BenBen Fellows a été un enfant star en Angleterre. Les anglais l’ont vu dans de nombreuses séries et programmes TV. Il décrit un milieu du « divertissement » dans lequel la drogue et les partouzes, y compris avec des mineurs, étaient la norme. Aujourd’hui, Ben Fallows a disparu sans que personne ne sache pourquoi. Le constat est clair : l’Angleterre est occupée à étouffer de manière magistrale toutes les affaires de réseaux pédophiles, qui risqueraient d’éclabousser le pouvoir.

 

Son agent, Sylvia Young, qui dirige une grande école de théâtre, l’aurait proposé à Tom Cruise pour des rapports sexuels alors qu’il avait 15 ans. Mais, Cruise aurait préféré une autre victime.

Dans l’école de Sylvia Young, on a vu passer beaucoup de futures stars, comme Amy Winehouse ou encore Adèle.

A 10 ans, Sylvia Young demande à Ben de se rendre à une audition à la Royal Shakespeare Company, et il est pris. Très vite, il s’aperçoit que le milieu est rempli de prédateurs sexuels. On le met en garde contre certains acteurs, souvent très connus, avec lesquels on lui déconseille de se retrouver seul.

Il explique que dans cette compagnie, il ne lui est rien arrivé, parce que certaines personnes faisaient très attention, sachant que beaucoup de pédophiles traînaient dans les parages.

 

Les choses ont changé quand il est entré dans l’industrie du divertissement, notamment à la BBC, ce vivier à pédophiles dans lequel Jimmy Savile et ses copains s’en sont donné à cœur joie. Les shootings photo, le théâtre, les boites de production pour la télé… Partout il tombait sur des pédos.

Il dit « en fait, dans toutes les production dans lesquelles j’étais impliqué, j’étais une cible d’une manière ou d’une autre. En regardant en arrière, il ne serait pas exagéré de dire que le problème et à la fois institutionnel et systémique dans l’industrie du divertissement ».

A ce stade, je me permets de rappeler que c’est exactement la même chose en France.

Ben Fellows ajoute « Après une audition pour un commercial de Coca Cola, la Police est venue chez mes parents. Ils ont averti ma mère que j’étais sans le savoir devenu une cible potentielle pour un réseau pédophile connu », qui bien sûr n’a jamais été démantelé. « Il est apparu que ce directeur de casting très connu avait pris des photos de moi torse nu, et que ces photos sont ensuite apparues dans ce qui a été décrit comme un catalogue et était refilé aux autres pédophiles de la compagnie, et à des pédophiles extérieurs ».

A 13 ans, un acteur très connu essaie de la coincer dans sa chambre, mais Ben parvient à s’échapper. On lui explique qu’il ‘na pas intérêt à parler de cet épisode.

Il parle de faux castings auxquels il était régulièrement envoyé.

ben-fellows-rafbf-294Il a aussi participé à la série East Enders, série dont les producteurs et plusieurs acteurs sont aujourd’hui sous le coup d’enquêtes concernant des faits de pédocriminalité. En France, il y aurait prescription…

Petit à petit, on lui fait prendre des drogues et de l’alcool. A 15 ans, il est présenté à des politiciens dans le cadre d’un show télé des années 1990-1994, The Cook Report, « qui est devenu un cauchemar ». Là, on s’est arrangé pour le livrer à ces politiciens, qui étaient ensuite coincés.

Sir Michael Grylls, du parti conservateur, anobli en 1992, l’aurait invité à prendre le thé au parlement, et aurait passé son temps à tripoter Ben sous la table. Après cela, Fellows a été envoyé chez le lobbyiste Ian Greer, qui a tenté de le violer. (On peut noter que Grylls et Greer sont liés dans un scandale politique dirigé contre Mohamed Al Fayed, père de l’ex de Lady Di).
Il parle aussi d’une femme de la BBC qui a tenté de passer la nuit avec lui, d’une fois où on lui a fait prendre de la coke, livrée par un coursier de la BBC. Au final, Ben Fellows dit que dans chaque programme télé et chacun de ses jobs au théâtre, il a été harcelé sexuellement et forcé à boire et à se droguer.

C’était pareil pour la plupart des enfants dans ce milieu, et certains se sont suicidés ensuite. D’autres sont tombés dans la drogue ou la dépression.

 

Une longue liste de noms

Ben Fellows cite beaucoup de noms, comme l’acteur Christopher Cazenove, qui aurait tourné des films sexuels violents avec lui dans sa chambre d’hôtel.

Il dit que le pédo Max Clifford, qui vient d’être arrêté[1], avait beaucoup d’enregistrements de personnes « admettant ce qu’elles font ». On peut d’ailleurs se demander pourquoi Clifford a été arrêté : chez nous, un ministre bien connu dispose de ce genre de documents et il a l’impunité totale.

Il parle d’Esther Rantzen, qui l’a invité à une partouze à New Forest (à deux pas d’un bâtiment du MI6), où la drogue et l’alcool coulaient à flots. Rantzen est une star de la BBC, qui était impliquée dans de nombreuses opérations de charité, comme Savile.

C’est même elle qui a créé en 1986 la ligne d’appel d’urgence pour les enfants, la ChildLine.

childlineLa ChildLine fait partie du National Society for the Prevention of Cruelty to Children (NSPCC), et Rantzen est membre du conseil d’administration, qui a été dirigé en son temps par Peter Mandelson, politicien pédophile impliqué dans le massacre de Dunblane[2] en Ecosse, ancien communiste qui a ensuite été envoyé à la commission européenne à la DG Commerce.  Mandelson est très fortement soupçonné de kidnapper des enfants pour les fournir à ses copains de la commission européenne à Bruxelles. Mandelson aurait été couvert par Tony Blair, qui aurait posé une D Notice en sa faveur, c’est-à-dire une demande expresse aux médias de ne pas parler de lui.

Si Mandelson, qui est aussi un habitué du Bilderberg et dirige la très atlantistes fondation Dichtley, organise des partouzes, ce n’est pas par charité pour ses amis pédos, mais pour mieux les coincer. Par exemple, c’est de son entourage qui viendrait l’accusation selon laquelle Frédéric Mitterrand payait de jeunes garçons pour avoir des rapports sexuels. Une info que la presse française n’a jamais cherché à vérifier, bien sûr. Il sait apparemment beaucoup de choses croustillantes sur beaucoup de pédos bien placés, et ne doit pas avoir beaucoup de mal à faire chanter les tarés.

Quand Savile a été dénoncé, elle a déclaré qu’il a toujours été dit que Savile avait un comportement inapproprié avec les enfants, « surtout quand il était à la BBC ». Mais, elle n’a pas jugé utile d’agir, elle qui se dit si prompte à défendre les enfants.

Elle a pourtant été nommée « Commander of the Order of the British Empire » pour services rendus à l’audiovisuel, puis pour son soutien à la cause des enfants. Elle est à la tête de nombreuses association charitables et de foyers pour les enfants[3]. Elle a aussi mené une grande « enquête » sur des abus sexuels commis dans une école. Autrement dit : c’est presque Savile au féminin, et pour certains elle est même tout en haut de la hiérarchie des pédos satanistes anglais.

Plusieurs personnes ont tenté de lui parler des abus commis contre une jeune trisomique, Hollie Greig, mais aussi à propos de Jimmy Savile, ce que Rantzen a toujours nié. Etait-elle en place pour assurer l’étouffoir ?

En 2008, elle a déclaré qu’elle regrettait d’avoir tellement parlé des pédophiles, que les adultes ont peur d’aider un enfant qui pleure. Nous y voilà. Après l’écran de fumée, la négation.

Fellows parle aussi d’un australien de 13 ans qui jouait dans une série, et qui a été violé lors d’une partouze, devant une quinzaine de personnes.

Il parle de Mel Smith, Bruce Forsyth (présentateur TV attiré par les jeunes garçons), Joanna Lumley et  Joan Collins.

dunblaneLumley est une ancienne actrice porno devenue star de la télé, accusée par Fellows d’avoir fourni de la drogue à des mineurs et d’avoir eu des rapports sexuels avec eux. Elle aussi donne dans les bonnes actions, notamment en soutien aux Népalais qui se sont battus pour l’angleterre.

Joan Collins est une star du cinéma qui a également été présente lors de ces soirées. Les flics n’ont jamais jugé utile de mener des investigations à leur sujet.

Un certain Andrew Lloyd Webber, compositeur de comédies musicales, aurait aussi agressé Fellows à plusieurs reprises durant des auditions.

L’ex ministre de la justice (conservateur), nommé dans plein d’autres affaires, Kenneth Clarke, a également été cité comme pédophile par Fellows. Le politique aurait tenté des attouchements et lui aurait faire boire de l’alcool pour mieux parvenir à ses fins, le tout filmé par une caméra. Clarke a aussi été relié au réseau de Jimmy Savile : Savile a eu les clés d’hôpitaux psychiatriques dans lesquels il se baladait (et violait) librement quand Clarke était au ministère de la Santé. Clarke est aussi franc maçon et membre du comité de direction du Bilderberg. Du coup, d’après les flics eux-mêmes, Clarke et ses copains pédos politiciens sont « au-dessus des lois ». mais, il est vrai qu’aucun des scandales dont Clarke est à l’origine ne l’a jamais éclaboussé.

Fellows parle de différents lieux également, comme le Stringfellows, le Cafe De Paris et l’Atlantic Bar and Grill, où avaient lieu des partouzes  avec des célébrités.

Ben Fellows a explique que bizarrement, les journaux à sensation de Murdoch ont toujours évité de parler des affaires de réseaux pédophiles impliquant le staff de la BBC ou tout autre puissant. Par exemple, il a été interrogé par un journaliste du Times (l’équivalent du monde en France), a cité tous les noms des pédos, mais aucun n’est sorti. Une des célébrités de la BBC qu’il avait citées a apparemment empêché l’article d’aller trop loin. Aujourd’hui, ce « journaliste » déclare que Fellows n’est pas fiable et que rien de ce qu’il dit n’est vérifiable.

L’operation Fernbridge, qui porte sur les abus commis à Elm Guest House au début des années 80, ne sert qu’à étouffer l’affaire. Dans cette auberge transformée en bordel pour pédos puissants, des enfants des orphelinats alentours étaient carrément prostitués, et filmés. A Elm Guest House, on voyait défiler le célèbre pédo (tout juste libéré) Warwick Spinks, mais aussi Peter Glencross et John Stamford, du réseau Spartacus, ou des politiques en vue comme  Cyril Smith, Leon Brittan et d’autres encore, ou encore des stards comme Jimmy Savile ou Cliff Richards.

Apparemment, Elm Guest House était liée au réseau pédophile de Westminster. Evidemment, il faut intimider les victimes qui pourraient parler. Comme Ken Clarke, la quasi totalité des flics qui « travaillent » sur l’operation Fernbridge sont francs macs. Et comme par hasard, on constate que les vieilles stars comme Rolf Harris, Max Clifford ou Gary Glitter se font attraper, mais pas les politiques ni les membres de la famille royale, même si certains sont responsables de meurtres d’enfants.

 

Parce que les flics ne feront rien et qu’il le sait, Ben Fellows a tout balancé dans trois vidéos. Cependant, il a récemment été averti fin mai par un ancien flic que sa femme était en danger immédiat à cause de ses révélations. L’attaque du militaire par deux dingues à Woolwich s’est produite à quelques centaines de mètres de chez lui, et il a reçu ce jour-là un appel anonyme disant que « ce qui est arrivé au soldat aujourd’hui est ce qui va t’arriver à toi ». Depuis hier, ben Fellows a carrément disparu, sans que sa femme sache où il est.



[1] Clifford est un publicitaire bien connu en Angleterre, peut-être même le plus connu, un peu le Jacques Séguéla local. Aussi bronzé, d’ailleurs, mais moins vieux. Grand soutien du Labour, il a aussi assuré l’image de gays qui voulaient rester planqués, notamment dans le foot. Il a été arrêté en décembre 2012 dans la vague des arrestations de pédos qui ont suivi le scandale Jimmy Savile (operation Yewtree). Mais, il n’est accusé que d’une douzaine d’agressions, entre 1966 et 1985, dont certains contre des mineures. Là encore, en France il n’aurait jamais été inquiété à cause de la prescription.

[2] Ce qui est confirmé, semble-t-il, par des sources du FBI, mais aussi par des sources issues du haut de la franc maçonnerie.

[3] Par exemple le Red Balloon for bullied children, le Iain Rennie Hospice at Home, l’Hillingdon Manor School for autistic children, le North London Hospice, et la Campaign for Courtesy.