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24 août 2015

Pédocriminalité: 15 ans de procédure contre une lanceuse d'alerte

PLAYERAOn a souvent parlé ici de ces parents qui perdent tous leurs droits sur leurs enfants parce qu'ils cherchent à les protéger contre des agressions sexuelles ou des viols commis par l'autre parent. Aujourd'hui, on va évoquer le cas d'une femme, Marie-Lise Peyrache. Un jour, elle a croisé une fillette de 3 ans qui lui a raconté que sa mère et son ami lui faisaient du mal. Depuis, cette affaire est close pour la justice, mais Marie-Lise Peyrache, qui n'a jamais abandonné son combat pour cette petite fille devenue aujourd'hui majeure, est toujours dans le viseur de la justice.

 

Aujourd'hui on va illustrer par l'exemple le harcèlement judiciaire à l'encontre de ceux qui osent dénoncer des tabous, en l'occurrence des affaires plutôt glauques de pédocriminalité.

On ne citera pas le nom de la fillette, car aujourd'hui celle-ci tient un tout autre discours et nie qu'il lui soit arrivé quoi que ce soit. Mais, revenons au jour où tout a commencé.

 

Urgence

En août 2001, Marie-Lise Peyrache est en Bretagne, et elle rencontre une enfant de 4 ans que nous appellerons "Julie", et qui est à ce moment en vacances avec son père et ses demi frères et soeur. La petite raconte que son instituteur ("I") jouait avec sa zézette devant sa mère, qu'on appellera simplement "M". Elle a parlé de ces abus sexuels à de nmbreuses personnes à l'époque, et demandait à ne plus retourner chez sa mère.

"Julie a très peu d'estime d'elle-même, souvent elle me disait "tu sais Marie-Lise, je ne suis qu'une salope", expliquant que sa mère et "I"  lui disent: "Bonjour ma petite salope" en lui donnant des grandes claques dans la figure.

Les cauchemars de "Julie", ses crises de panique, étaient monstrueux. Elle refusait d'être seule, avait peur de tout, ne dormait pas, se montrait souvent violente.

Evidemment, tous ceux qui ont entendu la fillette à l'époque ont tenté d'agir: plainte, pédiatre, audition à la brigade des mineurs, et puis chose incroyable pour ceux qui avaient entendu l'enfant, un médecin de l'unité de consultation médico judiciaire (qui était déjà intervenu dans la procédure pour non représentation contre la mère de l'enfant en tant qu'expert) conclut à l'absence de crédibilité de l'enfant.

4b624fdbbddd8925c1454a4138b27b81Entendue par la brigade des mineurs, M (la mère de la petite) nie en bloc et sous-entend que c'est le père qui pourrait être l'auteur des agressions sexuelles. Finalement, la police conclut que Julie est perturbée à cause d'un "conflit parental" et l'affaire est classée sans suite en l'espace de 17 jours.

Suite aux révélations de deux autres enfants concernant des attouchements commis par l'instituteur, l'enquête à son sujet est tout de même rouverte.

"Julie" réitère ses déclarations, précisant que "I" lui mettait des "joujoux dans son ventre".

Elle a parlé à un pédopsychiatre, à ses frères et soeur, à des amis de son père, à l'assistante maternelle de sa classe. Elle a précisé, ce qui la choquait beaucoup, que malgré que sa mère était présente lors des faits, elle la traitait de menteuse.

Sa mère aurait aussi dit que si on lui posait des questions elle devait dire que c'était son père qui lui avait mis les "joujous dans le ventre". Elle aurait ajouté que si Julie parlait elles partiraient très loin et qu'elle ne verrait plus son père. La petite a aussi dit que quand elle voyait un juge, un psy ou autre sa mère lui disait ce qu'elle devait raconter ou pas.

On doit préciser ici que la maman avait acquis une certaine crédibilité, justement dans le milieu de la lutte contre la pédocriminalité, et que celle-ci avait manifestement de l'entregent.

A la mi novembre, Julie doit être hospitalisée d'urgence à la demande du chef de service après une crise de panique.  Le lendemain, on la renvoie vers l'hôpital où elle était suivie en psychothérapie à la demande de sa mère depuis deux ans.

childjpg-948207c557200e2bUn examen gynécologique réalisé en novembre 2001 conclut à une forte suspicion d'abus sexuels : "Malgré la normalité de l'examen gynécologique, les dires spontanés de [Julie] font fortement suspecter la possibilité d'attouchements et d'abus sexuels", écrit ce médecin.

Plusieurs personnes qui ont entendu la petite rédigent des attestations, mais l'instituteur s'en tire bien. La maman d'une autre fillette qui a dénoncé des attouchements de "I" fait un signalement à la police où on conseille alors vivement de "laisser tomber". Cette maman s'est aussi rendue à la brigade des mineurs, a écrit à Ségolène Royal, mais tout cela n'a servi à rien et elle a fini par changer sa fille d'école.

Il faut attendre mai 2002 pour qu'une information judiciaire soit enfin ouverte au sujet de cet instituteur. C'est le même psychiatre qui rencontre les trois enfants concernés par l'instruction: il trouve que les enfants sont influencés par l'angoisse de leurs parents ou par un conflit parental.

Entre temps, le père de Julie porte plainte contre X et verse près de 800 € pour porter plainte avec constitution de partie civile, plainte qui sera classée sans suite au bout de 7 jours.

Un pédopsychiatre fait un signalement en août après avoir décelé un état de "stress post traumatique" chez "Julie". Puis un psychiatre réclame un "complément d'enquête" après avoir constaté que Julie est "un petit peu agitée" et qu'elle "évoquera d'emblée que sa maman touche sa zézette, qui l'instituteur "I" aussi, et qu'elle a vu du lait sortir du zizi de "I"". La petite lui dit aussi "que sa maman lui met des joujoux dans le ventre".

A la fin août, le père de Julie et Marie-Lise Peyrache, voyant que l'affaire n'était pas prise au sérieux en France, décident d'emmener l'enfant en Allemagne afin qu'elle y soit examinée dans un hôpital réputé de Berlin.  Ils préviennent la justice et la mère de ce voyage, et se retrouvent poursuivis pour enlèvement d'enfant, ce qui vaudra au père un passage en garde-à-vue puis en psychiatrie [1], d'où il a été difficile de le faire sortir, et à Marie-Lise Peyrache une condamnation à plusieurs mois de sursis en correctionnelle, pour complicité de non-représentation d'enfant.

Pendant le séjour en Allemagne - qui a été beaucoup plus court que prévu [2]- l'enfant se montrait très agitée et il a fallu lui donner des calmants.

En septembre 2002 Julie est finalement confiée à sa mère par la justice, le père ayant un droit de visite deux après-midis par mois.

 

Les suites

child_abuse_leadAprès cela, Marie-Lise Peyrache, qui 'était engagée auprès de la petite à la sortir de là, a continué ses démarches judiciaires. Comme on commence à en avoir l'habitude dans ce genre de dossier, c'est sur elle que ce sont abattues les foudres de la justice.

Lors d'une audience surréaliste devant le juge des enfants, en juillet 2003, une juge a totalement supprimé els droits de visite du père de Julie. Quand à "I", l'instituteur que Julie et au moins deux autres enfants ont accusé d'avoir commis des attouchements et/ou des viols, il a été nommé directeur d'école, puis a atterri à l'inspection d'académie. Niveau sanction, on a vu mieux.

Ce n'est pas pour rien qu'un directeur d'école de Villefontaine, franc-maçon et engagé en politique, a pu faire des dizaines de victimes sans être dérangé, malgré une condamnation pour avoir téléchargé de la pédopornographie. Rien n'a changé en 15 ans.

Marie-Lise Peyrache mène aussi son enquête et finit par comprendre que la mère de "Julie" est loin d'être isolée. Elle entend le nom d'un ministre qui serait impliqué, que la soeur de "Julie" vit la même chose, que beaucoup de gens dans l'entourage de la mère ont peur de représailles, et elle doit même se sacher plusieurs années suite à des menaces de mort.

Marie-Lise Peyrache continue, via son association et via Internet, à tenter d'alerter sur la situation de la petite "Julie". Certains médias évoquent l'affaire, notamment Le Parisien. Ces actions lui vaudront une plainte pour diffamation publique de la part de "I", qui n'a finalement jamais été condamné et qu'ils avaient osé qualifier de "pédophile". Elle a été condamnée ainsi que le père de Julie, mais ce jugement a été cassé par la cour de cassation.

calco DEF 20 x 10Fin 2005, Marie-Lise Peyrache contacte un huissier pour envoyer une citation directe à la mère de Julie. Mais très vite cet huissier est forcé à démissionner de son étude. Ensuite, plus aucun notaire ou huissier ne voudra s'en charger. Alors Marie-Lise Peyrache vient déposer elle-même sa citation au tribunal, mais on a refusé de la prendre sous un faux prétexte.

A ce moment, la demi-soeur de Julie, la fille de son père, retourne sa veste et commence à dénoncer Marie-Lise Peyrache et son père comme ayant manipulé Julie afin qu'elle dénonce sa mère, qui n'avait selon elle rien fait de mal.

Marie-Lise Peyrache a aussi déposé de nombreuses attestations de gens et de médecins auxquels Julie avait parlé, mais la justice a toujours refusé d'en tenir compte.

En mai 2006, la mère de "Julie" porte plainte contre Marie-Lise Peyrache et le père de l'enfant pour atteinte à la vie privée, car ils ont diffusé le nom de sa fille sur Internet, mais aussi pour dénonciation calomnieuse et diffamation. Une information judiciaire est ouverte en mai 2007 pour le premier chef, l'atteinte à la vie privée.

En 2010 un médecin lui trouve une "tendance paranoïaque", et en 2014 (la proédure traîne depuis tout ce temps) un autre considère que "Le sujet peut être considéré comme étant atteint au moment des faits d'un trouble psychique ayant altéré son discernement ou le contrôle de ses actes".

Marie-Lise Peyrache attend toujours la date de l'audience pour l'atteinte à la vie privée.

 

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Dans cette affaire, comme dans beaucoup d'autres, on se demande ce que doit faire un adulte à qui un enfant raconte qu'on lui met des objets dans le "minou". Doit-il croire la vérité judiciaire qui, faute d'enquête sérieuse, ne condamne personne? Doit-on, dès qu'un classement sans suite intervient, laisser tomber un enfant qui continue à parler et qui souffre manifestement?

En tout cas, la justice se montre d'une rare sévérité contre ceux qui refusent de se satisfaire de jugements aussi incompréhensibles. On apprend alors que la justice peut frapper fort et durant des années, pour avoir le dernier mot. Dans cette histoire, la justice devra faire face à une femme particulièrement déterminée, qui sait parfaitement que ce qu'elle a vu et entendu il y a de cela 15 ans.

Il est impossible de prendre position aujorud'hui: l'affaire concernant les révélations de "Julie" n'a jamais été jugée, comme c'est souvent le cas. Par contre, nous pouvons tous nous mettre à la place de cette dame qui n'a toujours eu en tête que de venir en aide à cette fillette de 4 ans qui appelait au secours. Et nous devrions tous demander à la justice : que doit-on faire à sa place?


 

[1] L'ordre d'internement a été signé par le maire de la commune où il était domicilié ainsi que par le préfet. Il a été interné alors qu'il se rendait au commissariat soi-disant pour l'affaire de la non représentation d'enfant. Evidemment, la mère a utilisé cet internement pour décrédibiliser le père bien qu'il ait ensuite été démontré qu'ils 'agissait d'un internement inutile.

[2] Julie n'est restée que 3 jours dans cet hôpital, qui la met dehors pour ne pas avoir de problèmes avec la France. A ce moment, la petite a compris que personne ne l'aiderait, et que ceux qui voulaient le faire n'en avaient pas les moyens. C'est un constat que font beaucoup d'enfants dans la même situation: ils voient que plus ils parlent, moins ils voient le parent qui cherche à les protéger.

 

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Commentaires
M
fichier oups
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M
1 simple ficher en PDF : https://www.fichier-pdf.fr/2013/06/18/boiteapandore/preview/page/1/
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M
Même mieux, hier soir j'ai envoyé un ptit message " test " sur l'adresse que donne anonym, je n'ai jamais eu de retour
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M
Je ne comprends pas je t'ai envoyé un simple lien sur Charlton ( sur l'article WP oui ) je ne sais pas ce qu'il se passe avec ton ordi, comprends pas
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C
es tu la Marion84 qui commente en ce moment sur l'autre article Wanted pedo ? <br /> <br /> le 1er lien amène un virus indiquant snooker l'adresse IP il a fallu débranché carrément l'ordi ... et vu ce que tu m'écris de l autre coté c'est vraiment curieux qu'ici tu voudrais m'aider ...
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