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Revenons sur l’affaire d’Hampstead près de Londres : deux enfants qui avaient dénoncé les abus commis par leur père et par un certain nombre d’adultes, dont une partie du personnel de l’école fréquentée par le frère et la sœur. Immédiatement après avoir dénoncé ce groupe et ses rituels meurtriers et cannibales, les enfants ont été retirés à leur mère et se sont rétractés. Leur mère, qui a décidé de diffuser les vidéos de leurs témoignages afin d'alerter l'opinion publique sur cette histoire. Aujourd'hui, le web est un champ de bataille entre deux camps: ceux qui soutiennent le père et ceux qui soutiennent les enfants.

 

Il y a environ trois ans (on en avait parlé à l'époque), ces vidéos des deux enfants ont fait scandale, à tel point que les médias commerciaux ont parlé de l’affaire, pour prendre la défense du pèrelonguement interviewé pour pleurer dans les médias sur tout ce que ses enfants racontaient à son sujet.

C’est au cours de l’été 2014 que les enfants ont commencé à parler à leur mère et à son compagnon, après que ce dernier les ait vu en train de se toucher (parce qu’apparemment, leur père leur disait de faire cela).

En septembre 2014, les enfants ont été longuement entendus et filmés par les flics de Hampstead. On note cependant qu’il y a des morceaux de plusieurs minutes qui ont été coupés lors des auditions des enfants, comme le montre la timeline. Ils ont été immédiatement placés en foyer par "mesure de protection", ont dit les autorités, parce qu'elle ne les protégeait pas des abus qu'ils dénonçaient à l'école. Quelques semaines plus tard ils ont été envoyés en famille d’accueil.

A., 9 ans, et son frère G., 8 ans, ont été retirés à leur mère juste après avoir parlé de ce qu’ils subissaient à cause d’un groupe de dingues pédophiles et meurtriers qui gravite autour de leur père.

Selon la mère, le père R.D aurait commencé à abuser des enfants quand ils étaient bébés. Ils se sont séparés quand G. avait 1 an, mais le père les prenait chez lui régulièrement. C'est à partir de là, d'après ce que les enfants lui auraient dit, que les abus seraient devenus plus intenses, avec les objets en plastique dans les fesses et des fellations obligatoires. Divers objets étaient intoduits dans leurs fesses par leur père et ses amis, comme les enfants l'ont raconté. Pire encore, les enfants étaient obligés de se toucher mutuellement, et cela plusieurs fois par jour.

D'autres enfants étaient victimes de ce groupe d'adultes, amateurs de sortes de rituels. Les abus étaient parfois filmés, et des vidéos ont même circulé sur Internet. Comme toujours, les enfants étaient menacés pour qu'ils ne parlent pas.

Au fil du temps, ils se sont montrés de plus en plus agressifs l'un envers l'autre, envers les autres, de plus en plus perturbés. Début 2009, A. l'aînée, est allée quelques semaines chez sa grand-mère et Russie, G. est resté avec sa mère, et il y a eu une amélioration durant ce temps où ils ne voyaient plus leur père. Puis en 2010 le tribunal ordonne des droits de visite pour le père tout le samedi. 

Puis A. entre à l'école, suivie par son frère l'année d'après. Là, d'après ce qu'ils disent, les abus ont continué, mais avec des enseignants, des parents d'élèves de l'école, et des camarades de classe comme victimes. Leur père leur apprenait à mentir, à voler, à dissimuler, à détester leur beau-père, à tuer, et leur comportement était devenu franchement borderline.

Parce qu'ils étaient terrorrisés, ils n'ont parlé de cela que durant les vacances d'été de 2014, ce qui a déclencé toute l'affaire.

 

2018-01-21 15_07_28-Dad falsely accused of 'satanic' abuse speaks of ordeal - BBC News

Ce que les enfants ont raconté

Plusieurs vidéos ont été filmées par la mère et le beau-père des enfants âgés de 8 et 9 ans, durant les vacances d'été de 2014, quand la famille était au Maroc. Dans ces vidéos, les enfants expliquent ce qu’ils subissent encore à ce moment-là, c’est-à-dire des viols collectifs et des rituels avec des sacrifices de bébés. Apparemment, ces faits durent depuis qu’ils sont tout petits mais ils n’en avaient jamais parlé avant début septembre 2014.

Des retranscriptions ont été mises sur un blog, dont voici une partie des éléments principaux :

Le garçon explique par exemple à sa mère qu’il a très peur parce que ce qu’on leur fait faire est dangereux et qu’il a "mangé des bébés". "J’ai mangé des bébés et je me sens très faible par rapport à tout cela. Vraiment faible. Pas fort" (not strong)

Sa sœur poursuit : "La toute première fois qu’on l‘a fait, avec papa, la première fois qu’on l’a fait on a eu très peur

   - Quand vous avez fait quoi ? 

   - Quand on a tué un bébé, la première fois

   - Vous avez tué le bébé ?

   - Oui (…) Avec papa. Papa tenait ma main. Il m’aidait. Et il m’a duit de couper la tête du bébé. Il m’a forcée à le faire "

Comme je l’ai déjà entendu à plusieurs reprises, la première fois qu’un enfant doit sacrifier un bébé, c’est son père qui lui tient la main. Cela ressemble à une initiation. La petite explique qu’en grandissant ils ont pris l’habitude de faire cela et ne pensaient pas que c’était mal avant d’en parler avec leur mère.

Au sujet du "culte" de leur père, la fillette dit qu’au tout début, ils ont vu leur père tuer un bébé et qu’elle et son frère ont été violés par les adultes. Cela s’est produit selon elle la première fois qu’ils ont été à l’école. Parmi les abuseurs, elle cite Mr Hollings, Mr Fors, Mrs Forsdyke [1], Mrs Mardon, l’infirmière de l’école, Mr Burnett, mentionne "des parents et des enseignants" [2] ainsi que leur père Ricky Dearman, qui serait le chef du culte, et aussi une vingtaine de prêtres ainsi que des policiers (dont un certain  Abe Williams, un Simon Pitsman et une Alice Singleton). Les enfants décrivent des marques distinctives sur les parties "privées" de certains abuseurs, si bien qu’il serait facile d’aller vérifier.

Une langue étrange est parlée lors des cérémonies.

Les activités principales de ce culte seraient les partouzes avec des mineurs et les rituels. Les femmes utilisent des godemichets pour violer les enfants. Les bébés massacrés à ces occasions seraient fournis par les sévices sociaux, "de familles qui ne peuvent pas s’en occuper ou qui n’en veulent pas". Les bébés sont d’abord violés puis tués une fois qu’ils sont endormis par Mrs Mardon, et mangés, selon les enfants. Ensuite, "on danse avec les os", disent les enfants. La chair serait mise de côté et cuisinée, rôtie ou en friture.

Des restaurants seraient impliqués aussi, les enfants citant un McDo, un Starbucks et mentionnant d’autres établissements.

Les enfants expliquent aussi que lors des rituels, les adultes ont des chaussures spéciales « en peau de bébé », faites par des types d’un magasin de chaussures installé dans le métro, dont les enfants donnent la localisation.

Il y a régulièrement des viols d’enfants, à qui on donne ensuite des bonbons. Les viols et rituels ont également lieu dans une église de la ville.

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Plusieurs écoles de la ville seraient impliquées, selon les enfants : la leur (Christchurch), St Margaret, Hampstead Parossial, Hampstead Health School, Fitzjohn School, et d’autres. Ils dénoncent aussi des policiers.

Les enfants racontent aussi des viols commis par "Spike" et "Ritchie", des membres des sévices sociaux qui viennent dans l’école pour les agresser et connaissent leur père.

Les enfants ont aussi été questionnés à plusieurs reprises sur la manière dont leur mère s’occupait d’eux, manifestement pour tenter de décrédibiliser la mère et de valoriser le père.

Les mercredi, "c’est le jour le plus chargé en sexe". Il y a du sexe à l‘école quasiment tous les jours, un peu moins le lundi et le vendredi. Mais, les mercredi, c’est l’orgie à l’école : « On fait beaucoup de sexe. Ils nous donnent plein de bonbons. Vraiment plein de bonbons et c’est aussi le jour où ils nous les donnent, quand ils nous donnent plein de bonbons et de l’argent aussi.

   -  Ils vous donnent de l’argent ?

   - Oui. Ils ont un jour spécial pour l’argent ».

Le mercredi, une centaine de personnes seraient présentes aux rituels. Tous les parents ne sont pas là car il n’y a pas assez de place dans l’école, il faut alors aller ailleurs, dans des maisons comme celle de Mr Hollings.

Dans l’une des églises où ont lieu les rituels, les membres du culte "cuisinent des bébés" dans une "cuisine secrète". Les bébés sont tués par leur père et par d’autres hommes, notamment les pères de cinq ou six camarades de classe, selon les enfants. Les enfants ont aussi bu du sang de ces bébés, ils disent que ça a le goût du métal. Ils ont aussi mangé la chair. Ils pendent les bébés à l’envers puis les égorgent, pour récupérer le sang dans des récipients.

Une vingtaine "d’enfants spéciauxissus de ce groupe auraient des tatouages, mais pas les deux enfants qui témoignent. "Et tous les enseignants aussi ont des tatouages" de monstres et de diables, précise le garçon, qui sont sur les parties sexuelles.

La famille de leur père serait également impliquée dans les abus.

Les enfants parlent aussi d’une de leurs copines, âgée de 8 ans, qui "adore le sexe" et qui "a beaucoup de bonbons grâce à ça".

 

Comet ping pong, Pizzagate Satanic Ritual in "Hampstead Cover up"

Les auditions à la police

Audition du 5 septembre 2014 :

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Les transcriptions d’auditions à la police sont aussi publiées. Il y en a trois au total, les 5, 11 et 17 septembre, audition au cours de laquelle les deux enfants se retractent.

Lors de l’audition du 5 septembre, les enfants sont seuls face à deux policiers, sans personne des services sociaux, et sans psy.

L’une d’elles est l’audition de la fille, A., 9 ans, par la police de Hampstead. L’audition est surréaliste, on dirait que le flic fait tout pour éviter le sujet des viols commis à l’école par le père et d’autres personnes, des meurtres et autres délires rituels. Les enfants semblent assez méfiants, et comme ils l’ont dit, ils savent que des policiers et des gens des services sociaux dont partie du même réseau que leur père.

Dès le début de l’audition, A. mentionne « Jean Clement », qui est policier, elle précise qu’il travaille dans le sud de Londres et qu’il est sergent.

Alors que sa mère a la garde d’elle et son frère, elle explique qu’elle voit son père quasiment tous les jours « parce qu’il vient à l’école ». Le flic demande pourquoi : « Il fait du sexe avec nous. Il tue des bébés là-bas ».

-  Bien

-  On mange de bébés, on boit leur sang.

-  OK

- Parce que c’est comme ça qu’on fait. Comme les mercredi. Le mercredi est le jour le plus spécial, le plus chargé. Spécial.

- Bien, OK. On va prendre cela petit bout par petit bout. Donc, tu as dit que ton père vient à l’école tous les jours ?

-  Oui

- Qu’est-ce que cela veut dire ? Il vient à ton école tous les jours ?

- Il vient n’importe quand, quand nous sommes à l’école. Le samedi il vient et on le voit là.

- Où est-ce qu’il vient vous voir ?

-  A mon école. Christchurch primary school.

-  OK

La petite raconte qu’après que leur mère et les autres parents les aient amenés à l’école, Mr Morris le surveillant fait le tour de l’école pour voir s’il ne reste pas des parents dans le secteur. « Et après ils appellent mon père et disent que tout est OK, que maman n’est plus là ».

-        Comment tu sais cela ?

-        Parce que je les ai entendus parler à mon père. C’était exactement la voix de mon père. Exactement.

-        Où étais-tu quand tu as entendu cela ?

-        Dans la pièce des employés (staffroom).

-        Pourquoi étais-tu dans la pièce des employés ?

-        Parce que c’est là qu’ils me font du sexe. C’est là.

A un moment le flic lui demande pourquoi elle ne va pas en classe. Réponse : « on va aussi parfois en classe, oui ».

-        OK, donc tu vas en classe.

-        Oui

-       OK. Et que se passe-t-il quand tu vas en classe ?

-       Et après ils font ça… Dans ma classe il y a cette petite porte dans le fond. Juste dans le fond de la classe. Ils ont une petite porte et il y a une minuscule pièce. C’est ça le truc. Il y a des bonbons. Des prix, spécialement pour payer les enfants avec des bonbons pour faire du sexe avec eux.

-      Bien.

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-     Oui, et alors ils donnent des bonbons autant qu’ils veulent.

-     D’accord.

-  Donc ils, ils donnent des bonbons, jusqu’à ce que… qu’ils soient contents. Jusqu’à ce que ce soit fait. Parce que pendant qu’ils mangent les bonbons ils leur font du sexe. Donc, ils les paient en bonbon et après ils leur font ce qu’ils veulent.

-    OK.

-   Parce qu’ils veulent… parce que tous les enfants…

-   Quels enfants ?

-  Oui, il y en a plein, il y a des enfants de notre école, 200 enfants dans notre école. Ils ne sont pas tous pareils, il y a 20 enfants spéciaux.

-   Qui sont ces 20 enfants ? 

Cite Milly Cowell. Le flic enchaîne :

-   Comment tu sais qu’elle fait partie des 20 enfants spéciaux ?

-  Parce qu’elle ‘lest, parce que je le sais, parce qu’elle vient. Ils lui font du sexe. Le plus.

-   Qui sont-ils.

-   Les enseignants, les parents, les employés de l’école…

-   Chacun des enseignants ou des enseignants spécifiques ?

-   Non, chacun. Toute l’école fait cela. Toute l’école. Et on a notre propre église.

-   OK

-  Et on, parce qu’ils font des danses. Parce que après, comme j’ai dit, on tue des enfants. On boit leur sang. On les mange. Et après, aussi. Les services sociaux sont dedans, ils disent qu’ils vont dans les familles. Et les familles n’ont pas les moyens, ils ont un bébé mais ils ne peuvent pas s’en occuper. Ils ne peuvent pas acheter à manger. Ou ils ne peuvent pas acheter des vêtements. Ils ne peuvent pas s’en occuper, alors ils les vendent, des familles qui vendent leurs enfants…

-   D’accord

-  Et les services sociaux les récupèrent ; Ils disent qu’ils les ont dans des orphelinats mais c’est faux. Ils récupèrent les bébés et les enfants, et ils les mettent, ils les donnent à Miss Marden, l’infirmière de l’école. Elle fait une injection au bébé ou à l’enfant, dans le cou, juste là.

-   Bien. OK. Et comment tu sais cela ?

-   Parce que je l’ai vue le faire. Je l’ai vue le faire.

-   Comment tu l’as vue faire ça ?

-   Parce que je ‘lai vue dans la salle des employés. Elle était en train de le faire. Donc il y a cette injection et elle l’a fait, le bébé était juste là, juste posé sur la table.

-   Bien

-   Et elle était juste en train de rie. Et après qu’elle ait fait l’injection c’était, c’était comme, c’était comme s’il s’endormait doucement. Vous savez, un bruit sourd. Pas comme s’il tombait juste. On aurait dit qu’il bougeait lentement, comme ça…

-   Bien

-   Oui

-   OK

-   Et après

-   Et après le bébé dort

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-   Oui

-   Et après que se passait-il ?

-   Et après qu’ils lui aient fait ça, ils prennent le bébé. Ils le pendent à l’envers.

-   Et comment font-ils cela ?

-   Avec des cordes.

-   De où ?

-   Au mur. Parce qu’il y a ces petites, des petites vis. Il y a une vis et ils mettent la corde. C’est comme un truc rond. Pendu à l’envers et ils ont un truc spécial. Le couteau qu’ils utilisent pour couper la tête des bébés. Mais vous savez c’est un très, très gros couteau. Comme les gros couteaux des chinois.

-   D’accord.

-   Avec quoi on coupe les noix de coco et ce genre de trucs.

-   Bien

-   Des machettes, c’est ça ?

-   OK

La petite ne se démonte pas et continue son récit en évoquant son père qui les force elle et son frère à faire ces choses : « Parce qu’on ne peut pas. On n’est pas assez fort pour couper la tête des bébés. Parce qu’il nous apprend. Il nous enseigne à moi et à mon frère pour que quand on sera grands on fasse ça à nos propres enfants et qu’on fasse tous ces trucs avec nos enfants ».

-   Où est-ce que cela a lieu ?

-   Euh… à l’église, dans la cuisine dans notre église.

-   La cuisine dans l’église.

-   Oui, ils ont

-   OK, bien. Cette corde. Parle moi de cette corde.

-   Ca y ressemble. Vous savez, c’est juste une petite corde normale.

-   OK

-   Et ils sont attachés autour.

-   OK

-   Dans un cercle.

-   Bien

-   Pendus au…

-   Où est-ce qu’ils attachent le bébé ?

-   Comme ça, par les jambes. Ils attachent les jambes ensemble, les lient, avec une corde autour et une corde attachée.

-   D’accord.

-   Et ils sont pendus à l’envers. Ils ont le, euh, le couteau. Ils ne la coupent pas entièrement. C’est toujours attaché. C’est comme si la tête était partie mais elle pend encore.

-   Donc… OK

-   Oui. Et là il y a une sorte de boule blanche sur le sol et le sang coule dedans et après ils le mettent dans un grand gobelet en argent.

-   OK. Donc où est cette boule blanche ? Où est-ce qu’ils l’ont récupérée ?

-   Ils sont venus avec la boule blanche.

-   De où ?

-   Ben, d’un magasin…

-   Et où… Où ont-ils cette boule ?Où ont-ils trouvé cette boule ?

-   D’un magasin. D’un magasin.

-   Donc tu ne les as pas vu obtenir la boule ?

-  Non, je ne sais pas. Je ne sais pas quel magasin mais je pense qu’ils allaient…comment ils appellent ça déjà ? Près de Brent Cross ? C’est près de Brent Corss.

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-   Et où est-ce qu’ils la gardent ?

-   Dans le placard.

-   Dans quel placard ?

-   C’est comme… comme un placard normal. Comme un placard.

-   Comment ?

-   Comme un placard de cuisine.

-   Bien, OK. Et où est ce placard de cuisine ?

-   Il y a une cuisine à l’église et à l’école.

A. explique ensuite au flic comment il peut trouver ce placard. Puis elle tente de revenir sur les meurtres de bébés que leur père les oblige à commettre, mais le flic ne réagit toujours pas. Elle explique : « Tu fais un mouvement, et tu coupes la tête du bébé. Mais tu t’arrêtes tout de suite, tu fais comme ça… et tu laisses un peu d’espace, donc c’est encore sur la tête, et le sang coule juste dans la boule. C’est comme ça qu’on fait couler le sang ».

-  OK. Donc tu fais cela. Est-ce que le sang va, partout ?

-  Non non non. On ne fait pas ça. Je veux dire qu’on fait comme ça, on ne le fait pas autant. On fait comme ça, pas trop vite. A une vitesse moyenne (…) On fait comme ça. On est sûrs qu’il n’y aura pas de sang à gicler partout. Ils s’assurent que tout est propre, le plus propre qu’ils peuvent.

-   D’accord.

-   Parce qu’ils nettoient après, aussi.

-   OK donc vous nettoyez.

-   Non. S’il y a du sang au sol, ou quelque chose comme ça, ils nettoient.

-   OK

-   Oui

-   Donc il y a le sang dans la boule et après…

-   Et après il le mettent dans un gobelet en argent.

-   Et où ont-ils trouvé ce gobelet ?

-   Je ne sais pas quel magasin.

A un moment, le flic lui demande ce que font les employés de l’école pendant que ces rituels ont lieu dans le réfectoire de l’école. Réponse : « au lieu de faire le repas des enfants, ils donnent des bébés aux enfants »

-  Ils donnent des bébés aux enfants.

-  Oui, ils les donnent. Ils font ça. Je veux dire, s’ils font des spaghetti Bolognaise, ils vont mettre un peu de viande de bébé, tout le temps.

-  Et comment mettent-ils de la viande dé bébé dans les spaghetti bolognaise ? Je ne comprends pas.

-  Parce qu’ils les découpent… La maît

resse principale, Mrs Forsdyke, elle coupe les bébés.

-  Et que font-ils avec les os et tout ça ?

-  Oui oui, ils gardent les os.

Elle explique qu’ils gardent les os pour en faire des choses, par exemple des statues dans l’église. Ils les sculptent, dans « un atelier de sculpture » près du Swiss Cottage.  Un « Max » et un « Félix » sont cités comme étant chargé de cette opération et seraient des pros en la matière. Elle explique que les adultes dansent au milieu des os, dans l’église. Elle dit que les enseignants et les employés de l’école possèdent chacun une vingtaine d’os (elle le sait parce qu’une fois elle les a comptés dans une pièce secrète de l’église). Elle dit au flic qu’il peut être difficile de retrouver ces os parce qu’ils les bougent régulièrement, chez eux notamment parce qu’ils y organisent des parties.

La fillette cite Me Hollings, qui a une Porsche garée devant chez lui et qui possède des os. Elle décrit très précisément la maison où elle est allée plusieurs fois ainsi que l’agencement des pièces et le mobilier. Là aussi il y a une pièce secrète pleine de placards, d’après A, et où il y a du sexe.

-  Comment sais-tu qu’ils y font aussi du sexe ?

-  Parce qu’il m’y ont mise pour faire du sexe.

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-  Qui t’a amenée là ?

-  Mon papa, Mr Holdings m’ont prise.

-  Pardon, qui ?

-  Mon père.

Le flic demande ce que c’est que de faire du sexe. Réponse : « Ils ont des zizis en plastique. Ils achètent des zizis en plastique ».

-   Bien, OK

-   Ah oui ? Et après ils les mettent, ils les attachent, mais ils sont surs que ça fait mal. Ils veulent des zizis en plastique, ils ne veulent pas utiliser leurs vrais zizis.

-   Pourquoi pas ?

-   Parce que ça ne fait pas mal. Ils veulent être sûrs que ça fait mal.

-   OK donc qui sont-ils ? Il y a papa et qui d’autre ?

-   Mr Hollings, la maîtresse principale, tous les enseignants

-   OK donc papa, Mrs Hollings, la maîtresse principale…

-   Oui, Miss Marden, Mr Felloni, Mr George…

-   OK. Donc qui faisait cela quand tu allais dans cette maison ? Qui était là ?

-   Tout le personnel

-   Tout le personnel

-   Tous les parents. Vous savez, les parents de tous les enfants. Ils savent tous pour ça. Ils le font.

-   OK et tu as été là-bas. Qui utilisait les zizis en plastique ?

-   Tous. Tous.

-   Tous. Et où gardent-ils les zizis en plastique ?

-   Ils les gardent dans les placards.

Elle explique aussi que les membres du groupe ne leur font pas confiance à elle et à son frère, qu’il ne faut jamais parler de tout cela.

Elle dit aussi que chaque jour, ils la vendent elle et son frère pour 50£ à ceux qui ne peuvent pas venir les violer à l’école. « Alors ils me gardent moi et mon frère pour leur faire du sexe. Ils ont leur équipement, ils ont leurs zizis en plastique, et ils font ça. Des fois pendant deux heures, des fois une. Pendant les heures d’école »

Le flic redemande ce que c’est que le sexe. « Ils se touchent les parties privées. Ils ont aussi les gros zizis en plastique », et un autre en bois. Pour elle, ce n’est pas vraiment du sexe « c’est comme ça qu’ils nous font mal. Mais le vrai sexe c’est avec les zizis en plastique. Ils les mettent dans nos fesses. C’est ce genre de sexe qu’ils font ». Pour les filles, ils les utilisent aussi devant. S’ils se plaignent ou disent qu’ils ont mal, les enfants prennent des coups de cuiller sur la tête. « C’est pour ça que quand on rentre chez maman on a toujours des coups à la tête ».

Chez leur père, il y a une armoire qui dissimule un passage secret, qui donne sur une porte cachée dans le mur de briques, avec derrière un escalier qui descend jusqu’à un couloir. De ce couloir, un autre couloir mène à une pièce secrète.

Le flic demande à A. de citer des camarades qui sont eux aussi victimes, et elle donne les noms de quatre ou cinq copines avant de dire qu’il y a « Plein d’enfants. Plein ». Elle dit que plein d’école de la ville, qu’elle nomme ou décrit, sont dans le système.

 

Hampstead Christ Church Satanic Ritual Child Abuse Cover-up - Police testimony of Child 1 (reupload)

Ensuite, c’est son frère qui est entendu. Il explique qu’il a un problème à l’école parce que son père « est ami avec toute l’école ». Il raconte comment chacune de leurs instits est devenue amie avec leur père, et qu’ensuite elles ont introduit des collègues. Il cite les mêmes noms que sa sœur, notamment Mr Hollings qui est aussi un instit et grand ami de son père (c’est celui qui gare sa Porche devant sa grande villa).

-  Quand est-ce que ton père t’a dit cela ?

-  Quand il avait du sexe avec moi.

-  Qu’est-ce que cela veut dire ? Le sexe ? Qu’est-ce que tu veux dire ?

-  Il me touche les parties intimes… euh… il me touche les parties intimes. Il me plante un zizi en plastique.

-  D’accord

-  Dans mon derrière. Et après ça saigne.

-  OK

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-  Oui

-  OK, ton père fait du sexe avec toi et cela signifie qu’il te touche les parties intimes.

-  Oui

-  Qu’il met un zizi en plastique

-  Dans mon derrière

-  Dans ton derrière

-  Un gros, un énorme

-  Oh, OK. Comment tu sais que c’est un zizi en plastique ?

-  Euh… Je le vois avant

-  Qu’est-ce que tu veux dire ?

-   Je vois le zizi… Il… me le montre. Il me laisse voir le zizi.

-   OK, donc dis moi un peu à quoi ressemble ce zizi

-  Ca ressemble à un vrai mais… c’est en plastique

Apparemment, ils les rangent toujours dans le même ordre, le marron tout en bas, puis un doré, puis un blanc. Le flic demande combien ils en ont. Réponse : « Euh des millions. Il les achète et il en fabrique aussi. Il les fait dans son abri de jardin. Il fond le plastique et il les fait ».

-  Comment tu sais cela ?

-   Je l’ai vu les faire avant. Et il a un ami qui s’appelle Daniel et ils font ça.

Au sujet de ces objets G. explique que « c’est très grand et gros et ça me fait très mal », que souvent ça le fait saigner, et que c’est son père qui a le plus gros, de couleur noire.

-  La dernière fois que c’est arrivé c’était le dernier jour d’école, explique le gamin (…) On avait une grande fête, au dernier jour d’école (…) et mon père va à l’école. En fait, mon père… ne me laisse rien apprendre. Il ne me laisse pas avoir une éducation.

-  Donc tu es à l’école, il y a une grande fête…

-  Oui

-  Donc qui est à cette fête ?

-  Mr Hollings, l’enseignant des 4e année.

Puis il énumère un certain nombre d’enseignants et explique que la maîtresse principale lui a mis un zizi dans les fesses, et que tous les enfants présents à la fête lui ont fait du sexe. « Et tu sais combien d’enfants il y a dans mon école ... 200 ... 300 enfants" 

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-  Tous ces enfants ont eu du sexe avec toi ?

-  Oui et d’autres écoles sont impliquées

Quelques minutes plus tard, le flic revient sur la fête et demande ce qu’il s’est pas

sé à la fin.

-  Euh… ben… mon père tue des bébés et il mange la viande.

-  OK. Bien. Parle moi du jour de cette fête

-  Oui

-  OK. Donc la fête, elle ressemblait à quoi ?

-  Je n’aimais pas cette fête

-  Pourquoi ?

-  Ils m’ont touché.

-  Qui

-  Ils m’ont frappée. Mes parties de devant. Ils m’ont fait mal. Et quand ils mettent… euh… un gros zizi en plastique dans mon derrière et quand ça saigne … si je pleure, il, … euh… vous savez ces… ces cuillers à spaghettis… comme…oui… celles en métal. Si je pleure, il me frappe à la tête avec ça.

-  OK

- Et… si je pleure encore, il me frappe encore mais si je pleure encore plus… là l’infirmière, Mrs Marsden, elle me fait une injection et je dors. L’injection dans mon cou, et je m’endors directement.

A cette « fête », G. dit que son père, les enseignants, des amis à eux, des parents d’élèves lui ont fait du mal. Le flic lui demande pourquoi les gens lui font ça mais le gamin ne sait pas, il dit que lui n’a rien fait. Puis il ajoute : « Mon père a construit une religion très étrange ». G. propose de donner les noms des parents et es enfants présents mais le flic préfère savoir pourquoi sa mère n’était pas à la fête. Réponse : « parce qu’elle ne nous ouche pas. Elle ne nous tfait pas de sexe ».

-  Pourquoi elle n’était pas là ?, répète le flic

-  Parce qu’elle ne nous fait pas de sexe, répète le petit.

-  Je sais qu’elle ne fait pas de sexe avec vous, mais…

-  Elle est super bien

-   D’accord, mais ce n’est pas une raison pour ne pas aller à la fête, hein ?

-   Non. Il n’y a pas de raison. C’est juste qu’elle est vegan et la fête était non vegan.

G. explique que la "fête" a duré une partie de la journée et que "au lieu d’avoir classe, au lieu d’avoir anglais, au lieu des sciences, on a eu du sexe, la fête et on a mangé des bébés". Puis tout le monde a dansé et ça a été la partouze. Le flic demande ce qu’est le sexe, G. précise : "Ils me touchent les parties intimes. Ils me disent de leur lécher les parties intimes". Après la fête, leur père les a ramenés chez leur mère et ils n’ont rien dit car ils étaient menacés et effrayés de parler.

Il ajoute que son père est "le chef de toute la religion. Toute la culture. Il est comme le chef". Cette religion n’a pas de nom, selon G. Le truc, ce serait juste, d’après son analyse de gamin de 8 ans, de manger des bébés, de les tuer : "Mon père tue des bébés et on l’aide à les tuer mais notre père nous force à le faire".

Les auditions sont très longues et parfois les enfants sont laissés seuls de longues minutes alors qu’ils viennent d’évoquer les pires horreurs. Lors de cette première audition, G. est laissé plus de 20 minutes tout seul en plein milieu de l’audition, et commence à paniquer, avant de se mettre à pleurer.

 

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Auditions du 11 septembre

Audition de A.

D’emblée dans cette interview le flic précise que A. peut profiter que sa mère n’est pas là pour parler dans risque de la vexer ou de l’énerver. Il vérifie bien qu’elle connait la différence entre le mensonge et la vérité et revient sur l’église où se déroulent les rituels. A. décrit en détail les couloirs, les sous-sols, les passages et pièces secrètes de l’église, qui est juste à côté de leur école. Il y a notamment la salle des rituels avec une grande table au milieu, une « crèche » et une autre pièce avec des ossements.

Dans la 2e partie de l’audition le flic passe de longues minutes à faire détailler le régime alimentaire qu’ils ont à la maison. Elle explique que tout est vegan et que souvent ils aimeraient manger des bonbons.

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Puis A. explique que depuis 3 ans elle fait de la méditation, mais sa mère n’aime pas cela depuis qu’elle a appris qu’ils avaient du sexe et mangeaient des bébés. Elle raconte aussi que leur père leur a appris à voler, si bien qu’elle prenait de l’argent dans le portefeuille de sa mère, pour acheter des bonbons ou parfois donner l’argent à son père.

Là, le flic revient immédiatement sur le compagnon de leur mère, Abraham, pour lui demander comment il est. « Il est sympa », dit la gamine. « Mais quand on lui a parlé au Maroc, on avait peur de parler alors on a un peu menti. On a beaucoup menti même ». Elle précise qu’ils ont seulement accusé leur père, et n’ont pas du tout osé parler des meurtres de bébés ou du reste. Elle raconte qu’ils ont dit à Abraham que le seul moyen pour qu’ils parlent était de les frapper, donc il l’a fait un petit peu avec une cuiller, comme leur père. Elle précise qu’il ne l’a fait qu’une seule fois.

Par contre, elle ajoute que son père les frappe très fort jusqu’à les faire saigner, mais là le flic ne lui pose aucune question. Il n’a semblé intéressé que par les maltraitances éventuelles du beau-père, appelé « papa herbe » car il fume et cultive du cannabis. Le père ne l’intéresse pas. Mais la gamine a envie de parler et précise les violences qu’il leur fait devant un flic qui fait « OK », « Oui », « D’accord »…

Au cours de cette audition, A. décrit une église dans laquelle des rituels ont eu lieu et où des ossements d’enfants, de bébés, sont conservés selon elle. Elle raconte aussi qu’elle a vu son père manquer de tuer sa mère lors d’une crise de violence, si bien qu’il a fallu appeler la police, arrivée sur place en 15 minutes. Mais le père est parti quand la police est arrivée, en tentant de prendre les enfants qu’il voulait amener à une « soirée ».

A avait 3 ans, et le flic lui demande comment elle peut s’en souvenir, si sa mère ne lui a pas raconté cette histoire, mais la petite est très claire : « je m’en rappelle », a-t-elle répété.

 

Audition de G.

Là aussi le flic passe beaucoup de temps à faire parler l’enfant de sa mère et de son beau-père, mais à part la consommation de cannabis l’enfant ne raconte rien de bien intéressant pour lui.

G. explique que leur père a vite été en contact avec les enseignants de leur école, via leur enseignante Mrs Wilmer. Tous les enseignants de l’école le connaissent, et G. raconte que des viols avaient lieu, notamment dans des WC à la piscine, avec leur père, plusieurs enseignants et parents d’élèves (les parents de ses amis) qui leur mettent des godemichés dans les fesses, et il dit qu’il a saigné à cause de cela. G. dit qu’une dizaine d’enseignants sur les 30 de l’école étaient présents.

G dit que son père a des photos de lui et sa sœur nus dans son ordinateur. Il répète que son père a tué des bébés, et qu’il l’a obligé à faire pareil, en lui donnant un couteau et en lui tenant la main.

Alors que leur mère les éduque à manger des légumes, G dit que leur père ne les amène que dans des fast foods où il n’aime pas la « junk food ». Il leur donne aussi de l’alcool et de la poudre blanche à sniffer, et le gamin raconte l’effet de l’alcool et de la poudre sur lui.

 

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Auditions du 17 septembre : les rétractations

Les deux enfants ont été amenés au commissariat par la police, venue les chercher en voiture. A ce moment, ils étaient dans un foyer. Au cours de ces auditions, A. surtout, mais aussi G., reviennent sur la quasi totalité de leurs accusations contre leur père.

A. raconte notamment qu’elle ne fréquente plus une de ses copines, Sophie, parce qu’elle la touchait aux parties intimes, lui disant de faire pareil, et la maltraitait. De manière surprenante, elle explique que leur père ne les a jamais touchés, qu’il ne s’est rien passé à l’église ni à la piscine. Elle dit que c’est Abraham, le copain de leur mère, qui l’a poussée à dire cela.

Elle dit que leur père n’a jamais rencontré le personnel de l’école. Elle dit qu’elle n’a jamais été chez Mrs Holdings, alors qu’elle a décrit précisément sa maison auparavant.

Elle dit que c’est elle qui a manipulé son frère en lui disant des choses fausses qu’il a répétées. En gros, elle aurait manipulé sa mère, son compagnon, son frère, qui auraient cru à ses mensonges. Elle explique qu’Abaraham se prend pour son père, disant qu’il les aurait sauvés de leur vrai père.

Après qu’elle ait raconté un film de Zorro qu’ils ont vu , la flic conclut qu’elle a mélangé le rôle du méchant avec son père, et que c’est le méchant du film qui tuait des bébés, pas son père.

Un peu plus tard dans l’entretien, elle dit qu’elle ne veut pas retourner chez sa mère.

Entendu à son tour, G. dit aussi qu’Abaraham l’a poussé à dire des mensonges à propos de leur père. Mais il déclare qu’il a dit la vérité sur la crèche, les bébés tués par son père, même s’il n’y en a pas eu autant qu’il l’a dit.

Puis le flic lui redemande s’il y a eu des bébés tués, et G. répond que non. Ce serait Abraham qui l’aurait obligé à mentir. Quant aux pièces secrètes qu’il a décrites dans la maison de son père, il n’y en aurait « pas tellement ». Dans l’église, il dit d’abord qu’il y avait des pièces secrètes, puis dit que non et qu’Abaraham l’a forcé à dire qu’il y en avait. Abaraham l’aurait accusé d’avoir tué des bébés, et lui aurait demandé ce qu’ils faisaient ensuite avec les os, alors il a inventé. 

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Il déclare qu’il n’est jamais allé chez Mrs Hollings, parce qu’elle est l’enseignante de sa sœur et pas la sienne, mais il dit que son père y réside désormais. Contrairement à sa sœur, il maintient que son père et Mrs Hollings sont « des amis très proches, très proches ».

G. ajoute que les bâtons en plastique dans les fesses, c’était vrai. Puis le flic lui rappelle qu’il ne doit pas mentir,, lui fait comprendre que sa sœur a dit autre chose, et G. dit avoir menti sur cela aussi. Ce serait encore Abraham qui l’aurait amené à dire ça à force de le frapper. Le flic lui dit bien que s’il a menti avant ce n’est pas grave, mais maintenant il faut dire la vérité.

Le flic lui demande : « Est-ce que ton père t’a déjà fait quelque chose que tu n’aimes pas ?

-  Non

Il ne t’a jamais fait mal et ne t’a jamais rien mis dans ton derrière ?

-  Non. Il est vraiment sympa »

Et de préciser que la semaine dernière, pour la première fois, ils sont allés faire les magasins avec lui et qu’il leur a donné 10 £.

Le flic lui demande s’il aime Abraham, et le gamin répond qu’il le déteste. G dit que « maintenant » plus personne ne les embrasse ni ne les touche, et qu’il sait que c’est interdit.

Le flic lui rappelle qu’il a été chez le docteur, et lui demande ce qu’il a trouvé. G. répond « des ecchymoses » au derrière. « Et comment tu les a eues ? » demande le flic. Réponses « je n’en sais rien ».

 

On constate dans ces dernières auditions qu’il y a de nombreuses hésitations, surtout de la part de G., et même des contradictions. Par exemple une fois il dit qu’on lui a mis les bâtons en plastique dans les fesses, avant de se rétracter. Idem pour les pièces secrètes. Le frère et la sœur se contredisent parfois, alors que ce n’était pas le cas dans leurs déclarations précédentes. Cependant, les rétractations de sa sœur ont un aspect plus "crédible".

 

Audition du père le 15 septembre :

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Il est reçu avec beaucoup de politesse, avec son avocate. Il s’est rendu de lui-même au commissariat et on lui rappelle bien qu’il n’est pas en état d’arrestation.

Il dit qu’il n’avait pas vu ses enfants pendant deux ans jusqu’en mai 2014, alors que les faits se seraient produits à partir de 2013. En mai 2014, il les a revus en lieu médiatisé. Puis en juin le tribunal a déclaré qu’il pouvait revoir ses enfants une fois toutes les deux semaines pendant quatre heures d’abord, puis sept.

Il raconte longuement les activités qu’ils ont faites ensemble lors de chaque rencontre, comme aller à la piscine, faire les magasins… Evidemment, il dit qu’il n’a jamais rien fait à ses enfants, et que c’est leur mère, qu’il qualifie de « folle », qui leur met des choses dans la tête et cherche à les éloigner de lui.

Il dit qu’il a vu son ex, la mère des enfants, sur un site porno. Elle l’aurait accusé à tort de harcèlement, suite à quoi les flics lui auraient seulement demandé de ne plus l’appeler. Mais à cause de cela, dit-il, il a fallu attendre encore 10 mois pour revoir ses enfants.

Il dit qu’une fois, son fils est entré dans la chambre de sa mère et a vu un rapport sexuel avec son compagnon. Il dit plusieurs fois qu’il est "un bon père", "un père fantastique" même, qu’il a "gagné toutes les procédures, toutes. Chacune d’entre elles", et qu’il a "été traité comme un criminel" par les services sociaux.

Lors de cette audition, le père n’a été questionné que sur l’épisode de la piscine et rien n’a été vérifié. Ni ses connexions, ni son emploi du temps, ni ses disques durs.

 

Pourtant, on aurait pu l'interroger sur moult choses, comme ses liens avec un groupe dirigé par une sorte de gourou, une Vietnamiene hyper riche et anticommuniste appelée Ching Hai. R.D a fait une "retraite" de deux jours dans le cadre de sa formation, en décembre 2003 à San José en Californie. Ching Hai se situe dans une forme de bouddhisme et est une disciple d'un certain Thakar Singh, aux moeurs dissoulues, et dont certains ont souligné des penchants satanistes.

Hai a été l'un des grands soutiens de Clinton pendant le Monicagate. Cette organisation (site web) prône le véganisme et fait aussi bien dans le business que dans la charité à travers le monde, en visant les enfants et les catastrophes naturelles dans les pays pauvres notamment.

 

Interview du père à la BBC :

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En avril 2015, le père a été interviewé par la BBC au sujet de l’affaire. Il a pu expliquer à quel point les accusations contre lui étaient horribles. Ses enfants l’accusaient d’être à la tête d’un réseau satanique, d’avoir tué des bébés dont il buvait le sang, et de les avoir violés.

Histoire d’appuyer son propos et d’émouvoir le public, il a même pleuré. Il donne exactement la même version que ses enfants lors de leurs rétractations et accuse le copain de la mère d’avoir amené les enfants, sous la menace de coups à dire n’importe quoi. Pourtant, lors de son audition à la police, il a assuré que c’est la mère qui avait fait pression sur les enfants.

Ce qui a l’air de l’embêter le plus, c’est que les propos des enfants ont été diffusés sur le net, et que des dizaines de milliers de personnes ont vu ces vidéos (4 millions paraît-il). Dans un élan de charité, il se dit triste pour la mère, qui "ne fera plus partie de leur vie". Il nie au passage toute violence conjugale ou familiale, à part deux ou trois fois où il admet avoir un peu "secoué" son ex, mais c’est parce qu’elle a été méchante avec lui. Il aurait difficilement pu le nier puisqu’il a été condamné pour cela en 2010.

La "journaliste" se permet même dire que « on sait maintenant » que toutes les accusations sont "complètement manipulées". Et de souligner que les vidéos vont nuire aux enfants. A ce sujet, il est clair que ne pas avoir flouté les visages des enfants a été une erreur. On a le même problème dans l’affaire du Var, où certains ont diffusé les vidéos non floutées des enfants, en donnant leurs prénoms. Le père des enfants s’est fait une joie de les diffuser auprès de leurs copains d’école, si bien qu’ils n’ont plus qu’une porte de sortie : nier les faits et s’en prendre à leur mère. Mais vu les circonstances, on peut comprendre que la mère n’ait pas vu d’autre solution pour les protéger.

D’ailleurs, dans les deux cas, la "justice" a aussi sauté sur l’occasion pour incriminer les mères d’avoir fait cela, comme si c’était pire que ce que dénonçaient les enfants.

 

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Absence d’enquête

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Au final, aucune des personnes accusées par les enfants n’a été arrêtée et encore moins jugée. Et à part leur père, aucun n’a même été entendu par les flics. De plus, l’audition du paternel a été des plus softs, et en réalité les flics l’ont laissé raconter ce qu’il voulait.

Aucun des autres enfants cités par A. et son frère n’a été entendu, et finalement la "justice" a simplement décidé de ne pas tenir compte de leurs témoignages, pourtant consistants.

La juge n’a pas non plus tenu compte d’un certificat médical, du Dr Hodes, qui constate "un réflexe de dilatation anale prolongé est lié à des viols anaux", ainsi que des cicatrices anales repérées chez les deux enfants. Mais comme ce réflexe arriverait aussi à des enfants qui n’ont pas été violés, le juge a écarté ce certificat.

Un médecin a aussi diagnostiqué chez les deux enfants des syndromes de stress post-traumatique. Les enfants ont aussi parlé des abus commis par leur père et à l’école à ces médecins.

Des tests ont été effectués à partir de cheveux des enfants, mais comme on y a certainement trouvé les traces de multiples drogues, eh bien les résultats n’ont pas été communiqués à leur mère, qui ne peut donc pas les utiliser pour sa défense.

Car bien sur, elle est accusée d’avoir obligé les enfants à mentir au sujet de leur père. Lui est passé pour la victime et a été traité comme tel par la justice. Suite aux rétractations du 17 septembre, la police a cessé son « enquête ».

Aucune perquisition et aucune saisie n’ont été effectuées. Aucun des lieux cités par les enfants n’a été passé au peigne fin, histoire d’y retrouver des traces, des preuves…

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En novembre 2014, les deux enfants ont été placés dans une famille d’accueil, à qui ils ont répété leurs accusations et évoqué le quotidien qu’ils vivaient. C’est la mère qui a été accusée d’avoir rentré toutes ces horreurs dans la tête de ses enfants, et l’affaire est traitée comme un banal cas de négligence parentale (de la part de la mère, évidemment). A partir de ce moment-là, tout contact entre les enfants et leur mère ainsi que leur famille maternelle a été coupé, et les droits parentaux de la mère ont été supprimés, si bien qu'elle n'a plus d'information sur leur santé ou leur scolarité, et n'a plus son mot à dire sur rien.

Début 2015, plusieurs sites ont commencé à fleurir, disant que toute l’affaire n’était qu’un "hoax", une intox. A ce moment, une femme, Sabine McNeill, a publié des documents judiciaires, sans l'accord de la mère selon cette dernière, si bien qu'en février 2015 une dizaine de flics tente de l’arrêter à son domicile, mais elle parvient à s’enfuir.

En mars 2015, un tribunal a décrété que les propos des enfants étaient « sans fondement » et qu’ils avaient carrément été « torturés » par leur mère et son compagnon pour les forcer à faire de fausses accusations. Apparemment, des traces de cannabis ont été retrouvées chez les deux enfants (Abraham se faisait appeler « papa Hemp », papa herbe). Rien sur d’éventuelles traces de cocaïne, par contre.

En juillet 2015, la mère a tenté de rouvrir l'enquête sur les abus et de récupérer les enfants, en vain. Le mois suivant, le père obtient la garde exclusive des enfants, qui doit être effective dans les 12 mois suivants.

En novembre 2016, une association (assez sulfureuse, l’IPCC de Kevin Annett), écrit à la mère que l’enquête de police n’a pas été menée sérieusement.

Plus récemment, fin août 2017, un blogueur américain a été envoyé en prison pour 9 mois, lors d’un passage à Londres, pour avoir harcelé des personnes dénoncées comme étant liées à l’affaire. D’après l’avocate de plusieurs familles incriminées, l’objectif est de « réduire au silence » toute personne qui s’en prendrait à ces innocents. Et divers blogs satanistes ou assimilés de relayer la nouvelle et s’en réjouir.

D’ailleurs, il est assez étonnant de voir une espèce de communauté satanique et revendiquée comme telle défendre bec et ongles RD et ses acolytes. Ils nous refont même le coup de la "panique satanique" des années 80, car c’est bien connu : dès que les braves gens parlent de satanisme, ils sont dans le délire le plus complet. On peut s’interroger : est-ce que RD n’aurait pas activé tout son réseau de dingues pour l’aider à faire étouffer l’histoire ?

 

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La suite

Comme on pouvait s’y attendre, le système s’est défendu contre cette attaque. On a vu se multiplier les prises de position en faveur du père sur les réseaux sociaux, autour notamment d’un site, Hoaxtedresearch, dont le but est de dénoncer la mère et de nier toute réalité dans ce que les enfants ont rapporté.

Les médias, silencieux au moment où les révélations des enfants ont été diffusées sur le net, ont tous pris position en faveur du père, dénonçant une mère qui a maltraité ses enfants et qui les a obligés à raconter les pires horreurs sur leur père. Cela, dès les rétractations des enfants.

Mais en face, de nombreux citoyens ont mené une charge contre les satanistes responsables de l’étouffement de l’affaire, via plusieurs sites dédiés à l’affaire. Ceux-ci ont repéré de nombreux profils, sur diverses plateformes comme Youtube, Twitter etc., appartenant au père, RD, et à ses amis et défenseurs, dont certains ne cachent pas du tout leur lien avec le satanisme.

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La mère des enfants se serait enfuie, probablement pour retourner en Russie, son pays d’origine, et la police la cherche pour l’arrêter. Une autre de ses amies, Sabine McNeill, est également recherchée pour "harcèlement" parce qu'elle a évoqué l'affaire sur Internet et diffusé les témoignages des enfants. Apparemment, il n’y a pas que la police à la rechercher : un certain nombre de tarés satanistes sont sur son dos, comme un certain "James Hind" (qui a de nombreux alias) et dit sur son compte Twitter être le fondateur de « MySatan.net, se battant contre les chasseurs de satanistes ». Il tient aussi un blog intitulé "satanic views[3].

En fait, en réaction aux « antisatanistes », des satanistes ou du moins se disant satanistes sont sortis du bois, pour combattre tout propos pouvant nuire à l’image qu’ils tentent de se donner. Hélas, eux ont l’impunité pour eux, ne sont pas poursuivis pour harcèlement, atteinte à la vie privée ou autre, et peuvent continuer à raconter n’importe quoi. Aujourd’hui, le net est un champ de bataille autour de cette affaire.

La guerre fait rage sur le net au sujet de cette affaire, des dizaines de sites soutenant la réalité des accusations ont été mis en ligne, et en face ceux qui nient, les satanistes et les médias alignés disent haut et fort qu’il n’y a rien du tout dans cette affaire.

Pour les forces de l'ordre et pour la « justice », il semble que le simple fait de parler de cette affaire en défendant la première version des enfants soit déjà considéré comme étant du « harcèlement ». D’ailleurs, certains disent déjà que les lois ne sont pas adaptées et qu’il faut mieux contrôler le net et pister les internautes pour éviter que d’innocentes familles ne soient injustement attaquées.

Scotland Yard demande même aux citoyens de ne pas partager les infos liées à cette affaire. La censure et même l’omerta, donc, alors que l’affaire est grave et qu’un citoyen lambda qui a vu les dizaines de vidéos des enfants ne peut que s’interroger et chercher à y voir plus clair.

Quant à Abraham, il s’est retrouvé poursuivi pour avoir « agressé » son propre fils adolescent.

 

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Bref, une telle histoire serait bien évidemment impossible en france, selon nos autorités. Pourtant, on distingue un processus aussi connu que radical, qui consiste à placer les enfants dès qu'ils parlent afin de les faire taire. On coupe très vite tout lien avec le parent qui les aide à dénoncer, ce dernier se trouvant poursuivi pour moult raisons, allant de la dénonciation calomnieuse à la non représentation, voir à l'enlèvement d'enfant, quand on ne l'envoie pas directement en psychiatrie.

Après quelques mois d'un tel traitement, rares sont les enfants qui continuent à dénoncer: en effet, ils comprennent que plus ils parlent, moins ils voient leur parent protecteur, et plus ils sont confiés au parent qui abuse d'eux. En Angleterre cependant, ils pourront porter plainte toute leur vie pour tenter d'obtenir justice.

 



[1] Les enfants décrivent une marque de naissance qu’elle aurait au niveau des parties génitales. Elle est le prof principal de l’école.

[2] La maman de Sophie, Laura Hurlicar, Sophie Dix, Jacky Cabal…

[3] Selon certains, ledit James Hind serait aussi l’auteur du « Blog of Baphomet », Julian Vayne, qui serait employé dans un musée en Angleterre et donnerait des cours d’éducation sexuelle aux enfants. Mais l’auteur du blog dit qu’il n’est pas Julian Vayne.