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15 septembre 2025

Le totalitarisme, sujet central des prochaines années

Revenons sur la notion de totalitarisme, qui s'insinue dans la pratique depuis 2020, et les pistes tenter d'éviter cet état de soumission complet des groupes et des individus qui est le projet, dont on a déjà parlé ici, des capitalistes et eugénistes. La france n'est plus qu'une province d'un bloc anglo-saxon, dirigée par un individu en pleine crise d'autorité et de paranoïa, qui n'est qu'une sorte de gestionnaire pour faire perdurer le système politique et économique local comme désiré ailleurs. Combien d'indicateurs au rouge faut-il pour une prise de conscience massive de la situation ?

 

Pardon pour la longueur de l'article, que j'ai voulu le plus court possible. Mais j'ai tenté de dresser un tableau à peu près clair de la situation.

 

Le totalitarisme est un concept philosophique présent dans divers régimes politiques, y compris parmi ceux qui se réclament de la "démocratie". Pour les observateurs des spasmes politiques français, ce concept se concrétise un peu plus chaque jour, dans un mouvement de glissement autoritaire qui touche une partie du monde occidental. 

 

Pourtant, ce sujet n'est pas traité comme il le devrait, beaucoup en parlent entre la poire et le fromage sans intégrer de quoi il est réellement question, sans en tirer les conséquences. Les libertés et la lutte pour aller vers la démocratie sont des sujets centraux, nous risquons de tout perdre car le processus pour un nouvel ordre mondial totalitaire est en cours. Alors que beaucoup cèdent aux sirènes de l'autoritarisme, la dérive totalitaire dont parle Ariane Bilheran [1] doit être comprise et contrée.

 

Le 3 juillet 2025, Amnesty International publiait un rapport dénonçant la criminalisation des manifestations pour la défense de l'environnement, le recours à la violence par l'Etat français, les moyens et les méthodes utilisés pour faire taire ces mouvements. Cela, après les Gilets Jaunes réprimés dans le sang et les larmes, après le covid qui a vu les non injectés traités comme des sous-citoyens, voire comme l'a dit macron, des non-citoyens. 

 

La République française, qui n'a jamais rien eu de "démocratique" [2], se raidit. Comme beaucoup de pays, où le recours à la force semble apparaître à certains comme un dernier rempart contre les populations et leurs revendications pour une vie digne.

 


De la République pseudo-démocratique à la République autoritaire 

 

Contrairement à ce que l'on nous enseigne à l'école :

  1. La république n'est pas la démocratie
  2. En république, le peuple est considéré comme un ignare, inapte à prendre les décisions importantes concernant le pays.
  3. La libéralisme économique peut être autoritaire sur le plan politique (on l'a vu à la fin de la République de Weimar ou sous Pinochet par exemple).
  4. Sans débat et échange de point de vue il ne peut pas y avoir de démocratie

 

 

La république française n'a jamais été une démocratie, et le débat sur une "6e République" n'est plus à l'ordre du jour car il faut tout revoir et sortir, justement, de ce système représentatif qui vole leur voix aux citoyens. Une sorte de vernis démocratique a été plus ou moins fait illusion par moments, souvent après des révoltes, parfois par opportunisme politique : référendums, conquêtes sociales, société de consommation ont pu calmer le jeu. On achetait le consentement à un système ploutocratique dans lequel une caste gère les affaires publiques pour son propre enrichissement, quel que soit le résultat des scrutins.

 

Mais, quand il devient manifeste que le consentement de la population à sa propre exploitation n'est plus qu'un rêve lointain, la république se crispe et devient plus violente, plus autoritaire, et soudain le vernis s'écaille pour laisser entrevoir un système bien plus sordide que la "démocratie". 

 

Il y a des indices qui ne trompent pas, car ils montrent une dégradation de la relation entre "le pouvoir" et "le peuple", par exemple : la liberté d'expression (qui consiste à pouvoir exprimer des opinions et informations, et à avoir le droit d'y accéder), la présence policière et la violence policière (qui commence par les minorités avant de se généraliser à tous les citoyens dès qu'ils sont face à la police, et passe aussi par la militarisation de la police – la police devient l'allié indispensable du système et peut facilement faire pression sur l'Etat), les contre-pouvoirs et la séparation des pouvoirs, la sincérité des scrutins, l'arbitraire c'est-à-dire le non respect du droit par les institutions, les inégalités [3], la corruption et quelques autres.

Pour le citoyen lambda, il est de plus en plus évident que ses représentants ne travaillent pas dans son intérêt, ni même dans l'intérêt général au vu de l'état du pays aujourd'hui.

 

Ouest France 26/07/2021

Pourquoi avons-nous subi  le covid et ses mesures plus délirantes les unes que les autres, imposés à mon avis dans la précipitation ? Pourquoi avons-nous été ciblés par ces "confinements", ces "couvre-feu", ces "pass sanitaires", les piqûres obligatoires, et toutes ces injonctions sidérantes de bêtise qui se sont succédé chaque jour pendant des mois, le tout dans une novlangue censée reconfigurer nos cerveaux ? Soudain, la Chine est devenue un modèle de gestion sanitaire dont s'est directement inspiré macron, qui a pris toutes les décisions seul lors de "Conseils de défense" opaques. Soudain, les normes d'hier, les principes fondamentaux tels que la liberté d'aller et venir, l'inviolabilité du corps humain, le principe de précaution et tant d'autres n'étaient plus d'actualité, surpassés par de nouveaux principes sans queue ni tête, répétés en boucle toute la journée : "dedans avec les miens, dehors en citoyen", "je me protège, je protège les autres", "tous vaccinés tous protégés", et j'en passe.

 

La panique du covid a probablement été lancée un peu plus tôt que prévu parce que des mouvements sociaux teintés de très fortes revendications politiques prenaient de l'ampleur dans de nombreux pays. Les marionnettes en place pour attaquer les droits des peuples et enrichir les capitalistes mondialisés étaient attaquées directement – certaines ont même été virées comme en Bolivie, au Soudan et d'autres ont du reculer, comme macron. 

 

Source : Banque Mondiale

 

Le covid a permis d'isoler les gens et de repérer puis exclure les contestataires. Nous avons en grande partie échappé à la phase suivante qui est l'élimination, mais l'euthanasie sera élargie et assouplie continuellement pour finir par être un meurtre institutionnel et l'élimination est déjà opérée par d'innombrables moyens (alimentation, "médecine", pollution, stress, ondes électromagnétiques, guerres, famines, crises économiques, isolement, drogues, baisse de la natalité et stérilisation...).

 

Le covid était un processus totalitaire, dont un des principaux leviers était la guerre psychologique. Le matraquage de mensonges conçus dans l'opacité a plongé les gens dans une réalité virtuelle, comme une secte sous hypnose, ils ont été guidés comme des moutons qu'on mène tranquillement à l'abattoir - ce "monde d'après" dont ils parlaient si souvent. Il a permis d'accélérer le contrôle social, la censure, le traçage des citoyens et bien d'autres outils du totalitarisme. Demandons-nous ce qu'auraient fait Hitler ou Pol Pot avec les moyens actuels ?

 

New-York pendant un "confinement".

Ce délire reviendra, et ils s'attaqueront spécifiquement aux 10 à 30% qui refuseront d'entrer dans le délire collectif. Les médecins ont été les premiers supplétifs du 3e Reich, puis du covid, et leur sentiment de toute-puissance les mènera à nouveau à détruire des humains. L'OMS avance son gouvernement mondial au prétexte de la "santé" : Règlement Sanitaire International, traité "pandémies" font avancer cette mondialisation de la gestion sanitaire qui a commencé avec l'action de la fondation Rockefeller pour normaliser et imposer la médecine chimique et technologique [4].

 


En 2019, les protestations ont pris une ampleur qui inquiétait les capitalistes, et ces mouvements ont encore été plus nombreux les premiers mois de 2020. De l'Amérique latine à l'Europe, les gens demandaient de quoi vivre dignement et à avoir leur mot à dire en matière politique. Les inégalités croissantes, de plus en plus visibles, et même le capitalisme, étaient dénoncés partout dans le monde.

 

Depuis le covid, des dictatures aux "Républiques" autoproclamées "démocratiques", on assiste à une accélération de ce glissement autoritaire, qui ne s'embarrasse plus des formes démocratiques, ce vernis qui permettait de croire que nos dirigeants répondaient à la volonté populaire.

La fin de ce glissement est le totalitarisme, probablement selon un modèle transhumaniste et ultra technologique. Le totalitarisme est un sujet central parce que c'est la menace numéro 1, qui est désormais coordonnée au niveau mondial. La Chine, la Russie, le Moyen-Orient, l'Europe, les Etats-Unis jouent la même partition pour un Nouvel Ordre Mondial dont chacun espère fixer les règles du jeu dans l'intérêt de sa caste.

 

Ajoutons que du point de vue du capitalisme, les frontières n'existent pas : les capitaux circulent, via des paradis fiscaux, des chambres de compensation, les multinationales créent des filiales locales avec un nom local, pendant que les gouvernements simulent l'opposition. Au final, ce sont toujours les mêmes qui gagnent. 

 

Ce n'est pas nouveau, les phénomènes nazi, fasciste, communiste, ont été financés par les mêmes capitalistes, dont les plus puissants étaient à Wall Street et La City. En fait, le totalitarisme est un projet permanent dont les moyens sont désormais mondiaux, et disposent de technologies sans précédent.
Le projet est toujours le même : le surhomme pour les "élus" et le contrôle total puis la destruction de ceux qui ne suivent pas le mouvement avec zèle. Et encore : ceux-là aussi seront éliminés lors d'une purge comme les systèmes totalitaires savent le faire.

 

Manifestation en Colombie en 2019, dans le cadre d'un grand mouvement social

Le reste n'est que du divertissement et du commerce, dans le cadre d'une stratégie du choc décrite par Naomi Klein : des chocs successifs qui pétrifient l'intellect, qui sidèrent et permettent de mieux manipuler les sujets toujours avec le même mot d'ordre qui est d'abandonner des droits, des libertés, des revendications, pour gagner soi-disant en "sécurité", seul créneau sur lequel les autoritaires osent se positionner (ils n'ont rien à dire sur les autres sujets).


La micronie n'a été que chocs successifs, mais il en va de même au niveau mondial : les guerres, les crises économiques, le covid et les autres chocs plus locaux, ne laissent aucune respiration aux peuples sans cesse traumatisés par les marchands de guerre et leurs marionnettes. 

 

Nous devons savoir qui est notre ennemi : c'est bien le monde de la finance, comme disait Flamby (Hollande), mais il a de nombreux visages dont certains sont bien connus. Et au lieu de nous disperser dans 1000 combats connexes, il serait plus intéressant d'attaquer la tête du monstre, ceux qui organisent et profitent de ca capitalisme mondialisé qui détruit tout jusqu'à l'ultime liberté, le droit à décider pour soi et de préserver son intégrité physique.

 

Les nazis d'hier sont aujourd'hui à Davos et dirigent les multinationales du monde, les régions du monde. Leur gouvernement mondial n'est rien d'autre qu'un délire totalitaire.

Les classes dirigeantes étaient massivement nazies en Allemagne, et sympathisantes du Reich en Angleterre, en France, en Belgique, aux Etats-Unis, en Autriche... Ont-elles changé d'avis en 1945 ? Non : ce sont leurs rejetons qui sont aux commandes aujourd'hui -d'où le recul permanent de l'ouverture des archives les plus compromettantes sur la Deuxième Guerre dans toutes les "démocraties".

 

On a évoqué ici les deux grands objectifs d'une certaine classe de privilégiés mondiaux sont l'instauration d'un gouvernement mondial et la dépopulation, et si cela de date pas d'hier, ces sujets sont évoqués aujourd'hui sans complexe dans les hautes sphères, et la dépopulation était même un des sujets du Bilderberg 2025. En fait, elle devient une réalité puisque la natalité baisse au niveau mondial, y compris en Afrique où les campagnes de "vaccination" de Bill Gates n'y sont probablement pas pour rien.

 

 

L'accaparement

 

Comme l'explique David A. Hughes dans Wall Street, the nazis and the crimes of the deep state [5], il faut s'interroger : où est le pouvoir ? On sait qu'il n'est pas entre les mains :

  • des citoyens
  • des parlements
  • des gouvernements, qui ne peuvent qu'appliquer des politiques néolibérales

 

Le pouvoir est dans diverses structures transnationales comme la commission européenne, le FMI, ou des groupes privés comme Davos, le Bilderberg etc. Dans ces structures on retrouve les mêmes influences en faveur du business anglo-saxon. Combien d'enfants de nazis sont présents dans ces structures ? Combien de casseroles traînent des individus comme von der Leyen ou macron ? Mais tant qu'ils sont utiles, aucune procédure ne les atteindra.

 

Aujourd'hui ces capitalistes sont occupés à mettre la main sur les matières premières et les terres partout dans le monde. Les métaux stratégiques sont une priorité en Europe, aux Etats-Unis, en Russie, en Chine... Et dans la perspective d'un choc Chine -Occident, ils cherchent à acquérir le plus vite possible un maximum de capital. Nos dirigeants politiques ne sont là que pour faciliter ces processus. 

 

Au service de leur stratégie mondiale d'accaparement, ils disposent de technologies de surveillance massive et de contrôle des populations, et celles-ci seront de plus en plus invasives. In fine, comme pendant le covid, nous vivrons dans des camps de concentration numériques, notre pensée sera de plus en plus confinée par le monde numérique. Avec le développement des Interfaces Cerveau Ordinateur, il est déjà possible de lire le détail des pensées d'un individu, et bientôt la machine pourra les anticiper. Que deviendra cette technologie entre les mains du prochain Führer ? L'intelligence artificielle, qui n'en est qu'à ses balbutiements, entraînera la fin du travail : que faire de toutes ces bouches "inutiles" à nourrir ?

 

Certains comme Elon Musk rêvent de fusionner l'humain et l'IA pour créer des humains augmentés : que deviendront les non augmentés ? Des sous-hommes ? Est-ce qu'un humain augmenté nous traitera mieux que nous ne traitons les moutons ? Laisseront-ils les humains se reproduire librement, manger ce qu'ils veulent, se déplacer où ils veulent ? Les "vaccineront"-ils de force comme on le fait déjà pour les enfants scolarisés en france ?

 

Natalité en France


Cette guerre des gros capitalistes contre les peuples est psychologique et économique, mais elle peut aussi s'appuyer sur de bons vieux motifs "sanitaires" dans la veine eugéniste, et même finir en guerre classique.

En France, le nombre de milliardaires augmente, on en avait 52 en 2025 officiellement, dont la fortune a littéralement explosé depuis vingt ans, et ce mouvement d'accaparement est mondial. Il s'est fortement accéléré avec le covid, qui n'a été qu'une vaste transfert d'argent public vers le business et donc les actionnaires, et pendant ce temps les classes moyennes sont précarisées parce que les salaires sont bloqués, quand les pauvres dépendent d'aides publiques de plus en plus chimériques. La part des profits évaporés dans les dividendes n'a jamais été aussi élevée dans les entreprises du CAC 40, à 54% en 2024. Les records précédents (52 %) étaient en 2009 (quand on épongeait la crise de 2006-2008) et 2020 lors du transfert d'argent massif vers les grands groupes privés, au prétexte du covid.

 

En 20 ans, les dividendes versés aux actionnaires du CAC 40 ont augmenté de 269 %, pendant que les effectifs (les salariés) baissaient de 12%. Cette année encore, alors que le résultat cumulé des entreprises du CAC 40 a baissé de 12,4 % entre 2023 et 2024, les dividendes n'ont pas baissé et s'élevaient toujours à 73 milliards. Conséquence logique : la part des dividendes dans les bénéfices est passée de 49% en 2023 à 54 % en 2024, ce qui logiquement fera moins pour les salaires et l'investissement.

 

Avec le renforcement de l'austérité, les pauvres seront encore plus pauvres et les riches, plus riches, d'autant qu'il n'est pas question pour la droite et son alliée l'extrême droite de taxer les entreprises ou ceux qui tirent leurs revenus de la spéculation.

 

Ces gens qui détruisent l'environnement pour leur profit, en récoltant les dividendes de multinationales qui ruinent les sols, l'air, l'eau et l'ensemble de la vie sur terre, prétendent protéger l'environnement en restreignant les conditions de vie des populations. Ils ont créé des ONG, financé des scientifiques, mené leur lobbying via l'ONU, Davos, la Commission européenne, et fait passer des lois qui protègent le business mais contraignent les populations, accusées de nuire à l'environnement. 

Selon leur conception du monde, l'environnement leur appartient, ils ont le droit d'en tirer du profit, et ils ne veulent pas partager leur eau, leur air, leurs terres. 

 

Terres agraires appartenant à Bill Gates (2024)

L'accaparement des terres se poursuit désormais à l'échelle mondiale. Bill Gates est le plus gros propriétaire terrien des Etats-Unis, parce qu'il a acheté ces dix dernières années plus de 100 000 hectares de terres fertiles. Une poignée d'américains possèdent à eux seuls des millions d'hectares de terres agricoles. En France, des sociétés capitalistes rachètent des dizaines voire des centaines d'hectares de terres fertiles ce qui renforce la financiarisation de l'agriculture (aujourd'hui près de la moitié des céréales produites en France, en polluant nos sols et notre eau, partent pour l'exportation) [6].

 

La spéculation sur les services écosystémiques apportés par l'environnement a aussi commencé [7] mais va s'accélérer et comme le CO2, l'environnement deviendra un produit spéculatif et l'accaparement des terres par le système financier, en Europe et dans le reste du monde, va s'accélérer. 

 

Autre point important de cet accaparement : l'espace mental est monopolisé par le capitalisme, au travail et dans la vie privée avec les médias, les réseaux sociaux, le divertissement et la consommation, avec la crise et les difficultés économies, pendant que la culture générale est en chute libre, que le parasitage d'attention est permanent, et tout cela empêche de penser et donc d'agir.

 

 

La France, vers l'Etat policier et autoritaire 

Nous vivons dans un pays dont les forces de l'ordre ont défoncé les Gilets Jaunes et manifestant anti-bassines mais protègent les défilés de fascistes dans les rues de Paris. Où la police menace d'un putsch devant l'assemblée nationale en présence d'un ministre de l'Intérieur qui avoué avoir commis du trafic d'influence.

 

Que feront ces groupuscules néo-nazis quand tous les verrous auront sauté, et qu'un illuminé totalitaire pourra s'en prendre comme il le veut à ses opposants ou à une minorité désignée comme l'Ennemi intérieur ?

 

Je ne reviendrai pas sur le vote de 2005 contre la « constitution européenne », sur la dissolution de macron qui a ensuite mis au pouvoir le parti des loosers qui n'a même pas 40 députés à l'assemblée quand la gauche en a plus de 190.Comment est-ce possible ? C'est parce que nous ne sommes pas en démocratie. Et que le vernis démocratique ne vaut plus si la population ne vote pas comme on l'a décidé.
On a vu il y a quelques mois les élections complètement orientées en Roumanie, en Géorgie et ailleurs, doublées d'une propagande massive contre le candidat anti-Europe. Aujourd'hui, ceux qui manipulent les "démocraties" ne se cachent même plus, probablement parce qu'ils n'en ont plus le temps. Un vote ne leur plaît pas? On élimine le candidat ou ignore simplement le résultat des urnes. 

 

Répression de la manifestation de Sainte-Soline en 2023 / Médiapart

La sincérité des élections en france est interrogée par de nombreux observateurs des deux derniers scrutins présidentiels et des législatives menées dans la foulée. L'individu toxique qui a été placé à la tête de la france pour l'administrer dans l'intérêt du capitalisme anglo-saxon et de quelques capitalistes français remplit parfaitement sa mission : il ruine le pays durablement, détruit tout ce qui pourrait permettre de s'opposer au totalitarisme néolibéral, et vend à la découpe ce qui peut l'être tout en faisant monter la pauvreté, la corruption et la criminalité, en détruisant les services publics, en exacerbant les tensions  entre les groupes. Si ce n'est pas la stratégie du choc, qu'est-ce donc ?

 

En parallèle, la corruption prend de l'ampleur et la France s'apprête à rejoindre le rang des narco-Etats, comme la Belgique et les Pays-Bas le sont déjà – et même en Suisse, la police se demande si le crime organisé a déjà infiltré la politique. En France, Le Havre où des tonnes de coke sont saisies chaque année (14 tonnes en 2024), est aujourd'hui le premier port d'entrée de la coke en France, devant Marseille. Le maire du Havre a été notre premier ministre et la situation n'a fait que s'aggraver allant jusqu'à des agressions de dockers sur fond de narcotrafic. Deux des plus gros armateurs mondiaux sont CMA-CGM qui appartient à Rodolphe Saadé l'ami de macron, et MSC qui appartient à la famille de son vizir Alexis Kohler. MSC a par exemple racheté en 2019 le port de Giuia Tauro en face de la Sicile, gangrené par les mafias. 

 

Pendant que la france dégringole comme jamais en 2025 dans l'indice de perception de la corruption, avec un score de 67 sur 100, les politiques organisent leur impunité. Qui a été condamné pour la gestion désastreuse du covid ? Personne parce que le tribunal fantoche créé pour assurer cette impunité a fait son travail : on a encore reçu un non lieu début juillet 2025, pour Philippe, Buzyn et la vérole (Véran). Il n'y avait aucun suspense puisque le narratif officiel n'a pas évolué, et que beaucoup de français pensent sincèrement avoir échappé à une "pandémie" mortelle type grippe espagnole, justement grâce à ces mesures débiles qui ont aussi ruiné le pays.

 

Peut-on avoir une bouffée de pensée intelligente, au moins un début de réflexion, dans le débat public ? Apparemment pas. Les propos des uns et des autres sont toujours plus affligeants, et leur stupidité n'a souvent d'égale que la prétention de leurs auteurs. Nous savons que nous sommes dirigés par des débiles et des arrivistes, déconnectés des réalités, baignés dans un moule conceptuel qui ne laisse aucune place à la réflexion. Au-delà d'une oligarchie, nous sommes dans la cacocratie [9], c'est-à-dire le gouvernement par les plus mauvais, choisis pour cette qualité et l'obséquiosité afférente. Celui qui  se risquerait à dire quelque chose de censé serait honni et immédiatement banni. Face à ce spectacle désolant, les citoyens se détournent du discours politique, qui finit par tourner en boucle sur quelques plateaux, dans un monde parallèle qui, s'il est déconnecté de la vie des citoyens, n'en reste pas moins le bac à sable dans lequel se prennent les décisions.

 

Cela laisse les mains libres à macron et ses amis pour continuer le pillage du pays et attaquer l'ensemble de ses fondations, politiques, sociétales, économiques. Le but de tout cela est de faire en sorte que les français se laissent écraser sans réagir, comme hébétés par des années d'attaques incessantes dans tous les domaines. Qu'ils se fassent avaler par la machine d'accaparement et de destruction lancée contre eux. La France, qui n'est pas un pays anglo-saxon, a en principe une partition spécifique à jouer, loin de la stratégie d'alignement menée ostensiblement depuis sarkoléon et le retour dans l'OTAN.

 

Le scénario a l'air dantesque mais je pense que c'est le programme si nous ne le bloquons ou l'infléchissons pas. En 1940, c'est bien vers le fascisme, voire le nazisme, que la majorité de la classe bourgeoise, politiques compris, s'est tournée, appuyée par une bonne partie de la population. L'atavisme fasciste en france n'est jamais loin, d'autant que les collabos sont devenus résistants en 43-44 avant d'être recyclés dans la vie politique, de Couve de Murville à Mitterrand, et que les capitalistes sont de grands soutiens de ces mouvements. 

 

Le fascisme plaît aux capitalistes car il met fin à la liberté d'expression, aux syndicats et aux mouvements sociaux, leur laissant les mains libres pour exploiter les travailleurs. Rien de tel que de bons vieux camps de concentration, où on met des usines consommatrices de main d'oeuvre à des coûts défiant toute concurrence [8].

 

Combien de milliardaires sont aujourd'hui occupés à organiser la propagande fascisante dans leurs médias, réduits à l'état de canards privés -mais grassement subventionnés- de psychopathes illuminés ? Bolloré, Saadé, Arnault, Stérin, tous proches du couple infernal de l'Elysée, sont par exemple en campagne ouverte pour faire gagner l'extrême-droite la plus stupide et fétide, en allant toujours plus loin dans la division de la population et en soutenant les marionnettes aussi délirantes soient-elles.

 

A qui appartiennent les médias ? (ACRIMED - Le Monde Diplomatique), mise à jour d'avril 2025

 

La france n'est plus qu'une province du business mondialisé, gérée comme telle par des administrateurs interchangeables puisqu'ils ne décident de rien. Ils sont juste là pour nous endetter inutilement, pour réprimer les mouvements sociaux et pour maintenir un ordre politique "républicain".

Alors que le manque de démocratie est identifié comme un problème par la plupart des citoyens, ils sont encore plus nombreux à attendre l'arrivée d'un "homme fort". Il faut dire que sur ce créneau, l'offre est pléthorique et bénéficie d'une médiatisation dans le système mainstream ainsi que d'algorithmes favorables sur le net.

Le baromètre de la confiance politique de février 2025 du Cevipof (centre d'étude de la vie politique française, lié à Sciences Po), montre notamment que :

  • La méfiance envers les politiciens est désormais le sentiment qui domine (38%), suivie par la lassitude (36%).
  • 68% pensent que la démocratie fonctionne mal.
  • 49% disent se désintéresser de la politique
  • 83% veulent davantage de démocratie 
  • 51% veulent que des experts et non un gouvernement prennent les décisions : c'est donc un système technocratique, type Meilleur des Mondes, qu'envisage 1 français sur 2.
  • 34% trouvent bien d'avoir un "homme fort" à la tête de l'Etat, qui n'a à se préoccuper ni des élections ni du parlement
  • 23% pensent qu'il faut que l'armée dirige le pays.

 

 

Ces réponses contradictoires montrent à la fois le manque de culture politique, historique ou philosophique d'une partie importante des citoyens interrogés, et sa désorientation. L'opinion est très malléable, et la manipulation des masses est une science millénaire ; mais nous avons aujourd'hui les moyens de réfléchir collectivement, d'échanger des informations et de monter en compétence.

 

Les discours en appelant à un coup d'Etat militaire, parfois au retour de la monarchie, et à davantage d'autorité dans le sens d'un usage généralisé de la violence, envahissent les plateaux télé, radio, la presse mainstream comme les médias "alternatifs" -qui le sont de moins en moins en raison des bulles informationnelles créées par les algorithmes et des choix éditoriaux des opérateurs, et parce que certains deviennent des professionnels de la captation de temps de cerveau, leur gagne-pain.

 

Influenceur d'extrême-droite

Tout cela banalise cette idée qu'un individu providentiel, une sorte de leader charismatique, une sorte de messie, nous montrerait à tous le chemin pour sortir du marécage dans lequel nous ont plongés les leaders précédents.

 

Cette idée est présentée de manière séduisante, loin de la réalité qu'elle recouvre dans la pratique, et est portée par une variété d'individus de manière plus ou moins évidente. Elle plaît aussi aux capitalistes, qui préfèrent toujours le fascisme à la démocratie, et l'ont montré à de nombreuses occasions depuis 1789.

 

 

Et maintenant ? Quelques pistes...

D'abord : que voulons-nous ? Si beaucoup d'entre nous sentent bien qu'ils sont traités comme du bétail, certains s'en satisfont tant que l'enclos est à peu près confortable. Parmi ceux qui craignent de finir comme le bétail, tous n'aspirent pas à une démocratie qui à grande échelle reste une utopie, et sont davantage tentés de suivre un leader charismatique, un messie, un dictateur. Et de ce côté l'offre politique est pléthorique aussi bien dans la sphère politique "mainstream" que dans la sphère qui se revendique "alternative".

 

Plusieurs enjeux forts sont aussi des conditions à la mise en œuvre d'alternatives à l'abattoir : d'abord, s'interroger: lesquelles ? Comment ? Dans quel but ? 

 

Assemblée des assemblées des Gilets Jaunes

Ensuite, construire un maillage local, avec un réseau d'acteurs, de structures, de groupes de citoyens qui se rejoignent pour faire avancer la question démocratique. Elle vient à l'ordre du jour naturellement dans de nombreux réseaux, jusque dans certains syndicats, dans les structures de défense de l'environnement, dans certains réseaux d'entraide, et peu à peu elle s'installe comme un débat public diffus, sans agora mais de plus en plus construit.

 

Il faut construire, par les échanges, l'itération plutôt que l'opposition, une vision collective de la situation actuelle, ce qui me semble en cours, puis de l'avenir que nous voulons pour les générations futures, et enfin de la manière d'y parvenir. Quel est notre diagnostic de la situation aujourd'hui ? Quelles sont nos forces, nos faiblesses ? A quels risques devra-t-on faire face ? Comment concevoir un système capable de fonctionner et de s'adapter en cas de choc, d'attaque, de crise ?

 

 

Quels sont les risques ? 

 

Le monde dans lequel les enfants grandissent fera face à des crises majeures liées à l'environnement et aux matières premières, qui entraineront des désordres géopolitiques, sociaux, économiques et politiques. Ils vivront probablement dans une société lourdement impactée par le contrôle numérique et le développement d'intelligences numériques puissantes sur fond de transhumanisme [10]. Nous ne pouvons par laisser les marionnettes des financiers décider de notre avenir, parce qu'ils défendront toujours les intérêts de ceux qui les financent et les mettent en mouvement.

 

Par ailleurs, en réponse aux aspirations démocratiques, on observe que la mouvance réactionnaire est des plus vivaces. Les candidats pour incarner l'homme providentiel, évidemment un "homme fort", qui nous sauvera tous ne manquent pas. 

 

Il faut aussi prendre en compte le risque d'attaques opportunistes de la part des Etats voisins : si les citoyens parviennent à reprendre les choses en main, la France sera attaquée par les puissances voisines qui profiteront de la crise institutionnelle, comme ce fut le cas lors de la Révolution. L'occasion est alléchante, et il peut sembler facile d'ouvrir une guerre économique ou territoriale. D'autant plus qu'évidemment, les aspirations démocratiques françaises seront considérées comme une menace : pas question d'une contagion sur leurs propres populations.

 

 

Quels sont nos atouts ? 
Peinture murale, Mexique.

Sur qui, sur quoi pouvons-nous compter ? Pas sur la justice qui est là pour maintenir l'ordre établi, pas sur les marionnettes politiques, ni sur la masse des citoyens rendue incapable d'agir et même de réelle pensée critique. Les syndicats ont été ravagés et annihilés, ils n'ont plus aucun pouvoir mais certains, plus proches des mouvements sociaux, peuvent apporter un appui et contribuer à l'organisation.

 

Les médias, y compris alternatifs, sont trop militants et tournent souvent en boucle sans contribuer à faire avancer le débat. Créons nos médias, nos canaux d'information, notre réseau d'échanges et de mobilisation.

 

Nous ne pouvons certainement pas compter sur ceux qui nous ont placés dans l'impasse. Par contre, ce système repose en grande partie sur notre obéissance, individuelle et collective, une obéissance qui a été usurpée puisque le pacte qui est à sa base, le pacte républicain, et qui consiste pour le peuple à remettre sa souveraineté aux dirigeants en échange de pouvoir vivre (se nourrir, se loger, vivre à peu près en sécurité), n'est qu'un mensonge. Et le peuple n'a jamais été consulté pour décider de ce système dans lequel il est le dindon de la farce. Mais, cette obéissance doit être questionnée. 

 

Parmi nos atouts les plus évidents, il y a selon moi la connaissance des échecs passés et de l'histoire des luttes sociales et politiques, sur lesquels il est urgent de reconstruire un savoir partagé, et le développement d'outils numériques qui peuvent permettre une réelle démocratie, aussi bien au niveau local que national ou même international. Ces outils devront être publics et appartenir à tous, ils permettront de relier les gens entre eux, d'échanger sur les besoins, sur les scrutins, sur les processus de décision...

La France dispose de ressources et peut revenir à l'autonomie alimentaire. Mais il faudra échanger de nombreuses matières premières, en particulier minérales, et s'entendre avec beaucoup d'autres pays.

 

 

Quelles sont nos faiblesses ?
Assemblée générale dans une usine en 1968

Elles sont nombreuses et nous devons les identifier pour éviter de tomber dans certains pièges. Ce ne sont pas des faiblesses intrinsèques, mais structurelles. Par exemple :

 

  • La division de la société entre "communautés", générations, villes et campagnes, gauche et droite …
  • La difficulté à concevoir la démocratie, qui est un système innovant à l'échelle d'un pays. Nous devons observer les expériences passées, en tirer collectivement les enseignements et imaginer des objectifs, les prioriser, et définir un plan pour construire un système aussi solide que possible, qui empêche au maximum la dérive autoritaire, et dans lequel le peuple n'est pas dépossédé de sa souveraineté. 
  • La baisse continue du niveau de culture générale, en particulier de culture politique.
  • L'héritage de la monarchie et de la république, qui ont déconnecté les citoyens de la chose politique. Il nous faut imposer un nouveau système politique, en s'appuyant sur les réflexions passées et en intégrant le contexte actuel.

 

 

Faut-il miser sur une révolution ou sur un progrès lent vers davantage de démocratie ?
Femmes du Chiapas, Mexique, 1994

C'est la question qui revient tout le temps car le système actuel est solidement verrouillé. A mon avis, les évolutions cran par cran n'amèneront pas vers la démocratie et seules quelques concessions seront faites tant qu'il n'y a pas de réel rapport de forces. Quand les machines produiront à notre place et nous contrôleront, donc très bientôt, comment pourrons-nous établir un rapport de force ?

 

Cependant, il faut militer pour ces évolutions, et revendiquer le RIC, la création d'agoras, transformer les mandats en délégation impérative (le délégué n'est qu'un représentant, son avis personnel importe peu et il est viré s'il ne répond pas à son mandat), supprimer le Sénat, imposer un contrôle citoyen sur les institutions, etc. Réfléchissons seuls et ensemble, imaginons les leviers d'une réelle intelligence collective. 

 

Ce travail permettra de mettre ce sujet dans l'actualité, dans le débat public, d'informer les citoyens, de lancer une réflexion collective, mais il ne suffira pas. L'Histoire montre que seul un rapport de force permettra de remplacer ce système par un autre, ou même de lui donner dans un premier temps un virage radical. Les tentatives actuelles sont réprimées dans la violence par un pouvoir plus affaibli que jamais sous la 5e République car pourri de l'intérieur, mais elles vont continuer et leur forme évoluera jusqu'à parvenir à un rapport de force. Je pense qu'il s'agira d'un mouvement protéiforme, multiforme, avec des courants politiques différents qui auront réussi à se parler et à suivre un même plan d'action. Il y aura certainement des actions classiques, des actions coup de poing, probablement une forme de guérilla à l'échelle du pays pour disperser les forces de répression, des actions culturelles, politiques, sociales.

 

L'objectif est de tenir sur la durée, de parvenir à se coordonner sans pour autant se fragiliser, de permettre le débat d'idées de manière constructive et pragmatique, d'éviter l'infiltration, le détournement, de savoir contrer les techniques de pourrissement tout en sachant se parler pour décider.

 

Des espaces pour le débat et pour s'organiser sont donc nécessaires, une priorité est de les mettre en place rapidement.

 

 

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Le totalitarisme ne se fait pas en un jour, mais il n'y a plus grand chose à faire pour y basculer. Ce ressenti existe aussi bien du côté des peuples que du côté de la caste, d'où l'emballement ces dernières années avec la succession de chocs faits pour sidérer le public, doublés de propagande massive afin de le rendre incapable d'agir puisqu'incapable de penser.

 

Si nous ne voulons pas nous retrouver devant l'Elysée, Bercy, les préfectures, sans savoir quoi faire, pris comme des lapins dans la lumière des phares, nous devons nous préparer et si possible concevoir plusieurs plan d'action, pour dégager du pouvoir la caste habituelle, et pour nous donner immédiatement de véritables moyens d'action. 

 

 

Mai 1968, Paris Ve. Occupation de la Sorbonne. © Janine Niépce / Roger-Viollet.

 

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[1] Psychopathologie du totalitarisme, Paris, éd. Trédaniel, 2023.

[2] Je renvoie à la note de lecture sur le livre de Francis Dupuis-Déri, Démocratie. Histoire politique d'un mot aux Etats-Unis et en France, qui rappelle que la République a été choisie comme une alternative à la démocratie.

[3] Fin 2024, Ipsos annonçait que "Près d’un citoyen sur deux rapporte avoir tout juste assez d’argent pour répondre à ses besoins essentiels", un taux qui monte d'année à en année.

[4] Richard E. Brown, Rockefeller medicine men. Medicine & capitalism in America, University of California Press, 1979.

[5] Skyhorse Publishing, 2024.

[6] Dans le même temps, la france est devenu le 1er exportateur européen de céréales en 2023, avec plus de 14 millions de tonnes.

[7] Par exemple, lors d'un projet de construction (route, bâtiments...) le porteur de projet doit acquérir un espace naturel à réhabiliter, pour « compenser » la perte de biodiversité du projet.

[8] Par exemple, Auschwitz a été créé d'abord comme un complexe industriel s'entendant sur 40 km², qu'on alimentait en main d'oeuvre avec les prisonniers des camps. Il y avait une usine de tabac, des usines d'armement, le chimiste IG Farben, l'usine de caoutchouc Buna, l'usine Siemens, des mines, des sites agricoles...

[9] Du grec kakos "mauvais" et kratie, "pouvoir". On peut aussi dire kakistocratie.

[10] Je renvoie vers des articles précédents sur l'eugénisme notamment en Allemagne et aux Etats-Unis, sur les évolutions technologiques récentes et la propension à créer un "homme nouveau". 

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