Pedo Empire : Une histoire des affaires étouffées de réseaux pédocriminels et satanistes
Le site "Pedoempire", consacré à ce qu'on pourrait qualifier de système pédocriminel et sataniste, présente un livre terminé en 2021, une encyclopédie qui reprend des dizaines de grandes affaires, souvent méconnues, dans lesquelles on retrouve le même schéma d'exploitation de l'humain par une certaine caste, couvertes par les services de renseignements et les autres institutions.
La connaissance en profondeur des affaires mentionnées, toutes sourcées dans le texte original, empêche -hélas- de nier l'existence de réseaux pédocriminels et satanistes protégés par le gouvernement US et d'autres gouvernement -si ce n'est tous.
David Robert Steele, qui passe évidemment pour un "complotiste", était un ancien marines, diplômé en relations internationales et en administration, spécialiste du renseignement en sources ouvertes. Il aussi travaillé dans les opérations clandestines de la CIA et a contribué au mouvement Open Source Intelligence OSINT. Il a publié sur son site le livre "Pedophilia & empire : Satan, Sodomy & the Deep State", d'un certain Joachim Hagopian, autre ancien militaire, diplômé en psychologie clinique[1], qui reprend en détail de nombreuses affaires portant la marque des réseaux pédo-satanistes dont je parle sur ce blog. A l'époque, il avait l'air de croire que Trump allait changer quelque chose à ce système, mais il a fait un bon travail de synthèse.
On doit toutefois noter que plus de la moitié, je pense environ 80% des liens qu'il donne sont aujourd'hui morts, les sites disparus, les articles supprimés quand les sites sont encore là. Heureusement il y a web archives.
Quand il a commencé ce livre bien sourcé en 2017, Hagopian expliquait n'avoir compris que récemment la mainmise d'une "élite satanique" sur la gestion des Etats-Unis, les entreprises, les lois etc. Selon lui, le Deep State a commencé avec les Rothschild, rejoints par d'autres courants comme les Jésuites, l'Opus Dei, la Franc-maçonnerie.
Il explique que cette caste -qu'il appelle "élite"- pédocriminelle et sataniste est alimentée par le trafic d'êtres humains, y compris des enfants. Il souligne l'impunité des auteurs dès qu'il est question de réseau pédocriminel, un constat qu'on ne peut que partager, mentionnant au passage le Paedophile Information Exchange (PIE) qui de 1974 à 1984 a réuni des pédo "philes" militants, en lien avec des partis de droite, et réclamait le consentement à 4 ans. Jimmy Savile, le pédo en série de la BBC, était par exemple membre de ce groupe parfaitement inséré dans le système politique anglais, jusqu'à ce que des affaires sordides impliquent quelques-uns de ses membres.
C'était aussi la grande époque de la NAMBLA, l'asso des pédos américains, des conférences de Brongersma, des "lieux de vie" et pétitions pro-pédos en France, quand les pédos se sentaient pousser des ailes et revendiquaient clairement le "droit" des enfants à être leurs objets.
"Avec l'avancée du PIE en 1975, le programme des élites promouvant la normalisation des abus sexuels sur mineurs comme un mode de vie légal et viable devait sembler à portée de main. D'un point de vue plus large, au milieu des années 1970, la révolution culturelle et sexuelle initiée par la CIA en Occident était à son apogée, imprégnée par le mouvement de contre-culture de gauche qui prônait la drogue et la promiscuité sexuelle parmi les jeunes générations, l'hédonisme du "libre arbitre" et l'homosexualité déclarée. L'ingénierie sociale élitiste se manifesta par le parrainage et la nomination de Gloria Steinem par la CIA à la tête du mouvement féministe. La confusion des rôles de genre, l'androgynie et la naissance LGB furent lancées (la T venant plus tard). De plus, juste au bon moment, le taux de divorce commença à augmenter significativement, et les mères chefs de famille monoparentale commencèrent à apparaître", écrit Hagopian.
Le livre rappelle aussi que les violences sexuelles contre les mineurs prennent des proportions de plus en plus importantes, touchant aujourd'hui une fille sur trois et un garçon sur quatre aux Etats-Unis.
Car la matrice derrière l'instauration de ce système pédocriminel est la destruction de l'humain pour le modéliser de la manière voulue par la caste, dans le cadre de son objectif de contrôle total. La destruction de la famille fait partie des étapes pour y parvenir, laissant les enfants bien plus exposés à l'Etat et à la prédation extérieure.
Hagopian revient sur l'agenda pédocriminel dont nous parlons avec Ariane Bilheran depuis des années : "Les plus grandes armes de destruction massive de l'élite dirigeante pédophile sont de polluer l'esprit des masses via l'industrie du divertissement et la propagande des médias grand public, en se livrant à des pratiques néfastes de contrôle mental pour normaliser la pédophilie comme un choix de vie légal et un droit acquis de justice sociale".
Artiste : Kim Noble
Les pratiques pédocriminelles, y compris rituelles, ont été encouragées dans certaines sociétés, dans certains textes, rappelle Hagopian, et le satanisme "moderne" s'est constitué au cours du XIXe siècle quand, selon lui, se sont rejoints les mouvements frankiste kabbaliste, franc-maçon [2] et Illuminati par le mariage entre les grandes familles qui y appartenaient. Aujourd'hui, l'un de leurs principaux objectifs est de légaliser et normaliser leurs pratiques pédocriminelles. J'ajoute qu'ensuite, ils s'occuperont de normaliser d'autres pratiques comme le cannibalisme.
Quant aux pratiques de ces groupes, Hagopian parle du Bohemian Grove, dont les rituels satanistes au cours desquels des enfants sont violés et tués sont mentionné par plusieurs personnes (infiltrés ou victimes comme Paul Bonacci de l'affaire Franklin).
Hagopian rappelle aussi le rôle du Vatican, de l'Ordre de Malte et des Jésuites dans le système pédo-sataniste. La méthode des Jésuites est l'infiltration, en passant par l'instruction des enfants de la caste, le renseignement et diverses opérations clandestines. Les établissements scolaires jésuites ont été pris comme les autres structures catholiques dans les scandales de violences sexuelles contre les mineurs, et des millions ont été dépensés pour régler les procédures.
"Un point commun entre le pape, le Vatican et les sociétés secrètes comme les Jésuites et l'Ordre de Malte est la façon odieuse dont ils ont historiquement protégé leurs violeurs d'enfants au sein de leur Église corrompue et sataniquement contrôlée", souligne Hagopian. Il évoque aussi la "branche sataniste du catholicisme", qui a failli faire scandale à la fin du règne de Ratzinger, à travers quelques affaires dites "d'homosexualité" dans les sous-sols du Vatican ou les révélations de lanceurs d'alerte comme le père Malachi Martin [3], notamment.
Je rejoins Hagopian dans son analyse : "Le Vatican travaillant secrètement en étroite collaboration avec les lignées royales des Illuminati et le gouvernement de la cabale criminelle internationale, la pédophilie a été l'épicentre singulier du moulin à farine qui a propagé l'ascension tangible de Satan et son pouvoir croissant sur cette terre. Nos enfants maltraités sont littéralement donnés en sacrifice aux démons, comme une sève vitale pour leur subsistance démoniaque et leur survie même. L’épidémie de pédophilie d’aujourd’hui, la souillure massive de nos innocents, leur torture rituelle, la consommation de leur sang chargé d’adrénaline et leur sacrifice massif satanique, attirent et renforcent les forces surnaturelles les plus puissantes, diaboliquement motivées et interdimensionnelles de l’enfer qui alimentent toutes les guerres, les pestes, la pauvreté, les meurtres, la cupidité, l’avarice et la tromperie qui affligent actuellement notre planète comme jamais auparavant". Nous vivons en effet une époque où le satanisme cherche à sortir des égouts pour s'afficher au grand jour, s'affirmer et imposer sa norme : le viol des enfants est un prérequis.
Hagopian explique aussi que les 1000 et quelques bases militaires US, abritant 200 000 soldats dans 160 pays, constituent un maillage mondial propice à tous les trafics y compris la traite d'être humains. Il évoque aussi le réseau de "milabs", les laboratoires militaires, eux aussi répartis dans le monde, dans lesquels diverses expériences sont menées – comme MK-ultra par exemple ou les simili "enlèvements extra-terrestres".
Enfin, il rappelle que la méthode de ces groupes satanistes et assimilés est l'infiltration : c'est comme cela qu'ils sont installés dans toutes les sphères de pouvoir et dans toutes les sphères des sociétés occidentales. Et il est même clair que certains secteurs, parfois des villes ou villages entiers, sont envahis par les membres d'un ou plusieurs de ces groupes, aussi bien aux Etats-Unis qu'en Allemagne ou en Suisse par exemple.
"Issu d'une famille Illuminati multigénérationnelle ayant grandi dans la petite ville d'Arden, dans le Delaware, à proximité de la tristement célèbre lignée familiale DuPont [...] Jay Parker affirme que dans son enfance à Arden dans les années 1960, 90 % des habitants de la ville étaient des pédophiles Illuminati. Jay décrit un rite de passage satanique courant, induit par un traumatisme, qui lui a été imposé à l'âge de six ans lorsque son meilleur ami a été violé rituellement et est décédé trois jours plus tard d'un choc septique en 1963. Au péril de sa vie, Jay s'est rendu chez un ami, au bout de la rue, auprès de ses voisins chrétiens de façade pour signaler le meurtre traumatisant, espérant qu'ils avertiraient les autorités locales. Le père de l'ami a effectivement signalé le crime à la police, mais, effrayée par la puissante majorité Illuminati de la ville, la police a déclaré qu'elle ne pouvait rien faire.
[...] Après la mort de son ami, les parents de Jay l'ont rapidement emmené chez un psychiatre, un Illuminati lui aussi, qui lui a administré des électrochocs jusqu'à l'amnésie pour effacer tout souvenir à court terme de la mort de son meilleur ami. À une autre occasion, un an plus tard, Jay a été placé dans une transe Monarch hypnotique profonde, induite par des drogues, pour être "réveillé" en tenant une hache et on lui a dit que, pendant qu'il était inconscient, il venait de couper les bras et les jambes de la jeune fille de 14 ans sacrifiée devant lui, saignant rapidement à mort, gargouillant et s'étouffant avec son propre sang."
Parmi les affaires développées, que je vais essayer de résumer en mettant en avant les points-clés :
Le Pizzagate :
Rappelons que le Pizzagate est cette affaire dite "complotiste" survenue en 2016, qui a fini par la censure des réseaux sociaux au prétexte de l'intervention d'un type armé d'un fusil dans une pizzéria de Washington dans les sous-sols de laquelle il pensait que des enfants étaient retenus pour des rituels satanistes. En effet, des mails de l' équipe d'Hillary Clinton interceptés par Wikileaks posaient question, et quand on creusait sur les personnages impliqués (notamment John Podesta), les échanges à tendance pédo voire sataniste étaient nombreux.
Plus on creusait dans ce dossier et dans les réseaux sociaux des intéressés, plus il était évident qu'on était face à un groupe d'individus sordides dont les messages codés ne s'expliquaient que par un trafic, très probablement d'enfants. Selon moi, il y avait un fond de vérité dans ce dossier, qui a été manipulé pour partir complètement en vrille et, tant qu'à faire, augmenter la censure des réseaux sociaux.
C'est au moment du Pizzagate que le terme "fake news" a été popularisé par Clinton et sa bande, pour qualifier les accusations à son encontre, et ça a été le signale pour lancer le processus de contrôle et de censure des réseaux sociaux.
Cette histoire de commande de pizzas peut sembler délirante au premier abord, mais le cas Comet Ping Pong, nom de la pizzéria en question, n'est semble-t-il pas une première. Une femme qui s'appelle Madison Clare explique que son père, Bryan Cupps, co-fondateur du premier service en ligne de livraisons de pizzas au milieu des années 1990, était impliqué dans un réseau pédocriminel et que le service qu'ils avaient créé permettait aussi de commander des services sexuels d'enfants.
Cette boîte avait créé le site CyberSlice avec l'aide de Steve Jobs qui a fourni les ordinateurs. L'entreprise a été revendue en 2007 à Warner Bros. Autour de cette entreprise, dont la promotion a été assurée par des membres du gratin, il y avait aussi le duo Clinton (Bill a été élu président en 1996) et Bill Gates, dont elle dit qu’il était un très gros client de CyberSlice, à tel point que "Quand il [son père] a perdu Bill Gates il a perdu CyberSlice". En fait, à ce moment le dark-web apparaissait plus sûr pour le trafic d’enfants.
L'affaire de Dunblane
Le massacre avec leur enseignante de 16 enfants d'une école maternelle écossaise, à Dunblane, en 1996, par un pédocriminel, a été à ma connaissance un des premiers massacres de masse dans une école, avant Sandy Hook qui a marqué un tournant aux Etats-Unis.
Le tueur a été présenté comme un dingue isolé qui s'est suicidé dans le gymnase où il a commis la tuerie. Pourtant le lien a été fait entre lui et des figures politiques du coin, des magistrats ou des policiers souvent francs-maçons, qui lui ont permis de violer des enfants pendant plus de vingt ans, d'intervenir auprès des écoles du secteur ou encore de se procurer l'arme utilisée pour l'attaque. Ses voisins ont parlé de grosses voitures souvent garées chez lui, d'allers-et-venues fréquents de tout un tas de types trop bien habillés pour le quartier à son domicile. Car Thomas Hamilton, le tueur, était franc-maçon depuis 1977, comme son grand-père -qui l'a élevé en se faisant passer pour son père.
C'était aussi un militant pédocriminel qui défendait leur cause jusqu'auprès de la reine d'Angleterre. Il y a eu une vingtaine de plaintes formelles contre Hamilton pour des actes pédocriminels, il y a même eu 6 enquêtes de police, sans jamais entraîner de poursuites. Hagopian relate la succession d'actes délibérément destinés à faire obstruction à la vérité, pendant plus de vingt ans. Hamilton n'hésitait pas à porter plainte contre des policiers qui dirigeaient des enquêtes contre lui.
Quand en 1984, il s'est vu retirer son agrément pour son club de sport pour garçons après des plaintes de parents, le conseil local a fini par le lui rendre, obligeant même les écoles à lui apporter un soutien logistique, et il a pu déployer son activité dans d'autres villes du secteur. Toutes les plaintes contre lui ont été étouffées jusqu'en 1996, mais Hamilton était probablement devenu trop problématique. Jusqu'en 1993, il vivait officiellement du chômage mais vivait grand train, s'achetant même deux bateaux de plaisance de 8 et 12 m. Ses revenus venaient en partie de la vente de vidéos et photos pédos.
Il est aussi apparu que derrière cette tuerie de masse, il y avait un réseau pédocriminel dans lequel gravitait le bras droit de Tony Blair et futur 1er ministre Gordon Brown [4], ainsi que de forts soupçons que l'auteur, qui était atteint de troubles psychiatriques, était sous contrôle mental. Pendant plus de 25 ans, il a été protégé contre toutes les "rumeurs", signalements et plaintes parfois suivies d'enquêtes à son encontre, jusqu'au climax dans l'école maternelle de Dunblane.
Il se promenait aussi dans une école militaire (la Queen Victoria School) où les garçons étaient victimes de violences sexuelles, et où venaient aussi régulièrement de grands donateurs, comme le magistrat qui a mené l'instruction, Lord Cullen, et d'autres politiciens à l'instar de Lord Robertson, qui a facilité le maintien du permis de port d'arme d'Hamilton et a vu sa carrière s'accélérer après le massacre [5] et a été nommé ministre de la Défense l'année suivant le massacre, en 1997, avant de rejoindre l'OTAN de 1999 à 2004 en tant que secrétaire général, le plus haut poste civil de cette structure de défense des intérêts US. Il a ainsi contribué aux guerres iniques en ex Yougoslavie et en Irak, et au lancement de la "guerre contre le terrorisme' à la suite du 11 septembre 2001 [6].
Bien que ce massacre d'enfants a choqué les gens, l'enquête a été étouffée de manière grossière malgré la pression de l'opinion publique (j'en ai parlé en 2012 dans cet article). Hamilton s'est officiellement suicidé sur les lieux et son ami le chef de la police locale, Douglas McMurdo, a fait office de bouc émissaire lors du procès, pour avoir laissé Hamilton agir pendant des années bien qu'il avait été promu à peine 3 semaines après le massacre comme assistant de l'inspection générale de la police pour toute l'Ecosse -où d'autres réseaux pédocriminels opéraient comme l'ont révélé l'affaire Savile et ses suites.
"Récapitulons : les deux principaux commandants de la police du centre de l’Écosse, dont les forces de police, sous leur surveillance, étaient réputées imprégnées de franc-maçonnerie, ont à plusieurs reprises tiré d’affaire leur confrère maçon Hamilton, qu’ils connaissaient tous deux comme un ami personnel. Malgré des preuves accablantes, ils ont refusé, ou omis, de l’arrêter ou de lui révoquer son permis de port d’armes pendant deux décennies. De plus, le grand patron n’a pas sauvé une autre victime d’un pédophile, alors qu’il jouait un rôle crucial dans la vaste législation britannique sur le contrôle des armes à feu juste après le massacre, et s’est rapidement retrouvé mêlé à un scandale d’adultère. Puis, une fois ses penchants pour la luxure anéantis dans sa carrière de policier, le Dr Oliver s’est réinventé, réapparaissant comme expert des Nations Unies et auteur sur des sujets connexes tels que la drogue et le terrorisme, deux sujets directement liés au terrorisme d’État, invariablement perpétré par des agents secrets et des complices lourdement dopés par Big Pharma, toujours accompagnés d’agents invisibles des services de renseignement. Trop de coïncidences pour être purement fortuites. Sont-ils des acteurs majeurs de la cabale, ou quoi ?", écrit Hagosian.
D'ailleurs, il est vrai que selon certains observateurs, si Hamilton a bien été envoyé dans l'école ce jour-là, ce seraient des agents du MI-5 qui auraient commis le massacre, et de nombreux indices mentionnés dans l'article montrent qu'au moins un autre tireur était présent sur les lieux pendant la tuerie. Après cela, une grande campagne de restriction de la détention d'armes a été menée en Grande-Bretagne avec l'aide des victimes. Et il est probable que certains des enfants tués ce jour-là étaient victimes du réseau et susceptibles de parler.
Le massacre de Dunblane a fait scandale, car à l'époque les tueries de masse étaient rares voire inexistantes en Grande-Bretagne. Le massacre de Columbine aux Etats-Unis, premier d'une longue série qui n'a jamais cessé et s'est intensifiée, a eu lieu en 1999 et depuis ce type d'attaque commis dans des établissements scolaires, officiellement par des individus dingues et isolés généralement tués sur place, est devenu banal.
L'affaire a été étouffée de manière particulièrement grossière. Les preuves et témoignages amenant à identifier le réseau et les protection d'Hamilton ont été écartés, et un juge, Lord Cullen, a même été jusqu'à mettre un secret de 100 ans sur le dossier -soit 106 documents, interdisant à quiconque d'y accéder et empêchant la presse d'en parler.
Le réseau sataniste de la maternelle McMartin
Il s'agit d'une affaire dans laquelle plusieurs enfants d'une école maternelle ont dénoncé des viols et des rituels commis dans des souterrains et des villas du coin (voir mon article à ce sujet). Ils ont tous dit qu'ils étaient menacés ainsi que leurs familles s'ils parlaient.
Dans un premier temps, des psys ont confirmé leurs dires, des journalistes ont commencé à enquêter, puis la contre-attaque médiatique a été massive pour décrédibiliser la parole des victimes.
C'est l'affaire fondatrice dans les 2 camps :
Pour la prise de conscience aux Etats-Unis et dans une moindre mesure en anglophonie, que certains tarés pratiquent des actes pédocriminels et sataniques sur des enfants, de manière organisée, en réseau, avec la bienveillance des autorités et quasiment au grand jour, avec les enfants des autres.
Pour l'omerta à ce sujet. Car l'affaire, après avoir fait scandale et effet boule de neige, puisque des dizaines d'affaires similaires ont émergé dans les médias aux Etats-Unis, au Canada, en Nouvelle-Zélande, en Grande-Bretagne, a été étouffée. Il y a eu la théorie des "faux souvenirs", créée par le pédocriminel et militant pédo Ralph Underwager, et la "Fondation des faux souvenirs", vitrine de la CIA dans laquelle un certain nombre de pseudo experts ont aussi œuvré à divers programmes de MK-Ultra. Il y a eu des "documentaires", une série télé, des centaines d'articles et des dizaines d'émissions pour dire que les enfants racontaient n'importe quoi.
Hagopian explique : "Le premier grand scandale de pédophilie aux États-Unis à faire la une des journaux internationaux a eu lieu en 1983 à l'école maternelle McMartin de Manhattan Beach, en Californie, une petite ville balnéaire huppée située à quelques kilomètres au sud de l'aéroport de Los Angeles. L'affaire McMartin est considérée comme le procès pénal le plus long et le plus coûteux de l'histoire des États-Unis, coûtant 15 millions de dollars aux contribuables californiens dans une parodie de justice grotesque". En effet, le procès de base contre 7 employés de l'école gérée par un clan familial a duré 33 mois, il y a eu un 2e procès en 1990 qui a fini par des acquittements. C'était une comédie, des preuves ont disparu comme par magie, des témoins et enquêteurs sont morts opportunément, l'enquête a été bâclée.
Des tunnels, des objets à connotation satanique, des ossements d'animaux, ont bien été retrouvés après le procès par des enquêteurs indépendants, des enfants ont été diagnostiqués avec des MST, mais rien n'a bougé. L'école a été rasée en 1991.
In fine, il est assez clair que les enfants étaient emmenés à droite et à gauche, auprès de gens qui ont les moyens et appartiennent au réseau, dans toute la région de Los Angeles.
Après cette affaire, d'autres scandales dans des écoles maternelles et primaires sont survenus, puis la propagande de la "panique satanique" l'a emporté et les affaires étaient étouffées dans l'œuf.
Hagopian, passé par l'école militaire de West Point, évoque un scandale similaire à McMartin survenu à West Point milieu des années 1980 [7]: "au moins deux membres du personnel du Centre de développement de l'enfant de West Point auraient torturé et sodomisé des enfants âgés de un à six ans. Mais parce que West Point est une institution historique si "honorable et vénérable", si étroitement liée aux héros de guerre américains bien-aimés et jouissant encore aujourd'hui d'une image et d'une réputation impeccables et irréprochables (que ma propre expérience personnelle et unique dément et efface complètement), les abus rituels sataniques sur de jeunes enfants à West Point au milieu des années 1980 n'ont pratiquement pas été mentionnés dans la presse, seulement un bref aperçu dont la grande majorité des Américains ignoraient l'existence – intentionnellement, bien sûr."
Après un an d'enquête qui a mobilisé 60 agents du FBI, personne n'a été inculpé. Là aussi, des preuves ont disparu entre-temps. 9 familles ont toutefois pu négocier un gros accord financier grâce encore une fois à une enquête indépendante. Le procureur général en charge de l'enterrement en règle de cette affaire était Rudy Guliani, futur maire de New-York. Deux aspects notables des conséquences du massacre a été l'interdiction des armes à feu en Grande-Bretagne, tout comme en Australie où un massacre par arme à feu à eu lieu la même année à Port Arthur, et la montée de la violence.
Hagopian observe : "Les deux tueries de masse orchestrées par les gouvernements en 1996 au Royaume-Uni et en Australie ont entraîné des interdictions massives des armes de poing et des armes semi-automatiques, ainsi que des confiscations d'armes par le biais de remises volontaires sous pression, à un coût exorbitant pour l'État. Les propriétaires d'armes légaux qui avaient choisi de conserver leurs armes interdites pour leur autodéfense sont soudainement devenus des criminels avec l'adoption des lois sur les armes à feu les plus strictes au monde. De plus, l'adoption de ces interdictions n'a fait qu'aggraver la criminalité liée aux armes à feu dans les deux pays depuis lors. Dans les deux ans qui ont suivi Dunblane, la criminalité liée aux armes de poing au Royaume-Uni a bondi de 40 %, les vols ont explosé de 81 % et les agressions violentes de 53 %, faisant de la Grande-Bretagne la capitale incontestée de la criminalité violente en Europe. Et au cours des années suivantes, de 1998 à 2003, la criminalité liée aux armes de poing en Grande-Bretagne n'a fait qu'empirer, enregistrant une augmentation incroyable de 105 %".
L'affaire Presidio
Hagopian mentionne aussi l'affaire Presidio, toujours en Californie, impliquant l'armée et le colonel sataniste Michael Aquino. Presidio était une base militaire à côté du Golden Gate à San Francisco. C'était le QG de la 6e armée [8] depuis quelques années quand le scandale des violences sexuelles, là encore de type rituelles, en novembre 1986. La base a fermé en 1994 pour être transformée en parc.
La base de Presidio s'était dotée d'un "centre de développement de l'enfant", une garderie et un centre péri-scolaire pour 250 enfants des gens travaillant sur place (militaires et civils), et un des enfants qui y allait, âgé de 3 ans, a commencé à présenter des signes de traumatismes puis à parler de violences sexuelles commises par des adultes. Un an plus tôt, une employée du Centre de développement avait signalé des violences sexuelles et physiques sur les enfants commis par plusieurs personnes dont le directeur, et a fini par démissionner. Des employés du centre ont été menacés de perdre leur emploi s'ils parlaient.
Plusieurs enfants, filles et garçons, étaient victimes d'adultes à Presidio. Quand une plainte a été déposée en novembre 1986, le responsable de la police ne voulait pas s'occuper de cette affaire. L'enquête a quand-même duré un an et concerné 60 enfants âgés de 3 à 7 ans comme victimes, d'autant que le centre est resté ouvert après le début de l'enquête.
Coté Presidio, on a pris quinze jours pour créer un groupe d'intervention sur le sujet et un mois pour avertir les parents. Un auteur, ex pasteur devenu enseignant, a été identifié par l'armée, emprisonné et libéré au bout de deux mois : un dénommé Gary Hambright, qui est repassé devant le tribunal à sa sortie pour des faits similaires. Mais encore une fois, seuls quelques parents de victimes ont été entendus, les preuves ont été écartées, la justice a fait le travail a minima et à décharge, et en 1988 le scandale était étouffé.
Le responsable du centre a été promu, les autres sont restés en place.
Les médias ont très peu évoqué l'affaire, et quand c'était le cas ils ne parlaient que d'un cas isolé. Et la justice a joué son rôle d'étouffoir.
En juin 1988, les parents de 23 enfants victimes d'abus sexuels dans le cadre du scandale du Presidio ont intenté une action civile de 55 millions de dollars pour dommages et intérêts résultant de négligences graves et d'abus sexuels de la part de l'armée et un accord à l'amiable secret de plusieurs millions de dollars a été conclu ensuite.
En effet le dossier était glauque, et il est clair que derrière ces violences sexuelles et physiques, il y avait une forme de conditionnement des enfants par un groupe d'adultes fonctionnant en réseau.
Hagopian explique : "Les enfants ont été contraints de boire de l'urine et de manger des excréments. Leurs corps étaient maculés de sang, emmenés dans deux résidences privées sur le site et une résidence hors du site à San Francisco. Ils ont été pointés par des armes et menacés de mort, eux et leurs familles s'ils parlaient, et au moins cinq cas confirmés de chlamydia ont été recensés. Un test préliminaire de dépistage du sida s'est révélé positif pour un garçon. Bien que les tests ultérieurs aient indiqué qu'il n'avait pas contracté la maladie, les craintes croissantes des parents ont constitué une torture supplémentaire. Ces craintes n'étaient pas infondées, car moins de trois ans après le début de l'enquête, le 8 novembre 1989, Gary Hambright est décédé du sida. La date d'apparition de la maladie figurant sur son certificat de décès était "années", de sorte que le pédophile décédé aurait pu transmettre le VIH à leurs fils et filles".
Il était aussi question de films et photos pornos prises avec les enfants.
Par ailleurs, un bunker customisé par les satanistes, avec des 666, des dessins occultistes, des bougies etc. avait été découvert sur la base de Presidio un peu plus tôt. De quoi impressionner des enfants.
A la fin des années 80, une douzaine d'écoles maternelles et crèches militaires se sont ainsi retrouvées dans des affaires de pédocriminalité, souvent avec des indices de pratiques satanistes.
Michael Aquino, lieutenant colonel dans l'armée, plus précisément dans les renseignements militaires, spécialiste des opérations psychologiques, est passé par la base de Presidio. Aquino était le fondateur en 1975 du Temple de Set, un mouvement sataniste grand public concurrent de l'Eglise de satan d'Anton La Vey.
Los Angeles Times
Il a été reconnu par une des fillettes victimes de l'école / centre de Presidio, qu'elle connaissait sous le nom de Micket et dont elle disait qu'il était très méchant. C'est Hambright, l'instit, qui avait amené l'enfant chez Aquino, et elle a reconnu la villa. Aquino n'a pas été inquiété outre mesure, mais il a quand-même essayé de lancer une procédure contre le père de la fillette, qui était militaire, pour "conduite indigne d'un officier", puis une procédure contre l'armée en 1988. Il est même allé se défendre et faire sa propagande sataniste bling-bling sur le plateau d'Oprah Winfrey en 1988.
Aquino a aussi été impliqué dans l'affaire Franklin, une autre affaire de réseau pédocriminel qui permettait de couvrir du blanchiment d'argent et du trafic de drogue dans le cadre de l'affaire Iran Contra, et a chaque fois il se dit victime des anti-satanistes [9]. L'armée a fini par le poursuivre pour "complot, enlèvement, sodomie, actes ou libertés indécents avec un enfant, faux serment, non-respect intentionnel de l'article 30 du Code uniforme de justice militaire, mauvais traitements infligés à un subordonné et conduite indigne d'un officier". Il a été jugé en 1990 et a pris sa retraite en restant cependant dans la réserve active [10].
Boys Town, une organisation caritative catholique gérée par le père Flanagan qui venait officiellement en aide aux orphelins et jeunes en rupture, était une véritable institution aux Etats-Unis. En réalité, c'était une plateforme par laquelle passaient les enfants qui étaient victimes du trafic de la CIA, avec à la fois le contrôle mental et l'exploitation sexuelle pour les politiciens, les nababs du système et leurs cibles. Dans cette affaire, Bush 1er, son bras droit Dick Cheney ou le colonel (à l'époque) Oliver North, lui aussi mouillé jusqu'au cou dans l'affaire Iran-Contras, étaient cités par les victimes comme des agresseurs et organisateurs du système, ainsi que d'autres à l'échelon national et local, comme Lawrence King Jr qui avait mis en place ce réseau, Robert Wadman le chef de la police d'Omaha, Harold W. Anderson le directeur général du plus gros quotidien du Nebraska, l'Omaha New Herald (propriété de Warren Buffet) ou son journaliste phare Peter Citron.
Ce jeune Noir aux dents longues avait commencé chez les démocrates avant de trouver que l'herbe était plus verte chez les républicains, dont il est devenu une cheville ouvrière en matière de levée de fonds. A 25 ans, il devient propriétaire de la Franklin Community Federal Credit Union qui gérait plusieurs comptes bancaires de Boys Town, alors en quasi faillite, qu'il a remise à flot avec l'aide du gratin d'Omaha.
King a vite rejoint le cœur du système, le satanisme, et avec la caste des vrais dirigeants du pays. C'est alors qu'il s'est installé aux conseils d'administration de plusieurs structures consacrées à la protection de l'enfance.
Mais, le train de vie de King, sans relation avec ses revenus officiels, a fini par éveiller les soupçons, et une enquête a été ouverte en 1988 par le fisc et le FBI : en 20 ans il a détourné au moins 40 millions de dollars.
Ce réseau organisait des partouzes pour des VIP un peu partout dans le pays, notamment à Omaha, Washington, Chicago, New York, La Nouvelle-Orléans, Dallas, Des Moines, Kansas City, San Francisco. Dans ces soirées, on violait des enfants et on parlait affaires. Des victimes ont parlé du meurtre rituel d'un enfant commis par King.
Anciens locaux de la banque
Hagopian relate les accusation : "Parmi les premiers enfants à dénoncer Larry King aux autorités, décrivant en détail ses abus sexuels, figurait Eulice "Lisa" Washington, 14 ans (également connue sous le nom de Nelly Webb, sa famille d'accueil adoptive), dont le témoignage était corroboré par sa sœur jumelle Tracey (Kimberly Webb). Les deux filles furent placées dans le foyer d'accueil violent appartenant à Jarrett et Barbara Webb, Jarrett étant un employé de King siégeant au conseil d'administration de la coopérative de crédit et sa femme Barbara, la cousine de King.
Victimes de violences physiques et sexuelles, Lisa et Tracey fuguaient sans cesse de leur famille d'accueil, ce qui attirait l'attention des services de protection de l'enfance. Eulice commença à se confier en 1985, révélant qu'à plusieurs reprises, leurs parents d'accueil et Larry King forçaient sa sœur, elle et un grand nombre d'enfants de Boys Town à embarquer dans des avions privés à destination de Washington, Chicago et de nombreuses autres villes.
Lisa a déclaré avoir reçu l'ordre de s'asseoir sur une table, soit complètement nue, soit vêtue d'un déshabillé léger, "paraître jolie et innocente", et d'avoir des relations sexuelles (sans pénétration pénienne) avec des pervers fêtards, tous des politiciens et des hommes d'affaires influents. Des gardes du corps plus jeunes, armes de poing visibles, escortaient les pervers plus âgés. Lisa a déclaré avoir rencontré George H.W. Bush lors de plusieurs de ces événements, à commencer par la convention républicaine de Dallas en 1984, ainsi que lors d'événements à Washington et à Chicago. Lors d'une tournée de campagne électorale dans la Ville des Vents en octobre 1984, Lisa a déclaré avoir vu le vice-président de l'époque, George Bush, remettre de l'argent à Larry King, puis repartir avec un jeune Afro-Américain de Boys Town, prénommé Brent."
En 1985-1986, Julie Walters, assistante sociale à l'enfance de Boys Town, a interrogé Lisa à plusieurs reprises et rédigé un document de 41 pages, envoyé aux services sociaux du Nebraska. Lisa et Tracey ont rapporté que Jarrett Webb avait commencé à abuser d'elles sexuellement à l'âge de neuf et dix ans. Bien que Lisa a ensuite réussi les quatre tests du détecteur de mensonges et que toutes les agences de protection de l'enfance, du comté à l'État, aient jugé les accusations des filles pleinement crédibles, le juge du comté de Washington (Nebraska), a rejeté toutes les accusations d'abus sexuels contre le couple Webb.
Paul Bonacci avait également dénoncé le réseau Boys-Town et porté plainte dès 1986 contre Larry King et d'autres. Dès ses 3 ans, au début des années 1970, il a été placé dans le système de la CIA et du contrôle mental, et a subi plusieurs années de conditionnement / entraînement sur la Offutt Air Force base près d'Omaha. Il avait été l'objet sexuel du réseau de Larry King et de la CIA, emmené à travers le pays pour satisfaire des cibles [12], ou des amis comme les politiciens de Washington. Il a accusé Larry King, qu'il a connu en 1980, de pratiquer des rituels sataniques. Adulte, Bonacci avait un trouble dissociatif, plusieurs personnalités différentes pouvaient émerger.
Paul Bonacci
Il a cité Aquino et plusieurs autres individus impliqués dans ce réseau au niveau local et national. Bonacci a également subi des experiences de contrôle mental et de pratiques satanistes dans un réseau organisé par des membres de la caste locale, le tout sur fond de mangouilles politiques, financières et d'opérations clandestines de la CIA. Boys Town servait de réservoir à chair fraiche, et les enfants étaient régulièrement amenés sur des sites militaires, dont la base de l'armée de l'air Offutt, pour y subir des traumatismes typiques des programmes de contrôle mental, et où venaient diverses personnalités telles que George Bush 1er. L'ex agent du FBI Ted Gunderson a écrit un rapport sur cette affaire, enquêté et participé aux excavations.
Bonacci a témoigné en 1999 dans un procès au civil au sujet de l'affaire Johnny Gosh, un enfant enlevé par ce réseau dans l'Ihowa dans les années 80 [13], et selon lui, il a dû attirer l'enfant et c'est Aquino qui était le commanditaire. Il mentionne Hunter Thompson, pseudo journaliste vraiment sataniste, comme lié à ce réseau, et dit avoir été amené au Bohemian Grove en 1984 après un passage par la base aérienne McClellan en Californie. Bonacci a décrit un snuff movie auquel il a dû participer filmé au Bohemian Grove.
Le photographe attitré de Larry King, baron républicain local au cœur du scandale, a affirmé avoir vu King remettre une valise de cash à Aquino. Et Cathy O'Brien en parle également : elle dit l'avoir rencontré à Fort Campbell dans le Kentucky, et c'est lui qui a alors pris la main sur sa programmation. Elle ajoute, tout comme la journaliste Mae Brussell, que c'est un nazi convaincu, ce qu'il nie officiellement mais il est tout de même allé au QG des SS le Wevelsburg pour une sorte de rituel satanico-nazi. Enfin, après son passage chez Oprah Winfrey, Aquino a été identifié par plusieurs de ses victimes, dont au moins trois ont témoigné sous serment qu'il était leur programmeur MK-Ultra.
Loretta Smith, une autre enfant victime qui a été interrogée en juin 1988, a aussi évoqué les orgies pédocriminelles et rituels sataniques auxquels elle a été forcée de participer par King et ses amis à l'âge de 10 et 11 ans. Ce témoignage n'a jamais été creusé, Loretta n'a jamais été recontactée par la police et la justice mais elle a décrit les rituels, comprenant des meurtres d'enfants, à son psychiatre.
Pourtant, comme le rappelle Hagopian, en 1988 déjà 7 victimes de ce réseau s'étaient fait connaître auprès de la police et avaient porté des accusations similaires sur ce réseau. Certains ont parlé de ventes aux enchères d'enfants (des esclaves sexuels) auxquelles King participait, un peu partout dans le pays [14]. 37 victimes du réseau ont été identifiées et diagnostiquées avec des troubles dissociatifs. Tous ont eu des menaces de mort et la plupart a dit avoir vu des tortures et meurtres d'enfants.
Des lanceurs d'alerte ont aussi tenté de faire bouger les choses dans les années 1980, en vain. Il a fallu qu'un nouvel enquêteur, Gary Caradori, soit nommé en 1989 pour que l'affaire avance sur le plan judiciaire, mais il a été assassiné dans un crash d'avion l'année suivante [15]. Il avait aussi entendu une bonne partie des victimes.
Notons aussi que l'homme de confiance de Larry King à Washington D.C. et son principal complice proxénète tout au long de sa carrière était Craig Spence, ancien correspondant d'ABC pendant la guerre du Vietnam, devenu lobbyiste et pédophile homosexuel pour le Parti républicain. Il s'est retrouvé au centre d'un scandale de prostitution de mineurs auprès des VIP de la ville jusqu'à la Maison Blanche.
C'est après une série d'affaires de ce type -qualifiée par la contre-offensive du système d' "hystérie collective"- que différentes actions ont été mises en place pour faire définitivement taire ces accusations et les décrédibiliser aux yeux du public, dont une partie non négligeable avait tendance à y croire. Parmi ces actions, le livre en 1980 puis le film Michelle remembers, le témoignage d'une femme qui a retrouvé en thérapie des souvenirs de violences rituelles sataniques, mais qui a été ensuite exposé comme faux. Puis il y a eu la Fondation des Faux Souvenirs, Ralph Underwager et sa théorie des "faux souvenirs", Richard Gardner et sa théorie bidon du "syndrome d'aliénation parentale" qui vise particulièrement les parents protecteurs, en général les mères. Aujourd'hui encore, les médias mainstream n'aiment rien tant que de parler de "panique satanique" à chaque fois qu'il est question de réseau pédocriminel et sataniste, des Etats-Unis à l'Allemagne. Heureusement, aujourd'hui ce lobby pédo n'a plus aucune crédibilité.
Pourtant, au milieu des années 1980, il y avait déjà des travaux, notamment une étude de l'Université du New Hampshire menée au niveau national [17], qui objectivait l'existence de violences sexuelles, y compris à connotation satanique / rituelle, dans les crèches du pays.
Toutes ces actions avaient pour objectif n°1 de décrédibiliser d'avance la parole des enfants et de ceux qui les croient, et ensuite d'éviter que l'opinion publique prenne cela au sérieux. D'ailleurs, depuis le Pizzagate il est souvent question de "panique satanique" dans les journaux de milliardaires comme le Washington Post de Jeff Bezos.
La Fondation des Faux Souvenirs, qui a ouvert des antennes un peu partout dans le monde pour prêcher ses théories, est clairement une opération de la CIA. J'avais présenté les individus qui l'ont créée, ceux qui y collaborent, leurs liens avec la CIA et MK-ultra. La fondation et ses "spécialistes" des faux souvenirs ont fait le tour des médias et des procès (invités et rémunérés par les pédos) pour défendre les pédocriminels et accuser les victimes d'inventer n'importe quoi à cause de thérapeutes malfaisants.
Ralph Underwager et sa collègue Hollida Wakefield
Ralph Underwager, co-fondateur de la fondation des Faux Souvenirs [18], a ainsi créé sans aucune étude clinique le "syndrôme des faux souvenirs", qui n'a aucun fondement scientifique mais a servi de bouclier à des centaines de pédocriminels. Underwager, qui considère que c'est la "volonté divine" que les adultes aient des relations sexuelles avec des enfants, se faisait rémunérer par la défense pour étaler sa "junk science", et ses bouquins ineptes passaient pour une référence jusqu'à très récemment encore.
Il a créé des émules, comme Hubert Von Ghijseghem ou Paul Bensussan, qui eux aussi défendent les pédos devant le tribunaux, se faisant payer des "expertises" s'appuyant sur les "faux souvenirs" ou le "syndrome d'aliénation parentale" (désormais interdit dans les tribunaux français). Mais, la FMSF a été plus loin, allant jusqu'à nier l'existence de ce qu'on appelait le "trouble de la personnalité multiple", c'est-à-dire la dissociation, qui est un des symptômes des abus graves et répétés, en particulier dès l'enfance.
Deux autres piliers, les directeurs de la fondation, Pamela et Peter Freyd, ont été accusés par leur fille, prof de psychologie à l'université, de viols commis lorsqu'elle était enfant pour lui et de complicité pour elle. Ils ont ensuite tenté de détruire la réputation et la carrière de leur fille.
Casque divin de Persinger
Au conseil d'administration de la fondation, il y avait des gens comme Michael Persinger qui a créé un casque pour communiquer avec le divin, et Martin Orne, spécialiste du cerveau et de l'hypnose, dont je détaille le parcours dans mon article, qui ont travaillé longtemps avec ou directement pour la CIA sur le contrôle mental, notamment dans le programme MK-Ultra. Tout comme Louis Jolyon West qui officiellement n'était pas au board de la FMSF mais collaborait à minima régulièrement avec pour des articles "scientifiques" et diffuser ses théories.
"La Fondation des Faux Souvenirs est une machine de communication agressive et bien financée, experte dans la manipulation de la presse, le harcèlement de ses détracteurs et la mobilisation d'une armée diversifiée de psychiatres, d'universitaires au franc-parler, de témoins experts de la défense, d'avocats litigieux, de détracteurs de Freud, de critiques de la psychothérapie et de parents dévastés", a écrit le journaliste Mike Stanton au sujet de ce lobby pédocriminel.
Ces individus, ce lobby pro pédos, cet écran de fumée de la CIA, ont fait perdre des années dans la prise en charge des survivants de pédocriminalité, en particulier en réseau, et à la prise de conscience collective sur ces sujets. Alors que certains ne parlent que de "faux souvenirs", le vrai problème dans ces affaires est celui de l'amnésie traumatique, provoquée intentionnellement dans le cas de ces réseaux, qui empêche les victimes d'avoir accès à leur mémoire pendant des années.
Cette amnésie traumatique, que j'ai pu observer presque systématiquement, empêche de retrouver et de replacer toutes les pièces du puzzle éclaté qu'est leur passé. Le résultat est que la prescription joue, que les preuves disparaissent, que les auteurs principaux meurent, et que le réseau devient alors insaisissable excepté par un travail de mémoire douloureux et un travail d'enquête – qui ne sera pas fait par la "justice".
Le rôle de la CIA
Hagopian rappelle le rôle-clé de la CIA, qui a recruté dès sa création des centaines de nazis, dans les trafics et opération clandestines, psychologiques ou non, aussi bien à l'étranger qu'aux Etats-Unis. Il rappelle ses coups d'Etat pour installer des marionnettes partout dans le monde, et ses travaux sur les drogues, le contrôle mental etc. C'est en effet un sujet essentiel si l'on veut comprendre l'ampleur des manipulations dont la population est la cible. D'ailleurs, des nazis comme Joseph Mengele ont transmis leur savoir et participé à ces expériences.
Hagopian évoque la présence de Mengele, relatée par plusieurs survivants de la CIA, et ses expériences, dans des programmes de contrôle mental. Il se faisait connaître sous différents noms, comme Dr Green, Dr Black aux USA , Wolfgang Gerhard ou Henrique Wollman en Amérique latine.
Au sujet de Mengele, Hagopian explique : "Mengele bénéficiait d'un laissez-passer gratuit via la filière nazie-CIA pour voyager librement dans le monde entier, vers de multiples endroits en Amérique du Sud, aux États-Unis et même vers d'anciens lieux de prédilection en Europe. Utilisant une douzaine d'alias fournis, l'antithèse du bon docteur fut aperçue à maintes reprises et continua à entretenir des contacts avec des survivants de MK à travers les États-Unis et le Canada, s'étendant incroyablement jusqu'au Vietnam et à la Russie. Même ses adresses à São Paulo, au Brésil, et dans l'État de New York, à 50 kilomètres au nord de la Grosse Pomme, étaient connues. Pourtant, pendant plus de trois décennies, l'Ange de la Mort a "mystérieusement" échappé à la capture, sans doute avec l'aide précieuse de ses amis haut placés, qui l'ont protégé jusqu'à ses vieux jours, jusqu'en 1979, année où il aurait été victime d'un accident vasculaire cérébral alors qu'il nageait dans une station balnéaire brésilienne et se serait noyé. À au moins deux reprises, les services de renseignements israéliens ont retrouvé Mengele, mais "curieusement", à chaque fois, le chef du Mossad a ordonné à ses agents de terrain d'abandonner l'affaire".
En effet, Carol Rutz, survivante qui a écrit ses mémoires, dont je parle aussi dans mes articles, a retracé une partie du parcours de Mengele d'après les archives de la CIA ainsi que les témoignages de survivants aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde. Mais, le secret persiste sur le recyclage des nazis dans les programmes "psychologiques" de la CIA.
Selon Hagopian, c'est Mengele qui a dirigé le programme Monarch, lui aussi piloté par la CIA, sur la côte ouest des Etats-Unis, Ewen Cameron s'occupant de la côte est. Il évoque une expérience mentionnée par Fritz Springmeier et Cisco Wheeler [20], menée dans les années 1950 en Californie, dans laquelle des milliers de bébés ont été exposés à des décharges électriques, des rituels sataniques et des viols dans un objectif de contrôle mental [21]. "Les pédophiles du gouvernement engagés pour torturer des enfants à une telle échelle étaient/sont pour la plupart des civils, dont beaucoup sont issus de familles Illuminati intergénérationnelles où ces atrocités abjectes sont une tradition familiale", analyse Hagopian.
Les techniques de destruction du psychisme et de manipulation mentale sont connues depuis longtemps à travers les rituels, et ont été perfectionnées au fil du temps et des avancées technologiques, qui ne cessent d'ouvrir des perspectives. Cisco Wheeler et Fritz Springmeier ont parlé de différents instruments comme des colliers métalliques qui envoient des décharges électriques de 100 000 volts au cerveau pendant 5 à 10 secondes similaires à une thérapie par électrochocs, sauf que l'équipement pour le faire est bien plus léger et se transportait dans une valise. Je pense que maintenant, il n'y a même plus besoin de collier, ni même de puces implantées dans le cerveau. Les armes psychotroniques ou électormagnétiques peuvent opérer à distance et à grande échelle. L'heure est en effet, de manière ouverte, à la "guerre cognitive" contre les populations, dans une sorte de MK-Ultra géant.
Et n'oublions pas que les technologies diffusées aujourd'hui dans le domaine médical et ailleurs sont maîtrisées depuis des années par les militaires.
Hagopian rappelle que les tortures réservées aux enfants utilisés dans les expériences diffèrent un peu de celles infligées par les membres de la caste satanique à leurs propres enfants : "Pour des raisons évidentes, les signes physiques d'abus sont moins visibles chez ceux qui sont préparés à intégrer les couches supérieures de l'élite. La hiérarchie du contrôle mental les emploie souvent pour programmer d'autres esclaves dans une auto-réplication incessante visant à nuire. Mais qu'il s'agisse d'un esclave "péon" de bas niveau, contrôlé mentalement, ou d'une marionnette d'élite programmée et choisie par des contrôleurs pour devenir le prochain "leader du monde libre", les marionnettistes sataniques Illuminati restent toujours au sommet et exercent un contrôle rigide".
Tout cela relève de l'endoctrinement dès le berceau : nous sommes conditionnés à nous considérer et à nous comporter comme du bétail, ils sont conditionnés à nous exploiter et à se comporter comme des prédateurs.
"Dès le premier jour dans leur monde luciférien malade, les membres des Illuminati sont câblés, conditionnés et soumis à un lavage de cerveau pour croire qu'ils sont tellement supérieurs aux masses humaines ordinaires de tous les jours, que leur consanguinité de "noblesse" pure race, leurs connaissances occultes cachées et leur programmation spéciale de contrôle mental les placent infiniment à part du reste d'entre nous, les terriens. Leur endoctrinement dogmatique repose sur la croyance illusoire (mais sacrée pour eux) qu'ils sont nés pour jouer les dieux sur cette terre, investis de leur "sagesse et de leur pouvoir divins" pour "faire ce qu'ils veulent"… [comme] l'intégralité de [leur] Loi, selon les prédications de leur idole illuminée et compagnon luciférien, Aleister Crowley. L'élite s'empare du relativisme culturel et de la subjectivité amorale comme d'une rationalisation et d'une licence à grande échelle qui autorisent la philosophie du "tout est permis", selon laquelle "la fin justifie toujours les moyens" dans l'ascension fulgurante vers le statut divin et le droit héréditaire". On dirait Macron ?
A la fois militaire, sataniste et spécialiste de la manipulation, Michael Aquino était un des agents du programme MK-Ultra – ce qu'il a toujours nié, arguant que le programme aurait pris fin en 1964. Pourtant, comme le rappelle Hagopian, "Dans une enquête de 2007 sur les abus extrêmes sollicitant des répondants ayant survécu à des abus rituels, 234 Américains et 83 Canadiens ont admis avoir été utilisés dans des expériences de contrôle mental par le gouvernement. Sur les 1 471 répondants, plus de la moitié étaient nés après 1964. La majorité des 147 personnes interrogées ont répondu "oui" à la question posée en 2007 – il y a à peine dix ans – s'ils étaient encore victimes d'abus par des manipulateurs de contrôle mental contre leur gré".
Hagopian met cela en parallèle avec le programme de dépopulation et de contrôle social, et de la stratégie de la tension, avec une succession de traumatismes infligés aux populations, qu'il faut en effet avoir en tête si l'on veut réfléchir à la situation actuelle et aux perspectives qui sont les nôtres aujourd'hui.
Selon Jay Parker, survivant évoqué plus haut, environ 34 millions d'américains sont des satanistes pédocriminels, programmés par contrôle mental pour servir la caste. Arizona Wilder, dans les années 90, évoquait le chiffre de 10 millions.
L'implication des politiciens dans le réseau
Je vais passer assez vite là-dessus, car les témoignages sont assez faciles à trouver. Hagopian évoque les témoignages de nombreuses survivantes de MK-Ultra, les premières à avoir parlé publiquement, comme Cathy O'Brien, Brice Taylor, Kathleen Sullivan, Arizona Wilder, Carol Rutz, Cisco Wheeler, Christine DeNicola ou encore Jay Parker, qui ont cité des politiciens, républicains mais aussi "démocrates", parmi leurs agresseurs.
Tous les présidents depuis Kennedy ont été cités jusqu'à Clinton, ainsi qu'une bonne partie de leur entourage proche dont évidemment Henry Kissinger, Dick Cheney, Hillary Clinton et d'autres. Des chefs d'Etat étrangers aussi sont cités, comme Pierre Trudeau, qui revient assez souvent dans les témoignages de survivants, aux Etats-Unis comme en Europe.
J'ai compris que ce système s'est implanté progressivement en Europe après la Deuxième Guerre, notamment via l'OTAN et divers autres réseaux plus ou moins secrets. Les réseaux pédocriminels se sont organisés de manière pyramidale, et les politiciens nationaux, présidents compris, ne sont pas du tout en haut de cette pyramide même s'ils sont impliqués jusqu'au cou dans les pratiques satanistes et même le contrôle mental, qui existe aussi en France au moins depuis les années 1980. J'ai parlé de ce système dans un article.
Ces politiciens sont là pour administrer le système, tout en en profitant pourvu qu'ils lui soient utiles.
Agent d'une compagnie militaire privée en Irak
Hagopian revient donc sur MK-Ultra, l'évolution des techniques de contrôle mental, la corruption du gouvernement dont les membres ne défendent que les intérêts privés de capitalistes, le rôle de la CIA qui s'adonne aux coups d'Etat, au trafic de drogues, d'armes, d'êtres humains, soutenant le terrorisme avec l'armée US et des compagnies militaires privées (comme DynCorp, Halliburton, Blackwater à l'époque Bush [22]) pour assurer le volet logistique, et explique, comme le font beaucoup de survivants, que les rouages du système sont peuplés d'agents MK-Ultra, pilotés plus ou moins consciemment et de manière plus ou moins intensive.
Il évoque le cas du colonel George Griggs, dont l'épouse a expliqué lors d'une interview en 1998 qu'il était au cœur de magouilles diplomatiques, par exemple dans les Balkans [23] ou en lien avec les émirs saoudiens et d'un réseau qui commettait des actes sexuels avec des mineurs. Placé jeune dans l'école Hun en Californie, Giggs y a rencontré le prince turki ben Faysalet ses frères venus étudier là-bas, où ils auraient été initiés à la pédocriminalité.
Le colonel Griggs s'occupait aussi du profilage et de la formation de jeunes assassins, impliquant pédophilie, chantage et promesses de citoyenneté américaine en cinq ans, assorties d'un emploi stable de "super-soldat". Il existe des sites d'entraînement dans le monde entier pour former ces équipes de jeunes soumis à un lavage de cerveau par contrôle mental. Un exemple est l'assassin présumé de Robert Kennedy – Sirhan Sirhan, d'origine syrienne – aurait été placé sous contrôle mental et programmé pour se trouver sur place avec une arme et tirer -mais de toute évidence il n'était pas le seul tireur sur place (même ses avocats soutenaient cela, j'en avais parlé en 2012).
Nous verrons aussi des affaires en Angleterre, où de nombreux politiciens sont impliqués dans le réseau pédocriminel, et cela depuis les années 1950. De l'affaire du Dolphin Square (résidence de standing à Londres) [24] à l'affaire Jimmy Savile, des dizaines de politiciens, de droite, d'extrême droite puis aussi au Labour (qu'on ne peut qualifier de gauche, étant l'équivalent des socialistes ici) ont été accusés de participer, voire d'organiser des soirées de pédocriminels, parfois dans un cadre plus ou moins rituel.
Prenons Tony Blair -auquel Hagopian consacre un chapitre- qui a consolidé les attaques anti-sociales de Thatcher et a quand-même lancé son pays dans 5 guerres en 6 ans parce que les banquiers et/ ou le lobby sioniste le lui demandaient, car il est toujours en état de nuire et risque de diriger la bande de Gaza si Trump met son plan à exécution. Dès ses années au lycée privé Fettes d'Edimburgh, il recevait la visite de "Sir" Knox Cunningham, un conservateur anglais d'Irlande du Nord, qui a été choisi en 1959 par le 1er ministre Harold McMillan pour devenir son secrétaire particulier. Mais, Cunningham est surtout un pédocriminel, qui était parmi les nombreux visiteurs du Kincora Boys Home, un foyer pour ados de Belfast transformé en bordel pour pédos.
Cunnigham fréquentait beaucoup de clients du Kincora, comme Anthony Blunt, espion désavoué du MI6 , John McKeague, membre d'un groupe paramilitaire anglais d'Irlande du nord, terroriste et pédocriminel ou encore William McGrath, agent du MI5, pédocriminel et terroriste anglais. "Sir Knox Cunningham, figure de l'establishment, et député de Westminster, était au cœur d'un réseau pédophile qui organisait des fêtes dans une maison d'une station balnéaire anglaise. Des garçons et de jeunes hommes issus des classes sociales les plus modestes d'Irlande du Nord étaient emmenés à ces fêtes", écrit Martin Dillon dans le livre The Trigger Men [25].
L'ancien agent du renseignement britannique Anthony T. Stokes a écrit qu'en 1983, Tony Blair alors qu'il était tout jeune député, a été surpris en train de solliciter des relations sexuelles avec des mineurs dans des toilettes publiques londoniennes sous surveillance policière, "harcelant des jeunes garçons dans des toilettes publiques". Bien qu'il ait été contraint de comparaître devant le tribunal de Bow Street, où il a utilisé ses deux deuxièmes prénoms, "Charles Lynton", évitant ainsi le scandale. Les notes de police et les preuves de plusieurs avertissements verbaux antérieurs ont par la suite disparu. Bref : Blair était un candidat sérieux pour les plus hautes fonctions.
Presque tous les étés, il était invité par le chanteur Cliff Richard sur son yacht ou dans ses villas. Lui aussi était très lié aux milieux pédocriminels, comme nous le verrons.
Le trafic sexuel d'enfants à l'échelle mondiale
Marioupol, Ukraine, 2022
Parmi les rouages importants du système en question, il y a le trafic sexuel. Avec d'une part les victimes sous contrôle mental, d'autre part les enfants récupérés un peu partout, des terrains de guerre aux rues des villes occidentales. A ce sujet, Hagopian évoque le témoignage de Sue Arrigo, ancien médecin à la CIA, fille de militaire et victime du réseau pédo-sataniste [26], qui recoupe d'ailleurs beaucoup celui de Svali, une survivante du réseau qui dit avoir vu ce trafic de l'intérieur (voir l'article que j'ai publié à ce sujet), et parle de la protection ainsi que de l'organisation d'un trafic international d'être humains à des fins sexuelles (et de trafic d'organes), par la CIA et les responsables politiques US.
Hagopian résume le témoignage assez détaillé de Sue Arrigo : "Le Dr Sue Arrigo soutient que, sous couvert d'"aide humanitaire", la CIA finance de grands orphelinats, travaillant souvent en collaboration avec l'UNESCO, la Fondation Rockefeller et d'autres organisations écrans, afin d'établir de véritables camps de concentration pour enfants sans abri dans des pays où les États-Unis et la CIA provoquent des guerres. Au début des années 1990, en tant qu'agente de la CIA, Sue a été témoin de la construction de trois orphelinats par la CIA en ex-Yougoslavie et de l'afflux de fonds de la part de Rockefeller pour la construction de quatre autres. Une semaine après le départ des représentants de Rockefeller, une vague de "découvreurs de talents" de la CIA a déferlé sur les religieuses, expliquant qu'elles mettaient en place un programme complet avec de grandes agences d'adoption aux États-Unis pour trouver de bons foyers aux enfants dans des orphelinats débordés par le nombre de bébés violés et de parents décédés lors des bombardements des États-Unis et de l'OTAN.
Kosovo
Retirés des décombres, de nombreux enfants souffraient encore de traumatismes, ce qui facilitait et accélérait le travail des tortionnaires de la CIA chargés du contrôle mental, qui leur permettaient de développer des personnalités multiples. Les éclaireurs de la CIA faisaient appel à un psychologue pour tester les enfants orphelins, sous prétexte de tester leur adaptabilité d'après-guerre, alors qu'ils évaluaient des compétences spécifiques liées à des traumatismes, comme leur capacité de dissociation, leur intelligence, leur mémoire photographique, leurs dons psychiques et leur charme de chaton sexuel.
La CIA emmenait les enfants en "sorties spéciales" afin d'évaluer le charme dont ils faisaient preuve lorsqu'ils étaient contraints de tailler des pipes à des fonctionnaires locaux, sous prétexte de pouvoir "gagner" un voyage aux États-Unis – comme esclaves sexuels, bien sûr. Ils en capturaient des dizaines, voire davantage à la fois. Sous couvert de fondations caritatives se faisant passer pour des organisations de la CIA, en collusion avec des responsables corrompus de l'ONU, des Girl Scouts of America et de l'Église catholique, la CIA, une organisation prédatrice, recrutait agressivement des victimes pour ses réseaux de trafic d'enfants aux États-Unis.
Ceux qui ont brillé dans ce système sont/étaient préparés à retourner plus tard dans leur pays d'origine et à devenir des marionnettes prêtes à diriger des gouvernements étrangers. Cet investissement à long terme dure depuis un certain temps. Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale et après, l'OSS et la CIA ont retiré des enfants juifs et slaves des zones de guerre".
Sarajevo en 1993
Sue Arrigo explique que pendant qu'elle était agente de la CIA, elle a été envoyée en Yougoslavie juste avant la guerre pour acheter un terrain situé à côté d'une voie ferrée , "qui allait devenir l'Auschwitz des enfants pendant la guerre des Balkans. Consciente que ce ne serait qu'un bassin de rétention pour des milliers d'enfants envoyés à travers le monde comme esclaves sexuels de la CIA, elle retourna volontairement aux États-Unis les mains vides", relate Hagopian. Evidemment, la CIA n'en est pas restée là : un mois plus tard, son remplaçant est arrivé sur place, et a acheté un terrain de 5,6 hectares où un très grand bâtiment de dortoirs a été construit afin d' accueillir 5 000 enfants.
"Le tout nouveau centre resta vide pendant six mois, attendant que la CIA allume la mèche qui allait déclencher le conflit sanglant opposant principalement des musulmans entre eux. Pendant la guerre qui s'ensuivit, Sue apprit que le camp s'était agrandi jusqu'à accueillir 12 000 jeunes enfants. C'était en réalité un camp de concentration, avec ses barbelés et ses tours de contrôle armées de gardes armés de mitrailleuses. Ainsi, le gros profit de la CIA pour les barons de la pédophilie comme les Bush et les Clinton devint un succès fulgurant. De 1992 à 1999, plus d'un million d'enfants [27] ont été pris en charge par un réseau international de trafic sexuel et envoyés par train jusqu'en mer. Ils ont été entassés dans des conditions inhumaines sur des navires négriers en partance pour l'Amérique, auprès de leurs propriétaires d'esclaves violeurs d'enfants", ajoute Hagopian.
Camp Bondsteel, base militaire de l'OTAN au Kosovo
Sue Arrigo expliquait aussi le déchargement : un mot de passe servait à designer les cargaisons à cibler, et la "marchandise" passait sans encombre les barrières des ports. Puis les hommes des "propriétaires" viennent les chercher en camion, chacun chargé de 20 à 100 enfants préalablement drogués pour se laisser faire.
Selon elle, la CIA possède et gère plusieurs milliers de "maisons closes" sécurisées dans le monde, et la CIA ainsi que ses patrons comme les familles Bush ou Rockefeller toucheraient leur part sur chaque enfant vendu à des intermédiaires qui allaient les revendre aux enchères [28]. Certains enfants, repérés comme plus intelligents ou plus beaux que les autres, par exemple, étaient sortis de ces groupes pour aller directement auprès des satanistes au pouvoir et étaient formés par la CIA à diverses missions.
Elle dit avoir tenté de signaler tout cela à l'ONU, en vain évidemment.
Hagopian parle aussi du témoignage de John Kiriakou, lanceur d'alerte de la CIA qui a fait 2 ans de prison pour avoir révélé les méthodes de torture de Bush, Cheney et la CIA, a révélé en 2017 que en tant qu'agent de la CIA, il devait livrer des enfants esclaves sexuels à des personnalités pédophiles.
Autre affaire évoquée, car elle a commencé au moment où Hagopian écrivait, celle d'un financier, un certain Howard "Howie" Rubin, qui de 2009 à 2019 obligeait [29] des femmes à devenir ses esclaves sexuelles et les vendait auprès d'autres tarés qui pouvaient en faire ce qu'ils voulaient. Elles étaient obligées à signer une décharge pour tous les actes qu'elles subissaient. Et justement, en septembre 2025 cette affaire était encore devant les tribunaux puisque Rubin et sa complice venaient seulement d'être mis en accusation par la justice, qui a cherché d'autres victimes. Rubin a travaillé au Soros Fund Management et comme gestionnaire de portefeuille de George Soros.
La manière dont Rubin traitait ces femmes a plusieurs points communs avec les techniques de contrôle mental de la CIA.
Hagopian note au passage que les pédocriminels anglophones voyagent sans problème dans leurs destinations favorites, notamment en Asie du Sud Est. Où le personnel des ambassades est fort conciliant, à l'instar de James Boyce, ambassadeur US en Thaïlande dans les années 90, qui faisait venir des enfants à l'ambassade pour les violer. Un des pourvoyeurs d'enfants était John Mark Karr, un pédocriminel notoire que la justice US a laissé filer.
Le 1er ministre belge Elio du Rupo et Howard Gutman en 2012
En 2013, l'ambassadeur US en Belgique Howard Gutman (ex-secrétaire d'Etat d'Hillary Clinton sous Obama) a été épinglé dans la presse en 2013 pour avoir fait appel à des "prostituées mineures" et majeures sur le sol belge [30]. Coup de chance pour lui, l'enquête a été stoppée sur ordre du sous-secrétaire d'Etat Patrick Kennedy. A la même époque, des membres l'équipe de sécurité d'Hillary Clinton -qui a voyagé au moins 16 fois dans le Lolita Express d'Epstein- ont été accusés d'avoir régulièrement engagé des prostituées pendant des voyages officiels à l'étranger. Combien de mineures parmi elles ?
Puis il y a eu l'affaire Hunter Biden, son ordinateur et l'étouffement de l'affaire.
Le réseau des ONG US, couvertes par les ambassades qui protègent les réseaux, leur permet de trouver des jobs d'enseignant en anglais dans tout un tas de pays prisés des pédos, mais au-delà de ça certaines, voire beaucoup si ce n'est la majorité, ne sont que des paravents pour des trafics, de l'exploitation sexuelle des enfants au trafic d'influence. Quant aux vrais défenseurs des enfants, beaucoup plus rares, ils sont menacés et même assassinés.
Hagopian explique : "Une ONG privée, Creative Associates, travaillant près de l'ancien fief de Soros en Albanie, a reçu près d'un million et demi de dollars de l'USAID, liée à Soros, et a accordé près d'un demi-million supplémentaire (443 000 dollars) à une organisation caritative suisse, Terre Des Hommes, pour lutter également contre la traite des êtres humains en Albanie. Pourtant, cette même organisation a été arrêtée pour avoir dirigé un village d'enfants en Éthiopie, frappée par la famine, qui, pendant des années, a attiré et permis à des employés pédophiles d'abuser de leur pouvoir et de leur confiance. Autre bénéficiaire du financement CIA-USAID, la Fondation Asie mène un programme de lutte contre la traite des êtres humains dans cinq provinces vietnamiennes infestées de pédophiles."
Affiche de prévention contre le tourisme sexuel, Cambodge, 2014
Hagopian parle du Cambodge, qui jusqu'à récemment était un havre pour les pédocriminels du monde entier, qui n'y risquaient rien ou presque. Il évoque les ambassades US et française qui collaborent avec les réseaux pédocriminels et les couvrent, ce qui était vrai à l'époque, car ces ambassades étaient sous l'influence des mafias locales, par exemple la mafia Corse présente au Cambodge pour l'ambassade de France, qui avait aussi la main sur l'aéroport de Phnom Penh, devenu dans les années 2000 -2010 une plateforme de transit de drogue et d'autres trafics notamment des films de viols d'enfants. Depuis, les autorités ont davantage sévi contre les pédos et les trafiquants de drogue, mais la corruption n'a pas disparu, les mafias sont ultra présentes, notamment les chinois, et les autorités locales comme étrangères sont complices de nombreuses magouilles.
Mais il y a beaucoup de travail, qui est fait à différents niveaux et cela prend forcément du temps, pour éjecter et éloigner les réseaux pédocriminels étrangers et les pédos étrangers de ce pays. Car quand on veut pourrir un pays et tenir des personnalités utiles, le mieux est toujours de mettre en place des réseaux pédocriminels.
"Bien que de nombreuses petites organisations humanitaires accomplissent un travail admirable en aidant les victimes dans les pays sinistrés du monde entier, la quasi-totalité des plus grandes ONG et programmes de l'USAID, notamment la Croix-Rouge, AmeriCares (un autre proxénète de pédophilie évoqué dans le chapitre précédent sur Malte), Covenant House, World Vision, l'Ordre de Malte, Catholic Relief Services, CARE International, Save the Children, l'UNICEF, toute présence des Nations Unies ainsi que la tristement célèbre Clinton Global Initiative, sont coupables de contribuer au réseau mondial de trafic de pédophilie", écrit Hagopian. Sans oublier, évidemment, la fondation Clinton et ses magouilles en Haïti [31].
Les Finders
C'est une autre affaire révélatrice des années 1980, début 1990 (voir mon article qui retrace un peu l'histoire), mise au jour par Ted Gunderson dans un rapport rédigé en 1992 : la CIA couvrait une espèce de secte de hippies geeks (appelée les Finders-Keepers) dans laquelle les enfants étaient maltraités, et l'affaire a donné lieu à une enquête des douanes reprise par le FBI puis étouffée. Le FBI les a publiés en 2020 et 2022 mais ce sont les dossiers compilés par Gunderson.
Tout est parti d'un signalement pour négligence d'un groupe de six enfants gardés par deux jeunes hommes, en Floride en février 1987. La police municipale est intervenue, a constaté des négligences graves et mis les types en garde-à-vue. Interrogés, les enfants ont raconté une vie sectaire à Washington DC, dans une petite communauté aux conditions de vie spartiates dirigée par Marion Pettie, et un quotidien fait de violences sexuelles et de négligences graves. Ils ne savaient pas comment ils s'appelaient ni qui étaient leurs parents.
Comme ils avaient manifestement l'intention d'aller au Mexique, les douanes ont été chargées de l'enquête, puis le FBI spécialisé dans les crimes contre les enfants, car les deux types étaient soupçonnés d'amener les enfants au Mexique pour être forcés à des tournages de films pédocriminels. Des perquisitions ont été menées dans plusieurs propriétés de la secte, dont une à Washington DC où ils ont retrouvé de nombreux ordinateurs, du matériel informatique en quantité et même des systèmes satellite sophistiqués.
Un rapport des douanes mentionnait que "Un examen rapide des documents a révélé des instructions détaillées pour obtenir des enfants à des fins non spécifiées. Ces instructions comprenaient la fécondation de femmes membres de la communauté des Finders, l'achat d'enfants, le commerce et l'enlèvement. Des messages télex utilisant des numéros de compte MCI ont été échangés entre un terminal informatique supposé se trouver dans la même pièce et d'autres situés à travers le pays et à l'étranger. Un de ces télex ordonnait spécifiquement que l'achat de deux enfants à Hong Kong soit organisé par l'intermédiaire d'un contact à l'ambassade de Chine sur place".
Pêle-mêle, il a aussi été question de transferts de hautes technologies vers la Grande-Bretagne, de blanchiment d'argent, de liens avec le terrorisme, et aussi de rituels et de pratiques d'ordre satanique. Malgré cela, il s'est avéré que quelqu'un à la CIA avait prévenu le groupe des perquisitions à venir. Nous sommes alors en 1987, et les Finders avaient un vaste réseau de communication informatique à travers le monde [32] : un intranet qui a permis de diffuser des instructions, comme celle de déplacer les enfants. En 1979, Pettie avait rencontré un génie de l'informatique, John J Cox, qui travaillait pour la Défense. Cox a formé plusieurs membres du Finders aux techniques informatiques et à la programmation.
Juste après les arrestations de Tallahassee, le lieutenant Lee Hart de la police de Culpeper, où Marion Pettie avait des biens immobiliers, a déclaré que Pettie "se rendrait à la base aérienne d'Andrews et obtiendrait un vol militaire pour la Chine". 5 jours à peine après les arrestations, l'affaire a fuité dans la presse, mettant toute la secte et son environnement en alerte, et quelques semaines plus tard, alors que la CIA avait repris l'enquête en main pour l'étouffer, les Finders étaient présentés comme totalement innocents.
L'affaire Epstein
Peter Mandelson, proche de Tony Blair, et Epstein
Incontournable dans cette anthologie des réseaux pédocriminels au service de la caste, l'affaire Epstein est retracée dans les grandes lignes. Pour info, j'ai fait plusieurs articles à ce sujet depuis 2014, en abordant la relation Epstein-Trump (sur laquelle Hagopian insiste peu puisqu'à ce moment au moins il croit que Trump est anti-système), dont deux ont été retirés de mon blog (même des brouillons) quand l'affaire est revenue sur le tapis en 2021, et que j'ai republiés. On les trouve ici et ici.
Hagopian rappelle les liens étroits d'Epstein avec le Mossad et la CIA depuis les années 1980, son ascension fulgurante pour se hisser dans le milieu de la finance grâce à Leslie Wexner, pilier du sionisme US [33], sa rencontre avec Ghislaine Maxwell, fille de l'agent du Mossad et du MI6 Robert Maxwell, l'impunité dont il a bénéficié malgré ses magouilles financières et sa condamnation pour des agressions de mineures en 2006 [34], ses connexions dans la finance et les hautes technologies.
Epstein n'était pas isolé, il appartenait à la caste, était pleinement reconnu dans la communauté juive et dans la caste en général, il était par exemple membre du Council on Foreign Relations et de la Trilatérale. Logiquement, son entourage, ses cibles, étaient des personnalités, du monde politique, économique, des technologies, du show biz : de Bill Gates à Bill Clinton, ils ont été nombreux à mordre à ses hameçons même après sa condamnation en 2006.
Hagopian explique qu'Epstein était un pion du Mossad et de la CIA pour organiser des chantages et financer "discrètement" certains projets, ce qui est en effet une évidence. La question est celle de l'ampleur de son réseau de chantage, de ce qu'il a permis de faire et au service de qui. Le fait que Trump fasse des pieds et des mains pour que le dossier ne sorte pas, excepté des fragments caviardés de documents qui circulent depuis des années, montre que les magouilles d'Epstein portent encore.
A l'époque de l'article d'Hagopian, Epstein n'avait pas encore été assassiné dans sa prison de haute sécurité, assassinat qui rappelons-le a eu lieu sous le premier mandat de Trump, qui en juillet 2025 a déclaré qu'Epstein s'était suicidé et qu'il n'existe aucune liste de clients.
Quant à Ghislaine Maxwell, elle semble avoir été assez intelligente pour garder le silence.
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Hollywood
Shirley Temple, 1937
Hagopian consacre un chapitre à Hollywood, qui est à la fois une machine à propagande qui conditionne l'esprit de la population, et un centre névralgique du réseau pédo-sataniste. "Il n'y a pas d'arme plus puissante utilisée contre nous que le déluge de films, de séries télévisées, de musique et de jeux vidéo, ordures et saletés déversées par la capitale mondiale du divertissement : Hollywood, sous le joug de la pédophilie", écrit-il, "Une consommation continue et omniprésente de débauche, de vulgarité et de violence est censée désensibiliser et insensibiliser les êtres humains aux niveaux extrêmes de violence, de perversion et de souffrance d'autrui. Cette structure de pouvoir maléfique, longtemps dissimulée à la vue de tous, normalise constamment le sexe gratuit, la mort et le massacre d'innocents, afin de conditionner les masses mondiales à accepter, soumettre et craindre en bloc, et ainsi asseoir son contrôle absolu sur l'ensemble de la population humaine".
Ces dernières années, d'anciens enfants stars dans les années 1980-90, des acteurs, ont dénoncé le réseau pédocriminel d'Hollywood. Certains avaient commencé chez Disney, entreprise créée par un adepte d'occultisme [35] pédocriminel, dont certains parcs d'attraction sont des lieux de programmation des enfants. Le premier enfant star à avoir signé avec Disney, dans les années 1930, était Bobby Driscoll, mort à 31 ans d'addictions et dans la misère. Walt Disney lui payait un grand appartement où il venait le violer quand ça lui chantait. Et quand Driscoll a grandi, Disney l'a jeté.
Britney Spears, Christina Aguilera, Justin Timberlake, par exemple, ont commencé leur carrière au club Mickey. L'ultra sexualisée Miley Cyrus, Lindsay Lohan et Selena Gomez ont aussi commencé gamines dans des films et séries de chez Disney. Toutes ont le profil d'esclaves sexuelles, marketées pour que les gamines du monde entier aient envie de leur ressembler.
Par ailleurs, selon Fritz Springmeier, "Les films Disney et les autres émissions sont essentiels pour les programmeurs. Ils constituent l’outil hypnotique parfait pour orienter l’esprit de l’enfant dans la bonne direction… La plupart des films Disney sont utilisés à des fins de programmation. Certains sont spécifiquement conçus pour le contrôle mental".
Hagopian explique que le nom d'Hollywood fait déjà référence à la tradition druidique, que les fondateurs des studios étaient souvent des kabbalistes et des satanistes, et les premiers enfants stars du cinéma muet étaient déjà victimes de prédateurs. Il parle de Shirley Temple qui a démarré dans le cinéma à l'âge de 3 ans, en 1931 : elle jouait le rôle d'une petite prostituée dans la série de films "Baby Burlesks", destinés aux enfants de 3 à 5 ans mais à très forte connotation pédocrimelle. Elle a dit avoir été la cible de plusieurs producteurs pédos dans son enfance, dont parmi lesquels David Selznick, Samuel G. Engel et George Jessel. Hagopain ajoute : "Puis, invitée par Henry Kissinger, militant mondialiste du Nouvel Ordre Mondial, Shirley Temple Black a travaillé au Département d'État américain à divers postes de 1967 à 1992, tout en étant mariée à un ancien officier du renseignement naval. Shirley a fait l'objet de nombreuses spéculations, la considérant comme une agente Illuminati sous contrôle mental".
Judy Garland, qui a joué adolescente le rôle de Dorothy dans le Magicien d'Oz, a accusé le directeur de la MGM qui a produit le film, Louis B. Mayer, d'avoir commis sur elle des violences sexuelles. Hagopian parle aussi de Corey Feldman, qui a connu les agressions sexuelles à 14 ans et dénoncé plusieurs agresseurs, qu'ils soient acteurs, agents, directeurs de casting, producteurs [36], ce qui lui a valu des menaces de mort. "J’étais entouré de pédophiles à 14 ans. Encerclé. Littéralement. Je ne le savais même pas. Ce n’est qu’en grandissant que j’ai compris ce qu’ils étaient, ce qu’ils voulaient et ce qu’ils faisaient... Oh mon Dieu, ils étaient partout, comme des vautours" a dit Feldman au moment de l'affaire Weinstein. Hagopian parle aussi l'ami de Feldman, Corey Haim, qui a été violé enfant sur des tournages et ne s'en est jamais remis.
Certains pédos comme le réalisateur Bryan Singer organisaient des soirées où ils invitaient les adolescents, où la drogue circulait, et où les autres pédos du secteur venaient profiter de la situation. Ces orgies, homosexuelles ou non, étaient souvent filmées, ce qui permettait de tenir les aspirants acteurs qui savaient qu'ils ne tourneraient plus jamais s'ils parlaient.
Alison Arngrin, qui a joué enfant le rôle de Nellie Olson dans la série "La Petite Maison dans la prairie", a déclaré : "À Hollywood, certains parents sont prêts à prostituer leurs enfants dans l'espoir de gagner de l'argent et de réussir. C’est un piège horrible dans lequel se trouvent les enfants". En 2006, le documentaire "An open secret" qui dénonce le système pédocriminel d'Hollywood a été censuré et aucun distributeur ne l'a pris. Il a fallu qu'il soit mis en accès libre sur internet pour que l'opinion publique le valide et que le bouche-à-orielle fasse son effet pour qu'il circule. La réalisatrice Emily Berg a même été poursuivie par le syndicat SAG-AFTRA car le film démontre comment des pédophiles condamnés dans l'industrie hollywoodienne sont régulièrement autorisés à continuer de travailler avec des enfants.
Parmi les affaires mentionnées, il y a celle de la mort du comédien Sam Kinison : il aurait été tué en 1992 dans un accident de voiture afin de couvrir les faits sordides d'une soirée lors de laquelle deux mineures ont été violées par lui et par son ami Bill Clinton, dont l'une est morte d'une overdose. A la suite de cela le corps de la fille a été balancé dans la nature, l'autre a été assassinée plus tard pour éviter le scandale [37]. La compagne de Kinison, qui était au courant, a été violée et menacée, et lui aurait été tué en avril 1992 dans un simili accident de voiture commis, selon certains, par le petit ami de l'adolescente de 15 ou 16 ans décédée d'une overdose à qui les hommes de main de Clinton ont fait croire que Kinison avait fourni la drogue.
"Pour parvenir à leur position actuelle, la quasi-totalité des stars masculines du show-business doivent se soumettre docilement aux agissements des puissants d'Hollywood. Ce système de prostitution, surnommé "casting couch", s'étend aujourd'hui à pratiquement tous les hommes, femmes et enfants, constituant leur unique voie d'accès au sommet. Ce système corrompu et abject explique également pourquoi le talent créatif qui avait atteint les sommets ces dernières années a décliné et atteint un niveau historiquement bas : ceux qui vendent leur âme pour la gloire et la fortune n'ont plus besoin du talent comme atout principal", écrit Hagopian.
Les enfants MK Ultra sont les stars d'Hollywood aujourd'hui. D'Anna Nicole Smith à Britney Spears ou Katy Perry, les indices que certaines stars sont totalement sous contrôle psychologique, droguées, corrigées en instituts psychiatriques quand elles disjonctent, ne manquent pas. Sans compter les incessantes allusions pornographiques et satanistes dans les films, les clips, les paroles des chansons, les shows...
En 2015, l'acteur Isaac Kappy a déclaré sur Twitter qu'on lui avait proposé 250 000 $ par an et une voiture au choix pour rejoindre ce qu'il a appelé "les illuminatis". Il a aussi fait des vidéos dénonçant le système pédocriminel et même sataniste à Hollywood. Il est mort en 2019 après avoir été mis au ban d'Hollywood, dans des circonstances assez obscure (officiellement suicidé), d'autant qu'il avait prévenu que s'il lui arrivait quelque chose ça aurait été provoqué.
Il avait aussi rappelé des accusations à propos d'une soirée sexe de NXIVM, une secte d'Hollywood dont le gourou Keith Ranière et des membres de son entourage dont les sœurs Clare et Sara Bronfman de la famille de milliardaires ou l'actrice Alison Marck ont été arrêtés en 2018 pour avoir mis des femmes dans un conditionnement d'esclaves sexuelles. Kappy a écrit que l'acteur Ben Szemkus avait été à une soirée de NXIVM om était présente l'actrice porno qui a eu une affaire avec Trump, Stormy Daniels, le vieil ami de Trump Roger Stone, les démocrates Anthony Weiner, Huma Abedin and James Alefantis qui étaient mêlés au Pizzagate. Ben Szemcus a disparu de la circulation peu après avoir passé avec succès un test de polygraphe à ce sujet.
En france la situation est la même. La "grande famille du cinéma" est aussi sclérosée que pourrie. L'entre-soi et l'impunité étouffent la parole des victimes, très nombreuses, mais peu puissantes. La liste des réalisateurs accusés d'avoir profité de leurs jeunes actrices et acteurs est devenue très longue depuis la vague #MeToo, mais il faut avoir à l'esprit que les partouzes du cinéma servent aussi de vivier pour les milieux politiques. Des réalisateurs, acteurs, directeurs de casting ont été accusés, par des femmes ou des hommes, pour des violences sexuelles commises alors qu'ils étaient jeunes acteurs, notamment Alain Corneau, Depardieu, Benoît Jacquot, Jacques Douillon, Philippe Caubère, Christophe Ruggia, Nicolas Bedos, Luc Besson, Abellatif Kechiche, Philippe Garrel, Jean-Claude Brisseau, Dominique Boutonnat, Sofiane Bennacer, David Moreau, André Téchiné, Gérérd Moulevrier, Samuel Thies, Alain Sarde, Dominique Besneard...
Enfin, Hagopian aborde le cas d'Hugh Hefner et son manoir Playboy, autre lieu de débauche et de contrôle mental à Hollywood. J'ai parlé dans un article de sa propension à faire poser des mineures, de ses relations avec le show-biz et les satanistes du coin, du financement de de la protection de Play-Boy par la CIA, des drogues expérimentales qui circulaient au manoir, des tunnels, du parcours funeste de nombreuses "playmates", du chantage etc.
Hefner, mort en 2017 à 91 ans [38], était un programmeur pour la CIA qui a participé au programme MK-Ultra, et était aussi chargé de former des esclaves sexuelles. La CIA, Hefner et ses amis comme Nicholson et Beatty sont accusés d'avoir fait le trafic de jeunes femmes et de mineures, dont beaucoup ont disparu de la circulation au fil du temps. Il était aussi, évidemment, assez proche de Trump qui s'est retrouvé en couverture de Play Boy.
Le sport et les réseaux pédocriminels
Après l'Eglise et l'Education nationale, un autre foyer important de pédocriminels est le milieu du sport, de l'échelle locale à l'international. Chez nous, le journaliste Romain Molina (sa chaîne Youtube) fait un formidable travail à ce sujet, expliquant à quel point le sport est considéré comme un vivier de chair fraiche par un nombre impressionnant de pervers, aussi bien dans les pontes des fédérations que les entraîneurs dans les patelins, le tout dans l'impunité la plus complète. La règle, on la connaît : l'omerta. Conjuguée au harcèlement des victimes et lanceurs d'alerte.
En parallèle, l'argent coule à flots et la corruption est généralisée dans des dizaines de sports, si pas tous.
En Grande-Bretagne, quelques scandales, principalement dans le football, ont émergé dans les années 2010, à la suite de l'affaire Jimmy Savile qui a permis de délier les langues. Des réseaux pédocriminels y trouvaient des jeunes de familles en difficulté, et à Manchester par exemple, les premières alertes remontent au milieu des années 1970.
Hagopian évoque l'affaire de l'université Penn State aux Etats-Unis, à la même période, qui a révélé des pratiques habituelles de violences sexuelles contre les adolescents pendant des années, sans que jamais les autorités ne s'en soucient malgré diverses alertes. On devine aussi des complicités, une organisation pour que des types profitent des jeunes, un système d'omerta et de rétorsion contre ceux qui parlent.
Le seul condamné dans l'affaire, l'entraîneur Jerry Sandusky, a aussi adopté 6 enfants et été famille d'accueil de nombreux autres. Il a été accusé d'avoir agressé et violé (à l'université et ailleurs) des garçons parfois âgés de 7 ou 8 ans, depuis les années 1970 et a été condamné en 2012 à 30 à 60 ans de prison. Mais, selon toute évidence il n'était pas le seul agresseur, et il régnait "une ambiance" pédocriminelle du côté de son club de sport, dont il n'était pas le seul à profiter.
Les premières alertes remontent aux années 1970, et Sandusky était clairement désigné comme pédo. Il y en a eu d'autres dans les années 1980, puis 1990 et 2000. Sandusky et plusieurs de ses proches ont été accusés par diverses victimes de viols sur des enfants et adolescents. Il avait même recours à des enfants "prostitués" avec son ami Phil Foglietta (un autre entraîneur). Et étrangement, le scandale a épargné la fondation Second Mile de Sandusky, par laquelle il avait accès à des enfants par les écoles ou par des activités scolaires.
Selon Hagopian, "Il semble que ce lien clandestin entre l'université de Sandusky et son association caritative ait abrité un cercle fermé de pédophiles, composé de violeurs d'enfants et de complices, siégeant au conseil d'administration de l'université et de la fondation, et occupant des postes à responsabilité, tout en étant d'importants donateurs. Parmi les autres membres de ce cercle, liés à Second Mile et au réseau de trafic de Sandusky, figurent des juges influents, des procureurs, des élus d'État et fédéraux (dont la quasi-totalité des gouverneurs de Pennsylvanie), ainsi que des chefs du crime organisé, tous directement impliqués dans ce réseau de trafic d'enfants.
Pourtant, grâce à une stratégie méticuleuse, leur participation active à ce réseau pédophile, dans lequel Sandusky a joué un rôle certes mineur, mais crucial, au sein de cette vaste machine infernale mondiale, n'a jamais fait l'objet d'une enquête approfondie. L'université d'État de Pennsylvanie a veillé à ce que ses archives soient juridiquement soustraites à l'accès public, tandis que des années d'archives de Second Mile ont été opportunément effacées afin de protéger les principaux responsables de ce réseau pédophile. Ce camouflage systématique du vaste réseau pédophile qui s'en prenait à des individus pervers influents de la côte Est n'a pas encore été pleinement révélé au public. Cependant, pendant de nombreuses années, des éléments de preuve relatifs à ce réseau criminel sont restés en place, et au fil du temps, les pièces manquantes se font plus rares, écartant toute conjecture et permettant de dresser un tableau bien plus complet, clair et confirmé.".
Sandusky n'était qu'un des pions d'un réseau d'exploitation sexuelle d'enfants, qui avait des liens avec le réseau de l'affaire Franklin et Larry King. Plusieurs réseaux se croisaient, comme celui du député démocrate Samuel Rappaport et d'Ed Savitz, pseudo défenseur des enfants qui accédait aux enfants via le South Philadelphia Boys Club, le pornographe Richard Basiano, et ce réseau était très lié au parti démocrate, notamment à John Podesta qui était au cœur du Pizzagate.
Selon une étude canadienne, 80% des violences sexuelles commises sur des mineurs dans le milieu du sport sont commises par les entraîneurs. Une étude du Département de l'Éducation des États-Unis menée en 2015 a révélé que 7 % des élèves du secondaire ont subi des violences sexuelles physiques de la part d'entraîneurs, d'enseignants ou d'autres membres du personnel scolaire. Bref, le phénomène est loin d'être anecdotique.
La situation est encore pire en Australie, où une étude menée auprès des athlètes de haut niveau nationaux et des athlètes "de club" régionaux de moins de 18 ans a révélé que 41 % des athlètes féminines et 31 % des athlètes masculins mineurs avaient été victimes d’abus sexuels. Près de la moitié des meilleures athlètes féminines et un tiers des meilleurs athlètes masculins australiens, alors mineurs, étaient régulièrement victimes de violences sexuelles.
Le sport est gangrené par la pédocriminalité à tous les niveaux, l'impunité renforçant le processus d'entrisme des pédos. Hagopian parle de plusieurs fédérations, comme la natation, la gymnastique, l'athlétisme, du taekwando, de la natation, du volleyball, où les affaires sont systématiquement étouffées au moins depuis les années 1980.
Le Comité International Olympique qui a son siège à Lausanne, a aujourd'hui 107 "membres actifs" du gratin international : la princesse du Liechtenstein, le roi Albert de Monaco, la princesse Anne d'Angleterre, le nouveau grand duc de Luxembourg, l'émir du Qatar, le prince de Jordanie, et la france a envoyé des sportifs. Pendant 20 ans le président du CIO a été Juan Antonio Samaranch, un fasciste qui a été ministre des sports de Franco ; son successeur le belge Jacques Rogge a connu des scandales de corruption (notamment pour les JO de Londres en 2012) et a créé les Jeux Olympiques de la Jeunesse pour les jeunes de 14 à 18 ans, dans le sillage desquels diverses affaires de pédocriminalité ont éclaté.
Car derrière les sports et les compétitions, il y a aussi des pratiques de corruption, de blanchiment d'argent, de marchés truqués, commises par des responsables de fédérations nationales. La FIFA aussi est en Suisse, à Zurich. Une grande nation de football.
L'affaire Jimmy Savile
C'est une affaire cruciale bien que largement étouffée, et cela dans les règles d'un art parfaitement maîtrisé par les autorités british, que j'ai suivie quasiment dès le départ. Le pitch version officielle : on a découvert en 2012, après sa mort, que cet animateur de télé pédocriminel avait fait des centaines de victimes, à la BBC, dans des hôpitaux, dans des orphelinats, et c'était un prédateur isolé.
En réalité, les premières plaintes contre Jimmy Savile remontaient aux années 1960, ses perversions ont commencé quant à elles dans les années 50, et il était loin d'être un prédateur isolé : un de ses meilleurs potes de partouzes pédocriminelles était le leader du parti libéral à Rochdale -ville aujourd'hui touchée de plein fouet par les réseaux de prostitution de mineurs des pakistanais, afghans etc. ; il a passé pas moins de 11 réveillons du premier de l'an avec Margaret Thatcher, sa grande amie alors 1er ministre [39], et a œuvré comme conseiller conjugal du prince Charles.
D'un autre côté, Savile aimait la compagnie des tueurs en série. Il voyait régulièrement Peter Sutcliffe, l'éventreur du Yorkshire, qui a assassiné des jeunes femmes dans les années 1970 dans la région de Leeds où vivait Savile, et était interné à l'hôpital Broadmoor (de haute sécurité) où Savile avait ses entrées [40]. Ce dernier rendait aussi visite à Myra Hindley et Ian Brady, un couple de tueurs en série d'enfants condamnés en 1963, qui avaient des relations dans le gratin [41] mais sont passés pour des prédateurs isolés. Pourtant, des photos pédopornos prises par Brady de ses victimes ont été achetées par Savile avant l'arrestation du couple : il y avait donc des liens dans le système pédocriminel.
Savile n'était pas seulement nécrophile et pédocriminel, il était probablement aussi un assassin. Il y a notamment le témoignage d'un homme affirmant avoir été abusé sexuellement par Sir Jimmy Savile dans les années 1960, alors qu'il était enfant et vivait à Roecliffe Manor, un foyer de convalescence pour enfants dans le Leicestershire, qui dit avoir vu Jimmy Savile emmener de force une jeune fille du foyer, qui a été retrouvée morte le lendemain.
Il a commis des agressions dans plus de quarante hôpitaux du pays, une dizaine d'orphelinats, des écoles de filles : Savile était un prédateur systémique, qui aurait pu être mis hors d'état de nuire avant 1960 puisqu'au moins trois plaintes avaient déjà été déposées. Mais il est probable que l'armée, et les renseignements, avaient d'autres projets pour lui.
En réalité, les plaintes contre lui ont été systématiquement étouffées, les victimes menacées, et Savile était un de ceux qui ramenaient des mineurs dans les filets du réseau. D'ailleurs, le scandale Savile a vite débouché sur des accusations contre une partie du gratin politique des années 1960 à 2000. Quelques-uns comme Leon Brittan sont morts pendant l'enquête judiciaire, et seuls un ou deux politiciens de second plan ont été réellement inquiétés, idem pour les stars du show-biz.
Savile [42] était aussi un sataniste, et nous avons des témoignages de rituels au centre desquels il se trouvait, avec des viols et des tortures de mineurs, notamment à l'hôpital Stoke Mandeville [43] où ils chantaient "Heil hitler" habillés avec des capes. Anobli, il était proche du MI6, du Mossad et de personnalités politiques anglaises comme israéliennes, par exemple Menahem Begin qui a été 1er ministre et dont certains pensent qu'il était le protecteur de Savile. Il était au croisement de plusieurs réseaux pédocriminels, dont certains étaient clairement satanistes et ont tué des enfants ou adolescents.
Au total, un millier de victimes (il y a eu plus de 1400 enquêtes ouvertes concernant les agissements de Savile dans tout le pays) se sont fait connaître auprès de la police, ce qui est un chiffre bas vu les soixante ans d'impunité dont il a bénéficié, grâce aux renseignements [44].
Le scandale a éclaté comme une chape de plomb explosant d'un coup, après que la BBC ait déprogrammé au dernier moment un documentaire qui donnait la parole à plusieurs victimes de Savile, mort quelques mois plus tôt.
Le ministre de la Santé et Jimmy Savile à Stoke Mandeville en 1980
Disc Jockey dans les années 50, il a eu son émission à la BBC, Top of The Pops, dans laquelle il réalisait les rêves d'enfants de tout le pays, qui lui écrivaient et venaient ensuite sur le plateau. Puis il s'est mis à la charité, en donnant et récoltant de l'argent à des hôpitaux et orphelinats (où des réseaux pédocriminels étaient implantés) auxquels il avait ensuite accès jour comme nuit. Il violait à tour de bras, jusque dans sa loge de la BBC, surtout des jeunes femmes et des filles mineures, mais pas seulement : il a aussi violé des garçons comme son neveu [45], ou des femmes plus âgées.
Plusieurs pédos proches de Savile ont été arrêtés en 2012, 2013, 2014, pour des faits isolés et anciens : Gary Glitter, Freddie Starr, des chanteurs des années 60, un producteur de la BBC, Wilfried De'ath, les DJ de la BBC David Lee Travis, jonathan King, Chris Denning, les présentateurs Alan freeman et Ted Beston... Cliff Richards, ami de Tony Blair anobli par la reine d'Angleterre en 1995, a été accusé mais finalement jamais renvoyé devant un tribunal. Au début des années 1970, Cliff et Jimmy ont été invités à rejoindre la mission d'enquête de Lord Frank Longford sur la pornographie, et ont sillonné le pays.
La "mission" a donné lieu à un best seller publié en 1972 sur les pratiques nationales en la matière, dans le style de ce qu'avait fait Alfred Kinsey sur la sexualité des états-uniens en particulier les plus déviants, afin d'en tirer des conclusions aussi diverses qu'hasardeuses. "En réalité, Sir Jimmy et Sir Cliff étaient tous deux des instruments du MI5/6 et du Mossad, utilisés pendant des décennies comme agents infiltrés, rendant régulièrement hommage à l'État juif et effectuant de fréquents voyages pour soutenir le gouvernement sioniste", écrit Hagopian.
L'étouffement de l'affaire Savile a été épique, car très voyant dès le départ. Il a donc fallu davantage de subtilité, un peu de temps, recréer une commission d'enquête et faire mine d'entendre les victimes. Pour quoi faire au juste ? On ne sait pas vraiment.
En tout cas, la première chose a été de sélectionner les victimes : seules les victimes occasionnelles des faits les moins graves, et commis par Savile seul, pouvaient avoir voix au chapitre. Les autres ont été découragées, voire menacées ou même condamnées, pour avoir impliqué ses copains du gratin, parlé de satanisme, d'enlèvements ou de meurtres d'enfants.
Il a aussi fallu éviter qu'on regarde de trop près qui a étouffé ces affaires et pour protéger qui, ni avec qui traînait Savile. Même si, au hasard des enquêtes, le ministère de la justice, le ministère de l'intérieur, Scotland Yard, le MI6 et le MI5 ont été accusé d'avoir fait obstruction. Enfin, et surtout, Savile devait être un prédateur isolé, et il ne fallait admettre l'existence d'aucun réseau pédocriminel.
Esther Rantzen et Jimmy Savile
Mais, à partir du scandale Savile, qui a éclaté en 2012, le nombre de plaintes pour violences sexuelles a plus que doublé. Et des plaintes concernant des faits anciens, visant des personnalités, se sont multipliées, au point qu'il a fallu lancer une enquête spéciale sur les faits anciens, quand il a été décidé de réduire de 20% le budget de la police, en 2015, mettant à mal la plupart des 63 enquêtes en cours. 1433 auteurs avaient alors été identifiés, dont selon la police, 76 étaient des politiciens, 43 du show-biz. Quant aux arrestations, elles ont été aussi rares que discrètes.
Ted Heath sur son yacht à Jersey
C'est ainsi qu'on s'est mis à examiner les cas de plusieurs politiciens et personnalités publiques, par exemple:
Ted Heath, premier ministre qui venait se servir en enfants à Jersey : Savile lui amenait des enfants de l'orphelinat de Haut-de-la-Garenne. Leon Brittan, ministre de l'Intérieur proche de Thatcher mort au moment où l'étau se resserrait. Il avait approuvé en 1985 la libération de prison d'un couple de tueurs en série pédophiles condamnés en 1963, à partir de 1995 pour Myra Hindley et 2005 pour Ian Brady, que Savile venait voir en prison.
Peter Hayman, ex patron du MI5
Gordon Brown, bras droit de Tony Blair devenu 1er ministre
Cyril Smith, ami de Jimmy Savile, était en lien avec un autre pédocriminel et sataniste, Michael Horgan, actif dans le secteur où Hindley et Brady ont tué et enterré leurs victimes. Horgan fournissait des enfants à Smith et organisait des orgies avec tortures et meurtres d'enfants, le tout filmés pour vendre les snuff movies. Il était directement protégé par le MI5.
L'opération Ore est une des nombreuses enquêtes lancées dans les années 2000-2010 sur les réseaux pédocriminels anglais. Elle s'inscrivait dans le cadre d'une enquête policière plus vaste, découlant de l'opération Avalanche aux États-Unis, où le FBI, le service d'inspection postale américain et la police de Dallas avaient découvert une quantité de fichiers produits par Landslide Productions, basée à Fort Worth, au Texas.
La société fournissait des services à des milliers de clients internationaux qui téléchargeaient activement sa pornographie infantile. Malgré les 35 000 individus ayant fait l'objet d'une enquête aux États-Unis, seulement 100 ont été inculpés. Cette histoire montre le connexions avec d'autres affaires de pédocirminalité dans l'armée US et ses entreprises contractantes [46].
Lancée en 2003, l'opération Ore était la plus grande enquête menée dans le pays sur les violences sexuelles organisées contre les enfants, avec 7000 adresses IP d'anglais dans le viseur. Très vite on a su que plusieurs personnalités du gouvernement Blair étaient impliquées : Blair a donc étouffé l'enquête. Et la guerre inique lancée contre l'Irak tombait à point pour détourner l'attention.
Il faut dire qu'il y avait urgence, car l'enquête avait établi des liens entre des pédophiles du gouvernement Blair et un gros réseau de trafic pédocriminel qui déplaçait des enfants à travers l'Europe, entre le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Belgique, l'Autriche et le Portugal, impliquant aussi du gratin local.
Parmi les noms cités dans ce dossier, il y avait celui de Peter Mandelson, lui aussi tellement mouillé dans les affaires qu'il a été envoyé à Bruxelles comme commissaire européen, et celui de lord Robertson, celui qui a aidé le tueur de Dunblane avant d'être nommé ministre de la Défense par Tony Blair, puis à l'OTAN.
Il y avait aussi parmi les clients le procureur général travailliste ayant occupé ce poste le plus longtemps au Royaume-Uni (2001-2007), Lord Peter Goldsmith. Ou encore Lord Gerald Kaufman (décédé en 2017), le ministre de la Santé de Blair, Alan Milburn, le vice-Premier ministre de Blair, Lord John Prescott, et le suspect habituel de pédophilie, Lord Greville Janner (décédé avant sa mise en examen en 2016). Milburn a démissionné subitement de son poste important sous la pression de Scotland Yard.
L'affaire Jill Dando et autres meurtres à la BBC
Jill Dando et Cliff Richard
Jill Dando était une présentatrice populaire d'une émission d'information de la BBC appelée Crimewatch, dont le meurtre commis en avril 1999 reste officiellement non élucidé (voir mon article de 2013 à ce sujet). Il est à peu près certain qu'un tueur professionnel est intervenu pour la tuer sur le pas de sa porte en plein Londres, et si c'est le cas on pense que c'est parce qu'elle voulait dénoncer le réseau pédocriminel qui existait autour de la BBC, et dont elle avait connaissance [47].
Mais, rappelle Hagopian, "Il convient de rappeler ici la multitude de plaintes pour agressions sexuelles déposées auprès des forces de l'ordre, obligeant la police à enquêter à plusieurs reprises sur la BBC à la fin des années 1960, puis en 1971 suite aux accusations d'agressions sexuelles et au suicide de Claire McAlpine, et enfin, séparément la même année, dans le cadre du scandale dit de "payola". Une enquête d'infiltration du News of the World a révélé que des dirigeants, des DJ et des producteurs de la BBC étaient impliqués dans la manipulation des classements musicaux grâce à des distributions d'argent et des faveurs sexuelles lors d'orgies débridées impliquant de jeunes prostituées déguisées en écolières (dont certaines mineures), sponsorisées par des maisons de disques. Ces affaires ont abouti à des poursuites en 1973 contre un dirigeant de maison de disques, un producteur de la BBC, un agent artistique, plusieurs promoteurs de disques et la tenancière des orgies. Toutes ces activités illégales et néfastes au sein de la BBC se déroulaient plus de vingt ans avant que Jill Dando n'alerte la direction de la BBC au milieu des années 1990."
Elle a continué à travailler à ce sujet et sur d'autres magouilles liées au marigot politique des grandes années Blair, devenant une menace pour le système. Même Tony Blair aurait été averti du "problème" et trois jours après elle était assassinée. Si des moyens importants ont été mis dans l'enquête, il se trouve que des témoins et des éléments-clés ont été laissés de côté, et de nombreuses fausses pistes ont été diffusées. Une tête de turc a été condamnée et a passé 8 ans en prison [48], mais aujourd'hui le commanditaire comme le tueur sont libres.
Jill Dando, sans le savoir, était très mal entourée, jusqu'à son compagnon de l'époque, Alan Farthing, devenu en 2008 le chirurgien attitré de la famille royale. C'est lui, qui est gynécologue, qui a supervisé la naissance des trois enfants de Kate Middleton et William qui, selon certains, aurait été menée par des mères porteuses. Farthing connaissait l'emploi du temps de Jill Dando le matin du meurtre, tout comme Cliff Richards, dont elle était l'amie sans savoir qu'il était aussi dans le réseau [49].
Hagopian parle d'une douzaine d'employés de la BBC assassinés ou morts de façon suspecte, surtout depuis que l'affaire Savile a éclaté, dont certains sont probablement liés à la connaissance des victimes sur les activités du réseau pédocriminel ou leur implication directe. Ce qui peut se comprendre si on perçoit la BCC comme un réseau pédocriminel en soi, du moins durant cette période. Parmi ces décès :
Kevin Greening, ancien animateur de l'émission de la BBC Radio 1, est mort à 45 ans en 2007. Le coroner de Westminster, le Dr Paul Knapman, a conclu que le décès était dû à un "accident sexuel" impliquant des drogues et des pratiques de bondage entre Kevin et son partenaire homosexuel. Les articles de presse n'ont pas donné plus de détails, se contentant de mentionner que Kevin avait été ligoté avec du ruban adhésif et du film plastique, vêtu d'une combinaison en latex suspendue par une sangle en cuir noir à un échafaudage dans sa chambre. Cela peut aussi être une mise en scène pour éviter les questions. Le médecin légiste, le Dr Knapman, était connu pour falsifier les causes de décès pour la caste afin de dissimuler ses crimes.
Kristian Digby, promoteur immobilier millionnaire et présentateur de la BBC de 32 ans, décédé par asphyxie le 1er mars 2010 dans une scène BDSM alors qu'il était officiellement seul.
Un chauffeur pédophile de Savile employé par la BBC s'est probablement suicidé la veille de son procès pour agressions sexuelles en 2013 à 67 ans Aurait-il pu parler des fréquentations de Savile ?
David Smith, présentateur de la BBC sur Radio 1, lié au réseau de Savile, est mort soudainement en août 2014. Moins de deux mois avant sa disparition, son collègue Rik Mayall est mort à 56 ans. Ses proches disent qu'il était plein de vie, heureux et en pleine santé jusqu'à son décès, même le rapport d'autopsie n'ayant pas permis de déterminer les causes exactes de la mort.
A partir des années 1970, l'influence de Savile sur la BBC s'est clairement ressentie, le harcèlement sexuel était omniprésent contre les femmes journalistes et contre les enfants et adolescents qui y passaient, et la BBC s'est vite transformée en réseau pédocriminel où l'omerta et l'impunité étaient assurées.
La protection de l'enfance anglaise infestée de pédocriminels
Hagopian aborde l'infiltration de la protection de l'enfance en Grande-Bretagne par des pédocriminels liés au réseau. Pendant des années depuis les années 1970, le gouvernement anglais a été conseillé par le ponte de la protection de l'enfance, Peter Righton, qui était surtout un pédocriminel, co-fondateur du Paedophile Information Exchange et fournisseur d'enfants pour les VIP.
Les années 1970 sont aussi des années où la protection de l'enfance s'est fortement masculinisée en Angleterre, les pédos y sont entrés en masse en trant qu'éducateurs et responsables.
Star de la télé, Esther Rantzen a été administratrice du National Society for the Prevention of Cruelty to Children, une association qui a pignon sur rue dans la protection de l'enfance, et passe pour une référence auprès des autorités. Sous da direction, la Child Line, le numéro d'urgence qu'elle avait créé, a été fusionné avec le NSPCC. Bien que très appréciée de la caste famille royale comprise, elle a démissionné après un audit calamiteux de la gestion du NSPCC après des années à protéger les réseaux pédocriminels. Elle a par exemple été prévenue dès 1994 des agissements de Savile, mais n'a rien fait évidemment.
Esther Rantzen
Ben Fellows, victime du réseau pédocriminel, a dit que Rantzen était présente à une soirée organisée en 199 par des pontes de la BBC, à laquelle des mineurs étaient présents. Le successeur de Rantzen, Peter Wanless, a été le principal secrétaire particulier de Michael Portillo, député conservateur et secrétaire du Cabinet, reconnu coupable de pédophilie et impliqué dans la dissimulation du tristement célèbre réseau pédophile de Westminster. Portillo n'a pas été condamné, il est devenu présentateur à la BBC.
En mars 2003, Esther Rantzen, pourtant elle-même victime d'un pédo, et Tom O’Carroll, fondateur du Paedophile Information Exchange (PIE), sont apparus ensemble comme intervenants dans une émission de la BBC, After Dark, pour discuter de pédophilie et de protection de l’enfance. Qu'est donc le paedophile Information Exchange ? Un lobby de pédos dont beaucoup de politiciens de droite et quelques travaillistes qui demandait la suppression de l'âge de consentement, par exemple.
Emission de Savile avec Uri Geller comme invité
Selon le site The Coleman Experience (aujourd'hui disparu comme la plupart des sites mentionnés par Hagopian), un ancien agent du renseignement britannique aurait révélé que la résidence d’Esther Rantzen, baptisée Blood Oaks, devrait être fouillée de fond en comble pour y découvrir les corps d’enfants ensanglantés, littéralement enterrés dans son jardin. Ces enfants auraient été assassinés lors de rituels sataniques d’abus sexuels organisés dans sa propriété. La famille juive d'Esther Rantzen, liée à une fortune dans le diamant, l'amène également à fréquenter Uri Geller, agent du Mossad et de la CIA, soupçonné d'avoir dirigé un programme de manipulation mentale pour enfants surdoués.
La maison d'hôtes chic transformée en bordel pour pédocriminels, Elm Guest House, était fournie en enfants, des garçons essentiellement, amenés depuis les orphelinats du coin, comme Grafton Close et Islington, où opéraient des pédocriminels en réseau.
Cyril Smith
Parmi les clients : des pédocriminels notoires, fournisseurs d'enfants, des politiciens comme Leon Brittan, Peter Bottomley, Cyril Smith ou Colin Jordan du National Front, le DJ Chris Denning, Jimmy Savile, Cliff Richards, des agents des renseignements comme Anthony Blunt, John Rowe, le responsable du grafton Close, John Stingemore...
Il va sans dire que l'affaire a été étouffée.
Dans tout le pays, des dizaines d'orphelinats avaient été transformés en vivier à réseaux pédocriminels par des pédos liés à différents réseaux, qui pouvaient déplacer les enfants où ils venaient, même jusqu'à Amsterdam. Des pédos actifs à l'orphelinat de Jersey arrivaient ensuite à Lambeth ou Islington à Londres, puis ensuite au Pays de Galles, renforçant encore la toile d'araignée pédocriminelle.
Par exemple, en 1999, même Scotland Yard, alors sous influence et sous contrôle, signalait que jusqu'à 50 pédos présumés étaient impliqués dans des abus commis dans des foyers de Lambeth au cours des 20 années précédentes. Dans certains orphelinats, des centaines de victime de ces pédos ont été recensées par la police ou des associations de survivants.
Qui l'aurait empêché ? Apparemment personne ne s'en souciait.
Les enquêtes lancées après le scandale Savile pour faire la lumière sur les violences commises dans de nombreuses institution d'accueil d'enfants vérolées par les pédos n'ont pas mené à grand chose. Quelques pervers encore vivants ont été jugés, parfois condamnés, toujours comme des prédateurs isolés. Les policiers qui allaient trop loin ont été systématiquement écartés, pendant que la presse défendait presque systématiquement les VIP mis en cause.
Elles ont malgré tout permis d'identifier des dizaines de prédateurs et les liens entre eux, d'en condamner quelques-uns encore vivants, et d'indemniser quelques victimes. Mais évidemment, les réseaux n'ont pas été démantelés et aucune personnalité politique impliquée n'a été condamnée alors que plusieurs ont été identifiées, comme Paul Boateng, proche de Tony Blair marié à une conseillère en charge des services sociaux -et par conséquent des orphelinats- dans l'arrondissement de Lambeth, où les orphelinats étaient des centrales d'approvisionnement pour les réseaux pédos [50]. Boateng était un des dirigeants du National Council for Civil Liberties (NCCL) [51], un lobby pédo auquel le Paedophile Information Exchange était affilié (il existe encore sous le nom de Liberty). Les deux militaient dans les années 70-80 pour baisser et in fine supprimer l'âge de la majorité sexuelle.
Paul Boateng et Tony Blair
Boateng a été nommé ministre de l'intérieur par Blair de 1998 à 2001 puis ministre du budget de 2001 à 2005, puis haut commissaire en Afrique du sud jusqu'en 2009, année où il a été anobli. Quand l'enquête sur les orphelinats de Lambeth a commencé à lui tourner autour, le policier Clive Driscoll qui la pilotait a été viré. Dans les années 1980, plusieurs témoins crédibles ont vu l'avocat Boateng se rendant régulièrement au domicile de Carroll, le soir. Teresa Johnson, une ancienne assistante sociale travaillant au centre d'Angell Road, a témoigné publiquement lors d'une émission de Newsnight sur la BBC, affirmant avoir parlé à Paul Boateng pour lui demander de signer le registre des visiteurs et l'avoir vu venir au moins 6 fois chez Carroll. Un animateur de jeunesse a dit que John Carroll se vantait de ses liens avec l'étoile montante du Parti travailliste, qu'il a vu Boateng participer à un camp de vacances organisé par Carroll et l'a souvent aperçu avec lui.
Un autre témoin a rapporté que Boateng l'avait contacté pour Carroll après que le refus par trois services sociaux voisins de sa demande d'accueillir deux enfants supplémentaires, considérés comme des victimes potentielles par les services de Croydon, Southwark et Wandsworth. Lors de sa demande d'agrément en tant que famille d'accueil, Lambeth a également omis de mentionner que Carroll avait été refusé par d'autres conseils, notamment le fait qu'il avait été cité dans une enquête indépendante de 1993 sur les abus sexuels sur mineurs.
A ce sujet, Boateng a dit n'avoir jamais fréquenté Carroll : "Je ne connaissais pas personnellement M. Carroll et n'ai aucun souvenir de l'avoir rencontré professionnellement, ni d'avoir visité le foyer pour enfants d'Angell Road ou tout autre lieu où il se trouvait. J'ignore comment l'enquête le concernant a été menée. Je ne peux donc pas expliquer pourquoi la police n'a pas sollicité mon aide".
Une autre enquête a révélé qu'en dessous du commissariat de police de Lambeth, relevant du service de police métropolitaine, une chambre secrète dédiée aux relations sexuelles avait été aménagée. Des membres du conseil municipal ainsi qu'au moins un député connu étaient impliqués - Boateng était député à cette époque en 1987. Ce lieu sordide, éclairé par une lumière rouge, était équipé de chaînes, de menottes et de literie. Il était lié à un réseau généralisé d'abus sexuels sur mineurs et à la production de pornographie infantile, comme l'a confirmé une importante quantité de documents pornographiques découverts au commissariat. Hagopian explique : "Il est devenu évident que des enfants placés en foyer étaient emmenés dans ce lieu de débauche du commissariat de Lambeth pour y être abusés et exposés à la pornographie par le personnel des foyers, la police, les services sociaux et le personnel municipal, y compris des élus locaux et nationaux. Les deux employés civils de Lambeth qui ont courageusement transmis l'information à Scotland Yard ont été suspendus.
Un rapport de police paru en mars 2015 indiquait que des membres influents du conseil municipal de Lambeth tournaient des films pornographiques "amateurs" dans les locaux de l’arrondissement tout en commettant des actes d’agression sexuelle brutale, de bestialité et de pédophilie. Des politiciens connus portaient des masques d’animaux, des robes et psalmodiaient en présence d’enfants et d’animaux. Les criminels de Lambeth semblaient se livrer à des abus rituels sataniques".
Le réseau de chantage des frères Kray
Ces deux gangsters londoniens qui ont connu la gloire dans les années 1950-1960 étaient des Epstein avant l'heure. Les jumeaux Reggie et Ronnie Kray, gangsters juifs pédophiles et homosexuels notoires, dirigeaient un réseau de chantage sexuel pédophile, similaire à celui que Roy Cohn, l'ami de Trump, était en train de développer à New-York. A la fin des années 1950, ils étaient devenus les mafieux les plus puissants de Londres et faisaient affaire avec les familles de New-York. Ils s'étaient spécialisés dans le racket, les jeux, la prostitution, mais ont aussi joué les intermédiaires entre les bordels pour garçons, alimentés par des foyers d'accueil, et des centaines de personnalités du monde du spectacle, premiers ministres, ministres, députés, lords et autres notables, au sein d'un vaste réseau pédophile clandestin et florissant.
Pour leur réseau de chantage, les frères Kray avaient des informateurs rémunérés à tous les échelons de la police et entretenaient des relations avec d'éminents parlementaires. Ces relations étroites entre deux figures du crime organisé et le gratin politique a fait scandale à la fin des années 1960, quand les choses ont enfin filtré dans la presse.
Ce sont les jumeaux Kray qui ont identifié Sir Cliff Richard comme l'un des "esclaves sexuels" de Lord Robert Boothby. Hagopian rappelle que Boothby politicien conservateur, homosexuel revendiqué mais surtout pédocriminel, était une "figure centrale et influente du réseau Kray" qui était aussi "proche de Sir Winston Churchill [52], de ses pairs et de la famille royale", et avait une relation avec Ronnie Kray.
Ronnie Kray et Lord Boothby
Apparemment, Boothby était impliqué dans la création du Bilerberg, en 1953. Hagopian explique : "Field McConnell, militant de Abel Danger, affirme que les frères Kray, Boothby et le Comité directeur du Bilderberg se sont associés dès 1954 pour mettre en place des réseaux de piégeage de pédophiles dans tous les hôtels accueillant les réunions du groupe". Boothby et les jumeaux Kray ont également aidé Cliff Richard à intégrer leur club secret, et à se faire des contacts qui ont contribué au lancement de sa carrière musicale. Ami des frères Kray, Cliff se produisait souvent dans leurs boîtes de nuit à ses débuts.
En 1967, le meurtre d'un adolescent de 17 ans, Bernard Oliver, a mené à soupçonner les frères Kray. Le corps a été retrouvé dix jours après la disparition, découpé en morceaux dans deux valises abandonnées près d'une de leurs propriétés où ils faisaient venir des garçons issus de foyers pour des soirées VIP. L'affaire n'a jamais été résolue. Les frères Kray envoyaient des garçons des orphelinats chez Boothby en les menaçant.
The Procurer
L'un des principaux pourvoyeurs des frères Kray en particulier Ronnie qui était un pédocriminel, en jeunes garçons, était un certain David Litvinoff (Levy) connu déjà en 1954 pour fournir des jeunes garçons de compagnie au show biz et autres VIP. Son ami Lucian Freud, petit-fils de Sigmund Freud et frère de Sir Clement, écrivain et ancien député lui aussi pédo"phile", utilisait ses services et a peint Litvinoff dans un portrait de 1954 intitulé "Le Pourvoyeur" (The Procurer), vendu chez Christie's l'année du décès de Jill Dando, en 1999, pour plus d'un million de livres sterling. Grand consommateur d'hallucinogènes, Litvinoff était proche des stars montante du rock à l'époque, comme Mick Jagger et Keith Richards.
Autre anecdote : pour retranscrire la réalité crue du milieu mafieux des Kray, Litvinoff, a été conseiller sur le film de gangsters "Performance" (1968) avec Mick Jagger : on observe bien souvent cette porosité entre les milieux criminels et le cinéma, en france aussi. Lieutenant d'un parrain du crime organisé, surtout après l'incarcération des frères Kray, Litvinoff a fréquenté pendant des décennies le gratin britannique et américain et a pu amasser une fortune, avant de mourir d'une overdose présumée de somnifères en 1975.
Ce système de pervers profite à beaucoup de monde, jusqu'au KGB. Hagopian écrit "Ronnie a également renforcé la protection de son "organisation" en entretenant une liaison avec un autre homme politique pédophile homosexuel de premier plan, issu de la même circonscription que les Kray : Tom Driberg, président du Parti travailliste et député pendant 30 ans. Le KGB a profité des multiples liaisons de Driberg, le faisant chanter et l'enrôlant comme espion soviétique sous le nom de code Lepage, alors qu'il était déjà un informateur confirmé du MI5. À un moment donné, Driberg a même été exclu du Parti communiste, mais est resté un fervent disciple de l'OTO [Ordo templi orientis, créé par son ami Alistair Crowley], prônant la liberté totale". Cette affaire a aussi été étouffée.
Les frères Kray ont été envoyés en prison à vie en 1969, mais même de là ils ont longtemps géré leurs affaires, assurant notamment la protection de stars du show biz comme Frank Sinatra ou Judy Garland, ou de princes saoudiens, grâce à leurs liens étroits avec la mafia US [53]. Leur arrestation a été retardée de 5 ans grâce à Boothby.
Depuis les années 60, l'Angleterre était un carrefour des réseaux pédocriminels en Europe. C'est là qu'ils ont prospéré avant de s'installer dans le reste du monde, là où s'installaient les pédocriminels anglais qui pouvaient circuler comme ils le voulaient. Je n'ai mentionné qu'une partie des protagonistes de ces réseaux pédos et souvent satanistes, Hagopian en mentionne bien d'autres lui aussi, mais on comprend que les pédos étaient nombreux dans le milieu politique, au niveau national comme local, et que l'ambiance de parfaite impunité a permis à ces réseaux de se développer comme des toiles d'araignée enserrant peu à peu l'ensemble des institutions.
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[1] Il explique avoir travaillé à l'hôpital auprès d'enfants victimes.
[3] Dans un livre, il décrit un rituel satanique à l'Eglise Saint-Paul au Vatican, en 1969. Il croyait que Jean-Paul 2 s'opposait à ce courant qui serait installé solidement au Vatican depuis le règne de Paul 6 (éduqué chez les Jésuites, il avait appelé à un "Nouvel Ordre Mondial" en 1967) de 1963 à 1978. Dans une interview en 1996, le prêtre estimait que 1 à 2 % des ecclésiastiques étaient des satanistes pratiquants, et Bergoglio a admis qu'il y avait 2% de pédo "philes" dans l'Eglise -un taux plus bas que dans la population générale masculine. Mais, selon Malachi Martin la pratique était courante depuis le milieu du Moyen-Age, à l'époque des Templiers.
[5] Il a été ministre de la défense de Tony Blair de mai 1997 à octobre 1999 à puis secrétaire général de l'OTAN d'octobre 1999 jusqu'en décembre 2003.
[6] Quant à la fin de sa carrière publique, Hagopian explique : "Selon certaines informations, les États-Unis, grâce aux renseignements de la CIA et du FBI, ont fait pression sur le dixième secrétaire général de l’OTAN pour qu’il prenne une retraite anticipée à l’âge de 58 ans. Considéré comme une cible de chantage sexuel et vulnérable face à des puissances étrangères hostiles et anti-occidentales, le baron Robertson de Port Ellen dut s'exiler. Mais un mois avant sa démission de l'OTAN, en guise de consolation, en novembre 2003, le président George W. Bush lui décerna la Médaille présidentielle de la Liberté. Et, en tant que membre influent et compromis d'un cercle restreint, Lord George reçut les plus hautes distinctions de la reine : en 2004, il fut fait chevalier grand-croix de l'ordre de Saint-Michel et Saint-Georges, puis, un an plus tard, chevalier de l'ordre du Chardon, équivalent de l'ordre de la Jarretière. Il est intéressant de noter que la reine ait décerné cette distinction suprême aux deux principaux responsables de la dissimulation du scandale de Dunblane – les francs-maçons Lord Robertson et Lord Cullen." Pourtant, il avait été sélectionné par la caste : membre de la Pilgrim Society, il était au Bilderberg en 2002 et co-présidait le Royal Institute of International Affaires (RIAA), lobby de la politique étrangère britannique.
[7] Dans cette école gérée par les militaires, 150 enfants étaient encadrés par une quarantaine d'adultes. Au moins 11 enfants ont évoqué des violences sexuelles de type satanique subies ainsi que des séances de photos pornos, dans le cadre scolaire et le plus souvent au bâtiment n°666.
[8] Rattachée au Southern Command, en charge des opérations en Amérique latine, en Asie et en Afrique.
[9] Ce trafic impliquait du gratin du Nebraska et au niveau national, comme le procureur général des Etats-Unis Joseph Russeniello, le gouverneur local Bill Clinton, le colonel Oliver North.
[10] Aquino a continué à parader en uniforme pendant encore 16 ans.
[11] John DeCamp, qui représentait plusieurs victimes au tribunal, a écrit le livre The Franklin Cover-up: Child Abuse, Satanism, and Murder in Nebraska paru en 1992.
[12] Des cibles comme l'affaire local Alan Baer, qui a totalement mordu à l'hameçon, ou Harold W. Anderson, membre du Council on Foreign Relations devenu PDG de l'Omaha World Herald, le plus gros quotidien du Nebraska appartenant à Warren Buffet, ou encore Peter Citron journaliste phare de ce journal.
[13] Cependant l'enquête policière n'a abouti à rien.
[14] Selon Paul Bonacci, l'un d'eux était détenu dans une grange à Lincoln, au Nebraska, et d'autres se trouvaient à proximité de Las Vegas, ainsi qu'à Toronto, au Canada.
[15] Caradori revenait d'un rendez-vous avec Rusty Nelson, le photographe personnel de King, pour récupérer des preuves. En effet, Nelson accompagnait souvent son patron, et participait à la plupart des orgies. Après avoir récupéré les photos, Caradori, qui se rendait ensuite à un match de base-ball, a appelé sa femme et lui a dit "J'ai obtenu ce que je voulais. Je les tiens par les couilles. J'ai des photos. Je les emmènerai au match et les ramènerai au Nebraska".
[16] Ils ont été accusés d'avoir menti. En 1999, Bonacci a obtenu dans une procédure civile 1 million de dollars de dommages et intérêts de la part de Larry King.
[18] Il a dû en démissionner en 1993 après ses déclarations sur la volonté divine pédocriminelle. Underwager a continué à défendre les pédos, comme Woody Allen accusé alors d'avoir violé sa fille adoptive de 7 ans.
[19] L'APA est l'association de référence des psychiatres US qui publie le DSM, lisant les maladies et troubles mentaux. Parmi les présidents de l'APA il y a eu Ewen Cameron en 1952-1953, qui utilisé ses patients pour des programmes de contrôle mental de la CIA tels que MK-ultra.
[20] Cisco Wheeler vient d'une famille sataniste depuis des générations et a témoigné devant la commission présidentielle sur les violences électromagnétiques en 1995. Elle dit que parmi ses « programmeurs », c'est-à-dire ceux qui ont organisé les expériences qu'elle a subies, il y avait Mengele. Son grand-oncle était le général Earle Wheeler, stationné en Allemagne de 1945 à 1949, il a rejoint le Pentagone en 1955 et a poussé pour intensifier la guerre au Vietnam.
[21] Ces expériences ont eu lieu au China Lake Naval Weapons, où on développait de nouvelles armes. Les bébés étaient placés chacun dans une cage électrifiée, et il y avait des milliers de cages empilées en rangées. Pendant plusieurs jours d'affilée, ils subissaient des chocs électriques à haute tension (qui effacent la mémoire) puis ils étaient violés afin de les dissocier, de fractionner leur personnalité. Des rituels au cours desquels des enfants étaient sacrifiés étaient aussi organisés devant les cages. Springmeyer et Wheeler ont parlé à des survivants de ces expériences.
[23] Kay Griggs a aussi dit en 1998 que les États-Unis menaient des opérations militaires secrètes pendant la guerre des Balkans en Bosnie pour former des assassins, vendre illégalement des armes, faire circuler de la drogue et blanchir de l'argent.
[24] En décembre 2014, le député John Mann a remis à la police un dossier, nommant 22 députés, dont une demi-douzaine siégeant encore à Westminster, impliqués dans des soirées pédophiles dans les tristement célèbres appartements de Dolphin Square.
[25] Paru en 2004 aux éditions Mainstream Publishing.
[26] Sur Arrigo a été mise dans le circuit du contrôle mental par la CIA dès son plus jeune âge, et dit avoir subi des violences sexuelles de la plupart des présidents US jusqu'à Clinton.
[27] Ce chiffre me paraît énorme car la population de la Yougoslavie avant la guerre en 1991 était de 23,5 millions d'habitants.
[28] Sue Arrigo parle de 1000$ prélevés sur chaque vente, 30% pour la CIA, 70% pour les familles de la caste, ce qui leur aurait rapporté, dans les années 2000, le double de ce que leur rapportait le trafic de drogue.
[29] Rubin organisait son réseau avec une femme, Jennifer Powers, et d'autres individus, principalement à Manhattan où il avait créé un « donjon » dans un appartement donnant sur Central Park et où résidait sa clientèle, mais aussi hors de New-York et même de l'Etat.
[30] Il a nié, son équipe de sécurité a déclaré n'avoir jamais rien vu d'illégal, mais apparemment il lui faussait compagnie pour aller chercher des "prostituées et enfants mineurs". Huit affaires différentes le concernant auraient ainsi été étouffées.
[31] A la suite d'un tremblement de terre en en 2010 (plus de 250 000 morts), les US ont débarqué avec leurs ONG. La fondation Clinton en a profité pour tenter de faire sortir une trentaine d'enfants du pays alors qu'ils avaient des parents bien identifiés. Plusieurs ONG étaient centrées sur les enfants, pour créer des "orphelinats".
[32] L'enquête a montré que les Finders avaient des liens avec le Costa Rica, les Bahamas, Londres, l'Allemagne et d'autres pays européens, l'URSS, le Japon, Hong Kong, la Chine, le Vietnam, la Russie, la Corée du Nord, la Malaisie et l'Afrique. Des membres de la secte allaient dans ces pays, probablement pour y chercher des enfants. Apparemment, une de leurs méthodes pour s'implanter dans les pays était de rentrer dans la vie de familles en répondant à petites annonces de baby-sitting. Ils sotockaient d'ailleurs beaucoup de données sur diverses organisations de garde d'enfants. L'objectif était probablement de mettre la main sur les enfants pour le compte de la CIA.
[33] Sa structure le Mega Group agissait comme une couverture du Mossad pour influencer la politique US dans le sens des objectifs sionistes.
[34] Il a obtenu une peine très clémente grâce au procureur Alexander Acosta, devenu ministre de la Justice de Trump lors de son premier mandat. L'avocat d'Epstein était Alan Dershowietz, également avocat de Trump en 2020 pour sa procédure de destitution.
[35] Adopté à 1 an par une famille américaine, il a rejoint adolescent l'ordre de Molay, lié à la franc-maçonnerie.
[36] Feldman a même été donner tous les noms à la police, mais l'enquête n'a abouti à rien.
[37] Décision qui aurait été prise au Bohemian Grove parce que Clinton était désigné pour devenir le prochain président.
[38] Il est possible qu'il ait été assassiné, car à ce moment-là il avait des poursuites sur le dos par une femme, Sheri Denise Allred qui l'accusait de violences sexuelles commises quand elle avait 5 ans dans un réseau pédocriminel, et il cherchait à négocier les noms de certains autres pédos pour s'en tirer. L'affaire avait été rouverte le mois précédant sa mort parce que d'autres plaintes étaient arrivées.
[39] Savile et Thatcher, qui aimait s'entourer de pédocriminels, étaient très liés. Hagopian consacre un chapitre à cette relation, qui à l'époque ne choquait pas. Savile a permis de faire passer les mesures de destruction du service public de la santé écrasé par les coupes budgétaires.
[40] Savile a même été nommé en 1987 à la tête du groupe de travail sur l'hôpital Broadmoor par le cabinet du ministre de la Santé Kenneth Clarke, accusé comme Savile, la ministre Esther Ranzen et d'autres de viols dans des partouzes pédocriminelles par Ben Fellows, ex enfant star de la BBC protecteur de pédos qui a été condamné par la justice pour avoir dénoncé tout ce petit monde. C'est Clarke qui a donné els clés de l'établissement à Savile.
[41] Autre indice que Myra avait des relations haut placées : Hagopian explique que "son histoire a pris une tournure étrange en novembre 2002, lorsqu'elle n'est probablement pas décédée à 60 ans, contrairement à ce qu'avaient rapporté les médias. Un ou deux jours après sa prétendue mort, Myra Hindley fut aperçue et identifiée par une infirmière scolaire après que sa voiture eut accidentellement percuté la sienne. Lorsque l'infirmière s'exclama : "Vous êtes Myra Hindley !", la femme répondit : "Vous ne pouvez pas dire ça ! Vous ne pouvez pas dire ça !" et remonta dans sa voiture en démarrant en trombe. L'infirmière nota le numéro d'immatriculation de la voiture lorsqu'elle signala l'incident à la police, qui lui conseilla de retirer sa déclaration d'accident et lui suggéra, si elle était raisonnable, de ne jamais croire que l'accident avait eu lieu. Elle se rendit alors au journal local et s'adressa à un journaliste".
[43] Deux victimes des rituels sataniques de Savile dans les sous-sols de cet hôpital psychiatrique avaient le même thérapeute, le Dr Michael Salmon, qui était aussi directeur médical de Dreamflight, une association qui emmenait tous les ans 300 enfants anglais handicapés à Disney World et Sea World en Floride. Savile était présent lors du premier voyage en 1985. En 1990, il a pris 18 ans pour une première série d'accusations de violences sexuelles, et il a eu un nouveau procès en 2015-2016.
Salmon a aussi travaillé avec Miriam Rothschild qui finançait le département de santé mental de l'Institut Tavistock, où des expériences de contrôle mental ont eu lieu sur des victimes non consentantes, y compris des enfants.
[44] Savile connaissait les secrets inavouables d'une bonne partie de la classe politique, et était une source de renseignements. Il a probablement mis en place des circuits de corruption par la pédocriminalité pour le compte des renseignements anglais, et il fournissait des enfants dans ces circuits. L'affaire du Kincora Boys Home, un orphelinat de Belfast où le MI6 organisait un réseau pédocriminel et faisait venir des personnalités politiques anglaises et étrangères, montre que c'était dans les pratiques -et c'est certainement encore le cas. C'est aussi par la pédocriminalité qu'ils ont corrompu une partie des leaders indépendantistes irlandais. Idem avec Elm Guest House à Londres, fréquentée par des politiciens de droite et des agents du MI5 principalement, où des enfants des orphelinats du coin étaient exploités sexuellement.
[45] A partir de 1967, Savile emmenait son neveu Guy Mardsen alors âgé de 13 ans dans les soirées VIP, rapidement devenues des partouzes pédocriminelles. Selon lui, des enfants de 10 ans à peine étaient aussi violés par ces types à ces soirées om Savile venait parfois avec plusieurs enfants.
[46] Au milieu des années 1990, Jill Dando a essayé de lancer une enquête avec son émission, mais la hiérarchie de la BBC a refusé. Elle a présenté tout un dossier à ses chefs, ignorant probablement qu'ils étaient parfaitement au courant. Le commissaire divisionnaire qui a mené l'enquête sur l'assassinat de Jill Dando a ensuite été chargé de celle sur la disparition de Madeleine McCann au Portugal.
[47] Barry George, qui a été victime de cette enquête vraiment limite, a été condamné à la prison à vie et libéré en 2008. Il a cependant été débouté de ses demandes d'indemnisation car il n'était pas "assez innocent" selon la "justice".
[49] Par exemple l'un de ces foyers, Angell Roads, a été dirigé de 1981 à 1991 par Michael John Carroll, qui avait déjà été condamné pour des faits de pédocriminalité et a été protégé efficacement pendant près de 30 ans. Il avait transformé l'établissement en véritable bordel où les pédos venaient, et où on prenait des enfants pour les emmener chez des clients.
[50] Parmi les nombreux militants de l'époque, il y avait aussi Harriett Harman, devenue ministre de la Sécurité sociale sous Blair, pour mieux la ravager. Avant cela elle a été de 2001 à 2005 au poste de Procureur général d'Angleterre, poste-clé pour étouffer les affaires dérangeantes. Elle était encore élue député avec plus de 70% des voix en 2019. Il y avait aussi Patricia Hewitt, devenue secrétaire d'Etat au commerce puis à la santé de Tony Blair.
[51] Boothby était un protégé de Churchill, connu lui aussi pour ses penchants pédocriminels.
[52] Telles que DynCorp et Halliburton dont des employés se sont fait pincer dans des pays comme la Bosnie, le Kosovo, l'Afghanistan, l'Éthiopie et la Thaïlande.