20 octobre 2009
Si si, les portables ont un impact sur la santé
On
commence à parler des risques dans antennes de téléphonie mobile sur la santé,
après plus de 20 ans d’utilisation. Introduit vers 1984, le portable fonctionne
comme la télévision ou les Wi-Fi, avec des ondes appelées ondes de Type
Téléphone Mobile, dont on n’a que très peu évoqué les risques pour l’organisme
malgré des études relativement nombreuses montrant que ces ondes ont un impact
négatif sur la santé des animaux et des humains. Mais à force de lobbying et
d’études financées par l’industrie, les autorités ont longtemps pu occulter ces
risques.
Je
reposte en bas de cet article une vidéo (ou plutôt une bande son) du médecin
homéopathe Marc Vercoutère,
qui s’exprime cette fois au sujet des ondes de Type
Téléphone Mobile (TTM1]),
racontant au passage le développement de certaines pathologies depuis que les
portables sont partout, ainsi que les manipulations « scientifiques »
destinées à dissimuler les risques et autres faits de lobbying, par exemple…
On
sait, ou on se doute tous qu’être traversé à longueur de temps par des ondes de
toutes fréquences risque de causer quelques problèmes sur des organismes d’un
équilibre aussi fragile que le corps humain. Une expression est même née pour
désigner cela : la pollution
électromagnétique.
Même
un simple écran d’ordinateur ou de télévision émet suffisamment d’ondes (des
radiation électro magnétiques pulsées, très précisément) pour faire diminuer
les défenses immunitaires et influencer l’humeur (agressivité, troubles du
sommeil, manque de concentration par exemple).
Par
exemple, la sclérose
en plaques interroge beaucoup les médecins : on pensait que cette
maladie était provoquée par un virus, mais on s’aperçoit petit à petit depuis
une quarantaine d’années que les ondes électromagnétiques la favorisent, tout
comme certains produits toxiques utilisés dans les vaccins (depuis la
campagne de vaccination contre l’hépatite B, le nombre de scléroses en
plaques est passé de 20.000 à 80.000, en l’espace de deux ans seulement). De
fait, c’est une maladie qui n’existe presque pas dans les pays sous développés,
mais qui augmente fortement dans les pays industrialisés.
Des
syndicats d’infirmières en France, en Angleterre ou à Hong Kong attirent
l’attention des gens sur le rapport bénéfice risques du vaccin H1N1, dans la
mesure où le risque de sclérose en plaques (et de syndrome du Guillain Barré)
est réel à cause des adjuvants[2]
utilisés dans ces vaccins. Des médecins, comme le docteur Maschi,
dénoncent également les risques et l’absence d’études sur ces mêmes risques.
Faut-il préciser que, comme Vercoutère, Maschi a été radié de l’ordre des
médecins non pas en raison d’une faute mais en raison de sa dissidence par
rapport à l’orthodoxie médicale.
Quelques
infos passées – presque - inaperçues (ou quand les études scientifiques se
suivent et ne se ressemblent pas)
C’est
seulement à partir de 1993 avec le procès intenté par David Reynard pour
le cancer du cerveau de sa femme, qu’on a commencé à s’inquiéter des risques
sanitaires liés à l’utilisation du portable. Reynard poursuit donc l’industrie
du GSM pour le décès de sa femme, qui aurait selon lui eu un cancer à cause
d’une utilisation intensive de son téléphone portable. L’affaire est médiatisée
et les utilisateurs commencent à se poser des questions (d’autant plus qu’on
s’aperçoit avec stupeur qu’aucune étude n’a été réalisée sur le long terme pour
voir s’il y avait des risques sur la santé). Mais au final, comme souvent, le
tribunal a conclu par un non lieu à cause du manque de preuves scientifiques.
La
réaction de l’industrie a été de faire passer ses scientifiques dans les médias
afin de répéter qu’on peut utiliser son portable sans aucun risque, et de
financer à hauteur de 28 millions de dollars une étude sur cinq ans[3],
menée par le Dr Carlo. D’après
le patron du syndicat du portable US[4],
Tom Wheeler, c’était surtout pour « rassurer » les
utilisateurs et « balayer » les « accusations non
prouvées » des études critiques. Pas de bol, elle montre[5]
que le portable entraîne une « rupture de la barrière
sang-cerveau »[6]
(qui empêche certains éléments comme les protéines d’entrer dans le cerveau et
de l’endommager), « des dommages génétiques »[7],
et que le risque de tumeur du cerveau est doublé. Au bout de six ans, ils s’aperçoivent
que son utilisation augmente également le risque de tumeur neuro-acoustique
(une tumeur bénigne du nerf acoustique).
Dès
2000, une étude menée par Madeleine Bastide de l’université de Montpellier
prouve la nocivité des ondes TTM sur des embryons de poulet. Le groupe de
poulets exposé aux ondes de téléphone portable (plus puissantes à l’époque
qu’aujourd’hui il est vrai) en communication permanente, 24h sur 24, durant les
23 jours de vie d’un embryon, avait une mortalité six
fois plus importante que le groupe témoin qui n’a pas été exposé à ces
ondes : 6 embryons exposés sur 10 sont morts, contre 1 sur 10 pour les
autres. L’étude a aussi montré la nocivité des très basses fréquences qu’on
estimait jusque là inoffensives. 75% des embryons exposés seulement à ces très
basses fréquences sont morts. Cela prouve simplement que les ondes TTM ont une
influence sur les organismes vivants. Sur des souris, organismes beaucoup plus évolués
et plus proches des humains, une exposition par périodes de 15 jours aux très
basses fréquences a induit une diminution de 60% de la production d’ACTH, une
hormone qui régule le stress. Conclusion : les ondes TTM ont un impact sur
la régulation du stress des souris, via une action sur la production des
hormones ACTH. L’industrie du téléphone locale, Bouygues en tête, a remis en
cause la méthodologie et financé une nouvelle étude avec l’INRA, qui a donné
les mêmes résultats.
Toutes
ces études ont d’ailleurs amené la DGCCRF à
réviser en 2003 son avis quant aux ondes TTM.
Des
médecins allemands lancent en 2002 l’appel de Fribourg,
après avoir remarqué la forte augmentation de tout un tas de symptômes[8]
chez leurs patients, et ont repéré quasi systématiquement la présence
d’antennes relais ou une utilisation importante du portable. A l’apparition
d‘antennes relais, ces médecins ont constaté « une accumulation
frappante de certaines maladies dans des quartiers ou des immeubles »,
et que « l'état du patient s'améliore ou les troubles qui ont duré des
mois disparaissent en relativement peu de temps après la réduction ou
l'élimination des ondes radio à proximité du patient ». Ils ajoutent
dans cet appel : « Nous voyons un nombre croissant de malades
chroniques, dû également à une politique irresponsable en ce qui concerne les
valeurs limites, qui – au lieu de tenir compte dans son action, de la
protection de la population à court et à long terme contre les effets des
rayonnements de téléphonie mobile cellulaire – se soumet aux injonctions d'une
technologie reconnue comme dangereuse depuis longtemps déjà ». Et de
dénoncer les études mises en exergue par les pouvoirs publics, souvent
financées par l’industrie.
En 2005, le Dr Adlkofer qui a mené l’étude Reflex sur les ondes TTM, écrit
à l’International Commission for
Non-Ionising Radiation Protection (ICNIRP, l’organisme chargé de fixer les seuils
d’exposition à ces ondes) que celui-ci a pris un temps
« irresponsable » pour diffuser les résultats de ses travaux « dans
la mesure où ceux-ci ne sont pas en conformité avec leur opinion générale ».
Travaux qui concluent que « les champs électromagnétiques (CEM) tant de
basses et que de hautes fréquences peuvent non seulement altérer la fonction
des gènes, mais également dans certains cas endommager des gènes, dans certains
– mais évidemment pas dans tous – systèmes cellulaires humains isolés » ce qui veut dire provoquer
des cancers. Adlkofer en vient donc logiquement à demander à « prendre
le principe de précaution plus au sérieux que ce qui est fait aujourd’hui par
les responsables politiques et industriels ».
Les
premiers résultats de la grande étude Interphone
lancée par l’OMS en 2000 sortent fin 2007, et montrent un risque de tumeur du
cerveau, du côté où on met le portable, augmenté par l’exposition
prolongée aux ondes des téléphones mobiles. Menée dans 13 pays durant 3
ans, mais à moitié financée par l’industrie du téléphone mobile[9],
l’étude s’est penchée sur l’évolution de différents types de cancers. Les
résultats définitifs, attendus pour novembre 2008, se font toujours
attendre, mais comme le gouvernement prépare le terrain en évoquant les risques
pour les enfants, il est possible que cette étude finisse par être publiée
prochainement (les résultats partiels sont désormais indisponibles sur le net).
Mais récemment, l’info comme quoi le téléphone portable protègerait
de certaines tumeurs a commencé à circuler, ainsi qu’une autre, selon
laquelle les usagers depuis plus de
10 ans ont plus souvent certains cancers.
Toujours
en 2007, le Bioinitiative Report fait le point sur 1.500 études publiées au
sujet des ondes TTM. Ces
études montrent que l’exposition à ces ondes a un impact sur l’ADN, sur la
création de protéines de stress, sur les fonctions immunitaires, sur la
neurologie et le comportement, sur certaines tumeurs du cerveau, sur certaines leucémies touchant les
enfants, sur la maladie d’Alzheimer et le cancer du sein, sur la production
de mélatonine (une hormone qui régule les rythmes biologiques)…
Prenons
par exemple les leucémies qu’on trouve fréquemment chez les enfants de 2 à 5
ans, une maladie qui a fortement augmenté ces dernières années et qui est
beaucoup plus rare dans les pays en développement. L’étude dit
qu’il y a « une augmentation continue des risques [de contracter
une de ces leucémies] avec l’augmentation des niveaux d’exposition aux
champs magnétiques ».
La
conclusion d’une
étude du Dr Davanipour portant sur le lien entre l’exposition aux ondes TTM
et le développement notamment de la maladie d’Alzheimer est claire elle
aussi : « Il y a désormais une évidence que de hauts niveaux
d’amyolide bêta périphériques sont un facteur de risque pour Alzheimer et une
exposition moyenne a élevée peut augmenter ces amyolides bêta
périphériques [10]».
On pourrait continuer ainsi pour toutes les pathologies passées en revue dans
l’étude du Bionitiative Report.
En
2008, l’Université Catholique de Louvain, pourtant largement financée par des multinationales,
publie
une étude[11] qui
montre une mortalité deux fois plus
élevée chez les rats exposés aux ondes électromagnétiques dégagées par les
téléphones portables et les Wi-fi. L’hypothèse avancée par le docteur Dirk
Adang qui menait les travaux était un dérèglement du système immunitaire. La
même étude montre que tous les êtres vivants exposés à ces ondes voient leur
taux de différents globules blancs augmenter, ce qui montre une agression du
système immunitaire. Etrangement, on a beaucoup parlé de cette étude en juin
2008 alors que moins de 20 rats sur 124 avaient été autopsiés, et depuis plus
rien. Même les
tomates sont stressées par les téléphones portables dès les 10 premières
minutes d’exposition, d’après une autre étude menée à Clermont Ferrand.
Un
recueil d’études
reprend les résultats de travaux menés par l’industrie ainsi que d’autres
menés par des chercheurs indépendants. Evidemment les résultats varient
considérablement. On y conclut ainsi que « les études indépendantes de
l’industrie montrent de manière consistante qu’il y a un risque
« significatif » de tumeurs du cerveau lié à l’utilisation du
portable » ou que les limites de l’exposition aux champs
électromagnétiques admises par l’industrie et utilisées par les gouvernements
sont basées sur le présupposé erroné selon lequel les radiations
électromagnétiques des téléphones n’ont pas d’effets biologiques.
Une
autre étude du Dr Henry Lay explique que « les études sur l’exposition
aux fréquences électromagnétiques financées par l’industrie ont trouvé des
effets liés à l’expositions à ces ondes électromagnétiques dans 28% des cas, et
les études indépendantes en ont trouvé dans 63% des cas ». De fait,
son étude a été critiquée largement par Motorola, qui a financé sa propre
étude, en changeant quelques paramètres, pour contredire la sienne.
Mais,
de manière surprenante, il affirme que les études Interphone montrent que si on
utilise le potable moins de 10 ans, ça protège l’utilisateur des tumeurs du
cerveau.
On
constate que les études pointant les dangers des ondes TTM existent, bien
qu’elles ne soient pas, la plupart du temps, réalisées sur la durée faute de
crédits. En effet, dès que des résultats peu favorables pour l’industrie sont
publiés, les universités qui mènent ces recherches voient leurs crédits annulés
ou fortement diminués. Aujourd’hui, on ne manque pas
d’études et de données scientifiques sur ces ondes TTM. Normal : quand
une étude défavorable sort, l’industrie en finance une autre plus agréable. Du
coup, les pouvoirs publics, sous l’influence des lobbies, ne font rien ou si
peu.
On
a prouvé maintes choses, comme les conséquences des ondes TTM sur le
système immunitaire, ils augmentent les risques de cancer, ont un impact
sur l’ADN et les neurones, sur le taux de mercure etc. Mais, disent les
autorités et l’industrie en chœur, on n’a pas prouvé d’incidences sur la santé
car de nombreuses études n’en ont pas trouvé.
Le
plus cynique dans tout cela, c’est l’acharnement avec lequel les autorités
continuent à dire d’une part qu’on ne connaît pas les risques, d’autre part que
les gens doivent utiliser leur téléphone avec précaution. De deux choses
l’une : ou bien on ne sait pas quels sont les risques, et il serait temps
de s’en inquiéter en finançant des études universitaires et indépendantes, ou
bien on ne veut surtout pas le savoir. Quant à inciter les gens, comme l’a
fait Mme Bachelot, à « utiliser le mobile d’une manière raisonnable »,
il faut être clair : même en n’ayant pas de portable, on est traversé
à longueur de temps par des ondes de fréquences et puissances diverses et
variées dont on n’a aucun moyen de se prémunir. Et je ne parle pas des
personnes très sensibles, ni de ceux qui vivent à côté d’antennes.
Mais
en réalité il ne faut pas s’en étonner. Il suffit de prendre en compte
l’ampleur du lobbying dans ce domaine, à tous les niveaux, du local jusqu’à
l’international. Pendant longtemps, les seules études disponibles sur les
conséquences de l’utilisation des téléphones portables ont été fournies par
l’industrie du téléphone, et les études universitaires indépendantes ont toutes
manqué de financements. Et puis, il faut mesurer l’omniprésence des
scientifiques qui collaborent avec les multinationales du téléphone mobile dans
les instances de contrôle sanitaire et autres pour comprendre le laxisme qui
demeure toujours en la matière.
Au
Canada, où on parle aussi de limiter le téléphone portable chez les enfants, un
quotidien de Toronto a révélé un cas de conflit d’intérêts typique du lobbying,
c’est-à-dire les liens entre deux
fonctionnaires « de haut rang » chargés de définir les
normes en matière de téléphones portables et un cabinet de lobbying qui travaille
pour l’industrie des télécommunications auprès du gouvernement, justement. Ils
faisaient partie du Comité de la Santé de la CWTA (Canadian Wireless
Telecommunications Association).
Chez
nous, Bouygues a recruté dans son Conseil
Scientifique André Aurengo qui est aussi chef du service de médecine
nucléaire à la Pitié Salpêtrière et un membre de l’Académie de médecine qui
est très mitigé quant
aux risques12 du
portable mais un grand défenseur de
Bouygues (il est aussi administrateur
d’EDF), ou encore Bernard Veyret qui est aussi directeur de recherches au
CNRS13
au laboratoire de physique des interactions onde-matière, a été membre du
groupe interministériel des radiofréquences, a fait partie de l’ICNIRP[14]
–un organisme « indépendant » chargé de donner son avis sur les
normes en vigueur- depuis 2000, a fondé en 1989 l’European Bioelectromagnetics Association
(EBEA) qui organise
des congrès financés
notamment par Motorola, Nokia, Ericsson, Siemens et a pour membres France
Télécom, l’anglaise Vodafone ou Deutsche Telekom, etc. car le CV officiel est
long.
De
fait, l’ancien coordinateur de l’OMS pour le Programme International des Champs
Magnétiques lancé en
1996 pour étudier l’impact des lignes haute tension
portables etc (activité qu’il a repris
dès sa sortie de fonction à l’OMS), Michael Repacholi, s’est acharné
pendant des années à nier la nocivité de ces ondes TTM. L’homme a déjà
travaillé pour des compagnies de téléphones mobiles pour défendre
l’implantation de nouvelles antennes relais. Certains observateurs ont noté ses
changements de position intempestifs, d’autres que le programme des champs
magnétiques de l’OMS est en partie financé par le lobby bruxellois des
fabricants de portables ou par leur autre grand lobbie, GSM World.
Du
côté de l’Agence française de sécurité sanitaire environnementale, c’est son
directeur scientifique, le professeur Denis Zmirou15] qui déclarait
après avoir démissionné en 2005 que l’afsse n’a pas les moyens d’agir, et
d’ailleurs ce n’est même pas dans sa stratégie puisqu’elle ne fait que
coordonner le travail des labos et centres de recherche. Il écrit ainsi dans Le
Monde que « Ce système ne peut aujourd'hui répondre au volume et à la
complexité croissante des sujets à traiter ni préparer les administrations à
porter les analyses et propositions françaises devant les instances
européennes, où les acteurs politiques et économiques intéressés disposent
d'une expertise documentée et argumentée. »
Il
y a également eu obstruction de la part de l’industrie pour que les
informations disponibles n’arrivent pas sur la place publique. Quand la CTIA
parlait par exemple au début des années 90 des « centaines d’études »
qui prouvent l’innocuité du portable, c’était simplement un mensonge. Pour les
industriels, puisque le portable ne dégage pas de chaleur, il n’entraîne aucun
dégât16.
C’est ainsi qu’après avoir répété cela dans les médias, ils ont été obligés de
financer ces études qui, bien évidemment, ne se sont pas avérées très positives
pour l’industrie.
Ainsi,
l’étude Wireless Technology Research de 1993 menée à la demande des industriels
–et à la grande surprise des scientifiques qui travaillaient habituellement
pour ladite industrie- par le Dr Carlo, dont on a parlé plus haut, a été
bloquée quand le scientifique, après 6 ans d’études est venu leur expliquer les
résultats peu favorables qu’il a obtenus.
Ca
n’a pas plu à Wheeler, de la CTIA, ni aux deux gros communicants -Jody Powell
qui a bossé pour le président Carter, et Ron Nessen qui avait bossé pour Gerald
Ford avant de diriger la com’ de la CTIA- présents à la réunion de préparation
d’une première conférence de presse où Carlo est venu annoncer les premiers résultats,
pas encore nuisibles à l’industrie.
La
CTIA décide d’affirmer l’innocuité des portables, déformant les propos de Carlo
et aussi de la Food and Drug Administration, qui disaient que bien qu’on n’ait
pas prouvé la nocivité, on n’a pas non plus prouvé l’innocuité. LA CTIA prépare
même une communication de crise pour aider les entreprises membres à se « préparer
en cas de survenue d’une crise pour l’industrie, au moment où elle se produira »,
signe qu’on se doutait que les choses allaient se gâter. En 1999 en effet,
après six ans de recherche, Carlo écrit
à AT&T et annonce certains résultats peu engageants, tels que la modification
de l’ADN soumis à ces radiations, « le risque de rare
neuro-tumeurs épithéliales sur l'extérieur du cerveau avait plus que doublé chez les utilisateurs de téléphone cellulaire » ou « une certaine corrélation entre
les tumeurs du cerveau se produisant du côté droit de la tête et l'utilisation
du téléphone du côté droit de la tête ». Il dénonce en outre la
passivité de l’industrie malgré les résultats inquiétants de différentes
études : « De façon alarmante, les indications sont que quelques
secteurs de l'industrie ont ignoré les résultats scientifiques suggérant des
effets potentiels sur la santé à plusieurs reprises, et ont faussement réclamé
que les téléphones sans fil soient sûrs pour tous les consommateurs y compris
les enfants, et ont créé ultérieurement une illusion de responsabilité en
appelant et en supportant toujours plus de recherche. Les mesures les plus
importantes de protection des consommateurs sont inexistantes »
Les
nombreuses études montrant qu’il y a bien un lien entre l’exposition aux ondes
TTM et le développement de certaines pathologies sont souvent passées sous
silence par les grands médias faiseurs d’opinion ou bien elles sont contestées
par l’industrie. Par contre, les études montrant qu’il n’y a aucun risque, elles,
sont largement médiatisées. Ca
n’a pas manqué avec la dernière en date, celle de l’Affset (Agence
française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail, qui conclut
que « Les données issues de la recherche expérimentale disponibles
n'indiquent pas d'effets sanitaires à court terme ni à long terme de
l'exposition aux radiofréquences ».
Seul petit bémol : « Des interrogations demeurent pour les effets à
long terme, même si aucun mécanisme biologique analysé ne plaide en faveur de
cette hypothèse ».
Ce rapport a été réalisé, tout comme
Biointiative Report, sur la base d’une analyse d’études déjà réalisées.
D’après
Le Figaro, pour ce qui est des effets biologiques et cliniques, « le
rapport soutient d'abord que l'observation d'un effet biologique, a
fortiori en conditions expérimentales, ne signifie pas forcément qu'il entraîne
un dommage, et encore moins qu'il se traduise par un effet sur la santé». Sur
les 182 études réalisées chez l'animal, 82 mettent en évidence des effets
biologiques des radiofréquences, mais seulement 11 % de ces travaux
utilisent une méthodologie incontestable. En revanche, 100 études, dont
69 % sont incontestables, ne trouvent pas de risque ».
Rien de grave, donc : ce n’est pas
parce qu’on voit que l’organisme régit à ces ondes qu’il y a un effet sur la
santé ! De plus, 89% des études sont contestables (évidemment parmi celles
qui s’interrogent sur l’innocuité de ondes TTM) Nous voilà rassurés.
Ce qui serait amusant si ce n’était si
grave, c’est la conclusion du rapport, comme quoi « la demande de
réduction des niveaux d'exposition liés aux antennes-relais ne repose sur aucune
justification scientifique ». Le Figaro poursuit en expliquant que
« Les experts recommandent de peser avec soin les conséquences d'une
telle réduction, notamment en termes de multiplication du nombre des antennes
et d'augmentation parallèle possible de l'exposition de la tête aux
radiofréquences émises par les téléphones mobiles ». Paradoxal,
quand-même, de dire que limiter les émissions d’ondes est stupide, tout en
précisant qu’une multiplication des antennes augmenterait
l’exposition de la tête à ces ondes –qui ne sont pas nocives rappelons-le.
Le rapport finit quand même par préconiser
une diminution des niveaux d’exposition à ces ondes, puisqu’on ne connaît
pas les risques à terme.
On sent bien là un des axes de
rhétorique utilisés par les lobbyistes et par l’industrie, à savoir qu’à force
de critiquer les antennes relais et les seuils d’émission, les pauvres
opérateurs doivent augmenter le nombre de ces antennes ce qui coûte cher et
retombe sur la facture des clients. Ladite étude de l’Afsset a donc eu le droit
à des titres tels que « Le rapport qui rassure » chez
Europe 1 ou le Figaro. Les opérateurs sont contents : l’Afsset fait
foi en matière sanitaire, et ils pourront se référer à ce fameux rapport pour
justifier leurs actions.
Mais
revenons sur cette Afsset, ex Afsse, et sa mutation quelque peu décriée. Après
le dr Zmirou17 qui
en démissionne faute de moyens pour mener des expériences sérieuses, c’est son
vice-président, André Aschieri, qui a pourtant travaillé à sa création, qui se
déclare en 2007 et au Sénat « déçu par l’évolution de l’Agence
française de sécurité sanitaire environnementale », créée à l’origine
pour s’occuper de la question de l’amiante.
Devant les sénateurs, Aschieri a ainsi expliqué, selon le Sénat, « que
les téléphones portables allaient poser un problème de santé publique. Il a
rappelé à cet égard que l'AFSSE avait d'ailleurs rencontré des difficultés lors
de son étude sur ce thème dans la mesure où son conseil scientifique
comprenait des chercheurs liés aux opérateurs téléphoniques et où la
communication avait été mauvaise sur ce dossier. Cela a bien illustré le
démarrage très difficile de l'Agence française de sécurité sanitaire de
l'environnement et du travail (AFSSET) marqué à la fois par une mauvaise
communication, un rapport attaqué et un conflit entre son directeur
scientifique, le Pr. Denis ZMIROU, et sa directrice générale, Mme Michèle
FROMENT-VEDRINE. Mais il est vrai que le Pr. Denis ZMIROU s'était trompé
sur le choix des toxicologues à consulter pour la téléphonie mobile ».
Aschieri a encore précisé que « les objectifs à atteindre par l'AFSSET
étaient l'indépendance, la transparence et la compétence
et que, pour les atteindre il fallait rassembler des connaissances et
séparer les pouvoirs. Or, c'est le contraire qui est souvent observé. »
(mis en gras dans le texte du Sénat).
Autre
suggestion d’Aschieri : rendre les rapports publics, ce qui n’est certes
pas une mauvaise idée, ne serait-ce que pour rassurer l’opinion n’est-ce pas.
Car malgré les
cas de maladies étranges, ou d’augmentation des cancers etc. à côté des
antennes, par exemple, rien ne bouge.
Quant
à la prévention, les opérateurs ont eu la bonne idée de prendre l’initiative en
menant des campagnes avec
les pouvoirs publics. La dernière en date, lancée à
la mi août par l’Afom18 (l’Association Française des Opérateurs Mobiles), visait à sensibiliser « aux
usages responsables du téléphone portable », comme si cela suffisait à
éviter les ondes qui passent partout dans l’air. Ladite campagne est menée
« en partenariat » avec les Ministère du Développement Durable, de
l’Education Nationale, le Secrétariat d’Etat à la Famille, Sécurité Routière et
Association Prévention Routière, mais surtout, précise
le communiqué, « Elle est soutenue par les principaux fabricants de
mobiles : Nokia, Samsung, HTC et LG. La campagne durera 1 mois, du 17 août au
11 septembre, sur Europe 1 et RMC, à raison de 4 à 5 spots quotidiens (de 35
secondes), soit au total près de 200 passages ». Où l’on parle du
recyclage des téléphones, du danger du portable au volant, on explique « aux
jeunes » qu’il faut « éteindre le mobile en cours » aux
parents de contrôler « certains sites sensibles » et aux
opérateurs qu’ils doivent éviter d’installer des antennes près des crèches,
écoles etc. Bref, on est loin des vraies préoccupations liées au portable.
La
–vaste- question des normes
Les
insomnies, troubles cardiaques, céphalées etc. décrits par de nombreux
riverains d’antennes relais seraient causés par les hyperfréquences pulsées
d’ondes TTM. Mais, certains cancers aussi.
Afin
de mener l’information en matière de normes d’émission, les opérateurs et
autres industriels intéressés ont crée Cenelec, une
fédération européenne qui pond des rapports pour influencer les pouvoirs
publics. Et les « pouvoirs publics », en l’occurrence la Commission
européenne, ne se prive pas de cette fructueuse collaboration avec ce lobbie
industriel : en 2003 par exemple, elle mandate Cenelec, le CEN et l’Etsi
pour pondre un rapport pour évaluer quelle norme européenne ferait foi à la
place de toutes les normes nationales, afin bien sûr d’ «éliminer ces entraves ».
Le
mandat est clair : « Le CEN19,
le CENELEC et l'ETSI20 sont invités à mettre en oeuvre un programme de travail de normalisation
destiné à soutenir le marché intérieur des secteurs de services ». On
observera qu’il n’est pas question de demander leur avis à des associations
écologistes ou de consommateurs, ni à des universitaires qui ont mené des
travaux sur la question. Ca, ce seront les lobbies qui s’en chargeront.
Pour
l’OMS (comme pour les industriels et opérateurs
de téléphone sans fil, d’ailleurs) « Compte tenu des très faibles
niveaux d'exposition et des résultats des travaux de recherche obtenus à ce
jour, il n'existe aucun élément scientifique probant confirmant d'éventuels
effets nocifs des stations de base et des réseaux sans fil pour la santé. ».
Même refrain du côté du ministère
français de la Santé, « Plusieurs groupes d’experts indépendants
mandatés par l’OMS, par la Commission Européenne, ou par le gouvernement
français se sont penchés sur les effets sur la santé des champs
électromagnétiques (…) et ont conclu qu’en l’état actuel des
connaissances scientifiques, et compte tenu des faibles niveaux d’exposition
aux champs électromagnétiques autour des stations relais, l’hypothèse d’un
risque pour la santé des populations vivant à proximité de ces stations ne
pouvait être retenue. » et « aucune preuve scientifique ne
permet de démontrer que l’utilisation des téléphones mobiles présente un risque
pour la santé ». Tout dépend des études qu’on prend en compte.
Ca,
c’est le point de vue de l’OMS, qui ressemble à celui de moult et moult autorités
sanitaires nationales et internationales. Pourtant, il y a toute une gamme de normes
d’émission. Entre la Suisse et la France, par exemple, la norme de champ
électrique pour un téléphone de 900 MHz va de 6 V/m à 41,2V/m.
Les
normes maximales en vigueur pour les champs électriques et pour la puissance
des téléphones ont été fixées par l’ICNIRP au niveau mondial et par le CENELEC
en Europe. Elles varient selon les fréquences utilisées, comme en France,
où les normes sont plus élevées qu’ailleurs : 29,1 V/m (à 450 Mhz) 41,2 V/m (à
900 Mhz) 58,2 V/m (à 1800 Mhz) 61 V/m (au-delà de 2000 Mhz, pour les téléphones
UMTS), 28 V/m pour la radio FM, 31 V/m pour la télévision. En Suisse, le seuil
maximal est de 4
V/m pour 900MHz21,
en Italie de 6 V/m.
En
Belgique, plus précisément en Wallonie, il était question en mars 2009
d’abaisser cette norme de 20 à 3V/m22,
mais grâce au lobbying des intéressés, via le GOF, le GSM Oparator’s Forum
(expliquant notamment que la qualité des transmissions allait diminuer), les
décrets avaient six mois pour être publiés. Nous sommes le 15 octobre,et
personne n’en a réentendu parler. Et en dehors de Bruxelles, la norme ne
devrait pas s’appliquer aux antennes déjà installées. 3 V/m, c’est beaucoup
moins qu’en France, pourtant certains
trouvent que c’est encore trop
élevé au regard des dernières études, et demande à ce qu’elle soit abaissée
à 0,6 V/m.
En
Europe, comme par hasard, on recommande plutôt les normes élevées, comme en
France.
De
fait, les lobbyistes des opérateurs cherchent, comme c’est de plus en plus
souvent le cas, à intervenir dès le
début des processus normatif et législatif.
Car, comme le
dit l’une d’elles –qui a par ailleurs écrit un bouquin intitulé « Les
normes, instrument de la stratégie marketing des entreprises »- dans
un jargon marketing, «la participation aux travaux normatifs permet de
mettre en œuvre des stratégies pro-actives de management de l’environnement ».
Si pour beaucoup cela ne veut rien dire, précisons qu’il s’agit simplement de
participer aux groupes de travail organisés par les pouvoirs publics pour
élaborer les normes sanitaires, afin que celles-ci ne soient pas trop
contraignantes pour l’industrie.
C’est
un peu enfoncer une porte ouverte, mais en France Bouygues et Orange, via
France Telecom, sont suffisamment proches du pouvoir pour peser d’une manière
ou d’une autre sur certaines décisions. On l’a vu quand Sarko
s’est dit « réticent » pour faire venir un troisième opérateur,
ou quand il a consulté les opérateurs pour sa réforme d’Internet.
En
ce qui concerne les antennes relais, l’Académie de médecine a remis en cause
des jugements rendus peu avant qui avaient empêché
Bouygues et
SFR d’installer des antennes relais un peu partout. L’Académie
a ainsi estimé, en gros, qu’il ne
fallait pas exagérer avec le principe de précaution et que ces décisions nient « l'expertise
scientifique et ouvre donc la porte à des dérives ».
De
fait, on nous répète qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter puisque les ondes
émises par les appareils sont en dessous des normes, en particulier les ondes
émises par les antennes relais. Lesdites normes, cependant, sont basées sur des
études qui commencent à dater. Et puis, on s’aperçoit rapidement qu’il y a de
très nombreuses normes en vigueur, ce qui pose question quant à la pertinence
des bases scientifiques utilisées par certains.
Les
intérêts en jeu sont importants, au vu de l’ampleur du marché du téléphone
portable, Wi-Fi, Bluetooth et autres, et il serait temps d’avoir des certitudes
sur les conséquences de la présence de toutes ces ondes. Une bonne idée serait
de limiter la portée des émissions et donc leur puissance, mais il faudrait
financer la recherche dans ce sens plus que ce n’est le cas actuellement.
Vidéos : interview de Marc Varcoutère au sujet des ondes TTM.
Scandale des ondes Type Telephonie Mobile1/7
envoyé par RegisDanse. - L'info internationale vidéo.
Scandale des Ondes Type Telephonie Mobile 2/7
envoyé par RegisDanse. - Les derniers test hi-tech en vidéo.
Scandales des Ondes de Type Téléphonie Mobile 3/7
envoyé par RegisDanse. - Les derniers test hi-tech en vidéo.
[1] Dans cette catégorie d’ondes, les scientifiques
incluent les ondes Wi-fi, Bluetooth, UMTS, DECT (les téléphones avec une base
fixe), WIMAX.
[2] Notamment le AS03 utilisé pour la première fois à
grande échelle par Glaxo Smith Kline, un mélange de squalène et de polysorbate
censé augmenter les effets du vaccin.
[3] C’est la
Wireless Technology Research
[4] La CTIA, International Association for the
Wireless Telecommunication Industry, “dedicated to expand the wireless
frontier”
[5] Alors qu’il n’y a aucun matériel scientifique ni
d’appareils de mesure des radiations adéquats de disponibles sur le sujet à
l’époque, aucune étude sérieuse n’ayant été réalisée.
[6] Il semble que cela soit surtout le cas lorsque les
fréquences sont très faibles, comme quand un portable est éteint, du moins chez
des rats où les chercheurs ont observé une augmentation de l’absorption
d’albumine par le cerveau. Or, cela augmente les risques
de maladies neuro dégénératives comme Alzheimer.
[7] "We
found that cell phone radiation caused leakage in the blood–brain barrier, it
caused genetic damage in the form of disruption of normal DNA repair, and it
caused more than a doubling of the risk of rare neuroepithelial tumors", a déclaré le Dr Carlo
[8] Troubles de l'apprentissage, de la concentration
et du comportement chez les enfants (enfants hyperactifs, par exemple), troubles de la tension artérielle, troubles
cardiaques, infarctus et accidents vasculaires cérébraux (A.V.C., apoplexie), maladies
à dégénérescence neurologique (maladie d'Alzheimer, par ex.) et épilepsies,
maladies cancéreuses telles des leucémies et des tumeurs du cerveau,
[9] Comme la CWTA, la Canadian
Wireless Telecommunications Association, qui a aussi rémunéré le président de
la branche canadienne de l’étude Interphone, Daniel Krewski. Ou encore le Mobile Manufacturers’ Forum et la GSM
Association.
[10] « There
is now evidence that high levels of peripheral amyloid beta are a risk factor
for AD and medium to high MF exposure can increase peripheral amyloid beta.
High brain levels of amyloid beta are also a risk factor for AD and medium to high MF exposure
to brain cells likely also increases these cells’production of amyloid
beta »
[11] L’expérience a été menée sur 18 mois, ce qui en faisait l’étude qui portait sur la plus longue durée, près de 15 ans après la diffusion à grande échelle des portables. Trois groupes de rats ont été exposés à différentes puissances d’ondes électromagnétiques deux heures par jour, et un autre groupe était témoin : « Un rat vit en moyenne 2 ans et demi, explique le chercheur. Cela signifie que j’ai exposé ces mammifères pendant 70 % de leur vie à des niveaux conformes aux standards internationaux en vigueur. Soit, une moyenne de 27 volts par mètre à raison de deux heures par jour, sept jours sur sept», expliquait Dirk Adang.
[12] L’Académie de médecine a ainsi considéré que les
premiers résultats de l’étude Interphone étaient « rassurants » parce
que six travaux différents ne montraient pas d’augmentation du risque de
certains cancers chez ceux qui ont utilisé un portable moins de 10 ans.
[13] Et a à ce titre coordonné différents travaux, dont l’étude COMOBIO qui n’est
pourtant pas
très en faveur des industriels ou le programme européen Perform B.
[14] International Commission on Non-Ionizing Radiation
protection, mise en place par l’Association internationale de radioprotection
pour
[15] Auteur en 2001
d’un rapport controversé par ses
collègues, concluant que les ondes TTM n’étaient pas nocives, mais qu’il
fallait continuer la recherche. Evidemment, il fut
médiatisé et les JT ont répété qu’ « il n’y a aucun danger avec les
antennes relais », mais qu’il faut utiliser une oreillette pour préserver
son cerveau.
[16] Mais on sait aujourd’hui qu’il y a un « choc
thermique », et une augmentation de la synthèse de protéines.
[17] Auteur
d’un rapport évidemment controversé
en 2001, qui
a conclu qu’on ne peut pas écarter d’éventuels risques sanitaires (« bien
qu’il y ait peu d’arguments scientifiques pour l’étayer, l’hypothèse d’effets
sanitaires non thermiques associés aux champs RF de faible niveau ne
peut être exclue »), mais que « non fondées scientifiquement, de
nouvelles valeurs limites d’exposition seraient arbitraires, illusoires, et
sans doute disparates selon les constructeurs ou les pays, accroissant la
confusion et les craintes du public ». Au final, il recommande aux
usagers des « mesures d’évitement prudent ».
[18] Créée par Bouygues,
SFR et Orange en 2002 pour défendre
leurs intérêts face aux institutions.
[19] Comité Européen de Normalisation.
[20] L’European Telecommunications Standards Institute
regroupant les industriels, qui élabore des normes pour les technologies de
l’information et de la communication. Parmi ses membres on
retrouve Cenelec, le CEm, Alcatel, Bouygues, Deutsche Telekom, Orange, Portugal
telecom, Sagem, Samsung, SFR, Siemens, Telefonica, Vodafone etc.
[21] et 6 V/m pour 1800 MHz
[22] A Bruxelles, seulement 8% des antennes relais
dépassaient encore 3 V/m.
Commentaires
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=362748&pid=15509229
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :




