aurait ensuite déclaré aux enquêteurs qu’ils étaient mandatés
par O’Foll Consultants, une officine dirigée par un ancien directeur de la
police judiciaire, Olivier Foll, elle-même mandatée par le secrétaire général
de Suez, Patrick Ouart (devenu conseiller de Sarko) et
Jean Pierre Hansen qui représentait Suez au conseil d’administration
d’Electrabel. Ce dernier aurait même carrément prêté sa carte d’accès au siège
d’Electrabel aux trois plombiers.
Quand
des officines de renseignement ont plus de pouvoir que la police
Une
des grandes questions que tout cela pose est celle du pouvoir de ces
officines : Sécuritas, Kargus, Securewyse… toutes ont finalement pris des
libertés que la police elle-même ne peut prendre : c’est bien le juge
d’instruction qui permet ou non aux flics de lancer des écoutes, des
perquisitions, des infiltrations etc.
Le
fait que la prescription pour ces histoires soit de 3 ans en Suisse n’empêche
pas que même le juge qui a posé le non-lieu reconnaisse que les choses étaient
allées trop loin.
Lesdites
officines, ces dernières années, se sont multipliées : par six en cinq
ans. Forcément, on trouve de tout depuis la boite de consultants ultra standing
jusqu’à la boite de privé miteux. Mais, toutes ont des clients qui peuvent être
des grosses boîtes ou des petites aussi, et qui demandent d’espionner tel ou
tel concurrent /politique /opposant /employé ou autre. Avec des méthodes qui
peuvent être très variables, dans toute la palette de l’illégalité et / ou de
la légalité.
On
parle d’intelligence économique, mais ce terme recouvre des réalités bien
différentes. Ca a toujours existé, si on veut, mais aujourd’hui le
phénomène prend de l’ampleur, et les méthodes se développent elles aussi. Or,
l’éthique n’est certes pas ce qui va étouffer les personnels de la plupart de
ces boîtes où pullulent les anciens flics et autres RG, qui bien sûr ont gardé
de fructueux contacts parmi leurs anciens collègues.
Les
cas de flics
pris en train de refiler, contre rétribution ou non, des informations
confidentielles tirées des innombrables fichiers de police à des officines
privées de renseignement ne manquent hélas pas ces derniers temps. Rien que de
très banal, finalement. Patrick Moigne, un commissaire
de la Brigade des fraudes aux moyens de paiement de Paris touchait ainsi 50
euros à chaque consultation du fichier stic sur les infractions constatées,
pour recevoir au final plus de 20.000 euros sur son compte entre janvier 2006
et juillet 2007. Il aurait entre autres rendu quelques services au patron d’une
boîte d’intelligence économique, JLR Conseil (il aurait refilé les infos à un dénommé
Leroy, ancien flic de la brigade financière et cadre de JLR), comme la
fourniture d’infos sur
le groupe Total.
Dans
l’affaire des frégates de Taïwan aussi, la Direction des Constructions Navales
(DCN) qui a construit les fégates a été soupçonnée par le parquet de Paris d’avoir
obtenu
des informations sur l’enquête des frégates, ainsi que sur celle au sujet
de Clearstream. Et ce, via
la boîte d’intelligence économique Eurolux Gestion, basée au Luxembourg,
qui aurait à son tour recruté un sous-traitant, MJM Partners consultants,
dirigée par des anciens de la DGSE et de la DST. L’enquête, appelée « mission
Bonaparte », aurait même été
étendue à des magistrats comme Renaud Van Ruymbeke.
Les mêmes officines se seraient également vu confier une « mission
Lustucru » visant à obtenir des informations sur le groupe Thalès qui
cherchait à entrer au capital de la DCN. Eurolux aurait ainsi pu entrer en
possession via des milieux judiciaires, pour la modique somme de 18.550 euros, de
différentes pièces de la procédure, dont la copie de l’original des listings à
l’origine de l’affaire Clearstream.
Des
cursus universitaires et de nombreuses formations à l’intelligence économique
ont été créées ces derniers temps, institutionnalisant certaines pratiques,
d’autres pas.
On
arrive parfois à des pratiques illégales, et les barbouzes reconvertis en pros
du renseignement privé peuvent
se retrouver pris la main dans le sac (ou pas).
Patrick Baptendier, un ancien gendarme qui a crée sa boîte de renseignement, a collaboré
avec la DST durant ses différentes missions pour deux grosses boîtes
d’intelligence économique notamment : Kroll
et la française Géos, en
informant la DST de ce qu’il apprenait des personnes suivies, telles qu’un
patron de presse, un responsable syndical ou le patron de Vivendi. DST qui, échange
de bons procédés oblige, refilait
à Baptendier les renseignements qu’il demandait.
Autant
de missions accomplies pour différents grands groupes comme Bolloré ou les
Mutuelles du Mans, ou encore Optimum, la boîte de l’actuelle patronne du medef,
la mère Parisot.
Comme
le souligne Le Point, aucun membre de la DST n’a été sanctionné ou mis en
examen à la suite de cette affaire.
De
fait, tout le monde semble collaborer, sur le dos des cibles et à la demande de
grands groupes. Les renseignements et les officines, de fait, font le même
métier, les seconds ayant davantage de marge de manœuvre que les premiers du
fait de l’absence de cadre réglementaire.
Le
paysage français de ce secteur est d’abord constitué de petites structures,
autonomes. Et c’est un métier de réseau, où tout le monde ou presque se
connaît, ce qui facilite les accointances de tous côtés. Une étude intéressante de
Christophe Jorge montre comment fonctionnent ces réseaux de personnes et
d’officines en France, du moins une partie.
La
technique du tourniquet, comme pour les cabinets de lobbying, tourne ici aussi
à plein : on passe de la police à une officine, et pourquoi pas faire les
deux en même temps ? Un exemple
révélateur est celui
d’Alain Juillet, ex n°2 de la DGSE où il était chargé d’aider les
entreprises françaises à conquérir de nouveaux marchés, passé au cabinet d’avocat
d’affaires US Orrick. Il y a rejoint notamment Pascal Clément, ancien ministre
de la Justice.
Tout ce petit monde travaille la main dans la
main, et certains sont évidemment plus borderline que d’autres. Quand on
regarde la clémence de la justice envers lesdites officines, on peut craindre pour
la préservation des libertés, le droit à la vie privée et le droit de se réunir
pour discuter de choses alternatives, par exemple.
Que
ce soit au niveau national ou bien au niveau international, le jeu est le même
avec des enjeux proportionnels. A l’international, les méthodes ne sont pas
toujours très orthodoxes non plus, et on parle de renversements de
gouvernements et de soutien à des groupes insurrectionnels. L’assassinat est
également envisageable, ainsi que le chantage. Et au niveau national, pareil :
il y a toute une palette de méthodes pour faire peur à un concurrent ou un
opposant, ou pour s’assurer un marché.

10 juin 2009
Kouchner à la rescousse d'un criminel de guerre
Agim Ceku, on en avait déjà parlé dans les articles sur le Kosovo, ce pays devenu indépendant où l’OTAN a installé au pouvoir toute une clique de mafieux ex tortionnaires. Les dernières nouvelles le concernant confirment la collusion entre certains de nos dirigeants, et Kouchner en premier lieu, et ces mafieux devenus hommes d’Etat.
Pour recadrer les choses, Ceku était colonel dans l’armée croate avant la guerre du Kosovo qui a démarré en 1999, et il a bien travaillé en se battant contre les Serbes et en multipliant les exactions. Ce qui lui vaudra quelque poursuite du TPIY, le tribunal pénal international pour l’ex Yougoslavie.
Sa carrière prend un étrange virage en 1999, quand la KFOR, les forces de l’OTAN sur place, le nomment à la tête du KPC, le corps de protection du Kosovo, qui n’est autre le pendant devenu légal de l’ex UCK, l’armée de libération du Kosovo, et qui regroupait tout un tas de mafieux albanais comme Hashim Thaci ou Ramush Ahmadinaj, qui sont des criminels de guerre blanchis par les politiques occidentaux comme c’est étrange.
Agim Ceku, donc, était le chef du KPC en 1999, et est présent à Rambouillet pour négocier l’indépendance du Kosovo, et en 2006 il devient premier ministre.
Aujourd’hui, en 2009, ledit Ceku est sous le coup d’une demande d’extradition et d’un mandat d’arrêt international de la part de la justice Serbe au motif qu’il aurait commis quelque génocide contre les population Serbe, ce qui, n’en déplaise à Kouchner qui a tant fait pour que les Serbes passent pour des tortionnaires génocidaires, nous ramène au cas de Thaci et Ahmadinaj, coupables eux aussi des mêmes exactions et sauvés par les occidentaux. La Serbie aurait ainsi la preuve qu’il est responsable du massacre d’au moins 669 serbes en 1995 lors de l’opération Olutja (Tempête), et de nouveau en 1999 contre d’autres minorités.
La Colombie, où il était de passage pour un séminaire international sur le désarmement, a donc annoncé à la Serbie que Ceku se trouvait sur son territoire et l’a arrêté le 7 mai. La Serbie a fait une demande d’extradition auprès des autorités colombiennes, pas tout à fait disposées à lui remettre le militaire-1er ministre-mafieux, puisqu’elles l’ont envoyé… en France (en lui interdisant de revenir en Colombie avant 10 ans).
La Serbie a donc réitéré sa demande d’extradition à la France en la justifiant par un tas de documents prouvant les crimes de guerres de Ceku. Mais, comme par hasard, la France a fait savoir par Interpol qu’il n’en était pas question, soi-disant parce qu’aucune charge ne pèse sur Ceku de la part de la France (ce qui ne tient pas au regard du droit international soi dit en passant). Et puis, tant qu’à faire, on le renvoie à Zagreb. Comme on avait fait quand il a été attrapé suite à d’autres mandats Serbes à l’aéroport de Ljubljana en octobre 2003, et à celui de Budapest en février 2004. Quelle bienveillance.
Selon le réseau voltaire, c’est l’ancien administrateur de la « communauté internationale » au Kosovo, Bernard Kouchner, qui a demandé au président colombien de ne pas renvoyer Ceku en Serbie.
En 2004 à Budapest, Ceku avait été arrêté durant deux heures à l’aéroport où il transitait, mais la police Hongroise l’a laissé partir parce qu’il était citoyen croate. En 2003 à Ljubljana, pareil : il a été relâché parce que la MINUK (les forces de l’OTAN) a envoyé une lettre pour dire qu’elle ne reconnaissait pas le tribunal de Pristina qui avait émis le mandat d’arrêt.
La Hongrie avait aussi détenu son copain Hashim Thaci un peu plus tôt dans l’année, qui est lui aussi passé par le rang de 1er ministre du Kosovo juste après Ceku, et il a lui aussi été libéré après différentes interventions diplomatiques notamment de l’administrateur US du Kosovo, Michael Steiner, par le chef de la mission de l’ONU au Kosovo, Harri Holkeri, et par des diplomates européens.
On peut donc se poser quelques questions, comme pourquoi est-ce que de tels énergumènes sont protégés en dépit du droit international par les hommes politiques occidentaux, ou pourquoi est-ce qu’on a mis au pouvoir des criminels de guerre doublés de mafieux, ou encore pourquoi aucune enquête pénale n’est entamée pour déterminer les responsabilités de ces types…

28 janvier 2009
Nouveau coup d'Etat à Madagascar
Madagascar semble être de nouveau en pleine crise. Son histoire, faite de coups d'Etat militaires ou "aristocratiques", se répète. On m'a fait parvenir ces nouvelles hier de là-bas.
"Un coup d'Etat s'est produit ce matin à Tananarive. Cela faisait une dizaine de jours que la pression montait...tout ça vient de péter...
Le maire de Tana (élu de l'opposition-63% !!! en dec 2007) a lancé une série de manifs ces derniers jours afin de contester le régime en place. Il accuse les dérives tyranniques et l'enrichissment scandaleux du président (1er fortune du pays). Il a eu pour tendance au cours de ces 7 derniéres années de mélanger un petit trop ouvertement ses intérêts privés et sa mission de service public...
Bref, des émeutes se sont produites et des pillages ont eu lieu (radio/tv nationale, réseau hertzien HS, toutes les grandes surfaces pillées et brulées).
Au moment où je vous écris, le calme revient progressivement. Des coups de feu ont été entendus et des maisons ont brulé sur Analakely (axe central de la ville).
Je suis cloitré chez moi avec mes colocs et nous sommes plutot bien informés. Des négociations sont prévues demain entre les 2 opposants sous la tutelle des différents corps diplomatiques et des bailleurs de fonds. On parle d'un régime militaire transitoire..."
Voilà une partie des photos qui m'ont été envoyées. Elles datent de ce lundi, 26 janvier, sauf la première qui date de samedi 24.

Entrepôts Tyko Food

Radio nationale
Radio nationale

Apparamment, les émeutes ont fait 34 morts depuis lundi.
Sont opposés dans ce conflit le président Ravalomanana, et Rajoelina le maire d'Antananarivo qui dénonce la "dictature" que subit le pays et accuse Ravalomanana de gaspiller l'argent public. Des magasins ont été pillés dès lundi, et parmi eux les magasins Magro et les entrepôts Tyko Food qui appartiennent au Président, celui-là même qui avait promis à l'instar d'un certain N.S d' "enrichir les pauvres" -tout en s'en mettant plein les poches évidemment.
Les principaux médias du pays ont été pillés et/ou incendiés également, après le grand rassemblement dans la capitale de lundi, à l'appel de Rajoelina (qui aurait suspendu le mouvement hier).
Les médias, justement, semblent être l'étincelle qui a allumé le feu: en décembre, Ravalomanana a fermé la station de télévision Viva qui appartient au maire Rajoelina, après la diffusion de l'interview d'un ancien président exilé en France depuis 2002, Ratsiraka. Il avait été président pendant 25 ans, puis avait du partir jusqu'à Neuilly quand l'armée de Ravalomanana s'est pointée dans la capitale.
A l'époque il avait dit qu'il allait "revenir", si bien que le camp et les médias du président le suspectent aujourd'hui de pousser Rajoelina vers l'affrontement.
Affaire à suivre, comme toujours là-bas. A chaque coup d'Etat une partie de la bourgeoisie locale doit déguerpir pour laisser la place à l'autre camp. Comme un culbutto, le pouvoir là-bas oscille entre olgarques et oligarques, dans une surprenante constance. Le peuple? C'est quoi, ça?
16 octobre 2007
Gauthier Sauvagnac
Denis Gauthier Sauvagnac est chargé des relations sociales (" la négociation avec les syndicats pour la modernisation du marché du travail ") au Medef, vice-président de l’Unedic et
président de la puissante Union des industries et métiers de la
métallurgie (UIMM), la fédération la plus riche du Medef, et également le plus gros contibuteur au syndicat patronal. Il est dans la ligne de mire de la justice pour avoir probablement tapé dans la caisse. Mais au bénéfice de qui ?
L'UIMM est une fédération de patrons de l'industrie métallurgique et dit elle-même qu'elle "défend les intérêts professionnels d'une communauté [et qu'elle est] créée par et pour les chefs d'entreprise, avec un objectif d'efficacité maximum dans le contexte économique du moment ".
Sur son site (au chapitre "champ d'action" de la rubrique de présentation), l'UIMM explique qu'elle "appréhende dès leur conception les projets de textes législatifs, les étudie, en fait une analyse critique à la lumière de l'intérêt des entreprises", mais aussi qu'elle "exerce des fonctions d'analyse, d'interprétation des textes tant législatifs,
réglementaires que contractuels. Pour aider les entreprises dans l'application de ceux-ci, elle développe des activités multiples d'information, d'asistance et de conseil". De fait, l'UIMM collabore de très près à la création des lois et autres règlements, rédigeant elle-même les amendements par exemple.
Tracfin, la cellule anti blanchiment du minstère des Finances et le parquet de Paris s’intéressent depuis quelques semaines aux conditions dans lesquelles Gauthier Sauvagnac a
retiré 15 ou 17 millions d’euros (selon les sources) en liquide des caisses de l’organisation
patronale qu’il dirige.
Cinq perquisitions ont eu lieu au siège et chez des membres de l'UIMM, dont Denis Gauthier Sauvagnac, qui nie toute malversation mais vient de renoncer à son rôle de "négociateur social" du Medef. Il pourrait être remplacé par l'actuelle chef des ressources humaines du groupe Accor, bien connu pour son humanisme dans le domaine.
Grâce à une loi de 1884 sur les syndicats portée par Waldeck Rousseau, l'UIMM n'est pas obligée de tenir de comptabilité de ses transactions, comme l'a rappelé le suspect devant le Medef. Toutefois cela semble contestable au vu de la réglementation plus récente. L'UIMM possède donc "plusieurs centaines de millions d'euros" répartis dans différents "fonds de réserve", selon les Echos qui annonce ainsi l'existence d'Epim, une caisse anti grève de 160 M € créée en 1968 pour pousser les patrons à résister à la pression des grèves. Gauthier Sauvagnac aurait donc, entre autres, tapé dans cette caisse, et aurait ensuite déposé cet argent sur des comptes à lui ou l'aurait redistribué. Les impôts et l'Urssaf ont tout de même le droit de lui demander où a été cet argent.
Une partie des fonds serait allée vers la CFE CGC Métallurgie, mais la CFDT et la CFTC, selon certaines "rumeurs" seraient également concernées. Lesdites rumeurs viennent notamment de l'ancien chef du CNPF (ex Medef), de 1981 à 1986, Yvon Gattaz, qui explique que les retraits en liquide effectués par Gauthier Sauvagnac sur le compte de l'UIMM, "c'est le financement des syndicats". Daniel Dewavrin, président de l'UIMM de 2001 à 2006 et prédécesseur de Gauthier Sauvagnac explique même au Monde qu'il s'agit là d'une pratique "courante" mais qui "doit cesser". Si tel était le cas, nous pourrions peut-être comprendre l'apathie de certains syndicats. Il faudrait ensuite vérifier si ce genre de pratique est répandue ou marginale. Le Canard Enchaîné du 10 octobre 2007 évoque même des rémunérations de "parlementaires amis" par Gauthier Sauvagnac lors du "suivi" des textes de loi par l'UIMM.
Côté Medef, Parisot commence à prendre ses distances avec Gauthier Sauvagnac malgré les 2,5 M € de contributions versées chaque année au Medef. L'organisation patronale estime par ailleurs qu'il faut une "gouvernance plus démocratique" des syndicats, et annonce une réforme imminente de ses statuts ainsi que l'obligation pour ses adhérents de publier des comptes certifiés.
Côté syndicats, on nie toute implication. La CGT demande cependant l'ouverture de négociations sur la représentativité syndicale, car seule une réforme pourrait éviter ce genre de transactions.
Encore une fois, affaire à suivre.
15 octobre 2007
EADS
Au moment où l'Etat s'apprête à dépénaliser le droit des affaires, et peut-être le délit d'initiés, les magouilles à EADS sont désormais avérées. Aujourd'hui, on livre en grande pompe le 1er A- 380 à Singapour Airlines, même si l'avion n'est pas encore complètement terminé...
EADS a été crée en 2000 par fusion de Matra et Aérospatiale. L'Etat prend 48% et le Groupe Lagardère 33%. C'est la 2è entreprise de construction en aérospatiale au monde, 1ère en Europe. Airbus apprtient à 100% à EADS, et en est devenue une filiale en 2000, après que Jospin et DSK l'aient privatisée et laissée à Lagardère, et qu'il aient aussi laissé Aérospatiale, privatisée, à Matra. Jospin, DSK et Lagardère sont tombés d'accord pour que l'Etat n'aie plus rien à dire et se fasse représenter par Lagardère (c'est le "pacte d'actionnaires" signé entre l'Etat, Lagardère et Daimler).
Le scandale EADS a démarré dans les médias en juin 2006. Le Conseil d'Administration d'EADS s'apprêtait alors à fermer le site de Mérignac et à mettre dehors plus de 1 000 employés. Noël Forgeard, le co PDG d'EADS, vient donc expliquer ce plan à Thierry Breton, alors ministre de l'Economie. Cette année, un plan nommé "Power 8" a été lancé par Louis Gallois, le nouveau PDG, afin de diminuer les coûts de 2 Md € par an. 10 000 emplois (dont 4 300 en France) et six sites sont appelés à disparaître. Cela fera + de dividendes pour les actionnaires.
Au passage précisons que le bras droit de Forgeard est Jean Louis Gergorin, le "corbeau" de l'affaire Clearstream et
accessoirement membre du Bilderberg (1997, 1998, 2002, 2003). Son avocat pour Clearstream est le fils d'un autre éminent Bilderberger, Thierry de Montbrial (directeur de l'IFRI). Gergorin est ami avec le bras droit de Lagardère et rival déclaré (après avoir été "amis") de Forgeard (son successeur), Philippe Camus, qui était au Bilderberg en 2003, 2004, 2005 et 2007 en tant que président executif d'EADS y compris au Bilderberg 2007, alors qu'il n'occupait plus ce poste. Il est aussi depuis 2001 président d'honneur du GIFAS (Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales, un lobbie qui fournit des études et rapports à qui en veut notamment l'Etat), tout comme Serge Dassault. Louis Gallois est aujourd'hui un des vices présidents du GIFAS.
Bref, passons.
Mi juin, quelques semaines après l'annonce de la fermeture du site de Mérignac, au lendemain de l'annonce des retards de livraison de l'A 380, l'action EADS chute de 26, 32 % le 14 juin 2006. L'action coute désormais un peu plus de 18 €, pour 32 € deux mois plus tôt.
5,5 Md € ont disparu des comptes d'EADS ce jour-là.
On nous explique que cette chute est dûe à des retards de livraison de l'A 380, l'avion censé être le fleuron du groupe.
Mais l'affaire commence avec les suspicions de délit d'initié: les dirigeants du groupe, Forgeard et ses enfants, ainsi que l'"incompétent" Lagardère -qui possède alors 15 % des actions du groupe, mais aussi d'autres membres haut placés de l'entreprise ( François Auque, Jean-Paul Gut) ont vendu un paquet de stock options deux ou trois mois avant la chute des cours. L'Autorité des marchés Financiers (AMF) déclare aujourd'hui que 21 dirigeants français et allemands d'EADS, ont revendu à ce moment, quand l'action était au plus haut. Mais en réalité, plus de 2 000 personnes du groupe étaient au courant et ont revendu leurs actions ( 10 millions en tout) avant la chute. L'AMF parle d'un "délit d'initiés" massif.
Breton dit alors à la Caisse des dépôts et consignations (CDC) de racheter 2, 25 % des parts de Lagardère dans EADS, début mars, lorsque l'action vaut 32 €. Breton dit n'avoir été "au courant de rien" à EADS, la CDC a perdu (avec l'argent du contribuable) 191 M €. Début avril, Lagardère lâche encore 7, 5 % du capital d'EADS, et s'en sort avec une plus value conséquente.
Sur ces entrefaits, Forgeard quitte EADS avec 8,5 M € grâce à un parachute doré prévu dans son contrat. En 2005, il avait déjà perçu un salaire assez confortable se montant à 2,3 M €. Cette somme, malgré une mauvaise gestion du groupe, a tout de même amené à se poser la question de la légitimité du système des stock options quand le PDG fait plonger l'action et donc le bilan de son groupe.
L'AMF explique aujourd'hui que dès décembre 2005, le ministère des Finances a reçu un rapport expliquant les difficultés à venir chez Airbus (filiale à 100% d'EADS) qui construit aussi l'A 380, et le 20 janvier une note incitait l'Etat à revendre ses actions, ce que Breton a refusé, considérant la position de l'Etat dans EADS comme "stratégique".
La commission des Finances de l'Assemblée nationale va mener une enquête parlementaire, et entendra Lagardère le 25 octobre sur "la gouvernance d'EADS, l'évolution de son actionnariat, ses relations avec l'Etat français et le partenariat franco-allemand". Les dirigeants de la banque liée à la CDC (Ixis) qui a racheté des actions de Lagardère seront également entendus, ainsi que Thierry Breton ou DSK. Ce dernier, qui a toujours vu d'un très bon oeil la "privatisation" complète d'EADS, devra expliquer comment a été crée le pacte d'actionnaires du groupe en 1999 (pacte qui, selon DSK, est "à l'origine de la création d 'EADS" , et a été porté par lui et Jospin cette année-là), alors que DSK était ministre des Finances. Le pacte d'actionnaires définit la "gouvernance" du groupe, et est -accessoirement- critiqué par Sarkozy.
Enfin, il est amusant de constater que de nombreux protagonistes de l'affaire EADS ont également des rôles clés dans l'affaire, ou plutôt les affaires Clearstream. Pour les comprendre et tenter d'en démêler les éléments, je ne peux que vous conseiller les livres de Denis Robert sur le sujet.





