Le réseau pédocriminel et le contrôle mental, des nazis aux Américains : éclairage à partir d'un témoignage
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Dans son blog, Anneke Lucas, survivante du réseau pédocriminel belge puis du réseau international, a parlé plus précisément des expériences de manipulation mentale qu'elle a subies en Allemagne, à Heidelberg, un haut lieu nazi. En tirant les ficelles, on revient sur les expériences MK-Ultra, l'influence de la fondation Rockefeller, les théories eugénistes, le Planning Familial.
Nous avons déjà parlé du parcours d'Anneke Lucas, lanceuse d'alerte depuis plus de dix ans [1], notamment son parcours de guérison. Et cela comprend la nécessité de révéler ce qu'elle se rappelle avoir vécu de ses 6 ans jusqu'à ses 11 ans, quand elle a été exploitée par le réseau belge d'abord (c'est-à-dire le même réseau que celui dans lequel Marc Dutroux a été actif plus d'une dizaine d'années après, découvert et étouffé 25 ans après les faits relatés par Anneke Lucas), puis par le réseau international.
J'en ai parlé il y a quelque temps : ces réseaux pédocriminels et satanistes fonctionnent sous une forme pyramidale. Même s'ils ne sont pas clairement organisés, il y a en France comme en Belgique, par exemple, un groupe pédocriminel et sataniste qui réunit des personnages "puissants", par l'argent, par leur rôle politique ou religieux, par leur naissance, ou parce qu'ils étaient des célébrités. On observe que certains enfants "remontent", pour ainsi dire, du réseau local dans lequel ils sont d'abord exploités, vers le réseau national, où ils sont en contact avec le gratin.
C'est ce qu'on comprend en écoutant Anneke Lucas et d'autres témoins européens de ces horreurs. Pour Anneke Lucas, qui parle d'un vaste réseau international, "ce réseau est un amalgame de psychopathes et de leurs sbires qui cherchent, dans leur besoin infantile, à obtenir un contrôle maximal sur tout, y compris à l’intérieur de leurs propres rangs et bien sûr à l’extérieur". Elle explique, comme d'autres survivants, que ce réseau est aussi nazi : beaucoup sont nés dans des familles de nazis, aussi bien en Europe qu'aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zélande et en Australie, et l'idéologie sous-jacente est clairement nazie.
Programmation mentale en Allemagne
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A l'âge de 9 ans, Anneke Lucas a été repérée par des individus puissants du réseau international, notamment un américain qu'elle a cité récemment dans une interview, David Rockefeller. Il avait un projet pour elle : en faire une enfant star ultra sexualisée, avec plusieurs objectifs :
- En faire un étendard de la sexualisation des enfants, un programme que les satanistes cherchent à dérouler depuis des années parce que c'est leur modèle à eux.
- En faire en même temps une enfant prostituée qui irait récupérer des informations auprès des puissants de ce monde.
- Récupérer de l'agent.
La programmation mentale dont parle Anneke dans un post de blog d'octobre 2024 a eu lieu durant un mois quand elle avait 9 ans à l'été 1972, dans le sous-sol d'une villa à Heidelberg (pas très loin des frontières française et luxembourgeoise). D'autres enfants étaient présents pour y subir le même genre de contrôle mental.
Pour Anneke Lucas, cet entraînement consistait à la former, la programmer pour devenir une parfaite "esclave sexuelle d'élite", capable de détecter les penchants sexuels des hommes et leurs faiblesses en observant leur visage, de les faire parler pour récolter des informations. C'est un entraînement de type MK-Ultra, qui ressemble à ceux dont parlent des survivants aux Etats-Unis. Les individus ciblés avaient, dans ce milieu, des penchants sadiques, certains allant jusqu'à massacrer les enfants qui étaient leurs victimes.
Annke Lucas raconte une session lors de laquelle on lui a demandé de se concentrer sur la photo d'un homme, pour faire fonctionner son intuition. Elle écrit : "De plus amples informations ont commencé à filtrer. L’entraînement des semaines précédentes avait aiguisé mes connaissances d’observation et d’intuition. Cet homme de la photo avait dépassé son apogée, mais de justesse. Il avait très peur de devenir insignifiant. Il voulait vraiment appartenir au club le plus secret du pouvoir mondial, mais pendant ses années de gloire, pas si loin derrière lui, il n’avait pas été assez impitoyable pour obtenir une position solide au sein du réseau. Il ne recevait plus d’invitations comme avant.
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On m’a ordonné de me concentrer plus profondément et de me connecter à cette peur qu’il avait. J’ai dû insérer ma propre conscience dans la sienne, comme si j’étais à ses côtés, non, même plus près, vraiment à l’intérieur de son corps et de son esprit. Je ne pensais pas que c’était possible, mais c’était l’entraînement thêta du programme pour arrêter de penser et ouvrir et utiliser les dons psychiques, et je suppose que l’acte physique de flotter en apesanteur pendant des périodes prolongées nous transforme en une sorte de fantôme et rend possibles de nombreuses choses étranges. Parfois, je percevais une brève bouffée de café, par exemple, ou j'entendais pendant une demi-seconde des bruits comme s'ils provenaient d'une rue bondée, ou des bribes de conversation".
De temps à autre, les types qui organisaient l'expérience lui confirmaient certaines images qu'elle percevait, probablement parce que cet individu était espionné en temps réel pendant cette expérience. Pendant plusieurs jours ensuite, ils lui ont demandé de diriger ses pensées vers ses pensées à lui, pour s'y connecter puis pour les diriger, ce qu'Anneke Lucas explique être en partie parvenue à faire en utilisant la peur de ce type vieillissant d'être progressivement mis à l'écart du système de pouvoir.
Après un mois comme cela, ses capacités psychiques étaient entraînées et elle était capable de savoir ce que pensaient les hommes à son sujet, quelles étaient leurs perversions sexuelles. Elle a été renvoyée plusieurs fois en Allemagne pour y subir de type d'expériences et pour des missions précises auprès de cibles, cela pendant les deux années suivantes, jusqu'en 1974 quand elle a pu fuir le réseau.
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On l'amenait auprès du type de la photo qu'elle avait dû "scanner" en quelque sorte. et elle l'a vu durant plusieurs mois, pour des week-ends le plus souvent.
Il s'agit d'un hiérarque allemand de la politique, adhérent du parti nazi dès 1933 et directeur adjoint de la Propagande du Reich, qui après la guerre était devenu chancelier et dirigeant du parti chrétien-démocrate (la CDU, qui était un repère d'"anciens" nazis depuis l'après-guerre). En 1972, ce pilier de la droite était mis sur la touche après avoir pris en plein congrès de la CDU une baffe de Beate Klarsfled, fameuse "chasseuse de nazis" avec son mari, qui avait étudié son parcours depuis les années et 30, et après avoir perdu les élections de 1969.
Un réseau pédocriminel, sataniste ET nazi
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Anneke devait ensuite ramener des informations sur ce type à celui avait ordonné sa formation et l'avait envoyée en mission. Au sujet de ce nazi, Anneke Lucas écrit sur son blog : "Par le passé, il avait été nazi et avait été dégoûté lorsqu’il avait été confronté à la réalité de la cruauté et de la violence de cette idéologie. Puis il s’est retrouvé dans le réseau, sans apparemment se rendre compte que le réseau était nazi, mais en secret au lieu de le faire ouvertement. On pouvait en être membre sans connaître ce secret, mais si on était aussi ignorant que lui, on ne pouvait jamais gravir les échelons internes, et ce pédophile n’a jamais compris que la raison pour laquelle il n’avait pas atteint le sommet à l’intérieur était qu’il n’était pas suffisamment nazi".
Dans le livre MK Ultra Dark Labs: 1959-1975. Testimonial Report [2], une survivante américaine des expérimentations menées dans le cadre de MK-Ultra et d’exploitations sexuelle, explique qu’avant l’âge de 3 ans elle a subi une lobotomie qui a enlevé la plupart de ses émotions ainsi que des injections de produits qui la mettaient dans des états d’hallucinations, et de méthodes de contrôle mental par des "médecins" dont certains étaient des nazis. Elle cite Siegfried Ruff, qui dirigeait les expérimentations pour l'armée de l'air allemande et a organisé des expériences sur des prisonniers de Dachau.
A la fin de la guerre, il a été recruté par l’armée américaine pour travailler à l'United States Army Air Forces Aero Medical Center à Heidelberg, officiellement pour mener des expériences sur l'exposition des humains à la haute altitude. Cet hôpital militaire était en réalité un centre de transfert des connaissances entre les nazis et les US. 51 scientifiques nazis y sont arrivés en 1946. Il était basé à l'institut Kaiser Wilhelm pour la recherche médicale de Heidelberg, ville qui fut un pôle nazi important dans la région.
D’après ce témoignage, Ruff est allé aux États-Unis via l’opération Paperclip d'exfiltration de centaines de scientifiques nazis vers les Etats-Unis, pour travailler sur le programme spatial -qui recouvrait de nombreuses expérimentations. Ce témoin qui à l’âge adulte déclare avoir collaboré à ces expérimentations de contrôle mental et de torture, explique que ces travaux s’inspiraient de ceux menés par Josef Mengele pendant la guerre.
Selon sa bio, Ruff a mené des recherches à partir de 1947 à Heidelberg au centre de médecine aéronautique de l'armée américaine avec les médecins nazis Hermann Becker-Freyseng [3] et Konrad Schäfer [4] sur l'exposition à la haute altitude. Mais la plupart sinon tous les scientifiques nazis recrutés dans cet "hôpital" ont organisé ou contribué à des expériences sur les prisonniers des camps. L'armée US a ouvert plusieurs laboratoires pour qu'ils puissent "finir plusieurs de travaux de recherche incomplets" [5].
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Anneke Lucas explique dans son blog que lorsqu'elle a été en Allemagne pendant l'été 2023, elle a rencontré une thérapeute dont des patients avaient aussi parlé d'expériences de contrôle mental dans les sous-sols d'une villa à Heidelberg, quelques années après elle.
L'individu qui semblait diriger les opération dans cette villa était un "médecin" nazi, qu'Anneke Lucas a identifié il y a quelques années : il s'agit de Hans Harmsen, qui après la guerre a développé l'équivalent allemand du Planning Familial. A son sujet, elle écrit "Dans la maison où j’étais enfermé avec d’autres enfants pour la formation au contrôle mental en 1972, le médecin responsable, Hans Harmsen, n’était pas tout à fait humain. De tous les psychopathes que j’ai rencontrés, c’était celui chez qui je n’ai jamais détecté le moindre sentiment, le moindre signe qu’il y avait un petit garçon enfermé à l’intérieur qui hurlait pour sortir".
Elle ajoute "Il pouvait me faire peur pour ses propres besoins, une pratique qu’il avait clairement étudiée et perfectionnée au cours de sa vie. Lorsqu’il m’étranglait – une combinaison entre punition et entraînement – je perdais connaissance. Harmsen semblait savoir exactement combien de temps je pouvais rester inconscient avant que mon esprit ne puisse plus revenir dans mon corps ; il relâchait son emprise à la toute dernière seconde. Et cette pratique était routinière pour lui. Lorsque j’ai été exposé à son expertise en matière de contrôle mental, il avait 73 ans. Je n’ai jamais vu des yeux aussi sombres et vides que les siens".
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C'est précisément pour ce genre de connaissances que des nazis ont été recrutés par les Américains pour collaborer au programme MK-Ultra, comme Mengele si l'on en croit plusieurs témoignages de survivants aux Etats-Unis. En torturant les victimes des camps pour divers expériences, ils ont apparus à maîtriser le point de rupture des individus, étudié les différents profils, les méthodes de contrainte, par exemple : autant de savoirs précieux pour les US, qui après la guerre considéraient que les soviétiques maîtrisaient tout cela et pouvaient amener n'importe qui à parler.
Lors de ce séjour, elle est allée avec Chantal Frei et son avocat Marcel Polte au château de Heidelberg. Anneke Lucas raconte dans son blog qu'elle s'est retrouvée comme pétrifiée au détour d'un bâtiment lorsqu'elle a aperçu une tour, et qu'intérieurement une voix lui a fait remarquer que la cheminée au-dessus de la tour était neuve et toujours en fonctionnement.
Des souvenirs traumatiques jusque là enterrés sont remontés instantanément. Elle écrit : "Alors que je me tenais devant la tour du château de Heidelberg, je savais exactement à quoi servait cette nouvelle cheminée sur ces ruines. Des images horribles de plusieurs cadavres dans un espace semblable à un donjon à l’intérieur de la partie inférieure de cette tour défilaient devant mes yeux. Des voix allemandes me disaient d’allumer le feu". Elle s'est souvenue de sortes de rituels, de meurtres d'enfants dans ce château ouvert au public durant la journée, déjà à l'époque [6].
Le château, tout comme la ville de Heidelberg, n'ont pas été bombardés par les US en 1945, officiellement parce que les US voulaient s'y installer : c'est en effet à Heidelberg, qui se trouvait dans la zone d'occupation américaine, qu'ont été implantés les quartiers généraux de la 7e armée US jusqu'en 2012 et de l'OTAN. Je relève que c'est aussi sur une base militaire US en Allemagne, la base de Dagger (à 60 km au nord d'Heidelberg), que Chantal Frei explique avoir participé à des sessions de "formation" de bébés pour les activités pédocriminelles du réseau.
Ce château se trouve à quelques centaines de mètres de la villa où la programmation avait lieu. Hans Harmsen (1899-1989) était sous le régime nazi un médecin spécialiste de ce qu'ils appelaient "l'hygiène raciale", c'est-à-dire comment préserver la "race" allemande, et son doctorat en poche il a été travailler à l'Institut d'hygiène de Berlin grâce à une bourse de la fondation Rockefeller, qui a modelé la médecine et la santé publique occidentales à coups de financements des chercheurs, médecins, universités, hôpitaux et ONG.
On va revenir plus en détail sur Harmsen, mais restons sur Heidelberg et la présence américaine dans ce secteur. Dans le livre "Poisoner in chief" [7] au sujet de Sidney Gottlieb et des expériences de la CIA sur le contrôle mental, il est mentionné qu'un des organisateurs du programme MK-Ultra qui a rapidement été suicidé par ses collègues, Frank Olson, allait régulièrement en Allemagne et avait montré des photos de son passage à Heidelberg, où la CIA avait mis en place, comme à Berlin, des centres d'interrogatoires secrets.
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Olson était d'ailleurs un des scientifiques de la Special Operations Division présente en France le 16 août 1951 quand a eu lieu l'épisode de Pont-Saint-Esprit, avec du LSD lâché par avion par la CIA sur une petite ville française [8]. Pour finir au sujet de MK-Ultra, c'est le frère de David Rockefeller, Nelson, qui fut vice-président des Etats-Unis en 1976 et gouverneur de l'Etat de New-York jusqu'en 1973, qui a lancé la commission d'enquête sur les programmes occultes de la CIA, dont MK-Ultra, en 1974 [9] un an après la destruction ou la dissimulation de la plupart des fichiers.
Il y avait aussi à Heidelberg un centre d'entraînement paramilitaire secret de la CIA, actif depuis la fin de la guerre, jusque dans les années 50 au moins [10]. Plusieurs scientifiques nazis recrutés par la CIA après 1945 sont passés par les sites militaires US à Heidelberg. Le journaliste David Guyatt rappelait en 2005 [11] : "Au camp de concentration de Dachau, des médecins nazis ont mené des expériences sur des patients contraints, sous hypnose et narcohypnose (à l'aide de mescaline). D'autres recherches ont été menées à Auschwitz, utilisant divers produits chimiques, dont des barbituriques et des dérivés de la morphine. Nombre de ces expériences se sont avérées mortelles. Après la guerre, la Mission technique navale américaine a été chargée de récupérer le matériel industriel et scientifique pertinent produit par le Troisième Reich et susceptible de servir les intérêts américains. Suite à un rapport détaillé, la Marine a lancé le projet CHATTER en 1947.
Nombre de scientifiques et médecins nazis ayant mené ces expériences, parmi d'autres, ont ensuite été recrutés par l'armée américaine et ont travaillé à Heidelberg avant d'être secrètement transférés aux États-Unis dans le cadre du programme PAPERCLIP. Sous la direction du Dr Hubertus Strughold, 34 anciens scientifiques nazis acceptèrent des contrats PAPERCLIP, autorisés par l'état-major interarmées, et furent affectés à la base aérienne de Randolph, à San Antonio, au Texas."
Bref, après la guerre il y avait de nombreux nazis au milieu des Américains à Heidelberg, pour mener en partenariat des expériences "scientifiques" qui s'inscrivaient dans la continuité des travaux des nazis. C'était dans les années 50, mais jusqu'en 2013 la 7e armée d'Europe (arrivée en 1966 à Heidelberg en même temps que l'US European Command) et un QG de l'OTAN étaient basés à Heidelberg.
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Une autre survivante du réseau pédo-sataniste et nazi, l'allemande Rike Schwan, a fait récemment une interview en anglais (disponible sur Rumble, donc il faut un VPN), dans laquelle elle explique que sa famille, dont les pratiques rituelles remontent à loin, était aussi très impliquée dans le nazisme. Elle parle d'un de ses oncles, Werner Best, juriste et officier SS qui a réorganisé la police dès 1934 à la demande d'Hitler puis a été chargé de la police politique, la Gestapo. En 1939 il a rejoint une unité spéciale chargée de traquer "les ennemis du parti" et ensuite il est arrivé en France en tant que chef du département administratif du commandant militaire du pays : c'est lui qui dirigeait la France en 1940 [12]. On notera d'ailleurs que la France a oublié de demander l'extradition de ce fin connaisseur de la Collaboration locale, et n'a jamais envisagé de le juger.
Il est ensuite allé au Danemark, où il a été condamné à mort après la guerre (peine transformée en 5 ans de prison) avant d'être libéré en 1951 parce que la quasi totalité de ses crimes a été ignorée et dissimulée. Ce qui illustre juste la blague que fut la "justice" d'après guerre envers les criminels nazis et leurs sympathisants. C'est donc bien naturellement qu'il a été nommé conseiller au ministère des affaires étrangères de la RFA, tout en étant embauché dans une grande compagnie maritime (les ex nazis adorent tout ce qui touche à l'import-export) et en œuvrant pour l'aide aux ex SS, gestapistes et autres soutiers du régime nazi, demandant une amnistie générale, apportant une aide juridique... Il a aussi été "témoin" de la défense au procès - spectacle de ses collègues criminels de guerre à Nuremberg.
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En 1953 il faisait partie du "groupe Naumann", un de ces réseaux de nazis qui cherchaient le retour du Reich, celui-ci ayant pour objectif d'infiltrer l'Etat fédéral (une blague là aussi car l'Etat fédéral, de la politique à la police, était rempli de nazis au moins jusque dans les années 80). Le démantèlement de ce groupe a fait scandale, mais c'était seulement un minuscule morceau de l'iceberg.
Rike Schwan dit que Werner Best participait aux programmations qu'elle a subies et aux rituels satanistes.
Elle explique que selon sa famille, Mengele avait aussi mené des expérimentations axées sur le contrôle mental, et elle raconte avoir compris par la suite qu'il avait inventé certains types de programmations comme celle par les codes couleur.
Une autre interview de Rike Schwan que j'ai traduite en 2024 :
Hans Harmsen, parcours d'un nazi impliqué dans le MK-Ultra européen
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Arrêtons-nous sur le parcours de Harmsen, figure de proue de l'eugénisme version Eglise protestante, qui a commencé dans les années 1920, s'est poursuivi pendant les nazis, et a continué avec la création du Planning Familial International avec Margaret Sanger. Cet individu a manifestement été repéré très tôt, et a occupé de nombreuses fonctions de direction dans le domaine médical. C'est lui qui selon Anneke Lucas dirigeait les opérations de contrôle mental lors de l'été 1972 et après.
Harmsen a eu son diplôme de médecine en 1924, et dès 1926 jusqu'en 1939, il a été directeur général de l'Association des hôpitaux évangéliques allemands. Il a aussi passé un doctorat d'économie en 1927.
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Dès 1926, Hans Harmsen, médecin spécialiste en démographie qui n'avait pas 30 ans, a pris d'importantes responsabilités. Il a été nommé directeur de la Section IV pour les soins de santé, les hôpitaux et les maisons au sein des services de la jeunesse et de l'aide sociale, de la charité et du travail social du Comité central de la Mission intérieure (Protestante). En 1928, plusieurs organismes ont été réunis sous l'égide de la Section IV, donc sous sa direction :
- l'Association des hôpitaux protestants allemands,
- l'Association des maisons allemandes pour infirmes
- la conférence des directeurs d'institutions protestantes pour les déficients mentaux et de maisons et sanatoriums pour enfants et adolescents
- l'Association nationale des hospices protestants pour personnes âgées et incurables
- l'Association des infirmières protestantes des hôpitaux psychiatriques
- la Conférence des aumôniers des hôpitaux protestants
De 1929 à 1932 il a collaboré à la Commission pour l'hygiène raciale et la population du conseil régional prussien de la santé, en même temps que d'autres chercheurs dont le parcours est intéressant :
- Ernst Rüdin : psychiatre et eugéniste militant suisse, spécialiste de l'hérédité et créateur de la "psychologie génétique". Proche des américains qui ont financé ses travaux dès les années 1920, il a joué un rôle important dans les lois de stérilisation de 1933 édictées par le Reich. Il a été directeur de l'Institut Kaiser Wilhelm pour la Psychiatrie, où ont été concoctées diverses théories racistes et eugénistes reprises par les nazis. En 1932 il a pris la direction de la Fédération Eugéniste Mondiale. Il faut noter qu'en 1933, année de l'avènement des nazis, la fondatrice du planning Familial International Margaret Sanger a offert à Rüdin une tribune dans sa revue l'American Birth Control Review, où il a publié un article intitulé "Stérilisation eugénique : une nécessité urgente". Après la guerre, Rudin est allé travailler aux Etats-Unis via l'opération Paperclip et sa fille Edith Zerbin-Rüdin est elle-même une généticienne eugéniste.
- Eugen Fischer : autre eugéniste de l'Institut Kaiser Wilhelm, où il dirigeait le département d'anthropologie raciale et co-dirigeait celui d'hérédité humaine. Cet ami d'Heidegger était en contact étroit avec ses homologues américains.
- Otmar von Verschuer : ancien bras droit de Fischer, en 1929 Fischer l'a nommé directeur du directeur du département de Génétique humaine de l’Institut Kaiser Wilhelm. A partir de 1935 il a dirigé l’Institut de biologie de l’hérédité et d’hygiène raciale à l’université de Francfort. "Il est important que notre politique raciale reçoive un arrière-plan scientifique, également sur la question juive" avait-il déclaré. Avec son assistant Joseph Mengele, il a étudié les jumeaux et l'hérédité en prenant des cobayes à Auschwitz de 1938 à 1940, grâce des financements de la fondation Rockefeller. En 1942 il a été nommé président de l’Institut Kaiser Wilhelm d’anthropologie de Berlin et a a commencé ses travaux sur le sang, pour mettre au point une méthode d’identification raciale ou de paternité par un test sanguin. Il a ensuite dirigé l’institut de génétique humaine de l’université de Mûnster jusqu'en 1968.
Ce conseil étudiait les contours d'une loi de stérilisation dans une perspective eugénique.
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Au début des années 1930, Harmsen a développé une théorie fondée sur les concepts d'hérédité, sur l'amélioration qualitative et quantitative de la population, qui a été reprise par les nazis pour leur politique raciale. Selon un article de Sabdste Schleiermacher paru dans le "Journal of international Feminist Analysis" [13], "Sur la base de calculs coût-utilité et selon des critères de
capacité productive, il s’agissait de promouvoir les sections productives de la population. D’autre part, des économies devaient être réalisées dans la préservation et la prise en charge des personnes
qualifiées d’inférieures, c’est-à-dire des groupes sociaux marginaux.
Par le biais de l’institutionnalisation et de la stérilisation, ces personnes devaient être exclues de la procréation. En tant que membre du mouvement mondial pour le contrôle des naissances, Harmsen a soutenu le planning familial et les conseils sexuels. Pour des raisons eugéniques, il a préconisé une parentalité consciente. Il a soutenu que des conseils sexuels et génétiques devraient être disponibles
dans le but d'informer les femmes sur le contrôle des naissances, car seule une femme en bonne santé au sein d'une famille intacte pouvait élever des enfants "en bonne santé" et "dignes d'un point de vue eugénique". Ce concept a été appliqué dans le monde entier après 1945, non seulement lors de la renaissance de la campagne de planification familiale en République fédérale d'Allemagne, mais aussi dans les pays du tiers monde".
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En 1931, Harmsen a envoyé à Hitler et à Mussolini, dont il admirait les positions, ses conclusions sur le risque d' "extinction de la famille de valeur qualitative" et le "fardeau financier considérable" que représentaient "un petit nombre de familles inférieures". Lors d'une conférence eugéniste la même année, il a appelé à la stérilisation des "moins précieux" et a été approuvé par toute l'assemblée.
Selon A.E Saaman du Center for Study of Medicine After the Holocaust dans l'article "Sanger and the Holocaust","Harmsen promouvait ce qui allait devenir le cœur de la politique eugénique nazie avant même qu'Hitler ne consolide son pouvoir. Lors de la Conférence évangélique d'eugénisme du 18 mai 1931, Harmsen aurait déclaré que l'État avait le droit de détruire des vies humaines ; des vies que l'État jugeait "indignes d'être vécues", un concept juridique et médical issu de Nietzsche, cher à Sanger."
Il voulait aussi séparer les "races" et éliminer "les parasites étrangers". Il écrivait dans un essai paru en 1931 que "Si l’on reconnaît qu’une nation doit se développer davantage pour survivre, alors on ne peut pas éviter la question de savoir ce qu’il faut faire des vies sans valeur et malades qui entravent le développement.". En 1935 il affirmait que "le sang Juif doit être séparé et tout mélange ultérieur doit être exclu". Mais officiellement, aujourd'hui encore, Harmsen n'était pas un vrai nazi.
Les médecins et les pasteurs protestants étaient d'ailleurs parfaitement d'accord sur la stérilisation obligatoires de différentes catégories de population.
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Les nazis sont arrivés au pouvoir en 1933, et à ce moment Harmsen était président de la conférence d'experts pour l'eugénisme et jusqu'en 1942 il a été directeur général du groupe de travail pour la santé publique. En 1942 il est devenu médecin pour la Wehrmacht, l'armée. En 1935, il a organisé l'accueil à Berlin du "congrès mondial de la population" [14], encensé dans le magazine US Time.
Malgré tout, et parce qu'il n'a pas été membre du parti nazi, Harmsen est passé à travers la dénazification, poursuivant sa carrière à l'Institut d'hygiène de Hambourg et en tant que prof d'hygiène générale et sociale à l'université de Hambourg, où il a contribué à créer et développer la faculté de médecine de 1945 à 1967.
Harmsen a pris la direction de l'Institut d'hygiène de Hambourg en 1946, et y a créé à la demande des autorités britanniques qui géraient une partie de l'Allemagne, une académie de médecine d'Etat. C'est intéressant car l'Angleterre a été à l'avant-garde dans la mise en place de la médecine en mode "Rockefeller", où tout est fondé sur la vente de nouveaux produits chimiques et de nouvelles technologies, et où on ne prend en compte ni l'individu ni son environnement. Il a quitté ses fonctions à l'Institut d'hygiène en 1969 seulement.
Apparemment, l'Institut a obtenu des financements de la fondation Rockefeller dès 1948. Celle-ci a aussi financé le déplacement de divers étudiants pour apprendre les méthodes de Harmsen, qui "avait développé dans les années 1950 une approche d’hygiène sociale qui établissait le lien entre les soins de santé complets à la naissance et les possibilités de lancement de programmes de planification familiale.", explique l'historien allemand Heinrich Hartmann [15].
Une bio à son sujet précise : "Chargé par les autorités d'occupation britanniques de réorganiser la formation des médecins militaires dans le nord de l'Allemagne, il a travaillé au rétablissement de la science et de la politique de population en République fédérale d'Allemagne sans jamais avoir à réviser son attitude à l'égard de l'eugénisme".
De 1948 à 1957 il était responsable du groupe d'études "Contrôle des naissances et eugénisme" à l'
Académie évangélique de Hambourg, avec le pasteur Ernst Bornikoel. Il a aussi édité environ une dizaine de revues liées à l'hygiène sociale et à la famille.
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1952 a été une année très productive pour Harmsen. Il a même reçu la visite d'un rapporteur de la CIA au sujet de ses recherches :
- Il est devenu le premier président de la Société allemande pour les sciences de la population, et président de l'Académie allemande pour les sciences de la population créée en 1953 à l'université de Hambourg [16]. Selon le journaliste scientifique Ludger Weß, cette association servait de "zone de recrutement et de réseau pour les plus grands esprits de la biologie raciale et démographique nazie", précise la page Wikipédia en allemand. Ces structures, où il s'est entouré d'eugénistes, lui ont donné une stature nationale.
- Il était l'un des membres fondateurs de la Fédération internationale pour le planning familial (IPPF) en 1952 à Bombay, imaginée par l'eugéniste et anticommuniste américaine Margaret Sanger, qui a créé le Planning Familial [17].
- Il co-fondé l'association Pro-Familia (Société allemande de conseil sexuel et de planification familiale), filiale allemande du Planning familial qui existe toujours, dont il a été le premier président pendant des dizaines d'années, puis en est devenu en 1980 le président honoraire jusqu'en 1984, deux après sa mort, quand son passé nazi a enfin fait surface.
Cela confirme une fois encore la relation directe entre l'eugénisme et le Planning Familial. Ce Planning Familial qui est si actif pour accélérer l' "éducation sexuelle" dès le plus jeune âge. Une émission que j'ai réalisé avec Anneke Lucas et Chantal Frei pour recueillir leur avis au sujet de cette "éducation sexuelle" a été diffusée récemment par l'Organisation Nationale Ethique Santé Transparence (cet entretien était réalisé dans le cadre de la campagne d'information d'ONEST). Elles expliquent que ce processus de sexualisation des enfants répond à une volonté délibérée des pédocriminels satanistes qu'elles ont connus dans le réseau, et qu'ils le pratiquent sur leurs propres enfants.
Pour Sara Weydner, de l'université Humboldt à Berlin, l'action de l'IPPF s'inscrit dans l'idéologie eugéniste et néo-malthusienne. Bien-sûr, c'est la liberté de choix des femmes qui a été mis en avant mais l'objectif final était de réduire les naissances, en particulier dans les couches défavorisées de la population. Mais à l'origine, la contraception n'était pas un droit individuel des femmes, pour l'IPPF : il s'agissait d'un "outil pour résoudre le problème de la "surpopulation" dans les pays en développement qui semblait menacer la modernisation économique mondiale et la stabilité politique", explique Sara Weydner.
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C'est la créatrice de l'IPPF, Margaret Sanger pour qui l'eugénisme était "la voie la plus adéquate et la plus complète pour résoudre les problèmes raciaux, politiques et sociaux", qui a choisi Harmsen pour piloter Pro Familia car il ne risquait pas de virer "communiste". C'est aussi elle qui l'a invité à la conférence fondatrice à Bombay en 1952, "en tant que représentant du mouvement allemand de planification familiale" précise Sara Weydner. Harmsen et elle étaient également alignés sur le fait que la contraception devait permettre de réguler les naissances en fonction de la croissance économique (donc du besoin de main d'œuvre et du risque de contestation sociale).
Depuis les années 1910-1920, la fondation Rockefeller, du temps du père de David Rockefeller, a beaucoup investi dans l'eugénisme, notamment dans l'American Birth Control League de Margaret Sanger ou dans le Population Council qu'il a créé en 1952. A partir de la Deuxième Guerre, la fondation Rockefeller a aussi financé des projets en Europe et ailleurs dans le monde, tels que l'IPPF.
Par contre, si Sanger était pour un contrôle strict des naissances, Harmsen s'inquiétait de la baisse de la démographie allemande.
L'IPPF est l'instance internationale de coordination de cette mouvance, et a mis en avant le fait qu'on choisisse le nombre d'enfants qu'on veut pour lever des fonds chez les donateurs US.
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Un rapport de la fondation Rockefeller sur son activité de 1953 évoque l'action d'Harmsen, alors directeur de faculté et professeur d'hygiène à l'université de Hambourg, pour faire évoluer le cursus des étudiants dans son domaine. Ce rapport précise que "En collaboration avec les autorités sanitaires, il révise également le programme des agents de santé. Pour soutenir le programme d'enseignement du Dr Harmsen à l'académie de santé publique au cours des cinq prochaines années, la Fondation Rockefeller a alloué 140 000 deutsche marks (environ 35 000 $) à l'autorité sanitaire de la ville hanséatique libre de Hambourg.
L'année dernière, une subvention de la Fondation a permis au Dr Harmsen de passer quelque temps en Angleterre et en Amérique du Nord pour observer les développements récents en matière de santé publique et les aspects sociaux de l'enseignement médical".
En effet dans le rapport de l'année précédente on lit qu'il a reçu un financement pour voyager : "Professeur Hans Harmsen, directeur de l'Institut d'hygiène de Hambourg ; 2 675 $ pour observer les évolutions de la santé publique et des aspects sociaux de l'enseignement médical au Royaume-Uni et aux États-Unis". Est-il allé observer les œuvres du Planning Familial ? Ou les travaux du programme MK Ultra (qui a démarré au début des années 50) ? Ou simplement comment transformer la médecine en VRP de Big Pharma ?
En 1958, c'est encore avec des subsides de la fondation Rockefeller qu'Harmsen s'est rendu en Turquie en tant que consultant dans le cadre de la mise en place d'un réseau international d'instituts d'hygiène pour développer la politique "familiale" de contrôle des naissances et de soins infantiles. Car la fondation Rockefeller a aussi modelé la médecine en Turquie. A partir de 1959 il est devenu consultant pour l'université d'Ankara et s'est donc rendu plusieurs fois en Turquie pour cela.
De 1955 à 1960, Harmsen a été engagé par l'office de l'ONU pour les réfugiés, afin de réaliser des études sociologiques "du processus d’intégration de 54 000 personnes déplacées et réfugiés non allemands enregistrés" et de leur droit à percevoir des allocations.
Sa carrière a continué, avec des fonctions officielles : il a été nommé en 1963 Chef du comité de travail "Population et Famille" de l'Office central allemand de la santé publique à Francfort et Membre du Conseil consultatif scientifique du Ministère fédéral de la Famille et la Jeunesse. De 1962 à 1969 il a été vice-président, président de la section allemande du Centre de recherche sur le problème mondial des réfugiés (AWR), puis à partir de 1969 président de l'AWR international, et en 1970 il a obtenu la Grande Croix Fédérale du Mérite.
Son passé nazi n'a fait surface que dans les années 80, il a même démissionné de Pro-Familia en 1984 quand ses propos cette époque sont revenus à la surface, et il est mort en 1989. Sa fille Ursula a été élue députée pour le parti chrétien démocrate de 1978 à 1986. Harmsen était un eugéniste de la pire espèce, qui regrettait que l'Etat ne puisse pas "détruire les existences gênantes".
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Je remercie Anneke Lucas d'avoir cité cet individu, qui relie les réseaux MK, la fondation Rockefeller, l' "éducation sexuelle", les nazis et les eugénistes. Il représente exactement les différentes causes de la situation délirante que nous connaissons en 2025, sur laquelle je ne vais pas revenir, qui n'est pas issue de rien mais est le fruit d'un long processus de pourrissement, mené sur plusieurs générations.
Il y a l'argent et le pouvoir qu'il apporte, certes. Mais il y aussi de l'idéologie. Quand ils se revendiquaient eugénistes, cette idéologie était plus claire, elle transparaissait bien : ces individus très riches se considèrent supérieurs à la masse de la population, ils pensent avoir davantage de valeur et qu'ils sont légitimes à diriger tout le monde et à penser pour tout le monde. Ils n'ont pas changé depuis des siècles mais leurs moyens deviennent inquiétants car les techniques ont évolué depuis le début du programme MK-Ultra.
Quant aux objectifs poursuivis, ils sont simples puisque ce sont toujours les mêmes : se goinfrer toujours plus en exploitant le monde et empêcher les populations de décider de leur avenir. Ils diffusent déjà leur idéologie eugéniste, qui par ailleurs s'inscrit très bien dans le délire satanico-pédocriminel, dans la société depuis plus d'un siècle. Et ils s'attaquent particulièrement aux enfants pour les rendre stupides et vulnérables à leurs pulsions, quant aux adultes, on les fracasse à coup de stress, de divertissement et de propagande.
Il est important d'identifier les acteurs de ce cirque destructeur, comme Harmsen, comme David Rockefeller, comme bien d'autres dont il faudrait pouvoir parler pour que les gens comprennent bien à quel point nous sommes cernés par ces individus.
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[1] Dans cet article, Anneke Lucas s'exprime aussi au sujet de ses mésaventures de lanceuse d'alerte en France, et sur l'impression que son témoignage a été utilisé pour faire du sensationnalisme ou même à des fins politiques ou idéologiques.
[2] STARFIRE, "MK Ultra Dark Labs: 1959-1975. Testimonial Report", 2019, Kindle Edition.
[3] Condamné à 20 ans à Nuremberg, Becker-Freyseng a été recruté immédiatement par les US pour travailler dans la médecine spatiale.
[4] Acquitté à Nuremberg, Schafer a été recruté en 1949 par les US dans le cadre de Paperclip pour travailler au Texas sur la base de Randolph Field.
[5] Report from Heidelberg: the story of the Army Air Forces, Aero Medical Center in Germany, 1945-1947.
[6] Le château, qui est en fait une ruine depuis que les Français l'ont détruit au XVIIe siècle, appartient au Lander de Bade-Würtemberg.
[7] Stephen Kinzer, "Poisoner in chief. Sidney Gottlieb and the CIA search for mind control", 2019, Henry Holt & Company.
[8] Idem
[9] Son rapport a été tellement inutile qu'une autre commission a été mise en place 1975, la commission Church, qui a entendu plus de 800 témoins.
[10] Hugh Wilford, "The Agency. A History of the CIA", 2019, The Great Course.
[11] GUYATT, DAVID. “Anti-Personnel ‘Soft-Kill’ Em Weaponry.” World Affairs: The Journal of International Issues 9, no. 4 (2005): 41–57. https://www.jstor.org/stable/48531829
[12] Best a notamment introduit en France une idée conservée par nos élites "démocrates" la détention administrative, sans décision de justice.
[13] Sabdste Schleiermacher, "Racial hygiene and deliberate parenthood : two sides of demographer Hans Harmsen's population policy", "Journal of international Feminist Analysis", n°3, 1990.
[14] Le congrès mondial de la population à Berlin était aussi un instrument de propagande nazie. Il a été ouvert par le ministre de l'Intérieur Wilhelm Frick, pour montrer l'objectif d'amélioration de la population allemande.
[15] Heinrich Hartmann, "Eigensinnige Musterschüler. Ländliche Entwicklung und internationales Expertenwissen in der Türkei (1947–1980)", Campus, 2020.
[16] Cette Académie allemande des sciences de la population, qui recrutait parmi les eugénistes, était le centre de coordination des projets de recherche universitaire sur les questions de sciences de la population, et avait une influence sur l'orientation des travaux universitaires en la matière dans toute l'Allemagne.
[17] L'IPPF prenait la suite de l'International Committee on Planned Parenthood (ICPP) créé en 1948 par Margaret Sanger pour "recueillir et de diffuser des informations sur la fertilité humaine et le contrôle des naissances, l'éducation sexuelle et les problèmes de population, ainsi que d'organiser des programmes, des conférences et d'autres activités liées à l'éducation au contrôle des naissances". L'IPPC comprenait 5 organisations : la Family Planning Association of England, la Planned Parenthood Federation of America, le Margaret Sanger Research Bureau, la Nederlandse Vereniging Voor Sexuale Hervorming (Pays-Bas) et le Riksförbundet for Sexuell Upplysning (Suède).