humeur_088_bhvBHV. Trois initiales qui pourraient sonner le glas de la Belgique. Depuis quelques jours, la tension monte à nouveau entre le camp séparatiste flamand et le camp francophone, et l’enjeu est de taille : dans ce pays qui cultive l’art du consensus, aucun des deux camps de ce conflit linguistique ne peut céder. Pour les francophones, pas question de laisser Bruxelles au flamands. Pour les flamands, il faut une séparation de la Belgique, et Bruxelles doit être la capitale de la Flandre. Bref, revoilà le scénario de l’ex Yougoslavie, cette fois au cœur de l’Europe.


Pour comprendre comment on en est arrivé là, évidemment, il faut commencer par le début. Avec la Belgique on a de la chance : le début c’est en 1831.

La Belgique est une sorte d’Etat tampon entre la France et les Pays-Bas créé en 1831 par les grandes puissances de l’époque. Elle n’est devenue un Etat fédéral que progressivement, à mesure qu’enflaient les revendications flamingantes après la deuxième guerre mondiale.

 

Les prémisses

Pour aller vite, la Belgique du XIXe siècle et du début du XXe siècle était, en gros, divisée entre une Wallonie plutôt prospère grâce aux mines, à la sidérurgie et plus localement au textile, et une Flandre rurale et paysanne, généralement moins éduquée. Au milieu, Bruxelles, à majorité flamande au XIXe, avant de voir arriver de toute l’Europe des immigrés plus enclins à parler français. La langue officielle du pays était alors le français, langue parlée également par les flamands cultivés.

Les flamands qui aujourd’hui revendiquent la séparation ont souvent un ressentiment par rapport à cette époque où ils passaient pour des paysans incultes. A ce moment, la Wallonie était en effet le moteur économique du pays.

C’est surtout après la deuxième guerre que les néerlandophones se sont affirmés et ont commencé à revendiquer la pratique de leur langue en matière politique ainsi que dans l’administration, l’enseignement et la justice. Petit à petit, le combat linguistique a permis d’imposer le flamand dans les universités de Flandres1] et dans les écoles, dans la vie politique, administrative, judiciaire et culturelle.

Depuis la première guerre mondiale, le corollaire du combat linguistique est le nationalisme flamand, porté par moult partis plus ou moins pro nazis, comme le VNV en 1933 ou le Vlaams Belang (ex Vlaams Block) aujourd’hui. Mais les autres partis flamands réputés plus modérés ne sont pas à la traîne en ce qui concerne les revendications séparatistes.

Parallèlement, la Wallonie entamait son déclin économique alors que la Flandre relevait la tête, misant sur les industries nouvelles.

 

Clash versus compromis

En 1962, les tensions communautaires et linguistiques allant crescendo, le Parlement vote une série de lois qui finissent par bhvfixer en 1967 les frontières linguistiques et séparent la Belgique en une communauté francophone comprenant Bruxelles, une communauté néerlandophone et une communauté germanophone (70.000 personnes, à la frontière avec l’Allemagne)2]. Pour Bruxelles, on décide que les 19 communes composant la capitale seront une région « bilingue », malgré que la ville soit largement francophone. On crée aussi le concept de « communes à facilités » pour six villes revendiquées par les flamands à la périphérie bruxelloise (les « facilités » visent les francophones, qui doivent avoir accès à l’administration, l’enseignement etc. dans leur langue, et on fait pareil pour quelques villes francophones). Au passage, on ferme toutes les écoles francophones de Flandre, et seuls les enfants dont les parents vivent dans des communes à facilités peuvent s’inscrire dans les écoles francophones de ces communes.

On notera qu’à ce moment, les flamands étaient très pressés de figer la frontière linguistique : en effet, Bruxelles était devenue clairement francophone, et sa périphérie tendait à la devenir.

La crise suivante est venue rapidement : c’est la jolie histoire de la création d’une ville pour les francophones, Louvain la Neuve. Dans les années soixante, néerlandophones et francophones étudiaient ensemble à l’Université Catholique de Louvain. Mais quand les étudiants néerlandophones se sont mis à hurler « walen buiten ! » (les Wallons dehors) à Anvers et dans les rues de la cité étudiante, la direction de l’université a fini supprimer la section francophone, obligeant lesdits francophones à plier bagage en 1967 et à créer une nouvelle université, un peu plus loin à Louvain La Neuve.

Petit à petit, les Flamands ont commencé à dire qu’ils ne voulaient plus payer pour les wallons, ces fainéants dont le taux de chômage augmentait de manière inversement proportionnelle au leur. Alors on a séparé les systèmes économiques tout en aménageant quelques transferts (par exemple, la Wallonie continue de fournir la Flandre en eau presque gratuitement).

En 1967-1970 vient la grande réforme constitutionnelle qui créé, outre les régions communautaires (c’est-à-dire linguistiques), les régions tout court : la Flandre, la Wallonie et Bruxelles-Capitale, une région à part entière avec comme les autres son gouvernement et ses ministres régionaux. A partir de là, le droit constitutionnel et le droit administratif belges deviennent d’une complexité rare.

Un peu plus tard, afin d’éviter le rattachement de communes probablement à majorité francophone à Bruxelles, les flamands se sont mis à entamer des regroupements de communes. De cette manière, ils ont noyé les francophones dans des ensembles plus vastes au milieu de néerlandophones.

Le cirque continue en 1980, quand on commence à distribuer tout un tas de compétences aux communautés et aux régions, ce qui fait ça de moins à gérer pour l’Etat fédéral. Lesdites compétences sont ensuite renforcées progressivement, comme en 1988 quand l’enseignement est « communautarisé ». Depuis, les choses avancent (ou reculent, c’est selon) progressivement, et une des stratégies essentielles des flamands consiste à faire encercler Bruxelles par des communes flamandes, puis à grignoter de l’espace sur Bruxelles même, comme on le constate par exemple dans le Nord de la ville (Laeken, Evere…).

On continue la régionalisation en 1993, quand on sépare le Brabant Flamand du Brabant wallon, qu’on augmente encore les compétences régionales et communautaires (à nouveau renforcées en 2001), et qu’au final on transforme la Belgique en Etat fédéral.

 

d9081dfcd24b7c53ed68a8c7ff542352BHV, point d’orgue des tensions

BHV, ce sont les initiales de Bruxelles, Halle et Vilvorde (Brussels, Hal, Vilvoorde), et elles retentissent dans le paysage politique belge depuis 1962. BHV, c’est aussi le symbole du compromis à la belge.

Il s’agit d’un arrondissement électoral comprenant les 19 communes de Bruxelles et 35 communes du Brabant Flamand qui entourent Bruxelles. Ces communes flamandes abritent environ 120.000 francophones, tandis qu’à peu près autant de néerlandophones vivent à Bruxelles, et tout le monde dans cet arrondissement vote pour les mêmes listes lors des scrutins.

Cet arrondissement a été créé en 1963 et la proportion de francophones et de néerlandophones y résidant devait être réévaluée tous les 10 ans afin de réviser son statut et d’intégrer les communes majoritairement francophones à Bruxelles. Après la deuxième guerre, Evere, Ganshoren et Berchem Sainte-Agathe avaient ainsi intégré l’agglomération bruxelloise. Mais les flamands ont dit stop3] au recensement en 1961, de peur de voir partir de Flandre les communes de la périphérie bruxelloise. Depuis, les recensements linguistiques sont « abolis » en Belgique.

Les francophones cèdent, et on limite Bruxelles aux 19 communes qui en faisaient partie en 1963. En échange, on propose des facilités aux francophones qui vivent dans les communes revendiquées par les flamands, et qui parfois avaient une majorité de francophones, comme Linkebeek4]. Les francophones peuvent donc y voter pour des élus francophones. Ceux de l’arrondissement de BHV votent, eux, pour des élus bruxellois. Mais bien sur, cet accord est immédiatement remis en cause par les flamands.

Il est intéressant de noter que de 1980 à 1988, Herman van Rompuy, l’actuel président de l’Europe, était président de son parti (à l’époque le CVP) pour l’arrondissement de BHV, avant d’en prendre la tête en 1988. Au cours de sa carrière politique, cet amateur de l’Europe n’a d’ailleurs pas caché ses penchants nationalistes, comme lorsqu’il a fait des propositions de loi visant à scinder Bruxelles de Halle et de Vilvoorde.

L’enjeu de tous ces mics macs, on l’a compris, est pour les flamands d’obtenir l’unité linguistique dans les communes de la périphérie bruxelloise considérées par eux comme. A terme : revendiquer la séparation de la Wallonie et de la Flandre, et réclamer Bruxelles en tant que capitale de la Flandre.

 

Aujourd’hui : l’impasse

Depuis des années, le processus politique, mené par les flamands séparatistes, va toujours dans le même sens : la séparation de la Belgique. Aujourd’hui, il y a au moins 80, voir 90% de francophones à Bruxelles, et leur vie devient invivable dans toute la périphérie et de plus en plus à Bruxelles. Pas moyen d’avoir un logement social, pas moyen d’acheter un terrain, pas moyen d’inscrire ses enfants à l’école. A Bruxelles, pas moyen de travailler si on ne parle que le français. Même pour être magasinier dans une grande surface, on demande aux étudiants francophones, Français compris, de parler flamand. Détail : on ne demande pas l’inverse aux néerlandophones. Depuis cette époque, BHV revient régulièrement sur la table, comme point de fixation des revendications flamandes.

Revendications qui ont l’oreille attentive des politiciens flamands dans leur grande majorité. D’ailleurs, les flamands, qui dessinBHVsont 6 millions contre 4 millions de francophones, ont l’avantage d’avoir depuis bientôt 40 ans un premier ministre issu de leurs rangs. Aujourd’hui, BHV est capable de faire sauter le gouvernement, par le jeu constitutionnel certes, mais aussi à cause de la faiblesse des francophones dans l’arène politique.

Les choses sont claires : si les francophones acceptent de séparer Halle et Vilvoorde de Bruxelles, ils vont à terme perdre Bruxelles, où les francophones ont de plus en plus de mal à travailler et bientôt à exister, comme c’est le cas dans les communes dites « à facilités » et les communes flamandes. Si les flamands cèdent sur cette question, c’est la raison d’être des séparatistes qui disparaît.

Les Wallons et Bruxellois refuseront de se l’avouer parce qu’ils aiment la Belgique et n’ont généralement aucun problème avec les Flamands, mais leur pays est mal parti. Depuis des années, le consensus qui suit les interminables débats linguistiques devenus communautaires puis nationalistes a permis de garder un semblant d’unité. A ce propos, rappelons que la devise belge, peut-être par goût de l’autodérision, est « l’union fait la force ».

Mais les faits sont complexes. Dans certaines communes, les élus flamands du parti CD&V (le parti chrétien qui pourtant n’est pas le plus revendicatif5]) ont négocié avec des promoteurs immobiliers privés pour qu’ils n’installent pas de francophones dans leurs communes.

Dans d’autres villes francophones proches de la frontière linguistique, les flamands enlèvent les panneaux de rues en français, tout comme à Bruxelles dans certains quartiers. L’office de l’emploi flamand, le VDAB, publie des offres d’emploi dans lesquelles il ne suffit plus d’être bilingue : il faut aussi être né en Flandre6]. Ce qui, au passage, est illégal au niveau du droit européen7] mais qu’on laisse bizarrement faire aux Flamands. Récemment, on a aussi supprimé des lignes de bus pour que les wallons de la frontière linguistique puissent aller travailler à 15 kilomètres en Flandre. On assiste même à des dérives fascistes, comme dans la commune d’Overijse, 24.000 habitants, au Sud est de Bruxelles, qui fait retirer les panneaux bilingues8] aux commerçants, et dont les élus (CD&V, NV-A, pourtant pas le Vlaams Block) n’ont pas peur d’annoncer dans le journal communal qu’ils viennent d’ouvrir une centrale de dénonciation9] pour que les bons citoyens flamands signalent via des « plaintes linguistiques » tout ce qui n’est pas linguistiquement conforme. Dans le même ordre d’idées, d’autres communes ont carrément crée des « brigades linguistiques ». A Dilbeek, commune de 40.000 habitants dont 30% de francophones à la limite de Bruxelles et dans l’arrondissement BHV, on a écrit en grand sur le mur du centre culturel : « Dilbeek, où les flamands sont chez eux » (« Dilbeek, waar Vlamingen thuis zijn ») et on a ajouté un panneau réclamant la scission de BHV. Dans cette charmante bourgade, pourtant « à facilités », on refuse de répondre en français aux administrés10]. Ambiance… Autant d’initiatives qui n’ont pas été critiquées par les politiques flamands, y compris le 1er ministre. On pourrait continuer cette liste longtemps sans même aborder les actes les plus violents commis par les flamingants extrémistes (mais c’est un pléonasme)11].

D’un autre côté, peu de francophones apprécient l’idée d’une séparation totale, encore moins les bruxellois qui se sentent pris dans un étau. Beaucoup de néerlandophones qui vont vivre en Wallonie sont heureux d’avoir passé la frontière, pour l’ambiance plus détendue, une ambiance bien loin des clichés qu’ils avaient en tête quand ils vivaient en Flandre, parfois dans le mépris des wallons. Et beaucoup de flamands, comme de francophones, ont d’autres préoccupations en ce moment que ces histoires somme toute très politiciennes.

20080429bhvDans cette affaire, on peut parler de « nettoyage linguistique » à Bruxelles et autour. Certains partis parmi les plus extrémistes comme le NV-A, dont certains membres sont adeptes de milices néo nazies12] comme Voorpost, ont des représentants qui n’hésitent pas à prendre les mesures les plus discriminatoires et à mettre de l’huile sur le feu au Parlement. Le problème, c’est que les autres partis flamands suivent, puisque tous sont séparatistes à différents niveaux.

Les scénarios potentiels sont peu nombreux : il est probable que les flamands gagnent sur BHV et à terme Bruxelles deviendra la capitale de la Flandre, un Etat à part entière. Dans ce cas, que devient la Wallonie qui est déjà sous perfusion des financements européens ?

Il est aussi possible que l’on décide finalement de faire de Bruxelles une zone autonome, pour ne pas froisser les flamands. Mais quel serait son statut ? Son ordre juridique ? Serait-ce un protectorat européen dirigé uniquement par des technocrates ?

On peut encore imaginer, mais cela devient totalement hypothétique, que Bruxelles reste reliée à la Wallonie, un peu comme Gaza à la Cisjordanie. Alors on devrait créer des corridors d’approvisionnement et tout ce qui va avec.

Autre hypothèse : la Belgique ne se sépare pas. Mais cette idée tient davantage du rêve que du réalisme au vu de la pression mise par les flamands pour en arriver là. C’est en tout cas ce que voudraient beaucoup de francophones.

 


 

[1] L’université de Gand a commencé par donner certains cours en flamand, avant d’en faire la langue exclusive du l’université en 1933.

 

[2] Précisons que les flamands ayant refusé un recensement linguistique dans les années 60, on s’est basés sur le dernier recensement, qui datait de 1947. Et de nombreuses irrégularités ont été repérées lors dudit recensement, davantage encore que lors du recensement de 1930.

 

[3] Au moyen d’un boycott du recensement pourtant obligatoire. D’après certains sondages, la majorité des habitants des communes à facilités concernées sont demandeurs d’un rattachement à Bruxelles et pas à la Flandre, mais évidemment on a fait comme si personne n’avait rien dit.

 

[4] Preuve que le recensement de 1963 aurait été utile : il y a environ 85% de francophones parmi les 5.000 habitants de Linkebeek aujourd’hui. Le bourgmestre (maire) est d’ailleurs issu du parti francophone FDF (fédéralistes démocrates francophones). Avec la commune de Crainhem (environ 75% de francophones, également une commune à facilités pour les francophones), Linkebeek a voté le 27 avril 2010 une résolution demandant le rattachement à Bruxelles, ce qui a beaucoup énervé les élus flamands minoritaires. Pour montrer à quel point les flamands sont crispés, il faut préciser que le bourgmestre de Linkebeek, Damien Thiery, attend sa nomination depuis 2006: il a envoyé les convocations aux élections en français uniquement alors que sa commune est en Flandre.

 

[5] Bien que le CD&V ait recyclé quelques flamingants, comme Luc van den Brande, ex ministre président de la région flamande qui considérait à l’époque que les francophones n’avaient pas lieu d’exister en Flandre puisqu’ils doivent apprendre le néerlandais. Devenu vice président du Conseil de l’Europe en 2003 et 2004, il a refusé de ratifier la convention du Conseil de l’Europe sur la protection des minorités (tout comme la France, d’ailleurs) tout en réclamant qu’on construise l’Europe « en partenariat ».

 

[6]Voir le blog d’un francophone de Bruxelles qui tente de recenser ce type de dérives : http://www.francophonedebruxelles.com/2010/01/le-vdab-pratique-la-discrimination.html

 

[7] Il y a eu des plaintes pour discrimination déposées auprès de la Commission européenne contre des communes flamandes à cause du décret ‘Wonen in eigen streek’ (habiter dans sa région) appliqué dans 69 accueillantes bourgades de la périphérie bruxelloise (28), de la côté belge ou près de la frontière avec les Pays-Bas, et destiné à réclamer aux candidats à venir vivre dans ces communes d’avoir un « lien suffisant avec la commune ».

 

[8] A Halle, la commune a aussi signé un manifeste visant à décourager l’emploi d’autres langues que le flamand dans les rues et les commerces. Les patrons d’un restaurant homosexuel appelé « Les Deux » ont du changer de nom rapidement, au risque de voir la relation avec l’autorité communale « tourner au vinaigre », comme l’a dit le bourgmestre de la ville.

 

[9] « Appel à la délation à Overijse », La Libre Belgique du 12/06/2008.

 

[10] Pourtant, le bourgmestre de Dilbeek, Stefaan Platteau, n’est pas du Vlaams Block mais du VLD, censé être modéré.

 

[11] Les témoignages de francophones présents à des manifestations pacifistes destinées à dénoncer certains abus communautaires dans les zones sous tension ne manquent pas : les drapeaux et chants flamingants, la violence verbales et souvent physique, la police qui empêche d’entrer dans la manifestation, laissant les francophones face aux néo nazis qui leur hurlent dessus en flamand, bref la démocratie est une notion toute relative pour certains.

 

[12] Il y en a beaucoup en Flandre, depuis Sang et Honneur Flandre (Blood & Honour Vlaanderen) dont les membres cagoulés sont souvent à l’arrière des manifs nationalistes et/ ou séparatistes en hurlant « België Barst » (Belgique crève), « Franse Ratten, Rol uw Matten » (Rats français, dégagez) et autres amabilités. Différentes de ces milices organiseront prochainement leur « marche sur Bruxelles ». Il y a aussi « Bloed, Bodem Eer Trouw » (Sang, Terre, Honneur et Fidélité, une devise nazie), l’Association des Etudiants nationalistes (NSV), très violente, les Vlaamse Jongeren Mechelen (VJM, Jeunes flamands de Malines), Excalibur (skinheads), Wehrwolf Verbond (Allianc Loup Garou) et tant d’autres, dont beaucoup ont été créés dans les années 90… Les néo nazis flamands ont de nombreux appuis hors de Belgique, mais aussi dans l’armée belge, ce qui a permis à un groupe de néo nazis de l’armée de préparer un coup d’Etat dans les années 70.