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25 juin 2026

Elections truquées et contestation sociale en Amérique latine : les US reprennent le contrôle

Après 50 jours de blocage en Bolivie et des résultats de scrutins nationaux manifestement truqués par les Etats-Unis comme ils en ont l'habitude, faisons le point sur la situation en Amérique latine. Une situation explosive, où certains pays sont clivés comme jamais entre l'extrême-droite à la solde de l'impérialisme US et une gauche qui porte un projet de progrès social. 

Les élections sont truquées pour faire passer les partis alignés sur les Etats-Unis, en général à l'extrême-droite, et Trump déploie ses troupes au prétexte du nacrotrafic.

 

Alors que l'ambiance électorale en Amérique latine est très proche de celle qu'on connaît ici, où les populations écrasées par le néo libéralisme reviennent de plus en plus vers des partis de gauche qui tentent de construire un avenir collectif, pendant qu'une partie croit être anti-système en votant à l'extrême-droite, et que le centre néo-libéral ne représente plus que des baby-boomers et des actionnaires, les médias se montrent particulièrement silencieux sur la situation. C'est pour cela qu'il est important de se rendre compte de ce qu'il se passe, entre réappropriation de la politique par les populations et autoritarisme néo-libéral destructeur.

Si des présidents de gauche ont été élus il y a quelques années, c'est parce que Biden a demandé que les US cessent de truquer les élections sur le continent. C'est donc le vote des gens qui a compté, et Kazt par exemple, l'actuel président chilien d'extrême-droite, a perdu en 2021.

Je ne serais pas étonnée qu'une nouvelle Opération Condor, de traque voire même d'élimination des opposants de gauche, sur tout le continent, soit remise en place comme au bon vieux temps -pas si vieux que ça puisque la dernière était le Brésil, encore en 1986- des dictatures militaires.

Trump avait prévenu dans sa stratégie nationale de sécurité délirante : il se servira de toutes les ressources du continent et empêchera toute opposition à la domination US, en servant au passage les intérêts sionistes. Et ce ne sont pas les dirigeants-marionnettes européens qui vont l'en empêcher, comme ils l'ont déjà démontré.

Ce qu'il se passe aujourd'hui en Amérique latine n'est clairement pas le fruit du hasard. C'est une opération politique qui préfigure une opération militaire, avec le déploiement de forces armées US dans tout le continent. Le prétexte ? La lutte contre le trafic de drogue, comme à l'époque de Reagan et de sa "war on drugs" totalement bidon, puisqu'en réalité la CIA organisait le trafic de drogue à l'échelle internationale.

 

Colombie : une élection truquée en faveur de l'extrême-droite pro US

Commençons par la Colombie, où le deuxième tour des élections présidentielles opposant la gauche à l'extrême-droite s'est déroulé dans un climat très tendu, sur fond de votes achetés et de manipulation électronique des résultats.

La politique de gauche modérée qu'essayait de mener Gustavo Petro ne plaisait pas à la frange de droite et  d'extrême-droite, nombreuse dans ce pays où la guerre civile entre paramilitaires et groupes armés d'extrême-gauche se mélangeait aux narcos dans un marais de corruption politique, de la police et de l'armée. 

Dans la soirée, le candidat d'extrême droite, l'avocat petit bourgeois, sioniste et patron d'entreprise Abelardo de la Espriella [1] s'est déclaré vainqueur avec moins de 1% d'avance, en gagnant grâce au vote des colombiens installés aux Etats-Unis -où certains ont pu voter plusieurs fois. Mais le candidat de gauche Iván Cepeda, successeur du président actuel qui a toujours refusé d'obéir aux injonctions US, a annoncé qu'il contestera les résultats de plus de 30 000 bureaux de vote. 

Et les médias occidentaux, bien alignés sur Washington, se sont empressés d'annoncer sa victoire, de même qu'Israël qui l'a même félicité, alors que les contrôles sont toujours en cours. Car maintenant, ce sont "les médias" qui annoncent le vainqueur, le plus tôt possible, peu importe les preuves de fraude et les contestations qui peuvent avoir lieu.

De la Espriella est pourtant une sorte de caricature de Trump et de Milei, qui va s'en prendre à la gauche, militants, syndicats, liberté de la presse, pour engraisser encore plus les riches et mater les autres pour qu'ils soient toujours bien rentables. Ses business sont soupçonnés de servir au blanchiment d'argent et l'origine de sa fortune n'est pas claire. C'est le candidat que soutient Trump, et il a dit qu'il mettra le pays à son service, comme le font l'Argentine, le Chili et la Bolivie, gouvernés au mieux par la droite néo-libérale et autoritaire, au pire par des fascistes.

Sur Twitter, on voit passer des vidéos de militants d'extrême-droite en train d'acheter des votes en Colombie, et il y a surtout des histoires de machines à voter israéliennes, avec des intérêts français dans l'entreprise. Le président actuel, Gustavo Petro, a demandé des explications et a même dénoncé le trucage des élections par Israël. Selon lui, les adresses IP des serveurs du registre national ont été modifiées en cours de dépouillement, et les résultats des bureaux de vote ont été inscrits par des personnes extérieures aux collèges électoraux.

Des centaines de preuves d'achats de votes et de pressions sur des assesseurs ont été réunies. Dans certaines régions, des groupes paramilitaires ont empêché les gens d'aller voter. Il y aussi des bureaux de vote où plus d'électeurs ont voté Abelardo qu'il n'y avait d'électeurs inscrits, comme l'un où il a récolté plus de 1338 voix sur 220 électeurs.

Petro explique la manipulation sur Twitter et ailleurs, et il est évident qu'en Colombie comme ailleurs y compris au macronistan, les élections ont été truquées à différents niveaux. La Colombie s'est dotée d'un système centralisé pour organiser les remontées des scrutins depuis les bureaux de vote. Petro explique que des algorithmes ont été supprimés pour permettre la manipulation des résultats en modifiant les résultats des bureaux de vote.

Lors des scrutins, Petro avait appelé les avocats à venir observer les scrutins dans les bureaux de vote, et des observateurs ont été empêchés de passer par l'armée : En Antioquia, il semblerait que l'armée ait reçu l'ordre d'empêcher témoins et avocats d'accéder à la zone de surveillance des recherches. 

Dans la soirée de dimanche, de nombreuses manifestations ont éclaté dans les villes (ici à Bogota), et il semble que l'armée est venue réprimer le mouvement, notamment à Cali où des coups de feu ont été tirés. Elles ont continué ce lundi dans de nombreuses villes, mais il y a fort à parier que Trump et ses sous-fifres occidentaux seront ravis de négocier avec le facho, quel qu'en soit le prix pour les colombiens. 

De La Espriella a annoncé ce 24 juin qu'une de ses premières mesures sera d'inclure la Colombie dans le Bouclier des Amériques, une initiative du gouvernement de Donald Trump, qui autorise des opérations contre le trafic de drogue et le déploiement de troupes américaines sur le territoire des pays membres. Parallèlement, le président élu progresse déjà dans la constitution de son équipe gouvernementale.

On peut maintenant craindre le retour des groupes paramilitaires armés, de la criminalité et de la corruption qui vont avec, pendant que les opposants se feront emprisonner ou assassiner, comme il y a 20 ans. Petro, quant à lui, explique que s'il doit partir maintenant, c'est "sans le sou, mes comptes sont gelés et ma liberté de circulation est restreinte. Ma situation financière est pire qu'à mon arrivée."

 

 

Bolivie : 50 jours de blocage pour réclamer le départ du président néo-libéral

La Bolivie est en insurrection depuis le 1er mai, quand une grève générale a été déclarée contre la politique austéritaire du président, le néo-libéral Roberto Paz, élu en novembre 2025 après une longue période d'instabilité et aussi parce qu'Evo Morales, harcelé par les autorités, a été empêché de se représenter. Il a mené une politique ultra-libérale - tout pour le capital et des impôts pour les travailleurs -  avec par exemple une réforme agraire qui privatise des terres indigènes, la fin des subventions sur l'alimentation et l'autorisation pour Trump d'exploiter le lithium, ce qui a entraîné une baisse rapide du niveau de vie. Sa politique est un musée des horreurs capitaliste : Paz est un caniche de Trump qui met le pays et ses ressources à disposition des US, et la contestation est nourrie par de nombreux facteurs, les mêmes que ceux qui ont créé les Gilets Jaunes.

La contestation sociale est devenue politique. Des dizaines de routes ont été bloquées par une coalition de la centrale ouvrière (COB), des indiens et paysans, puis de la jeunesse, des enseignants, qui a commencé à s'effriter tardivement après que le leader de la COB a accepté de négocier. C'était pourtant une ligne rouge fixée par les indiens et paysans, qui exigeaient uniquement la démission de Paz.

En réponse, celui-ci a instauré l'état d'exception le 20 juin., et envoyé l'armée aider la police à casser les blocages. La pression médiatique est énorme, car les blocages ont en effet des conséquences en termes d'approvisionnements en carburants, énergies, produits médicaux et aliments. Mais au lieu de partir, Paz pousse le pays dans une situation quasi insurrectionnelle. Le Parlement a de toute manière autorisé l'armée à aider la police pour écraser le mouvement. Des leaders indigènes, paysans et syndicaux ont été arrêtés et sont retenus en otage sans jugement.

 

Pérou : fraude probable sur les votes de l'étranger pour l'extrême-droite 

Le Pérou votait aussi pour l'élection présidentielle, avec l'opposition de l'extrême-droite fujimoriste (la fille du dictateur Alberto Fujimori, soutenue par Trump et Israël, se présentait) et de la gauche modérée derrière Roberto Sanchez. La situation était très tendue, les rues de Lima étaient fermées pour empêcher des manifestations dénonçant les fraudes (comme à chaque élection où la droite gagne).

 A peine 40 000 voix séparent les deux candidats. Les résultats seront annoncé mi-juillet mais la fasciste est annoncée gagnante, là aussi grâce aux voix de l'étranger (les votes du pays ont mis la gauche en tête).

Là aussi, les accusations de fraude volent de tous les côtés. Comme en Colombie, la gauche dénonce des fraudes sur les remontées des votes de l'étranger, plus faciles à manipuler, cela "en démantelant arbitrairement et sans justification le système de sécurité logistique, informatique et diplomatique des votes des Péruviens de l'étranger lors des élections générales de 2026, violant ainsi les principes de neutralité de l'État, de légalité et d'inviolabilité des règlements". Il demande l'annulation de plus de 300 000 votes.

Des manifestations ont lieu pour dénoncer les fraudes que certains qualifient de "monumentales". Mais là encore, tout semble se passer comme si rien n'allait se passer, comme s'il fallait minimiser voire taire les irrégularités", pour acter au plus vite la victoire d'un nouveau caniche de Trump.

Les indigènes Aymara ont dit qu'ils ne reconnaitront pas l'élection de Fujimori et Roberto Sanchez vient d'annoncer le 23 juin qu'il ne le reconnaitra pas non plus.

 

Equateur : Un néolibéral pro Trump aux manettes 

Manifestation le 23 juin 2026

Né en 1987 à Miami, le président équatorien Daniel Noboa, réélu en avril 2026, préfigurait cette nouvelle vague brune qui déferle sur l'Amérique latine. Là aussi, la gauche avait contesté les résultats et demandé un recomptage des voix. Le résultat a en effet beaucoup surpris les observateurs, et il y avait des incohérences, comme 20 000 voix d'écart avec Luisa Gonzalez au premier tour, 1 million annoncées au deuxième tour.

Noboa est d'abord un fils d'un exportateur de bananes qui est le milliardaire le plus riche d'Equateur, pro US et pro Israël. Il est soutenu par Trump qu'il appelle à la rescousse face à la montée du narcotrafic et de la criminalité en général. D'ailleurs Noboa et de la Espriella (Colombie) ont annoncé qu'ils allaient collaborer dans la lutte contre le narcotrafic, ce qui permettra surtout de militariser la région, de créer de l'instabilité et de réprimer les mouvements de contestation. D'autant que Noboa est certainement impliqué dans le narcotrafic, étant actionnaire majoritaire d'une boîte d'exportation qui faisait passer de la drogue dans des conteneurs de bananes à destination de l'Italie et de la Croatie [2]. Il est aussi lié par son frère à un scandale de corruption et de détournement de millions de dollars d'essence.

Depuis mai, un couvre-feu militaire a été imposé dans la majorité des villes, au prétexte d'une forte augmentation de la criminalité, qui est pourtant la suite logique des politiques néolibérales et de la paupérisation généralisée des citoyens. La semaine dernière, un nouvel état d'exception a été déclaré pour 60 jours. Et alors que le parlement a avait voté contre l'installation de bases militaires US dans le pays, des Special Force US sont bien sur place, officiellement pour combattre le trafic de drogue.

Ce mardi 23 juin, les organisations sociales ont lancé une pétition pour la révocation du mandat de Noboa.

 

Chili : Un fils de nazi pour ravager le pays façon macron

Le Chili, où l'instabilité politique est très forte depuis 2019, a voté en mars 2026. Et qui a gagné sur fond d'accusations d'ingérence et de fraude électorale et de campagnes d'intox par des armées de trolls ? Le candidat d'extrême droite José Kast, fils de nazi émigré après la guerre et frère d'un ministre des Finances et directeur de la Banque centrale sous Pinochet. Il est maintenant occupé à détruire tous les acquis sociaux (112 programmes sociaux supprimés) et à vendre le pays à la découpe, ce qui déclenche d'importantes manifestations dans le pays depuis mars, et évidemment une répression violente. Le mouvement a repris de plus belle début juin.

C'est dans ce pays que récemment, un chien anti-drogue a sauté sur la poche de pantalon d'un gradé des forces de l'ordre lors d'une présentation officielle.

A peine élu Kast a fait une déclaration avec Trump pour annoncer l'open bar sur l'exploitation des terres rares et minéraux critiques au profit des actionnaires internationaux, quitte à expulser des communautés indigènes et des paysans. Il semble aussi faciliter l'immigration des sionistes, qui commencent à s'installer en Patagonie, où ils reprennent les mêmes comportements de bestiaux déglingués qu'en Palestine. En Argentine où Milei les a carrément invités et au Chili, la communauté Mapuche en Patagonie tire la sonnette d'alarme.

 

Mexique : La Présidente annonce des ingérences au prochain scrutin

Claudia Sheinbaum

Le Mexique est actuellement dirigé par Claudia Sheinbaum, qui a réussi à mener plusieurs politiques de gauche comme la sécurité sociale pour tous, l'augmentation du salaire minimum, la construction de logements sociaux... Elle tient à préserver une indépendance vis-à-vis des US, mais les élections sont l'année prochaine, et elle a déjà prévenu qu'il y a un très fort risque d'ingérence et de manipulation des élections, dans ce pays voisin des Etats-Unis, qui résiste comme il peut au colonialisme version Trump.

Lors de la grande opération en février 2026 contre El Mencho, le narcotrafiquant à la tête du cartel de Jalisco Nouvelle génération qui a commencé sa carrière aux Etats-Unis et a fait tomber tout le cartel, les autorités mexicaines ont dit que les armes saisies chez les narcos venaient des Etats-Unis ainsi que d'Israël. La Présidente a encore récemment demandé aux Etats-Unis d'agir sur leur territoire contre le crime organisé et le trafic d'armes vers le Mexique.

Le 1er juin Claudia Sheinbaum a dénoncé l'ingérence permanente des Etats-Unis dans la politique nationale, et Trump continue à utiliser le prétexte des cartels qui domineraient le Mexique pour faire pression, par exemple en inculpant le gouverneur de l'Etat de Sinaloa de trafic de drogue et en le condamnant à perpétuité, ou en essayant de rebaptiser le Golfe du Mexique en "golfe d'Amérique". Si ça a été le cas pendant la domination sans fin de la droite, rien ne montre des liens entre le parti de Sheinbaum et le narcotrafic.

 

Venezuela : coup d'Etat réussi

Capture de Nicolas Maduro et sa femme par les US en janvier 2026

Maduro est toujours retenu aux Etats-Unis après le coup d'Etat US, qui leur a ouvert l'accès aux ressources stratégiques semble être grandement facilité. Depuis 2002, une dizaine de coups d'Etat ont été menés par les US au Venezuela, et celui-ci a fonctionné parce que des cadres de l'Etat et des hauts gradés de l'armée ont trahi. Et parce que son entourage était vérolé, comme Delcy Rodriguez, qui était son bras droit et dirige aujourd'hui le pays, main dans la main avec Trump.

Le Venezuela qui depuis 2019 ne pouvait plus vendre son pétrole, doit maintenant le vendre en quantité aux US et s'arroger une dette de 230 milliards de dollars, pour bien mettre la tête sous l'eau de la population et l'obliger à tout vendre, comme le fait le micron chez nous. Cela représente un taux d'endettement pire que celui de la Grèce au moment de la crise de sa dette. C'est le prix pour la fin de l'embargo et des punitions iniques des US sur ce pays. 

Après l'avoir détruit, ce sont des entreprises US qui vont se gaver sur la reconstruction, comme General Electric qui vient de décrocher le contrat pour la reconstruction du réseau électrique.

 

Cuba : le pays étranglé cède à l'économie de marché

Cuba, qui vit sous embargo depuis 1962, résiste et doit donc être détruite. Le pays est aidé par des approvisionnements du Mexique et de la Colombie, notamment, mais si l'extrême-droite passe en Colombie cette aide sera stoppée.

La pression est de plus en plus forte, Trump menace carrément d'une invasion militaire, les entreprises étrangères ont toutes dû quitter l'île sous la menace de sanctions US, et Cuba manque de ressources essentielles. C'est ainsi que le président a fini par céder, ouvrant la voie à l'économie de marché et au libre-échange, à l'entrée de capitaux étrangers et privés dans les entreprises et dans l'économie en général.

Le pays a été tout simplement étranglé par les US, comme ils l'ont fait avec le Venezuela, sans que les larbins européens n'y trouvent à redire. L'autodétermination des peuples, qui ont le droit de décider de leur propre système, n'existe pas dans le monde de Trump et des rapaces capitalistes US qui veulent mettre la main le plus vite possible sur la plus grande quantité de ressources qu'ils peuvent accaparer.

 

Argentine : les néo-libéraux ravis, le peuple mange de l'âne

L'Argentine de Milei est en ruines économiquement et ne tient que grâce aux perfusions d'argent frais des Etats-Unis. Ce sioniste patenté est soutenu par Trump pour laisser le capital US mettre la main sur ses entreprises, ses services publics, et en augmentant sa dette. Certains s'extasient devant ses résultats économiques, possibles grâce à des prêts US.

Des colons sionistes s'y installent, Peter Thiel aussi apparemment. Des avions militaires US atterrissent à Ushuaïa, où la Chine développe aussi des projets autour du port notamment, sans que personne ne sache ce qu'ils font.

Pourtant, on entend parler de pénurie de viande et d'autres denrées alimentaires à cause de la spéculation -et Milei conseille de manger de l'âne, pendant que les loyers flambent à cause de la dérégulation au point que même de bons salaires ne permettent plus de vivre en ville. Idem avec le prix des médicaments, devenus inaccessibles pour beaucoup.

 

 

L'Amérique latine n'est pas seule à connaître une poussée de contestation sociale et politique. On pourrait parler des Etats-Unis où des villes entières se lèvent contre les data centers qui pullulent et demandent un débat public, de l'Albanie où les citoyens sont en train de bloquer de vastes projets immobiliers et touristiques de la clique Trump, du Portugal où les grèves et la mobilisation ont bloqué tout le pays et mis fin à un projet de régression des droits du travail.

Je pense que beaucoup en ont assez du discours selon lequel rien ne peut changer, de l'accaparement rapace d'une clique d'ultra privilégiés qui vivent sur le dos des populations et des faux politiciens de nos démocraties en toc. Le capitalisme ne peut pas durer, c'est une évidence pour ceux qui le subissent le plus, dans les continents que nous avons saignés jusqu'à présent, pour les laissés pour compte de la productivité chez nous, pour ceux qui essaient d'anticiper les catastrophes sociales, environnementales, économiques qui commencent seulement.

 

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L'Amérique latine redevient une provine américaine, comme l'est l'Europe depuis 1945. En face, la Chine étend ses routes de la soie et risque de passer à une stratégie plus offensive. Les populations d'Amérique latine, d'Afrique et d'Europe sont prises en étau entre ces deux puissances, et les droits sociaux et politiques ne comptent pour aucune de ces puissances. 

Les citoyens doivent trouver un chemin sinueux pour ne pas finir avalés par la machine de propagande et d'exploitation, probablement en le construisant pierre après pierre.

En 2027 en france, Trump et Israël diffuseront des fake news contre la gauche et au service des partis d'extrême-droite, ou atlantiste néo-libéraux. Il est évident que le schéma qui s'applique en Amérique latine s'applique aussi à nous. 

 

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[1] Avocat, il s'est fait une réputation en défendant, par ailleurs très bien, les paramilitaires d'extrême-droite qui avaient massacré des indiens et paysans, organisé le trafic de drogue avec les narcos, et corrompu des générations de politiciens qu'ils aidaient par ailleurs à mater l'opposition. 

[2] Noboa a été élu par surprise en 2023, après l'assassinat d'un candidat anticorruption. Son père s'est présenté 5 fois à l'élection présidentielle en Equateur, jusqu'en 2006.

[3] Une militante polonaise qui travaillait sur cette entreprise, Noboa Trading, et ses activités dans le trafic de droguée et le vol de terres, Monika Silva Koniuszek, a été retrouvée sans vie peu après avoir envoyé son dossier à l'ambassade US à Quito. Il n'y a même pas d'enquête puisque la mort a été classée en suicide en l'espace de 24h.

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Commentaires
O
La convergence entre les intérêts US, largement engagés sur le développement de l'IA comme sortie de secours économique, ces prises de position en Amérique du Sud, et le début d'installation de centres de données gigantesques (comme Open IA en Argentine - projet stargate) permettant de résoudre ailleurs qu'aux USA les questions d'énergie, de pollution et d'autorisations, ma laisse penser qu'il peut y avoir là une partie de réponse à cet intérêt grandissant.
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