17 février 2009
Des pots de vins aux juges pour remplir les prisons
Un entrefilet paru ce matin dans La Libre Belgique m'a légèrement choquée, même si on a l'habitude des magouilles judiciaires, surtout aux Etats-Unis. De quoi s'agit-il? De deux juges qui ont touché des pots-de-vins par une entreprise qui "exploite" les prisons de jeunes (et des autres), afin de remplir lesdites prisons. Il s’agit de la pire dérive liée à la privatisation du système pénitentiaire qui puisse exister. C’est ni plus ni moins que du trafic d’êtres humains. Nous vivons une époque formidable. Deux juges de Pensylvanie, Michaël Cohalan et Mark Ciavarella (qui a présidé le tribunal pour enfant du Durant la période où ont officié les deux juges pourris, 5.000 gamins de 13 à 18 ans ont été « jugés » coupables par nos deux compères. Selon le Juvenile Law Center, plus de 2.000 ont été envoyés en prison. Et parfois, pour des motifs qui laissent vraiment perplexes, comme ce cas cité par l’Express d’un gamin qui a été mis en taule pendant 9 mois pour avoir volé un flacon d’épices de noix de muscade d’une valeur de 4$. No comment. L’avocat de PA Child Care, Mark Sheppard, affirme quant à lui que son client a été victime d’extorsion de fond, et n’aurait jamais rien demandé aux deux juges. Ce qui, l’un dans l’autre, est possible aussi. Mais ce serait étonnant parce que les juges ont permis de passer un contrat pas du tout intéressant avec PA Child Care, d’un montant de 58 millions de dollars, et qu’ils auraient encore touché plus d’un million de dollars d’une entreprise de construction, Mericle Construction, pour l’extension de centres pénitentiaires dans le comté.
comté de Luzerne pendant 12 ans), viennent donc de plaider coupables et ont quitté la Cour. Ils auraient touché 2,6 millions de dollars pour mettre en prison, durant quatre ans, de 2003 à 2007, des jeunes qui n’auraient jamais du recevoir une telle sanction pour les actes qui leur étaient reprochés. En échange des cet argent, nos deux juges ont facilité le placement de jeunes pseudos délinquants dans des centres gérés par PA Child Care et Western PA Child Care, via des procédures inventées ad hoc et très efficaces.
L’an passé, un groupe d’avocats de Philadelphie (The Juvenile Law Center) a porté plainte au sujet du traitement infligé par le tribunal à une centaine de jeunes du comté de Luzerne où opèrent nos deux magistrats, et ont demandé l’annulation des décisions de justice les concernant. Certains de ces jeunes n’avaient même pas pu avoir un avocat (et on ne le leur avait pas proposé non plus même s’ils y avaient droit), et d’autres avaient été sanctionnés de manière disproportionnée. Cette semaine, les avocats remettent ça et vont déposer des plaintes pour des dizaines de parents qui ont appris le pot-aux-roses.
Histoire de bien sombrer dans le glauque, une avocate du Juvenile Law Center expliquait en outre que « les jeunes étaient des cibles faciles. Beaucoup d'entre eux n'avaient même pas d'avocats et quand ils demandaient un avocat commis d'office, on leur disait qu'il faudrait attendre des semaines ». C’est sûr qu’il est plus facile de traiter de cette manière des gens plutôt pauvres et peu instruits que les bourgeois du coin.
09 février 2009
Scène de tabassage ordinaire...
On le sent tous, que ce soit dans les syndicats, les associations, les partis de gauche ou autre: la pression policière monte, graduellement. Une amie m'a fait parvenir ce témoignage d'un ami à elle, que j'ai rencontré plusieurs fois et qui n'est pas du genre à exagérer les choses. Que raconte-t-il? Une virée de police dans un café, tonfa et lacrymo à la main. Et bien sûr, pas de motif ni de possibilité d'aller porter plainte. Rien que de très banal, en somme.
La parole est à Manu:
Bon, c'est un peu long mais marquant;
en gros ça raconte une descente injustifiée d'une extrème violence,dans un bar en plein centre de Limoges où j'ai par ailleurs passé quelques soirée sympathiques cet été...
Alors , vite fait, pour informer ceux qui n'était pas la et pour relayer l'info, voila ce qui s'est passé ce jeudi 22 Janvier a Limoges: Faites passer l'info svp, n'ayant pas les adresses de tout le monde.
Un sound system s'organise au Teddy Bear, rue Delescluze à Limoges. A la base le sound-system se fait en soutien aux supporters Bordelais "emprisonnés injustement" comme le dit l'affiche qui annonce la soirée.
Tout se passe bien , il y a une super ambiance, le bar est bondé, on est plusieurs à passer des vyniles, il est 23H environ et la soirée s'annonce bien, le son n'est pas trop fort et l'ambiance bon enfant. Vers 23H30, du fond du bar, derriere les platines et face a la piste de danse, N, B, et moi voyons 2 flics, suivi de 2 autres essayer de se frayer un passage dans le bar, tonfa a la main, dans notre direction. A partir de la, les flics chopent violemment un gars qui dansait tranquillement , lui mettent les menottes et se mettent a hurler "tu te calmes! Tu te calmes!!", paradoxalement le gars n'oppose aucune résistance, et se voit etranglé facon savate par les keufs.
Forcément on bouge vers les flics pour demander des explications, tout le bar ne pige plus rien, on veut s'expliquer, se demandant ce qui se passe pour justifier une arrestation facon "on a chopé le cartel"... Les gens veulent sortir en masse, saisis par l'incompréhension, dehors les collegues qui saisissent la situation nous incitent a rentrer dans le bar histoire d'éviter le grabuge et l'emeute générale. Nous voila parqués dans le bar, tous assez remontés (une quarantaine de personnes, collègues, camarades, amis, gens là par hasard,et heureusement pas d'enfants!); Ensuite deux trois flics rentrent dans bar histoire de tater l 'ambiance générale.
Forcément sa part un peu dans tout les sens, mais sa reste verbale, sa reste des interrogations, des
injonctions aux flics style "mais calmez vous, c'est idnadmissible, que se passe t-il?"...Mais ayant chopés déja deux gars, raison de leur venue d'origine apparament, il reste des places dans les voitures qui arrivent. On ne voit pas bien de l'interieur du bar mais deja 4 voitures dont une de la BAC sont là, et d'autres arriveront par la suite. En plus c'est pratique, ils sont venus interpeller deux mecs, et ils se retrouvent dans un bar bondé de "gauchistes" , red ou anar, en plus de quelques étudiants, c'est le moment de faire monter les quotas. On dirait les flics du Bopé version beaufs Limousins, remontés a bloc de cc, une gazeuse dans la main, un tonfa dans l'autre.
La tension est palpable, le flic ouvre la porte du bar donc, N, qui a bu du jus de fruits toute la soirée, l'interpelle poliment "calmez vous que se passe t'il, qu'a t-on fait?" De là le flic sort un truc du style "qu'est ce que t'as il y a un truc qui va pas? Ya un truc qui va pas?"il repete sa deux trois fois en hurlant, Un hippie a ma droite commence a vouloir jouer le rebel, quelque potes un peu plus en retrait hurlent au flics de s'arreter, que oui si sa se passe comme sa, il les attendent parce que effectivement "ya un truc qui vas pas"...
De là, ca part, Le hippie se fait tirer hors du bar par les flics, menotté et embarqué dans une bagnole, puis c'est au tour de N de se faire embarquer, comme sa, pour le plaisir,je sens que je vais y passer aussi alors je tente de garder le sang froid. C'est le moment de faire du quotas, en pleine période de paranoia terroriste, de manif pro palestinienne et de fetes en soutien pour des mecs injustement emprisonnés et de surcroit des antifascistes. Sa fait déja 4 arrestations en un quart d'heure, il n'est peut-etre meme pas minuit. Dans la panique générale, on sort du bar, les flics sont une dizaine, arnachés comme des guerriers, la haine dans les yeux, gazeuzes et tonfas a la main. Il y a 7 bagnoles de flics, girophares allumés, sous la pluie, dans la rue Deslescluze. Une des rues certainement les plus étroites de Limoges, en plein centre ville. Inutile de dire que l 'ambiance est Madmax, que un ou deux mecs de l'Uni se rincent l'oeil comme il faut et jubilent de leur fenetre, tandis que Alban, le jongleur, le relou qui vous a emmerdé au moins une fois en soirée, et qui s'avére étre la balance des flics, s'est tiré en douce,( faire ses valises j'éspère pour lui)...
Bref on décide de re-rentrer dans le bar, quitte a etre en sécurité. Mais c'est l'inverse qui se passe, je voit un flic arriver de l'extérieur, tonfas a la main vers la porte. Les quelques-uns qui sont a proximité de la porte essaient de la bloquer, je tente de la bloquer avec mon pied sans vraiment comprendre ce que le flic cherche a faire, du moins a ne pas réussir a me résigner au fait que si, il a bien l'intention de nous gazer dans le bar...
Le flic s'énerve, les deux trois copains qui étaient dehors nous ont dit par la suite que les keufs étaient hyper enragés, et etait en train de préparer les matraques pour exploser la vitre du bar, quitte a faire un massacre. Nous de l'intérieur on sent bien que sa pue, et on prefere arreter de retenir la porte, les flics entre alors a 5 ou 6, je me retrouve face a eux, je les voient qui choppe les gazeuses et commencent à parquer tout le monde au fond du bar, comme des moutons, les chaises tombent, les verres se brisent, et le matos de musique ainsi que les disques, alors par terre vont se trouver mal en point, pas autant que les gens. Je choppe ma meilleure amie en pleurs, et on se cale entre le comptoir et la vitre, histoire de se protéger des jets de gaz lacrymo. Sa y est, les flics avancent et gazent pendant un moment, Les gens se mettent a genoux, suffoquent vomissent, pleurs...et les flics ressortent en faisant bien gaffe de refermer la porte sur nous! Histoire de nous faire savourer le parfum et de nous rabaisser. Facon SS...
Tout le monde sort, sort, crache etc... tout le monde est bien choqué, on a encore une fois, rien compris a ce qui se passait, et encore une fois heureusement qu'il y avait pas d'enfants. Tout le monde est en larmes, et la pluie n'arrangent pas les choses meme le patron du bar ne capte rien et se ruent vers les flics en demandant des explications, j'y vais aussi, seule réponse du bleu: "je ne sais pas je viens d'arriver".. . Ok, on a tous compris, sadisme gratuit, nouvelle politique répressive, traque aux gauchos,et ce n'est qu'un début...Je pars faire un tour, histoire de me calmer et tenter d'apercevoir le pote dans les voitures qui partait...J' ai mal aux tripes, bien plus qu'aux yeux et j 'ai le coeur en feu, je reviens , je vois quelqu'un a terre, jeans et adidas, un pote donc, un flic lui appuie sur la nuque avec son genoux le maintien a terre, je vois ses jambes, elles ne bougent pas, il n'y a donc pas de résistance. Il sera face contre terre, immobile, un flic sur lui, dans la pluie battante, durant 10 minutes avant d'etre embarqué. On a l'impression d'etre dans une mauvaise série B ou les pourris seraient a donf de coke, sa fait vraiment flipper, les gens pleurent ou sont enervés.
Bon on est a 6 arrestation et il est a peine minuit et demie...et le teddy bear, c'est Bagdad maintenant.
Les flics se barrent, on décident de tous aller au comico. Ont prend les voitures, on est une vingtaine a se retrouver las bas, témoins lambdas venus porter plainte pour agression. Le patron d'un autre bar est avec nous, on se dirigent en masse vers le comico, la grille est fermée, mais on peut voir l intérieur du comico avec les policiers. Le gérant du W demande a l'interfone de rentrer, pour porter plainte pour agression, on garde tous notre calme, on se pose en tant que victimes.
Le flic a l'interfone fait semblant de ne pas comprendre, et en meme temps une dizaine de flics sortent du comico, se mettent face a nous derriere les grilles, gazeuses a la main et pas sereins, comme quoi ils sont conscients de ce qu'ils ont fait et s'attendent a une réaction violente qui aurait été légitime. Mais on la joue tranquille, on leur dit qu 'on cherche pas les embrouilles, qu'on veut juste faire une déposition, porter plainte et prendre des nouvelles de nos deux potes. Il est 13:36 le lendemain, toujours pas de nouvelles... Bref les flics refusent, ce qui est illégal soit dit en passant... On repart en s'apercevant qu'on est encerclé de bagnoles de flics, postées aux carrefours.. . surement "au cas ou".
Suite a ça, on continue la soirée dans un autre bar ou on décide de s'organiser d'établir une liste de contact, de relayer l'info par les journaux locaux, de se faire faire des certificats de santé certifiant du choc de l'agression, physique comme psychologique, d'aller porter plainte, etc...4 iront le soir meme aux urgences, a cause de la lacrymo, 2 se seront fait apparament embarqués alors qu'il était partis porter plainte en solo, et les autres ne dormiront pas de la nuit.
Je pense avoir relaté la situation assez justement, sans exagérer et sans rentrer dans une complainte anti keufs, juste la vérité et les ressentis a chaud. Essayer de relayer l'info ou vous pouvez, on n'a pas de nouvelles de nos comperes mais on peut s'attendre a avoir besoin de soutien. Faites tourner un max, et si j'ai oublié des faits qui pourraient servir, ceux qui étaitent la merci de les rajouter. De plus, il est super important d'aller voir le procureur le plus tot possible, a titre individuel ou en petit groupe de 2,3 et d'expliquer qu'on a pas pu déposer plainte et expliquer le déroulement de la soirée à base de "je suis choqué, je ne comprends pas ", plutot que "sale flic on va cramer ta
mére" ok ;)
Le texte exprime bien mon ressenti de la soirée! Je pense qu'on peut juste rajouter qu'au moment du gazage un groupe d'un vingtaine de personnes a réussi à ouvrir une fenêtre au fond du bar qui donne sur une cour intérieure d'environ 3 ou 4 m carrés! Tout le monde gerbait, pleurait, hurlait, crachait à mort et les flics eux restaient persuadés qu'on s'était tout simplement enfuis alors ils se sont mis à nous courir après en passant par l'extérieur du bar (inutilement puisqu'on était dans une impasse). Quand ils ont enfin compris leur connerie ils se sont ramenés à 5 ou 6 (enfin c'est ce qu'on voyait de cette petite cour surnommée "clapier") gazeuses prêtes à être à nouveau utilisées sur un groupe de gens en larmes demandant seulement qu'on les laisse tranquilles histoire de respirer. Un regard méprisant, et un sentiment d'humiliation qui naît forcément instantanément.
Finalement, ils nous disent seulement de sortir mais bon il faut bien qu'ils en rajoutent, alors ils nous poussent comme du bétail et nous agrippent comme si on était des dangereux tueurs! Une amie qui est tombée pendant la panique saigne à mort du genou et boîte. Un flic la pousse violemmment pour qu'elle avance plus vite! Finalement arrivés dans la rue on voit toutes ces bagnoles de flics sans trop comprendre ce qui se passe! Une bonne douzaine apparamment! Ça paraît hallucinant puisqu'il n'y a eu aucun mouvement de violence de notre part à part quelques joutes verbales! Un peu plus tard on apprend que quatre personnes se sont fait gazer une deuxième fois alors qu'elles s'étaient réfugiés dans les chiottes! Pas besoin de faire un dessin quant à la taille que peuvent faire les chiottes!
La réaction de ces flics me paraît tout simplement inhumaine et je ne comprends toujours pas comment ils ont pu en arriver là et quels sont nos torts dans l'histoire!

07 février 2009
Nouveau: repérage systématique des délinquants
Petite brève sur un nouvel appareil qui va
grandement faciliter le travail des flics : l’ANPR,
pour Automatic Number Plate Recognition qui, comme son nom l’indique, sert à
identifier les plaques d’immatriculation et indique immédiatement si le
propriétaire est poursuivi ou pas en règle d’assurance, d’immatriculation etc.
Mais surtout, ces caméras installées partout, reliées aux fichiers de police,
permettent de contrôler le trafic en ville et de repérer immédiatement tel ou
tel véhicule.
Des pays comme le Royaume Uni, les Etats-Unis,
l’Australie ou l’Allemagne ont autorisé son utilisation par les
forces de
l’ordre. Mais à l’origine, l’ANPR, qui a été développé durant 25 ans, devait être
utilisé seulement pour identifier les véhicules qui entrent dans les zones
payantes de centre-ville, comme Londres l’a fait dès 1997. L’Angleterre, a pour
but de procéder à 219.000
arrestations de plus tous les ans et gagner 110 millions de livres de P.V en
plus, grâce audit système.
D’ores et déjà, il semble que des entreprises
travaillent à des applications civiles de l’ANPR (comme par des entreprises
privées de sécurité, des parkings pour y avoir un « accès plus facile »,
ou des campings par exemple), et certains se
demandent comment tout cela finira quand des satellites parviendront à
faire le même travail partout sur la planète ou bien s’il n’y a pas un risque d’en
faire un « outil de surveillance des masses ». Sachant, en
outre, que le gouvernement britannique envisage de munir l’ensemble des
véhicules d’une puce électronique, et ce dans le cadre d’une lubie
européenne liberticide intitulée European
Vehicle Identification (EVI).
En gros, il s’agit de plaques d’immatriculation
électroniques qui permettent de contrôler les véhicules à distance. Evidemment,
ce projet dont le coût est estimé entre 16 et 34 milliards d’euros est développé
au nom de la « sécurité routière » et même pour « réduire
l’impact environnemental du trafic routier ». Et le bénéfice estimé par
nos crames d’œuf européanistes est de 22 à 75 milliards d’euros. Rien de moins.
Enfin bref, la conjugaison de ces deux systèmes pourrait mener à de sérieuses
dérives dans le cadre d’un Etat policier, voire fasciste.
Mais revenons à notre ANPR, qui permet de lire
très rapidement (3.000 plaques à l’heure) les plaques des voitures garées ou en
marche, et est relié à
différents fichiers de police et des renseignements. Cela permet de savoir
tout de suite si tel véhicule est volé, s’il n’est pas assuré, si le
propriétaire est interdit de permis. Mais aussi de savoir si le véhicule a déjà
été identifié à un autre endroit, comme une scène de crime ou une
manifestation. Ce qui suppose par ailleurs de conserver
les données.
« UNE APPROCHE INNOVANTE »
Pour l'instant le fichier anglais permet de stocker 50 millions de relevés par jour, et bientôt le double, pour 30 millions de véhicules en circulation.
La première phase du test ANPR en 2002 a permis
d’arrêter 3.000
personnes, de récupérer de la drogue, des véhicules volés et des objets
volés, pour seulement 23 brigades de police munies de l’appareil dans tout le
pays. Aujourd’hui, elles seraient 43. La deuxième
phase, de juin 2003 à juin 2004, au cours de laquelle 28 millions de
plaques ont été lues, a révélé que 1,1 millions indiquaient un fichage du
véhicule ou du propriétaire quelque part. Seulement 1.152 voitures volées ont
été récupérées, mais la police a récupéré pour plus d’E huit millions de livres
de drogue et d’objets volés. Et 13.499 personnes ont été arrêtées.
Voici le détail de ces arrestations d’après le
rapport (177p.) de la police anglaise:
– 2,263 pour “larcins et
cambriolages”
– 3,324 pour infractions de roulage (for example
driving whilst disqualified)
– 1,107 pour des questions de drogues
– 1,386 délits de roulage (theft from and of vehicles)
• recovered or seized property, including:
– 1,152 véhicules volés (d’une
valeur de £7.5 millions de livres)
– 266 délits de port d’arme et
13 coups de feu
– de la drogue pour une
valeur de £380,000 provenant de 740 véhicules
– biens voles d’une valeur de £640,000 provenant
de 430 véhicules
et:
• issued fixed penalty notices, including:
– 22,825 tickets for failing to display Vehicle Excise
Duty (VED)
– 6,299 for no insurance
– 1,496 for no MOT
– 20,290 for a variety of offences, including not
wearing a seat belt, using a mobile telephone whilst driving.
Les entreprises qui travaillent autour et sur ce
système ont su vanter sa rentabilité, et la police a vite remarqué
les atouts
de cette « approche innovante » : le pourcentage de temps
de présence sur le terrain et de temps d’interception des personnes effectués
par les policiers utilisant l’ANPR est (évidemment) supérieur à leurs collègues
qui travaillent « à l’ancienne ». D’autant que le Road
Traffic Act permet d’arrêter n’importe quel véhicule n’importe quand et
pour n’importe quel motif. Donc un minimum d’effectif peut couvrir un large
territoire.
Les spécialistes de la vidéosurveillance sont également dans les starters
et adaptent
les nouvelles caméras infra rouge à l’ANPR, et d’une manière
générale les
entreprises intéressées par le développement de ce système se multiplient devant
la manne potentielle. Du coup, de
plus en plus de centres villes, de stations service, d’avenues seront
couverts par des caméras adaptées. Fin 2005, plus de 50 autorités locales
avaient autorisé la police à utiliser les caméras de surveillance qui servent à
la ville.
D’aucuns pensent déjà à de futures
applications de l’ANPR, applications par ailleurs fort nombreuses. depuis la "planification urbaine", en suivant le trajet quotidien de chaque véhicule, jusqu'à la gestion des parkings. Des universités pourraient s’en munir, par exemple, et puis en cas de
forte grève ça permettra de localiser les activistes. Ou les parcs de jeux, ou
les supermarchés et centres commerciaux, qui voient un grand nombre de
véhicules défiler tous les jours. Et puis en plus de « sécuriser et de
faciliter la gestion » d’un espace, ça permet de pister un peu plus les
clients, ce qui est toujours intéressant d’un point de vue commercial.
Voilà donc une nouvelle invention qui comme
toutes les autres dans le domaine de la surveillance et du contrôle de la
population peut dériver sérieusement, comme on le voit déjà pour le fichage ADN
ou l’affaire EDVIGE par exemple.
En outre, l’argent qu’il est possible de se faire avec de tels systèmes amène de nombreuses entreprises, multinationales ou non, à faire pression en faveur du développement de la vidéosurveillance et de ses applications dites civiles.




