cnnUn vote historique a eu lieu en Ecosse la semaine dernière : alors que tout le monde s’attendait à ce que les écossais votent oui à l’indépendance, c’est l’inverse qui s’est produit. L’Angleterre ne voulait pas lâcher sa colonie, et tout a été fait, jusqu’aux pires fraudes électorales, pour parvenir à ce résultat lamentable pour la démocratie. Et le 1er ministre Cameron peut déclarer que "cela règle le débat sur l'indépendance pour une génération".

 

L’Angleterre ne veut pas perdre l’Ecosse, qui représente près de 10% du PIB national, pas plus que la France ne veut perdre la Bretagne ou le Pays Basque.

Alors, pour augmenter les chances de succès, les autorités anglaises n’ont pas hésité à mentir, par exemple en faisant croire aux retraités qu’ils perdraient leur pension en cas d’indépendance, ce qui est faux évidemment.  

Quelques jours avant le scrutin, la Royal Bank of Scotland a dit qu’elle déménagerait son siège, on adit qu’il faudrait changer de monnaie, etc. Comme pour le référendum sur l’Europe auquel les quelques peuples à qui on a demandé leur avis ont a voté non, on a promis l’apocalypse à  ceux qui ne suivraient pas la doxa. Le premier ministre espagnol (qui craint une séparation de la Catalogne) avait notamment déclaré qu'une Ecosse indépendante devrait quitter l'Europe. Et en parallèle, on a aussi promis quelques largesses à venir pour l’Ecosse, si le vote était finalement contre l’indépendance.

7CD54E3B-67BF-4830-A7F4-55DA98ACA8F7_cx0_cy5_cw0_mw1024_s_n_r1Sur 37 médias en Ecosse, un seul était favorable à l'idnépendance, ce qui n'est pas sans rappeler la position de nos médias lors du référendum sur l'Europe.

Mais la propagande n’a pas suffi, alors on a aussi interdit aux Ecossais travaillant à l’étranger et même en Angleterre (1 million de personnes environ) de prendre part vote. En revanche, des enfants âgés de 3 ans ont reçu des cartes d’électeur pour le référendum sur l’indépendance, ce qui posait quelques questions quant à la tenue du registre des électeurs. Lors d’un référendum précédent sur la création du parlement écossais, en 1979, des morts ont eu leur carte d’électeur également.

 

Le jeu des anomalies

Et puis, on a fait comme dans n’importe quelle dictature africaine : on a bourré les urnes. Il y a de nombreux endroits où on était certains que le "oui" allait gagner, mais c’est le "non" qui l’a mystérieusement emporté.

A Glasgow, les flics enquêtent sur 10 électeurs venus voter dans des bureaux différents, et qui se sont entendus dire qu’ils avaient déjà voté. A Dundee, des bulletins oui ont été repérés parmi les votes "non". Et des alarmes inopinées ont retenti à plusieurs reprises, de manière à interrompre le dépouillement des votes et à obliger tous les membres des bureaux de sortir. Dans cette ville acquise au "oui", on a dit que le taux de participation avait été plus bas que prévu, alors que de longues files d'électeurs s'étendaient devant les bureaux de vote.

scot-11On a appris le 1er octobre que des assesseurs dans une ville des Highlands (Dingwall), qui étaient favorables à l'indépendance, ont été relevés de leur devoir d'assesseur au dernier moment. Une mésaventure qui n'est, par contre, pas arrivée aux tenants du non au référendum. "Un porte parole du comté a confirmé que des membres du staff ont été relevés de leurs fonctions pour des 'comportements inappropriés'", nous apprend The Independant.

Par ailleurs, le vote de Dingwall a été retardé parce qu'un camion qui transportait les urnes pleines de bulletins de vote s'est crashé sur l'autoroute.

Certains électeurs ont aussi noté l'absence de numéro de référence unique derrière les bulletins de vote, ce qui est illégal. Et apparemment, ces bulletins ont bien été comptabilisés.

Plusieurs graves irrégularités ont été signalées à droite et à gauche, comme par exemple des gens inconnus arrivés avec des urnes pleines de bulletins de votes dans leurs coffres, ce qui n'est pas normal du tout. Ils ont eu plus eu la possibilité d'échanger ces urnes avec les unres où se trouvaient les vrais bulletins de vote. Certains parlent aussi de pressions sur un chef de bureau de vote.

independentcartoon-460x290Près de 790.000 électeurs ont voté par courrier. Apparemment, ces bulletins ont d'abord été envoyés en Angleterre avant de revenir en Ecosse, officiellement dans le but de vérifier les signatures, mais on n'est pas obligés d'y croire. La Poste avait ordre de détourner tout ce courrier, envoyé initialement aux bureaux de votes écossais.

Même la Russie dénonce des irrégularités dignes de la Corée du Nord. D'ailleurs, des observateurs russes de ces élections ont déclaré que la traçabilité des urnes du comté d'Edimbourg une fois centralisées était tellement nulle qu'on était bien incapables de dire d'où elles venaient.

Par ailleurs, le taux de participation, autour de 85%, a été officiellement plus bas dans certains bastions pro indépendance. Il est assez logique de se demander si une partie des bulletins n'est pas passée à la trappe.

Quant aux observateurs internationaux, ils ont été 222 à s'inscrire pour suivre ce vote, mais comme on leur a demandé payer eux-mêmes leurs frais de déplacement beaucoup ont manqué à l'appel et seule une partie d'entre eux était bien sur place pour observer le jour du vote.

Début octobre, un écossais a raconté qu'il était tombé sur des centaines de bulletins de vote "oui" dans des poubelles à Edimbourg. Le type en a parlé partout sur Internet, si bien que la police a expliqué avoir lancé une enquête à ce sujet.

Il y a par exemple cette vidéo qui circule, avec une autre fraude évidente: les bulletins "oui" sont mis dans la pile des bulletins " non". Cette fraude est toujours dans le même sens : réduire frauduleusement le nombre de bulletins favorables à l’indépendance de l’Ecosse.

Le lundi suivant le référendum, plus de 80.000 personnes avaient déjà réclamé une enquête indépendante sur ce scrutin qui fait de plus en plus polémique. Une bonne partie des écossais pense que les résultats du vote ont été bidonnés par l’establishment. Ils demandent donc un nouveau scrutin.

L'année dernière, une élue du parti national Ecossais, Margo MacDonald, avait mis en garde contre des manipulations possibles du scrutin par le MI5. Elle avait demandé solenellement au MI5 de ne pas intervenir lors de ce référendum. Hélas, elle est décédée depuis. Elle avait aussi déclaré que le parti national Ecossais était largement infiltré par le MI5 (comme l'étaient l'IRA en Irlande, le mouvement breton en Bretagne, etc.)

Il faudra suivre avec attention la suite des événements. Je serais étonnée que les Ecossais en restent là, et même si les anglais ne risqueront pas d'organiser un second scrutin, il faudra bien répondre à quelques questions quant à la régularité du référendum. Mais n'oublions qu'en France non plus, nos élections ne ressemblent à rien: les lois sont bafouées, le scrutin universel direct est un mythe, et on est incapable de prouver les résultats.