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13 juillet 2020

Le grand reset, réinitialiser le pouvoir mondial avant que les peuples ne le fassent

2020-07-13 13_39_33-The Great Reset _ World Economic Forum - Opera

Aujourd’hui, on va parler d’un sujet qui emballe peu les foules : la finance. Et surtout cette "remise à zéro", que les dirigeants mondiaux appellent le "reset", prévue incessamment sous peu. Pour résumer : depuis des années la finance ne tient que sous perfusion d’argent frais, elle est à bout de souffle.

La crise covid19 a permis de justifier des masses de nouveaux milliards transférés dans la finance, mais cela ne suffira pas. L’idée géniale des mondialistes est donc de tout remettre à zéro. De quoi s’agit-il ?

 

En la matière, comme dans tous les domaines de la politique et de l’économie, il y a la version officielle (en l’occurrence assez floue) et la réalité (également assez floue). Une chose est sûre : l'avenir qu'on nous prépare n'est pas réjouissant.

En 2014, alors que la crise dite des "subprime" était derrière nous officiellement, Christine Lagarde avait parlé d’un "reset of the global currency"  (remise à zéro de la monnaie mondiale), laissant alors beaucoup de monde perplexe.

 

Sauver le système coûte que coûte

2020-07-13 17_54_51-Coronavirus

En fait, à force de créer des milliards pour les injecter dans la finance et maintenir les cours de bourse, le dollar et l’euro ne valent plus grand-chose. Et les actions des entreprises, ainsi que les produits dérivés sont tellement surévalués qu’ils ne correspondent plus à grand-chose non plus, et les spéculateurs ne savent plus quels produits spéculatifs inventer ni quoi piller pour s’assurer des taux d’intérêt de 10 à 15% comme au bon vieux temps.

La preuve : les taux d’intérêt négatifs depuis 2019 pour la dette de pays jugés bons payeurs comme la France et les prêts aux banques.

Que faire alors ? Ces dernières années, les US comme l’Europe ont choisi d’alimenter la machine en milliards. Aux Etats-Unis, ces milliards créés ex nihilo pour racheter des actions qui ne valent plus rien sont désormais stockés par la FED, la banque centrale, pour ne pas trop créer d’inflation.

En Europe, les milliards doivent être compensés par de l’austérité, la compression des salaires et la destruction des services publics, et ils sont injectés en grande partie dans des rachats de titres qui ne valent plus rien, à savoir de la dette de pays (Italie, Espagne, France…) et d’entreprises.

Il n’est plus possible de mettre des dizaines de milliards chaque semaine dans le systèmen sauf à admettre qu'on ne remboursera jamais la dette, détenue pour ce qui concerne la France en grande partie dans les assurance vie. De toute manière, cela finirait par une méga inflation : les salaires ne vaudraient plus rien, les prix seraient astronomiques.

2020-07-13 18_03_38-Gordon Brown calls for global government to tackle coronavirus _ Politics _ The

Alors l’idée de ces gens est la remise à zéro des réserves de monnaie. Avec un changement de monnaie à la clé, bien-sûr, pour une "monnaie mondiale" peut-être 100% virtuelle qui est censée résoudre tous les problèmes.

Et qui dit monnaie mondiale, dit gestion mondiale de cette monnaie et donc de l’économie, et donc de la société mondiale toute entière. C’est là que revient sur la table le délire de "gouvernement mondial" si cher à ceux qui ne veulent pas perdre le pouvoir. Gordon Brown, l'ex premier ministre anglais, a profité de la crise Covid pour en appeler à un "gouvernement mondial"

Comme on ne sait pas trop quelle sera cette super monnaie mondiale, du moins officiellement, c’est depuis plusieurs années la course aux réserves d’or [1] (considéré comme une "valeur refuge"). On s'étonne alors que sarkoléon ait revendu 1/5e du stock franças à un prix aberrant[2] ou que Sylvie Goulard ait hypothéqué une autre partie de l’or français auprès de JP Morgan[3]

La monnaie est aujourd’hui un jeu de dupes. Presque tout le monde sait que le système monétaire ne tient plus, que la valeur des monnaies est en chute libre. Par exemple, en 2018, l’économiste chinois Xiang Songzuo expliquait que le système monétaire mondial n’avait plus d’équilibre et qu’il allait s’effondrer.

Il faut rappeler qu’après la 2e guerre, les US ont imposé le système de Bretton Woods : les monnaies mondiales étaient calées sur le dollar, et le dollar sur l’or. Puis en 1971 les US ont déclaré que désormais le dollar n’était plus convertible en or (fin de l’étalon-or) et en 1973 que les taux de change n’étaient plus fixes mais "flottants". Par contre, les monnaies mondiales devaient rester calées sur le dollar. A partir de là, le dollar et les autres monnaies ont perdu toute corrélation à la réalité économique.

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Aujourd’hui, si tout le monde voulait convertir en or ses euros ou ses dollars, il n’y aurait pas assez d’or. En fait, il y a beaucoup trop de dollars en circulation, et encore beaucoup trop en dette et en réserves. Le dollar ne vaut que parce que cela arrange tout le monde de faire comme s’il valait quelque chose.

On voit donc apparaître depuis 2014, ici et là, des prises de position en faveur d’une nouvelle monnaie mondiale pour remplacer le dollar, qui ne vaut plus rien mais permet toujours aux US de dicter leur loi au monde entier en matière économique et commerciale, donc politique.

En effet, un mondialiste du milieu financier, Jacques de Larosière, qui a toujours milité pour l’absence de régulation de la banque et de la finance[4], considère qu'il faut "une organisation centrale qui disposerait d’un dispositif de sanctions" contre les Etats récalcitrants –et leurs populations. Selon lui cette monnaie mondiale devrait faire un mix du dollar, de l’euro, du yen japonais et de la livre sterling, qui représentaient en 2019 environ 90% des échanges mondiaux dont 62% rien que pour le dollar.

Il existe déjà une espèce de monnaie que le FMI utilise discrètement pour financer les Etats via des prêts, les DTS, pour "droits de tirage spéciaux" [5]. Cette monnaie est calculée sur un panier de devises dont le yuan chinois introduit en 2015. Le DTS n’est adossé à aucune monnaie, mais peut être échangé contre des dollars ou des euros.

Peu utilisés avant la crise des subprime, les DTS sont de plus en plus utilisés car ils permettent aux Etats de s’endetter discrètement sans passer par un vote du parlement.

En parallèle, tous les financiers sont en train de s’organiser pour garder le dessus. Dans un contexte où Trump doit, pour les mondialistes, être éliminé, beaucoup aimeraient couler le dollar et se rabattre sur une monnaie jugée plus sûre.

En 2019, le Bilderberg a par exemple planché sur des sujets comme "un ordre stratégique stable" ou "l’avenir du capitalisme". Bruno Le Maire était d’ailleurs l’un des invités, tout comme la nouvelle présidente de la commission européenne (élue 2 mois après le Bilderberg, en juillet 2019[6]), Ursula von der Leyen.

2020-07-13 20_51_52-The Great Reset - YouTube - Opera

En plus du Bitcoin, dont on ne sait toujours pas trop qui le pilote, Facebook se positionne aussi avec sa cryptomonnaie le Libra, pour en faire LA monnaie des échanges de faible valeur, afin de contrer les chinois qui ont déjà mis au point leur cryptomonnaie.

Et ça tombe bien, Microsoft vient justement de déposer une licence permettant nous transformer en porte-crypotmonnaie vivants.

Les monnaies principales, dollar et euro, sont déjà en train de chuter, mais le phénomène risque fort de s’accélérer. Des crises économiques, on en a déjà connu. D’un coup il y a trop (déflation) ou plus assez de liquidités (inflation des prix mais pas des salaires), et les gens veulent retirer leur argent mais un matin ce n’est plus possible.

C’est ce qu’il se passe au Liban depuis plusieurs mois : les banques sont en faillite, le pays est en faillite (le Liban ne parvient plus à rembourser les échéances de sa dette), les retraits sont extrêmement limités, la monnaie subit une forte inflation et ne vaut plus rien par rapport aux monnaies étrangères, les salaires ne valent plus rien

2020-07-13 22_06_35-Le CAC 40 profite de nouvelles encourageantes sur un vaccin contre le Covid-19 _

La Grèce aurait connu le même scénario si elle n’avait pas été dans l’euro, mais pour la population la catastrophe est à peu près la même : baisse des salaires, Etat en faillite chronique.

Cela peut arriver en Europe, car les lois permettant aux banques ou à l'Etat de ponctionner les comptes de leurs clients existent. C'est pour cela que les dépots sont officiellement garantis en-dessous de 100.000€. Mais à moins d'un nouveau choc brutal, nous n'en arriverons là qu'après un saignage à blanc comme l'Europe sait si bien le faire.

Car parmi les nombreux prêts aux entreprises, petites et grosses, garantis à 90% par l'Etat et 10% par les banques, soit déjà 500 milliards d'euros en France, tout ne sera pas remboursé. Or l'argent aura bien été dépensé. Qui va payer?

 

Lancement officiel du grand reset le 3 juin 2020

2020-07-13 11_34_47-La «grande réinitialisation» _ le Forum de Davos lance le monde d'après - Opera

On dirait que le calendrier des mondialistes est fixé, et que le forum de Davos en janvier 2021 sera l’occasion de lancer concrètement le processus de reprise en main sur le plan économique. Le thème du forum (26-29 janvier 2021) est "la grande réinitialisation" (le grand reset, mais attention: il sera "green"). 

L’annonce de cette "grande réinitialisation" a été faite par le prince Charles et Klaus Schwab le 3 juin 2020. Schwab est un économiste allemand qui a contribué à la création du Forum de Davos à Genève[7], le prince Charles est le représentant de La City.

Schwab est très occupé auprès des jeunes, et a créé deux fondations pour repérer les jeunes mondialistes, le Forum of Young Global Leaders financé par le forum de Davos et la Global Shapers Community financée par des multinationales comme Accenture, des fondations, mais surtout par le forum de Davos lui-même financé par des multinationales.

Schwabb est un peu un Attali mondial, qui aime bien faire ce que les gens prennent pour des prédictions mais qui sont en fait des annonces. Par exemple en janvier 2020, il déclarait que "le monde est en état d’urgence" alors qu’officiellement le coronavirus n’était présent qu’en Asie, et annonçait que la prochaine édition du forum de Davos serait consacrée à réfléchir à un monde "durable"…

Selon ses propos déjà à l’époque, "Ni un gouvernement, ni une entreprise, ni la société civile ne peuvent résoudre" les problèmes actuels. Il faut donc une force supérieure aux Etats et coordonnée, avec un pouvoir mondial.

Pour rappel, le forum de Davos est une structure privée qui repose sur le "leadership" d’une centaine de multinationales et fondations[8] et de tout un réseau d’entreprises et de dirigeants politiques. Finalement, une bonne partie des multinationales mondiales est partenaire du forum de Davos d’une manière ou d’une autre. Toutes les entreprises polluantes, toutes les grosses banques et fonds spéculatifs du vieux monde en font partie.

Le sujet 2021, annoncé par une charmante vidéo, sera donc "la grande réinitialisation", et selon Schwab et ses amis, il y a urgence.

Sur le communiqué en français, ils expliquent leur objectif, évidemment plein de bonnes intentions : "construire conjointement et de manière urgente les bases de notre système économique et social pour un avenir plus juste, plus durable et plus résistant", avec "un nouveau contrat social centré sur la dignité humaine et la justice sociale, dans lequel le développement économique n’empiète pas sur le progrès de la société".

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Le prétexte est tout trouvé : "la crise sanitaire mondiale" qui selon eux aurait "créé une crise sociale".

On hésite entre la crise de rire et se taper la tête contre les murs en lisant de telles envolées lyriques. Car ce sont bien ces financiers et politiques fidèles du libéralisme ultra qui nous ont mis dans cette situation, et à l’heure où j’écris ils continuent à se gaver avec les derniers soubresauts des cours de bourse.

Comment ces gens pourraient-ils impulser uns système plus juste ? Cela demanderait, dans l’absolu, de répartir correctement leur richesse, puisqu’ils ont capté la quasi totalité de la richesse créée ces dernières années. Cela demanderait qu’ils partagent leur pouvoir, et que leurs politiciens fidèles dégagent une bonne fois pour toutes.

Bref, plus de justice sociale, ce serait la fin de leur monde. Et tout le monde a bien compris que là n’est pas leur objectif, au contraire leur but est de maintenir leur ordre établi le plus longtemps possible.

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Le discours du forum de Davos et de tous ses adeptes qui s’expriment sur le monde d’après, comme l’a tant fait le micron par exemple, est un double discours : en fait ils s’adressent à leurs congénères et les préviennent qu’il faudra un peu de vernis social pour accélérer le processus vers ce gouvernement mondial qu’ils désirent tant [9].

Quel est le problème avec le contrat social actuel de nos sociétés capitalistes, à part qu’il n’est pas respecté par nos dirigeants ?

Le contrat social selon Rousseau qui a inventé le concept, c’est : le peuple souverain remet sa souveraineté aux représentants qu’il désigne, en échange de la sécurité et d’une gestion de la société dans l’intérêt collectif. Le peuple remplit sa part, largement : il n’a plus aucune souveraineté, peut à peine manifester et critiquer le pouvoir, paie des taxes et impôts écrasants, et continue à élire des représentants. Qui eux-mêmes n’ont plus de pouvoir, n’assurent plus la sécurité et depuis la "Révolution" n’ont en fait jamais géré la société dans l’intérêt général.

Si quelqu’un doit demander la révision du contrat social, ce sont bien les citoyens et certainement pas les financiers.

Le Forum 2021 invitera aussi 10.000 young leaders, ces jeunes prometteurs pour les élites mondialistes, dont ils espèrent qu’ils prêcheront la bonne parole dans leurs pays respectifs.

2020-07-13 20_52_27-The Great Reset - YouTube - Opera

Ces gens ont peur. Ils craignent un renversement brutal de leur pouvoir, des "mouvements massifs anti gouvernement", comme dit Schwabb, et de ne pas avoir prise sur la suite des événements. Pour garder le contrôle, ils doivent faire mine de lâcher du lest.

La gestion post-crise de la micronie a été un parfait exemple de ce qui nous attend : maintenir le vieux système, la vieille hiérarchie, mais cette fois au nom du développement durable, qui n’est qu’un prétexte car aujourd’hui la question est davantage de s’adapter aux risques présents et à venir qu’à envisager une quelconque croissance "durable".

Si les peuples maintiennent une très forte pression, peut-être obtiendront-ils quelques miettes. Mais ce n’est pas le programme.

Ce qui est certain, pour eux comme pour les citoyens, c’est que si le système actuel perdure, les conflits vont s’accroitre : accès à l’eau, aux terres, aux matières premières, sécurité alimentaire seront des questions de plus en plus prégnantes même à l’échelle d’une région.

2020-07-13 11_52_39-Le prince Charles, le précurseur de la cause écologiste - Point de Vue - Opera

En parallèle, les milliards injectés dans la finance, dont personne ne voit la couleur au niveau de l’économie réelle, vont être le prétexte pour détruire complètement les services publics, réduire les salaires, en résumé continuer les politiques d’austérité qui nous asphyxient mais permettent aux gros actionnaires de se remplir les poches [10].

Comme le notait France Inter le 8 juillet : "Malgré le covid, les riches sont encore plus riches que l’année dernière[11], et dix fois plus qu’en 1996 alors que le PIB (la richesse produite sur 1 an en France) n’a fait que doubler dans le même temps.

Bref. Comment se fait-il alors que nos politiques nous annoncent tous le chaos ? Tout simplement parce que c’est notre productivité, l’argent qui aurait pu aller dans des investissements ou des services publics, nos taxes qui finissent, par le jeu de l’actionnariat et de la finance, dans la poche de ces milliardaires.

La Banque Centrale Européenne rachète massivement des titres pourris bien au-dessus de leur valeur réelle. Comme la FED, elle alimente ainsi la machine à spéculation, donnant en plus la garantie que les pertes seront limitées même pour les spéculateurs les plus fous. Quand les milliards arrivent dans le système financier, les bourses remontent, les gros actionnaires revendent, les petits achètent, et au bout de quelques jours les cours baissent à nouveau, et c’est l’inverse.

2020-07-13 21_04_42-The Great Reset - YouTube - Opera

C’est ce petit jeu que jouent les banques centrales depuis la crise des subprime de 2006-2008, et aujourd’hui les marchés financiers sont comme des junkies en attente d’un shoot, avant de subir une "descente" plus ou moins furieuse puis de reprendre une nouvelle dose.

Le problème, c’est que quand la machine à cash va s’arrêter, quand on va commencer à comprendre, par exemple, que la France ne pourra pas rembourser toute sa dette, à ce moment tout le système va se gripper. On parle d’endettement perpétuel mais c’est déjà le cas puisque la France ne rembourse que les intérêts de sa dette, un de ses plus gros budgets.

Les gens du forum de Davos veulent jouer comme l’orchestre du Titanic le plus longtemps possible, et pour cela ils n’ont qu’un modèle en tête : une société mondiale quasiment militarisée dans laquelle chaque individu est contrôlé numériquement.

Ils ont un "global agenda", axé en ce moment sur les questions raciales aux Etats-Unis et ailleurs, l’environnement et la question soudain prégnante du "bonheur" à la suite de la crise du coronavirus. Pour faire taire les plus pauvres, ils sont même en train de réfléchir à un "revenu universel", qui sera payé par les classes moyennes surtaxées. Alors que la réflexion devrait être autour de la notion de travail et du sens de la vie.

 

Éléments de compréhension

2020-07-13 14_47_58-Bientôt un identifiant numérique pour tous _ _ Les Echos - Opera

Les termes pour évoquer le big reset sont volontairement flous, et pourraient même être rassurants si on ne les met pas en contexte. Des processus sont en cours pour privatiser la décision mondiale (qui l’est déjà en grande partie), et pour contrôler et maintenir les populations dans la soumission, qu’elle soit volontaire ou non.

On doit comprendre le délire de Davos 2021 dans le contexte d’un mouvement général mondialiste. Deux autres processus sont à prendre en compte : Event 201 qui a eu lieu en octobre 2019 sur la gestion mondiale d’une pandémie et de ses conséquences notamment en vaccinant massivement les populations, et ID2020 qui est une alliance de boites privées et d’institutions visant à créer une identité numérique pour tout le monde.

Event 201 était organisé par Bill Gates, et on retrouve Microsoft dans l’organisation d’ID2020. Bill Gates est désormais le premier donateur de l’OMS, qu’on peut désormais considérer comme une filiale de son fondation.

Pour des infos plus complètes sur ces deux événements, je renvoie vers cet autre article.

ID2020 est un processus lancé en 2016 par Accenture, Microsoft et par le GAVI lui-même lié à la fondation Bill et Melinda Gates[12], à l’OMS et à la banque mondiale pour vacciner les populations et qui, par le biais de l’identité numérique et de la sécurité numérique, pourrait avoir une influence sur la totalité de nos existences. Le numérique, ce sera l’intelligence artificielle, la smart city, les objets connectés, la vie dans un cloud global avec la 5G, et surtout une vie numérique de la naissance à la mort.

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Aujourd’hui, nous avons des données numériques administratives, bancaires, de santé, pour le travail, liées à notre vie privée, aux renseignements généraux ou à la justice… ID2020 explique que tout cela doit être regroupé dans l’identité numérique de chaque individu, qui sera grâce à eux totalement sécurisée. Mastercard, par exemple, vient de rejoindre l’alliance, qui gonfle de mois en mois.

Ces gens nous parlent même de "citoyenneté digitale", qui est aussi, étrangement, une marotte de la micronie. En gros il s’agit pour des start-up de créer des plateformes d’expression citoyenne. Selon eux, c’est aussi un droit pour les migrants et les SDF d’avoir accès à cette identité numérique. ID2020 a lancé une certification en janvier 2019, pour normaliser la gestion des données.

Ils ont ainsi mené une expérimentation dans un camp de réfugiés de 35.000 personnes en Thaïlande, auxquelles une identité numérique permettant de se nourrir, de se soigner, d’être éduqué et d’être pisté a été fournie gracieusement. Cette identité numérique, selon ID2020, permet de mieux se soigner.

Une autre expérimentation est menée en partenariat avec le Bangladesh pour fournir une identité numérique, principalement dans le domaine de la santé et de la vaccination, à cette population qui mange à peine à sa faim.

2020-07-13 14_57_13-The Dangers of Blockchain-Enabled “Immunity Passports” for COVID-19 _ by Elizabe

On observe tout de même certaines dissensions internes, comme l’a montré la démission fin mai 2020 d’une conseillère technique de l'alliance ID2020, Elizabeth Renieris, en dénonçant l’opacité de l’organisation qui permet une influence trop forte des multinationales. Cette réaction est étonnante car il est évident que ce machin est fait pour servir les intérêts des multinationales et de leurs actionnaires. Cette dame aurait-elle été naïve?

En tout cas, elle s’interrogeait aussi sur la légalité des "passeports d’immunité", que certains aimeraient nous imposer pour circuler ou avoir accès à certains lieux. La Chine est d’ailleurs en train d’expérimenter ledit passeport, avec un QR code dans les smartphones faisant office de laissez-passer.

Selon Renieris, ces passeports ne sont pas légitimes, enfreignent les droits fondamentaux et les libertés civiles et violent les principes de nécessité et de proportionnalité.

Quant à Event 201, bien qu’officiellement[13] personne ne savait que la pandémie de coronavirus allait survenir, il se trouve que les recommandations faites à l’issue de l’exercice pandémie dont le scénario était très similaire à celui qu’on a connu, ont toutes été mises en œuvre ou sont en cours de l’être. Notamment celles sur la propagande et le contrôle de l’information. 

Event 201 était financé par la fondation John Hopkins, la fondation Gates et le forum économique de Davos.

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D’ailleurs, les frères la truelle de France sont tout à fait raccord. Dans leur livre blanc sur la France d’après covid envoyé aux 1300 et quelques loges françaises, il est question de "souveraineté numérique", d’ "égalité", de "nouveau commerce mondial", d’ "utopie de la fraternité universelle" (justement le nom d’un groupuscule mystique assez obscur), de "fabriquer un commun vivable et respectable", et le débat est ouvert pour réunir les idées émises par les frangins.

Enfin, mettons ces processus en parallèle avec les enseignements de la gestion de crise du coronavirus :

 

Ajout du 01/09/2020:

Une vidéo qui résume assez bien les risques de ce projet, au vu des tendances qui se dessinent déjà:

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Le capitalisme ne se sabordera jamais. Comme le dit l’historienne Annie Lacroix-Riz, "la quintessence du capitalisme, c’était les camps de concentration", et il est vrai qu’à l’entrée du camp d’Auschwitz, l’inscription était "Arbeit macht frei", le travail rend libre. Le capitalisme n’a jamais fonctionné sans esclavage, même si aujourd’hui il y a encore des restes de droit du travail qui font que nous ne sommes pas encore revenus aux conditions de nos ancêtres du XIXe, du Moyen-Age, de l’Antiquité, et que nous sommes mieux traités que nos congénères africains ou bangladeshis.

Le capitalisme est intrinsèquement fasciste et il n’arrondit les angles que dans le cadre d’un rapport de forces. Or, ce n’est plus de cela que veulent les populations. Elles réclament un changement de paradigme, une société simplement humaine et cohérente avec l’intérêt général. Beaucoup ont compris que le problème, ce ne sont pas les arabes, les noirs, les anarcho autonomes, les chômeurs, les cathos, les Juifs, les bourgeois ou autre, mais le 0,1% de la population qui se gave littéralement sur le dos des autres et qui pour y parvenir est prêt à tout.

Pour ces individus, l’enjeu est de conserver le pouvoir en contrôlant les populations par tous les moyens. La crise du coronavirus n’a pas été seulement l’occasion, d’usurper les derniers milliards avant le chaos, elle sera aussi l’occasion d’un renforcement du contrôle généralisé et individuel, et finalement de notre mise en esclavage. C’est du moins, malgré leur discours qu’il faut comme toujours interpréter par l’inversion, leur objectif.



[1] Pour donner un exemple : la Russie achète de l’or à tout-va, et ses réserves ont dépassé en 2018 celles de la Chine, avec 1.857 tonnes, contre 1.843 pour la Chine.

[2] Il a revendu 500 à 600 tonnes d’or pour financer sa gestion désastreuse du pays. Le Point expliquait alors, en février 2012 : "Entre décembre 2004 et septembre 2009, la BDF se sépare d'un cinquième de son stock de métal fin (589 tonnes). Et empoche, en cumulé, un pactole de 4,67 milliards. Mais le cours de l'or, lui, continue de s'apprécier ! Depuis trois ans, il a pris 94 %. Au final, si le programme n'avait pas été exécuté, la valeur des réserves en or de la Banque de France aurait atteint 19,4 milliards d'euros à fin 2010, quand celle des réinvestissements en devises s'élevait à seulement 9,2 milliards d'euros !"

[3] C’est Sylvie Goulard, recalée en 2019 de la Commission européenne, qui a lancé cette procédure quand elle passée en 2108 à la banque de France en tant que sous-gouverneur. Sylvie Goulard a aussi travaillé pendant deux ans, de 2013 à 2016, pour un lobby atlantiste créé par un financier américain et allemand, l’Institut Berggruen. Elle était alors rémunérée plus de 10.000 € par mois pour un travail particulièrement léger, ce qui lui a valu une plainte pour emploi fictif.

[4] De Larosière est à la base un haut fonctionnaire de droite, balladurien, directeur général du FMI de 1978 à 1987, qui est passé dans le privé chez BNP Paribas en 1998 comme conseiller du PDG Michel Pébereau. Il a été renvoyé en correctionnelle dans l’affaire du crédit Lyonnais (des milliards de Francs évaporés finalement remboursés par les contribuables) mais a été relaxé en même temps que Jean-Claude Trichet en 2003. Il est et a été membre de nombreux conseils d’administration

[5] A leur création en 1969, les DTS visaient pour le FMI à "compléter les réserves de change officielles de ses pays membres". Le Fmi explique : "En mars 2016, 204,1 milliards de DTS avaient été créés et alloués aux pays membres (soit l’équivalent d’environ 285 milliards de dollars). Les DTS peuvent être échangés contre des devises librement utilisables. À compter du 1er octobre 2016, la valeur du DTS repose sur un panier de cinq grandes devises : le dollar des États-Unis, l’euro, le renminbi chinois (RMB), le yen japonais et la livre sterling".

[6] En 2009, le Belge Herman Van Rompuy, 1er « président de l’Europe », avait déjà été faire allégeance au Bilderberg, qui l’a choisi avant son élection officielle.

[7] Schwab a créé en 1971 le European Management Forum qui est devenu en 1987 le Forum Economique Mondial.

[8] On y retrouve évidemment la fondation Bill et Mélinda Gates, le fonds d’investissement BlackRock, les banques Barclays, Bank of America, AIG, Crédit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, JP Morgan, Morgan Stanley, UBS,  le cabinet de conseil utilisé par la micronie pour gérer la production de tests en France, Bain & Company, Deloitte, KPMG, McKinsey et Company, PwC des boites comme Arcelor Mittal, Adecco, Chevron, Cisco, Facebook, Renault, Google, Huawei, IBM, Microsoft, Manpower, Mitsubichi, Mastercard, Nestlé, PayPal, Pepsi, Procter et Gamble, Publicis, Pepsi, l’assureur Allianz, Saudi Aramco, Siemens, Schneider Electric, Coca-Cola, Unilever, UPS, Volkswagen, et des labos comme AstraZeneca ou Novartis.

[9] Déjà en janvier 2010, sarkoléon en appelait à la création d’un "gouvernement économique mondial".

[10] Un exemple emblématique est Bernard Arnault, dont plusieurs entreprises bénéficient de contrats avec l’Etat, de subventions (Les Echos, Le Parisien…) et dont la fortune a dépassé les 100 milliards d’euros juste après la crise du coronavirus (+10% environ en 1 an). Pourtant, le 14 mars les médias annonçaient qu’il avait perdu 14 milliards en une semaine, passant de 117 à 109 milliards de dollars… Si on cherche où sont les milliards de la BCE en rachats d’actions, il y en a certainement quelques-uns chez lui.

[11] "D'après le classement des 500 premières fortunes de France que le magazine Challenges doit publier jeudi, entre juin 2019 et juin 2020, le patrimoine professionnel de ces "plus riches" a continué de progresser, de 3 %, pour atteindre un total 730 milliards d’euros et ce malgré la pandémie et la récession du premier semestre 2020", expliquait l’article de France Inter.

[12] Le GAVI précise même que "La Fondation Gates a donné 750 millions de dollars US pour fonder Gavi en 1999. C'est un partenaire essentiel de Gavi en matière de façonnage du marché des vaccins".

[13] Le Monde, qui a touché 2 millions de dollars de la fondation Gates en 2019, a été très prolixe dans la défense de Bill Gates et la dénonciation des "théories du complot" les plus stupides.

[14] De plus, les clusters apparaissent en fonction des tests (dont l’efficacité est très controversée) qui sont réalisés, pour lesquels on a beaucoup de faux positifs mais le nombre de nouveaux cas est stable depuis début mai, tout comme le nombre de décès et les entrées en réanimation pour cause de covid. Donc, même si les tests dépistent plus de gens contaminés, le virus est beaucoup moins virulent. Et il est clair maintenant que la mortalité est liée à l’importance de la charge virale.

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[15] La France, l’Allemagne, l’Italie et les Pays-Bas se sont cotisés pour sécuriser la fourniture de 300 ou 400 millions de doses d’un vaccin qui n’existe pas, développé par AstraZeneca et Novartis. Le montant du contrat est tenu secret mais les vaccins seraient fournis à prix coutant soit 2euros environ.

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